Commune V du district de Bamako : La voie d’accès au site de déversement des déchets liquides inauguré

Bamako, 24 juil (AMAP) Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouvernorat du district de Bamako, Mancoro Konaté, qui représentait le gouverneur, a inauguré, ce jeudi matin, la voie d’accès au site de déversement des déchets liquides, dans la zone aéroportuaire, en Commune V de Bamako, a constaté AMAP sur place. « Cette voie a été entièrement financée par la mairie de la Commune V, à hauteur de plus de 78 millions de francs Cfa. Elle est conçue dans le respect des normes environnementales. Elle est construite en latérite sur une longueur de 1,2 kilomètre, avec une largeur de sept mètres et équipée d’une barrière de pluie », a précisé le représentant du gouverneur. Selon M. Konaté, « l’aménagement de cette voie d’accès marque une étape importante dans (notre) stratégie de gestion des déchets et dans la volonté commune à répondre aux enjeux environnementaux avec des solutions modernes, efficaces et responsables. » Le représentant du gouverneur a fait savoir que « la réhabilitation de cette voie permettra de faciliter l’acheminement des déchets liquides vers le site dédié », entre autres. Il a, également, indiqué que ce site « est un maillon crucial de (notre) système de gestion des déchets, et il était impératif de lui donner un accès sécurisé et optimisé pour garantir non seulement l’efficacité du traitement des déchets mais, aussi, la sécurité et le bien-être de nos concitoyens ». Le maire de la Commune  V, Amadou Ouattara, a remercié la population pour sa bonne compréhension et son accompagnement, en dépit des désagréments subis au cours de l’exécution des travaux. « Les efforts consentis ont été nécessaires pour améliorer la qualité de notre environnement et garantir un avenir meilleur avec un cadre de vie assaini pour les générations futures », a-t-il dit. ST/MD (AMAP)    

Adoption du code de l’eau : Des échanges pour accélérer le processus

Bamako, 24 juil (AMAP) La Coalition nationale pour la sauvegarde du fleuve Niger (CNSFN), en partenariat avec l’ONG Join For Water, a lancé, ce jeudi, un atelier de réflexion et d’échange de deux jours centrés sur l’adoption du nouveau Code de l’eau et des politiques nationales d’eau et d’assainissement révisées au Mali, a constaté l’AMAP sur place. L’objectif principal est d’accélérer l’opérationnalisation de la police de l’eau et des principes « préleveur-payeur » et « pollueur-payeur », éléments clés d’une gestion durable de la ressource. Lors de la cérémonie d’ouverture, le représentant du ministre de l’Environnement, Abdrahamane Dème, a souligné que « la raréfaction de l’eau, son accès limité et la dégradation de sa qualité freinent le développement socio-économique. » Il a ajouté que cette rencontre est une occasion de diagnostiquer les causes des dysfonctionnements actuels et de proposer des solutions concrètes. Pour sa part, le secrétaire exécutif du Partenariat national de l’eau, Bourama Traoré, a rappelé que « le Mali est engagé dans une révision de la loi de 2002 portant Code de l’eau et de ses politiques sectorielles, avec pour ambition de renforcer la gouvernance de cette ressource stratégique. » Quant à Mme Bintou Traoré, coordinatrice pays de Join For Water, elle a salué cette initiative portée par la Société civile qui « vise à identifier collectivement les blocages et formuler des recommandations pour surmonter les défis liés à la mise en oeuvre du nouveau cadre juridique. » Pour rappel, la CNSFN est partenaire de Join For Water dans le cadre du programme « Protéger et conserver l’eau pour une meilleure résilience socio-écologique autour de Bamako », financé par la Belgique pour une durée de cinq ans. MMD/MD (AMAP)

Autorisations aurifères : Le vice-président des opérations de B2Gold sollicite l’appui du Premier ministre malien

