Mali Météo : Une semaine du 2 au 8 juin 2025 marquées par la chaleur et des pluies isolées

Bamako, 2 juin (AMAP) L’ Agence Mali Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, a publié, lundi 2 juin 2025, à Bamako ,ses prévisions météorologiques pour la semaine du 2 au 8 juin, annonçant une hausse des températures et des pluies isolées à travers le Mali. « Nous anticipons des conditions météorologiques variées, nécessitant vigilance et suivi des mises à jour », rapporte un communiqué du ministère des Transports et des Infrastructures. La semaine débutera avec un ciel peu nuageux, évoluant vers un ciel nuageux à localement couvert en fin de semaine. Les vents de mousson domineront, sauf dans la région de Taoudéni (Nord), où des conditions plus sèches persisteront. « Ces vents de mousson favoriseront des épisodes pluvieux, particulièrement en fin de semaine », précise Mali Météo. HAUSSE DES TEMPERATURES – Les températures connaîtront une augmentation significative. Les maximales varieront entre 36°C et 45°C, tandis que les minimales se situeront entre 21°C et 32°C. Cette chaleur intense touchera particulièrement les régions du Nord et du Centre, où des précautions seront nécessaires. La poussière en suspension réduira la visibilité dans les régions du Nord et du Centre. « Les habitants doivent prendre des mesures pour leurs déplacements et leur santé respiratoire face à ce phénomène », recommande l’agence. Des activités pluvio-orageuses isolées sont attendues, principalement en fin de semaine, dans la plupart des régions. Ces précipitations pourraient impacter les activités agricoles et extérieures, bien qu’elles restent localisées. Mali Météo exhorte la population à rester prudente et à consulter les bulletins météorologiques sur les plateformes du ministère des Transports et des Infrastructures. « Des actualisations seront effectuées si nécessaire pour garantir la sécurité de tous », assure l’agence. Face à ces prévisions, les Maliens sont invités à s’adapter aux conditions changeantes, combinant chaleur intense, poussière, et risques de pluies, tout en restant attentifs aux mises à jour officielles. OS/MD (AMAP)

Encadré : Petits rongeurs, grands dégâts

Bamako, 02 juin (AMAP) Une invsion de petites souris, ou infestation de souris, se caractérise par la présence de nombreuses souris dans un lieu, souvent dans un logement, et peut être causée par des facteurs comme la présence de nourriture disponible, des points d’entrée non scellés, et des conditions climatiques favorables. Les souris cherchent refuge et nourriture dans les maisons et peuvent causer des dégâts importants, il est donc important de les éliminer ou au moins de limiter leur nombre. Signes d’une invasion de souris : Bruits de grattement : Les souris peuvent faire des bruits de grattement dans les murs, les greniers ou les faux plafonds. Présence de crottes : Des crottes de souris peuvent être trouvées dans des endroits où elles se déplacent, notamment près de la nourriture ou des nids. Grignotage : Les souris peuvent grignoter les matériaux, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, pour aiguiser leurs dents. Traces de graisse : Les souris peuvent laisser des traces de graisse sur les murs ou les surfaces où elles passent fréquemment. Dégâts : Les souris peuvent causer des dégâts aux biens, comme les textiles, les papiers ou les aliments, en les dégradant ou en les contaminant. Risques liés à une invasion de souris Contamination par des maladies : Les souris sont des vecteurs de maladies et de bactéries qui peuvent contaminer la nourriture ou les surfaces de la maison. Dommages matériels : Les souris peuvent causer des dégâts importants aux biens, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, en les grignotant. Odeurs: Les souris peuvent laisser une odeur d’ammoniac ou d’urine, surtout si leur nid est près de la zone de passage. Prévenir une invasion de souris Sceller les points d’entrée : Vérifiez les fissures et les trous dans les murs, les portes, les fenêtres et les conduits, et scellez-les avec un mastic ou de la laine d’acier. Maintenir une bonne hygiène : Évitez de laisser des restes de nourriture accessibles aux souris et assurez-vous de ranger les aliments correctement. Nettoyer régulièrement : Enlevez les débris et les ordures qui peuvent servir de refuge ou de nid aux souris. Réduire la nourriture et les déchets : Les souris sont attirées par la nourriture et les déchets, il est donc important de les éliminer rapidement. Se débarrasser des souris Pièges à souris : Utilisez des pièges à souris avec des appâts attrayants pour les attraper et les éliminer. Répulsifs à ultrasons : Les répulsifs à ultrasons peuvent aider à éloigner les souris de votre maison. Faire appel à un professionnel : Si vous avez une infestation importante, il est préférable de faire appel à un dératiseur professionnel. Dans le cas d’une invasion de souris dans votre logement, il est important de prendre des mesures rapidement pour les éliminer ou au moins réduire leur nombre. Remarque : Il est important de ne pas utiliser de pesticides sans autorisation MD (AMAP)

