Approvisionnement des Régions du Nord : Le ministre de l’Industrie rencontre des opérateurs des hydrocarbures pour une stratégie nationale

Bamako, 16 avril (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Alassane Moussa Diallo, a rencontré les opérateurs du secteur des hydrocarbures, mercredi après-midi, pour l’élaboration d’une stratégie nationale d’approvisionnement régulier de toutes les Régions dans le Nord du Mali. Après la rencontre avec des opérateurs économiques, commerciales et transporteurs le lundi dernier, cette démarche du ministre Diallo intervient à la suite de la fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Mali. « Nous avons l’obligation et la responsabilité d’anticiper, sur le plan commercial, l’approvisionnement correct des régions du Nord pendant cette crise diplomatique. Nous suivons l’évolution de la situation de ces régions depuis quelques jours et nous veillons aussi sur la flambée des prix que nous constatons sur le marché », a précisé le chef du département en charge du Commerce. Il a reconnu qu’il y a des difficultés d’approvisionnement dues, notamment, à certains facteurs et paramètres et fait appel au sens du patriotisme de l’ensemble des opérateurs économiques. « Ce n’est pas parce que le Mali a des difficultés, qu’il faut en rajouter. Il faut que les gens fassent preuve de patriotisme pour ne pas augmenter les prix de façon délibérée en cette période », a également plaidé Alassane Moussa Diallo. Selon lui, cette la rencontre du jour permettra d’échanger sur un chemin opérationnel, qui s’inscrit dans la durée en approvisionnement des hydrocarbures des régions du Nord de notre pays, notamment Gao, Tombouctou, Kidal. Pour le secrétaire général permanent du Groupement professionnel du pétrole, Ibrahim Touré, depuis un bon moment, « il y a pénurie des hydrocarbures dans les  Régions du Nord, surtout, l’essence et le gasoil, au point que le prix du litre d’essence atteint 2 000 Fcfa. » « Le ministre a jugé nécessaire de faire appel aux deux regroupements professionnels de pétrole au Mali (le Groupement malien de pétrole qui est composé par les pétroliers maliens et le Groupement des professionnels du pétrole composé par les multinationales), pour voir comment approvisionner les régions du Nord du Mali… », a-t-il dit. « Nous lui avons répondu que nous sommes prêts pour l’approvisionnement en hydrocarbures des régions du Nord. Mais, le seul problème qu’on peut avoir, c’est la sécurité et la rentabilité », a souligné M. Touré. Il a poursuivi, en insistant sur la sécurisation du matériel des opérateurs, de Bamako jusqu’aux régions concernées. « En tant que Maliens et citoyens qui sont soucieux de nos concitoyens, nous sommes prêts à faire tout le sacrifice qu’il faut pour que ces régions soient approvisionnées. » Il faut, aussi, débloquer l’axe Gao-Niger pour qu’on puisse approvisionner ces régions en produits d’hydrocarbures », a-t-il posé comme condition. Le directeur général de Oryx-Mali, Jean-Bruce R. Koua, a salué l’initiative du ministre. « Cette démarche va nous permettre de livrer tout le Mali. Parce qu’actuellement, nous livrons seulement Bamako. Avec la mise en place des actions sécuritaires, toutes les régions du Mali pourront avoir du carburant », a-t-il expliqué. Avant de préciser qu’il faut parvenir à se mettre d’accord sur les conditions et les moyens. La rencontre va reprendre demain, jeudi. ST/MD (AMAP)

