Lutte contre l’exploitation illégale d’or : Quelque 28 exploitants illégaux mis aux arrêts à Yanfolila (Sud)
Bamako, 5 août (AMAP) Une opération anti-exploitation illégale d’or de lutte contre, dans le district minier de Yanfolila (Sud), du 28 juillet au 02 août 2025, a permis l’arrestation de vingt-huit exploitants illégaux de nationalité étrangère interpellés et transmis aux brigades territoriales de Kalana et de Yanfolila, annonce le service de communication du ministère des Mines sur les réseaux sociaux. Quelque 28 pelles mécaniques, 6 véhicules personnels, une citerne, un gradeur et bien d’autres équipements ont été, également, saisis, ajoute la même source. L’opération a porté sur trois sites illégaux d’exploitation d’or, avec environ trente-et-une excavations (carrières), « situés sur les permis de recherche pour l’or valablement délivrés respectivement à Global Drilling and Blasting Services Mali (GDBS Mali) et Avion Mali West Exploration. » « Ces sites, installés en violation de l’article 62 du Code minier en vigueur, ont causé des dégâts environnementaux importants avec une superficie totale endommagée estimée à 240.000 m² pour le site de Gloabl Drilling and blasting Services Mali et 70.000 m² pour le site de Avion Mali West Exploration », précisent le ministère des Mines. Cette présence forte d’exploitants étrangers en violation du Code minier a causé des dommages économiques tout aussi importants aux deux sociétés régulièrement installées. La mission de lutte contre les infractions à la règlementation minière, sur réquisition du juge de Yanfolila, a été conduite par le Haut fonctionnaire de Défense du ministère des Mines. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des substances minérales, l’opération centrée dans la zone de Kalako, Commune de Gouandiaka (Kalana), dans le Sud du Mali. Le ministère des Mines a enclenché la procédure judiciaire pour faire valoir les droits de l’Etat du Mali. Le Ministre des Mines, saluant « la parfaite collaboration des sociétés minières de Kalana et des autorités locales », assure de sa détermination à lutter contre les infractions à la règlementation minière et « à faire sanctionner les auteurs desdites infractions. » On rappelle que l’Article 62 du Code minier dispose que « les substances minérales soumises au régime des mines ne peuvent être exploitées qu’en vertu d’un permis d’exploitation artisanale, d’un permis d’exploitation de petite mine ou d’un permis d’exploitation de grande mine… » MD (AMAP) Ccom/M. Mines
Kangaba : Bagama Mining lance la première édition de la Journée de reboisement 2025
Kangaba, 04 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, a lancé officiellement, ce lundi 4 août 2025, la première édition de la Journée de reboisement sur le site minier de la société Bagama Mining, situé dans la commune rurale de Nouga. « Cette initiative cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités du Mali pour la sauvegarde de l’environnement », a déclaré M. Konaré après avoir planté symboliquement le premier arbre. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités communales, des services techniques (Assainissement, Eaux et Forêts), des forces de sécurité, des représentants de la société civile, de la jeunesse et des légitimités traditionnelles. Au nom de ses collaborateurs, le directeur de Bagama Mining, M. Jean Claude, a exprimé sa gratitude pour cette forte mobilisation autour de l’environnement. Il a rappelé que la protection de la nature est un devoir civique, inscrit dans la Constitution et les lois du pays, ainsi que dans les conventions internationales ratifiées par le Mali. M. N’Ti Koné, responsable Santé-Sécurité-Environnement de la société, a précisé que cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de reboisement, initiée par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga. Il a affirmé que Bagama Mining ne pouvait rester en marge de cette dynamique nationale. Pour cette première édition, plus de 500 plants seront mis en terre sur une superficie de 2,343 hectares. Les espèces sélectionnées, sur instruction du capitaine Yaya Diabaté, chef du service local des Eaux et Forêts, sont essentiellement locales : Néré, Baobab, Tamarin, Karité, Kapokier, mais aussi l’Eucalyptus. Le capitaine Diabaté a salué la collaboration de Bagama Mining, qui a associé son service dès le début de la préparation de l’événement, et a baptisé la zone reboisée du nom d’Espace vert AES de Bagama Mining. La journée a aussi été marquée par la présence de représentants du ministère de l’Environnement et de la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), venus pour une mission de suivi des travaux de construction d’un bassin à boue. Ils se sont déclarés satisfaits du déroulement de l’activité et ont encouragé la société à poursuivre ses efforts. SD/OS/MD (AMAP)
