Lutte contre les terroristes : Les FAMa poursuivent leur offensive (Etat-major des Armées) 

Bamako, 03 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) continuent, dans le cadre du plan Maliko et l’opération Kèlètigui, de consolider les acquis opérationnels « face à des terroristes de plus en plus fébriles », selon un communiqué de l’état-major général des Armées publié le 1er mars. Le communiqué précise que les FAMa poursuivent leur dynamique de recherche et de destruction des sanctuaires des terroristes « dont les capacités de nuisance reposent désormais sur la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI), les tirs indirects et la prise des civils comme boucliers humains ». Selon l’état-major général des Armées, « cette opération est jusque-là couronnée par un franc succès malgré les poses d’Engins explosifs improvisés (EEI) et les embuscades auxquelles les FAMa réagissent vigoureusement en infligeant de lourdes pertes aux groupes armés terroristes ».  Depuis son dernier communiqué, en date du 22 février 2022, souligne l’état-major général, l’Armée malienne intensifie les actions de recherche, de renseignement et de contrôle des zones, particulièrement au Centre et dans le Sud du Mali. Au de lla semaine écoulée, sur le théâtre Est de l’opération Maliko, les unités des FAMa ont continué les missions de sécurisation des personnes et des biens dans les localités et sur les routes nationales 16,17 et 20. SUCCES OPERATIONNELS – Sur le théâtre Centre, suite aux opérations de sécurisation des FAMa, du 24 au 28 février, dans les zones d’Alatona, Niono, Bandiagara, Bankass, Mandoli et Koro, la situation sécuritaire est calme. « Toutefois, elle est imprévisible à cause de la pose des engins explosifs improvisés très élevée et le harcèlement des populations par des équipes de 2 à 4 terroristes », fait noter le communiqué. L’état-major général des Armées estime que « la peur a changé de camp car l’ennemi est en fuite vers les frontières et en dissimulation dans la population ». Le bilan est d’un véhicule FAMa touché par un EEI, 08 terroristes neutralisés, 03 bases démantelées, 07 suspects arrêtés, 03 EEI détruits. Mais aussi 02 AK-47, 45 téléphones, 03 détonateurs et 03 batteries de mise en œuvre d’EEI récupérés.  Les opérations menées par les FAMa dans la Région de Tombouctou (Nord) ont permis d’interpeller, dans la journée du 27 février dernier, à Niafunké, 04  présumés terroristes dont un logisticien, qui ont tous été mis à la disposition de la gendarmerie. Parmi les quatre personnes interpellées, trois ont affirmé leur appartenance à un groupe terroriste.  En zone Sud, soutient le communiqué de l’état-major général des Armées, lors des patrouilles dans la zone de Kignan, près de Sikasso, 05 présumés terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la gendarmerie nationale.  Pendant ce temps, les unités FAMa dans la Zone de Nara (Ouest) poursuivent leurs missions de contrôle et de sécurisation des personnes et des biens. L’état-major général des Armées informe les populations que les engins explosifs improvisés découverts et neutralisés ont permis à nos forces d’avancer vers ces terroristes et d’interpeller plusieurs d’entre eux. D’après le communiqué, « face à un rapport de force défavorable, ces groupes armés ont décidé d’éviter tout contact avec les FAMa ».  L’état-major rassure que les actions de recherches du renseignement, de surveillance, de poursuite et de neutralisation des terroristes « se poursuivront inéluctablement pour le retour de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national ». DD/MD (AMAP)

Le sculpteur Lassinèba Traoré : L’art du bois taillé

Par Moussa OUERE Bla, 01 mar (AMAP) Cet artiste excelle dans ce métier secondaire qu’il exerce. Ses œuvres d’art sculptées sont appréciées par les connaisseurs, La sculpture, activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des œuvres en forme, en volume, en relief, soit en ronde-bosse (statuaire), en haut-relief, en bas-relief, par modelage, par taille directe, par soudure ou assemblage, est peu connue, surtout, dans le Cercle de Bla, Région de Ségou (Lire suite : http://lessor.ml)

