Communiqué du Conseil des ministres du mardi 13 mai 2025
PRIMATURE ————- SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ————– CM N°2024-20/SGG. REPUBLIQUE DU MALI Un Peuple-Un But-Une Foi ————– COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MARDI 13 MAI 2025 Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le mardi 13 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté un projet de texte. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique en République du Mali. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral a organisé des concertations en vue de soumettre à l’appréciation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur, les propositions faites par les partis politiques et les organisations de la Société civile sur : la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du Statut du chef de file de l’opposition ; l’interdiction du nomadisme politique politique en cours de mandat A l’issue des travaux desdites concertations, les recommandations suivantes ont été formulées : – la dissolution des partis politiques et leur réorganisation par une nouvelle législation ; – la suppression du financement public des activités des partis politiques ; – l’audit du financement public des partis politiques ; – la suppression du Statut du chef de file de l’opposition politique à travers l’abrogation de la Loi n°2015-007 du 04 mars 2015 portant Statut de l’opposition ; – la relecture de la Charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi GOITA comme Président de la République pour un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de l’AES ; – le durcissement des conditions de création des partis politiques. Le projet de décret s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la recommandation relative à la dissolution des partis politiques et son extension aux autres formes d’organisations à caractère politique. Il dissout les partis politiques et les organisations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire national. Cette mesure qui ne porte pas atteinte à la démocratie et au multipartisme, prescrit entre autres : – l’interdiction de toute réunion des membres des partis politiques et des organisations à caractère politique dissous ; – l’interdiction à toute personne de favoriser la réunion des membres d’un parti politique dissous, notamment en consentant l’usage d’un local dont elle dispose ou la mise à disposition de tout autre moyen à des fins politiques ; – l’interdiction de toute activité comme fondateur, président, directeur ou administrateur des organisations dissoutes ; – l’interdiction de toute autre activité politique ou à caractère politique de la part des organisations dissoutes. Le Secrétaire général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national |
Mali : Rencontre d’échanges et de partage entre acteurs de la Communication
Bamako, 13 mai (AMAP) Un atelier d’échanges et de partage, organisé par le ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, réuni, du mardi au jeudi, à Banakoroni divers acteurs de la Communication afin de réfléchir sur les interactions entre les acteurs des médias, faire l’état des lieux des réseaux sociaux au Mali, leurs défis et perspectives, faire l’état des lieux de la règlementation et de la régulation des médias au Mali. L’atelier de trois jours, qui servira de cadre d’échanges, a ouvert sa première journée sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré. Il s’agit, globalement de renforcer les rapports entre les acteurs des médias pour une meilleure compréhension réciproque et une plus grande réactivité de ces acteurs face aux enjeux nationaux. Et spécifiquement, de renforcer la cohésion entre les acteurs des médias publics et les acteurs des médias privés, les animateurs des réseaux sociaux, les vidéastes et les communicateurs traditionnels. Tout comme de renforcer la collaboration entre les acteurs des médias et le département de tutelle, créer un cadre permanent d’échange entre les acteurs des médias et dissiper les incompréhensions entre acteurs des médias. Le panéliste du jour, Modibo Fofana, président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL-Mali) a fait une présentation, largement appréciée par