Abdoulaye Diop attendu à Caracas pour une visite officielle au Vénézuela (officiel
Bamako, 02 août (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, effectuera une visite de travail à Caracas du 2 au 7 août 2025, à l’invitation de son homologue de la République bolivarienne du Venezuela, a appris l’AMAP, samedi, de source officielle. Cette visite s’inscrit « dans le cadre du mécanisme de consultations politiques bilatérales, visant à raffermir et renforcer les relations d’amitié et de coopération entre la République du Mali et la République bolivarienne du Venezuela », indique la source. AC/MD (AMAP)
Business forum Mali-Japon à Osaka : Un franc succès
Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osasa, 1er août (AMAP) Le business forum Mali-Japon, tenu ce vendredi 1er août 2025 à Osaka, dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka 2025 ,a été un franc succès aussi bien en termes d’organisation, de mobilisation que d’échanges fructueux, a constaté l’AMAP sur place. Présidée par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, la rencontre a réuni des centaines d’opérateurs économiques maliens et japonais autour des opportunités d’affaires et d’investissements dans les deux pays. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, l’opérateur économique Ibrahim Diawara, Cheick Oumar Sacko de l’Organisation des commerçants détaillants étaient parmi les représentants du secteur privé malien présents à cette rencontre. Celle-ci s’est déroulée en trois phases : les discours, le panel sur le thème « Développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégié en Afrique de l’Ouest » et les sessions de B2B et B2G. Le vice-gouverneur de la Région d’Osaka, Morioka Takekazu, et le vice-président de la Chambre de commerce de cette ville, Kuroda Akihiro, ont salué la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’explorer d’autres opportunités d’investissements au bénéfice de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations au Mali (APEX) et vice-président du Comité de pilotage de l’Expo Osaka 2025, Massoudou Cissé, a souligné que le Mali et le Japon, « bien que géographiquement éloignés, partagent une vision commune de développement durable, de l’innovation technologique et du progrès économique. » « Ce forum d’affaires, a-t-il soutenu, représente une opportunité pour chacun d’entre-nous de construire ensemble un avenir prospère à travers des partenariats stratégiques tant au niveau des entreprises qu’au niveau des gouvernements », a-t-il ajouté. Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a signalé que la 1e édition du Business forum Mali-Japon est une magnifique occasion pour faire le bilan de notre coopération bilatérale, saluer les acquis et corriger les imperfections. « C’est aussi l’occasion, pour les opérateurs économiques des deux pays, de créer des opportunités d’affaires et de négocier des contrats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté, en saluant la forte mobilisation de la Chambre de commerce et d’Industrie d’Osaka, ainsi que la présence massive des opérateurs économiques maliens à ce forum. Pour le ministre chargé du Commerce, le Japon est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Mali. « Nos exportations de produits agricoles, de coton et de minéraux vers le Japon ont considérablement augmenté, et les importations du Mali en provenance du Japon ont atteint un seuil considérable. I s’agit notamment de produits manufacturés, de technologies avancées et de biens de consommation. Ce commerce bilatéral, fondé sur le principe du bénéfice mutuel, a permis de dynamiser nos économies respectives et de créer des opportunités d’emploi et de développement pour nos populations », a-t-il expliqué. Pour faire face aux défis de l’heure, le ministre Diallo a invité « la partie japonaise à explorer ensemble de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la santé, le textile, la sécurité alimentaire et la numérisation, pour construire ensemble un avenir durable et prospère. » « La vision du Mali, basée sur le développement endogène, vise à transformer notre économie pour en faire une économie de production. Nous sommes, donc, absolument engagés à industrialiser notre pays, à produire nos biens de consommation, à transformer nos produits agricoles pour créer le maximum d’emplois et de richesse. Sur ce sentier, nos amis seront nos principaux alliés et le Japon est un ami sur lequel nous comptons beaucoup », a-t-il déclaré. Alassane Moussa