Route du Poisson : Les perspectives sont bonnes 

Par Oumar SANKARE Bamako, 02 mar (AMAP) Assis sur une chaise en paillote devant son magasin, Lahabib Téréta, observe les automobilistes et motocyclistes. Les ronronnements et klaxons incessants des engins semblent ne point le perturber. Vêtu d’un boubou en tissu bleu foncé, verre noir sur le nez, une chéchia grise sur la tête, le septuagénaire s’extirpe de son oisiveté pour nous recevoir. Lahabib Téréta est un vendeur de poisson fumé à Ngolonina.  Une activité qu’il a apprise de ses parents pêcheurs de l’ethnie bozo depuis sa tendre enfance. Voyant la vente aux étrangers devenir de plus en plus lucrative, ils ont commencé le négoce. «Dans le temps, bien avant les indépendances, les Ghanéens venaient majoritairement s’approvisionner en poissons à Mopti. Ensuite, quelques Nigérians, Togolais et Béninois étaient aperçus sur nos berges», soutient Lahabib Téréta. Ceux-ci venaient acheter du poisson fumé, séché et frais mais aussi des peaux de bœufs et de moutons. C’est de cet itinéraire, très florissant et célèbre, d’où est venu le nom «La Route du Poisson».  La Route du Poisson traverse le Mali, du Nord-Ouest au Sud-Ouest depuis Mopti, où arrive le poisson pêché dans le Bani, en direction du Burkina Faso, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Ghana dans un premier temps. Ensuite, le Nigeria, le Togo et le Bénin s’y ajoutent. Au fur et à mesure que les échanges se développèrent, d’autres articles ont emprunté la Route du poisson, dont les produits industriels importés, les légumes (produits dans la zone de Koro et Bankass (Centre du Mali) vers le Burkina Faso et bien d’autres.  « « La plupart de ceux qui ont pratiqué le commerce sur la Route du poisson sont soit décédés, soit incapables de témoigner, aujourd’hui, en raison de leur âge avancé », regrette Lahabib Téréta. «Quant la route était en plein essor, c’était mon père et ses pairs qui effectuaient le voyage jusqu’au Ghana bien avant l’indépendance du Mali. Suite à cela, mes frères aînés se sont installés au Ghana, ce qui a entraîné la formation d’une forte communauté malienne au Ghana, surtout à Kumasi», relate-t-il  DES FAUVES ET DES FÉLINS – Mohamed Lamine Haïdara, est un opérateur économique malien vivant à Accra depuis 1998. La quarantaine, ce ressortissant de Gao (Nord), opérant dans le domaine des hydrocarbures, fait partie des chefs d’entreprise maliens à succès installés au Ghana. La Route du poisson, de par son essor ,a ouvert la voie vers d’autres commerces.  «Mon grand-père et d’autres membres de la famille quittaient Gao pour Kumasi avec leurs troupeaux de bœufs qu’ils vendaient une fois à destination. Les échanges à l’époque se faisaient par troc, C’était dans les années 1900», affirme Mohamed Lamine Haïdara.  Le périple était plein de dangers et d’embûches. Les anciens se déplaçaient la nuit grâce aux étoiles, qui leur servaient de boussole, et se reposaient la journée, d’après le récit que lui faisait son père. Le voyage prenait trois mois, en moyenne. De plus, les attaques d’animaux sauvages, comme les lions et les hyènes, étaient fréquentes. Afin d’éviter ces attaques, les voyageurs ont appris à décoder les traces des fauves, surtout celui du lion. Mais aussi, en cas de danger, tout le troupeau s’agitait ce qui leur indiquait le niveau du danger. Plus les traces des fauves étaient fraîches, plus le danger était imminent et il fallait donc changer d’itinéraire et éviter toute confrontation avec le ou les lions. Quant aux autres prédateurs, ils ne craignaient pas la confrontation. «Les attaques de lions étaient fréquentes surtout au niveau de la bande d’Agacher, frontière actuelle Mali-Niger-Burkina Faso selon ce que nos parents nous racontaient», ajoute Mohamed Lamine. Une fois au marché de Kejetia, à Kumasi, un important carrefour commercial à l’époque, les voyageurs pratiquaient leur business. Dès que tout était vendu, certains continuaient sur Lomé, au Togo, pour acheter des marchandises et autres présents pour leur famille, d’autres, par contre, s’approvisionnaient sur place.   D’immenses richesses ont été bâties sur la Route du poisson parmi lesquelles on peut citer Asoma Banda, l’une des plus grandes fortunes du Ghana, Asantehene, le Roi des Akan basé à Kumasi et dans la diaspora malienne. Asoma Banda venait à pied dans les années 1955 à Mopti (Centre) se procurer du bétail pour le business familial et le convoyait au Ghana. De ce commerce est né l’une des plus fructueuses entreprises africaines basée à Londres, Antrak Group of Companies, avec plus de 150 représentations dans le monde, plus de 500.000 emplois créés et l’une des premières compagnies aériennes détenues par un Africain, Antrak Air.  Aussi, selon Mohamed Lamine Haïdara, il y avait un Libano-Syrien nommé Bijaj qui faisait le commerce du poisson. «Ce dernier a amassé une très grande fortune. Il avait des boutiques, magasins et des camions pour assurer le transport avec des centaines d’employés à Mopti, Koro, Bankass, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Kumasi», relate-t-il. Bijaj échangeait en grande partie avec les Yorubas du Nigeria. C’était durant le règne de feu Kwame N’Krumah. Quant à la diaspora du Soudan français, beaucoup finiront par se reconvertir dans d’autres négoces. C’est le cas de Ousmane Bocoum, aujourd’hui âgé de 85 ans, résidant à Bamako. Assis dans sa chambre, les pieds croisés sur un tapis de prière, l’octogénaire est entouré de livres en arabe et écoute des notes vocales sur son Smartphone. Dans un coin de la chambre, un boîtier de wifi clignote. «Mon père est originaire de Handjame, dans le Cercle de Niafunké (Nord), C’est lui qui était installé au Ghana où je suis né en 1945. Il était dans le commerce du diamant et le change (avec un bureau de change et les monnaies utilisées étaient le Fcfa et le pound britannique) sur le marché et certains de ses frères et cousins évoluaient dans le commerce de l’or», relate-t-il.  Sa famille était aussi propriétaire d’un important cheptel dans le delta du fleuve Niger qu’il vendait. «De ce commerce, j’ai plus tard développé plusieurs autres business dont l’ouverture d’une usine de matelas», ajoute-il.  «Comme nous, beaucoup de Maliens ont fait fortune grâce à la Route du poisson