Présence de souris : Petits rongeurs, grands dégâts

Par Moussa M. DEMBELE Bamako 02 juin (AMAP) On ne la voit pas deux fois avant qu’elle ne disparaisse sous un meuble ou dans un recoin ! Furtif, insaisissable, prompt, rapide comme l’éclair, ne comptez pas sur un chat pour l’attraper, Vous l’aurez deviné : Messi, pas le footballeur, mais la petite souris dotée d’autres talents de destruction, ceux-là, est devenu notre compagnon à la maison, au bureau et parfois dans la voiture ! Compte tenu des dégâts causés par ces rongeurs dans nos familles, la présence massive des souris dans les maisons doit être contenue. À Tiéguena, dans la Commune rurale de Kalabancoro, sur la route de Ségou, les souris attendent seulement le coucher du soleil pour faire la navette entre les familles voisines Traoré et Diarra. D’habitude, elles se cachent au fond des chambres ou sous les sacs de céréales pour détruire leur contenu. Comme il y a le cousinage à plaisanterie entre ces familles, chacune profite de cette coutume ancestrale pour attribuer à l’autre, la paternité de ces petits rongeurs. « Hey ! Il faut bien garder vos souris. Il ne faut plus qu’elles viennent nous enquiquiner chez nous », plaisantent souvent les membres de ces familles. En réalité, il y a deux espèces de souris qui perturbent, actuellement, le quotidien des habitants de Bamako et ses périphéries. Il s’agit de gros rats et de petites souris appelées « Messi » pour leur petite taille et leur rapidité a se faufiler. Dans la périphérie de Tiéguena, ce sont de grosses souris qui font les dents en farfouillant dans les affaires des habitants. Parfois confondus à des rats, elles ne restent plus cachées dans les chambres ou sous les sacs de céréales, comme auparavant. Elles vivent, sans crainte, sous les pieds des personnes. Leur élimination/éradication en devient compliquée. « Souvent, je me dis qu’il n y a pas de produits efficaces pour éliminer ces souris, car je passe tout mon temps à acheter des produits qui, ne les réduisent pas. Même les chats ont peur d’elles. En plus, elles sont trop intelligentes pour éviter les pièges que nous leur tendons », confie Mama Guindo. Cette mère de famille, avoue que les petits rongeurs ont causé beaucoup de dégâts dans sa maison. Dans la même veine, Abdou Diarra, enseignant de formation, énumère les pertes qu’il a subies sur ses volailles à cause des grosses souris. « Contrairement aux souris habituelles que nous connaissons, celles-ci sont des mangeuses de poussins. Je possédais une importante quantité de poussins, les rongeurs ont tout dévoré jusqu’aux œufs », déplore-t-il. Cette perte a causé l’arrêt temporaire  de ses activités. Les boutiques ne sont pas épargnées non plus. Les articles comme le sucre, le riz, les pâtes alimentaires et des farines sont les plus exposés. « Pour les protéger contre ces nuisibles, les boutiquiers élèvent des chats ou utilisent du poison qui les tue », renchérit, Amadou Doucouré, vendeur rencontré à Yirimadio. Il a été victime des souris, le poussant à prendre un chat. Et depuis, les petites souris se font rare dans sa boutique. Contrairement aux habitants de Tiéguena où les grosses souris sont fréquentes, les étudiants du Campus universitaire de Badaladougou se plaignent des « Messi » (nom emprunté au célèbre joueur argentin de football). Ces petites souris se sont logées dans les armoires, valises et s’attaquent à des objets précieux des étudiants. Ibrahim Diarra, étudiant à l’École normale supérieure de Bamako (ENSup) exprime sa désolation. Les dégâts de « Messis » ont transformé l’internat en un cauchemar pour l’étudiant. Elles ont grignoté ses cahiers et livres qu’il avait soigneusement rangés dans l’armoire. Lorsque qu’il s’en est rendu compte, il les a mis dans une valise. Malgré tout, les bestioles n’ont pas épargné ses documents. Selon des spécialistes de la santé humaine notamment le médecin généraliste, Dr Bakary Dembélé et Sidi Coulibaly, agent vétérinaire, la cohabitation avec les souris est un danger permanant pour la santé publique, selon ces techniciens. Elles peuvent transmettre des maladies à l’homme, des maladies contagieuses, comme la salmonellose, qui se transmet quand le porteur est en contact direct avec ces bêtes. On peut attraper cette maladie par d’autres animaux aussi. Les souris peuvent vivre avec ces maladies sans les manifester. Elles infectent de passage les aliments. Si les traitements ne sont pas faits à temps, cela peut créer un problème rénal ou encore l’hépatite. « Nous les appelons les porteurs sains. C’est à dire elles portent des bactéries et virus mais elles ne les manifestent pas. C’est bien d’utiliser des produits pour éliminer ces souris. Mais ce qui est encore mieux, c’est de rendre les lieux propres, car c’est la saleté qui les attire », prévient Sidi Coulibaly, agent vétérinaire. Pour Dr Bakary Dembélé, médecin généraliste, beaucoup de personnes ont tendance à penser que ces animaux sont inoffensifs et sans impacts négatifs. Ce n’est pas toujours le cas, car les souris sont dangereuses pour l’homme et pour l’environnement. Leurs excréments peuvent nuire à la santé de l’homme au même titre que leur morsure. Selon le spécialiste, elles peuvent également êtres la source de pathologies comme la fièvre typhoïde et le ténia. L’élimination des souris peut avoir des impacts négatifs comme positifs. « Cela dépendra du produit et de la méthode utilisés », explique Papa Namory Traore, spécialité hygiène et assainissement. « Même si les souris peuvent nous transmettre des maladies, leur élimination aussi peut apporter le déséquilibre alimentaire chez d’autres animaux, car elles sont la proie de ces derniers », explique M. Traoré. « Ces animaux qui se nourrissent de la souris sont à leur tour la nourriture de l’homme. Donc, si les souris deviennent peu nombreuses, il y aura un petit chamboulement dans la chaîne alimentaire. Certains animaux vont devenir rares parce que leur proie, qui est la souris, a disparu », prévient l’ingénieur en environnement et santé publique. Il ajoute que la méthode d’empoisonnement que les humains utilisent pour éliminer les souris est une menace pour l’homme, surtout les enfants. « Ces poisons peuvent polluer l’environnement. Il y a, aussi, un aspect rebond, c’est à dire quant on essaie d’éliminer les souris et que cela ne réussit pas, elles vont