les participants, su r « L’état des lieux des réseaux sociaux au Mali : Défis et perspectives ». Le présentateur a rappelé le contexte mondial de l’utilisation des réseaux sociaux avec des statistiques à l’appui, à l’échelle globale et nationale. Les acteurs de la communication dans leur diversité, officient dans les médias traditionnels (presse écrite du service public et privée, radios, télévisions du service public et privées, agences de communication publiques et privées). A ceux-ci se sont ajoutés, depuis quelques années, de nouveaux acteurs comme les animateurs de réseaux sociaux, les vidéastes communément appelés « vidéo-mans », les youtubeurs, les créateurs de contenu,les communicateurs traditionnels. Les productions de ces différents acteurs se nourrissent les unes des autres, Cependant des obstacles existent devant la collaboration entre, d’une part les acteurs des médias eux-mêmes, et d’autre part, entre ceux-ci et les animateurs et responsables des institutions du pays. Cet atelier est initié par le ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, pour minimiser l’impact de ces obstacles et favoriser un dialogue franc, une collaboration sincère entre tous les acteurs de la communication et les institutions productrices d’objets de communication. MD (AMAP)
Mali – Dissolution des partis politiques et organisations à caractère politique par décret présidentiel (Officiel)
Bamako, 13 mai (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, a promulgué par décret portant dissolution de tous les partis politiques et organisations à caractère politique sur l’ensemble du territoire malien, selon un communiqué officiel publié ce mardi, à Bamako, après un Conseil des ministres extraordinaire. « Les partis politiques et les organisations à caractère politique sont dissous sur toute l’étendue du territoire national », stipule l’article 1er du décret n°2025-05/PT-RM, pris en Conseil des ministres. La mesure entraîne l’interdiction de toute réunion, activité ou administration liée aux entités dissoutes. « Toute réunion des membres de ces organisations est formellement interdite, de même que l’utilisation de locaux ou de moyens à des fins politiques », a précisé le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, par ailleurs Premier ministre, chef du gouvernement. « Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par les lois en vigueur, » selon l’article 3. Le décret précise que les personnes occupant des postes dans les institutions politiques ou administratives, désignées par des partis ou organisations dissous, peuvent continuer leurs missions. « Ces personnes ne pourront, toutefois, se prévaloir de leur ancienne affiliation politique », a souligné le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué. Cette décision s’appuie sur les consultations des Forces vives de la Nation tenues les 16 et 17 avril 2025 dans les régions, le district de Bamako et auprès des Maliens de l’extérieur, ainsi que sur la phase nationale des 28 et 29 avril 2025. « Elle s’inscrit dans le cadre de la Constitution, de la Charte de la Transition et de plusieurs lois, notamment la loi n°2025-005 du 13 mai 2025 abrogeant la Charte des partis politiques et le statut de l’opposition » justifie le gouvernement Le décret abroge, également, le décret n°2025-0318/PT-RM du 7 mai 2025, qui suspendait les activités des partis politiques. OS/MD (AMAP)
13e édition du Grand tour du Mandé, étape de Kangaba
Kangaba, 13 mai (AMAP) Le promoteur du Grand tour du Mandé (Kirina, Kangaba, Kéla), le célèbre griot Bourama Soumano, président de l’Association Kouma et ses amis ont été reçus avec tous les honneurs lundi 12 mai 2025, à Kangaba (Ouest) sur la place du Kama-blon, dans le cadre de la 13e édition de l’évènement, a constaté l’AMAP. « Si le Grand tour du Mandé se renforce d’année en année, c’est seulement et surtout grâce à la bénédiction des sages du Mandé », a déclaré M. Soumano face aux dignitaires venus au grand complet l’accueillir sur la place publique de Kangaba. Selon lui, l’Association Kouma n’est autre qu’une association pour valoriser nos valeurs culturelles. Cette édition 2025 correspond à l’année dédiée à la Culture par le général d’Armée Assimi Goïta président de la Transition chef de l’Etat a rappelé le président de l’Association Kouma. Il a invité « les sages du Mandé à formuler des bénédictions pour son association et le Grand tour du Mandé en général, et pour la Transition et son président le général d’Armée Assimi Goïta en particulier. » Au nom des sages de Kangaba, Namory Traoré de la famille fondatrice de Kangaba a formulé des bénédictions pour le Mali. Il a réaffirmé le soutien indéfectible du Mandé à la Transition malienne. SD/MD (AMAP)
