Curage des collecteurs et caniveaux à Bamako : La ministre chargée de l’Environnement inspecte les sites de Dianéguéla et Missabougou

Bamako, 10 juin (AMAP) La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, s’est rendue, lundi, sur les sites de Dianéguéla et Missabougou, en cours de curage, pour s’assurer de l’évolution des travaux. « Nous sommes venus voir si les entreprises respectent leurs engagements. Ce que j’ai vu est satisfaisant, mais il reste encore beaucoup à faire », a déclaré la ministre chargée de l’Environnement. Mme Tangara Mariam Doumbia a indiqué que les entreprises ont promis de boucler les travaux avant le délai requis. Elle a mis en garde les populations contre les branchements anarchiques dans les collecteurs. Et a insisté que ces ouvrages ne sont pas faits pour recevoir des ordures, encore moins les branchements d’eaux usées. Elle a annoncé que des convocations sont en cours de distribution aux contrevenants, avec une phase de sensibilisation préalable à toute répression. La ministre était accompagnée par le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN), Niarga Oulé Dembélé, et des responsables des entreprises prestataires. La visite s’inscrit dans le cadre des activités de la 26è édition de la Quinzaine de l’environnement. Lancés le 15 mai dernier, les travaux de curage des collecteurs et caniveaux vont durer deux mois et demi. À ce jour, le chantier de Dianéguéla affiche un taux d’exécution de 22 %. Celui de Missabougou est plus avancé, atteignant 80 %. En 2024, la ville de Bamako a enregistré 79 cas d’inondations selon la Direction générale de la protection civile (DGPC), soit un niveau inédit lié à des précipitations exceptionnelles et à l’obstruction des caniveaux par les déchets. Face à cette situation alarmante, le gouvernement a mobilisé plus de 2,6 milliards de Fcfa pour le programme de curage 2025 dans le District de Bamako. L’objectif est d’améliorer l’évacuation des eaux pluviales, réduire les risques d’inondation et protéger les populations. Le programme de curage 2025 bénéficie du soutien financier du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), financé par la Banque mondiale et le Budget spécial d’investissement (BSI). Il prévoit, 131.073 ml de collecteurs à curer pour un coût de 1,24 milliard Fcfa contre 90.865 ml l’année dernière. S’y ajoute le curage de 235.365 ml de caniveaux contre 210.306 ml en 2024, pour un coût de 1,12 milliard Fcfa et celui de 29.317 ml de caniveaux supplémentaires sur financement BSI pour 300 millions Fcfa. Au total, cela représente une hausse de 26,9 % de la longueur des collecteurs curés et de 3,91 % pour les caniveaux, comparé à 2024. Les déchets extraits seront acheminés vers la décharge finale de Noumoubougou, sous la supervision des bureaux de contrôle. Au-delà du District de Bamako, les opérations de curage concerneront également d’autres localités comme Bla, elle aussi touchée par des inondations en 2024. MS/MD (AMAP)

