Bamako : Un symposium national pour analyser le cadre de l’emploi et de l’employabilité

Bamako, 15 déc (AMAP) Un symposium national, regroupant plus de cent cinquante acteurs et visant à analyser le cadre de l’emploi et de l’employabilité afin d’identifier les défis structurels et conjoncturels du marché de l’emploi au Mali, s’est ouvert, ce lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Ce symposium de trois jours, sous le thème : « Accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Une approche intégrée par la gouvernance locale, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’innovation », se veut un cadre de réflexion, de dialogue et de propositions concrètes. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation, Oumou Sall Seck, a indiqué que le thème choisi « est en parfaite cohérence avec la Politique nationale de l’emploi, la Stratégie nationale pour l’émergence 2024-2033 ainsi que les priorités de la Transition. » Selon le ministre en charge de l’Emploi, « les stratégies convergent vers un objectif central : faire de l’emploi décent et productif un moteur de transformation économique et sociale. » Ajoutant qu’ « il ne saurait y avoir d’emploi durable sans compétences solides et adaptées. » Pour ce faire, le ministre en charge de l’emploi dira que la formation professionnelle demeure un axe structurant de son département.  L’entreprenariat, quant à lui,  constitue un levier majeur de création d’emplois. Dans cette perspective, renseigne-t-elle, l’Etat œuvre à bâtir un écosystème favorable à l’initiative privée et à l’innovation. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, représentant le Premier ministre, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a expliqué que ce symposium permettra « à tous les acteurs concernés par la question de l’emploi et la formation professionnelle, de réfléchir aux stratégies opérationnelles à mettre en place au niveau local, régional et national dans le but d’améliorer les résultats des politiques publiques. » Il s’agit notamment de la Politique nationale de l’emploi, de la Politique nationale de la formation professionnelle, de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et des schémas directeurs régionaux. Le ministre en charge de la Justice a révélé que le taux de sous-emploi a atteint 30% de la population active et le secteur éducatif présente encore des inadéquations avec les besoins réels du marché du travail et le taux de chômage des jeunes des 15 à 24 ans est de 13,6%   contre 10% dans la tranche d’âge de 15 à 35%. Les mêmes études indiquent qu’a environ 30% de cette population n’a ni emploi ni éducation ni formation. Au-delà de ces chiffres, les défis majeurs demeurent. « Il s’agit, selon lui, du poids du secteur informel, la croissance démographique, les insuffisances en matière de protection sociale, l’exode rural ainsi que le manque d’accès aux ressources et aux services d’accompagnement. BT/MD (AMAP)