Nioro du Sahel : Le premier convoi de coton par le Corridor Bamako-Nouakchott est passé lundi

Nioro, 02 mar (AMAP) Le premier convoi de 53 camions chargés de coton fibre par le corridor Bamako-Nouakchott, via Nioro du Sahel (Ouest) est parti, lundi, de Gogui, dernière ville frontalière du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Le lancement officiel de ce premier convoi s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement avec les pays qui n’ont pas voulu s’aligner sur les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) imposées au Mali, notamment la Mauritanie, la Guinée et l’Algérie. Vendredi dernier, la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé cette première opération d’évacuation de la fibre de coton, via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie. Le départ a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré  Modibo Keita. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années, n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre tous nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs.  Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la CEDEAO, les deux ports de Nouakchott et de Conakry constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. La cérémonie officielle de l’ouverture de ce corridor, à Gogui, s’et déroulée en présence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, du ministre en charge du Développement rural, Modibo Keita, du Président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, le président du Conseil malien des chargeurs (CMC), Youssouf Traoré, du vice-président  de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Ibrahim Diawara ainsi que des autorités de la Région de Nioro du Sahel, avec à leur tête, le gouverneur Aly Annaji.  MD/MD (AMAP)

Diéma : L ’herbe, si rare et si cher pour les éleveurs !

Par Ouka BAH Diéma, 28 fév (AMAP) Dans le cercle de Diéma, (Ouest) l’herbe est devenue si rare et coûte si cher qu’une charretée est vendue à 7 500 voire 10 000 Fcfa, alors que pour un chargement de tricycle, il faut débourser jusqu’à 25 000 Fcfa !  Jamais, de mémoire de doyen, le prix de l’herbe n’a atteint de tels sommets. Une situation difficile, surtout dans une localité de Diéma  où l’élevage demeure la deuxième activité économique. Selon les constats, la cherté de l’herbe est surtout liée au déficit pluviométrique enregistré durant cette campagne agricole. Cela a influé négativement sur le couvert végétal. Il faut ajouter, également, l’action destructive des feux de brousse, provoqués souvent de façon volontaire, l’arrivée progressive des transhumants de pays voisins, en quête de pâturages, ainsi que l’exploitation abusive des réserves  d’herbe par des transporteurs de Nioro qui viennent incessamment, charger leurs véhicules. Ici, tout le monde s’accorde à dire, sans que cela soit vérifiable, que des personnes malintentionnées ont provoqué des feux commandités par certains marchands de tourteaux, afin que leurs stocks soient vite écoulés et qu’ils  puisent en tirer d’importants bénéfices. A propos, Fodé Doumbia, un bricoleur, dit avoir quitté Torodo, récemment. « Sur ce tronçon, tout est calciné, il n’existe aucune surface d’herbacée. Du côté de Kana, en allant vers le Baoulé, de grandes superficies ont été ravagées par le feu », décrit-il. « Certains marchands de tourteaux poussent des individus à mettre le feu aux herbes. Ils se disent que s’il n’y a plus d’herbe, les éleveurs n’auront pas le choix : ils seront obligés de se  tourner vers eux », accuse notre interlocuteur.  Des mégots de cigarettes jetés, par incivisme aux bords des routes, par certains voyageurs, provoquent des feux de brousse souvent difficile à maîtriser. FEUX CRIMINELS –  A  Farabougou, selon le directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCOM), Bourama Samaké, une charrette  d’herbe coûte 2 500 Fcfa. « Je n’ai pas vu de mes yeux, mais beaucoup de personnes rapportent que des marchands de tourteaux paient des gens pour mettre le feu aux herbes. Si cela est vrai, ce n’est pas une bonne chose », dit-il, invitant les auteurs présumés à arrêter ce genre de pratique. L’agent de santé a un travailleur saisonnier pour le stockage de l’herbe sur ses pilotis. Cette année est charnière pour les  éleveurs dans le Cercle de Diéma. Déjà, les pâturages ont complètement disparu. Pour avoir de  l’herbe, c’est la croix et la bannière. Il faut se lever au premier chant du coq et parcourir des dizaines de kilomètres. Dans le Baoulé, l’herbe foisonne mais, à cause de l’insécurité, rares sont ceux qui osent s’y aventurer. Ainsi, avant l’arrêt  des pluies, certains éleveurs, les plus avertis, ont pris le soin de stocker de l’herbe,  sur les toits de leurs hangar, pour juguler d’éventuelles crises. Dans de nombreuses maisons, on voit des hangars géants dressés, de la hauteur de monticules. Dramane Boiré est plasticien. Il salue les subventions accordées par le Gouvernement pour rendre plus accessible le tourteau. De 10 000 Fcfa pour le sac de 50 kg, le prix a été ramené à 8 500 F CFA. Dans les jours à venir, poursuit le plasticien, sur un ton monocorde, je sûr que ce montant sera revu à la baisse. C’est une bonne initiative de la part du Gouvernement, car elle permet de soulager bon nombre d’éleveurs qui peinent à entretenir leurs animaux surtout en cette période de crise d’herbe. Moussa Djiré, maraîcher, dispose d’une bonne quantité d’herbe chez lui. Il explique que pour ramasser de l’herbe en brousse, le moyen le plus rapide, à défaut de véhicule, est un attelage avec un cheval. Il a engagé, spécialement, un manœuvre pour le ramassage de l’herbe. EXCEPTION – Mamadou Camara, domicilié à Madina, village à équidistance entre Diéma et Diangounté Camara déclare qu’il n’y a pas de problème d’herbe dans sa localité. « Nos réserves d’herbe sont suffisantes pour couvrir tous nos besoins avant le prochain hivernage », dit avant d’expliquer que chez eux, « on ne connait pas de feux de brousse, du moins pour le moment ».  « Nos pâturages sont abondants et le couvert végétal se porte à merveille. Néanmoins, par mesure de prudence, beaucoup d’éleveurs ont commencé à constituer des stocks d’herbe », ajoute-il. Lakami Diaby se frotte les mains. Ce travailleur saisonnier effectue deux transports d’herbe par jour. Il vend une première charretée et garde la seconde sur le hangar de son patron.  « Avec mes économies, laisse entendre l’homme, je compte ouvrir une boutique et renoncer au travail des mines ». « Un jour, j’ai suivi un ami qui partait couper de l’herbe. Mais lorsqu’il m’a fait savoir qu’il se rendait dans le Baoulé, j’ai rebroussé chemin pour prendre une autre direction », explique un travailleur saisonnier, en se tordant de rire. Face à cette pénurie de pâturage, les éleveurs du Cercle de Diéma appellent les autorités nationales, pour une solution rapide  « avant qu’il ne soit trop tard ». Ils demandent ainsi d’assurer l’approvisionnement correct des éleveurs en tourteaux, faute de quoi, « tout le cheptel risquera d’être décimé cette année ». Selon eux, cette crise affecte dangereusement le monde de l’élevage dans cette bande sahélienne qui souffre, déjà, des séquelles d’une mauvaise pluviométrie. OB/MD (AMAP) 

