Opération spéciale d’immatriculation des tricycles, moto-taxis et vélomoteurs

Bamako, 16 nov (AMAP) La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a lancé lundi, à la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux, l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, moto-taxis et vélomoteurs et de délivrance des permis de conduire aux conducteurs afin de réguler la circulation de ces engins, lutter contre l’insécurité routière et participer à la sécurité collective. Le Conseil des ministres du mercredi 15 septembre 2021 a entendu une communication verbale sur le lancement du processus d’immatriculation et de délivrance de permis de conduire aux propriétaires et conducteurs de tricycles, taxi-motos et vélomoteurs, à travers une opération spéciale. Cette opération spéciale, à l’instar de celle organisée en 2008, consiste à une réduction tarifaire sur les documents de transports, la carte grise et la plaque d’immatriculation : 7.500 Fcfa au lieu de 17.500 Fcfa. Le permis et l’autorisation de conduire à 5.000 Fcfa au lieu de 13.750 Fcfa. La mise en œuvre de cette opération, qui s’étalera sur neuf mois, sur toute l’étendue du territoire national, permettra d’immatriculer l’ensemble des tricycles et taxi-motos et d’effectuer convenablement des contrôles/sanctions des infractions à la circulation routière, afin d’améliorer la sécurité routière. La ministre Madina Sissoko a indiqué qu’au Mali, l’inefficacité du transport en commun et l’encombrement des chaussées ont fait que les gens se sont donnés comme moyen de transport les engins à deux roues appelés « moto taxi » et ceux à trois roues appelés tricycles ou «katakatani». Quand ces engins ont été autorisés à utiliser les chaussées, il a été constaté des cas d’accidents souvent mortels. Il fallait prendre des dispositions pour pouvoir les réglementer conformément au code de la route. « Il s’agit pour chaque conducteur d’avoir son permis de conduire et chaque propriétaire d’avoir une carte grise pour la moto, une assurance et les motos doivent avoir des numéros d’immatriculation. Nous demandons à l’ensemble des propriétaires et conducteurs de venir du 15 novembre jusqu’à août 2022. Nous allons faire une opération spéciale à des tarifs moyens pour acquérir ces documents de transport», a-t-elle expliqué. Mme Dembélé a indiqué qu’au niveau du District de Bamako, il est prévu trois centres : la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux sur la rive droite et la rive gauche ; la subdivision des routes qui se trouve dans la cour de la CTRU au niveau de la Zone industrielle et le Garage administratif à Darsalam. Les centres d’immatriculation ont été multipliés pour que les propriétaires de ces engins puissent se mettre en règle sans trop de tracas. Toutes les directions régionales en charge des transports terrestres sont identifiées comme des centres d’enregistrement et de délivrance des documents de transport. L’objet étant de donner aux conducteurs de ces engins les notions sur le code de la route, à travers des épreuves théoriques et pratiques. Mme Dembélé Madina Sissoko a invité les conducteurs à la prudence et à la vigilance. Elle a conseillé d’appliquer les notions de conduite qu’ils apprendront lors des épreuves théoriques pour moins de désagréments sur les routes. Elle a aussi invité les agents en charge de l’opération à la patience pour satisfaire les demandeurs de permis. Après le lancement, la cheffe du département en charge des Transports a assisté à des examens théoriques et pratiques et visité les locaux de la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux. Cette première journée a vu la participation de plusieurs conducteurs d’engins « katakatani » et de moto-taxi. à titre symbolique, la ministre Sissoko a remis le spécimen de la première carte grise et le premier permis au directeur régional des transports du District de Bamako, Moumouni Guindo. ADS (AMAP)