Douanes : 2oo recrues à la leçon inaugurale de formation de six mois

Bamako, 12 déc (AMAP Quelque 200 nouveaux agents des douaniers dont 150 agents de constatation et 50 contrôleurs. Ces nouveaux douaniers de la promotion 2O25 ont suivi, vendredi, à la leçon inaugurale de formation de six mois sur le thème : « Mission des douanes : Dimension sécuritaire et défis de modernisation », a constaté l’AMAP. Lors de cette formation, dont la cérémonie de lancement a eu lieu au bloc pédagogique de l’Ecole nationale d’administration (ENA), les recrues seront initiées aux valeurs, vision et missions de la douane malienne de la formation. Le thème de la rentrée de cette promotion 2025 a été succinctement exposé, par le directeur général sortant de la douane, Amadou Konaté, en trois grandes parties : une administration moderne au service de l’Etat, un dispositif de surveillance spécifique adapté à la dimension sécuritaire, des orientations stratégiques et des réformes au niveau de la direction générale de la douane et, enfin, des engagements professionnels. Avant l’exposé du thème, l’inspecteur général des douanes Konaté a, dans son discours d’ouverture, a signalé que « cet événement marque, non seulement, le début de la formation pour les nouvelles recrues mais, aussi, permet de les familiariser avec les enjeux actuels essentiels à l’exercice de leurs futures fonctions. » Selon Amadou Konaté, « cette activité s’inscrit dans le plan d’action du Centre de formation et de perfectionnement dans la rubrique des conférences de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). » « Vous faites un choix fort : celui de servir dans l’un des piliers stratégiques de l’Etat. Vous ne venez pas simplement occuper un poste, vous vous engagez à devenir les gardiens des frontières économiques, les sentinelles du patrimoine national et les premières lignes de défense contre les trafics qui menacent notre sécurité collective et, enfin, à contribuer à alimenter le budget de l’Etat », a lancé aux recrues, le directeur général sortant des douanes du Mali. « Votre présence à cette formation n’est ni un hasard ni une faveur. Elle est la conséquence d’un choix : celui de rejoindre une administration d’exigence, de discipline et de rigueur. Chez nous, l’uniforme n’est pas un décor, Il impose une conduite irréprochable », a poursuivi le chef sortant des Douanes du Mali « L’autorité que vous incarnerez, exige intégrité, loyauté, courage et sens du devoir. Vous serez jugés non seulement sur votre compétence mais, d’abord, sur votre moralité, votre honnêteté et votre solidité face à la tentation », a-t-il averti « Les défis qui vous attendent sont immenses. Les trafics se complexifient du fait de l’évolution du commerce international, conséquemment les menaces, elles aussi, évoluent. Les attentes du peuple malien grandissent. Face à ces mutations, nous devons être une douane plus moderne, plus professionnelle, plus efficace, une douane qui inspire confiance parce qu’elle incarne l’exemplarité. Je souhaite que vous soyez cette génération qui relève le niveau, qui refuse la facilité, qui choisit l’honneur », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Vous entrez aujourd’hui dans une famille, mais une famille d’exigences. Ici, on ne se contente pas de faire, on fait bien. On ne se contente pas d’être présent, on s’engage. On ne se contente pas d’obéir, on comprend, on maîtrise, on performe, on propose. » « Les instructeurs vous accompagneront, mais la réussite dépendra de votre volonté. Que cette formation soit pour vous le début d’un parcours marqué par l’effort, la discipline et la grandeur du service public », a-t-il conclu. ST/MD (AMAP)      

Journées du poisson : Le Mali mise sur la pisciculture pour renforcer la résilience climatique

Bamako, 11 déc (AMAP) La 4ᵉ édition des Journées du poisson a s’est ouverte, ce jeudi 11 décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, de Bamako, sous la présidence du Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a ouvert les travaux placés sous le thème de la valorisation de la production piscicole face aux impacts du changement climatique. Prévue du 11 au 13 décembre 2025, l’initiative vise à promouvoir la pêche et l’aquaculture, conformément à la vision stratégique du gouvernement. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, ces Journées « offriront un espace d’échanges entre acteurs et permettront de présenter une large gamme de produits halieutiques, tout en sensibilisant sur la dégradation des écosystèmes aquatiques. » Le Mali dispose d’un important potentiel hydrographique, mais les sécheresses, le changement climatique et les pratiques illégales comme le dragage ont fortement réduit les captures. Pour y faire face, le gouvernement a engagé plusieurs programmes, évalués à plus d’un milliard de F CFA, et des investissements supplémentaires sont prévus. La production a atteint 120 382 tonnes en novembre 2025, incluant 7 039 tonnes issues de la pisciculture. Des infrastructures comme des unités de fabrication de glace et des appuis en aliments poissons ont également été mises en place. Pour sa part, le Premier ministre a salué l’organisation de ces Journées et remercié les partenaires, notamment la Banque mondiale. Le général de Division Abdoulaye Maïga a rappelé que la filière représente 4 % du Produit intérieur brut (PIB), mais reste en deçà des besoins nationaux estimés à 300 000 tonnes par an. Le chef du gouvernement a appelé les investisseurs à renforcer leur engagement pour réduire le chômage et consolider la sécurité alimentaire. De son côté, le président de l’Interprofession, Cheick Oumar Diaouré Maïga, a salué les avancées enregistrées et exhorté à une plus grande implication des acteurs, tout en remerciant les autorités pour les mesures contre les pratiques illégales. SS/MD (AMAP)