Filière mangue : les acteurs misent sur la qualité et la quantité  

Par Makan SISSOKO   Bamako, 16 av (AMAP) La saison des mangues a débuté au Mali avec les premiers fruits arrivés à maturité dans plusieurs bassins de production. Officiellement, la campagne 2025 a débuté le 10 mars pour prendre fin en juillet prochain. La production attendue, selon les prévisions, est estimée entre 75 000 et 80 000 tonnes, avec une prévision d’exportation de 30 000 à 50 000 tonnes. À ce stade, les acteurs conviennent que les perspectives sont prometteuses pour l’or vert au regard du potentiel productif du pays. La mangue, deuxième produit d’exportation agricole au Mali après le coton, pèse environ 10 milliards de Fcfa par an dans l’économie nationale. Avec une production qui augmente chaque année et des variétés de plus en plus recherchées, ce fruit est devenu un atout stratégique pour le pays. « Cette année, les récoltes seront bonnes contrairement à l’année dernière, car la pluviométrie a été bonne et les mangues ont bien fleuri », commente le président des producteurs de mangues du Mali et producteur de mangues dans la Région de Sikasso (Sud), Cheick dit Kélétigui Berthé. Il possède une trentaine d’hectares de vergers dans le village de Sirakoro, situé à environ 7 kilomètres de la ville de Sikasso. Dans son verger, Cheick dit Kélétigui Berthé cultive plusieurs variétés, notamment la Kent dont le nom vernaculaire est «Kogninèkou», la Keitt «Laban ou Faradjalan», et l’Ameli «Griféba». Les conditions climatiques ont été favorables dans sa localité. « En plus d’une bonne répartition des pluies, certains producteurs de la région ont pu irriguer leurs vergers grâce aux installations d’irrigation mises en place par les Ong partenaires pour pouvoir augmenter la production de la mangue sur des petites superficies », dit-il. Seul bémol : la présence de mouches des fruits sur les vergers. Ces ravageurs, redoute le producteur, menacent la production dans la Région de Sikasso, considérée comme l’un des plus vastes bassins de production de mangue du pays. Plus globalement, le président des producteurs de mangues du Mali déplore un certain nombre de situations qui plombent la filière, notamment la dégradation des pistes donnant accès aux zones de production, l’urbanisation galopante qui est en train de grignoter les vergers, le manque de lignes de crédits de financement pour les producteurs… « Pour augmenter la production, il faut qu’on arrive à financer les producteurs pour mettre en place des vergers commerciaux. Avec la pression qui augmente sur la production de la mangue, les vergers vieillissants doivent être renouvelés », plaide Cheick qui sait de quoi il parle. Derrière le fruit brut se cache un autre secteur dynamique qu’est la transformation. En la matière, les opportunités sont énormes, car le marché existe et la demande est forte. Aujourd’hui, de grandes usines font la transformation de la mangue sur place en plusieurs autres produits comme la mangue séchée, les confitures, jus, chips et même des produits cosmétiques. De plus en plus de jeunes entrepreneurs maliens s’intéressent à la fabrication de produits dérivés de la mangue. Promotrice de l’Unité de transformation de fruits et légumes (USTAKO), Mme Camara Tako Sylla, voit dans la filière mangue une véritable porte d’entrée sur les marchés internationaux. « Le potentiel est énorme. Mais il y a encore beaucoup à faire. Nous rencontrons des difficultés liées aux différentes certifications exigées par le marché international. Le manque d’infrastructures adaptées et la difficulté d’accès au financement constituent des obstacles majeurs pour la transformation », fait-elle savoir. COMMERCIALISATION – La plupart des petites entreprises (production et transformation) n’ont pas les moyens d’installer des équipements modernes ni de suivre des processus de certification indispensables pour accéder aux marchés internationaux. En effet, les normes d’exportation exigent une traçabilité rigoureuse, un respect strict des standards de qualité et des certifications qui sont souvent difficiles à obtenir. L’incapacité des petits producteurs à satisfaire ces exigences fait qu’une bonne partie de la production nationale reste au pays. Et de cette réalité résulte le défi de la gestion des pertes post-récolte. Selon des statistiques, près de 40% des mangues récoltées sont perdues chaque année à cause de la mauvaise gestion, du manque de techniques de conservation et du faible taux de transformation. Des initiatives telles que la certification de la mangue du Mali, « Mali mangoro » ou l’introduction de nouvelles techniques de conservation et de transformation sont en cours pour faire face à ces défis. Néanmoins, le Mali demeure l’un des principaux exportateurs de mangues vers l’Europe, l’Asie et les pays du Maghreb. Même si des pays comme le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, également producteurs de mangues de qualité, n’hésitent pas à grignoter nos parts de marché. Le président de l’interprofession de la filière mangue du Mali, Moctar Fofana, affirme qu’il exporte la mangue du Mali sur divers marchés en Afrique, Europe, Asie et Moyen Orient, etc. Selon lui, il existe au Mali plusieurs variétés de mangues, notamment des variétés locales (Nounkourouni et Noundjani, consommées par nous-mêmes) et d’autres variétés précoces exportées vers le marché international. « Nous avons déjà commencé l’exportation de la mangue surtout les variétés précoces, notamment Ameli, Valencia, Smith, Irwin. Ces mangues sont aimées sur le marché international », confie-t-il. Avant d’ajouter que tous les acteurs de la filière sont à pied d’œuvre pour la réussite de la campagne. « Cette année, nous avons constaté une augmentation au niveau de la production. Sauf cas de force majeur, comme dans la Région de Sikasso qui a enregistré récemment une forte quantité de pluie faisant tomber beaucoup de mangues. Bien que la mangue ait bien fleuri et bien donné, il y a encore des risques indépendants de notre volonté. Des dispositions ont été prises pour la réussite de la campagne afin de pouvoir effacer toutes les dettes du passé », assure le président de l’interprofession. Moctar Fofana explique que la saison de la mangue arrive à une période de soudure où l’argent circule difficilement partout dans le monde. « La mangue essaie de combler pour appuyer financièrement les producteurs et aussi financer d’autres activités sociales et