Ouverture du viaduc de Yirimadio : Grand ouf de soulagement pour les usagers

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 16 nov (AMAP) Le viaduc de Yirimadio, d’une longueur de 196 mètres, qui a coûté à l’État environ 40 milliards de Fcfa, destiné à mettre fin au calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadio, Niamana par la fluidité du trafic a été inauguré, lundi, par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Ce Projet d’aménagement en 2×2 voies de la voie, reliant le 3è Pont de Bamako, la capitale malienne, à la RN6 (Bamako-Ségou), inclue la construction d’un échangeur au croisement avec la RN6 et la réhabilitation de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio de la RN6, a été retenu parmi les Projets routiers prioritaires (PRP). Le ministère des Transports et des Infrastructures avait programmé leur mise en œuvre sur la période allant de 2016 à 2018. Leur mise en œuvre s’inscrit dans le cadre du Plan d’actions 2015-2019 de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transports et du désenclavement (PNTITD), adoptée par le gouvernement en octobre 2015. La réalisation du projet contribue à l’atteinte de l’objectif spécifique consistant à «développer et améliorer l’efficacité des infrastructures de transport» de l’axe stratégique qui porte sur la «croissance inclusive et la transformation structurelle de l’économie» du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2019-2023. La mise à disposition de ce viaduc, réalisé par l’entreprise Razel, vise la modernisation du réseau routier dans le District de Bamako, la fluidité de la circulation sur la section urbaine de la RN6 (Bamako-Ségou) et la voie d’accès au 3è Pont de Bamako, l’amélioration de la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le District de Bamako, la diminution de la congestion du trafic au carrefour de la RN6, l’embellissement de la ville de Bamako, l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines. C’est une foule joyeuse qui a accueilli le Premier ministre. «La réalisation de cette voie est un soulagement pour nous. Nous étions obligés de quitter très tôt le matin nos familles pour joindre nos lieux de travail. Nous passions des heures dans les embouteillages. Nous remercions les autorités pour nous avoir enlevé les épines du pied», a dit Mamadou Kanté, un usager. Le maire de la Commune VI est du même avis. «La population de la Commune VI est très contente de cette réalisation. Cette commune, qui représente 38% de la population du district de Bamako, est une commune où les gens quittent leurs domiciles pour aller travailler en ville. Pour revenir chez eux, ils mettent deux heures ou plus. Ce viaduc va désengorger notre commune et nous soulager beaucoup», a indiqué Boubacar Keïta, avant d’inviter la population à prendre soin de l’ouvrage et à la prudence en roulant doucement. Après avoir inauguré le viaduc, le Premier ministre a exprimé la volonté des autorités « de rendre la vie des Maliens, chaque jour plus agréable malgré les difficultés et les drames que le pays traverse ». Choguel Kokalla Maïga a exprimé toute la joie des membres du gouvernement d’inaugurer ce joyau financé sur fonds propres de l’État. Le chef du gouvernement a souligné tout le calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadjo, de la zone de Niamana qui avaient énormément de difficultés pour rejoindre le centre ville. «Tous les matins, tous les après-midi, tout le monde connaît le calvaire que la population vit. Ces populations vont être soulagées fortement avec ce viaduc. Il permet la fluidité de la circulation, va éviter un certain nombre d’accidents. Plus généralement, il va rendre agréable la ville de Bamako de vue et pratiquement dans la vie au quotidien», a dit le locataire de la Primature. Le chef du gouvernement a souligné que les autorités sont conscientes des difficultés que les populations traversent au quotidien pour accéder à leurs lieux de travail, leurs domiciles. C’est pourquoi, elles ont inauguré le viaduc. Il a précisé que les autres travaux de finition et la signalisation horizontale vont suivre. En attendant, Dr Choguel Kokalla Maïga a invité la population à éviter les excès de vitesse, à respecter de façon stricte le code de la route et tous les principes édictés par les services de l’État en charge de la circulation et surtout à entretenir ce bien public, ce gros investissement. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. ADS (AMAP)  

