Rumeurs de crise d’hydrocarbures : Le gouvernement met en garde contre les spéculations et les fausses informations
Bamako, 4 déc (AMAP) Le gouvernement malien, à travers le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), a démenti, jeudi, une « prétendue pénurie qui commence à refaire surface dans plusieurs stations et des files d’attente déjà observées. » Dans un communiqué, daté du même jour, le CECOGEC, a qualifié d’intox portés par « des personnes mal intentionnées qui diffusent sur les réseaux sociaux de fausses informations… de nature à semer la panique » poussant « la population à aller réformer inutilement des files devant les stations-service. Selon l’organisme public, tout ceci tend « à saper les efforts consentis par le gouvernement. » Le CECOGEC assure que « les convois de citernes sont régulièrement réceptionnés au Bureau du pétrole des douanes grâce à la détermination des Forces armées maliennes ( FAMa) et le ravitaillement des stations-service se poursuit normalement. » « Le stock disponible à ce jour à Bamako couvre largement la demande », ajoute le communiqué. « Par conséquent, les autorités mettent en garde les auteurs de ces fausses informations, appellent la population à la vigilance et à ne pas céder à la psychose savamment orchestrée par des individus mal intentionnés. » OD/MD (AMAP)
Tominian : La centrale EDM reçoit un camion-citerne de carburant pour atténuer la crise énergétique
Tominian, 3 déc (AMAP) La ville de Tominian (Centre) a réceptionné, mercredi, un camion-citerne de carburant destinée à la centrale d’Energie du Mali (EDM), officiellement remis aux autorités administratives et locales, a constaté l’AMAP sur place. Ce ravitaillement, très attendu, doit permettre de relancer partiellement le fonctionnement de la centrale de production d’électricité, totalement à l’arrêt depuis plusieurs semaines faute de carburant, plongeant la ville dans l’obscurité et aggravant la crise sociale et économique. Depuis plus d’un mois, Tominian souffre d’un cumul de crises : pénurie aiguë de carburant, avec le litre d’essence vendu à plus de 3 000 Fcfa, dans le circuit informel, l’arrêt prolongé d’EDM, laissant des quartiers entiers sans électricité, la fourniture irrégulière de l’eau par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), entraînant des coupures longues et répétées, la faiblesse du réseau téléphonique rendant les communications presque impossibles. La réception du carburant constitue un pas important vers la stabilisation de l’approvisionnement en énergie. Selon les responsables de la centrale EDM, le carburant acheminé permettra de remettre en marche certaines installations essentielles, en attendant un ravitaillement plus durable. Le préfet du Cercle de Mandiakuy, qui assure l’intérim du préfet du Cercle de Tominian et les responsables locaux ont exprimé leur soulagement, tout en rappelant l’urgence d’un soutien plus structurel pour mettre fin à la précarité énergétique chronique de la région. Les habitants espèrent que cette opération marque le début d’un retour progressif à la normale. La cérémonie s’est tenue en présence du 2ᵉ adjoint au maire, Esdras Keïta, du chef de village Pobanou Diassana, du président du Conseil communal de la jeunesse, Sonou Diassana, ainsi que du chef de service de la centrale EDM locale, Yoro Diallo. Et aussi le chef de mission de la Compagnie d’intervention rapide (CIR). ST/MD (AMAP)
Report du Forum de l’investissement de l’OCI en Afrique initialement prévu à Bamako (Communiqué)
Bamako, 02 nov (AMAP) Le Forum de l’investissement de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) en Afrique, initialement prévu du 02 au 04 décembre à Bamako, est reporté à une date ultérieure, indique un communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce non daté. Selon la même source, cette décision, « prise en concertation avec les parties prenantes, notamment le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), s’inscrit dans une dynamique d’organisation optimale de cet événement d’envergure internationale. » « Le Mali, engagé dans la consolidation économique et le renforcement de l’attractivité des investissements, souhaite offrir un cadre à la hauteur des ambitions communes », soutient le ministère de l’Industrie et du Commerce. Il ajoute que « ce délai supplémentaire permettra d’accueillir le Forum dans les meilleures conditions, avec une participation élargie, des panels renforcés et des opportunités d’affaires mieux structurées. » La nouvelle date fera l’objet d’un communiqué ultérieur. AC/MD (AMAP)
