Tension à la frontière Mali-Algérie : le gouvernement mobilise le secteur privé pour l’approvisionnement
Bamako, le 14 avr (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a réuni, ce lundi, en urgence les acteurs clés du secteur privé malien pour garantir l’approvisionnement des régions dans le Nord malien, pour faire face aux perturbations causées par la situation tendue à la frontière entre le Mali et l’Algérie, a constaté l’AMAP. « Nous devons assurer un ravitaillement fluide et régulier des produits de première nécessité particulièrement dans les zones les plus touchées », a déclaré le ministre lors de cette rencontre. Commerçants transporteurs et opérateurs économiques ont proposé des solutions concrètes pour maintenir la disponibilité des denrées à des prix accessibles « Des pistes viables ont été formulées et leur mise en œuvre débutera dans les prochains jours », a assuré Moussa Alassane Diallo Les services du ministère « sont mobilisés pour encadrer et accompagner ces initiatives afin d’atténuer l’impact de la crise. » Le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à sécuriser l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire national « Nos équipes travaillent sans relâche pour réguler et soutenir toutes les actions en cours », a-t-il ajouté OS/MD (AMAP)
L’Union des travailleurs de Gao dénonce une crise énergétique et appelle les autorités à prendre des mesures urgentes (Communiqué)
Bamako, 14 avr (AMAP) L’Union régionale des travailleurs de Gao (URT-Gao) alerte sur une pénurie sans précédent de carburant dans la région, entraînant une flambée des prix et aggravant les difficultés quotidiennes des populations, dans un communiqué publié le 13 avril. Dans ce communique signe par son secrétaire général de l’URT-Gao, Mamadou Abdoulaye, l’organisation syndicale dénonce une situation économique chaotique et appelle les autorités à intervenir pour soulager les habitants. « En un clin d’œil, les prix du carburant ont flambé de 1 500 F voire 2 000 F le litre par endroit », s’indigne l’URT-Gao, pointant du doigt une crise énergétique qui exacerbe les problèmes existants, notamment la hausse des prix des denrées de première nécessité et les coupures fréquentes d’eau et d’électricité. Selon le syndicat, cette situation menace l’économie locale, car « la question énergétique est vitale pour l’économie d’un pays ». L’URT-Gao critique vivement l’absence de régulation, affirmant que « chacun vend le carburant au prix qu’il veut et les populations sont abandonnées à leur triste sort ». Le communiqué insiste sur la nécessité pour l’État d’assumer son rôle régalien en garantissant le bien-être des citoyens, faute de quoi « la grogne sociale commence à prendre place. » Pour remédier à cette crise, l’organisation exhorte les autorités à prendre des mesures concrètes, notamment en matière d’approvisionnement, de contrôle des prix et de gestion des stocks de carburant. « Le service chargé de la règlementation joue le rôle du médecin après la mort », déplore le syndicat, qui appelle également les organisations de la société civile à se mobiliser. Mamadou Abdoulaye, conclut le communiqué en soulignant que l’apaisement du climat social reste la priorité de l’organisation face à cette flambée des prix « sans raison valable ». OS/MD (AMAP)
Kangaba: La société Bagama Mining ne respecte pas l’interdiction d’activités sur son site (Mission de contrôle du préfet sur le site aurifère)
Kangaba, 14 avril (AMAP) Une mission de contrôle conduite par le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a constaté, lundi, que l’interdiction de toute activité aurifère sur le site d’orpaillage du permis de la société Bagama Mining, n’est pas respectée. Cette interdiction est portée par une décision, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, sur le site de la société Bagama Mining qui a fait 12 victimes et également par une lettre confidentielle signe aussi par le préfet et adressée aux maires des communes concernées. Le préfet en compagnie des responsables des services techniques de l’assainissement, des eaux et forêts, de la Brigade de gendarmerie, de la Police et de la Garde nationale ont noté sur le site en question que « si des travaux de restauration ont débuté, force est de constater que les travaux d’exploitation d’or se poursuivent et