Bandiagara : Une trentaine de sous-projets soumis au Comité régional d’analyse des sous projets du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel
Bandiagara, 26 juin (AMAP) Un total de 33 sous-projets dont 6 avec fiche, entrant dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et du commerce ont été soumis à la deuxième session du Comité régional d’analyse des sous projets (CRAP), tenue, jeudi, à Bandiagara, dans le cadre du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel (PCRSS), a constaté l’AMAP. Cette session analysera, aussi, 27 sous-projets simples d’hydraulique, tirés des Plans de développement communal (PDC) de Bandiagara, Dimbal Habé, Kani Bonzon, Koro, Kendié, Madougou, Wadouba et Youdiou. Le gouverneur de la Région de Bandiagara (Centre), le colonel major Olivier Diassana, qui a présidé la session, a, dans son discours d’ouverture, félicité les participants pour la tenue de la première session du CRAP le 12 juin 2025. Celle-ci s’est soldée par des résultats encourageants, présentés au Comité national de validation des sous-projets Pour cette deuxième session, il les a exhortés « à apporter leur expertise, en engageant des échanges fructueux afin d’améliorer les conditions de réalisation et d’exploitation des sous-projets au profit des communautés bénéficiaires. » Cette rencontre passe en revue ces deux catégories de sous-projets communautaires, en s’appuyant sur l’expertise des services techniques et la connaissance des sites par les bénéficiaires. Cette initiative, portée par le département chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, est porteuse d’une stratégie nationale visant à renforcer la résilience des populations affectées par la crise, tout en luttant efficacement contre la pauvreté et le chômage. La spécificité de ce projet réside dans le fait que ce sont les communautés elles-mêmes qui sont placées au cœur de cette initiative.. Après les mots de bienvenue du 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Youssoufi Tembely, le chef de l’antenne régionale du PCRSS de Bandiagara, Mahamane Touré, a remercié les participants dont la présence « témoigne de l’importance qu’ils accordent à cette réunion. » OG/MD (AMAP)
Grande Muraille Verte : les experts en conclave à Bamako pour renforcer l’action climatique et restaurer les terres
Bamako, 24 juin (AMAP) La réunion du Comité technique des experts, dans le cadre de la 10ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, se tient à Bamako, ce mardi 24 jusqu’à mercredi 25 juin 2025. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre malienne en charge de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, en présence du représentant des Partenaires techniques et financiers (PTF), Roland Seri, et du secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, Dr Brahim Said. Dans son discours, la ministre de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara a salué la participation active de l’ensemble des parties prenantes à la mise en œuvre de l’Initiative de la Grande Muraille Verte, qu’elle a qualifiée de « témoignage d’une volonté partagée de relever ensemble les défis écologiques de notre temps ». Elle a indiqué que la réunion du Comité technique des experts est appelée à traiter plusieurs points majeurs, notamment la validation des documents statutaires (rapport technique 2024, budget 2024, plan de travail et budget 2025, états financiers 2022–2023), l’évaluation du rapport du comité de recrutement du Secrétaire exécutif, l’examen des contributions statutaires des États membres. Et, également, le point sur les coalitions nationales et les demandes d’adhésion, les discussions autour du nouveau siège de l’Agence ainsi que l’adoption du rapport final avec les projets de décision à soumettre au Conseil des ministres. De son côté, le chef de file des PTF, Roland Seri, a rappelé que cette rencontre intervient dans un contexte où le dépassement du seuil de 1,5 °C de réchauffement climatique est jugé inévitable par une grande partie de la communauté scientifique. Il a souligné que le Mali fait face à une dégradation accélérée de ses terres, touchant plus de deux millions de personnes, notamment dans les zones les plus vulnérables. Selon lui, les forêts disparaissent à un rythme alarmant, et les superficies restaurées demeurent insuffisantes. Il a insisté sur le fait que le pays est confronté à un cercle vicieux, où la dégradation des terres alimente le changement climatique, lequel aggrave à son tour cette dégradation. « Des actions vigoureuses