Maroc : la Princesse Lalla Hasnaa préside la 1ère session du Conseil d’administration de la Fondation du théâtre royal de Rabat

Rabat, 15 mai (AMAP) Son Altesse Royale, la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation du théâtre royal de Rabat, accompagnée de Mme Brigitte Macron, a présidé, jeudi, la première session du Conseil a de ladite Fondation dans les locaux de l’institution culturelle et artistique, rapporte Mahgreb Arab Presse (MAP). « Fruit de la vision éclairée de SM le Roi, le théâtre royal de Rabat se veut une concrétisation de la Haute Sollicitude Royale sans cesse manifestée à l’égard de l’art et de la culture ?, indique MAP. Son Conseil d’administration, « formé d’éminentes personnalités issues d’horizons différents, s’attachera, dans le cadre des hautes orientations royales, à fixer et à enrichir un cadre stratégique pour cette institution ». Ce Conseil est composé de : -Cheikha Al Mayassa Bint Hamad Al-Thani, Présidente du Conseil d’administration de Qatar Museums ; -Mme Brigitte Macron, épouse du Président de la République française ; -M. Othman Benjelloun; -M. Michael Zaoui ; -M. Makhtar Diop ; -Mme Huda Alkhamis-Kanoo ; -M. Gad Elmaleh ; -M. Michel Canesi ; -Mme Hélène Mercier-Arnault ; -M. Farid Bensaïd ; -M. Mohamed Yacoubi. MD (AMAP)

Budget 2024 de la mairie de la Commune III : Un taux de réalisation de 85%

Bamako, 16 mai (AMAP) Les réalisations du budget de la Maire de la Commune III du district de Bamako, au 31 décembre 2024, se sont chiffrées à 5 516 426 321 Fcfa soit un taux de 85%, a annoncé, vendredi, la maire Mme Djiré Mariam Diallo, lors de la restitution publique du compte administratif de la Commune pour l’exercice 2024, dans les locaux de la mairie. « Le budget 2024 de la Commune III du district de Bamako a été arrêté en recettes et dépenses à la somme de 6 941 264 397 Fcfa. Sur une prévision annuelle de recettes de fonctionnement de 6 487 831 170 Fcfa, les réalisations, au 31 décembre 2024, se sont chiffrées à 5 516 426 321 Fcfa soit un taux de 85% avec un reste à réaliser de 971 401 849 Fcfa », a déclaré l’édile. Cet exercice dont l’objectif est « d’instaurer la transparence dans la gestion des affaires publiques », était présidé par le représentant du gouverneur du District de Bamako,  Mangoro Konaté , en présence d’autres invités de marque. « Les objectifs de la restitution publique sont, entre autres, de mobiliser les citoyens autour des affaires publiques locales, instaurer la transparence dans la gestion des affaires publiques, susciter l’émulation et l’esprit de l’exercice de la citoyenneté pour faciliter le paiement des impôts et taxes, renforcer la confiance mutuelle, renforcer la confiance et la gouvernance à travers la redevabilité », a précisé le Maire de la Commune III, Mme Djiré Mariam Diallo. Quant au représentant du gouverneur du district de Bamako, Mangoro Konaté, il a indiqué que cet exercice est un devoir exigé pour toutes les mairies, qui démontre l’efficacité dans la transparence d’une gestion financière.  « C’est un exercice qui oblige le responsable de la commune à rendre compte à ses populations de ce qu’il a fait. La restitution publique du compte d’administratif est un processus qui est crucial pour la transparence financière et la bonne gouvernance des activités. Elle consiste à rendre publique les recettes et les dépenses réalisées par la collectivité, au cours de l’année écoulée. Et c’est dans le but de rendre compte aux citoyens de la gestion », a dit M. Konaté. La première responsable de la mairie a assuré savoir que les attentes sont grandes. « Vos espoirs à la commune sont immenses. Sachez que nous avons la même mission, celle de développer la commune.  Et cela ne peut se réaliser, sans compromission, que dans une fermeté courtoise qui met en avant nos valeurs socio-culturelles. Pour atteindre les objectifs, il y a déjà les taxes mais, nous comptons essentiellement sur le payement des taxes, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), gage de citoyenneté et de gouvernance », a-t-elle conclu. MMD/MD (AMAP)