Un convoi de huit citernes d’hydrocarbures est arrivé à San
San, 2 déc (AMAP) La ville de San (Centre) a joyeusement réceptionné, lundi, un convoi de 08 camions citernes d’hydrocarbures dont sept à gaz-oil et une à essence, en présence des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales et les populations de la ville de San. L’arrivée de ces camions citernes, sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa) dans la région de San, a suscité beaucoup d’espoir chez les populations qui sont sorties massivement pour acclamer le convoi, bénir et chanter les louanges à la gloire du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta et son gouvernement. La maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a salué l’action des autorités maliennes « pour avoir géré avec détermination la crise des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire national. » le Directeur de Cabinet du gouverneur de la Région de San, Massa Sangaré, au nom du gouverneur a salué les efforts des FAMa pour la sécurisation des convois et des lieux d’approvisionnement. L’administrateur civil et membre du corps préfectoral a apprécié « la résilience des populations » et a magnifié « le soutien constant de celles-ci aux actions de développement économique, social et culturel » que réalisent les autorités du Mali dans tout le pays. Etaient aussi présents a l’accueil le préfet de Cercle de San, Souleymane Tembély, et le sous-préfet de l’arrondissement de Téné, Madiou Ascofaré NC/MD (AMAP)
La Commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali a recouvré 761 milliards Fcfa (Communiqué)
Bamako, 1er déc (AMAP) La commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a recouvré 761 milliards Fcfa sur un objectif de 400 milliards Fcfa, a annoncé, lundi, Mamou Touré, expert et membre de la commission, indique un communiqué de la présidence malienne. M. Touré, qui a présenté au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, son rapport de fin des travaux de la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali, a ajouté que « toutes les sociétés minières ont été assujetties au Code minier de 2023, « augmentant ainsi les recettes publiques de 585,7 milliards de Fcfa par an pour les sociétés auditées. » Dans son intervention, M. Touré a aussi indiqué que le montant total des frais engagés pour la mission, pendant ces trois ans, s’élève à deux milliards huit cent soixante-dix millions Fcfa. Après avoir reçu le rapport, le Président de la Transition, a exprimé sa « profonde gratitude » aux membres de la commission de négociation et de renégociation « pour la qualité du travail accompli » Étaient présents à la cérémonie de présentation plusieurs membres du Gouvernement, dont celui en charge des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. L’audit des mines d’or en exploitation est une recommandation forte des Assises nationales de la réfondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021. MD (AMAP)
Macina : La crise du carburant plombe le transport et la récolte en zone Office du Niger
Macina, 28 nov (AMAP) La crise des hydrocarbures a touché le transport et les récoltes en zone office du Niger, notamment le transport entre Macina-Ségou-Bamako, en aller et retour. La pénurie de carburant a fait monter le tarif Macina-Ségou qui était de 2 500 à 3 000 Fcfa est revu à la hausse entre 3 500 et 4 000 Fcfa. L ‘axe Macina-Bamako, qui était de 6 000 Fcfa a atteint 7 000 à 7 500 Fcfa. A la suite de la même crise, toutes ces compagnies qui affrétaient 2 à 3 cars par jour ne peuvent en faire voyager qu’un seul actuellement. Le transport à Macina est assuré par trois grandes compagnies de transport, les mini-cars, les camions de transport de marchandises. Ils assurent le trafic durant toute la journée jusqu’à 20h en respect des mesures sécuritaires. La crise a touché les récoltes en zone Office du Niger où toutes les machines (motoculteurs, batteuses, moissonneuses, décortiqueuses) fonctionnent au gaz oil. Les frais des prestations ont aussi augmenté. Le litre de gaz oil qui était de 650 à 700 Fcfa est actuellement à 2 009 Fcfa et se fait rare. Face à la crise, certains conducteurs ont expérimenté un mélange d’huile de ménage avec 5 à 2 ou 3 litres de gaz oil pour effectuer les prestations. DG/MD (AMAP)
6è Session du comité de pilotage du PDZSTA-KB pour valider le budget 2026