Les boulangers du Mali suspendent leur mot d’ordre d’arrêt de travail

Bamako, 13 nov (AMAP) La Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, après des pourparlers avec le ministre de l’Industrie et du Commerce, a annoncé, vendredi, la suspension de l’arrêt de travail qu’elle avait amorcé, depuis quelques jours et le respect des prix du pain fixés par le gouvernement. Les boulangers avaient arrêté la production du pain pour protester contre le prix de la baguette de 300 g fixé à 250 Fcfa par le gouvernement. C’est après une assemblée générale tenue, jeudi soir, à la Chambre d’industrie et du commerce que les boulangers ont pris la décision de suspension. « L’assemblée a décidé que les prix seront respectés en donnant le temps à la négociation. Les meuniers ont dit qu’ils vont supporter le prix de 20.000 Fcfa le sac de farine jusqu’à la fin de ce mois et qu’à compter du 1er décembre, ils envisagent d’amener le sac de farine à 21500 Fcfa », a expliqué au téléphone Ibrahim Yacouba Cissé, secrétaire administratif de la Fédération. Selon le syndicaliste, « le ministre a compris notre version et il est prêt à poursuivre le dialogue pour voir où on peut diminuer nos matières premières parce que les boulangers ne reçoivent pas de subvention directe », a-t-il poursuivi. Ibrahim Yacouba Cissé de précisé : « les prix seront respectés de notre côté. Nous avons tenu la réunion pour informer et demander l’avis de l’assemblée. On leur a donné les explications et informé que le ministre prend le dossier en main». MT/MD (AMAP)

Produits de première nécessité : Le riz, le sucre et l’huile seront subventionnés (gouvernement)

Bamako, 12 nov (AMAP) Le conseil des ministres du mercredi dernier a décidé de subventionner certains produits de grande consommation, notamment le riz, le sucre et l’huile alimentaire, pour atténuer les effets de la flambée des prix des produits de première nécessité,. D’après le communiqué du Conseil, cette subvention se traduira par la réduction de la base taxable de 50% sur l’importation de : 300 mille tonnes de riz, 60 mille tonnes de sucre, 30 mille tonnes d’huile alimentaire. Pour certains de nos compatriotes, cette décision vient à point nommé. «Il était temps que le gouvernement prenne une décision. On espère que cette subvention-là va faire baisser les prix. Car, ce n’est souvent pas le cas, Si le gouvernement a pris cette décision, on ne peut que le remercier. Car, faut-il encore le rappeler, la vie reste chère », estime Ibrahim Traoré, un maître d’école. « La Covid-19 a fait que beaucoup de personnes ont perdu leur emploi. Si dans cette condition, les citoyens doivent faire face à la vie chère, ce n’est pas chose facile. On espère que très bientôt, on verra l’effet de la subvention sur les prix !», s’exclame la présidente de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA), Mariam Diarra qui juge cette décision salutaire. «S’il y a une subvention en vue d’atténuer les effets de la flambée des prix des produits de première nécessité, on ne peut que s’en réjouir, remercier le gouvernement et l’encourager à tenir compte du pouvoir d’achat des citoyens», dit Mme Diarra. La présidente du Front populaire contre la vie chère (FPCVC), Mme Mariam Koné, se montre prudente. «À chaque fois qu’on commence à subventionner, les prix baissent quelques jours avant de grimper», déplore-t-elle. Elle suggère la mise en place du comité de veille pour le respect des prix subventionnés. La hausse des prix des denrées de première nécessité constitue, de nos jours, une préoccupation majeure pour les chefs de famille et les ménagères. Au Mali, depuis quelques temps, les prix de certains produits de première nécessité ont pris l’ascenseur et tardent à revenir à la normale. «Le kg de la viande avec os était vendu à 2 200 Fcfa et celui sans os à 2 500 Fcfa. Mais depuis plusieurs mois, nous achetons la viande avec os à 2 800 Fcfa et celle sans os à 3 300 Fcfa. Quand tu enlèves cette somme du prix de condiment combien reste-t-il pour l’achat des autres ingrédients ? Le bidon d’huile de 5 litres qu’on achetait entre 4 000, 4 250 Fcfa est cédé à 6 000 Fcfa. Il est temps que les autorités agissent. Car, c’est tout le monde qui se plaint», fustige la ménagère Penda Keïta. Face à la flambée des prix de certains produits de grande consommation, le FPCVC avait organisé, le 10 juillet dernier, un sit-in au Monument de la paix «contre la souffrance des populations à cause de l’augmentation des prix des denrées alimentaires». Le Conseil national de Transition (CNT) a interpellé le gouvernement, le 1er juillet 2021, pour s’expliquer sur la situation. Nonobstant ces interpellations et quelques mesures prises par le gouvernement, les Maliens se plaignent toujours de la flambée des prix et de la cherté de la vie. ADS/MD (AMAP)    