Bamako, 23 juil (AMAP) Le vice-président des opérations de B2Gold, Bill Lytle, a sollicité l’appui du chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga, pour l’obtention des autorisations liées au projet souterrain et régional de la mine d’or de Fekola, a appris l’AMAP, mercredi, sur la page Facebook de la Primature. M. Lyte, reçu en audience par le Premier ministre Maïga, le méme jour, à la Primature, en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta, a eu des échanges avec son hôte sur « des questions opérationnelles et administratives. » « Il s’agissait de présenter au Premier ministre les réalisations de la société, qui entretient jusqu’à présent un partenariat fructueux avec le Mali », indique la même source. Le vice-président des opérations de la compagnie minière canadienne est venu solliciter l’appui du chef du gouvernement pour également « la mise en place d’une ferme solaire pour une meilleure optimisation de la production. » Ces autorisations permettront à B2Gold de créer 2.000 nouveaux emplois. Le Premier ministre, dans sa réponse, a assuré que « le ministre chargé des Mines est à pied d’œuvre afin d’engager toutes les démarches nécessaires pour garantir à la fois les intérêts du peuple malien et ceux des investisseurs. » Le général de division Abdoulaye Maïga a remercié la délégation pour la franche collaboration et réaffirmé la volonté du gouvernement « de mettre fin à l’exploitation anarchique et dégradante de l’or au Mali. » Le canadien B2Gold exploite Fekola, la 2e plus grande mine d’or du Mali, Il détient le projet souterrain de la mine de Fekola à 80 %  contre  20 % par l’Etat du Mali et le projet Fekola régional. Le complexe Fekola comprend la mine de Fekola (permis de Médinandi abritant les carrières de Fekola et de Cardinal et la mine souterraine de Fekola) et Fekola Régional (zone Anaconda (permis de Bantako, Ménankoto et Bakolobi) et le permis de Dandoko, qui est située à environ 20 kilomètres de la mine de Fekola. MD (AMAP)    

Développement durable : Recueil des contributions et préoccupations des acteurs de Ségou

Ségou, 23 juil (AMAP) L’atelier régional de consultation publique sur le rapport d’évaluation du plan d’actions 2019-2023 et la proposition d’un plan d’actions 2025-2029 de la Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE) se tient dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, du 22 au 24 juillet, L’objectif principal de cette rencontre est de contribuer à la prise en compte des préoccupations des acteurs régionaux et nationaux. Le Mali « est confronté à des défis environnementaux majeurs exacerbés par la pression démographique, la variabilité et le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la faiblesse des capacités institutionnelles », a fait savoir le directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable, Zantigui Boua Koné, Selon lui, ces contraintes ont un impact direct sur les moyens de subsistance des populations, la sécurité alimentaire, la cohésion sociale et la stabilité du pays. « Face à ces enjeux, le Mali s’est doté depuis 1998 d’une Politique nationale de protection de l’environnement, un cadre de référence pour la gestion durable de l’environnement. La mise en œuvre de cette politique s’est traduite par plusieurs plans d’actions successifs», a-t-il précisé. Le directeur général de l’AEDD a dit que cette concertation vise un double objectif. D’abord, tirer les leçons de la mise en œuvre du plan d’actions 2029-2023, en identifiant les acquis, les insuffisances, les contraintes et les opportunités. Ensuite, collecter les contributions et les préoccupations des parties prenantes locales pour enrichir la proposition du nouveau plan d’actions 2025-2029, afin qu’il soit inclusif, réaliste tout en répondant aux priorités de développement durable des régions. Pour sa part, le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a présidé l’ouverture des travaux, a salué l’organisation de cet atelier. « Cette consultation publique revêt une importance toute particulière. Elle nous offre l’opportunité d‘associer toutes les parties prenantes (administrations, élus, communautés locales, jeunes, femmes, organisations paysannes et société civile) à la réflexion sur l’avenir environnemental de notre territoire », a révélé M. Ongoïba. Il a insisté sur le fait que cet exercice doit permettre de traduire les aspirations profondes de nos populations en matière de gestion durable des ressources naturelles, d’adaptation aux changements climatiques, de préservation de la biodiversité, de lutte contre la désertification et de promotion d’un cadre de vie sain. Il avait à ses côtés, outre le directeur général de l’AEDD, le représentant du maire de la Commune urbaine de Ségou, Yacouba Tamboura, et la coordinatrice de l’unité d’appui régional du Projet de restauration des terres dégradées (PRTD- Mali) à Ségou, Mme Aminata Bamby Konaté. MS/MD (AMAP)