Kayes : Le colonel Boubou Bocoum prend le commandement de la Région militaire N°4
Kayes, 13 mai (AMAP) La passation de service entre le nouveau commandant de la Région militaire N°4, le colonel Boubou Bocoum, et l’ancien, le colonel Moussa Ongoïba s’est déroulée lundi 12 mai 2025 au Camp militaire Mamadou Lamine Dramé de Kayes (Ouest), sous la présidence du général de brigade Arouna Samaké, chef d’état-major de l’Armée de Terre, en présence d’Amadou Dicko, directeur de Cabinet du gouverneur de la Région de Kayes et de nombreux invités militaires et civils. Elle a été marquée par un défilé qui a enregistré la participation de la Nouba, du drapeau et de sa garde et des sections des autres composantes des forces de défense et de sécurité. Avant de poser ses valises dans la Cité des rails, le colonel Boubou Bocoum était, jusqu’en janvier dernier, le commandant du poste de Commandement tactique de Nioro (PC TAC – Nioro) dans le cadre de l’opération Maliko. Le nouveau commandant de la Zone de défense N°4 détient au moins 5 médailles nationales et internationales, dont la Médaille d’argent de l’Ecole de guerre de Moscou avec la mention « Excellent » (2024) et la Médaille commémorative de campagne (2003). Il a aussi occupé le poste de chef d’Etat-major de la Région militaire N°3 à Kati. Au début de sa carrière militaire, il a obtenu le diplôme de Chef de section d’infanterie à l’Ecole militaire interarmes (EMI) de Koulikoro. En 1999, il a eu le diplôme de parachutiste au Bataillon des commandos parachutistes de Djicoroni (Bamako). Le colonel Bocoum a décroché un autre parchemin de l’Ecole de guerre et un master en défense et Sécurité nationale avec mention « Excellent à l’Ecole de guerre de Moscou. Son mémoire de fin d’études portait sur le thème « Justification stratégique militaire des domaines prioritaires de la construction et du développement des forces armées du Mali ». Au regard de ses expériences tant dans notre pays qu’ailleurs, le nouveau patron de la Région militaire N°4 entend œuvrer pour renforcer la sécurité dans les régions administratives de Kayes, Nioro et Kita. En mars 2021, le colonel Boubou Bocoum avait participé à la Conférence internationale de Niamey sur la stabilisation des Zones de conflit et le terrorisme insurrectionnel dans le Sahel Central et le Bassin du Lac Tchad. « Je prends ce commandement avec humilité et je mesure la portée de toute la responsabilité qui est la mienne. Les actions qui seront très prochainement entreprises s’inscrivent dans le cadre de la continuité, en renforçant les acquis qui trouent leur fondement dans la vision stratégique du chef d’état-major de l’Armée de terre. Les actions futures iront dans le sens des défis à relever », a déclaré à la presse le commandant entrant , « Il y a des enjeux sécuritaires dans la région, à travers les nombreux flux commerciaux sur le plan économique entre, d’une part le Mali et le Sénégal, et d’autre part, entre le Mali et la Mauritanie. La 4ème région militaire, en plus de la région administrative de Kita, couvre les régions administratives de Kayes et Nioro, qui font frontière, respectivement, avec le Sénégal et la Mauritanie », a expliqué le colonel Boubou Bocoum, à l’issue de la cérémonie de passation de témoin. Le colonel Bocoum a, aussi, rendu un hommage à tous ses prédécesseurs qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour assurer et maintenir à bon niveau l’organisation de fonctionnement de cette prestigieuse région militaire. Il a aussi remercié la presse pour l’intérêt qu’elle porte au travail des forces de défense et de sécurité. Son prédécesseur, le colonel Ongoïba, qui avait pris fonction le 2 mai 2024, s’était engagé à assurer la paix, la sécurité, la libre circulation des personnes et de leurs biens dans l’ensemble de sa zone défense. BMS/MD (AMAP)