Le Mali teste le corridor avec la Mauritanie pour évacuer son coton 

Bamako, 28 fév (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé, vendredi dernier, ses opérations d’évacuation de la fibre de coton via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie, a constaté sur place l’AMAP. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré le ministre du Développement rural, Modibo Keita.   Le départ de 53 camions de coton fibre a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Développement rural, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ces deux ports constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années. n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs.   Daouda Traoré est un l’un des routiers qui se rendent aujourd’hui (vendredi) en Mauritanie. Il procède à une dernière inspection de son camion. «Nous connaissons très bien la route Mali-Mauritanie. Bien qu’elle soit plus petite et plus longue que les autres voies, elle est praticable», soutient le cinquantenaire. Quant à Inza Traoré, la trentaine, il est à son premier voyage sur cet axe. «Il ressort des échanges avec nos aînés qu’ils font face à des tracasseries routières de la part de certains agents de sécurité mauritanienne», confesse-t-il. Leurs responsables ont assuré avoir discuté de cette question avec les autorités mauritaniennes. C’est dans la perspective de la diversification de ses ports de sortie et à cause de l’augmentation importante de sa production que la CMDT a dépêché une mission conjointe CMDT/CMTR de prospection aux ports de Conakry et de Nouakchott. L’objectif de cette mision était d’évaluer les potentialités et opportunités de es sites pour le transit du coton fibre malien. Il est ressorti des conclusions de la mission la possibilité d’exporter via ces deux ports 60.000 tonnes de fibre de la production 2021/2022.  OS/MD (AMAP) 

Journée et nuit du Mali à Dubaï : Le premier ministre rend hommage aux opérateurs économiques et aux artistes

