Lutte contre la fraude : le ministère de l’Éducation mobilise pour des examens propres

Bamako, 9 mai (AMAP) – Le Stade Mamadou Konaté a servi de cadre, ce samedi, à la 3e édition de la marche sportive initiée par le ministère de l’Éducation nationale pour sensibiliser contre la fraude aux examens et promouvoir des évaluations transparentes, a constaté l’AMAP. La mobilisation a réuni cinq membres du gouvernement, plusieurs conseillers du Conseil national de Transition (CNT), des responsables éducatifs ainsi que de nombreux élèves et citoyens venus soutenir cette initiative citoyenne. Dans son allocution d’ouverture, le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Sawané, a rappelé que cette marche visait à porter un message clair contre la fraude scolaire. «Notre marche sportive est organisée contre la fraude aux examens et pour des examens propres, c’est-à-dire des résultats propres», a déclaré le ministre, qui appelle à une mobilisation collective en faveur de la transparence dans l’organisation des examens et concours. Le cortège a effectué plusieurs tours de terrain ponctués de séances d’étirements et de messages de sensibilisation portant sur la lutte contre la drogue, la fraude et les comportements susceptibles de perturber l’espace scolaire. À l’issue de la marche, le ministre Amadou Sy Sawané s’est félicité de la forte mobilisation autour de cette initiative qu’il considère comme un symbole d’unité et d’engagement en faveur des valeurs éducatives. Selon lui, cette dynamique contribue à préserver l’école contre les manipulations et les pratiques frauduleuses. «L’école a besoin qu’on la soutienne. Nos enfants ont besoin d’être protégés. L’espace scolaire a besoin d’être préservé contre toute manipulation», a-t-il insisté. Le ministre a aussi souligné que les rassemblements organisés à l’approche des examens jouaient un rôle important dans la sensibilisation des élèves, des parents et de l’ensemble de la communauté éducative. KD/CMT (AMAP)
Mali : Des indicateurs économiques jugés encourageants

Bamako, 16 avril (AMAP) Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséïni Sanou, a affirmé que le Mali présente des signaux économiques encourageants, avec une inflation maîtrisée et un système bancaire solide, à l’issue de la réunion du Conseil national de crédit, rapporte le Centre d’Information Gouvernementale du Mali (CIGMA). Présidant les travaux la semaine dernière, le ministre a indiqué que la situation économique et financière du pays est globalement satisfaisante, citant une balance commerciale positive et des banques bien dotées en liquidité. Il a précisé que les rapports de la BCEAO, de l’UEMOA et du FMI confirment cette tendance. « Nous avons noté avec satisfaction l’orientation des principaux indicateurs », a-t-il déclaré, évoquant une croissance en hausse, une baisse de l’inflation et une amélioration de la gouvernance bancaire. Le gouvernement reste toutefois attentif aux crises internationales et a mis en place des mesures de soutien, notamment la subvention des hydrocarbures et des concertations avec certains secteurs économiques. Le ministre a également salué la baisse du taux directeur de la BCEAO à 3 %, estimant qu’elle devrait favoriser le financement des activités économiques, notamment des PME. Le Conseil national de crédit évalue régulièrement les conditions de financement de l’économie, dans un contexte de défis économiques internationaux. OS/KM(AMAP)
Mali : Organisation d’une journée de solutions pour le financement des entreprises