Barrick Gold, sous le coup d’une fermeture de ses bureaux au Mali, dénonce l’escalade des tensions (Communiqué)

Bamako, 16 avr (AMAP) Barrick Gold Corporation, opérateur de la mine de Loulo-Gounkoto au Mali dont les bureaux à Bamako ont été fermés par le gouvernement malien, a appelé, mardi, ce dernier à un « leadership responsable » face à l’aggravation de la situation dans le pays, marquée par l’arrestation de ses employés, la suspension de ses exportations d’or et cette récente fermeture de ses bureaux dans la capitale. Dans un communiqué publié le 15 avril, la société minière canadienne exhorte les autorités maliennes à signer un protocole d’accord négocié en février 2025 pour résoudre les litiges en cours. Barrick affirme avoir agi « de bonne foi, s’engageant dès octobre 2024 dans un cadre visant à régler tous les différends avec le gouvernement.» « Nous avons versé 85 millions de dollars américains dans le cadre des négociations en cours et signé le protocole d’accord comme demandé en février », indique le communiqué. Cependant, la signature du gouvernement reste en suspens, entravée, selon Barrick, par « un petit groupe d’individus qui placent leurs intérêts personnels ou politiques au-dessus des intérêts à long terme du Mali et de son peuple ». La situation s’est aggravée avec des mesures gouvernementales jugées hostiles par l’entreprise, notamment l’arrestation de ses employés, toujours « injustement détenus », et la menace de placer la mine de Loulo-Gounkoto sous administration provisoire si la production ne reprend pas. Barrick considère qu’ «Il est regrettable que le gouvernement continue d’entraver les exportations d’or tout en exigeant le paiement d’impôts sur des revenus qu’il a activement empêché de générer. » L’entreprise souligne les conséquences économiques et humaines de cette impasse. La mine de Loulo-Gounkoto, un « contributeur clé à l’économie nationale », génère des impôts et redevances essentiels au budget malien. Une inaction prolongée menace sa viabilité à long terme et prive le pays de revenus substantiels, selon l’opérateur minier Par ailleurs, « quatre citoyens maliens innocents continuent d’être privés de leur liberté, sans justification », déplore Barrick, qui malgré les tensions, se dit prête à honorer l’accord négocié, ce qui permettrait de relancer la production, de libérer les employés détenus et d’abandonner les poursuites pénales. L’entreprise, présente depuis longtemps au Mali, insiste sur son engagement en faveur du développement local, ayant maintenu le paiement des salaires et le soutien à la chaîne d’approvisionnement malgré la crise. « Cette situation n’est pas viable sur le long terme », avertit, toutefois, le communiqué. En l’absence de solution, Barrick se réserve le droit de recourir à l’arbitrage international et à d’autres voies légales contre le gouvernement de Bamako, et « les acteurs agissant de mauvaise foi. » La société appelle les autorités maliennes à conclure l’accord « dans l’intérêt du peuple et de l’économie nationale ». OS/MD (AMAP)

Force unifiée de l’AES contre le terrorisme : Les chefs d’État-major généraux rendent compte au président du Faso (Communiqué)