Sikasso : Démantèlement de plusieurs dragues à Misseni sur le fleuve Bagoé

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 07 juin (AMAP) Une mission des directions régionales de l’Assainissement, de la Géologie et des Mines, de l’Environnement, des Eaux et Forêts et de l’Hydraulique s’est rendue, le 28 mai dernier,  à Misséni, dans la Commune rurale de Fourou, dans le Sud du Mali pour une identification des dragues à Kadiolo, avant de procéder à leur démantèlement. Ces interventions en application des dispositions de la loi 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier, vise à contrecarrer la destruction des cours d’eaux et de l’écosystème (flore et faune) dans les zones minières. Toute chose qui contribuera au bien-être de la population, à la protection de l’environnement et de l’écosystème. Au passage de la délégation régionale dans la Commune rurale de Fourou, le chef de village de Alhamdoulilaye, Hamidou Coulibaly, a affirmé que le phénomène les a causés énormément d’ennuis. Dans cette zone aurifère où le dragage est pratiqué, il a confié que leurs animaux sont confrontés à un problème d’abreuvement et de nourriture. L’eau du cours d’eau est devenue impropre à la consommation pour les êtres humains. « Aujourd’hui, nous craignons de consommer l’eau de nos puits car ceux-ci peuvent être contaminés par l’eau souillée de ce cours d’eau », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’ils ont, une fois, brulé trois dragues… Pour sa part, le directeur régional de l’Assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN) de Sikasso, Moussa Ballo, a mis un accent particulier « sur l’impact du dragage sur le fleuve et sur la qualité de l’eau. » « La pratique impacte négativement les berges du fleuve, la consommation de l’eau, le mouvement des pirogues et la vie des animaux aquatiques », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de préserver le cours d’eau. Moussa Ballo a dit que les services techniques ont besoin d’équipements adaptés pour la réussite de cette activité. Il a surtout insisté sur la sensibilisation des communautés. De son point de vue, « il faut donner le pouvoir aux autorités locales pour qu’elles puissent saisir toutes les dragues. » « Nous sommes sérieusement engagés à combattre le dragage », a-t-il affirmé avant d’appeler toutes les régions, où les cours d’eaux sont utilisés pour la recherche de l’or, à imiter l’initiative des autorités régionales de Sikasso. « S’il y’a une synergie d’action entre les régions, on pourra belle et bien circonscrire ce fléau », a-t-il indiqué. Le code minier, selon lui, condamne formellement la pratique. Selon le conseiller à la sécurité et à la protection civile de la gouverneure, le contrôleur général-major de police Tiantio Diarra, la pollution et la dégradation de la nature au Mali « sont devenues des dangers pour la vie de la population et celle des animaux aquatiques. » C’est la raison pour laquelle. la mission a été initiée par la gouverneure de la région. Selon lui, une première mission a été effectuée en février passé pour identifier les points qui ont le maximum de dragues. C’est à la suite de cela que le site de Kadiolo a été détecté. « Cette opération doit être dissuasive pour tous ceux qui ont des dragues. Ils doivent comprendre que l’activité est illicite et qu’il faut l’abandonner… », a indiqué le contrôleur général-major de police. Il a souligné que l’opération se poursuivra « car le fleuve Bagoé constitue une ressource naturelle appartenant à nos ancêtres et il doit être préservé. » En outre, Tiantio Diarra a dit que cette initiative est l’illustration de la détermination des autorités du Mali « pour le bien-être de la population. » Ainsi, les dragues extraites du fleuve Bagoé dans la localité de Misseni seront amenées au gouvernorat de Sikasso. « L’équipe de démantèlement a pu saisir 16 dragues. Il y reste une centaine », a affirmé la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a révélé que la mission n’avait pas de moyen adéquat, sinon les machines « costaud » pour extraire le reste des dragues. A cet effet, la cheffe de l’exécutif régional a saisi l’opportunité pour saluer la CMDT et les autres partenaires qui ont facilité la réalisation de l’opération de démantèlement. Pour l’heure, les 16 dragues sont gardées au gouvernorat de la 3ème région. Par ailleurs, elle a sollicité le soutien de tous car seules, les autorités régionales ne peuvent pas mener cette lutte. « Il faut une conjugaison des efforts de différents départements ministériels, dont ceux chargés de l’Environnement et de la s\Sécurité », a-t-elle insisté. Et de préciser que ceci appuiera l’équipe régionale quant à l’extraction et la sécurisation des dragues. « Nous allons poursuivre l’opération dans d’autres localités et instruire à tous les préfets de prendre des dispositions pour éviter la réinstallation des dragues extraites », a-t-elle promis. Elle a assuré que des mesures seront prises contre ceux qui s’adonnent à la pratique. Elle a remercié le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et le ministre de l’Economie et des Finances qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir la mission de démantèlement. Le dragage consiste à extraire des matériaux qui se trouvent en profondeur de l’eau. Le cas du fleuve Bagoé consiste à extraire de l’or dans les fin fonds du fleuve. MFD/MD (AMAP)

Mali : L’orpaillage suspendu du 15 juin au 30 septembre 2025 (Ministre des Mines)

Bamako, 2 juin (AMAP) Le ministre des Mines, Amadou Keïta, a annoncé, jeudi 29 mai 2025, la suspension des activités d’orpaillage sur l’ensemble du territoire malien, du 15 juin au 30 septembre 2025, conformément à l’Arrêté interministériel du 1er juillet 2015. Dans un communiqué officiel, rendu public le 3 juin 2025 sur la page Facebook du ministère, M. Keita a appelé les autorités administratives des districts miniers, les chefferies coutumières, les organisations de presse et les exploitants des localités concernées « à collaborer pour assurer le respect strict de cette disposition pendant la période indiquée. » OS/MD (AMAP)