Mali : Le président de la Transition promulgue la Loi portant abrogation de la Charte des partis politiques et du statut de l’opposition
Bamako, le 13 mai (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a promulgué, mardi ce matin, au palais de Koulouba, la loi portant abrogation de la Loi N°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques et de la Loi N°2015-007 du 4 mars 2015 portant statut de l’opposition politique, a appris l’Amap de source officielle. Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté cette Loi N°2025-005 du 13 mai 2025 en séance plénière lundi, 12 mai dernier. L’article 1 de la Loi promulguée par le chef de l’Etat précise que « sont et demeurent abrogés dans toutes leurs dispositions la Loi N°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques et la Loi N°2015-007 du 4 mars 2015 portant statut de l’opposition politique. » En son article 2, elle annonce qu’une Loi détermine les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques conformément à la Constitution. La Loi d’abrogation sera enregistrée et publiée au Journal officiel (JO). OD/MD (AMAP)
Remise d’un chèque de plus de 290 millions de Fcfa pour les ayants droit d’un Malien victime d’accident de la circulation en Italie
Bamako, 12 mai (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a remis symboliquement, ce lundi, à Bamako, un chèque de 297 593 240 Fcfa aux ayants droit de Moussa Arama, un ressortissant malien décédé dans un accident de la circulation routière survenu en juillet 2023, en Italie. C’est grâce à l’accompagnement diligent du bureau du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) que des démarches ont été entreprises auprès de la compagnie d’assurance afin d’obtenir une compensation financière destinée à soutenir la famille du défunt. Ces efforts combinés à l’appui du ministère chargé des Maliens établis à l’Extérieur, ont permis d’aboutir à une indemnisation. Mossa Ag Attaher, ému, compatissant à la douleur et la tristesse de la famille et exprimant le « témoignage tangible de la solidarité nationale, » a déclaré : « Réparons une injustice et honorons une vie ». Et d’ajouter : « Je suis ému de voir l’aboutissement de cette chaîne de solidarité grâce à l’implication du bureau du HCME basé en Italie qui a eu gain de cause au niveau judiciaire ». En remettant symboliquement ce chèque Mossa Ag Attaher, a invité les ayants droit à faire « bon usage de l’argent », après avoir exprimé que le décès de Moussa Arama a profondément peiné notre communauté en Italie. Le président du HCME, Habib Sylla, a relevé la bonne collaboration de la structure avec le ministère des Maliens établis en Extérieur et de l’Intégration africaine sous l’égide du ministre Ag Attaher. De son côté, le représentant de la famille du défunt, Souleymane Arama, submergé par l’émotion, s’est contenté de saluer et remercier l’État du Mali et le HCME, surtout son conseil de base en Italie. OD/MFD (AMAP)
Kangaba: Clôture de la 9e édition du Festival international Art-Femme de Deguela
Kangaba, 12 mai (AMAP) La 9e édition du Festival international Art-Femme dont la cérémonie d’ouverture, a été présidée par le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a eu lieu, du 6 au 11 mai 2025, à Bamako et Deguela, sous le thème « Création et Tradition : quel impact sur la femme », a constaté l’AMAP sur place. Initiative de Mme Mama Koné, directrice de l’Association culturelle Côté-Cour et native de Deguela, le festival promeut la créativité féminine à travers les arts du spectacle et la tradition orale. Selon Mme Koné, cette édition s’inscrit dans l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Des ateliers sur la dramaturgie, la régie son et lumière et la sténographie, débutés dès le 2 mai à Bamako, ont constitué les temps forts du festival. Sept pays – Burundi, Guinée, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal, Gabon et Bénin – y ont participé. Des attestations de reconnaissance ont été remises aux participantes des ateliers, et un prix spécial a été décerné au ministre Mamou Daffé pour ses initiatives culturelles. Par ailleurs, le ministre a présidé, le 10 mai, l’ouverture du festival Kouma de Kéla, dans la même région. SD/OS/MD