Kangaba : Consultation publique autour du projet minier de Jin Yuan SARL à Diourka-nord

Kangaba, 30 mai (AMAP) Une consultation publique sur l’Étude d’I]impacts environnemental et social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société Jin Yuan SARL s’est tenue, jeudi 29 mai 2025, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro, chef-lieu de la Commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba. Présidée par le 2e adjoint au préfet, Drissa Konaré, la rencontre a réuni des représentants des villages de Danga et Tombola, ainsi que des autorités traditionnelles et des forces vives. « Cette consultation vise à garantir que le projet respecte les normes environnementales et sociales, tout en impliquant les communautés locales », a déclaré M. Drissa Konaré, soulignant l’importance de la transparence dans ce processus. Pour se conformer à la réglementation, Jin Yuan SARL a mandaté un consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, spécialiste en évaluation environnementale. « Notre objectif est d’identifier et d’évaluer les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et les populations », a expliqué M. Coulibaly. Il a détaillé les ambitions de la société, qui incluent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’import-export et le BTP. L’EIES vise à prévenir la dégradation de l’environnement, à intégrer les enjeux climatiques et à réduire les impacts négatifs des activités minières. « Nous voulons optimiser l’équilibre entre développement économique, social, culturel et environnemental, tout en associant les populations à chaque étape du projet », a ajouté le consultant. Un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale sera également élaboré pour accompagner l’exploitation de la mine, qui couvre une superficie de 25 km² à Diourka-nord. En clôture, le 2ème adjoint au préfet a exhorté les communautés à cultiver l’entente et la solidarité pour maximiser les bénéfices du projet. « Cette mine peut être une opportunité pour le développement local si nous travaillons ensemble », a-t-il conclu. SD/OS/MD (AMAP)