Mali Météo : Une semaine du 2 au 8 juin 2025 marquées par la chaleur et des pluies isolées

Bamako, 2 juin (AMAP) L’ Agence Mali Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, a publié, lundi 2 juin 2025, à Bamako ,ses prévisions météorologiques pour la semaine du 2 au 8 juin, annonçant une hausse des températures et des pluies isolées à travers le Mali. « Nous anticipons des conditions météorologiques variées, nécessitant vigilance et suivi des mises à jour », rapporte un communiqué du ministère des Transports et des Infrastructures. La semaine débutera avec un ciel peu nuageux, évoluant vers un ciel nuageux à localement couvert en fin de semaine. Les vents de mousson domineront, sauf dans la région de Taoudéni (Nord), où des conditions plus sèches persisteront. « Ces vents de mousson favoriseront des épisodes pluvieux, particulièrement en fin de semaine », précise Mali Météo. HAUSSE DES TEMPERATURES – Les températures connaîtront une augmentation significative. Les maximales varieront entre 36°C et 45°C, tandis que les minimales se situeront entre 21°C et 32°C. Cette chaleur intense touchera particulièrement les régions du Nord et du Centre, où des précautions seront nécessaires. La poussière en suspension réduira la visibilité dans les régions du Nord et du Centre. « Les habitants doivent prendre des mesures pour leurs déplacements et leur santé respiratoire face à ce phénomène », recommande l’agence. Des activités pluvio-orageuses isolées sont attendues, principalement en fin de semaine, dans la plupart des régions. Ces précipitations pourraient impacter les activités agricoles et extérieures, bien qu’elles restent localisées. Mali Météo exhorte la population à rester prudente et à consulter les bulletins météorologiques sur les plateformes du ministère des Transports et des Infrastructures. « Des actualisations seront effectuées si nécessaire pour garantir la sécurité de tous », assure l’agence. Face à ces prévisions, les Maliens sont invités à s’adapter aux conditions changeantes, combinant chaleur intense, poussière, et risques de pluies, tout en restant attentifs aux mises à jour officielles. OS/MD (AMAP)

Encadré : Petits rongeurs, grands dégâts

Bamako, 02 juin (AMAP) Une invsion de petites souris, ou infestation de souris, se caractérise par la présence de nombreuses souris dans un lieu, souvent dans un logement, et peut être causée par des facteurs comme la présence de nourriture disponible, des points d’entrée non scellés, et des conditions climatiques favorables. Les souris cherchent refuge et nourriture dans les maisons et peuvent causer des dégâts importants, il est donc important de les éliminer ou au moins de limiter leur nombre. Signes d’une invasion de souris : Bruits de grattement : Les souris peuvent faire des bruits de grattement dans les murs, les greniers ou les faux plafonds. Présence de crottes : Des crottes de souris peuvent être trouvées dans des endroits où elles se déplacent, notamment près de la nourriture ou des nids. Grignotage : Les souris peuvent grignoter les matériaux, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, pour aiguiser leurs dents. Traces de graisse : Les souris peuvent laisser des traces de graisse sur les murs ou les surfaces où elles passent fréquemment. Dégâts : Les souris peuvent causer des dégâts aux biens, comme les textiles, les papiers ou les aliments, en les dégradant ou en les contaminant. Risques liés à une invasion de souris Contamination par des maladies : Les souris sont des vecteurs de maladies et de bactéries qui peuvent contaminer la nourriture ou les surfaces de la maison. Dommages matériels : Les souris peuvent causer des dégâts importants aux biens, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, en les grignotant. Odeurs: Les souris peuvent laisser une odeur d’ammoniac ou d’urine, surtout si leur nid est près de la zone de passage. Prévenir une invasion de souris Sceller les points d’entrée : Vérifiez les fissures et les trous dans les murs, les portes, les fenêtres et les conduits, et scellez-les avec un mastic ou de la laine d’acier. Maintenir une bonne hygiène : Évitez de laisser des restes de nourriture accessibles aux souris et assurez-vous de ranger les aliments correctement. Nettoyer régulièrement : Enlevez les débris et les ordures qui peuvent servir de refuge ou de nid aux souris. Réduire la nourriture et les déchets : Les souris sont attirées par la nourriture et les déchets, il est donc important de les éliminer rapidement. Se débarrasser des souris Pièges à souris : Utilisez des pièges à souris avec des appâts attrayants pour les attraper et les éliminer. Répulsifs à ultrasons : Les répulsifs à ultrasons peuvent aider à éloigner les souris de votre maison. Faire appel à un professionnel : Si vous avez une infestation importante, il est préférable de faire appel à un dératiseur professionnel. Dans le cas d’une invasion de souris dans votre logement, il est important de prendre des mesures rapidement pour les éliminer ou au moins réduire leur nombre. Remarque : Il est important de ne pas utiliser de pesticides sans autorisation MD (AMAP)