Salon malien de l’architecture et de la construction : La 1ère édition prévue du 31 juillet au 03 août prochain (Organisateurs)

Bamako 15 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC), sous le thème « : « Habitation durable, culture et Innovation », aura lieu du 31 juillet au 03 août 2025,  a Bamako, ont annoncé les organisateurs, mardi,  lors d’une conférence de presse à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat, dans la capitale malienne. « Le Salon 2025 se veut un rendez-vous majeur de l’architecture et de la construction et de l’aménagement en Afrique de l’Ouest. Il entend offrir un cadre d’échange, d’expositions et de dialogue pour construire un avenir urbain durable résilient et enraciné dans les savoir-faire locaux », a déclaré le président de l’Ordre des architectes du Mali, Abdramane Filifing Sidibé. Et de préciser que « cette première édition s’inscrit pleinement dans une dynamique sous-régionale avec pour invités d’honneur les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ». » Notre Région est confrontée à des défis pressants : changement climatique, pression démographique, crise du logement et dégradation des ressources naturelles », a-t-il ajouté. Face à ces réalités, « il est devenu urgent de repenser notre manière d’habiter, de construire, d’aménager nos territoires. Le SAMAC 2025 s’inscrit dans cette mission de promotion, de valorisation et de diffusion de la culture architecturale au Mali et au-delà », a-t-il indiqué. M. Sidibé a ajouté que l’objectif est de « valoriser le rôle stratégique des professionnels du cadre bâti , promouvoir les solutions architecturales durables et endogènes, favoriser la professionnalisation et la normalisation du secteur, initier des politiques d’incitation à la construction durable, créer un réseau d’acteurs engagés dans la transition écologique. » Quant au représentant du ministère chargé de l’Urbanisme, M. Al- Mamoum Ag Mustafa, il a fait remarquer que « le thème de cette 1ère édition, ‘Habitat, culture et Innovation : rôle des architectes dans la promotion du développement durable, adaptabilité aux défis climatiques et économiques au Mali’, n’est pas un simple débat. Il est un appel à l’action, un cri du cœur pour notre avenir commun. » Il a rappelé qu’« au Mali, l’habitat a toujours été le reflet de notre identité culturelle. Du banco, des maisons traditionnelles du Sahel aux constructions en pierre du pays dogon, chaque matériau et forme, chaque orientation raconte une histoire, exprime un mode de vie, une adaptation intelligente à l’environnement. » Le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem, a souligné que ce salon est une volonté collective et inclusive. « Il s’inscrit dans la promotion de la création locale », a-t-il dit MMD/MD (AMAP)  

Tenenkou : C’est reparti pour la campagne agricole 2025-2026 !