Ouagadougou, 15 avr (AMAP) Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu, ce mardi, en audience les chefs d’état-major généraux des armées de la Confédération des États du Sahel (AES), à Ouagadougou, pour examiner les avancées de la force unifiée contre le terrorisme, selon un communiqué de la Direction de la communication de la Présidence du Faso. Les discussions ont porté sur la mise en place de la force unifiée de l’AES, avec un focus sur le protocole additionnel et les opérations Yéréko 1 et 2, conduites dans la zone des trois frontières. Les chefs d’état-major ont également exploré les perspectives de nouvelles opérations. « Nous ressortons très satisfaits et ragaillardis par les orientations et les directives données par le président du Faso. Cela nous donne beaucoup d’ardeur dans la mise en œuvre de la force unifiée de l’AES », a déclaré le général de division Oumar Diarra, chef d’état-major général des Armées du Mali et président du Comité des chefs d’état-major de l’AES. Le général Diarra a souligné la progression de la force de l’AES face à des terroristes en constante évolution. « Les terroristes changent de mode d’action quotidiennement. Nous nous adaptons aussi. Je puis vous dire que la victoire est au profit des forces de l’AES », a-t-il affirmé, appelant les populations à faire confiance aux dirigeants et armées de l’AES. Parallèlement, une réunion des chefs d’État-major des armées de l’air de l’AES se tient à Bamako pour mutualiser les moyens de défense de l’espace commun, consolidant ainsi la stratégie régionale contre le terrorisme. Les chefs d’État-major ont réitéré leur détermination à sécuriser la Confédération et ont appelé à une mobilisation citoyenne. Les orientations du Président Traoré renforcent leur engagement pour une victoire définitive contre le terrorisme. Le général Diarra assure que la force de l’AES gagne en puissance face à un ennemi en constante adaptation. « Les terroristes changent de mode d’action quotidiennement. Nous nous adaptons aussi. Je puis vous dire que la victoire est au profit des forces de l’AES », affirme-t-il, invitant les populations à faire confiance aux trois chefs d’État et à leurs armées. Les chefs d’État-major ont réitéré leur détermination à sécuriser la Confédération et appellent à la mobilisation citoyenne. Les chefs d’états-majors et des experts militaires de l’Alliance des états du Sahel (AES) se sont réunis, le même jour, à Ouagadougou pour bâtir « une architecture commune de défense solide, efficace et adaptée aux défis sécuritaires » de l’espace communautaire, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Il nous appartient de construire, ensemble, une réponse coordonnée, souveraine et réunie », a dit l’officier supérieur burkinabè cité par la même source Le général Diallo a souligné que cette réunion constitue une étape cruciale dans la mise en œuvre de la vision partagée de la Confédération de l’AES, « celle d’une sécurité collective fondée sur la solidarité, l’interopérabilité des forces et la confiance mutuelle. » « Elle marque une étape décisive d’un cheminement vers une défense commune, autonome et souveraine », a-t-il renchéri. Cette réunion avait pour but « d’évaluer et valider les plans du protocole additionnel de défense et de sécurité ainsi que les modalités de la mise en place de la force de l’AES », a-t-il soutenu.   Selon lui, les chefs d’États-majors des armées s’inscrivent dans la vision des chefs d’États de la confédération de l’AES pour aller au-delà des mots et poser les bases concrètes d’une coopération militaire, incluant le partage de renseignements, la formation commune, les équipements adaptés et une stratégie unifiée. OS/MD (AMAP)    

Lancement de la Phase 2 du Projet NORAD pour l’éducation à Kayes et Nioro (Ouest)