L’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma en passe de devenir une agence d’exécution de l’AES

Bamako, 24 mai (AMAP) Le Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) a décidé, samedi, à Bamako, de soumettre à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement un projet de transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. « Le rapport des Experts sur la transformation de l’ALG en Agence d’exécution devrait être déposé dans un délai n’excédant pas deux mois », a précisé le communiqué final lu par la Secrétaire exécutive de l’ALG, Mme Hawa Aw, dans l’une des principales résolutions de la 13ᵉ session extraordinaire du Conseil des ministres, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), en prélude à la 8ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État ou de Gouvernement. Selon la même source, le Conseil a décidé de soumettre à la Conférence des chefs d’État un projet d’acte portant transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. Il avait, auparavant, pris acte du rapport de la réunion préparatoire des experts ainsi que du rapport relatif à l’intégration de l’ALG dans l’architecture institutionnelle de la Confédération des Etats du Sahel (AES). La réunion, présidée par le ministre des Mines du Mali, Pr Amadou Keita, président en exercice du Conseil des ministres, a réuni le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, ainsi que le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine. Les travaux en plénière ont porté sur les conclusions et recommandations de la réunion préparatoire des experts, suivis d’échanges autour des dossiers inscrits à l’ordre du jour. Le Conseil des ministres a, également, décidé de soumettre le projet d’acte mettant fin au mandat de Saidou Oua, précédemment Secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, au président de la Conférence pour signature à titre de régularisation. Il a proposé, également, la régularisation du mandat de Mme Hawa Aw pour le temps qu’elle a exercé en qualité d’intérimaire, ainsi que la nomination d’un administrateur provisoire pour un mandat de six mois en vue de gérer les affaires courantes de l’ALG et coordonner les travaux du Comité d’experts qui sera mis en place. Le Conseil des ministres a décidé de tenir sa 61ᵉ session ordinaire au Niger, conformément aux conclusions de la 60ᵉ session tenue à Ouagadougou. À l’issue du huis clos, le Conseil des ministres a demandé au Mali de désigner un administrateur provisoire et à chaque pays membre de désigner trois personnes pour composer le Comité d’experts dans un délai de 15 jours après cette session extraordinaire. Il a félicité la Secrétaire exécutive et lui a adressé ses remerciements pour les performances réalisées par l’ALG sous son mandat. Rappelons que l’ALG est une des plus anciennes institutions internationales en Afrique. Elle a été créée en 1970 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans le but de promouvoir le développement harmonieux et intégré de la Région du Liptako Gourma, par la mise en valeur, dans un cadre régional, des ressources naturelles existant dans l’espace sahélien. AG/MD (AMAP)  