doivent être entreprises pour combattre à la fois le changement climatique et la dégradation des terres, deux phénomènes étroitement liés », a-t-il déclaré, rappelant que dix années se sont écoulées depuis la dernière Stratégie nationale et le plan d’action de la GMV (2011–2015). « Cette réunion constitue une étape essentielle dans le processus d’orientation et de prise de décision des instances statutaires, notamment le Conseil des ministres et le Sommet des chefs d’État et de gouvernement », a indiqué le secrétaire exécutif, Dr Brahim Said. Il a souligné que l’éclairage des experts permettra d’élaborer un rapport de référence à soumettre à la haute attention des ministres en charge de la Grande Muraille Verte. AC/MD (AMAP)
Youwarou : La nouvelle crue s’annonce trop tôt, la population s’inquiète
Par Sadou CISSE Youwarou, 19 juin (AMAP) La nouvelle crue de 2025, depuis le mois de mai, s’est annoncée à Youwarou (Centre), suscitant l’angoisse de la laborieuse population de la contrée qui s’inquiète des conséquences qu’elle peut engendrer si elle devenait plus importante. Avec la crue de 2024, des cas d’inondations ont été constatés dans les sept Communes rurales du cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou.) Des concessions entières ont été réduites à néant, de grandes superficies de pâturage, de culture ont été submergées. Les récoltes n’ont pas été fameuses occasionnant le déplacement interne d’une frange importante de la population (hameaux de culture, campements de pêche, villages riverains du fleuve et du lac Débo). La population a fait face à des dépenses considérables, entre autres, pour la confection de diguettes avec des sacs remplis de terre en banco et à de pertes de vivres, de matériels de maison, On a aussi comptabilisé des victimes de maladies liées à l’eau. Les ressortissants du Cercle résidant à Bamako, à Mopti, (Centre) capitale régionale et des personnes de bonne volonté ne sont pas restés indifférents à cette situation. Ils ont fourni, comme aide à la population, 5 000 sacs vides de 100 kg, une somme de près d’un million de francs Cfa. La crue, généralement, commence au début du mois de juillet. Elle arrive cette année plus tôt ! D’où les inquiétudes de la population du Cercle de Youwarou situé en plein Delta du Niger devant de multiples risques d’inondations, de faibles récoltes, de maladies. SC/MD (AMAP)
Quinzaine de l’Environnement à Kayes : Démarrage du curage des caniveaux
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 18 juin (AMAP) « Le plastique, autrefois considéré comme une innovation, est aujourd’hui devenu l’un des plus grands fléaux de notre époque. Les sachets et autres déchets plastiques jonchent nos rues, bouchent nos caniveaux, polluent nos cours d’eau, détruisent nos terres agricoles et menacent notre santé ». Ces propos prononcés le 18 juin 2025 par le gouverneur de la Région de Kayes (Ouest), le général de brigade Moussa Soumaré, lors de la cérémonie de clôture de la Quinzaine de l’Environnement, sont révélateurs de la dégradation et du recul de de la salubrité et de l’hygiène publique dont souffre la Cité des rails. Cette année, la Quinzaine de l’Environnement a été organisée autour de deux thèmes d’une pertinence et d’une urgence indiscutables dans la Région de Kayes. Cette activité s’articulait autour de deux sujets : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale » pour la Journée mondiale de l’Environnement (6 Juin) et « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 Juin). Cette partie de l’Ouest du Mali, malgré son éloignement des grands centres industriels, n’est pas épargnée par les problèmes environnementaux. « Nos marchés, nos villages, nos quartiers en sont envahis. Il est donc temps d’agir, collectivement et avec détermination. » Pour cela, le général de brigade Moussa Soumaré invite les habitants à adopter des comportements responsables, sensibiliser, éduquer, trier, recycler et réduire notre consommation. D’après lui, autorités et populations doivent également conjuguer leurs efforts, tout comme cela nécessité l’encouragement de l’innovation locale dans la transformation des déchets plastiques, et la promotion des alternatives durables comme les emballages biodégradables et les paniers artisanaux. Par ailleurs, autorités et populations de la Région de Kayes se voient toutes interpellées par le deuxième thème au regard des effets du changement climatique (progression de la désertification, accentuation de l’érosion et appauvrissement des terres agricoles. Des