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 25 fév (AMAP) La Journée et la Nuit du Mali à l’Exposition universelle 2020 de Dubaï ont mobilisé, mercredi dernier, autour du Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement, des opérateurs économiques, des artistes et nos compatriotes établis aux émirats arabes unis.  Dr Choguel Kokalla Maïga a, à l’issue de cette nuit, rendu un vibrant hommage aux opérateurs économiques et aux artistes pour le rôle éminent qu’ils jouent dans le contexte difficile que traverse le Mali. Plusieurs artistes maliens se sont succédé sur la scène où ils ont tenu en haleine les nombreux visiteurs. Il s’agit, entre autres, de Cheick Tidiane Seck, Oumou Sangaré, Safi Diabaté, Bassékou Kouyaté, Ami Sacko, Sidiki Diabaté. Après le concert auquel il a assisté avec sa délégation, le Premier ministre a fait savoir que les chansons que les artistes ont chantées en hommage à nos braves soldats engagés dans une lutte sans merci contre le terrorisme lui ont fait couler des larmes. Il a salué les artistes et leur ministre de tutelle, Andogoly Guindo qui était sur place. Pour lui, les chansons de bravoure et de patriotisme ont un grand rôle dans la galvanisation et le réarmement moral des militaires sur le front. Dr Choguel Kokalla Maïga a ajouté que les militaires sont en train de défendre notre patrie dans toutes les Régions du pays nuit et jour. « Et au moment où ils se battent, dira-t-il, nos artistes sont en train de composer et chanter des chansons qui leur procurent du courage et de la bravoure. Mais, aussi, pour le réarmement moral des autorités et même des populations dans les conditions difficiles que le pays traverse ».  Le chef du gouvernement a salué les hommes et les femmes de culture ainsi que leur ministre en tête pour leur engagement. Avant de promettre d’être désormais leur porte-parole auprès des plus hautes autorités du pays. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, le président de la Transition a l’habitude de dire en Conseil des ministres que le Mali nouveau doit d’abord se construire dans les esprits des uns et des autres. Et pour ce faire, les hommes de culture ont un grand rôle à jouer.  Pour lui, les soldats sont sur les théâtres d’opérations et doivent être ravitaillés en nourriture, médicaments, munitions et en carburant. Et ce sont les opérateurs économiques qui font ce travail. Dans la situation de guerre que le Mali traverse, il estime que ceux-ci sont en train de jouer leur rôle.  Par ailleurs, le Premier ministre a souligné qu’avec l’embargo illégal décidé contre le Mali, l’objectif était d’asphyxier économiquement notre pays et faire tomber le gouvernement de Transition. En réponse, il a indiqué que les opérateurs économiques ont promis que le Mali ne manquera de rien et ils sont en train de tout faire pour que les populations maliennes ne manquent de rien. Le chef du gouvernement a qualifié, ces opérateurs économiques de « soldats ». « Et même s’ils n’ont pas les armes à feu comme les militaires, ils ont l’arme économique au même moment où les artistes ont l’arme culturelle », a-t-il dit.  Dr Choguel Kokalla Maïga a souhaité que dans un futur proche, un grand concert accompagné de défilé de mode soit organisé dans toutes les régions et localités du Mali avec les artistes et artisans pour magnifier le retour de la paix et de la securité sur l’ensemble du territoire national. DD (AMAP) 