Conférence inaugurale de Faso Sifinso : Un espace d’échange pour bâtir le Mali kura

Bamako, 16 mai (AMAP) Des chercheurs, historiens, enseignants, hommes de culture et étudiants ont participé, jeudi, à la conférence inaugurale de « Faso Sifinso»,  sur le thème : «Yérédon», c’est-à-dire les repères fondamentaux pour la jeunesse malienne, développé par le Professeur de Nko, Mamadi Keïta, et Seydou Idrissa Traoré de l’Association djoko ni maaya. Dans un amphithéâtre Kary Dembélé de l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako archicomble, les deux conférenciers ont mis l’accent sur « l’importance de la connaissance de soi et de ses racines pour bâtir une jeunesse consciente, patriote et porteuse du Mali nouveau. »  Selon eux, « il s’agit de bâtir un modèle de Malien qui inspire l’amour de la patrie, la reconnaissance et le respect de nos valeurs ancestrales. » Placée sous le haut patronage du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la cérémonie était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. C’était en présence de ses collègues de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, et de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané. Le ministre chargé de la Culture a expliqué le concept « Faso Sifinso », qui est un programme socioéducatif destiné à être déployé dans l’ensemble des établissements scolaires du pays, notamment du primaire à l’université. C’est un espace dédié aux débats, à la transmission des valeurs et à l’éducation à la citoyenneté. « Nous allons utiliser l’art pour éduquer nos enfants comme dans nos traditions. Ce programme vise aussi à recréer un lien entre les jeunes et les valeurs fondatrices du Mali », a dit le ministre Mamou Daffé. Selon lui, il s’agit d’un projet structurant, centré sur la production et la diffusion d’outils d’art social, à travers des activités culturelles régulières comme le théâtre, les contes, les conférences, les animations en club, etc. La finalité de ‘Faso Sifinso’ « est de former une jeunesse malienne patriote, enracinée dans ses traditions, consciente de son identité et de son rôle dans la construction du Mali kura. » Le programme entend répondre à l’appel du président de la Transition pour la refondation des mentalités, dans un contexte marqué par une profonde crise de repère chez les jeunes. Mamou Daffé a, aussi, attiré l’attention du public « sur la déperdition de la jeunesse malienne qui est aussi plus grave que le terroriste. » « De nos jours, il est urgent de reconstruire sur nos fondements, nos valeurs régaliennes et notre Dambé », a insisté le ministre avant d’annoncer qu’il est prévu d’organiser, chaque jeudi, des activités artistiques et culturelles dans les espaces scolaires et universitaires afin de revenir à nos valeurs. Il a soutenu que « plusieurs conférences thématiques permettront d’enrichir la réflexion sur les piliers de notre identité », avant de saluer l’engagement collectif des membres du gouvernement pour la refondation de Mali Kura. Ses collègues du gouvernement ont exprimé leur adhésion au projet et réitéré leur volonté d’accompagner l’initiative pour sa réussite. Ils ont, aussi, confirmé l’importance de ‘Faso Sifinso’ dans la refondation du Mali. Pour sa part, le directeur général de l’ENSUP, Moussa Keïffing Kanté, a souligné que les structures d’encadrement de la jeunesse, de la famille, des groupes d’âge, du village ont historiquement joué un rôle fondamental dans la transmission des valeurs africaines. Pour Seydou Idrissa Traoré, « cet espace socio-éducatif nous enseigne le Yèrèdon, connaissance de soi, pour savoir d’où nous venons et où nous allons ». À noter que l’événement est organisé par le Ministère en charge de la Culture dans le cadre de 20025, Année de la culture. GT/MD (AMAP)                                                                

48ème anniversaire de la disparition de Modibo Kéita: Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga dépose une gerbe de fleurs sur sa tombe