13è édition de la Bourse des semences à Sikasso : Le ministre de l’Agriculture plaide pour l’utilisation des semences de qualité à haut potentirel de rendement
Sikasso, 13 mai (AMAP) « L’utilisation des semences de qualité, à haut potentiel de rendement, par les exploitants agricoles constitue le tremplin idoine pour relever le défi de l’augmentation soutenue de la production et de la productivité agricole », a déclaré le ministre de l’agriculture, Daniel Siméon Kéléma, lors de la 13ème édition de la Bourse des semences, vendredi dernier, au stade Babemba Traoré de Sikasso. Il a poursuivi : « les semences de qualité contribuent à hauteur de 35 à 40% au rendement agricole », ajoutant que selon une étude de la Banque mondiale réalisée en 2008, l’utilisation de certaines variétés de semences hybrides peut accroître jusqu’à 50% le rendement du champ. L’évènement était organisé par l’Association semencière du Mali (ASSEMA), en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers ainsi que la direction nationale de l’agriculture, été sponsorisée par Agra. « L’institutionnalisation de l’achat des semences pour une meilleure promotion des sociétés et coopératives semencières du Mali », était le thème retenu pour la présente édition. On notait la présence du président de l’ASSEMA Moussa Sidibé, de celui de l’union des producteurs de semences du Burkina Faso Moussa Ouédraogo, de la coordinatrice de Soil values/IFDC Gnamoye Traoré, du monde rural et plusieurs acteurs du secteur des semences. Le choix de Sikasso se justifie non seulement par une forte présence de coopératives et producteurs de semences mais, aussi, par la diversité des cultures dans la région. Cette 13ème édition offre l’occasion aux organisateurs de contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers l’utilisation des semences de variétés améliorées. Elle permettra, entre autres, de développer la contractualisation dans la chaine de valeur des semences, d’élaborer des textes sur la commercialisation des semences, d’informer et de sensibiliser les acteurs sur l’importance de l’institutionnalisation dans la chaine de valeur des semences certifiées. Également, elle permettra de promouvoir l’utilisation des semences de variétés améliorées et adaptées aux changements climatiques, de créer un cadre d’échange direct entre les différents acteurs du secteur semencier (B2B). Le ministre de l’Agriculture, qui avait à ses côtés, son collègue de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Mme Diarra Djénéba Sanogo, et la gouverneure de la Région Mme Kanté Marie claire Dembélé, a encouragé l’initiative de l’ASSEMA qui permettra de mettre en place une plateforme d’échanges et de partage d’expérience entre les professionnels du secteur semencier, les exploitants agricoles et les services techniques de promotion agricoles. Daniel Siméon Kéléma a, enfin, assuré la disponibilité de son département pour accompagner la mise en œuvre de l’ensemble des recommandations issues de la rencontre. Quant au président de l’ASSEMA. Moussa Sidibé, il a rappelé que l’organisation de la bourse des semences a débuté en 2006 à Sikasso. En plus d’être un espace d’échanges au seuil de la nouvelle campagne agricole, elle constitue une activité annuelle majeure pour l’ASSEMA et l’ensemble des acteurs semenciers. Moussa Sidibé a mis un accent particulier sur l’importance du thème. A cet effet, il a indiqué que l’institutionnalisation offre des conditions favorables à la promotion d’une industrie semencière innovante et qui répond aux besoins locaux à travers des sociétés et coopératives semencières. « En structurant l’achat des semences, les institutions peuvent nous offrir des programmes de soutien, des subventions ou des formations… L’accès aux semences de qualité et adaptées, contribue à la sécurité alimentaire en augmentant la productivité des cultures … », a expliqué M. Sidibé. Il s’est a adressé au ministre, en disant : « Nous comptons beaucoup sur votre bonne compréhension pour faire aboutir cette institutionnalisation en la confirmant très rapidement par un décret ou un arrêté afin d’alléger l’accès des marchés aux acteurs professionnels des semences au Mali ». Par ailleurs, il a remercié l’ensemble de ses partenaires pour leur accompagnement. De son côté, le président de l’Union des producteurs de semences du Burkina Faso, Moussa Ouédraogo, s’est félicité de la bonne organisation de l’évènement. Il a précisé qu’« aujourd’hui, nous devons travailler ensemble pour que si l’un des pays de l’AES est en manque de semence, l’autre puisse l’appuyer. » MFD/MD (AMAP)