Le bari : Un symbole de l’identité du Bambara

Par Youssouf Doumbia Bamako, 25 fév (AMAP) C’est un instrument de musique traditionnelle des Bambaras des Régions de Dioïla ou «Banico» et de Bougouni (Sud). On le retrouve, aussi, chez leurs voisins des Communes de Koumantou et de Kolondièba. Leurs frères de Kolokani (Ouest)  et de toute la partie nord de la Région de Koulikoro s’identifient également à cette musique  C’est, sans doute, l’un des instruments les plus utilisés par cette ethnie. On le retrouve, également, dans la Région de Ségou (Centre) avec quelques nuances. Ces derniers appellent cette variante le Bara. Le « Bari» est un ensemble de quatre instruments de musique traditionnelle du Banico : le « doundounba » (le grand tambour), le « nèkè » (la moitié d’une grande barrique), le « djembé » (tam-tam) et le « djembédeni » (le petit tam-tam). Ils sont tous joués par les hommes à l’aide d’une baguette en bois dont l’extrémité est recouverte de caoutchouc. Le «Bari» renvoie aussi à la troupe tout entière qui joue. A l’origine, le « Bari» était joué lors de grands travaux champêtres. Il servait alors à galvaniser les braves cultivateurs. Car à l’époque, les hommes valides du village se regroupaient pour travailler dans les champs des familles, à tour de rôle. Ainsi, la famille qui recevait le groupe s’occupait en même temps de la troupe de «Bari». Leur présence permettait aux cultivateurs de labourer en temps record un champ de plusieurs hectares. De nos jours, puisque les champs collectifs se font rares, et la mécanisation de l’agriculture aidant, les troupes de « Bari » sont très peu sollicitées.   « Etant donné que la troupe appartient à tout le village, nous attendons les grandes fêtes populaires pour la mobiliser », expliquait récemment Bou Koné de Koumantou. C’est ainsi qu’il devient l’instrument privilégié lors des cérémonies de réjouissance comme la célébration de la fête de l’indépendance, le 22 septembre et l’accueil de personnalités. Il sert à animer aussi les baptêmes, les circoncisions, les mariages et bien d’autres.  Il se joue sur la place publique, dans un ou plusieurs cercles. Il arrive que des groupes d’âge organisent la fête et s’habillent en uniforme. Dans ce cas, ils forment le premier cercle. Au fur et à mesure que la mayonnaise monte, un second cercle est formé par la foule. Le cercle constitue la scène où dansent énergiquement les hommes et les femmes, dans une file indienne exclusive à chacun. En tête de file, se trouve un homme appelé « Bari nièmogo ». Il donne le ton et les rythmes de danse à adopter. Un seul morceau de « Bari» peut durer jusqu’à 40 minutes. Ainsi, comme partout ailleurs, la danse commence de la même manière par des prières, des actes de grâce aux divinités, des actes d’adoration à leur égard, à l’écart. La danse étant est une expression, elle représente d’ordinaire le phénomène que l’on souhaite. Elle se développe ensuite en figuration de toute une légende d’un épisode mythologique qui donne une place importante à l’expression narrative. Nous recourons généralement à la danse chaque fois qu’un évènement arrive, qu’il soit heureux comme lors du « bari » ou malheureux.  Cette danse, sans rompre avec les attaches religieuses, est un spectacle, c’est-à-dire stylisée afin de présenter une certaine beauté qui n’entache en rien sa signification. Un penseur n’a-t-il pas dit que « la danse est toujours, au moins en partie, et en dépit parfois des apparences, plaisir de danser, plaisir de jouer avec le corps. En ce sens, elle est libération, catharsis. » A la mimique des danseurs s’ajoute, dans certaines situations, une partie dialoguée qui change la danse en véritable représentation dramatique. Le geste précède, accompagne ou suit la parole car elle vaut par lui, tout comme il vaut par elle. Mais les gestes peuvent aussi constituer un langage par eux–mêmes et il était fatal, ce langage se passe du concours de la parole, pour acquérir une beauté indépendante s’appuyant sur des techniques. Les chants sont interprétés par les femmes. La chanteuse principale, appelée parfois «soroké kono» (un oiseau) fait les éloges des vaillants hommes, des grands producteurs de céréales, propriétaires de champs, de bétails ou d’or. Les spectateurs donnent des sommes significatives à la chanteuse pour l’encourager. Les thèmes abordés dans les chansons portent en général sur le succès, l’amour, la mort, la bravoure, la méchanceté. Le principal instrument est fabriqué à partir du tiers d’une barrique dont les deux côtés sont recouverts de peaux de vache. On l’appelle le « doundounba » qui signifie en français le grand tambour. Le « bari »  désigne aussi la troupe traditionnelle musicale.   Les deux derniers instruments sont le « djembe » et le « kete ou djembedeni » qui signifie respectivement le « tam-tam » et le « petit tam-tam ». Tous les instruments du « bari » sont joués à l’aide d’une baguette en bois dont l’extrémité est recouverte de caoutchouc. L’équipe du « bari » est accompagnée d’une chanteuse. Pour les joueurs que nous avons rencontrés, la place de la femme est importante dans la troupe, parce qu’à l’origine le « bari » est destiné aux cultivateurs. Et qui parle de cultivateur parle aussi de la femme parce que ce sont les femmes qui apportent à manger aux hommes.  Le « bari » est joué lors des cérémonies de circoncisions, mariages, baptême, funérailles… Toutes ces occasions sont importantes pour magnifier et faire les éloges des familles concernées. C’est pourquoi, la chanteuse Mamou Koné ne rate pas une occasion de magnifier les hommes braves de la société. « Nos chansons traitent de tout ce qui touche la société comme la jalousie, la méchanceté, le succès, la reconnaissance et bien d’autres », explique-t-elle. Dans la Commune de Massigui, le « bari » a une variante appelée « boyi ». C’est un groupe de plusieurs femmes munies d’une petite calebasse appelée le « Ya » et d’un  djembe joué par une femme. Pour elles, le « boyi » est une danse traditionnelle réservée exclusivement à la femme. « Les hommes peuvent seulement danser mais ne jouent pas des instruments », précise Alima Fomba, lead vocal de la troupe.  Le « boyi » est célébré grâce à la composition d’un ensemble d’instruments de musique traditionnelle. Une grosse calebasse est plongée dans un grand récipient rempli d’eau. L’ensemble

Forum Invest in Mali : Pleins feux sur les opportunités d’investissement dans notre pays