Présence de souris : Petits rongeurs, grands dégâts

Par Moussa M. DEMBELE Bamako 02 juin (AMAP) On ne la voit pas deux fois avant qu’elle ne disparaisse sous un meuble ou dans un recoin ! Furtif, insaisissable, prompt, rapide comme l’éclair, ne comptez pas sur un chat pour l’attraper, Vous l’aurez deviné : Messi, pas le footballeur, mais la petite souris dotée d’autres talents de destruction, ceux-là, est devenu notre compagnon à la maison, au bureau et parfois dans la voiture ! Compte tenu des dégâts causés par ces rongeurs dans nos familles, la présence massive des souris dans les maisons doit être contenue. À Tiéguena, dans la Commune rurale de Kalabancoro, sur la route de Ségou, les souris attendent seulement le coucher du soleil pour faire la navette entre les familles voisines Traoré et Diarra. D’habitude, elles se cachent au fond des chambres ou sous les sacs de céréales pour détruire leur contenu. Comme il y a le cousinage à plaisanterie entre ces familles, chacune profite de cette coutume ancestrale pour attribuer à l’autre, la paternité de ces petits rongeurs. « Hey ! Il faut bien garder vos souris. Il ne faut plus qu’elles viennent nous enquiquiner chez nous », plaisantent souvent les membres de ces familles. En réalité, il y a deux espèces de souris qui perturbent, actuellement, le quotidien des habitants de Bamako et ses périphéries. Il s’agit de gros rats et de petites souris appelées « Messi » pour leur petite taille et leur rapidité a se faufiler. Dans la périphérie de Tiéguena, ce sont de grosses souris qui font les dents en farfouillant dans les affaires des habitants. Parfois confondus à des rats, elles ne restent plus cachées dans les chambres ou sous les sacs de céréales, comme auparavant. Elles vivent, sans crainte, sous les pieds des personnes. Leur élimination/éradication en devient compliquée. « Souvent, je me dis qu’il n y a pas de produits efficaces pour éliminer ces souris, car je passe tout mon temps à acheter des produits qui, ne les réduisent pas. Même les chats ont peur d’elles. En plus, elles sont trop intelligentes pour éviter les pièges que nous leur tendons », confie Mama Guindo. Cette mère de famille, avoue que les petits rongeurs ont causé beaucoup de dégâts dans sa maison. Dans la même veine, Abdou Diarra, enseignant de formation, énumère les pertes qu’il a subies sur ses volailles à cause des grosses souris. « Contrairement aux souris habituelles que nous connaissons, celles-ci sont des mangeuses de poussins. Je possédais une importante quantité de poussins, les rongeurs ont tout dévoré jusqu’aux œufs », déplore-t-il. Cette perte a causé l’arrêt temporaire  de ses activités. Les boutiques ne sont pas épargnées non plus. Les articles comme le sucre, le riz, les pâtes alimentaires et des farines sont les plus exposés. « Pour les protéger contre ces nuisibles, les boutiquiers élèvent des chats ou utilisent du poison qui les tue », renchérit, Amadou Doucouré, vendeur rencontré à Yirimadio. Il a été victime des souris, le poussant à prendre un chat. Et depuis, les petites souris se font rare dans sa boutique. Contrairement aux habitants de Tiéguena où les grosses souris sont fréquentes, les étudiants du Campus universitaire de Badaladougou se plaignent des « Messi » (nom emprunté au célèbre joueur argentin de football). Ces petites souris se sont logées dans les armoires, valises et s’attaquent à des objets précieux des étudiants. Ibrahim Diarra, étudiant à l’École normale supérieure de Bamako (ENSup) exprime sa désolation. Les dégâts de « Messis » ont transformé l’internat en un cauchemar pour l’étudiant. Elles ont grignoté ses cahiers et livres qu’il avait soigneusement rangés dans l’armoire. Lorsque qu’il s’en est rendu compte, il les a mis dans une valise. Malgré tout, les bestioles n’ont pas épargné ses documents. Selon des spécialistes de la santé humaine notamment le médecin généraliste, Dr Bakary Dembélé et Sidi Coulibaly, agent vétérinaire, la cohabitation avec les souris est un danger permanant pour la santé publique, selon ces techniciens. Elles peuvent transmettre des maladies à l’homme, des maladies contagieuses, comme la salmonellose, qui se transmet quand le porteur est en contact direct avec ces bêtes. On peut attraper cette maladie par d’autres animaux aussi. Les souris peuvent vivre avec ces maladies sans les manifester. Elles infectent de passage les aliments. Si les traitements ne sont pas faits à temps, cela peut créer un problème rénal ou encore l’hépatite. « Nous les appelons les porteurs sains. C’est à dire elles portent des bactéries et virus mais elles ne les manifestent pas. C’est bien d’utiliser des produits pour éliminer ces souris. Mais ce qui est encore mieux, c’est de rendre les lieux propres, car c’est la saleté qui les attire », prévient Sidi Coulibaly, agent vétérinaire. Pour Dr Bakary Dembélé, médecin généraliste, beaucoup de personnes ont tendance à penser que ces animaux sont inoffensifs et sans impacts négatifs. Ce n’est pas toujours le cas, car les souris sont dangereuses pour l’homme et pour l’environnement. Leurs excréments peuvent nuire à la santé de l’homme au même titre que leur morsure. Selon le spécialiste, elles peuvent également êtres la source de pathologies comme la fièvre typhoïde et le ténia. L’élimination des souris peut avoir des impacts négatifs comme positifs. « Cela dépendra du produit et de la méthode utilisés », explique Papa Namory Traore, spécialité hygiène et assainissement. « Même si les souris peuvent nous transmettre des maladies, leur élimination aussi peut apporter le déséquilibre alimentaire chez d’autres animaux, car elles sont la proie de ces derniers », explique M. Traoré. « Ces animaux qui se nourrissent de la souris sont à leur tour la nourriture de l’homme. Donc, si les souris deviennent peu nombreuses, il y aura un petit chamboulement dans la chaîne alimentaire. Certains animaux vont devenir rares parce que leur proie, qui est la souris, a disparu », prévient l’ingénieur en environnement et santé publique. Il ajoute que la méthode d’empoisonnement que les humains utilisent pour éliminer les souris est une menace pour l’homme, surtout les enfants. « Ces poisons peuvent polluer l’environnement. Il y a, aussi, un aspect rebond, c’est à dire quant on essaie d’éliminer les souris et que cela ne réussit pas, elles vont