Tenenkou, 15 juil (AMAP) Les paysans de Tenenkou (Centre) ont repris le chemin des champs pour une nouvelle campagne 2025-26 qu’ils espèrent plus concluante que celle de l’année dernière, 2024-2025, en demi-teinte, marquée par une récolte mitigée due aux fortes pluies et des inondations de milliers de parcelles dans le Cercle, a constaté l’AMAP. Le Cercle de Tenenkou, zone Aaro pastorale par excellence, dispose de milliers d’hectares cultivables et le ton de l’année, comme le disent les anciens, dépend du succès de la campagne agricole, Celle-ci, à son tour, est tributaire de la bonne volonté du ciel. Le riz et le mil sont les cultures phares dans cette zone inondée du delta intérieur du fleuve Niger qui dispose aussi d’une zone exondée dans une partie des Communes de Diaka, Sougoulbé et Diafarabé où le mil est principalement cultivé. Dans le casier rizicole de Tenenkou qui compte plus de 4 000 hectares, le démarrage de la campagne agricole est jugé « poussif », selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly. Selon lui, la campagne agricole « commence à s’installer et nous sommes à la phase de traitement des mauvaises herbes. » Cette situation s’explique par le retard des pluies et l’affaiblissement des boeufs de labour qui souffrent énormément pendant la saison sèche de l’insuffisance de pâturages. Ce qui fait qu’au moment de démarrer la campagne agricole, les charrues, très majoritairement utilisées pour le labour des champs, manquent cruellement de boeufs performants capables de soutenir le rythme. En plus de ces difficultés, il faut aussi noter l’insuffisance de tracteurs dans le Cercle de Tenenkou. Autre difficulté notoire pour améliorer le rendement des agriculteurs, la dotation en engrais qui se réduit d’année en année. Le chef du casier rizicole invite donc « les paysans à labourer très tôt les champs afin d’éviter tout désagrément puisque le casier rizicole de Tenenkou est reparti en trois zones : une zone basse où il faut labourer avant le 25 juillet, une zone moyenne et haute où on peut commencer les travaux à partir du 25 juillet et ce jusqu’au 25 août. » Il a rappelé que face aux changements climatiques, « il est impératif que les paysans changent de comportement. » Dans les autres zones, notamment, les hors casier, la campagne agricole a également débuté. Selon le chef sous-secteur central de l’agriculture, Allassane Kamanta, 200 mm de pluies ont été recueillies de mai à la première décade de juillet 2025. Au niveau du hors casier, on est également à la phase de traitement avec apport de semi organique et épandage de fumier organique. En certains endroits, la phase de labour a commencé avec semi en volée pour les submersions libres et l’installation et le repiquage de pépinières pour la maîtrise totale de l’eau. Face aux changements climatiques, M. Kamanta invite, aussi, les paysans à adopter les semences améliorées adaptées au phénomène. Comme difficultés à ce niveau, selon notre interlocuteur, il faut noter, entre autres, l’insuffisance de matériels agricoles, notamment de tracteurs dont le nombre n’atteint pas vingt sur l’ensemble du territoire du Cercle. Autre difficulté notoire : l’insuffisance d’intrants dont le nombre diminue chaque année. Les agents de l’agriculture ont, tout aussi, des difficultés pour le suivi sur le terrain à cause de l’insécurité en certains endroits et du manque de moyens de déplacement. Au nombre des obstacles, également, l’insuffisance de personnel pour le service de l’agriculture dont le nombre total d’agents est de quatre pour l’ensemble des 8 Communes du Cercle. Pour une bonne campagne agricole, le chef sous-secteur central de l’agriculture et le chef du casier rizicole invitent en chœur, « les paysans à respecter le calendrier agricole et à suivre les conseils des techniciens. » Si une majorité des paysans du cercle a commencé à labourer leurs champs, ceux de Kara, Darou, Thilembeya, dans la Commune rurale de Diafarabé n’ont pas, pour l’instant, démarré à cause du déguerpissement de leurs villages, sur ordre de groupes armés, depuis plusieurs semaines maintenant. MD (AMAP)