terres qui regorgent, pourtant, d’immenses potentiels agricole destiné à l’alimentation et économique pour la création des emplois ruraux et écologique régénérer nos écosystèmes. Les activités de la quinzaine ont surtout porté sur la diffusion de messages de sensibilisation par les médias, notamment sur les conséquencesde l’utilisation des produits chimiques dans l’orpaillage ; l’éducation environnementale en milieu scolaire. Le programme de la présente quinzaine prévoyait également la distribution des matériels d’assainissement (brouettes, pelles, poubelles) aux quartiers de Kayes et aux services régionaux. Lors de la cérémonie, le chef de l’exécutif régional a, aussi, procédé au lancement officiel des travaux de curage des caniveaux dans la ville de Kayes, en prévision de l’hivernage qui est souvent marqué par des inondations. Le gouvernorat a, aussi offert, des équipements aux Comités de développement des quartiers (CDQ) pour les encourager dans leurs efforts d’assainissement de leur environnement. S’agissant de la protection de l’environnement, les populations, notamment les femmes et les jeunes, sont invitées à multiplier les initiatives locales de reboisement, de compostage, de gestion des déchets et à soutenir les effortsde revalorisation des terres dégradées. « L’environnement est notre bien commun et sa préservation est une responsabilité collective et intergénérationnelle », a conclu le général de brigade Moussa Soumaré qui, lors d’une rencontre du Comité régional de veille sur la prévention et la gestion des inondations et des catastrophes, a envisagé de lancer les activités d’assainissement. Selon lui, cette activité doit être permanente pendant toute l’année. « Nous nous engageons à soutenir cette initiative du Gouverneur. Nous sommes les premiers bénéficiaires et les premières victimes. Il est bien d’assainir et il est aussi bien de ne pas salir », a-t-il dit, en faisant allusion aux tas d’ordures qui parsèment plusieurs rues de la cité des rails. En recevant ces équipements, Souleymane Bamba, président du CDQ, a exprimé toute sa satisfaction et a assuré que les Comités de Développement des Quartiers seronten première en matière d’assainissement. On a l’impression que cette question se limite aux seules activités de curage des caniveaux et au balayage des rues. Les agents de la mairie mettent souvent du temps sans ramasser les ordures et des déchets provenant de ces caniveaux et certains collecteurs ne sont pas réparés, depuis belle lurette. En attendant l’évacuation de ces déchets, c’est le vent qui fait son travail, c’est-à-dire l’éparpiller selon sa direction. Quand il y a une tornade, la cour de certaines concessions, voir l’intérieure des chambres, est souvent envahie par de vague de poussière sablonneuse et de déchets plastiques jetés à tort et à travers dans les carrés et même sur les principales artères de la ville. Du haut de leur toiture, certaines personnes ne se gênent point de déverser des tas d’ordure dans la cour voisine, surtout si la concession n’est pas achevée ou habitée. BMS/MD (AMAP)
Kolondièba : Les agents des Eaux et Forêts renforcent leurs capacités
Kolondièba, le 17 juin (AMAP) Un atelier de formation des agents forestiers sur la législation et la réglementation de la faune et des ressources forestières s’est tenu à Kolondièba, le 17 juin, et a regroupé les agents des services locaux des Eaux et Forêts des Cercles de Kolondièba , Kadiana et Fakola. Il fait suite à un autre de formation des formateurs sur la législation et la réglementation en matière de gestion de la faune et des ressources forestières tenu à Tabakoro, du 17 au 26 février 2025. Le Directeur régional des Eaux et Forêts de Bougouni, Ibrahim Maïga, le chef du Cantonnement forestier de Kolondièba se sont joints aux agents des services locaux des Eaux et Forêts des 3 cercles pour les travaux présidés par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré. Selon le formateur Youssouf Théra, chef du Cantonnement forestier de Kolondièba, cet atelier « vise à renforcer les capacités des agents de protection de l’environnement. » Il s’agissait pour les agents des eaux et forêts de corriger les insuffisances constatées dans la maitrise des textes par la majorité des agents chargés de leur application. La présentation des thèmes, à travers les diapositives et les discussions, ont édifié les participants sur la réglementation de la gestion des ressources forestières. NK/MD (AMAP)
San : Clôture de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement.
