AES Développement : Des avancées sur plusieurs chantiers stratégiques
Par Anta CISSE Bamako, 21 déc (AMAP) Au total, 16 réunions sectorielles ont été organisées dans le cadre du pilier « Développement » de la Confédération AES, qui ont permis d’avancer sur plusieurs chantiers stratégiques couvrant des domaines variés tels que l’industrie, le commerce, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la sécurité routière, l’action sociale, l’humanitaire et la justice, selon la synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) dont copie est parvenue à l’AMAP. Les ministres en charge de l’Industrie et du Commerce ont adopté une matrice d’actions prioritaires visant à renforcer l’intégration économique et commerciale, assortie de la mise en place d’un Comité tripartite de suivi et d’un mécanisme de réunions périodiques tournantes. Par ailleurs, le Forum régional sur l’agriculture, tenu avec d’autres pays du Sahel, a porté sur la sécurité alimentaire, la transformation agricole et l’irrigation. Dans le domaine de la sécurité routière, les agences nationales ont arrêté des bases techniques et financières communes pour réduire les accidents, avec des recommandations relatives à l’harmonisation des règles, la formation conjointe et la création de fonds nationaux dédiés. Une étape majeure a été enregistrée lors de la réunion consacrée à l’opérationnalisation du pilier « Développement », marquée par la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital social de 500 milliards de Fcfa, à libération progressive. Les ministres de l’Économie et des Finances ont poursuivi le travail d’opérationnalisation de la BCID-AES, en validant les outils techniques nécessaires. En matière de développement humain dont santé est un élément crucial, les ministres ont recommandé la création d’un cadre institutionnel AES, d’une Agence régionale de santé et la mise en place d’un mécanisme de reporting régulier aux Chefs d’État. L’enseignement supérieur et la recherche ont, quant à eux, connu des avancées notables à travers des engagements en faveur de la mutualisation des ressources, de la mobilité académique et de la recherche collaborative. Sur le plan social, les ministres en charge de la Promotion de la femme ont adopté quatre décisions majeures dont la Déclaration de Niamey et l’harmonisation des législations relatives aux droits des femmes, Ils ont désigné le Niger comme pays pilote jusqu’en 2027. Dans le secteur humanitaire, la décision a été prise de créer un cadre AES de concertation et de coordination afin de renforcer les solutions endogènes et l’assistance aux populations vulnérables. Dans le domaine de la justice, un engagement a été pris pour créer une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, avec un renforcement de la formation des magistrats. Dans le domaine de la justice, les États membres se sont engagés à créér une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, ainsi qu’à renforcer la formation des magistrats. Enfin, le Forum sur le développement agricole a recommandé, entre autres, le relèvement des budgets agricoles à 15 %, l’aménagement de deux millions d’hectares, la création de quatre agropoles et la mise en œuvre de vastes programmes de recherche et de formation. AC/OS/MD (AMAP)
Confédération AES : Création et mise en place des structures
Par Sinè TRAORE Bamako, 21 déc (AMAP) Dans ce chapitre on peut retenir au niveau du volet création de la Compagnie aérienne AES, réalisations de plusieurs actions pour l’opérationnalisation de cette campagne, notamment la mise en place de Comités techniques de chaque Etat puis d’une équipe pluridisciplinaire, la rédaction des Termes de référence (TdRs) de la création de la compagnie. Pour le projet de réalisation du Chemin de fer Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées sont l’élaboration des TdRs et de la feuille de route par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et, aussi, la rencontre entre les services techniques chargés de la gestion du patrimoine ferroviaire des Etats membres de la Confédération AES et l’élaboration et la finalisation des documents techniques de mise en œuvre du projet. Concernant, le projet de réalisation de l’autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées concernent, notamment, l’élaboration des TdRs et de la feuille de route pour la mise œuvre du projet par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et l’élaboration et la finalisation des documents techniques et la validation des TdRs, de la note stratégique, du chronogramme de mise en œuvre, du cadre institutionnel