Kangaba : Causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans le Mandé

Kangaba, 14 juil (AMAP) Environ 150 maires, légitimités traditionnelles, représentants d’associations de femmes et de jeunes venues de 13 Communes du Mandé ont participé, dimanche 13 juillet 2025, à Kangaba, à une causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans leur terroir, a constaté l’AMAP. En organisant cette causerie, l’Union des associations et coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD) vise comme objectif général à rassembler les actrices et acteurs du terroir du Mandé pour échanger sur les problèmes de l’extraction aurifère qui détruit les éco-agro-systèmes et déstabilise les communautés tant socio-culturellement qu’économiquement. Ce grand rassemblement a permis d’avoir un premier échange sur l’état des lieux de l’exploitation aurifère (dragage, mines, orpaillage) commune par commune, d’avoir un état des lieux des mesures prises au niveau des autorités administratives et coutumières et résultats sur le terrain et d’obtenir un renforcement de la mobilisation autour d’actions collectives. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants en vue de mettre en commun les efforts pour mettre fin au dragage sur les cours d’eau et obtenir une réorganisation de l’orpaillage. Cette activité, organisée par l’UACDDDD, se situe dans le cadre du Projet de renforcement pour sécuriser et protéger le terroir Mandé, avec l’approche holistique de l’Agroécologie paysanne (AEP) dans le cadre du processus interactif de mise en place des Commissions foncières villageoises (COFOV) en 10 étapes. Selon le secrétaire général de l’UACDDDD, Massa Koné l’Union, dans sa vision et programme de sécurisation foncière a coconstruit avec les communautés un processus interactif de mise en place des COFOV en 10 étapes. Agissant notamment dans tout le terroir Mandé, de Bamako à la frontière guinéenne, un problème commun est ressorti : l’extraction aurifère aux conséquences dramatiques, menaçant l’environnement, la cohésion sociale, le développement et le bien-être des communautés. Ainsi, pour faire appliquer la loi portant interdiction du dragage, à la demande des communautés, une forte sensibilisation a été menée, le 22 décembre 2025, lors d’un Forum communautaire à Kirina, rassemblant tant les communautés, que les autorités coutumières administratives locales et nationales, pour trouver ensemble des solutions. Au fléau du dragage s’ajoute les mines et l’orpaillage. C’est à la suite de ce Forum communautaire de Kirina et en cohérence avec son processus de protéger les ressources naturelles avec le développement des terroirs en Agroécologie Paysanne et pour une économie locale saine, solidaire, prospère et partagée, que l’UACDDDD a organisé cette causerie. Il s’est agi d’échanger avec l’ensemble des actrices et acteurs sur l’exploitation aurifère qui gangrène les communes du terroir du Mandé. Le secrétaire général de l’UACDDDD s’est dit comblé de la tenue de cette causerie communautaire au cours de laquelle les participants se sont franchement parlé. SD/MD (AMAP)

Sikasso (Sud) : Campagne agricole 2024-2025, de mai à septembre, les récoltes en octobre et novembre