Diallo a dit que son département a élaboré les business plans de quelques projets industriels pour lesquels, il espère pouvoir conclure des protocoles d’entente qui aboutiront à leurs réalisations prochaines. « Il s’agit, a-t-il cité, d’un projet de construction de filature, d’un projet de construction d’une usine de production de sucre, d’un projet de développement d’une chaine de production de tenues militaires et d’un projet de construction d’une unité de production de compresse stérile communément appelé coton hydrophile. » Lors du panel dont le modérateur était le directeur général de l’Agence pour la promotion de l’importation au Mali (Api-Mali), Ibrahim Ahamadou Touré, les intervenants ont mis en exergue les potentialités du Mali en économique, commerciale et d’industrie culturelle et touristique. Pour les panélistes Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ainsi que le Pr Oussouby Sacko (un malien installé au Japon où il enseigne à l’université d’Osaka) ont mis en avant les opportunités d’investissements au Mali, notamment dans les domaines agricole, industriel, minier, de l’électricité et des énergies renouvelables etc. La rencontre B2B ont conclu des engagements de part et d’autre. Et les discussions doivent se poursuivre dans les jours ou mois à venir pour aboutir à des contrats d’affaires ou d’investissements. Après le forum, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité le siège de la société Panasonic Energy, spécialisée dans la fabrication de batteries lithium. MK/MD (AMAP)
5ème session du comité de pilotage : Les acteurs évaluent à mi-parcours
Bamako, 31 juil (AMAP) Le secrétaire général du ministère de l’argriculture, Oumar Tamboura, a présidé, ce jeudi, la 5ème session du Comité de pilotage du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle et péri-urbaine de Bamako (PDZTA-KB), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette session, en présence du coordinateur de l’unité de gestion du programme, Demba Sidibé, est d’« examiner sans complaisance et d’approuver le programme de travail et le budget annuel 2025 dont le budget prévisionnel s’élève à 3 milliards 251 millions 448 mille 473 Fcfa». Le Programme de développement de la zone spéciale de transformation des régions de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, financé par la Banque africaine de développement (BAD) « permettra de renforcer la résilience des communautés bénéficiaires et réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire », a indiqué Oumar Tamboura. Il a précisé que « cette 5ème session vise à rendre compte des niveaux d’exécution, physique et financière, des activités et récommandations approuvées lors de la 4ème session du Comité de pilotage. Elle permet, également, d’examiner et d’approuver le programme de travail et le budget annuel 2025. » M. Tamboura a rappelé que le « PDZSTA-KB est la première phase du programme des agropoles du Mali. » Il est en phase avec la vision 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Cette stratégie prévoit la mise en place de 12 agropoles dans le cadre du projet structurant « Farafina Jigine » nourrir le Mali et la sous-région et 05 seront opérationnalisés durant la période de mise en œuvre de la SNEDD 2024-2033». « Dans le cadre de ce programme, il est prévu la mise en place de 35 unités de transformation des produits agricoles à Bancoumana sur une superfie de 200 hectares », a fait savoir, le spécialiste suivi-évaluation du projet, Mamadou Coulibaly. Il a ajouté que ce programme comprend de 4 composantes qui sont les investissements, la structuration des filières, le developpement des infrastructures et la gestion des projets. Le spécialiste suivi-évaluation dit attendre des administrateurs, des conseils « s’il y a des orientations ou modification après l’examen ». « Parce que leur rôle, c’est aussi la suivi-évaluation et la mise en œuvre de ces projets ». MMD/MD (AMAP)
Yanfolila : Le Forum du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni sur l’environnement adopte des recommandations fortes pour la sauvegarde de notre écosystème