San, 17 juin (AMAP) La 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a clos, ce mardi 17 juin à la Maison des jeunes de San (Centre), lors d’une cérémonie présidée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, a constaté l’AMAP sur place. Dans son discours de clôture, M. Diarra, a fait remarquer que le choix de San pour abriter les travaux de cette 26 è édition s’inscrit dans la volonté du gouvernement de décentraliser les grandes initiatives environnementales, de valoriser les territoires et les savoir-faire locaux, de mettre en lumière les solutions endogènes, les innovations communautaires et les dynamiques locales au service du développement durable. « L’édition de 2025, a-t-il souligné, s’est tenue dans un contexte marqué à la fois par des défis sécuritaires persistants, une exigence écologique croissante et un besoin impérieux d’engagement collectif pour la résilience climatique du Mali. » Au cours de cette édition a souligné M. Diarra « les grandes problématiques environnementales ont été abordées avec rigueur et pédagogie, entre autres la pollution plastique et la gestion des déchets, la déforestation, de la désertification, de la dégradation des terres, la sauvegarde du fleuve Niger, la préservation de la biodiversité et la valorisation des ressources naturelles, l’amélioration du cadre de vie, la promotion du civisme environnemental. Le département chargé de l’Environnement, a indiqué Moussa Diarra a exprimé sa reconnaissance au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta pour avoir accepté de parrainer cette édition Le secrétaire général du ministère de tutelle a remercié le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga pour sa présence à la cérémonie de lancement et pour l’acte fort qu’il a posé en offrant des mobiliers scolaires fabriqués à partir des sachets plastiques recyclés. En outre, il a adressé ses chaleureuses salutations au Gouverneur de la région de San pour l’accueil, la mobilisation exceptionnelle et l’engagement « qui ont contribué à faire de cette édition une réussite incontestable. » Il a rendu hommage aux forces de défense et de sécurité, les partenaires techniques et financiers, les anciens ministres et parlementaires, ainsi que les hommes et les femmes de médias mobilisés pour la cause, « car il s’agit avant tout, selon lui, d’une campagne de communication et de conscientisation pour un changement de comportement. » La Quinzaine de l’environnement est une campagne nationale de sensibilisation, de communication et de mobilisation. À travers des activités variées, dont les journées portes ouvertes, les conférences-débats, les campagnes de reboisement, les visites de terrain, les émissions médiatiques, les expositions, les formations, les démonstrations, entre autres, organisés sur tout le territoire national, le gouvernement du Mali, par le département chargé de l’Environnement, a porté le message environnemental à toutes les autres couches sociales. Selon le représentant du ministre, nous devons garder à l’esprit que la protection de l’environnement ne se résume pas à une quinzaine d’activités par an. Elle doit s’inscrire dans la gouvernance, les politiques sectorielles, l’économie et les comportements de chaque citoyen. « Nous devons désormais capitaliser les recommandations issues des échanges, renforcer les synergies entre les différents acteurs, pérenniser la dynamique territoriale de protection de l’environnement. Cette cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, des cadres du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales de San. L’évènement a été marqué par la plantation symbolique d’arbres dans la cour de l’école Santoro Extension, du sketch de la troupe théâtrale Clinzan sur les deux thèmes de cette année : la lutte contre la pollution plastique et la restauration des terres. NC/MD (AMAP)
Quinzaine de l’environnement 26e édition : Visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de Koulikoro.
Koulikoro, 14 juin (AMAP) Les autorités de la Région de Koulikoro ont effectué, samedi, une visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de la ville, dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a constaté l’AMAP Après une courte cérémonie dans la cour de la STBV, le conseiller technique du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Dr Amadou Tiéman Sangaré a conduit la visite de la STBV, en compagnie du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Koulikoro, le commandant des eaux et forêts Sagaba Samaké. Ont également participé à cette visite, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM), Mme Touré Doussouba Doumbia, Mme le sous-préfet de Koula, représentant du préfet, le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Aliou Moussa Tamboura, les représentants des services techniques, des partenaires, des légitimités traditionnelles, des étudiants de l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou et une foule nombreuse. AD/MD (AMAP)
San : Le Premier ministre préside le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement
San, 13 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, jeudi, 12 juin 2025, le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement, au terrain d’athlétisme de San où il a souligné l’importance du leadership et de la vision du président de la Transition « qui ont permis d’élever les problèmes environnementaux au rang des priorités nationales », a constaté l’AMAP sur place. Dans son discours de lancement, le Chef du gouvernement a exhorté le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable « à prendre des mesures urgentes pour l’application des textes législatifs et règlementaires en vigueur afin de garantir une protection efficace de l’environnement. » L’évènement vise à développer un partenariat environnemental avec toutes les catégories d’acteurs pour un changement de comportement positif en faveur de l’environnement. Il s’agit, aussi, au cours de cette quinzaine, de mettre en exergue les défis environnementaux et partager les préoccupations environnementales avec les populations à la base ; de susciter des débats sur la désertification, la protection des écosystèmes et de la biodiversité et des changements climatiques en lien avec les deux thèmes retenus. Mais, aussi, de bâtir un partenariat fécond pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie avec toutes les parties prenantes : pouvoirs publics, collectivités territoriales, société civile, secteur privé, organisations non-gouvernementales, partenaires techniques et financiers, scolaires, universitaires et chercheurs Et enfin, de contribuer à inverser les tendances de dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie par l’adoption de comportement responsable dans une perspective de développement durable ; d’amener les parties prenantes à adhérer et à optimiser le changement de comportement (collectif et individuel) et de contribuer à assurer la sécurité climatique et la paix sur l’ensemble du territoire national. Pour cette 26e édition, deux principaux thèmes ont été retenus : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale » pour la Journée mondiale de l’Environnement le 05 juin, « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse le 17 juin. Pour le général de Division Abdoulaye Maïga, ces thématiques sont fondamentales pour sensibiliser la population et promouvoir des actions concrètes en faveur des écosystèmes. Le chef du gouvernement a planté le premier arbre du bosquet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a été suivi par le ministre nigérien de l’Environnement, le colonel Maizama Abdoulaye, de son homologue du Mali, Mme Doumbia Mariam Tangara, du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du tourisme, Mamou Daffé, à San pour les activités de la 626e édition du Sanké-mô, ainsi que des ambassadeurs des pays de l’AES. Prenant la parole, la ministre de l’Environnement, de l’Sssainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a dit que cette Quinzaine « revêt une portée régionale toute particulière, car elle est marquée par la présente fraternelle » de son homologue du Niger, le colonel Maizama Abdoulaye. Elle traduit « la montée en puissance de la solidarité environnementale » entre les Etats membres de l’AES « face à des défis communs de résilience, d’adaptation et de solidarité. » Elle a salué l’engagement du Burkina Faso dont le ministre de l’Environnement, bien qu’empêché, a tenu « à exprimer son soutien à cette dynamique commune. » « Ensemble, selon le chef du département chargé de l’Environnement, nos Etats portent une vision partagée d’un Sahel vert plus souverain et plus solidaire. » Selon Mme Doumbia Mariam Tangara, la pollution plastique est un fléau qui impacte gravement l’environnement et la santé : « elle provoque des inondations, porte atteinte à la santé publique et freine notre ambition de sécurité alimentaire et de croissance verte. » Face à cette menace, le gouvernement du Mali a pris ses responsabilités avec des mesures juridiques et règlementaires notamment, la loi no 2014- 024 du 03 juillet 2014 portant interdiction de la production, de l’importation et de la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. « Toutefois, déclare le chef du département chargé de l’environnement, des défis ont rapidement surgi dans l’application de cette loi que le département de tutelle s’emploie à relever afin d’obtenir des résultats tangibles. » NC/MD (AMAP)
26ème édition de la Quinzaine de l’environnement : Les femmes ministres et parlementaires au Mali mettent en débat la gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes
Bamako 11 juin (AMAP) « La gestion des terres dégradées et la lutte pour l’autonomisation des femmes dans un contexte de terre dégradée, permet une meilleure gestion et restauration des sols, renforce la sécurité alimentaire et contribue à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales », a déclaré, mercredi, à Bamako, la conseillère technique du ministère de l’environnement, Mme Aïssata Cissé. Mme Cissé, qui intervenait lors d’une conférence–débat sur le thème : « La gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes », organisé par le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires au Mali (REFAMP), a ajouté que « les femmes sont souvent les premières à identifier les problèmes en leur donnant un accès sécurisé à la propriété foncière et de ressources. » « Elles peuvent contribuer à la mise en œuvre des pratiques agricoles durables, l’autonomisation des femmes permet une diversification des sources de revenues notamment par la promotion de l’entrepreneuriat féminin », selon la conseillère technique au département chargé de l’Environnement. A sa suite la présidente du REFAMP, Mme Maïga Sina Damba, avec à ses côtés la représentante du Conseil national de Transition (CNT), Mme Kadiatou Barry, a indiqué que « l’autonomisation des femmes peut permettre une