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 13 juil (AMAP) La campagne agricole a démarré, dans la Région de Sikasso (Sud), en fin mai et s’étendra jusqu’en fin septembre, pour des récoltes prévues en octobre et novembre, a annoncé le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. Dans un entretien avec l’AMAP, M. Dembélé a précisé : « L’objectif d’emblavure en céréales est de 661 562 ha dont 572 942 ha en céréales sèches et 88 620 ha en riz dans la Région. » Les producteurs sont au four et au moulin. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne pour réaliser cet objectif. A cet effet, M. le technicien soutient que le dispositif d’encadrement est à pied d’œuvre pour fournir l’appui-conseil nécessaire aux producteurs en vue d’atteindre les objectifs de production de la campagne agricole. Sur le registre de la répartition de la pluviométrie, Ousmane Dembélé soutient que la campagne agricole 2025 a connu « une pluviométrie précoce mais mal repartie dans l’espace pendant le mois de juin dans certaines localités de la Région de Sikasso. » A la date du 30 juin 2025, les cumuls étaient de : (275 mm en 19 jours contre 237,1 mm en 27 jours lors de la campagne 2024 et une moyenne interannuelle de 253,4 mm à Sikasso central) et (199,1 mm en 22 jours en 2025 contre 298,5 mm en 24 jours en 2024). S’agissant de la subvention de l’engrais, il soutient que la mise en place de 3249 T d’engrais est en cours dans le cadre du Projet de développement, de la productivité et de diversification agricole dans les zones arides et semis arides du Mali (PDAZAM). A cela s’ajoute les 188T d’engrais du Projet d’urgence de production et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PUPSAN). Cette quantité est destinée aux communes d’intervention du projet dans la Région de Sikasso. « L’engrais est cédé aux producteurs au prix de la subvention soit 14 000 Fcfa le sac de 50 Kg auprès de la commission de réception et de distribution créée dans chaque commune bénéficiaire et composée du secteur de l’Agriculture, de la chambre d’Agriculture et de la mairie », révèle-t-il, avant d’ajouter que ces engrais constituent un appui important de l’Etat en faveur des producteurs. Par ailleurs, le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la DRA appelle les producteurs à suivre les conseils de l’encadrement et appliquer les bonnes pratiques agricoles afin d’intensifier les productions. « Les premières réalisations des emblavures doivent être bien désherbées avant de bénéficier les doses recommandées de fertilisants. Les semis en cours doivent prendre en compte les spécificités variétales… », précise-t-il. Et de renchérir que le marché des intrants agricoles continue à être approvisionné. Quant au président de la Chambre régionale d’agriculture (également producteur), Abdoulaye Bamba, il a mis un accent particulier sur la gestion des inondations en période hivernale. Pour ce faire, il a prodigué des conseils judicieux aux producteurs. Ceux-ci, selon lui, « doivent prioriser les cultures qui conviennent dans les zones inondables notamment le riz. » Il faut faire des barrages en terre pour sécuriser les champs. S’agissant des difficultés des producteurs de Sikasso, le président de la Chambre régionale d’agriculture a souligné, notamment, « le retard du paiement des productions de la filière coton, le retard dans la mise en place des intrants agricoles et l’insuffisance de la mise en place de la subvention en engrais dans certaines communes de la Région. » S’y ajoute l’insécurité. « Cela ne nous empêche pas de cultiver mais, on travaille la peur au ventre », confie-t-il. Pour le bon déroulement de la campagne agricole 2025, Abdoulaye Bamba a invité d’une part, les producteurs à privilégier le calendrier agricole, à toujours tenir compte de la pluviométrie et, d’autre part, le gouvernement à multiplier les appuis techniques et particulièrement ceux en intrants agricoles. Les prévisions climatiques pour le reste de la saison (juillet-septembre 2025) de Sikasso sont claires. En termes de phénomènes extrêmes, quelques épisodes de fortes pluies orageuses sont attendus, pouvant provoquer des ruissellements rapides, des pertes de sols et inondations localisées, des dégâts sur les jeunes plants ou récolte précoces. Selon le coordonnateur de la station météo de Sikasso, Salif Diabaté, les cultures bien positionnées sont notamment le maïs, le sorgho, le mil, le riz et le coton. « Ces cultures bénéficient des conditions globalement favorables pour la croissance », a-t-il précisé. Par ailleurs, seuls les producteurs des zones basses ou irriguées peuvent envisager des cultures de décrue (riz de bas-fond et légumes). Comme risques, les producteurs pourront faire face à des attaques accrues de ravageurs et maladies (chenilles légionnaires et mildiou) dues aux périodes humides prolongées. Et aussi le risque de saturation hydrique dans les sols mal drainés et une fin de saison anticipée. Toute chose qui pourrait perturber le développement des cultures à cycle long non encore semées ou mal suivies. Salif Diabaté a invité « les producteurs à suivre les bulletins de la météo et agro-hydro-climatiques hebdomadaire, à privilégier les cultures et variétés à cycle moyen pour éviter les pertes en cas de fin précoce et à anticiper les périodes de récolte entre les grandes pluies pour éviter la pourriture des plants. » A son avis, il est également pertinent, d’envisager la diversification des cultures vivrières pour assurer la résilience. « La saison 2025 est globalement favorable à Sikasso. Les producteurs doivent rester vigilants face aux excès d’eau, à une fin de saison anticipée, à la chaleur entre les pluies… », conclut-il. MFD/MD (AMAP)      