Le Premier ministre du Niger à Bamako pour l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale de l‘AES

Bamako, 11 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine, est arrivé, ce jeudi matin aux environs de 9h10, à Bamako, où il a participé à l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) Cette Assemblée générale constitutive, dans le cadre de l’opérationnalisation de la Banque confédérale, permettra de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, de valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens. La rencontre ministérielle de Bamako marque un jalon historique dans la marche collective et symbolise la volonté des États de la Confédération de renforcer la coopération économique et financière Le Premier ministre nigérien, accompagné d’une forte délégation, a été chaleureusement accueilli, sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keita, par son homologue malien, le général de division Abdoulaye Maïga. Le chef du gouvernement malien, était entouré de plusieurs membres du gouvernement et des représentants nigériens en poste au Mali. Après la revue des troupes, sous un vent frais et un soleil déjà haut, Ali Mahaman Lamine Zeine a salué les différentes délégations présentes. Le protocole d’accueil terminé, les deux Premiers ministres se sont entretenus en tête-à-tête dans le Salon officiel. À l’issue de cet échange, le Premier ministre nigérien a quitté l’aéroport pour regagner son hôtel. SS/BC/MD (AMAP)  

Emploi et de la formation professionnelle : Les acteurs planchent sur les compétences transférées de l’Etat  aux collectivités territoriales

Bamako, le 9 déc (AMAP) Les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle participent, depuis mardi, à l’atelier de partage et d’appropriation des textes régissant l’emploi et la formation professionnelle qui se tient à l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), a constaté l’AMAP. Au cœur des discussion lors de cette rencontre dont l’ouverture des travaux était présidée  par le  ministre l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, , Oumou Sall  Seck, le décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat  aux collectivités territoriales avec une attention  particulières porté à la dimension genre . Cette session se veut un cadre d’échange, de partage et d’appropriation des textes. Elle permettra aux participants de formuler des propositions concrètes, d’enrichir la mise en œuvre des politiques et de veiller à l’intégration effective de la dimension genre, conformément à la Politique nationale genre ainsi que la Loi 052-2015 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour la promotion du genre. En effet, cet atelier d’appropriation se tient dans un contexte marqué par des acquis significatifs dans la mise en œuvre de la décentralisation territoriale. Selon le ministre de tutelle la Politique nationale de l’emploi aspire « à augmenter les opportunités d’emplois décents, en les intégrant dans toutes les politiques sectorielles et transversales. » Quant à la Politique nationale de la formation professionnelle, elle met l’accent sur la formation comme levier de productivité, d’insertion socio-économique et d’employabilité. « Ces reformes, selon Oumou Sall Seck, exigent de tous. acteurs étatiques, collectivités et société civile, une appropriation lucide, une capacité d’adaptation au changement et une anticipation des défis. » L’adoption du décret fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales conférées à ces dernières joue un rôle central dans l’identification des créneaux porteurs d’emploi et des besoins de formation adaptés aux réalités locales, pour Mme le ministre. Certaines compétences et ressources ont déjà été transférées, « marquant un pas concret dans la lutte contre la pauvreté et le développement local. », a poursuivi le ministre. Pour que ces instruments soient réellement efficaces, il est, selon la cheffe du département de tutelle, indispensable de penser à des mécanismes de financement innovants, garantissant la pérennité des actions aux niveaux locaux. Oumou Sall Seck a, par la même occasion, indiqué que « les collectivités territoriales représentent des bassins d’emplois considérables, encore largement sous-exploités. » Selon elle, celles-ci sont essentielles pour valoriser les filières économiques locales et assurer un développement territorial équilibré. BT/MD (AMAP)

Ministère des Transports et des Infrastructures : 51e réunion annuelle des services des routes