Bamako, 24 mars (AMAP) Le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) a organisé, ce mardi 24 mars, une journée dédiée aux solutions de financement, a appris l’AMAP de source proche de l’organisation. L’événement s’est tenu en partenariat avec la Banque of Africa (BOA), Coris Bank International, la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) ainsi que le Fonds de Garantie du Secteur Privé (FGSP), a constaté l’Agence Nationale de Presse du Mali. Selon les organisateurs, l’objectif de cette rencontre est de créer un cadre d’échanges et de partage entre les banques et les entreprises afin de faciliter l’accès aux financements. Le président du CNPM, Mossadeck Bally, a déclaré que « le financement des entreprises au Mali n’est pas un sujet technique. C’est un sujet stratégique, un enjeu économique majeur, et osons le dire, un sujet de souveraineté économique. Nous ne sommes pas réunis aujourd’hui pour parler de financement de manière théorique, ni pour refaire des diagnostics que nous connaissons déjà. » Il a souligné que trop d’entreprises viables ne parviennent pas à se développer, que de nombreux projets structurants n’aboutissent pas et que trop d’entrepreneurs abandonnent des opportunités, faute de solutions de financement adaptées. DE son avis, « d’un côté, des entreprises ne maîtrisent pas suffisamment les instruments financiers existants, leurs exigences et leurs logiques. De l’autre, des institutions financières peinent parfois à comprendre la réalité des besoins, certains sous-secteurs, la nature des risques et le potentiel réel de nos entreprises ». Mossadeck Bally a affirmé que le CNPM entend jouer pleinement son rôle : « Nous ne sommes pas seulement une organisation de représentation. Nous voulons être une organisation d’impact, capable de créer des ponts de fluidifier les relations et de produire des résultats concrets pour nos membres. » À travers le GPA Financement, le CNPM a engagé un travail de fond pour comprendre, structurer et proposer des solutions. Le président a insisté sur la nécessité d’une approche collaborative : « Les solutions ne peuvent pas être construites en silos. Elles doivent être coconstruites, dans un dialogue permanent entre les entreprises, les banques, les fonds, les institutions publiques et les partenaires techniques et financiers. » Cette journée devait permettre aux participants de structurer une meilleure circulation de l’information financière, identifier et promouvoir des instruments adaptés aux réalités maliennes, accompagner les entreprises dans leur préparation à l’accès au financement, et améliorer durablement l’écosystème entrepreneurial. Le président du CNPM a invité les institutions financières à s’engager davantage : « Le tissu entrepreneurial malien est dynamique, résilient et porteur. Votre rôle est déterminant pour accompagner cette dynamique, en innovant, en adaptant vos produits et en renforçant la proximité avec les entreprises. » De son côté, Mme Sidibé Aïssata Koné, présidente de l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Mali (APBEF-Mali), a félicité le CNPM pour l’organisation de cette rencontre. Elle a rappelé que « le financement des petites et moyennes entreprises reste un enjeu central pour nos économies. Ce sont elles qui créent l’emploi, innovent et portent la croissance, mais elles continuent de faire face à des défis importants : accès au crédit, situation financière, formalisation ou encore accompagnement stratégique ». Mme Sidibé Aïssata Koné a conclu en soulignant l’importance du développement de produits dédiés aux PME, le renforcement des mécanismes de garantie et de partage des risques, ainsi que de la création d’outils de financement adaptés. MMD/KM (AMAP)
Guerre au Proche et Moyen-Orient : Alerte de l’OMC sur la hausse des prix de l’énergie

La directrice de l’OMC, la Nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala Bamako, 20 mars (AMAP) L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a averti jeudi, que les prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient pourrait réduire la croissance du volume des échanges commerciaux hors marchandises, a appris l’AMAP d’Africanews. C‘était lors de la publication de ses prévisions régulières sur le commerce mondiale à Genève en Suisse. Le rapport de l’OMC fait état d’une situation déjà morose bien avant la guerre au Moyen-Orient. Mais pourrait l’être davantage avec le choc énergétique provoque ce conflit. Le bail du Brent, la référence en matière de l’or noir dépassant les 155 dollars. ‘’ Si elle se prolonge, toutefois, la récente hausse des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient pourrait réduire de 0,5 point de pourcentage supplémentaire la croissance du volume des échanges commerciaux hors marchandises cette année, la faisant passer de 1,9 % à 1,4 %. Une tendance similaire est attendue dans le commerce des services, où les projections de base indiquent que la croissance du volume des échanges mondiaux de services commerciaux ralentira, passant de 5,3 % l’année dernière à 4,8 % cette année, avant de remonter à 5,1 % l’année prochaine.’’, a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce. KM (AMAP)
Economie : Le Mali réussit une levée de fonds au-delà de son objectif

La dernière levée de fonds par Bamako, marquée par une forte mobilisation des investisseurs de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa), a permis de mobiliser 53,673 milliards de FCFA et de diversifier les maturités et de confirmer l’attractivité des titres publics maliens, a appris l’AMAP de APA. L’État du Mali a mobilisé 53,673 milliards de FCFA sur le marché régional de la dette publique à l’issue d’une adjudication de bons et obligations assimilables du Trésor, selon un compte-rendu diffusé mercredi par Umoa-Titres. L’opération, qui portait sur un montant initial de 50 milliards de FCFA, a suscité un intérêt marqué des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant 98,286 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 196,57 %, précise le document. Les autorités maliennes ont retenu un total de 53,673 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’absorption de 54,61 %, répartis entre des bons du Trésor à 364 jours et des obligations à 3 et 5 ans. Dans le détail, les BAT à un an ont enregistré 44,848 milliards de FCFA de soumissions, pour 15,585 milliards retenus, avec un rendement moyen pondéré de 6,19 %. Les OAT à trois ans ont attiré 49,738 milliards de FCFA, dont 34,388 milliards acceptés, pour un rendement moyen de 8,17 %. Les obligations à cinq ans ont, quant à elles, été entièrement souscrites avec 3,7 milliards de FCFA retenus, affichant un rendement moyen de 7,66 %, selon la même source. Des investisseurs de plusieurs pays de l’Union, notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo, ont participé à l’opération, reflétant la profondeur du marché régional. La date de valeur est fixée au 19 mars 2026, avec des échéances prévues entre mars 2027 et mars 2031 selon les maturités des titres émis. ARD/Sf/APA
Mali : Le Gouvernement crée la Brigade spéciale des Mines