Kangaba : Consultation publique autour du projet minier de Jin Yuan SARL à Diourka-nord

Kangaba, 30 mai (AMAP) Une consultation publique sur l’Étude d’I]impacts environnemental et social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société Jin Yuan SARL s’est tenue, jeudi 29 mai 2025, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro, chef-lieu de la Commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba. Présidée par le 2e adjoint au préfet, Drissa Konaré, la rencontre a réuni des représentants des villages de Danga et Tombola, ainsi que des autorités traditionnelles et des forces vives. « Cette consultation vise à garantir que le projet respecte les normes environnementales et sociales, tout en impliquant les communautés locales », a déclaré M. Drissa Konaré, soulignant l’importance de la transparence dans ce processus. Pour se conformer à la réglementation, Jin Yuan SARL a mandaté un consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, spécialiste en évaluation environnementale. « Notre objectif est d’identifier et d’évaluer les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et les populations », a expliqué M. Coulibaly. Il a détaillé les ambitions de la société, qui incluent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’import-export et le BTP. L’EIES vise à prévenir la dégradation de l’environnement, à intégrer les enjeux climatiques et à réduire les impacts négatifs des activités minières. « Nous voulons optimiser l’équilibre entre développement économique, social, culturel et environnemental, tout en associant les populations à chaque étape du projet », a ajouté le consultant. Un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale sera également élaboré pour accompagner l’exploitation de la mine, qui couvre une superficie de 25 km² à Diourka-nord. En clôture, le 2ème adjoint au préfet a exhorté les communautés à cultiver l’entente et la solidarité pour maximiser les bénéfices du projet. « Cette mine peut être une opportunité pour le développement local si nous travaillons ensemble », a-t-il conclu. SD/OS/MD (AMAP)