s’intensifient. » Pour preuve, plusieurs pelleteuses sont alignées devant les fausses et excavations. Un grand groupe électrogène est également en marche non loin. A part quelques éléments de la Société de gardiennage et de surveillance du Mali (SOGESBA), tous les autres travailleurs ont quitté les lieux. Le préfet du Cercle de Kangaba a fustigé l’attitude des responsables de Bagama Mining qui « doivent jouer leur rôle et responsabilité dans cette affaire. » En matière de couloirs d’orpaillage, le préfet a invité les responsables de Bagama Mining « au respect des textes en vigueur. » « Ceux qui sont présentement sur leur permis travaillent dans l’illégalité totale », a précisé le préfet. « En cas d’accident, la société minière sera tenue pour responsable », a-t-il ajouté. Avant de quitter le site, Abou Dao a demandé « aux hautes autorités de l’Etat plus de moyens pour les forces de l’ordre dans le Cercle de Kangaba pour permettre le retrait de tous les engins lourds d’une part et arrêter les travaux clandestins d’autre part. » Pour rappel, la lettre Confidentielle no2025-31 /PCK-C demande aux maires « de veiller au retrait immédiat des sites d’orpaillage, des pelleteuses, bulldozers et Caterpillar pour préserver les vies humaines et l’environnement et prévenir les éventuels conflits d’intérêt. » SD/MD (AMAP)
Forum d’Antalya 2025 : Les ministres des Affaires étrangères de l’AES animent un panel sur l’avenir de l’intégration régionale au Sahel
Bamako, 13 avr (AMAP) La 4è édition du Forum diplomatique d’Antalya, ouverte, vendredi 11 avril 2025, sous la présidence du chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan, a été marquée samedi par un panel de haut niveau consacré à l’avenir de l’intégration régionale au Sahel, rapporte le Ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Animé par les ministres en charge des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, Bakary Yaou Sangaré du Niger et Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso, ce panel a mis en lumière les avancées de la Confédération des États du Sahel (AES), créée en juillet 2024. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a rappelé les origines de l’Alliance des États du Sahel, formée en septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, avant d’évoluer vers la Confédération AES sous l’impulsion des présidents Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani. « Nous voulons sortir de la dépendance pour pouvoir assurer nous-mêmes la sécurité de nos pays », a déclaré M. Diop, soulignant les trois piliers de la Confédération : défense, diplomatie et développement. Diop et ses homologues ont défendu les progrès réalisés, notamment en matière de sécurité. Il a affirmé que les armées des trois pays « travaillent ensemble comme une seule armée » et qu’une force unifiée intégrée est en projet. Il a également déconstruit les narratifs sur une prétendue recrudescence de l’insécurité depuis le retrait des forces internationales. « Pendant dix ans, le Mali ne contrôlait pas plus de 40 à 50 % de son territoire. Depuis le départ de la MINUSMA (Mission onusienne), nous avons récupéré ces zones. Ça ne veut pas dire que le terrorisme est fini mais, nous voyons une amélioration qualitative », a-t-il insisté. Le chef de la diplomatie malienne a pointé du doigt les embargos imposés par certaines puissances occidentales, limitant l’accès aux équipements militaires. « Nos armées sont en mesure de faire le travail nécessaire mais, il nous manque des vecteurs aériens », a-t-il précisé, louant le partenariat avec la Turquie, la Chine et la Russie pour pallier ces besoins. Sur le plan économique, M. Diop a annoncé des initiatives majeures, notamment la création d’un espace de libre circulation des personnes et des biens, ainsi que des projets intégrateurs dans les secteurs du chemin de fer, de l’énergie et de la transformation des matières premières. « Nous voulons promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et le développement dans une démarche fraternelle avec les pays de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il ajouté. Le ministre n’a pas épargné les Nations unies, critiquant leur inaction face au terrorisme. « Qu’est-ce que les Nations unies ont fait pendant dix ans dans nos pays pour lutter contre le terrorisme ? Zéro », a-t-il lancé, soulignant que les efforts de l’AES portent aujourd’hui leurs fruits. Ce panel a offert une tribune pour réaffirmer la détermination de la Confédération AES « à bâtir un avenir souverain et intégré pour les populations du Sahel », tout en consolidant ses partenariats stratégiques. OS/MD (AMAP)