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 25 fév (AMAP) Le Premier ministre malien et des membres du gouvernement au cours de la rencontre Forum Invest in Mali, jeudi, à Dubaï, ont exhorté les investisseurs à explorer les possibilités qu’offre la puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest.  Les échanges ont eu lieu dans le cadre de l’Exposition universelle 2020. Cette exposition, initialement prévue du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021, a été reportée du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 à cause de la crise de la Covid-19. Avant cette édition, le Mali a participé aux quatre dernières expositions universelles qui ont eu lieu en 2000 à Hanovre en Allemagne, en 2005 à Aichi au Japon, en 2010 à Shanghai en Chine et en 2015 à Milan en Italie. Le thème du forum est « le Mali, une puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest ». Après les mots de bienvenue du Dr Mohammad Al Kindi, ministre de l’Environnement et de l’Eau des Émirats arabes unis, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf  Bathily, a remercié les autorités émirats pour l’appui et les facilités accordées à notre pays pour sa participation à cette exposition.  M. Bathily a attiré l’attention des investisseurs émiratis sur le fait que le Mali regorge d’énormes ressources au niveau de son sous-sol et bien d’autres richesses dont le coton qui n’attendent que les investisseurs pour leur transformation. C’est pourquoi, il a invité ces investisseurs à prospecter toutes les richesses dont dispose le Mali. Mieux, il a demandé au chef du gouvernement de les inviter pour un séjour au Mali afin de prospecter les nombreuses potentialités de notre pays.  Dans son intervention, le Premier ministre a souligné que ce forum est une session d’information sur les opportunités économiques que regorge le Mali. Dr Choguel Kokalla Maïga s’est réjoui de la présence massive des investisseurs à ce forum. Avant de transmettre aux autorités émiraties, les salutations fraternelles et la profonde reconnaissance des plus hautes autorités du pays. Pour lui, la participation du Mali à l’exposition universelle Dubaï 2020 vise à faire connaître notre pays, son présent et son histoire.  « En venant à ce rendez-vous universel, nous avons fait le choix de mettre en lumière la contribution substantielle de la nation malienne au progrès de l’humanité à travers le concept de diatiguiya », a indiqué le chef du gouvernement. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, la dénomination du Pavillon du Mali « ben so diatiguiya » tire ses origines de notre civilisation millénaire. Il a rappelé que notre pays a fait le choix de bâtir une économie libérale. Et le gouvernement fait du secteur privé, le moteur de la croissance économique et du développement.  « L’État s’est progressivement retiré du système de production et de commercialisation pour se recentrer sur son rôle d’orientation et de régulation de l’activité économique », a-t-il souligné. Avant d’ajouter qu’à ce titre, plusieurs réformes institutionnelles et du cadre législatif et réglementaire ont été entreprises faisant du Mali une destination et un pays plus attractif.  PLUS DE 10 MILLIONS D’HECTARES – Le chef du gouvernement a fait savoir que le panorama du Pavillon du Mali à l’Expo Dubaï 2020 illustre l’énorme potentiel hydro-agricole et sylvo-pastoral de notre pays. À cet effet, Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que le Mali est arrosé par deux fleuves lui offrant la plus grande surface de terre arable et cultivable avec plus de 10 millions d’hectares. Il a ajouté que le Mali produit 800.000 tonnes de coton en moyenne par an dont 2% sont transformées sur place.  Le chef du gouvernement a, aussi, dit que le cheptel malien est le deuxième plus important en Afrique, après celui du Nigeria et continue à exporter le bétail vivant. Dans le domaine des mines, il a précisé que le Mali exporte 64 tonnes d’or en moyenne par an.  Le Premier ministre a souligné les avancées réalisées par notre pays dans le classement Doing business. Avant de soutenir que le Mali est une bonne destination pour les investisseurs. C’est pourquoi, il a invité les nombreux investisseurs présents au forum à y faire un tour et à faire le pari du Mali qui est un pays d’opportunités. Il les a invités pour un voyage au Mali.       Au cours de ce forum, il y a eu un thème sur les secteurs d’opportunités au Mali avec des présentations sur le cadre législatif et réglementaire des investissements au Mali, les textes législatifs et réglementaires sur le cadre de partenariat public-privé au Mali, sur les filières porteuses au Mali tirées de la stratégie nationale de développement des exportations par le ministre du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. S’en est suivi un autre panel sur le thème « un pays unique, des possibilités infinies ». Au niveau de ce panel, les présentations ont concerné les secteurs prioritaires dans les domaines de l’énergie, notamment les énergies renouvelables par le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.  Une autre présentation a été faite par la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko sur les secteurs prioritaires  dans les domaines des infrastructures et des transports. À l’issue des présentations suivies de débats, le Premier ministre et sa délégation ont invité les investisseurs émiratis à venir prospecter les immenses potentialités économiques que regorge le Mali. DD (AMAP)