L’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma en passe de devenir une agence d’exécution de l’AES

Bamako, 24 mai (AMAP) Le Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) a décidé, samedi, à Bamako, de soumettre à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement un projet de transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. « Le rapport des Experts sur la transformation de l’ALG en Agence d’exécution devrait être déposé dans un délai n’excédant pas deux mois », a précisé le communiqué final lu par la Secrétaire exécutive de l’ALG, Mme Hawa Aw, dans l’une des principales résolutions de la 13ᵉ session extraordinaire du Conseil des ministres, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), en prélude à la 8ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État ou de Gouvernement. Selon la même source, le Conseil a décidé de soumettre à la Conférence des chefs d’État un projet d’acte portant transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. Il avait, auparavant, pris acte du rapport de la réunion préparatoire des experts ainsi que du rapport relatif à l’intégration de l’ALG dans l’architecture institutionnelle de la Confédération des Etats du Sahel (AES). La réunion, présidée par le ministre des Mines du Mali, Pr Amadou Keita, président en exercice du Conseil des ministres, a réuni le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, ainsi que le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine. Les travaux en plénière ont porté sur les conclusions et recommandations de la réunion préparatoire des experts, suivis d’échanges autour des dossiers inscrits à l’ordre du jour. Le Conseil des ministres a, également, décidé de soumettre le projet d’acte mettant fin au mandat de Saidou Oua, précédemment Secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, au président de la Conférence pour signature à titre de régularisation. Il a proposé, également, la régularisation du mandat de Mme Hawa Aw pour le temps qu’elle a exercé en qualité d’intérimaire, ainsi que la nomination d’un administrateur provisoire pour un mandat de six mois en vue de gérer les affaires courantes de l’ALG et coordonner les travaux du Comité d’experts qui sera mis en place. Le Conseil des ministres a décidé de tenir sa 61ᵉ session ordinaire au Niger, conformément aux conclusions de la 60ᵉ session tenue à Ouagadougou. À l’issue du huis clos, le Conseil des ministres a demandé au Mali de désigner un administrateur provisoire et à chaque pays membre de désigner trois personnes pour composer le Comité d’experts dans un délai de 15 jours après cette session extraordinaire. Il a félicité la Secrétaire exécutive et lui a adressé ses remerciements pour les performances réalisées par l’ALG sous son mandat. Rappelons que l’ALG est une des plus anciennes institutions internationales en Afrique. Elle a été créée en 1970 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans le but de promouvoir le développement harmonieux et intégré de la Région du Liptako Gourma, par la mise en valeur, dans un cadre régional, des ressources naturelles existant dans l’espace sahélien. AG/MD (AMAP)  

Bamako : Les travaux de libération des lits de marigots ont commencé samedi

Bamako, 24 mai (AMAP) Les travaux de libération des lits et servitudes de marigots à Bamako, ont débuté ce samedi à Lafiabougou Koda, en Commune IV, dans la capitale malienne où les membres de la Commission nationale de libération ont entrepris de démolir plus d’une centaine de concessions (maisons familiales) érigées dans le lit de collecteurs naturels et de cours d’eau, devenus des zones inondables en cas de fortes pluies. Une grue a été mobilisée dès l’aube, appuyée par les forces de l’ordre, pour démolir les installations et dégager les berges du marigot. L’initiative fait suite aux inondations meurtrières survenues au Mali, en 2024, mettant en évidence les dangers liés à l’occupation illégale des zones inondables. L’occupation des lits de marigots est une cause majeure des inondations. Selon Almaïmoune Ag Al Moustapha, conseiller technique au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines et de l’Aménagement du territoire, » les travaux concernent toutes les constructions dans les lits de marigots et leurs servitudes. » « Les servitudes sont toutes les constructions situées dans les lits de marigots et dans une bande de 10 m. Tout ce qui est dans ce périmètre est concerné par cette opération de libération ».  Et de déclarer que l’opération intervient après plusieurs séances de sensibilisation. Par ailleurs, Almaïmoune Ag Al Moustapha a indiqué que l’opération concernera 11 collecteurs dans le district de Bamako. Le président de la Commission nationale de libération des lits et servitudes des marigots du District de Bamako, Mahamadou Ouologuem, a assuré que la sensibilisation a porté ses fruits auprès des personnes concernées. IL a, ensuite, indiqué que des mesures d’accompagnement sont mises en place pour les familles et ménages concernés. En ce sens, il a évoqué des frais de relogement forfaitaires couvrant trois mois de loyer. « C’est des montants forfaitaires qui leur seront alloués. Ils concernent ceux qui sont en location », a-t-il précisé. Des familles ont vu leur maison ou des parties de la maison démolies. Sur le terrain, certains déguerpis affirment ne pas avoir été suffisamment avertis ou n’avoir eu que peu de temps pour se réorganiser. « On comprend la nécessité, mais nous aurions voulu plus de délais », se plaint Mamadou Camara, un habitant dont le domicile a été partiellement détruit. Rappelons que cette opération s’inscrit dans un vaste programme gouvernemental visant à prévenir les inondations récurrentes dans la capitale malienne. L’initiative, lancée en mars 2025, concerne également d’autres marigots. TC/MD (AMAP)