Controverse autour du prix du pain au Mali

Bamako, 11 nov (AMAP) Des boulangers maliens ont décidé d’observer, mercredi, un arrêt de travail jusqu’à ce que la baguette de 300 g soit vendue au consommateur à 300 Fcfa au lieu de 250 Fcfa exigé par le gouvernement. Cette décision des boulangers, à la suite d’une assemblée générale, mardi après-midi, à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali,  a obligé, hier, beaucoup de Bamakois à prendre leur petit déjeuner sans le pain. Dans la plupart des boutiques et des boulangeries de la capitale, ce produit très consommé n’était pas disponible. «A partir de ce matin (Ndlr, mercredi), nos portes restent fermées parce que nous sommes dans l’impossibilité de produire le pain. On ne peut pas acheter un sac de farine à 21.000 Fcfa pour faire des baguettes de pain qui seront vendues à 250 Fcfa. Ce sera une perte pour nous», a expliqué le président de l’Union des boulangers du Mali, Ahmed Dembélé. Et de préciser : «Nous ne sommes pas en grève, nous sommes en arrêt de travail. Nous sommes une entreprise et nous ne pouvons travailler à perte». M. Dembélé a invité le gouvernement à négocier avec l’ensemble des boulangers afin de parvenir à un compromis profitable à toutes les parties. Lors de sa rencontre, mardi dernier, avec les acteurs du secteur, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, constatant les désagréments causés par la grève sauvage des boulangers la semaine dernière, a clairement indiqué que le prix du pain «reste inchangé». Contacté par nos soins, un responsable dira que la position du ministère n’a pas varié. Il a tenu à préciser qu’aucune augmentation du prix du pain par les boulangers n’est envisageable. Même fermeté du côté de la direction générale du commerce et de la concurrence, chargée de veiller au respect strict des mesures gouvernementales en la matière. Le directeur général du DGCC, Boukadary Doumbia, que nous avons pu contacter, a précisé que certaines boulangeries continuent à travailler. «Ce qui importe, c’est le maintien des prix du pain et nous avons pris des dispositions pour cela. En effet, nous avons mis en place des brigades de surveillance qui sillonnent la ville», a-t-il expliqué, ajoutant que l’Etat ne peut pas obliger «les gens à travailler». Allusion faite aux boulangers qui sont en arrêt de travail. Le directeur général du commerce et de la concurrence espère que ces derniers reviendront vite à de meilleurs sentiments. FC/MD (AMAP)    

Transport terrestre au Mali : Interdiction de la surcharge à compter du 15 novembre