adaptation plus efficace aux effets du changement climatique. » « Notre combat consiste à encourager l’adoption de pratique agricoles plus respectueuses de l’environnement et plus productives », a-t-elle ajouté. La gestion durable des terres est une approche, selon Mme Maiga, « vise à utiliser les ressources terrestres de manière à répondre aux besoins actuels tout en préservant leur potentiel pour les générations futures ». Le REFAMP est, également, engagé dans « l’équité et la justice sociale, l’autonomisation des femmes contribue à réduire les inégalités entre les hommes et les femmes. Ces inégalités sont souvent au cœur des problèmes liés à la dégradation des terres et à la pauvreté. » « Nous pouvons affirmer que l’autonomisation des femmes est essentielle pour lutter contre la dégradation des terres, car elle favorisera la résilience des communautés rurales et contribuera au développement durable », a fait savoir, Mme Maïga. La présidente du REFAMP a souligné qu’il « est temps de prendre conscience de l’inefficacité des pratiques agricoles non durables, de l’exploitation excessive des terres, sources d’épuisement des sols. » Cette rencontre, qui s’est tenue dans le cadre de la 26ème édition de la Quinzaine de l’environnement, a pour objectif d’ouvrir le débat autour de la thématique de la « la gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes ». Il s’agit afin de renforcer l’information, la sensibilisation et l’éducation autour des deux thématiques retenues pour les deux journées de l’Environnement : la Journée mondiale de l’Environnement (le 5 juin) et la Journée internationale de la lutte contre la désertification (le 17 juin). MMD/MD (AMAP)
Symposium national de l’ONG Join For Water dans le cadre du 26e édition de la Quinzaine de l’environnement
Bamako, 10 juin (AMAP) L’ONG Join For Water « Protos » a organisé, mardi, à Bamako, un symposium national, en partenariat avec l’ambassade de Belgique, sur le thème : « La sécurité de l’eau et la résilience climatique : restaurer les écosystèmes, lutter contre la pollution pour un accès durable à l’eau », a constaté l’AMAP. Cette rencontre, qui s’est tenue dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a pour objectif de « créer un cadre national déchange et de sensibilisation sur les enjeux de la sécurité de l’eau. » Dans son allocution, le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement, Moussa Diarra, a précisé que « ce symposium se veut être un espace de réflexion collective, de dialogue inclusif et de partage d’expériences entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la Société civile, les communautés locales et les chercheurs. » « Dans un contexte de changement climatique, l’eau devient plus rare, plus vulnérable inégalement répartie entre les territoires. À cela, s’ajoute une pollution alarmante, en particulier la pollution plastique, qui contamine les cours d’eau, dégrade les écosystèmes aquatiques et compromet les usages agricoles et domestiques de l’eau », a ajouté M. Diarra qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Le secrétaire général du département de l’Environnement, a, ensuite, souligné que face à « cette situation d’urgence, il est impératif d’agir pour restaurer les écosystèmes dégradés, renforcer la gouvernance de l’eau, protéger les bassins versants, lutter contre les pollutions émergentes et construire une résilience socio-économique durable. » Par ailleurs, Moussa Diarra a rappelé que, depuis 2022, le programme « Protéger et consommer l’eau pour une meilleure résilience autour de Bamako » a permis la restauration de plus de 85 hectares de forêts et de terres agricoles, la formation de près de 1 000 agriculteurs pour une pratique agricole durable et à la gestion des infrastructures hydrauliques, ainsi que la sensibilisation de plus de 6 000 élèves en éducation environnementale. Pour sa part, coordinatrice-pays de Join For Water, Mme Bintou Traoré, a indiqué que ce forum est un cadre initié par l’ONG « et ses partenaires pour mettre en relief les problématiques liées à la sécurité de l’eau. » Elle a indiqué que la journée sera marquée par des présentations d’experts sur les enjeux de la pollution, l’accès à l’eau et le changement climatique, des partages d’expériences locales et des témoignages. Mais également, un panel traitera de la problématique de l’accès liée à l’eau. Mme Traoré a aussi rappelé que « Join For Water est une ONG internationale belge, expérimentée dans la gestion de l’eau, dont la vision est de garantir le droit à l’eau pour aujourd’hui et pour les générations futures. » « Pour cela, nous développons des solutions innovantes et durables sur la protection et l’utilisation équitable des ressources en eau », a fait savoir Bintou Traoré. Enfin, elle a expliqué que le programme 2022-2026 de Join For Water est mis en oeuvre dans trois communes du Cercle de Kati, structuré autour de quatre résultats intersectoriels, qui contribuent à l’atteinte de huit objectifs de développement durable. De son côté, l’ambassadeur de Belgique au Mali, Patrick Deboeck, a souligné que son pays, ses partenaires de développement et l’humanité sont fiers de leur partenariat de longue date avec le Mali pour relever les défis liés à l’eau, à l’environnement et au climat. Il a ajouté : « le programme repose sur les besoins des communautés maliennes, afin de renforcer leurs capacités de résilience et d’adaptation aux effets du changement climatique. » MMD/MD (AMAP)