Bougouni, 27 juil (AMAP) Le premier Forum de la jeunesse de la Région de Bougouni sur l’environnement, qui s’est tenu vendredi, à Yanfolila (Sud), a adopté 14 recommandations qui vont de « l’interdiction stricte des dragues, cracheurs et autres équipements illégaux dans les cours d’eau de la Région de Bougouni sous peine de sanctions sévères, à la réhabilitation et le reboisement des anciens sites d’orpaillage avec la participation actives des jeunes et des exploitants » Sous le thème : « Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales », le Forum, qui s’est ouvert au Gurutumu Place de la ville, a, dans une « Déclaration de Yanfolila », aussi recommandé « de mettre l’accent sur le suivi des permis miniers par le ministère des Mines et celui de l’Environnement » ainsi que « l’interdiction de toute extraction minière dans les lits des cours d’eau, les forêts classées et les plaines rizicoles entre autres. » La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement du durable, Mme Doumbia Mariam Tangara. Elle avait à ses côtés le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Cctoyenne, Abdoul Kassim Fomba, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et les responsables administratifs et politiques régionaux et locaux. On y a noté une forte mobilisation des jeunes des sept Conseils régionaux de la jeunesse du Mali et de toute sa composante régionale de Bougouni au cours de deux jours d’échange, entre acteurs, sur notre environnement. C’est le représentant de Mme le maire de Wassolu Ballé et celui du président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni, Karim Diakité, qui, respectivement, ont souhaité la bienvenue aux participants et ont planté le décor de l’évènement. Selon les différentes interventions, ce forum est un tremplin de renforcement de la paix et la cohésion sociale et un engagement de la jeunesse en faveur de l’environnement dans un contexte où la rareté des ressources constitue des terreaux fertiles aux conflits et au terrorisme. « En cela, a rappelé le président du Conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité, notre problème environnemental qui, aujourd’hui fait la une des médias, a sa solution en nous et non des étrangers à la trousse d’une manne. » « Nous devrons nous investir pour y remédier sans aucune forme de violence par le changement de mentalité au profit d’un avenir radieux pour les futures générations », a-t-il dit. Il a été conforté, dans son plan d’action présenté pour un environnement saint dans, par le Président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé. Tout par le président de l’Association de développement du cercle de Yanfolila (ADCY), parrain de l’évènement, Daouda Diakité et la marraine Mme Ami Sène Cissoko. Dans son intervention, le gouverneur de la Région de Bougouni, a dit que ce forum sur l’environnement permettra d’aborder, au cours des séances animées par des conférenciers, les questions multiples. Il s’agit de « la Gouvernance environnementale, les risques écologiques et le rôle de la jeunesse, la Jeunesse, justice environnementale et lutte contre les pollutions, la déforestation et la restauration des paysages, l’exploitation minière et droit environnemental, le changement climatique et résilience locale et le rôle des collectivités dans la gouvernance environnementale. » Il a rendu hommage à la jeunesse de la Région de Bougouni pour avoir touché du doigt ce mal qui détruit notre écosystème. « Face à ce défi, il est urgent de mettre en place un cadre de concertation multi-acteurs dans la logique d’une gestion durable et pacifique, autour de la protection et la conservation de l’environnement » a-t-il ajouté. Pour Mme le Ministre en charge de l’Environnement, :« le thème retenu, ‘Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales’, est à la fois pertinent, stratégique et mobilisateur. » « Il nous interpelle a-t-elle poursuivi, toutes et tous mais, avec plus de responsabilité de la jeunesse qui représente plus de 60 % de la population régionale. » « Ce forum n’est pas une simple rencontre » a-t-elle fait remarquer. « Il est un espace d’engagement, de construction collective, et de vision partagée pour un avenir durable à Bougouni, au Mali et au-delà »,a-t-elle dit. Selon elle ce cadre s’inscrit dans le sillage de la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « qui place la jeunesse au cœur du redressement national. » Elle a rappelé aux jeunes l’espoir que le président fonde sur elle en prenant les reines de ce pays. Pour elle, « la cause est noble et la jeunesse de Bougouni ne doit pas se faire prier pour être comme partout au Mali, debout, consciente et mobilisée pour l’environnement, l’avenir, pour une gouvernance responsable des ressources naturelles, une société plus juste, plus résiliente et plus durable. » Des présentations, des conférences ont mieux édifié la jeunesse malienne sur les défis environnementaux et les pistes de solutions au cours des travaux. Au terme des deux jours bien remplis, lors de la cérémonie de clôture, le président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni a remis la « Déclaration de Yanfolila », au gouverneur de la Région de Bougouni. Signalons qu’au premier jour du Forum, la délégation ministérielle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Yanfolila tout en procédant à un reboisement dans une école fondamentale de la ville. BHT/MD (AMAP)