du projet Autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey. Le Prélèvement confédéral (PC-AES) est, aujourd’hui, opérationnel dans les Etats confédérés, depuis la signature de la Décision portant PC-AES par le président du Collège des Chefs d’Etat, le général d’Armée Assimi Goita, du Mali, le 28 mars 2025. Trois comptes bancaires ont été ouverts dans les Etats confédérés pour recevoir les montants issus des prélèvements confédéraux. Dans le domaine de la création de la Centrale d’achats des produits de première nécessité, en lien avec l’approvisionnement correct de la Confédération AES, en attendant la mise en œuvre des actions contenues dans la Feuille de route, les structures en charge de la gestion des stocks de produits de première nécessité se sont réunies par visioconférence le lundi 10 février 2025 pour tracer le cadre de leur collaboration, en vue de réaliser des opérations test. Et, pour ce qui concerne la libre circulation des personnes et des biens, des actions en cours sont relatives notamment à l’élaboration du projet de Protocole additionnel instituant un document de voyage de la Confédération et un document d’identité AES, la mise en place d’un Cadre de concertation et de travail entre les Directeurs généraux des douanes des trois pays membres de la Confédération AES. Dans le volet renforcement de l’intégration économique et commerciale dans la Confédération AES, une matrice d’actions prioritaires a été adoptée. Pour l’adoption de mesures visant la formation d’un citoyen sahélien de type nouveau, à travers la révision des curricula primaires, secondaires et supérieurs ainsi que des programmes d’insertion sociale, il y a eu la signature de la Déclaration des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre des Etats confédérés, le 1er août 2024, l’organisation d’ateliers, de rencontres ministérielles et de meetings en vue de l’appropriation des textes de la Confédération-AES et du soutien des femmes de la Confédération-AES. Et, le salon entrepreneurial de la Confédération-AES, qui s’est tenu à Bamako du 18 au 21 novembre 2025. La liste est loin d’être exhaustive. ST/MD (AMAP)
Mandiakuy : La vente locale du coton pour 2025 a démarré
Mandiakuy, 20 déc (AMAP) Le marché local du coton, pour l’année 2025 s’est ouvert, vendredi, dans le secteur de Diora (Centre), dernière zone à rester encore fidèle à la production du coton acheté, sur ce marché, à 300 Fcfa le kg pour la première qualité, 275 Fcfa, la deuxième et 200 Fcfa la troisième, a constaté l’AMAP sur place. Bakary Traoré, le chef de Zone de production agricole (ZPA) de Diora, a instruit les paysans, à travers leurs responsables de respecter les consignes de la vente. Ces critères sont, entre autres, la qualité du coton, l’équilibre de la balance et la bonne prise des poids pesés. Sur le marché, c’est le soulagement chez pas mal de paysans. La campagne agricole a souffert d’une insuffisance d’engrais et de la présence de la Jassides. Néanmoins, le paysan secrétaire Youssouf Sogoba affirme que la campagne a été « une réussite en termes de rendement. » Selon lui, cela est du aux efforts des responsables de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) qui a vite trouvé le produit pour circonscrire l’expansion des Jassides. Cet autre producteur, Issa Diarra, se dit « fier de (sa) récolte », car sur 12 hectares, sa récolte a été pesé à 14 tonnes 600 kg. Les paysans présent sur ce marché ont lancé un cri du cœur : que « l’argent de la vente du coton soit payé à temps. » L’usine CMDT de Koutiala 1, dans le Sud du Mali, a produit, le 29 septembre 2025, la toute première balle de coton fibre, après un essai à charge, pour le compte de la Campagne 2025-2026, selon la CMDT, sur sa page Facebook. Les autres usines ont enchaîné, dans une ambiance de compétition pour signer la meilleure performance, La Production agricole ou la Production industrielle ? La Compagnie a exprimé une certitude : la qualité, la rigueur et l’assiduité sont le sceau du personnel CMDT. Son Président directeur général (PDG), le Dr Kouloumégué Dembélé, a souhaité à toutes ses équipes une excellente campagne d’égrenage 2025-2026, « symbole de fierté et de performance pour le coton malien. » JD/MD (AMAP)
Comptes extérieurs du Mali : Un déficit de 7,3 milliards de Fcfa, selon le directeur national de la BCEAO