Bamako, le 16 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, a respecté la tradition, ce vendredi matin, en déposant une gerbe de fleurs sur la tombe du premier président de la République du Mali, Modibo Kéita, au cimetière d’Hamdallaye, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Le chef du gouvernement, en présence de membres de son équipe, d’autorités administratives et politiques du District de Bamako et de représentants de la famille de l’illustre disparu, a indiqué qu’il s’agit de commémorer le 48ème anniversaire du décès du Père de l’indépendance, du Mali, « ancien instituteur très intègre, panafricaniste».. Feu, le président Modibo Kèita, est décédé en 1977. Après avoir souligné que c’est une cérémonie concernant la mort « d’un digne fils de notre Nation, » le Général de division Abdoulaye Maïga a présenté, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, du gouvernement et de tout peuple malien, « les condoléances plus émues » à la famille du défunt. « C’est également une cérémonie d’espoir du Mali à l’heure de la refondation », a-t-il estimé. « Car, a soutenu le Premier ministre, le Mali est obligé de faire un examen retrospectif, en regardant très loin, le combat du Président et de ses compagnons, le combat du panafricanisme pour la dignité du Malien et de l’Homme africain ». Il a, ainsi, salué les grandes réalisations et actes concrets de feu Modibo Kéita et ses compagnons. « Et si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce à leur engagement, leur abnégation», a-t-il reconnu, pour illustrer le dur et constant combat pour la souveraineté. Le Premier ministre a noté que le chef de l’Etat l’a bien compris et s’est régulièrement inspiré de l’œuvre de son prédécesseur, le président Modio Kéita. « Pour nous, également, c’est un exemple d’endurance et de résilience», a dit le chef du gouvernement avant de salué « la résilience du peuple malien qui a toujours soutenu les autorités de la Transition depuis le début. » Il a rappelé que « cette Transition n’a d’autres buts, d’objets que la satisfaction des intérêts vitaux du peuple malien». « Et, a-t-il ajouté, c’est un combat âpre, si nous regardons l’engagement du président Modibo Kéita pour le panafricanisme, son engagement pour la guerre de libération d’Algérie, on comprend aisément que les résultats escomptés à l’échelle du continent ne sont pas encore là. »  « C’est ce qui nous oblige, quelque part, à redoubler d’ardeur, d’effort afin que l’Afrique soit totalement indépendante, que notre souveraineté soit à la fois effective pour notre intérêt et celui des générations futures », a insisté le général de division Abdoulaye Maïga. OD/MD (AMAP)

Rencontre des acteurs de la communication : Les incompréhensions dans la corporation dissipées

Bamako, 16 mai (AMAP) L’atelier d’échanges et de partage des acteurs de la communication s’est terminé, jeudi, à Banankoro, sur le sentiment que des incompréhensions qui pourraient exister dans la corporation se sont dissipées et aussi de s’inscrire dans une dynamique de régulation rigoureuse du secteur, a constaté l’AMAP sur place Le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré, qui de présidence la clôture a estimé que « les fruits ont tenu la promesse des fleurs parce que les objectifs visés par le département en charge de la Communication en organisant cet atelier d’échanges et de partage entre les acteurs de la communication ont été largement atteints » Si l’on s’en tient, ne serait-ce qu’à l’opportunité qu’ont eu les animateurs du secteur de « crever l’abcès ». Un autre motif de satisfaction reste » la qualité des présentations et le niveau élevé des débats, parfois passionnés, mais sans laisser transparaitre un quelconque signe d’énervement », a dit M. Touré. Les travaux ont été sanctionnés par une trentaine de recommandations, notamment : réguler le secteur de la presse et celui des médias/réseaux sociaux, organiser une rencontre exclusivement sur la liberté de presse pour les acteurs de la communication et accélérer la dépénalisation du délit de presse (un participant qui a le sens de la dérision explique qu’il faut sanctionner le journaliste au niveau du portefeuille et non l’envoyer en prison). Eduquer et former aux médias et au numérique dès le secondaire, exiger un traitement impartial de l’information, mettre en place un mécanisme de financement public durable pour les médias et organiser les états généraux de la presse figurent aussi parmi les recommandations. La rencontre de trois jours a permis de faire un check-up des difficultés de collaboration entre acteurs des médias conventionnels et ceux des réseaux sociaux et de s’inscrire ensemble dans une dynamique de complémentarité, notamment en définissant les rôles et responsabilités de chacun. De nombreuses préoccupations ont été débattues au cours de l’atelier et souvent suivies de propositions réalistes. Au troisième et dernier jour de l’atelier, le conseiller technique au département en charge de la Communication, Gamer Dicko, a fait une intéressante communication sur « Le rôle de l’État dans la réglementation et la régulation des médias». Il a fait un survol de quelques concepts, notamment la liberté de presse et celle d’opinion, tout en expliquant qu’aucune liberté ne se donne, mais s’acquiert plutôt à la suite de combat. Le journaliste-communicant s’est étendu sur les textes qui régissent la presse. Il a fait un long développement des contenus de ces lois et décrets, portant sur le régime et délit de presse, la répression de la cybercriminalité ou relative aux services privés de communication. Dans sa communication, chaque participant a eu son content d’informations et de précisions. Le secrétaire général a salué la qualité des échanges et la forte mobilisation qui a été marquée par des contributions riches et variées. Pour Alkaïdi Touré, la participation massive des acteurs de la communication explique leur « attachement au service d’une communication efficace et efficiente. » Alkaïdi Touré a. aussi, souligné, succinctement, l’attachement du ministre de la Communication et du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à l’amélioration des conditions d’exercice des acteurs des médias. BD/MD (AMAP)  