Koulikoro : Mission de supervision de la Banque africaine de développement pour appuyer l’exécution du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako

Koulikoro 22 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation Agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP. La mission conduite par Dr Samba Tounkara, avait aussi pour objectifs d’accélérer le rythme d’exécution des activités du projet, de s’enquérir du niveau d’exécution du projet, d’échanger avec les autorités responsables du suivi du projet. « Nous sommes réunis ce matin (Ndrl : jeudi) pour parler et prendre une décision définitive sur un problème qui, depuis presque un an, est devenu un blocage de cet important projet de développement et de transformation agro industrielle de Bancoumana dédié à la mise en œuvre des activités de l’Agro Parc », a fait savoir le directeur de cabinet du gouverneur, Mohamar Haïdara. « Jusqu’à ce jour, rien n’a été fait en termes de travaux, à cause de l’opposition des membres de trois familles empêchant le démarrage des activités par les experts recrutés, l’unité de coordination, les partenaires et les autorités », a expliqué M. Haïdara. Bancoumana, dans la Région de Koulikoro, est un site du projet PDZSTA-KB destiné á accueillir un pôle de développement agro-industriel porté par le secteur privé. La construction de cette infrastructure est censée agir sur les facteurs de fragilité liés à la migration dans la Région de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, par la sédentarisation des populations. Ce projet devrait permettre de réaliser 35 usines, des routes, des écoles, des stations d’épuration, des centres d’agrégation pour un financement de près de 13 milliards de Fcfa et de générer plus de 8 000 emplois, entre autres. Pourtant selon le coordinateur du programme, Demba Sidibé, « tout allait bien depuis le démarrage du projet. » « Il n’y a pas eu d’obstacles si bien qu’on a signé les contrats de construction, les contrats d’études d’impa ct environnemental, le contrat pour le géomètre. C’est à la délimitation du site du projet que les oppositions sont apparues empêchant le géomètre de faire son travail », a précisé Demba Sidibé. « Si le site n’est pas délimité, nous ne pouvons rien faire, parce que c’est à partir de là que toutes les activités vont commencer», a regretté le coordinateur du PDZSTA -KB, Demba Sidibé. Malgré l’intervention des autorités locales, des communautés de bonnes foi et les bonnes et sages dispositions envisagées par le gouverneur, les opposants sont restés sur leur position et n’ont répondu à aucune convocation de l’autorité régionale. Il faut rappeler qu’en dépit des efforts consentis par les autorités du pays et par la BAD, le démarrage des travaux reste toujours bloqué. Le 11 juin est la date butoir du démarrage des travaux. C’est pour cela que les risques d’annulation des financements planent sur le projet à cause de ce blocage qui met en retard toutes les activités planifiées et programmées, alors que la BAD a prolongé l’exécution du projet à 2027. Au cours de cette rencontre, les associations et organisations démocratiques, les chefs de village de trois zones ont réaffirmé leur adhésion au projet et ont demandé aux autorités de prendre leurs responsabilités, avant de remercier le gouverneur de la Région, pour tous les efforts consentis pour convaincre les opposants. AD/MD (AMAP)