Bamako, 28 nov (AMAP) La 6ᵉ session du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA-KB), qui s’est tenue, ce vendredi dans au ministère de l’Agriculture, a permis aux participants de faire le bilan des activités écoulées et de valider le budget 2026, a constaté l’AMAP. « Le projet de budget 2026 soumis à votre examen et validation est évalué à 4 493 754 100 Fcfa. Il s’agira d’apprécier le niveau d’exécution physique et financière des activités validées lors de la session tenue le 31 juillet 2025, ainsi que l’état de mise en œuvre des recommandations formulées au cours de ladite session, d’examiner et de valider le Plan de travail et le budget annuel (PTBA) de l’année 2026 », a déclaré le secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, Garantigui Traoré. La mise en œuvre des activités prioritaires identifiées dans le PTBA 2026 permettra de « rehausser à 43,6 % le taux de décaissement du programme et à plus de 77 % son taux d’engagement, avec comme point de mire le démarrage des travaux d’aménagement du Parc agro-industriel de Bancoumana », a-t-il précisé. D’une durée de cinq ans, le PDZSTA-KB s’articule autour de quatre composantes : l’appui à la gouvernance et aux mesures incitatives ; le développement des infrastructures d’appui à la transformation agricole ; l’appui aux acteurs-clés des filières porteuses ; ainsi que la gestion et la coordination du programme. La mise en œuvre efficace du programme vise à renforcer la résilience des communautés bénéficiaires et à réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, à travers l’augmentation de la production et de la productivité agricoles, ainsi que du niveau de transformation des produits agricoles. M. Traoré a rappelé que « la Banque africaine de développement (BAD) a déjà mobilisé 16,26 millions d’Unités de compte (UC), soit environ 13 milliards de Fcfa, pour soutenir la mise en œuvre de ce programme. À cela s’ajoute la contribution remarquable du gouvernement du Mali à hauteur de 2,08 millions d’UC, soit environ 1,7 milliard de Fcfa ». Le secrétaire général a exhorté les participants « à un examen minutieux des documents qui vous sont soumis et à formuler des recommandations objectives et pertinentes pouvant contribuer à accélérer sa mise en œuvre dans toutes ses composantes ». Le coordinateur du projet, Demba Sidibé, a souligné : « Nous sommes actuellement à la phase de mise en œuvre d’un projet pilote très spécifique, dans la mesure où nous allons construire 35 usines de transformation à Bancoumana. Il faut aller vers la transformation de nos produits agricoles, afin que le pays puisse se développer ». MMD/MD (AMAP)
Ansongo : Les autorités se rendent sur un présumé site minier
Ansongo, 28 nov (AMAP) Une mission conduite par le préfet intérimaire du Cercle d’Ansongo (Nord), le sous-préfet Mohamed Ag Alwali, s’est rendue, jeudi 27 novembre 2025 sur un site récemment découvert et supposé contenir un gisement minier, a constaté l’AMAP. Sur les lieux, au nord-est de la ville d’Ansongo couvrant une superficie estimée à plus d’un hectare, les autorités ont constaté des traces de présence humaine, laissant penser à une première découverte par les habitants. A ce stade, aucune étude technique n’a été encore menée pour confirmer les informations relatives à une éventuelle ressource minière. Cette mission intervient 24 heures après une alerte donnée par les populations locales. Dès l’annonce de la découverte, le préfet intérimaire a diffusé un communiqué sur les radios locales pour interdisant l’accès au site, afin de prévenir toute exploitation artisanale non contrôlée. Il a, également, indiqué que d’autres mesures sont en cours « pour vérifier la nature du gisement et sécuriser entièrement la zone. » MHM/MD (AMAP)
5ème édition du SIAMA : Plus de 5 000 visiteurs attendus au Parc des expositions de Bamako