Mali: Le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal mis route

Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a lancé jeudi, le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal (AREN) lors d’un atelier organisé par la société Particip GmbH, en partenariat avec le ministère chargé  de l’Education nationale. Le Programme AREN vise à contribuer à l’amélioration de la qualité des enseignements formel et non formel dans au Mali. Il bénéficie du soutien financier et technique de la Coopération suisse. Sa mise en œuvre est assurée par Particip GmbH dans les Régions de Sikasso, Bougouni, Koutiala (Sud), Mopti, Bandiagara, Douentza (Centre), Tombouctou et Taoudénit (Nord). Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré que le Programme AREN « vise également à mettre en place un système fonctionnel de gestion des enseignants prenant en compte la situation de crise sécuritaire et sanitaire et garantissant une répartition équitable des enseignants selon les besoins des écoles. » Cette rencontre, en présence du directeur du Programme AREN, Johannes Edelmann, et du chef de la coopération suisse, Jean-Michel Limat, a permis de lancer le portail de l’enseignement normal qui correspond à une somme d’innovations techno-pédagogiques majeures. Les activités du Programme AREN porteront sur la formation initiale et continue des maîtres de l’enseignement fondamental et des animateurs de l’éducation non formelle, la gestion du personnel enseignant et la formation des formateurs. Amadou Sy Savané a assuré que ce programme est « en parfaite cohérence avec la vision des hautes autorités (de notre pays) et des engagements internationaux auxquels le Mali a souscrits.) MD/MD (AMAP)