Cinéma : L’avant-première du film « I Janto » prévu pour le 19 avril au cinéma Babemba
Bamako, 12 avr (AMAP) La réalisatrice du film documentaire intitulé « I Janto », Soussaba Cissé, a annoncé, ce samedi 12 avril que la projection en avant-première de son oeuvre aura lieu, le 19 avril 2025, au Magic cinéma (ex-Babemba) à partir de 15H 30. Lors cours d’une conférence de presse au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel d’Afrique de l’Ouest (UCECAO), la fille du défunt cinéaste, Souleymane Cissé, a parlé de ce « film documentaire et long métrage de 90 mn qui met en lumière la crise socio-économique au Centre du Mali, notamment les populations de Bamako, Sékou, Mopti. » La réalisatrice du film et conférencière fait recours à des témoignages poignants de populations directement et indirectement touchées par l’instabilité et l’insécurité. Elle a également indiqué que ce film ‘I Janto’ « vise à dévoiler des aspects méconnus du conflit intercommunautaire et à le porter à la connaissance de l’opinion publique nationale comme internationale ». « Des réalités trop souvent passées sous silence », a ajouté Soussaba Cissé. Elle a également rappelé que la réalisation de « I Janto » a commencé en 2019 et pris fin en 2025. Selon elle, ce temps pour la réalisation est dû à de nombreuses difficultés, notamment des problème de financement, la situation sécuritaire que connait le Mali. Le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Sidiki Touré, a souligné que ce film « I Jan To » est un document d’actualité qui « explore avec justesse et sensibilité la situation sécuritaire du Mali entre 2012 à 2025. » « A travers des témoignages forts et une narration intime, ce film nous plonge au cœur d’une réalité bouleversante, entre douleur, résilience et espoir à soutenir. Au-delà, ce film est un hymne à la résistance et nous invite à soutenir nos forces de défense et de sécurité dans leur mission régalienne », a-t-il dit. Un hommage a été à feu Souleymane Cissé, cinéaste et feu Adama Namakoro Fomba, artiste musicien qui a accepté l’utilisation de sa musique pour la réalisation du film avant son décès. ST/MD (AMAP)
Forum virtuel Tounkan Blon : Le ministre chargé des Maliens établis à l’extérieur écoute la diaspora
Bamako, 12 avr (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a présidé ce samedi 12 avril 2025, au ministère en charge de la Communication, la deuxième session du forum virtuel dénommé Tounkan Blon (le Vestibule de la Migration). Ces échanges sont désormais institutionnalisés par le département en charge des Maliens établis à l’extérieur comme un cadre stratégique de dialogue, d’écoute et de co-construction avec tous les Maliens établis à l’extérieur. Inauguré le 31 janvier 2025, Tounkan Blon porte une signification profonde et symbolique. Il incarne une volonté commune de construire un espace fondé sur la confiance et mettant en perspective une coopération durable entre le Gouvernement et la diaspora. La session regroupe les représentants des Maliens vivant dans des zones aussi diverses qu’importantes, notamment le Nigeria, la Guinée, la France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Turquie. Cette rencontre s’inscrit pleinement dans l’axe 7 de la lettre de cadrage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui instruit de renforcer la protection des Maliens établis à l’extérieur et de créer les conditions de leur pleine implication dans la vie nationale. SS/MD (AMAP)
Un regroupement d’associations exige des mesures contre la hausse illégale du prix du carburant à Gao (Communiqué)