Bamako, 9 déc (AMAP) La 51e édition de la réunion annuelle des services des routes, qui se déroule les 9 et 10 décembre, s’est ouverte, mardi, à la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), sous le thème : « Des infrastructures routières résilientes pour soutenir le développement et promouvoir la mobilité. » Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Abdoulaye Imirane Touré qui assurait l’intérim de son collègue des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, en mission à l’étranger, a indiqué que le thème reflète les préoccupations actuelles pour la sauvegarde et la durabilité du patrimoine routier. Il a ajouté que cette réunion, inscrite définitivement dans le calendrier institutionnel. « représente un moment privilégié d’échange, d’évaluation et de projection pour l’ensemble des acteurs engagés dans la construction, l’entretien, la modernisation et la préservation du réseau routier. » La réunion « permet à la grande famille des Travaux publics de dresser le bilan des activités de l’année écoulée, de relever et d’analyser les difficultés soulevées et de proposer pour l’année prochaine des solutions aux problèmes rencontrés », a également précisé Abdoulaye Imirane Touré. Le ministre a énuméré des travaux de construction, sur financement national, avec le  concours des institutions financières africaines et internationales, dont l’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati de la RR9, de la bretelle d’accès au point G, de voirie à Kati et de la section Rond-point-GMS-Samé-Kati, la réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord, ; Et aussi l’aménagement en 2×2 voies de la section Sévaré-Mopti de la RN6, l’aménagement de la voirie à Mopti et à Sévaré, ainsi que la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo, l’aménagement et l’élargissement du tronçon urbain de la Route nationale n°27 (Bamako-Koulikoro) à Bamako. Il a. cependant, signalé la suspension, pour cause d’insécurité, des travaux de construction et de bitumage de la route Kwala-Mourdiah-Nara, Section 1 : Kwala-Wolokoro-Kaloumba et Section 2  : Kaloumba-Nara, de la route Macina-Diafarabé-Tenenkou : Lot 1 Macina-Diafarabé, la construction et le bitumage de la route Banankoro-Dioro. En matière d’entretien périodique et d’entretien courant des routes, « les programmes en cours de réalisation sont : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Nioro, Kita, Dioila, Bougouni, Koutiala, San, Bandiagara, sur un linéaire total de 2 370 km de routes revêtues, pour un montant de 3 000 000 000 Fcfa, et des travaux d’urgence dans le District de Bamako, pour un montant de 3 500 000 000 Fcfa, sur financement du Fonds d’entretien routier du Mali », a souligné l’intérimaire du ministre des Transports et des Infrastructures. A propos du Programme des travaux d’urgence sur les infrastructures routières endommagées par les inondations de 2024 de la composante 6, Intervention d’urgence contingente s’élève à un montant de 9 163 444 605 Fcfa financé par la Banque mondiale, a également souligné le ministre Touré. En perspectives, a-t-il dit, le département des Transports et des Infrastructures s’inscrit, pour l’année 2026, dans la réhabilitation de 137, 668 km de la section Diéma-Sandaré du corridor Bamako-Dakar par le Nord, y compris la traversée en 2x2z voies de Diéma et Sandaré, l’aménagement de 11 km de voirie urbaine dans les villes de Diéma et Sandaré, le démarrage des travaux d’aménagement de 200 km de pistes rurales assorti de réalisations connexes, l’exécution du Programme de corridor routier économique régional Bamako-Dakar par le Nord, phase 1 (PCRER-BDN1), réhabilitation de la section Didiéni-Diéma (180 km), la poursuite des travaux et les interventions d’urgence dans les zones d’insécurité et notamment à Sandaré-Kayes, avec le concours des forces armées maliennes. Le Ministère des Transports et des Infrastructures se réjouit l’accompagnement de la Banque africaine de Développement et de la Banque mondiale, et se félicite de la qualité de la solidarité gouvernementale.  Il a espéré que les recommandations de la rencontre inspireront des décisions de gestion et de politiques publiques. Une minute de silence a été observée en mémoire des chauffeurs et conducteurs de véhicules de transport d’hydrocarbures et victimes civiles et militaires qui ont consenti le sacrifice ultime pour Mali. ST/MD (AMAP)    