Éduction des enfants : Le programme pluriannuel de résilience phase 2 lancé

Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministère l’Education nationale, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (l’Unicef) a officiellement lancé, jeudi, le Programme pluriannuel de résilience (PPR) phase2, en anglais Multi-Year Resilience Program (MYRP), en faveur de l’éducation en situation d’urgence au Mali. Ce programme vise à répondre, de manière intégrée, aux défis de l’éducation dans les zones touchées par les conflits, l’insécurité et les catastrophes naturelles. Il est financé pour environ 12 milliards de Fcfa par le Fonds des Nations Unies pour l’éducation en situation d’urgence, dénommé Education cannot Wait (ECW). Le chargé de mission du département de l’Éducation, représentant le ministre, Banna Moussa Bakhaga, qui a présidé la cérémonie, a souligné que ce programme « intervient dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle affectant gravement l’accès à une éducation de qualité, sûre et inclusive pour des milliers d’enfants. » Banna Moussa Bakhaga a ajouté qu’« il repose sur trois piliers fondamentaux, notamment l’accès équitable et inclusif à une éducation de qualité pour tous les enfants et jeunes, surtout les déplacés et ceux vivant avec un handicap. » S’y ajoute l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage et le renforcement de la gouvernance et de la résilience du système éducatif. Selon lui, ce programme couvrira plus de 260 000 enfants et adolescents dans les régions les plus touchées, à savoir Mopti (Centre), Gao, Tombouctou, Ménaka et Kidal (Nord). Le représentant du ministre a fait noter que ce programme reflète un partenariat fort, basé sur la solidarité, la redevabilité mutuelle, et l’ambition commune de construire un avenir meilleur pour chaque enfant. Et d’ajouter : « il n’est pas seulement un appui à l’éducation en situation d’urgence, mais c’est un levier stratégique pour la paix, la stabilité et le développement durable. Il garantira à chaque enfant un environnement d’apprentissage sûr et protecteur. » Pour sa part, le représentant du Parlement des enfants a expliqué que l’inclusion scolaire est un mot qui peut sembler compliquer mais facile à comprendre. Pour Mama Sabé, chaque enfant, peu importe ses différences, doit avoir la chance d’apprendre et de jouer avec ses camarades et d’être pleinement accepté par eux. Il a déclaré que chaque enfant à quelque chose d’unique à offrir. « S’ils sont ensemble, ils peuvent apprendre des uns des autres et grandir ensemble. » Le représentant du parlement des enfants a affirmé que ce programme pluriannuel de résilience « est une belle opportunité pour aider à faire en sorte que toutes les écoles soient un endroit où chacun peut s’épanouir » « Grâce à ce programme nous pouvons mettre en place des activités adaptées, former les enseignants et sensibiliser tous les élèves à l’importance de l’inclusion », a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que chaque enfant mérite de se sentir aimé, écouté, respecté « et l’inclusion scolaire est un pas important vers cela. » Le Représentant de l’Unicef au Mali, Pierre Ngom, a martelé que « cet engagement collectif marque la poursuite d’un programme et représente une promesse faite à chaque enfant de pouvoir apprendre, rêver et construire son avenir, même en temps de crise. » Pierre Ngom a ajouté que le MYRP phase 2 s’inscrit dans la vision du Programme décennal de développement et de l’éducation (Prodec 2), qui a pour objectif de garantir à 200 000 enfants, âgés de 3 à 18 ans, un accès équitable à une éducation de qualité d’ici 2027. Ngom a précisé que c’est dans ce cadre que l’Unicef se tiendra aux côtés de ses partenaires pour la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires. Il a, par ailleurs, insisté sur la formation des enseignants, la distribution de matériels éducatifs et de kits de dignité, la mobilisation communautaire pour la scolarisation des filles, le soutien financier aux ménages vulnérables, ainsi que le développement d’alternatives d’apprentissage, y compris la formation professionnelle pour les adolescents. « Et, aussi, prévenir l’abandon scolaire et assurer la continuité des apprentissages en contexte d’urgence », a-t-il dit. AS/MD (AMAP    

Mali : Lancement des travaux d’urgence pour le pont de Woyowoyanko et de prévention des inondations à Bamako