Bamako, 18 déc (AMAP) « La balance commerciale des biens du Mali a dégagé un déficit de 7,3 milliards de Fcfa, en amélioration de 38 milliards de Fcfa comparativement à l’année précédente », a révélé, jeudi, à Bamako, le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Baréma Bocoum. M. Bocoum, qui intervenait lors de la 18ᵉ Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, sous le thème : « Les échanges extérieurs du Mali : défis et opportunités», a présenté les principaux agrégats de la balance des paiements du pays pour l’année 2024. Il a indiqué que les exportations de biens ont enregistré une baisse de 108,7 milliards de Fcfa, soit un recul de 3,2 % par rapport à 2023, une évolution principalement imputable à la diminution des ventes extérieures d’or non monétaire. En revanche, a-t-il souligné, les exportations d’animaux vivants ont progressé de 18,7 % sur la même période. S’agissant des importations, le patron de la BCEAO a relevé que les importations Free on Board (FOB) ont augmenté de 33,8 milliards de Fcfa, correspondant à une hausse de 4,2 % par rapport à 2023. Cette progression s’explique notamment par l’évolution des volumes importés, dans un contexte de repli des cours internationaux. Ainsi, pour Baréma Bocoum, cette édition vise à examiner l’évolution de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Mali au titre de l’année 2024. « Ces indicateurs constituent des outils stratégiques pour apprécier la situation extérieure de notre économie, analyser les flux financiers et orienter les politiques publiques », a-t-il dit. À l’ouverture des travaux, qu’il a présidée, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, a indiqué, pour sa part, que cette édition visait à examiner l’évolution de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Mali au titre de l’année 2024. Selon lui, « ces indicateurs constituent des outils stratégiques d’analyse permettant d’apprécier la situation extérieure de l’économie nationale, d’analyser les flux financiers et d’orienter efficacement les politiques publiques. » Poursuivant son propos, le secrétaire général du ministère en charge des finances a précisé que les échanges porteront également sur les estimations pour l’année 2025 ainsi que sur les perspectives pour 2026, « afin de mieux anticiper les opportunités et les défis auxquels l’économie malienne pourrait être confrontée. AC/MD (AMAP)
Kati : Zanga Dao constate l’avancement du recensement de la matière imposable et des équipements marchands
Kati, 16 déc (AMAP) L’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune urbaine de Kati, Zanga Dao, a effectué, mardi, une visite de terrain pour s’enquérir du déroulement du recensement de la matière imposable et des équipements marchands, initié par la mairie afin de mieux maîtriser l’assiette fiscale locale. La visite a débuté au centre de coordination du processus, installé à l’ex-Conseil de cercle de Kati, où M. Dao, accompagné de ses collaborateurs et des responsables du cabinet de conseil Sabela, a échangé avec les équipes en charge de l’opération et visité la salle de coordination. Satisfait du dispositif mis en place, il a félicité le cabinet Sabela et les agents recenseurs pour la qualité du travail accompli. La délégation s’est ensuite rendue sur le terrain dans le quartier de Kati Kôkô, où elle a suivi une équipe de recensement lors d’une opération menée au sein d’une famille à Kôkô Plateau. Au terme de la visite, M. Zanga Dao a salué l’adhésion des populations, notamment des chefs de familles et des commerçants, et a souligné l’importance de cette opération pour la mobilisation des ressources locales. Il a indiqué que la commune entend disposer, à l’issue des travaux, d’une base de données fiable de la matière imposable et des équipements marchands. Selon les responsables, il s’agit de la première opération de recensement fiscal de cette ampleur menée dans la commune urbaine de Kati depuis 1992. Pour sa mise en œuvre, le cabinet Sabela a recruté, formé et déployé 80 agents, dont des superviseurs et des recenseurs, répartis dans les 13 quartiers de la ville. ALK/OS/MD (AMAP)
Fin du Symposium sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Anticipation et intégration dans les projets d’investissement public et privé