Campagne nationale de reboisement 2025 : La 31e édition lancée ce samedi
Bamako, 26 juil (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division, Abdoulaye Maiga, a planté le premier arbre, ce samedi 26 juillet, donnant le démarrage officiel de la campagne nationale de reboisement, lors d’une cérémonie qu’il a présidée, sur le site du champ de bataille ou parc des sofas, au village de Koyambougou, dans la Commune rurale de Dogodouman, Région de Koulikoro, a constaté l’AMAP sur place. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, intervenant en cette occasion, a expliqué qu’en cette 31e édition, les objectifs fixés sont ambitieux. Il s’agit de : » produire 41 384 716 plants, reboiser 31 876, 21 hectares et récupérer 385 156 hectares de terres dégradées « . Le ministre Mariam Tangara a rappelé quelques défis majeurs auxquels, les Eaux et Forêts, véritables bras opérationnels de son département, sont confrontés aujourd’hui. Notamment, dans plusieurs zones reculées, « nos agents forestiers accomplissent leur mission dans des contextes souvent complexes et exposés », a -t-elle indiqué. « Chaque année, environ 100 000 hectares de forêts connaissent une transformation au Mali, en grande partie sous l’effet du changement d’usage des terres et de la pression croissante sur les écosystèmes », a-t-elle également révélé. Selon elle, « cette dynamique, bien qu’ancrée dans ses réalités économiques et sociales, soulève des préoccupations légitimes quant à la présentation de notre biodiversité, à la durabilité de notre modèle de développement. » « La Campagne nationale de reboisement est l’une des multiples activités des autorités de notre pays pour contribuer de manière significative à la protection de notre environnement », a indiqué le Premier ministre. Il a rappelé que dans la nouvelle Constitution du 22 juin 2023, la protection de l’environnement est à la fois droit et devoir. Selon lui, cet objectif est porté haut par le général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, parrain de cette campagne nationale de reboisement. Abdoulaye Maiga a evoqué les conséquences de la déforestation dont « l’avancée du désert » qui selon lui, « malheureusement nous frappe de plein fouet ». Il a, également, cité la destruction de « notre biodiversité, la dégradation des terres ». Le chef du gouvernement a ajouté les conséquences sanitaires et économiques, précisant que « différentes initiatives sont en cours, à savoir la Grande muraille verte, le Programme de restauration des terres dégradées. » Il a, au nom du président de la Transition, salué et félicité le ministre de la l’Environnement, de l’Assainissement, et du Développement durable et l’ensemble de ses collaborateurs pour les efforts qu’ils ont « en train de déployer dans la protection de l’Environnement. Il a invité la population malienne « à associe ses efforts à ceux de l’équipe du ministère de l’Environnement et des pouvoir publics « afin de reboiser de manière pérenne et définitive de notre pays. » Etaient présents plusieurs membres du gouvernement, le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, le maire de la Commune rurale de Dogodouman, Ibahima Koné et le chef de village de Koyambougou, Sibiri Camara. [/fusion_text][/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]
Commune V du district de Bamako : La voie d’accès au site de déversement des déchets liquides inauguré
Bamako, 24 juil (AMAP) Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouvernorat du district de Bamako, Mancoro Konaté, qui représentait le gouverneur, a inauguré, ce jeudi matin, la voie d’accès au site de déversement des déchets liquides, dans la zone aéroportuaire, en Commune V de Bamako, a constaté AMAP sur place. « Cette voie a été entièrement financée par la mairie de la Commune V, à hauteur de plus de 78 millions de francs Cfa. Elle est conçue dans le respect des normes environnementales. Elle est construite en latérite sur une longueur de 1,2 kilomètre, avec une largeur de sept mètres et équipée d’une barrière de pluie », a précisé le représentant du gouverneur. Selon M. Konaté, « l’aménagement de cette voie d’accès marque une étape importante dans (notre) stratégie de gestion des déchets et dans la volonté commune à répondre aux enjeux environnementaux avec des solutions modernes, efficaces et responsables. » Le représentant du gouverneur a fait savoir que « la réhabilitation de cette voie permettra de faciliter l’acheminement des déchets liquides vers le