Bamako, 10 nov (AMAP) Le Mali va mettre en œuvre le Règlement n°14 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), relatif à la surcharge à l’essieu, avec une tolérance de 15%, à compter du 15 novembre prochain, a annoncé, mardi après-midi, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Dembélé, lors d’une rencontre d’information avec les acteurs concernés. Cette décision fait suite aux recommandations du Conseil des ministres du 5 octobre dernier, tenu sous la présidence du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, pour l’application de cette mesure de l’UMOA déjà en vigueur dans les autres pays membres, depuis janvier dernier. La rencontre d’échanges avec les acteurs, en présence également des ministres de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, visait à partager avec les acteurs les défis à relever en vue de lutter contre la surcharge des véhicules sur nos routes. La démarche, qui préconise une application progressive du Règlement n°14, vise à préserver le patrimoine routier, réduire les coûts d’entretien des routes, augmenter la durée de vie des véhicules, diminuer les coûts d’exploitation des véhicules : carburant, pneumatique, maintenance, augmenter le nombre de rotations des véhicules par mois et améliorer la sécurité routière. « La surcharge des véhicules impacte la performance du secteur des transports au Mali. Pays dont les principales denrées de première nécessité sont acheminées par la route », a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures.. Selon Mme Dembélé Madina Sissoko, « au moins, 50 milliards de Fcfa sont perdus tous les ans sur les corridors routiers,» du fait de la dégradation prématurée des routes qui disparaissent sous les poids insupportables des véhicules hors normes, les coûts des accidents graves imputables à la surcharge et la détérioration des véhicules de transport commercial. Les ministres chargés des Infrastructures et des Transports routiers de l’UEMOA, du Ghana et de la Guinée se sont retrouvés en septembre 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Ils y ont adopté une démarche commune permettant une application concomitante et progressive du règlement. À ce jour, a noté Mme Dembélé Madina Sissoko, cette démarche a été suivie d’effet parce que l’extrême surcharge, définie comme un taux de surcharge de plus de 40% du poids total autorisé en charge du véhicule (PTAC), a été entièrement éradiqué dans tous les États membres de l’UEMOA. « En 2018, a-t-elle poursuivi, les taux de surcharge dans tous les États étaient au plus estimés à 20%. MS/MD (AMAP)    

Mali : Les prix du pain inchangés

Bamako, 10 nov (AMAP) Le pain reste disponible sur le marché au prix de 250 Fcfa la baguette de 300 g et 125 Fcfa celle de 150 g, a réaffirmé, mardi, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, au sortir d’une rencontre avec les acteurs de la filière pain dans son département. L’objectif de la rencontre était de s’assurer du respect des prix en vigueur et s’imprégner des problèmes que rencontrent les boulangers afin de trouver des solutions adaptées. Au terme de ces échanges, les meuniers ont décidé de ne pas augmenter le prix de la farine. À l’unanimité, les acteurs de la filière sont d’accord sur la structure actuelle du pain et sur le prix en vigueur. « En principe, il n’y aura pas de rupture de farine sur le marché ni une hausse du prix de la farine », a assuré le ministre en charge de l’Industrie. Le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia, a souligné que l’analyse de toute la chaîne de la filière, de l’achat de la farine à sa consommation, a permis aux acteurs de comprendre par eux-mêmes que le prix du pain ne peut connaître une hausse. À cet égard, «le prix ne connaitra pas une augmentation et il n’y aura plus de grève liée à cette situation», a fait savoir M. Doumbia. En perspectives, le gouvernement envisage d’organiser des assises afin de vider définitivement les discussions autour du prix du pain. «Nous allons bientôt élaborer les Termes de référence pour aller vers les états généraux du pain pour examiner les questions structurelles auxquelles les boulangeries font face et les questions conjoncturelles pour essayer d’apporter des solutions et voir comment aller vers leur professionnalisation», a annoncé le ministre Mahmoud Ould Mohamed. Ce qui pourrait permettre d’éviter les situations désagréables que les consommateurs ont vécues la semaine dernière. Des boulangers avaient décidé «de façon unilatérale» d’augmenter le prix de la miche de pain en «violation» du protocole d’accord qui lie meuniers, boulangers et gouvernement. Et sans requérir l’avis favorable du cadre de concertation État et acteurs de la filière. Mettant ainsi les consommateurs devant le fait accompli. En réaction, le département en charge du Commerce a exigé et obtenu le maintien des prix à leur état initial. FC/MD (AMAP)      