Bamako, 12 avr (AMAP) La Fédération des organisations de la résistance civile de Gao (FORC-G) dénonce la hausse récurrente du prix du carburant dans le Cercle de Gao (Nord) et appelle les autorités à agir rapidement pour rétablir l’ordre, selon un communiqué publié le 11 avril 2025. La FORC-G exige l’application stricte du prix officiel de l’essence, fixé à 775 FCFA le litre par le ministère de l’Économie et des Finances le 25 mars 2025, et demande une harmonisation des prix avec les régions du sud. « Si aucune action n’est entreprise dans un bref délai, la FORC-G se verra obligée de prendre ses responsabilités », a averti son président dans le communiqué. Lors d’une réunion le 15 mars 2025 avec le Conseil communal de la jeunesse, la Coordination des organisations et organisations féminines (CAFO) locale, la Société civile et l’Sssociation des revendeurs de carburant, la FORC-G a recensé plusieurs irrégularités. « Des taxes non officielles sont prélevées à l’entrée et à l’intérieur de la ville par des agents de sécurité », a révélé le président de la FORC-G, Ibrahim Touré. Il a, également, pointé du doigt « l’absence de documents administratifs interdisant la sortie du carburant vers d’autres destinations, facilitant ainsi les spéculations. » À Ménaka, dans le Nord du Mali, la situation est encore plus alarmante. Vendedi, le litre d’essence a atteint 5 000 Fcfa, contre 2 000 Fcfa avant la crise actuelle, selon Abdoulaye Traoré, résident de la ville, contacté par l’AMAP. Cette flambée, aggravée par des blocus imposés par des groupes armés et une perturbation des importations depuis l’Algérie, principal fournisseur, s’accompagne d’un opportunisme de certains commerçants qui exploitent les rumeurs pour gonfler les prix. OS/MD (AMAP)
Nouveau délai pour l’interdiction de la transhumance des animaux maliens en Guinée
Bamako, 12 avr (AMAP) La date de l’interdiction de la transhumance des animaux maliens vers la Guinée a été prorogée au 02 mai 2025, initialement fixée au 1er mars 2026, après une rencontre entre autorités maliennes et guinéennes, annonce, vendredi, le ministre malien de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans un communique. Cette décision, qui fait suite à une mission conduite par M. Ba à Conakry, du 6 au 8 avril 2025, à l’invitation de son homologue guinéen, est destinée à permettre un retour coordonné et apaisé des éleveurs maliens de Guinée. Les discussions ont porté sur la gestion de l’interdiction de la transhumance transfrontalière, décrétée par la Guinée le 23 janvier 2025, « en raison des conflits récurrents entre agriculteurs guinéens et éleveurs maliens, exacerbés par une mauvaise gestion des ressources naturelles et un manque d’espaces pastoraux. » Pour anticiper la mesure, le ministère malien a organisé, du 3 au 6 mars 2025, une campagne de sensibilisation dans les régions de Koulikoro, Kita et Bougouni, frontalières avec la Guinée, « visant à promouvoir une transhumance paisible à l’intérieur du Mali. » Une rencontre est prévue à Bamako, avant fin avril 2025, pour réviser le protocole d’accord sur la transhumance entre les deux pays. Le ministre appelle ses compatriotes éleveurs maliens « au respect strict de la date limite du 2 mai 2025 et à l’apaisement. » Il assure que « des mesures, comme l’aménagement de périmètres pastoraux et la distribution d’aliments pour bétail, sont en cours pour accompagner les transhumants. » Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande, Mouhamadou Doucouré faisait partie de cette mission. Joint par l’AMAP, il confirme que les raisons de cette mesure d’interdiction par la Guinée sont liées aux conflicts entre les agriculteurs et les éleveurs. « Il va falloir vraiment réfléchir beaucoup sur le protocole d’accord’’, souligne M. Doucouré. Il indique aussi que « les Guinéens disent que les estimations qui rentrent en Guinée, sont souvent le triple’’. Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande assure que des dispositions sont en cours pour minimiser les conséquences de cette décision sur les animaux maliens. Parmi celles-ci l’aménagement d’espaces pastoraux le long de la frontière Mali-Guinée. « Sur le retour des animaux, il est prévu de faire au moins 20 forages autour des frontières Mali-Guinée pour faciliter l’abreuvement des animaux’’ a précisé Mouhamadou Doucouré. « Et les dispositions sont en cours aussi, afin de les accompagner en termes d’aliments bétail, pour minimiser les conséquences’’ a-t-il conclu. Il faut préciser que l’interdiction ne concerne pas que les éleveurs maliens installés définitivement en Guinée. OS/MD (AMAP)
Kangaba: Recueil des attentes, besoins et préoccupations de la population par une mission du CESEC