site dédié », entre autres. Il a, également, indiqué que ce site « est un maillon crucial de (notre) système de gestion des déchets, et il était impératif de lui donner un accès sécurisé et optimisé pour garantir non seulement l’efficacité du traitement des déchets mais, aussi, la sécurité et le bien-être de nos concitoyens ». Le maire de la Commune V, Amadou Ouattara, a remercié la population pour sa bonne compréhension et son accompagnement, en dépit des désagréments subis au cours de l’exécution des travaux. « Les efforts consentis ont été nécessaires pour améliorer la qualité de notre environnement et garantir un avenir meilleur avec un cadre de vie assaini pour les générations futures », a-t-il dit. ST/MD (AMAP)
Adoption du code de l’eau : Des échanges pour accélérer le processus
Bamako, 24 juil (AMAP) La Coalition nationale pour la sauvegarde du fleuve Niger (CNSFN), en partenariat avec l’ONG Join For Water, a lancé, ce jeudi, un atelier de réflexion et d’échange de deux jours centrés sur l’adoption du nouveau Code de l’eau et des politiques nationales d’eau et d’assainissement révisées au Mali, a constaté l’AMAP sur place. L’objectif principal est d’accélérer l’opérationnalisation de la police de l’eau et des principes « préleveur-payeur » et « pollueur-payeur », éléments clés d’une gestion durable de la ressource. Lors de la cérémonie d’ouverture, le représentant du ministre de l’Environnement, Abdrahamane Dème, a souligné que « la raréfaction de l’eau, son accès limité et la dégradation de sa qualité freinent le développement socio-économique. » Il a ajouté que cette rencontre est une occasion de diagnostiquer les causes des dysfonctionnements actuels et de proposer des solutions concrètes. Pour sa part, le secrétaire exécutif du Partenariat national de l’eau, Bourama Traoré, a rappelé que « le Mali est engagé dans une révision de la loi de 2002 portant Code de l’eau et de ses politiques sectorielles, avec pour ambition de renforcer la gouvernance de cette ressource stratégique. » Quant à Mme Bintou Traoré, coordinatrice pays de Join For Water, elle a salué cette initiative portée par la Société civile qui « vise à identifier collectivement les blocages et formuler des recommandations pour surmonter les défis liés à la mise en oeuvre du nouveau cadre juridique. » Pour rappel, la CNSFN est partenaire de Join For Water dans le cadre du programme « Protéger et conserver l’eau pour une meilleure résilience socio-écologique autour de Bamako », financé par la Belgique pour une durée de cinq ans. MMD/MD (AMAP)
Autorisations aurifères : Le vice-président des opérations de B2Gold sollicite l’appui du Premier ministre malien
Bamako, 23 juil (AMAP) Le vice-président des opérations de B2Gold, Bill Lytle, a sollicité l’appui du chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga, pour l’obtention des autorisations liées au projet souterrain et régional de la mine d’or de Fekola, a appris l’AMAP, mercredi, sur la page Facebook de la Primature. M. Lyte, reçu en audience par le Premier ministre Maïga, le méme jour, à la Primature, en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta, a eu des échanges avec son hôte sur « des questions opérationnelles et administratives. » « Il s’agissait de présenter au Premier ministre les réalisations de la société, qui entretient jusqu’à présent un partenariat fructueux avec le Mali », indique la même source. Le vice-président des opérations de la compagnie minière canadienne est venu solliciter l’appui du chef du gouvernement pour également « la mise en place d’une ferme solaire pour une meilleure optimisation de la production. » Ces autorisations permettront à B2Gold de créer 2.000 nouveaux emplois. Le Premier ministre, dans sa réponse, a assuré que « le ministre chargé des Mines est à pied d’œuvre afin d’engager toutes les démarches nécessaires pour garantir à la fois les intérêts du peuple malien et ceux des investisseurs. » Le général de division Abdoulaye Maïga a remercié la délégation pour la franche collaboration et réaffirmé la volonté du gouvernement « de mettre fin à l’exploitation anarchique et dégradante de l’or au Mali. » Le canadien B2Gold exploite Fekola, la 2e plus grande mine d’or du Mali, Il détient le projet souterrain de la mine de Fekola à 80 % contre 20 % par l’Etat du Mali et le projet Fekola régional. Le complexe Fekola comprend la mine de Fekola (permis de Médinandi abritant les carrières de Fekola et de Cardinal et la mine souterraine de Fekola) et Fekola Régional (zone Anaconda (permis de Bantako, Ménankoto et Bakolobi) et le permis de Dandoko, qui est située à environ 20 kilomètres de la mine de Fekola. MD (AMAP)