Bamako, 15 mai 2025 (AMAP) Le général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a lancé des travaux d’urgence pour réhabiliter l’ouvrage de Woyowoyanko, sur la RN 5, en Commune IV de Bamako, et prévenir les inondations dans la capitale, après des dégâts causés par les pluies diluviennes de 2024. Ces initiatives s’inscrivent dans la Politique nationale des Transports, des Infrastructures de transports et du Désenclavement (PNTITD). Le pont de Woyowoyanko, artère vitale reliant Bamako à Sébénicoro, a subi de graves dommages lors des inondations de 2024, qui ont provoqué 79 cas de sinistres dans la capitale et affecté 88 000 ménages à l’échelle nationale. « L’année dernière, ce pont est devenu totalement inaccessible, empêchant même les secours d’intervenir », a rappelé le Premier ministre, Abdoulaye Maiga, lors d’une visite sur le site. Pour répondre à l’urgence, un pont métallique provisoire de 45 mètres, de type Mabey, sera construit, tandis qu’un nouvel ouvrage hydraulique et une voie bitumée de 6 km, conformes aux normes de l’UEMOA, sont prévus à terme. Le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe nationale en août 2024 et activé la composante d’intervention d’urgence (CERC) du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), financé par la Banque mondiale à hauteur de 43 milliards de Fcfa. Ce plan inclut la réhabilitation des infrastructures et le renforcement des capacités de la Protection civile. Par ailleurs, un budget de 2,66 milliards de Fcfa, cofinancé par l’État et la Banque mondiale, est dédié au curage de 131 073 mètres de collecteurs et 235 365 mètres de caniveaux en 2025, soit une hausse de 26,9 % et 3,91 % par rapport à 2024. À Sabalibougou Courani, des travaux de curage de siphons secondaires et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons ont débuté le 29 avril 2025, pour un coût de 150 millions de Fcfa, financé par le budget national. « Ces travaux réduiront considérablement le temps d’évacuation des eaux vers le fleuve Niger », a assuré Madina Sissoko, ministre des transports et des infrastructures. La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, a souligné l’importance de l’engagement citoyen. « Les inondations sont aggravées par l’obstruction des caniveaux par les déchets solides. J’exhorte les citoyens à éviter de jeter des ordures dans les ouvrages d’évacuation »,-a-t-elle dit. Un concours inter-quartiers de salubrité, lancé le 5 avril 2025, vise à sensibiliser les populations de Bamako et Kati. Le Premier ministre a, également, annoncé des mesures structurelles, comme la construction d’une unité de transformation des déchets pour pallier l’encombrement de la décharge de Noumoubougou. « Derrière les inondations, il y a un problème de recyclage. Transformer les déchets en gaz ou en électricité offrira une solution durable », a-t-il affirmé. Les études techniques, élaborées par un comité d’experts, ont été transmises à la Banque mondiale le 6 mai 2025. Un Plan de gestion environnemental et social (PGES) est en cours d’élaboration, tandis que le recrutement de l’entreprise et du bureau de contrôle des travaux est imminent. Cependant, les emprises du projet sont obstruées par une ligne haute tension, des propriétés privées et des déchets, un recensement des propriétés par le ministère de l’Urbanisme, est en cours. « Sous le leadership du président Assimi Goïta, nous voulons faire de la saison des pluies 2025 un moment de vitalité, pas une menace », a conclu Abdoulaye Maiga, tout en recitant des prières pour les victimes des inondations de 2024. Les autorités appellent à une mobilisation collective pour garantir la résilience de Bamako face aux défis climatiques. OS/MD (AMAP)