Bamako : Les travaux de libération des lits de marigots ont commencé samedi

Bamako, 24 mai (AMAP) Les travaux de libération des lits et servitudes de marigots à Bamako, ont débuté ce samedi à Lafiabougou Koda, en Commune IV, dans la capitale malienne où les membres de la Commission nationale de libération ont entrepris de démolir plus d’une centaine de concessions (maisons familiales) érigées dans le lit de collecteurs naturels et de cours d’eau, devenus des zones inondables en cas de fortes pluies. Une grue a été mobilisée dès l’aube, appuyée par les forces de l’ordre, pour démolir les installations et dégager les berges du marigot. L’initiative fait suite aux inondations meurtrières survenues au Mali, en 2024, mettant en évidence les dangers liés à l’occupation illégale des zones inondables. L’occupation des lits de marigots est une cause majeure des inondations. Selon Almaïmoune Ag Al Moustapha, conseiller technique au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines et de l’Aménagement du territoire, » les travaux concernent toutes les constructions dans les lits de marigots et leurs servitudes. » « Les servitudes sont toutes les constructions situées dans les lits de marigots et dans une bande de 10 m. Tout ce qui est dans ce périmètre est concerné par cette opération de libération ».  Et de déclarer que l’opération intervient après plusieurs séances de sensibilisation. Par ailleurs, Almaïmoune Ag Al Moustapha a indiqué que l’opération concernera 11 collecteurs dans le district de Bamako. Le président de la Commission nationale de libération des lits et servitudes des marigots du District de Bamako, Mahamadou Ouologuem, a assuré que la sensibilisation a porté ses fruits auprès des personnes concernées. IL a, ensuite, indiqué que des mesures d’accompagnement sont mises en place pour les familles et ménages concernés. En ce sens, il a évoqué des frais de relogement forfaitaires couvrant trois mois de loyer. « C’est des montants forfaitaires qui leur seront alloués. Ils concernent ceux qui sont en location », a-t-il précisé. Des familles ont vu leur maison ou des parties de la maison démolies. Sur le terrain, certains déguerpis affirment ne pas avoir été suffisamment avertis ou n’avoir eu que peu de temps pour se réorganiser. « On comprend la nécessité, mais nous aurions voulu plus de délais », se plaint Mamadou Camara, un habitant dont le domicile a été partiellement détruit. Rappelons que cette opération s’inscrit dans un vaste programme gouvernemental visant à prévenir les inondations récurrentes dans la capitale malienne. L’initiative, lancée en mars 2025, concerne également d’autres marigots. TC/MD (AMAP)

Koulikoro : Mission de supervision de la Banque africaine de développement pour appuyer l’exécution du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako

Koulikoro 22 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation Agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP. La mission conduite par Dr Samba Tounkara, avait aussi pour objectifs d’accélérer le rythme d’exécution des activités du projet, de s’enquérir du niveau d’exécution du projet, d’échanger avec les autorités responsables du suivi du projet. « Nous sommes réunis ce matin (Ndrl : jeudi) pour parler et prendre une décision définitive sur un problème qui, depuis presque un an, est devenu un blocage de cet important projet de développement et de transformation agro industrielle de Bancoumana dédié à la mise en œuvre des activités de l’Agro Parc », a fait savoir le directeur de cabinet du gouverneur, Mohamar Haïdara. « Jusqu’à ce jour, rien n’a été fait en termes de travaux, à cause de l’opposition des membres de trois familles empêchant le démarrage des activités par les experts recrutés, l’unité de coordination, les partenaires et les autorités », a expliqué M. Haïdara. Bancoumana, dans la Région de Koulikoro, est un site du projet PDZSTA-KB destiné á accueillir un pôle de développement agro-industriel porté par le secteur privé. La construction de cette infrastructure est censée agir sur les facteurs de fragilité liés à la migration dans la Région de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, par la sédentarisation des populations. Ce projet devrait permettre de réaliser 35 usines, des routes, des écoles, des stations d’épuration, des centres d’agrégation pour un financement de près de 13 milliards de Fcfa et de générer plus de 8 000 emplois, entre autres. Pourtant selon le coordinateur du programme, Demba Sidibé, « tout allait bien depuis le démarrage du projet. » « Il n’y a pas eu d’obstacles si bien qu’on a signé les contrats de construction, les contrats d’études d’impa ct environnemental, le contrat pour le géomètre. C’est à la délimitation du site du projet que les oppositions sont apparues empêchant le géomètre de faire son travail », a précisé Demba Sidibé. « Si le site n’est pas délimité, nous ne pouvons rien faire, parce que c’est à partir de là que toutes les activités vont commencer», a regretté le coordinateur du PDZSTA -KB, Demba Sidibé. Malgré l’intervention des autorités locales, des communautés de bonnes foi et les bonnes et sages dispositions envisagées par le gouverneur, les opposants sont restés sur leur position et n’ont répondu à aucune convocation de l’autorité régionale. Il faut rappeler qu’en dépit des efforts consentis par les autorités du pays et par la BAD, le démarrage des travaux reste toujours bloqué. Le 11 juin est la date butoir du démarrage des travaux. C’est pour cela que les risques d’annulation des financements planent sur le projet à cause de ce blocage qui met en retard toutes les activités planifiées et programmées, alors que la BAD a prolongé l’exécution du projet à 2027. Au cours de cette rencontre, les associations et organisations démocratiques, les chefs de village de trois zones ont réaffirmé leur adhésion au projet et ont demandé aux autorités de prendre leurs responsabilités, avant de remercier le gouverneur de la Région, pour tous les efforts consentis pour convaincre les opposants. AD/MD (AMAP)