Kayes, 15 avr (AMAP) La phase 2 du Projet Accès à une éducation de qualité dans les Régions de Kayes et Nioro (Ouest), a été officiellement lancée, ce mardi, au gouvernorat de Kayes, sous la présidence du gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré. Financé par l’Agence norvégienne de coopération au développement (NORAD) et piloté par l’UNICEF, ce projet appelé projet NORAD ambitionne de toucher 44 000 enfants scolarisés et déscolarisés, avec un accent particulier sur les filles, pour leur permettre d’achever le cycle fondamental. Le projet vise à surmonter les barrières majeures à l’éducation dans les Régions de Kayes et Nioro, où le taux d’achèvement du primaire a chuté de 80 % en 2019 à 73 % en 2023. Couvrant 16 écoles dans 12 communes des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Bafoulabé, Kayes Rive Droite, Yélimané et Faléa, il s’excutera de janvier à décembre 2025. Les actions incluent la réhabilitation de 150 salles de classe, la distribution de kits pédagogiques et un programme radio pour un apprentissage alternatif. « Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, il est impératif de redoubler d’efforts pour garantir que chaque enfant, indépendamment de son sexe, puisse obtenir son Diplôme d’études fondamentales », a déclaré le Dr. Hamadoun Ba, chef de Bureau de Zone UNICEF à Kayes. Le projet s’articule autour de cinq objectifs majeurs : un accès inclusif, pour offrir une éducation à 7 000 enfants, à parité filles-garçons, dans un cadre sûr ; la qualité de l’apprentissage pour améliorer les compétences de 30 000 enfants réintégrés, en priorisant les filles ; un environnement protecteur qui consiste à créer des conditions sécurisées pour 7 000 élèves, un engagement communautaire pour renforcer la gouvernance scolaire via les Comités de gestion scolaire (CGS) et un suivi ainsi qu’une visibilité afin d’assurer une coordination rigoureuse et communiquer sur les résultats. Depuis 2016, le projet NORAD a permis d’insérer 2 340 enfants, dont 1 262 filles, dans le système scolaire (2020-2022), et de transférer 3 129 autres, dont 1 573 filles, vers des classes supérieures (2021-2023). Par ailleurs, 300 adolescentes ont bénéficié de kits pour des activités génératrices de revenus, favorisant leur autonomisation. Malgré ces avancées, le gouverneur Soumaré a souligné que « des efforts restent nécessaires pour intégrer les enfants marginalisés dans les politiques éducatives nationales ». Il a salué les réformes comme le PRODEC 2, qui promeut un accès équitable à l’éducation. L’UNICEF et ses partenaires mettront l’accent sur la formation des enseignants, le renforcement des CGS et l’intégration d’une perspective de genre. Mahamadou Kéîta, directeur de l’Académie d’enseignement (AE) de Kayes, a insisté sur l’importance de la collaboration communautaire pour pérenniser les acquis. Ce projet ambitionne de transformer l’environnement scolaire en un espace inclusif et équitable, au bénéfice de tous les enfants des régions de Kayes et Nioro. BMS/MD (AMAP)

Culture Mali 2025 : L’artiste plasticien Abdoulaye Konaté, parrain du mois d’avril, expose sur  création artistique et société

Bamako, 15 avril (AMAP) Le parrain du mois d’avril de Culture Mali 2025, l’artiste plasticien, Abdoulaye Konaté, a animé, mardi, une conférence de presse au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako (CAMM-BFK) sous le thème : « la création artistique et la société », dans le cadre de ses activités de mise en œuvre du programme « Culture Mali 2025 », de l’Année de la culture au Mali, décrétée par le président de la Transition. Abordant le thème, l’artiste-plasticien a dit que lorsqu’il était directeur de l’école de CMMA-BFK qu’il a senti un vide de compréhension, de conceptualisation des idées au niveau de la création artistique. « C’est pour cela que j’ai proposé le thème pour que les élèves, en dehors de leur pratique, puissent faire des recherches sur les concepts, la démarche à suivre, l’intérêt de la culture par rapport au développement de la société ». Et, ce programme de parrainage permet au parrain d’être en contact avec le public et d’exprimer des idées à la jeunesse, surtout celle estudiantine. « C’est un grand honneur qu’on nous accorde », a-t-il dit. Le représentant du ministre de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le conseiller spécial, Guimbala Bagayoko a dit sa satisfaction devant « la qualité du conférencier, son talent d’artiste-plasticien qui a fait découvrir son savoir-faire au public. » « En suivant son exemple beaucoup d’étudiants peuvent aller très loin », a poursuivi le conseiller spécial qui a rappelé que ce principe de parrainage est de choisir un personnage chaque mois. « Et, ce que nous attendons des parrains est de partager leur connaissance. Un parrain n’est pas choisi au hasard, il est choisi àcause de son talent, de sa compétence et de ce qu’il a déjà fait. Un tel personnage accepte d’accompagner le ministère dans la réalisation de son projet dont l’idéal de faire profiter les étudiants. D’où le choix des milieux scolaire et universitaire », a expliqué M. Bagayoko. Le conférencier a partagé ses expériences avec les futures générations. Il leur a, notamment, expliqué la maitrise de la technique de l’Art. Le public a retenu, à travers, ce partage d’expériences que la création est fondamentale dans la société. Et que les praticiens de l’Art ont obligation de rendre cette société vivante, parce que la crétion est la mémoire de la société. La conférence  est organisée en collaboration avec le ministère de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako (CAMM-BFK) Né en 1953 à Diré au Mali. Abdoulaye Konaté est une figure majeure de la scène artistique contemporaine du Mali et du continent africain. ST/MD (AMAP)        