Démarrage de la Semaine nationale de lutte contre la corruption : Faire de la jeunesse le fer de lance du combat

Bamako, 9 déc (AMAP) La Semaine nationale de lutte contre la corruption a débuté, ce mardi, sous le thème : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain », lors d’une cérémonie dans les locaux du ministère de la Justice,  a constaté l’AMAP. « La lutte contre la corruption nécessite l’implication de toutes et de tous, dans une démarche cohérente, coordonnée et soutenue, afin d’agir sur tous les segments du phénomène ainsi que sur les canaux et réseaux par lesquels il se perpétue », a déclaré le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, à l’ouverture qu’il a présidée, en présence de son collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré Le ministre Kassogué a rappelé que, comme chaque année, la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption « est une occasion de sensibiliser davantage sur l’ampleur de ce fléau. » Le thème de cette année, qui est celui de l’édition précédente reconduit, met l’accent sur l’importance d’impliquer la jeunesse dans la construction d’une culture d’intégrité. Le ministre a, également, souligné que cette célébration intervient dans un contexte de refondation de l’État, nécessitant une rupture et un changement de paradigme dans la gestion des affaires publiques Il a appelé « à l’émergence d’un nouveau type de citoyen, porteur de valeurs d’intégrité, de probité, de loyauté, de patriotisme et de citoyenneté, pour bâtir une nation forte et prospère. » De son côté, le ministre Bakary Traoré a rappelé que la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été instituée, il y a 15 ans, dans le cadre de la mobilisation nationale contre ce fléau. Célébrée chaque année à partir du 9 décembre, elle vise à informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Il a salué l’engagement des autorités de la Transition, soutenues par les Organisations de la société civile, qui ont permis de faire de cette lutte une réalité. La cérémonie a réuni de nombreux acteurs du secteur judiciaire, des représentants de la société civile ainsi que d’autres invités de marque. MMD/MD (AMAP)

Loi de finances 2026 : Les recettes augmentent de 15% et les dépenses de 11%, selon le ministre de l’Économie et des Finances ,Alousséni Sanou

Bamako, le 8 déc (AMAP) Les recettes budgétaires augmentent de 15% par rapport aux précédentes et les dépenses sont en hausse de 11% par rapport au budget de 2025, a déclaré, lundi, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, devant le Conseil national de Transition (CNT). Alousséni Sanou défendait la deuxième partie du projet de Loi de finances 2026 qui a été voté, à l’unanimité, par le CNT, après l’adoption, jeudi dernier, de la première. Il a, également, fait noter que le déficit budgétaire diminue de 10% par rapport à 2025. « Ce budget a été voté par le Parlement compte tenu des tendances à la hausse des indicateurs dont le taux de croissance qui s’élève à 6,3% contre un taux de croissance réalisé de 6,1% en 2025. Le taux de déficit budgétaire s’établie à -2,2 contre 2,7 en 2025. Le taux d’inflation reste également maîtrisé », a commenté M, Sanou. Il a assuré que les critères de convergence sont en train d’être améliorés. Il a, aussi, rappelé que c’est un budget orienté vers la souveraineté du développement économique. Des secteurs comme la sécurité, la défense, la santé, l’éducation ont, à cet effet, une place importante. Le ministre a souligné que ce budget qui « fait référence, tient compte et s’engage à mettre en oeuvre les réformes en cours dans notre pays. » Le projet de Loi de finances 2026, adopté jeudi dernier, est arrêté en recettes budgétaires de l’Etat de 3 057 milliards 792 millions 44 milles Fcfa contre des dépenses budgétaires évaluées à 3 578 milliards 216 millions 683 milles Fcfa. Soit un solde budgétaire négatif de 520 milliards 424 millions 639 milles Fcfa. OD/MD (AMAP)