Décrue des cours d’eau : Un constat amer

Par N’Famoro KEITA        Bamako, 15 mai (AMAP) L’an dernier, les eaux du fleuve Niger avaient débordé pour remplir les rues et les maisons de certains quartiers de Bamako et ses environs. Mais ces derniers mois, la réalité était tout autre. La tendance pourrait s’inverser avec l’hivernage qui arrive Actuellement, le niveau des cours d’eau connaît une baisse substantielle sur toute l’étendue du territoire. Face à cette situation hydrologique, le déstockage des retenues des barrages de Sélingué-amont et de Manantali-amont se poursuit. Ces informations sont données par la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) à travers ses bulletins hebdomadaires. La même source informe que les hauteurs d’eau observées en mi-avril sont supérieures à celles de l’année dernière. En général, le tarissement vertigineux des cours d’eau durant ces dernières années est préoccupant et alertant. Famadi, habitant de Djicoroni-Para, en Commune IV du District de Bamako, affirme que l’assèchement du fleuve Niger dépasse son entendement. À l’en croire, cela fait deux décennies que les riverains n’ont pas constaté une telle baisse du niveau d’eau du fleuve qui traverse la capitale de long en large. Sitan, mère de 4 enfants, renchérit qu’elle est venue dans ce quartier en 2000 après son mariage, elle n’a jamais vu le fleuve Niger tarir de la sorte. Plusieurs personnes corroborent le constat de nos deux interlocuteurs. Naturellement, la décrue des cours d’eau n’est pas un constat étonnant pendant la saison sèche. Mais quand elle s’accélère, elle peut engendrer des défis environnementaux et alimentaires. Selon les spécialistes du climat, ce phénomène est induit par le changement climatique. Le météorologue Bakari Mangané, chargé des prévisions et alertes météorologiques à l’Agence nationale de la météorologie (Mali-météo), nous édifie sur le phénomène. Selon le spécialiste, il y a des périodes où l’écoulement est très rapide, surtout en temps de forte chaleur, où le coefficient d’infiltration est très élevé. Il ajoute que le coefficient de l’évapotranspiration provoqué par des grands vents se manifeste à la surface des cours d’eau. Le phénomène est aussi dû à l’augmentation globale mondiale de la température, ce qui favorise l’accélération de ces deux coefficients. Il y a également des pratiques néfastes qui affectent les cours d’eau, tel que le dragage. Cette activité aurifère est en train de mettre les points d’eau en péril et la faune aquatique en danger. Pour remédier à ce problème très sérieux, Bakari Mangané pense qu’il faut communiquer et sensibiliser les populations. « Les gens doivent prendre conscience de la protection de notre environnement, veiller à la bonne santé des cours d’eau, construire des mini-barrages pour capter l’eau», soutient-il. MISE EN VALEUR DES COURS D’EAU – Lors de la mission de supervision du plan de campagne agricole 2025 du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans la Région de Bougouni, les éleveurs et les pêcheurs ont beaucoup sollicité la mise en valeur des cours d’eau, en créant des points de stockages du liquide précieux à travers le pays. Selon leur explication, ceci permettra d’éviter la perte de ce potentiel généré par l’hivernage et qui s’étiole considérablement pendant la saison sèche. La stagnation des cours d’eau favorise l’agriculture, surtout les cultures maraîchères. Mais cette année, assure le directeur national adjoint de l’agriculture, les nappes souterraines ont été bien alimentées en eau suite à la bonne pluviométrie de l’hivernage passé. De ce fait, la décrue n’a pas eu d’effet négatif sur la culture de contre saison (céréales et légumes), explique Ousmane Camara. Et d’ajouter que l’abondance des eaux souterraines renforce les possibilités d’irrigation pour répondre aux besoins des cultures. Donc, la campagne de contre saison s’est déroulée dans des conditions favorables, avec une bonne disponibilité en eau qui a permis de mettre en place les cultures. Selon le bulletin de suivi des activités de contre saison à la date du 15 avril de la DNA, les céréales ont été cultivées sur 36.960 hectares, soit 64,92% des objectifs, les cultures maraîchères ont occupé 104.098 hectares, soit 107,31% des objectifs. Ce qui explique le fait que la décrue dans les zones de culture de contre saison n’a pas affecté la campagne. NK/MD (AMAP)

Presse : L’état des lieux des textes régissant le secteur au Mali

Bamako, le 14 mai (AMAP) Une trentaine de journalistes, des représentants de la société civile, entre autres, ont participé, ce mercredi 14 mai 2025, à la Maison de la presse, à un atelier sur l’état des lieux des textes régissant le secteur de la presse, a constaté l’AMAP sur place Les participants ont, aussi discuté de l’identification des lacunes dans les textes, les incohérences mais aussi les opportunités d’amélioration « afin d’aboutir à un répertoire de référence et une feuille de route pour un plaidoyer structuré, efficace et porteur de changement ». Le représentant du gouverneur de Bamako, Mangoro Konaté, qui a présidé cette session organisée par l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), en collaboration avec Search for common Ground, s’est réjoui « de l’approche inclusive adoptée ». Une méthode qui réunit autour de la table les professionnels des médias, les juristes, les représentants de la société civile, les pouvoirs publics, les parlementaires et les partenaires techniques et financiers. « C’est en conjuguant nos expertises et nos efforts que nous pourrons faire progresser durablement les libertés fondamentales dans notre pays », a soutenu M. Konaté, ajoutant que « cette synergie est la clé de toute réforme durable et légitime. » Il a assuré que l’État malien reste et restera un acteur engagé pour le respect des droits humains dont la liberté de la presse est une composante essentielle. Le représentant de l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Mali, JaKob Claes, a indiqué que son pays « attache une importance particulière au rôle de la société civile, acteur essentiel du développement démocratique et social. » « La Belgique s’engage à accompagner celles et ceux qui œuvrent pour un avenir fondé sur le respect des droits humains, la justice sociale et la paix durable », a promis Jakob Claes. OD/MD (AMAP)