Trafic routier : Plus d’un milliard de Fcfa pour réhabliter le pont de Kassaro

Bamako, 15 avr (AMAP) La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et le directeur de la Société chinoise Covec Mali, Zhang Lunkun, ont signé, mardi, le protocole d’accord d’un milliard 600 millions de Fcfa, pour la réhabilitation du pont de Kassaro, dans la Région de Kita (Ouest), dont les travaux dureront quatre mois. La cérémonie de signature, à l’hôtel de Finances, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a été suivie d’une rencontre avec la directrice des opérations de la Banque mondiale au Sahel, Clara De Sousa. Avec celle-ci, les deux ministres ont discuté des projets visant à éradiquer les conséquences des inondations. La réhabilitation du pont de Kassaro intervient après des dégâts considérables causés par une pluie diluvienne qui s’est abattue le 30 août 2024 dans la region. Cet incident a entrainé le report du programme de reprise du trafic ferroviaire qui était prévu pour le 15 septembre de la même année. La ministre chargée des Transports a assuré qu’à la date d’aujourd’hui, le matériel roulant n’a pas de problème et peut assurer le trafic entre Bamako et Kayes une fois que le pont sera réhabilité. Le ministre de l’Économie et des Finances a, pour sa part, dit qu’à la suite des inondations de l’année dernière, le président de la Transition a décrété l’état d’urgence et engagé le gouvernement à trouver les voies et moyens afin de soulager les populations des dures conséquences des crues et prendre les mesures nécessaires pour éviter que les prochaines pluies ne causent autant de dégâts. Alousséni Sanou a rappelé que le Chef de l’État a instruit de mettre à disposition 4 milliards de Fcfa sur le budget d’État afin de faciliter la réalisation de ces ambitions. Pour M. Sanou, les 4 milliards de Fcfa ont été utilisés pour enrayer en partie les conséquences et prévenir d’éventuelles inondations. « Avec l’ensemble des acteurs impliqués et le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), nous avons pu déterminer certaines actions qu’il faut mettre en œuvre et financer d’urgence. Pour ce financement, la Banque mondiale a bien voulu autoriser la mobilisation d’un montant total de 43 milliards de Fcfa dans un premier temps, indiquant qu’une deuxième phase pourrait intervenir », a fait savoir le patron de l’hôtel des Finances. Sur les 43 milliards de Fcfa, 18 milliards ont déjà été engagés. Aujourd’hui près de 32 milliards de Fcfa sont en cours d’exécution pour permettre d’éradiquer les conséquences des inondations dans les domaines de la santé, l’éducation, les transports, le développement social, l’humanitaire sur l’ensemble du territoire national. Le ministre de l’Économie et des Finances a expliqué que deux autres projets doivent intervenir rapidement avec l’accompagnement de la Banque mondiale, avant la période de l’hivernage. Ils concernent la réalisation de la route de contournement de Sébénikoro en Commune IV du District de Bamako qui va coûter environ 4 milliards de Fcfa et la réhabilitation des caniveaux qui encerclent la ville de Bla pour un montant de 400 millions de Fcfa. « Ce contournement, a dit Mme Dembélé Madina Sissoko va soulager les populations d’une trentaine de villages et permettra un désenclavement continue de toute la Commune du Mandé. » La directrice des opérations de la Banque mondiale au Sahel a salué l’organisation de cette réunion de reconnaissance à l’endroit de son institution. Clara De Sousa a partagé la reconnaissance de son institution avec toutes les équipes du gouvernement qui ont travaillé avec la Banque mondiale pour mettre en œuvre le programme d’urgence afin de faire face aux inondations de l’année dernière. « Nous avons mobilisé, entre autres, des ressources additionnelles à travers une fenêtre spéciale de réponse aux crises climatiques. Le changement climatique est présent et nous devons nous organiser de façon à être plus agiles pour répondre à ces types de défis », a-t-elle confié, assurant que l’institution de financement du développement « reste résolument engagée aux côtés du Mali pour l’accompagner dans ces programmes de développement. » AKC/MD (AMAP)

Canicule : la Commission Nationale des Droits de l’Homme appelle à des mesures urgentes face à la surpopulation carcérale