Kangaba, 11 avril (AMAP) Une mission du Conseil économique social environnemental et culturel (CESEC) a rencontrer, jeudi, à Kangaba, les forces vives du Cercle afin de recueillir les attentes, besoins et préoccupations de la société civile et avec élaborer le recueil annuel au titre de l’exercice de l’année 2025, a constaté l’AMAP. La mission conduite par le conseiller national de l’Institution, Cheick Oumar Diouane Maiga. a tenu sa rencontre dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba. C’était en présence du préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, qui a fait savoir que cet exercice se déroule chaque année. Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a rappelé que l’article 165 de la nouvelle Constitution de 22 juillet 2023, stipule que « le CESEC collecte annuellement les besoins, les attentes et les problèmes de la société civile et rédige un rapport avec des orientations et des propositions. Ce rapport est ensuite adressé au président de la République, au Premier ministre et aux présidents des deux (02) chambres du Parlement », a rappelé le préfet Abou Dao. Après cette mise au point du préfet, les participants, comme à l’accoutumée, ont procédé à la lecture des données recueillies l’année dernière, secteur par secteur. Ce qui a permis aux participants d’ajouter de nouveaux problèmes pertinents et supprimer ceux qui ont trouvé des solutions. Au nombre des nouveaux problèmes, on peut citer la restauration des anciens sites d’orpaillage, le non-respect des lois régissant la transhumance, l’insuffisance d’ouvrage d’assainissement notamment, les dépôts d’ordures de transit et final, l’inexistence des comités villageois de feu, la caducité du réseau d’addiction d’eau de Kangaba. Il y a, également, le non-respect des textes législatifs et réglementaires régissant les mines, le manque de spécialistes gynécologie, traumatologie, pédiatrie, ophtalmologie, dermatologie, endocrinologie et scanner entre autres. Certaines préoccupations recensées l’année dernière ont trouvé solution : à savoir le commissariat de police, la protection civile et les camps militaires qui sont désormais opérationnels. A cela s’ajoute l’ouverture de quelques écoles professionnelles, la présence d’ONG pour les actions de sensibilisation dans la lutte contre les maladies sexuellement transmissible. Le chef de la délégation du CESCE a remercié les participants pour la réussite de la mission. Il a émis le vœu que plusieurs des problèmes du Cercle de Kangaba trouvent des solutions au cours de l’année 2025. SD/ST/MD (AMAP)
Bafoulabé : Les acteurs locaux ont rencontré la mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel
Bafoulabé, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel, conduite par Abdoulaye Coulibaly a réuni les acteurs locaux de Bafoulabé, ce vendredi, 11 avril 2025, dans le cadre de l’élaboration du recueil annuel 2025, des attentes, des besoins et des problèmes de la population. Cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, a été présidée par l’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré. Le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a salué la mission du CESEC pour la persévérance dans les missions d’élaboration du recueil. Il a exprimé sa reconnaissance au chef de mission du Conseil pour avoir porté le choix sur sa commune pour abriter un tel événement. Le chef de mission, Abdoulaye Coulibaly, a expliqué les prérogatives du CESEC dont celle qui consiste à recueillir les attentes, les besoins et les problèmes des populations afin d’en élaborer un rapport qui sera transmis aux autorités. Il a souligné que l’ensemble des documents sera finalisé à la prochaine session de l’Institution et que d’autres efforts seront faits au bonheur des populations. L’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré, a souhaité la bienvenue à la mission au nom du préfet du Cercle de Bafoulabé. Il a rappelé que les autorités seront informées des préoccupations des braves populations à l’issue de cette mission à travers un rapport que le Conseil rédige assorti des orientations et des propositions. Au terme des échanges, certaines préoccupations ont été jugées satisfaisantes mais beaucoup d’autres restent à faire. Le premier adjoint au préfet a ajouté que la solution aux problèmes posés prendra certes du temps dans une situation normale, mais qu’elle se fera, car il y va de l’avenir de notre pays. BM/MD (AMAP)