Kangaba : Réunion cruciale du comité local de veille sur les inondations

Kangaba, 23 mai (AMAP) « La météo annonce une bonne pluviométrie, mais aussi des risques accrus d’inondations », a déclaré le représentant du service météorologique à la réunion du Comité local de veille contre les sinistres et catastrophes qui s’est tenue jeudi 23 mai dans la salle de réunion du cercle. Pour prévenir de nouveaux sinistres, le comité a recommandé aux populations plusieurs mesures : Entamer rapidement les travaux agricoles, éviter de cultiver des céréales sèches (mil, maïs, fonio, haricots) dans les bas-fonds, privilégier la culture du riz dans ces zones sans tarder. Mais, aussi, nettoyer les caniveaux pour faciliter l’écoulement des eaux, identifier des dépôts d’ordures pour éviter l’obstruction des caniveaux, éviter les zones inondables, notamment pour les ménages déjà touchés l’année dernière. Enfin, veiller au respect strict de ces consignes. Les responsables des services de la météo, de l’environnement, de l’agriculture, des eaux et forêts, de l’urbanisme et des domaines ont pris la parole pour alerter sur une pluviométrie abondante prévue cette saison. Présidée par le préfet Abou Dao, cette rencontre élargie à la société civile avait pour objectif d’informer et de sensibiliser sur les risques d’inondations et autres catastrophes naturelles attendues cette année. A la clôture, le préfet Abou Dao a insisté sur l’importance de la sensibilisation : « Je compte sur vous pour relayer ces informations afin que chacun soit préparé. » Il a appelé les participants à diffuser ces recommandations pour garantir une mobilisation collective face aux risques. Les inondations de l’année dernière, qui ont eu de lourdes conséquences, ont touché 614 ménages et affecté plus de 3 200 personnes à Kangaba SD/OS/MD (AMAP)

Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)

Le Programme d’Action du Gouvernement 2025-2026 adopté à l’unanimité par le CNT

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, à l’unanimité, ce lundi 19 mai 2025, le Programme d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, avec 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention, lors d’une session marathon de plus de huit heures au Centre international de conférences de Bamako (CICB). « Ce PAG est la preuve d’une démocratie vivante, un socle commun, un pacte républicain qui nous engage tous », a déclaré le général Maïga en conclusion de son intervention, soulignant l’importance de l’unité nationale pour relever les défis actuels. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a répondu à plus de 300 questions des membres du CNT, couvrant les huit axes de la lettre de cadrage présentée le 16 mai dernier. Les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour le Mali, notamment la lutte contre les inondations, l’emploi des jeunes, la sécurisation des personnes et des biens, ainsi que le financement du PAG. Le président du CNT, Malick Diaw, a félicité le Premier ministre pour la clarté et la pertinence de ses réponses. « Les éclaircissements apportés par le chef du gouvernement ont répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des membres », a-t-il affirmé. Les débats, selon lui, ont reflété l’engagement du CNT à répondre aux besoins des populations dans un contexte où le Mali joue un rôle de plus en plus affirmé sur les scènes régionale et internationale. Le Premier ministre a rendu « un vibrant hommage » aux membres du CNT pour leur sens du devoir, qu’il a qualifié de « reflet de la vitalité du processus de transition ». Il a également salué « le courage et la résilience du peuple malien » et appelé à « une union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité » pour consolider les acquis de la Transition. Avec cette adoption unanime, le gouvernement dispose désormais d’un cadre clair pour la mise en œuvre du PAG 2025-2026, qui vise à répondre aux aspirations des Maliens tout en consolidant la position du pays sur l’échiquier régional et international. Le général Maïga a réaffirmé son engagement « à traduire ce programme en actions concrètes pour le bénéfice de tous. » OS/MD (AMAP)