Lutte contre la déforestation : La COP26 sonne la charge

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 04 nov (AMAP) La 26è Conférence des Nations unies sur le climat, deux jours seulement après son ouverture à Glasgow en Ecosse, est parvenue, mardi, à la signature, par plus de 100 pays abritant 85% des forêts mondiales, d’une déclaration commune pour enrayer la déforestation d’ici 2030. Il s’agit du «plus grand pas en avant dans la protection des forêts mondiales en une génération», s’est enthousiasmé Boris Johnson, le Premier ministre britannique, hôte du sommet, lors de la signature du document. L’initiative est essentielle pour parvenir à l’objectif de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C, selon les organisateurs de la conférence. Ces formidables écosystèmes fourmillants, «cathédrales de la nature», sont les poumons de notre planète. Ils absorbent une grande partie du gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère, responsable du réchauffement climatique. Malgré leur rôle essentiel dans notre survie même, les forêts disparaissent à un rythme alarmant correspondant à l’équivalent de 27 terrains de football, 291.600 m2 par minute, selon les estimations de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’accord prévoit de mobiliser 19,2 milliards de dollars pour la protection et la restauration des forêts. La France et 11 autres pays riches, s’engagent à mobiliser, conjointement, 10,3 milliards d’euros de fonds publics, entre 2021 et 2025, pour lutter contre la déforestation. À cette somme devraient s’ajouter 6,24 milliards d’euros d’investissements privés. Parmi ces fonds, 1,3 milliard de dollars seront investis pour protéger le bassin du Congo qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie. Par ailleurs, les patrons de plus de 30 institutions financières, représentant plus de 8.700 milliards de dollars d’actifs mondiaux, se sont aussi engagés à éliminer les investissements dans les activités liées à la déforestation. Selon l’ONG WWF, les engagements clés de cette déclaration comprennent, notamment, la conservation des forêts et autres écosystèmes terrestres, ainsi que l’accélération de leur restauration. L’accord prévoit, également, la promotion de la production et de la consommation durables de produits de base qui n’entraînent pas la déforestation et la dégradation des terres ou encore, la réduction de la vulnérabilité des communautés qui vivent dans ces territoires. «C’est une bonne nouvelle pour nous», déclare le président de l’ONG malienne, Mali-Folckecenter Nyetaa qui participe aux travaux. Avec le changement climatique, la grande exploitation agricole, la surpopulation et les déplacements des populations dus aux conflits, une forte pression est exercée sur les forêts, selon Dr Ibrahim Togola. Ces différentes actions font que la déforestation prend, de plus en plus, de l’ampleur au Mali. Selon la Politique forestière nationale de 2017, chaque année, environ 500.000 hectares de forêts disparaissent dans au Mali. Si dans les années 1960, le Mali disposait de plus de 4.400.000 hectares de superficies forestières, aujourd’hui il n’en reste que près de 800.000 hectares, soit une perte de plus de 80%. Les responsables du Système d’information forestier (SIFOR) expliquent cela par le fait que le bois et le charbon occupent 80% des besoins de la population en énergie. Face aux différences crises climatiques, la population doit sa résilience aux forêts. « Le bois énergie est une denrée de première nécessité au même titre que le riz, l’huile, le sucre, la farine, etc. », fait remarquer Dr Togola. « Le secteur apporte plus de 100 milliards de Fcfa à l’économie, chaque année », souligne-t-il. Le président de Mali-Folckecenter Nyetaa affirme, également, que les deux grands facteurs de déforestation sont l’énergie et l’agriculture. « La diversité des acteurs dans l’exploitation et la gestion forestière pose, également, un problème fondamental », analyse Dr Souleymane Diallo, professeur à l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou. « Les recherches sur les espèces d’arbres ne sont pas développées dans notre pays. Si c’est le cas, elles ne sont pas appliquées », déplore le chercheur, avant de regretter qu’elles soient méconnues par les acteurs. Face à cette déforestation galopante, il faut aller vers l’application stricte des normes de gestion durable des forêts, estime Dr Ibrahim Togola. Les informations liées à la forêt doivent être disponibles pour tous les acteurs ainsi que pour les populations. Il faut, également, aller vers la mise en place des forêts destinées aux bois d’œuvre. Du côté de la recherche et de la formation, les écoles comme l’IPR doivent être appuyées pour une formation de qualité. Enfin, les acteurs forestiers doivent être bien identifiés pour aller vers une coopération publique privée dans la gestion durable des forêts. C’est en tout cela que le Mali doit tirer bénéfice de cet accord obtenu à la COP26, selon cet acteur de la société civile. Cependant, le coordinateur de campagne de l’ONG Canopée, qui œuvre pour la protection des forêts mondiales, estime qu’il existe une interrogation quant à la signature d’un certain nombre de pays dont on peut légitimement douter de la bonne foi. Sylvain Angérand cite, notamment, la République démocratique du Congo (RDC) qui s’apprête à lever un moratoire sur l’exploitation forestière d’une superficie équivalente à celle de la France, mais aussi le Brésil qui a battu des records de déforestation depuis trois ans. Sous le feu des critiques pour sa politique environnementale, le Brésil a annoncé lundi, à l’ouverture de la COP26, des objectifs plus ambitieux en matière de réduction des émissions de CO2 et de lutte contre la déforestation. Il prévoit de baisser ses émissions de 50% d’ici 2030 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Selon plusieurs études récentes, la déforestation en Amazonie brésilienne a transformé ce puits de carbone fondamental pour la planète en émetteur net de CO2 en 2020. Des experts de l’ONG autrichienne, All Rise, estiment ainsi que le rythme de cette déforestation s’est accru de 88% depuis l’arrivée au pouvoir du président Jair Bolsonaro, représentant une perte de quelque 4.000 km2 de forêt amazonienne chaque année. Ce nouvel engagement contre la déforestation fait écho à la Déclaration de New York sur les forêts de 2014. À l’époque, de nombreux pays s’étaient engagés à diviser par deux la déforestation en 2020 et d’y mettre fin en 2030. CAD (AMAP)