Bamako, 27 nov (AMAP) Le 5e Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), qui attend plus de 5 000 visiteurs au Parc des expositions de Bamako, a ouvert ses portes, ce jeudi, lors d’une cérémonie que le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidée, a constaté l’AMAP. Sous le thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle », ses objectifs sont, entre autres, valoriser les savoir-faire locaux, promouvoir l’émergence de jeunes talents, susciter et encourager la consommation locale des produits artisanaux, revaloriser notre identité culturelle. Pendant dix jours (27 novembre au 7 décembre 2025), des artisanats maliens et de 16 pays dont le Burkina Faso et le Niger dans le cadre de la confédération-AES vont montrer leur savoir-faire artisanal. Après son discours d’ouverture, le Chef du gouvernement le général Abdoulaye Maiga a procédé à la couture symbolique du ruban et visité quelques stands sur plus de 600. Il a rappelé que ce salon est placé sous la haute présidence du général d’Armée, Assimi Goita, , qui a décrété 2025, « l’année de la Culture », « incluant aussi notre artisanat où réside le savoir-faire spécifique de nos braves populations.» Abdoulaye Maiga a souligné que l’artisanat joue un rôle important dans la vie socio-économique et culturelle du Mali Il contribue à hauteur de 24,2% du Produit intérieur brut (PIB) et emploie plus de 40% de la population active. « Il contribue à asseoir la paix et la cohésion durable dans nos communautés », a précisé le Premier ministre. Selon lui, « le SIAMA se veut un espace de promotion du consommer local, un cadre d’échanges et de compétitivité pour les artisans du Mali, de l’espace AES, de l’Afrique et du reste du monde. A l’instar du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou au Burkina Faso et le Salon international pour la femme au Niger, le SIAMA s’inscrit dans la dynamique de la stratégie commune de développement de l’artisanat au sein de la Confédération-AES, Cette stratégie validée par les ministres des trois pays, en février 2025, à la faveur de la Semaine de la fraternité de la Confédération-AES, à Ségou, « en vue de renforcer la coopération entre les artisans de notre espace commun », a fait savoir le chef du gouvernement malien. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, des délégations du Niger et du Burkina Faso, pays invités d’honneur, dont le ministre burkinabè en charge de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda. Ainsi que le Maroc, pays invité spécial. Il faut rappeler que le SIAMA se tient à chaque deux ans. ST/MD (AMAP)
Litiges commerciaux : Journée de sensibilisation sur l’arbitrage et la médiation
Bamako, 27 nov (AMAP) La Chambre de commerce et d’industrie du Mali, en partenariat avec le Centre de conciliation et d’arbitrage du Mali (CCAM), a organisé, ce jeudi, un atelier pour « sensibiliser les industriels et opérateurs économiques sur l’importance des modes alternatifs pour le règlement des conflits (MARC) dans la résolution des litiges commerciaux ». Pendant une journée, cet atelier est destiné à « renforcer la compréhension et l’adhésion des industriels, opérateurs économiques, conseillers juridiques d’entreprise aux modes alternatifs de règlement des différends afin de favoriser un climat des affaires serein et compétitif au Mali », a précisé le directeur du CCAM, Demba Dianka. « C’est un réel plaisir pour moi de voir la réalisation de ce projet. Quand j’étais président, nous avons pris l’initiative de créer un cadre d’arbitrage. Ce n’est pas une innovation mais plutôt un devoir, parce qu’il est inscrit dans nos textes de création de mettre en place un centre d’arbitrage obligatoire », a déclaré le 2ᵉ vice-président de la CCIM du Mali, Mamadou Tiéni Konaté. « Dans un tel contexte, ce n’est pas important de s’adresser aux tribunaux classiques, mais plutôt de faire recours à la médiation, la conciliation et l’arbitrage qui peuvent mettre fin à tout genre de conflits. Beaucoup savent que l’arbitrage existe mais ne connaissent pas son intérêt intrinsèque et stratégique dans toutes nos affaires, son efficacité à résoudre un conflit. Il faut commencer la résolution par les petits conflits », a-t-il ajouté, avant d’inviter les participants à relayer l’information dans leurs entreprises respectives. Le président de l’Organisation patronale des industriels du Mali (OPI), Mamadou Yatassaye, dans son intervention, a indiqué que « la médiation et l’arbitrage ne sont pas de simples concepts théoriques. » « Ils représentent des solutions concrètes, adaptées et pacifiques pour prévenir et résoudre les litiges, tout en préservant les relations d’affaires et en soutenant l’essor de notre économie », a-t-il relevé. Il a rappelé que le règlement alternatif des différends, l’une des missions de la CCIM parmi tant d’autres, a été institué par la Chambre dans son texte de création, en son article 7, qui stipule qu’« elle peut être amenée à désigner des arbitres pour trancher les litiges d’ordre contractuel dans les domaines du commerce, de l’industrie et des services. » MMD/MD (AMAP)