Systèmes financiers décentralisés : Les cadres de la microfinance se forment à l’outil CAMELI

Bamako, 8 déc (AMAP) Les cadres de la Direction de la microfinance participent, depuis ce lundi 8 jusqu’au vendredi 12 décembre 2025, à un atelier de formation à Bamako, axé sur la maîtrise de l’outil de notation « CAMELI », afin de renforcer les capacités techniques des agents chargés de la supervision des Systèmes financiers décentralisés (SFD), a constaté l’AMAP. Cet atelier de mise à niveau, afin de permettre aux participants d’entamer la notation des caisses de base, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Projet de Promotion de l’accès au financement de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), qui vise à promouvoir une inclusion financière durable et à développer les fintechs. « Plus précisément, il s’agit de renforcer la supervision et la performance du secteur de la microfinance », a précisé Mme Touré Fatoumata Coulibaly, coordinatrice du PAFEEM. Elle a ajouté qu’il est « indispensable de doter les superviseurs des SFD des compétences nécessaires pour comprendre, appliquer et intégrer les techniques de notation CAMELI dans leurs pratiques quotidiennes. » Selon El Hadji Moustapha A. Doumbia, directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, « CAMELI est un outil de notation de la conformité prudentielle, fondé sur six piliers de risques : la capitalisation, les acteurs, le management, l’organisation et le contrôle, l’équilibre financier, la liquidité et la gestion actif-passif, ainsi que l’information. » Cet outil, selon M. Doumbia, « permet d’évaluer les forces et faiblesses d’une institution de microfinance (IMF) en matière de conformité prudentielle. » Il fournit, ainsi, une évaluation par type de risque, une notation globale et des recommandations adaptées. Le directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique a ajouté que « CAMELI constitue, également, un instrument moderne de supervision, « capable de détecter, classifier et cartographier les risques. » « Cette cartographie permet ensuite de mener des contrôles thématiques pour anticiper les menaces pesant sur les institutions et, plus largement, sur l’ensemble du secteur de la microfinance », a-t-il expliqué. L’atelier est organisé par le PAFEEM. en partenariat avec la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. MMD/MD (AMAP)

Le Conseil national de Transition adopte à l’unanimité la première partie du projet de loi de finances 2026

Bamako, 4 déc (AMAP) « Pour l’exercice 2026, nous avons une prévision de recettes budgétaire de l’Etat de 3 057 milliards 792 millions 44 milles francs Cfa contre des dépenses budgétaires évaluées à 3 578 milliards 216 millions 683 milles francs Cfa », a annoncé, jeudi, le président de la Commission des Finances du CNT, Mamadou Touré, M. Touré, qui intervenait après que le Conseil national de Transition (CNT), a adopté, à l’unanimité, la première partie du projet de loi de finances pour l’exercice 2026, a expliqué que « la loi de finances est déclinée en deux parties dont la première qui traite de l’équilibre générale du budget et la deuxième qui consacre la mise en oeuvre des politiques publiques à travers les programmes budgétaires. » Ainsi, selon lui, « c’est le rapprochement de ces deux agrégats qui fait ressortir un solde budgétaire négatif de 520 milliards 424 millions 639 milles francs CFA. » «En effet, cette adoption confère à l’autorité financière toute la latitude de chercher et de trouver les voies et moyens pour combler le déficit qui vient d’être dégagé», a-t-il dit. Avant d’assurer qu’il n’y aura pas « de mal à boucler ce budget. » Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, c’est « un budget qui permet d’améliorer la performance budgétaire de l’État au regard de l’évolution de croissance et du processus budgétaire. » Il est également question « de maintenir la souveraineté de l’État, en mettant l’accent sur la sécurité, la défense, surtout les réformes qui sont en train d’être mises en œuvre », entre autres. OD/MD (AMAP)