Mali : Pluies et orages prévus dans plusieurs régions ce 12 juillet 2025 (Agence Mali-Méteo)

Bamako, 12 juillet (AMAP) – L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, annonce des orages accompagnés de pluies dans la Région de Douentza (Centre), avec une extension prévue à d’autres régions ce samedi 12 juillet 2025, a indiqué un communiqué du ministère. « Ces conditions météorologiques toucheront dès la fin d’après-midi les régions de Tombouctou, Mopti, Bandiagara, San et Koutiala », a précisé Mali-Météo. Selon le communiqué, des précipitations sont également attendues dans la nuit du 12 juillet dans le District de Bamako ainsi que dans les Régions de Nara, Nioro, Kayes (Ouest), Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Koulikoro, Dioila et Kita (Ouest). L’Agence Mali-Météo appelle les populations de ces zones à prendre les précautions nécessaires face à ces conditions météorologiques. OS/MD (AMAP)  

Plus de 80 villages sur les 182 du Cercle de Youwarou (Centre) sont à risque d’inondation en 2025

Youwarou 28 juin (AMAP) En 2025, 85 villages sur les 182 que compte le Cercle de Youwarou (Centre) sont à risque d’inondation, a appris l’AMAP sur place, lors de la session de plaidoyer sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation cette s‘est tenue le 28 juin dans la salle des conférences du cercle sous la présidence M. Abdramane Coulibaly, représentant du préfet, Les participants ont recommandé une communication de masse avec les radios de proximité sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation, des rencontres régulières du comité local chargé de la gestion des crises et des catastrophes. Des difficultés et contraintes, selon les participants, peuvent surgir dans la collecte des données fiables, le manque de fonds pour le comité, la présence limitée des partenaires dans le cercle. Vingt participants issus de l’Administration, de la Société civile, des services techniques de l’Etat, des légitimités traditionnelles, des Forces armées de défense et de sécurité et des communicateurs de Youwarou ont pris part à cette session de plaidoyer. Au cours de cette séance de plaidoyer organisée par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire de Youwarou sur financement de l’UNICEF, le chef dudit service, Oumar Maiga a fait un bref rappel des conséquences de l’inondation de 2024. Le sinistre a touché les sept Communes du cercle à savoir Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou. Il a causé des dégâts importants : près de 1 991 ménages pour 43 000 victimes, 3 000 hectares de cultures inondées, des dégâts sur le cheptel, la volaille, les boutiques, les stocks de céréales et sur divers équipements. M. Maiga, dans son exposé, énuméré les différents appuis enregistrés en 2024, entre autres, en Cash Transfert d’un montant de 36 895 000 Fcfa dont 36 045 000 Fcfa de l’ONG International rescue committee (IRC), Jeunesse de Youwarou-Ouro Dandé Déboye pour 500 000 Fcfa, La Jeunesse de Youwarou 250 000 Fcfa et le mois de la solidarité 100 000 Fcfa soit un total de 36 895 000 Fcfa pour 289 ménages bénéficiaires. En vivres, l’IRC, Base de Youwarou, a offert des coupons alimentaires à 126 victimes en mil ou riz, en viande ou poisson, en condiments divers. Le Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) a fourni 10 tonnes et 8 kilogrammes de riz, 10 tonnes et 8 kilogrammes de mil, 2 tonnes de sucre et 224 kilogrammes, 2224 litres d’huile, une tonne de sel et 112 kilogrammes. En matériels et ustensiles, le PRUBA a fait un appui en nattes, en moustiquaires, en kits scolaires, en tentes pour 1 112 personnes réparties dans 175 ménages et 2500 sacs vides offerts par un opérateur économique. D’autres appuis non quantifiés ont été également notés. SC/MD (AMAP)