Bamako, le 17 déc (AMAP) Le Symposium national sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali a clos ses travaux, mercredi, après-midi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB, en formulant une quinzaine de recommandations sur le développement des capacités d’anticipation et d’intégration de l’emploi dans les projets et programmes d’investissement public et privé ainsi que les chaines de planification stratégique. Après trois journées d’échanges, de réflexions et de propositions, les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle ont posé dégagé des orientations claires pour répondre durablement au défi de l’emploi au Mali dont l’élaboration de diagnostics actualisés et co-construits de l’écosystème emploi-formation au niveau sectoriel, régional et communal. Le ministre de l’Entreprenariat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, qui a présidé la clôture, entend aussi « transformer les solutions innovantes en véritables leviers d’emplois, stimuler l’offre de compétences à partir des besoins réels du marché du travail et co-construire des référentiels et curricula de formation pour les métiers émergents et porteur ». Ce, en facilitant l’accès des jeunes et des femmes aux actifs productifs au niveau territorial ou communal. Oumou Sall Seck a indiqué que ce symposium a servi d’espace « pour des convergences entre expertise académique et réalité du terrain. » Selon Mme Sall, le Mali a besoin de compétences opérationnelles mobilisables et non de diplômés sans perspectives. « A ce égard, a-t-elle ajouté, la réforme de la formation professionnelle doit être accélérée avec un accent sur les filières porteuses telles que l’agro-industrie, le numérique, les énergies renouvelables et les métiers de l’artisanat modernisés. » « L’entrepreneuriat est l’axe stratégique majeur de notre Politique de l’emploi. Il nous faut, donc, un véritable changement de paradigme en passant de la culture du chercheur d’emploi à celle du créateur d’emplois» a-t-elle affirmé. Et de souligner que son département a mis en évidence l’impératif de la formalisation de l’économie, la prédominance du secteur informel et l’accès limité à la protection sociale. « Nous sortons de ce symposium avec une feuille de route claire et un calendrier d’actions précis. L’urgence est à l’action. Chaque institution et partenaire est donc appelé à intégrer l’objectif de l’emploi au cœur de ses interventions », a conclu le ministre. BT/MD (AMAP)
Réunion avec le comité local de réinstallation du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources
Kangaba, 16 déc (AMAP) Les acteurs du projet minier de Kobada, ont rencontré, mardi, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba, le comité local de réinstallation du projet pour des échanges qui ont abouti à la présentation et à l’adoption de la matrice d’évaluation des prix ou matrice de compensation. Les échanges avec les représentants du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources et son bureau d’études ABCOM représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnementale du projet ont porté sur la validation du compte rendu de la réunion précédente. Mais, aussi, sur le cadre réglementaire, la conclusion des rendez-vous avec les services techniques des 11 et 12 décembre 2025 et la méthodologie de calcul des compensations, entre autres. En amont de cette réunion, les experts de la Toubani Ressources et les services techniques ont réalisé un travail pour harmoniser les prix, en respectant les données de l’Arrêté de 2014 et à la satisfaction des victimes de l’installation de la société minière. Ces efforts ont abouti à l’élaboration de la matrice de compensation et d’un plan d’action de réinstallation (PAR). La société minière Toubani Ressources a ainsi bouclé les deux étapes pour prétendre au permis environnemental : l’étude d’impact environnemental et l’élaboration du plan d’action de réinstallation. Les membres du comité local de réinstallation ont recommandé à la société minière de respecter les données du PAR. Ces derniers se sont appropriés le projet et ont déclaré avoir « cédé (leurs) terres pour le développement local et national. » Le comité est présidé par le préfet du Cercle. Il est composé des représentants de l’administration publique (préfet, services techniques), les Organisations de la société civile (jeunesse, femmes, chefferie traditionnelle). SD/MD (AMAP)
Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa
Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. JD/MD (AMAP)
Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali : Session du Comité de pilotage