Expo 2020 de Dubaï : Le Mali fait étalage de ses immenses potentialités

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 24 fév (AMAP) Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maiga, a pris part, mercredi, à la Journée du Mali, à l’Exposition universelle Dubaï 2020 placée sous le thème «Connecter les esprits, construire le futur». Le Mali a choisi la thématique «opportunité» arrimée au thème général de l’exposition. La cérémonie, qui était l’activité phare de la journée, a débuté par la montée des couleurs des drapeaux du Mali et des émirats arabes unis suivie de l’exécution des hymnes nationaux des deux pays.  A ce grand rendez-vous, le stand de notre pays invite le visiteur à un voyage enrichissant. Occasion de faire la découverte de notre histoire millénaire, de nos empires médiévaux, de nos villes légendaires comme Tombouctou et Djenné, de notre riche culture, de notre musique, des richesses de notre sous-sol…  Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a présidé la cérémonie en présence du représentant du gouvernement des Emirats arabes unis. Le représentant du gouvernement, membre de la famille royale a, dans son discours, remercié les autorités maliennes pour la participation de notre pays à ce rendez-vous mondial. Selon lui, le panorama du Pavillon du Mali dégage des valeurs de paix, de tolérance et une volonté de coopération avec les autres. Pour lui, le Mali est un pays de culture et de tradition qui offre au monde ses aspirations de paix. à travers ce pavillon, dit-il, on peut découvrir les valeurs traditionnelles et culturelles du pays.  Dans son discours, le Premier ministre a souligné que le Mali se devait d’être présent à ce rendez-vous en raison de ses excellentes relations d’amitié et de coopération avec les émirats arabes unis qui, au demeurant, n’ont ménagé aucun effort pour encourager et faciliter sa participation à ce rendez-vous mondial.  Dr Choguel Kokalla Maïga dira qu’en répondant favorablement à l’invitation à participer à cette exposition, le Mali a voulu partager avec le monde entier sa vision prospective centrée sur l’homme et son bien-être dans un monde de défis et d’opportunités. Pour le chef du gouvernement, le Pavillon du Mali est un voyage le long du fleuve Niger pour découvrir les immenses richesses culturelles, touristiques mais surtout, les potentialités économiques des villes au bord du fleuve.  Le Premier ministre, qui est revenu sur les valeurs historiques caractérisant le Mali, a souligné que le pays est confronté aujourd’hui à une grave crise sécuritaire liée au terrorisme. Toutefois, selon lui, il reste admirablement résilient face aux défis émergents qui se posent à l’humanité. Pour lui, la visite du Pavillon du Mali à l’Expo 2020 fait voyager à travers ce vieux et grand pays  d’Afrique, une terre de savoirs et de mémoire, qui a établi dès le Moyen âge, des relations commerciales et diplomatiques avec les nations du Maghreb, du Sud de l’Europe et d’Orient.  «Si le Mali est célèbre pour son histoire millénaire, ses empires médiévaux, ses villes légendaires comme Tombouctou, Djenné, le pays dogon, il est aussi riche de son présent, de sa culture, de sa musique, des immenses richesses de son sous-sol, de ses paysages, de ses terroirs, de ses écosystèmes, de son cheptel et de ses nombreux cours d’eau», a développé le chef du gouvernement.  3è PRODUCTEUR D’OR – En participant à l’Exposition universelle 2020, souligne-t-il, le Mali espère transformer les immenses atouts offerts par ses cours d’eau, dont le fleuve Niger et les gisements miniers et énergétiques en opportunités pour booster son développement et lutter contre la pauvreté. «Avec un fort potentiel irrigable, le Mali dispose de ressources nécessaires pour devenir l’un des piliers agricoles de l’Afrique de l’Ouest.  Cela passe nécessairement par une diversification des bases de la production en vue d’atteindre une croissance accélérée, durable, créatrice d’emplois et d’activités génératrices de revenus», a soutenu le Premier ministre, ajoutant que cette croissance sera soutenue par le secteur minier. à cet effet, il a rappelé que le Mali, troisième producteur d’or en Afrique, dispose d’importantes ressources notamment en or, fer et bauxite. Mieux, il dira que les perspectives offertes par les récentes découvertes notamment celles du lithium ou de l’hydrogène permettront d’élargir la base et le spectre de la production minérale au Mali.  En plus de ces richesses minières, le chef du gouvernement a cité le coton, l’arachide où la production a encouragé l’implantation d’unités industrielles. Il a cité aussi le secteur de l’élevage et fait cas du potentiel qui existe dans le développement de l’industrie des matériaux de construction dans notre pays. Il rappellera ensuite que notre pays occupe la 148è place sur 190 pays avec une facilité à faire des affaires à 52,9 sur 100. Enfin, Choguel Kokalla Maïga a souhaité que cette journée raffermisse davantage les relations d’amitié et de coopération existant entre les deux pays.  La cérémonie a pris fin par une prestation musicale groupée des artistes, entre autres, Bassékou Kouyaté, Oumou Sangaré, Safi Diabaté, Ami Sako, Vieux Farka. S’en est suivie la visite du Pavillon du Mali et celle des émirats arabes unis par le Premier ministre et le représentant du gouvernement des émirats arabes unis. La fête s’est poursuivie dans la soirée par un dîner offert au chef du gouvernement et par une soirée culturelle dédiée au Mali avec la prestation de nombreux artistes maliens qui ont tenu les nombreux visiteurs en haleine. En plus de plusieurs membres du gouvernement, de nombreux opérateurs économiques et nos compatriotes établis aux émirats arabes unis ont massivement pris part à cette journée. DD (AMAP)