15ème édition de la FIRKA : Sous le signe de la valorisation du patrimoine musical
Kayes, 12 mai (AMAP) La capitale de la 1ère région administrative du Mali, Kayes, a vibré du 8 au 11 Mai 2025 au rythme du Festival international des rails de Kayes (FIRKA) sous le thème « Patrimoine musical, moteur du vivre ensemble » en relation avec l’initiative du chef de l’Etat, le général d’armée Assimi Goïta, de décréter 2025, année de la culture au Mali. Cette 15ème édition s’est déroulée à la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), sous la présidence du gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. Elle s’articulait autour. Au programme de cet événement, figuraient plusieurs activités, dont des prestations de troupes musicales maliennes et sénégalaises, le défilé de mode, des panels et conférences. Lors de la cérémonie d’ouverture et des soirées récréatives, le public a admiré l’agilité et le talent des danseurs bamanan « Tiéblétié ». Les danseurs dénommés « Faux Lions » de Africa Rythme du Sénégal ont aussi émerveillé les festivaliers à travers leurs pas de danses. Samedi, le stand du Projet de renforcement du leadership et des capacités des organisations de la société civile (PROSCAP) a abrité un panel sur la valorisation des déchets plastiques organisé par l’ONG Stop Sahel dans le cadre du projet PROSCAP qu’elle pilote avec Oxfam et l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD), grâce à l’appui financier de l’Union européenne (UE). Cette rencontre de sensibilisation et d’éducation a permis à des exposantes de partager leurs expériences avec les femmes et les jeunes afin de créer des opportunités d’emploi et contribuer à la préservation de l’environnement. Une foire-exposition a mis fin à ce rendez-vous culturel annuel du promoteur de la Radio Séko de Kayes. Malgré des problèmes liés à l’organisation, Alou Coulibaly dit Black, promoteur de la Radio Séko de Kayes et son équipe ont su se frayer un chemin, en donnant un nouveau souffle à cette rencontre culturelle et artistique qui figure actuellement dans le Plan d’actions annuel du Port autonome de Dakar. Cette rencontre culturelle est le fruit de la collaboration entre Alou Coulibaly, et le Port autonome de Dakar (PAD). Les deux partenaires souhaitent la reprise du trafic ferroviaire car, le train qui favorise les échanges commerciaux et le brassage des peuples, fait partie du patrimoine culturel, de l’identité de cette région frontalière du Sénégal. De ce fait, le FIRKA est perçu comme un facteur de développement. Depuis quelques années, le PAD exprime sa solidarité en direction des pupilles, des veuves, soutient des activités sportives, dont le cyclisme. Il a aussi financé la clôture du cimetière de Soutoucoulé dans la Commune de Khouloum, Cercle de Kayes. Pour le général de brigade Moussa Soumaré, le FIRKA incarne la vivacité artistique de sa région, mais aussi la mémoire collective d’un patrimoine lié au chemin de fer. « Le Festival incarne non seulement la vitalité artistique de notre Région mais aussi, la mémoire collective d’un patrimoine lié au chemin de fer, vecteur historique d’unité, d’échanges et de développement de notre région », a déclaré le gouverneur. Cette édition, parrainée par Mme Fatoumata Batouly Niane de Touly’s Group, est, selon lui, une preuve tangible de la résilience des acteurs culturels, de la persévérance de ses organisateurs et du soutien constant des partenaires engagés dans la promotion de la culture, comme un levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable. D’après le gouverneur, le thème cadre parfaitement avec le rôle prépondérant que joue le patrimoine musical dans la recherche de la cohésion sociale, la paix et du vivre-ensemble. BMS/MD (AMAP)