Bamako, le 16 déc (AMAP) Le Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali (PDIRAAM) phase 2 dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à la production avicole et aquacole des petits exploitants, a tenu ce mardi la 3e session de son Comité d’orientation et de pilotage des volets aviculture et aquaculture. Le programme veut aussi accroitre l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant les femmes et les jeunes petits producteurs. Au cours des travaux, dont l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche Madi Matené Keïta, en présence du coordinateur du PDIRAAM, Sory Ibrahim Sidibé et de nombreux invités, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la dernière session du Comité de pilotage, Ils ont fait l’état de mise en œuvre des recommandations, ainsi que le bilan du rapport 2025 et le plan de travail 2026 et son budget afin de proposer des recommandations. Le Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2026 du PDIRAAM est de 5 642 645 030 Fcfa dont 2 330 958 100 Fcfa, pour les réalisations physiques, 1 669 313 430, Fcfa pour les conventions, les renforcements de capacité et autres et 1 642 370 500 Fcfa pour la micro finance, le fonctionnement, le suivi-évaluation, etc. Selon le coordinateur Sory Ibrahim Sidibé, au Mali, les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche, y compris l’aquaculture, « constituent un maillon clé de l’économie nationale » et sont pratiqués par plus de 85% de la population. Il a ajouté que le cheptel national est estimé à plus de 14 millions de bovins, 58 millions de petits ruminants 63 millions de volailles. La production halieutique du Mali, selon M. Sidibé, s’élève à 120 000 tonnes par an, y compris l’aquaculture dont la production est en plein essor économique, ces dernières années. « En matière de création de richesse et d’exportations nationales, l’élevage arrive en troisième position après l’or et le coton. Le sous-secteur de l’élevage et de la pêche sont la source de revenu d’environ 30% de la population et contribue à environ 19% du Produit interieur brut (PIB) national ». a précisé le coordinateur. Quant au secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, il a dit que l’objectif du PDIRAAM « sera atteint, grâce à l’amélioration de la résilience des systèmes avicoles et piscicoles, à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacole, ainsi qu’à un accès accru et une consommation équitable d’une alimentation nutritive. » A terme, selon Madi Matené Keita, « le financement doit permettre de produire 15 000 tonnes de poisson par an, 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulet par an, au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. En outre, le projet cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes. A rappeler que le PDIRAAM-2 qui est prévu pour une durée de 5 ans, est cofinancé par le gouvernement du Mali et la Banque islamique de développement (BID) pour un montant de plus de 15 milliards 300 millions de Fcfa, pour appuyer le développement des chaînes de valeur avicole et aquacole. BT/MD (AMAP)
Bilan du BAMEX’25 et perspectives de l’édition 2026
Bamako, 15 déc (AMAP) Une rencontre de débriefing de la première édition du Salon d’exposition de la défense et de la sécurité de Bamako (BAMEX’25) s’est tenue, ce lundi, dans au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Présidant la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a indiqué que cette rencontre visait « à évaluer les acquis de la première édition du BAMEX et à recentrer les échanges autour de l’agenda diplomatique du Mali, en perspective de la prochaine session du Salon international de la défense et de la sécurité. » À ce propos, il a annoncé que, dans un souci de prévisibilité et de programmation budgétaire, le Mali envisage l’organisation de la deuxième édition du BAMEX en novembre 2026. Selon lui, cette anticipation permettra d’engager dès à présent les préparatifs et d’élargir la base des partenariats, tout en capitalisant sur le succès enregistré lors de la première édition. Intervenant à son tour, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a souligné que l’édition 2026 s’annonce « plus ambitieuse, plus ouverte et plus inclusive, dans un contexte mondial marqué par des défis sécuritaires de plus en plus complexes. » Il a précisé que la volonté qui sous-tend le BAMEX’26, au-delà de la seule exposition technologique, « est d’offrir au continent africain et à ses partenaires une véritable tribune d’échanges sur les défis communs liés à la défense, à la sécurité, au terrorisme, aux trafics illicites et aux menaces transnationales. » Pour conclure, le ministre de la Sécurité a insisté sur l’importance de faire du BAMEX « un espace de coopération et de synergies, capable de répondre, de manière collective et coordonnée, aux enjeux sécuritaires du monde contemporain. » Mme Dembélé Juliette Sanon, ambassadeur du Burkina Faso au Mali, a salué l’initiative, estimant que ce genre de rencontre « permet de mettre tous les acteurs au même niveau d’information. » AC/MD (AMAP)