Mali :  Les syndicats des banques suspendent leur grève

Bamako, 04 nov (AMAP) Le Syndicat des banques, assurances, micro-finances et commerce (SYNABEF) a décidé, mercredi, de suspendre son mot d’ordre de grève, après un débrayage de trois jours reconduit en début de semaine. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le secrétaire général du SYNABEF, Hamadoun Bah, a expliqué que « même s’il n’y a pas eu de satisfaction sur tous les points de revendications, le syndicat a tout de même décidé de suspendre sa grève pour le pays et les clients». Il a précisé que sur les trois points de doléances, le SYNABEF a pu avoir un compromis avec la partie patronale sur la régularisation des employés qui n’ont pas de contrat avec leurs banques, autrement dit les prestataires. Les deux autres revendications qui n’ont pas eu de suite « pour le moment » concernent l’augmention de 15% sur la grille salariale et la gestion du Fonds social. MK/MD (AMAP)  

Crise du pain : Les boulangers reviennent aux prix conventionnels

Bamako, 04 nov (AMAP) La Fédération nationale des boulangers du Mali a décidé mardi de reprendre la production de pain et de vendre la miche de 300 g à 250 Fcfa et celle de 150 g à 125 Fcfa, après plusieurs heures de discussions avec la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM). «D’ici le mardi prochain, nous allons retourner à la position initiale. Compte tenu de la situation actuelle du pays, nous demandons à tous les boulangers membres de notre Fédération, qui ont suivi notre mot d’ordre, de le suspendre jusqu’à mardi, le temps de régler certains problèmes avec la Chambre», a déclaré le secrétaire administratif de la Fédération nationale des boulangers du Mali, au sortir de la rencontre. En conséquence la baguette de 300 g sera vendu à 250 Fcfa au consommateur, celle de 150 g sera cédée à 125 Fcfa jusqu’à mardi prochain, a précisé Ibrahima Yacouba Cissé. Pour sa part, le président de la CCIM, Youssouf Bathily,  a révélé que le ministère en charge de l’Industrie et du Commerce s’est engagé à organiser une rencontre, mardi prochain, avec l’ensemble des acteurs du secteur. L’objectif recherché est de voir dans quelle mesure il sera possible de fixer, de façon définitive, le prix du pain au Mali. BBC/MD (AMAP)