Bamako, 14 avr (AMAP) La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) alerte ce lundi 14 avril 2025 sur la situation alarmante des prisons maliennes en période de canicule et pointe du doigt la surpopulation carcérale qui menace les droits fondamentaux des détenus, dans un communiqué. « La surpopulation expose les détenus à des risques graves notamment des atteintes à leur droit à la vie et à leur santé en cette période de fortes chaleurs » déclare le président de la CNDH Pr Alkadri Diarra La CNDH appelle le gouvernement à agir rapidement pour prévenir les violations des droits humains dans les prisons « Nous exhortons les autorités à prendre des mesures urgentes afin de protéger les détenus dans ces conditions extrêmes » insiste le Professeur DIARRA elle s’appuie sur la Constitution malienne du 22 juillet 2023 la Convention contre la torture de 1984 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 ainsi que la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples de 1981 pour fonder son plaidoyer La Commission encourage également les efforts pour améliorer les conditions de travail du personnel pénitentiaire « Le Gouvernement doit continuer à soutenir les agents de l’administration carcérale pour garantir un environnement de travail décent » ajoute le président de la CNDH Enfin la CNDH rappelle l’importance d’une responsabilité collective « La protection des droits de l’Homme nous concerne tous car nul n’est à l’abri d’une violation de ses droits » conclut le Professeur Alkadri DIARRA Chevalier de l’Ordre National OS/MD (AMAP)

Prévision Météo hebdo : De la pluie et moins de canicule dans la semaine du 14 au 20 avril 2025

Bamako, 14 avr (AMAP) La période du 14 au 20 avril 2025 sera caractérisée par un ciel nuageux à couvert et une visibilité assez bonne, annonce, lundi, Mali-Météo, dans son bulletin hebdomadaire. « Les températures minimales seront comprises entre 21°C à 28°C. Les plus basses sont prévues dans la Région de Taoudenit (Nord). Les températures maximales seront comprises entre 37°C à 44°C. Les plus fortes températures sont prévues dans les régions de Kayes et Nara (Ouest) ». La pluie est prévue du lundi au vendredi dans le District de Bamako et les Régions de Sikasso, Bougouni, (Sud), Kita (Ouest), Dioila, Koulikoro, Mopti, Ségou (Centre). OS/MD (AMAP)

Festival des arts et de la culture de Djitoumou « N’gonidjiguisso » : la 14ème édition a vécu

Par Abdoulaye COULIBALY AMAP Ouélessébougou  Ouélessébougou, 14 avr (AMAP) La 14ème édition du Festival des arts et de la culture de Djitoumou  » N’gonidjiguisso », « le retour du Ngoni »,s’est déroulée, du vendredi 11 au dimanche 13 avril 2025, avc plus de deux cent festivaliers, dans le village de N’dabougou, à 8 kilomètres de la ville de Ouélessébougou, L’évènement, destiné à promouvoir et sauvegarder le patrimoine artistique et culturel local de Djitoumou, en mettant en avant les pratiques artistiques ancestrales, a rassemblé toutes les autorités administratives, communales et coutumières de Ouélessébougou, ainsi que des festivaliers, venus de divers horizons du pays, sous la présidence du conseiller technique, représentant du Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Abdoulaye Diombana, accompagné d’une forte délégation. L’un des objectifs clés de ce festival, est la valorisation des instruments locaux en voie de disparition, notamment le « Ngoni  » Dans son discours d’ouverture, le conseiller technique du ministre, après les salutations et remerciements d’usage a la population de N’dabougou, pour l’accueil chaleureux réservé à la délégation et aux autorités locales, a félicité les organisateurs d’avoir initié « un festival dont le contenu est très riche en activités, visant non seulement à promouvoir la culture locale de Djitoumou, mais aussi la préserver. » Djombana a rappelé le ferme engagement des hautes nationales « à sauvegarder notre culture. » « Notre présence à cet événement s’inscrit en droite ligne de l’initiative adoptée par le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goita, de faire de 2025, l’Année de culture. » Le représentant du ministère en charge de la Culture, a officiellement lancé les activités de la 14ème édition du Festival des arts et de la culture de Djitoumou, « N’gonidjiguisso ». Durant trois jours, le festival a offert une gamme impressionnante d’activités culturelles notamment, un concours de musique, une conférence débat, sous le thème: « Cousinage à plaisanterie, solidarité et la transmission du savoir », une exposition culturelle, une foire artisanale et gastronomique, des animations folkloriques, des concerts grand public, comme menu de cette rencontre culturelle. AC/MD (AMAP)