Bamako, le 11 mars (AMAP) Le Gouvernement du Mali a créé la Brigade spéciale des Mines pour la protection et la sécurisation des sites miniers d’orpaillage et de carrière, a appris l’AMAP de source officielle. La Brigade spéciale des Mines aura pour mission d’assurer la Police judiciaire des Mines et de participer à l’exécution des mesures relatives à la protection et à la sécurisation des sites miniers d’orpaillage et de carrière Cette structure spécialisée à compétence nationale, est investie des pouvoirs de Police judiciaire en vue de renforcer les mécanismes actuels de contrôle et de répression des pratiques illégales dans ce secteur. Parmi les pratiques illégales, il est à noter, la prolifération de l’exploitation minière illégale, l’orpaillage clandestin, le trafic illicite de substances minérales, l’utilisation de produits chimiques prohibés, les atteintes graves à l’environnement et les risques sécuritaires dans certaines zones minières. Ses conséquences sont significatives sur la faune, la flore et le bien-être des populations. MD/KM (AMAP)
Communication : Le premier Forum panafricain des médias est prévu du 3 au 10 mai 2026 à Bamako

Bamako, 8 mars (AMAP) Le premier Forum panafricain des médias aura lieu à Bamako du 3 au 10 mai 2026, à l’occasion de la Semaine de la Liberté de la Presse, a appris l’AMAP des organisateurs. L’information a été donnée vendredi à la Maison de la Presse par le Comité d’organisation du Forum panafricain des médias. Placé sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta avec pour thème : «Unir les voix : les liens entre les médias d’Afrique», le Forum panafricain des Médias ambitionne de créer un cadre panafricain et institutionnel de dialogue réunissant les professionnels des médias du Mali, de l’AES et des autres régions d’Afrique afin de réfléchir aux défis du secteur. Selon le journaliste Salif Sanogo, président des sous-commissions, l’initiative répond à une volonté du Chef de l’État de favoriser un cadre de dialogue entre les professionnels des médias africains. «Au niveau continental, il faut que nous nous donnions la main afin de pouvoir répondre au besoin. L’Afrique dispose de nombreux médias, mais ils restent souvent dispersés», a expliqué M. Sanogo qui est également Coordinateur général de la télévision AES. Il a insisté sur le fait que le Forum ne vise pas à imposer une vision unique : «L’objectif est de rassembler les acteurs africains des médias afin de réfléchir ensemble aux défis communs.» Le forum prévoit ainsi la participation d’invités venus de toutes les régions du Mali, de l’espace de l’AES ainsi que d’une quarantaine d’invités qui viendront d’autres pays africains. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde en pleine mutation […] Nous nous sommes dits qu’il est important de démocratiser ce débat, de réunir autour d’une même table, différentes conceptions et lectures de la question de la liberté de la presse et surtout du droit du citoyen à une information juste et indépendante», a déclaré Bandjougou Danté, coordinateur général du Forum et président de la Maison de la presse. Pour Hamey Cissé, président du Comité scientifique, le Mali possède une tradition d’accueil de grandes rencontres panafricaines comme le Festival Homme de Liberté qui a marqué l’histoire. «Ce forum est un label malien au service de l’AES et du continent appelé à se perpétuer», a-t-il souligné. Le Forum panafricain des médias vise à créer un espace durable de concertation entre les acteurs médiatiques du continent. Il permettra également de renforcer les compétences d’au moins 250 professionnels des médias à travers des panels, ateliers et sessions techniques portant sur la désinformation, l’innovation numérique, la souveraineté médiatique et la sécurité des journalistes. À l’issue des travaux, un rapport continental de recommandations sera produit, accompagné de la mise en place de partenariats inter-médias et d’une plateforme collaborative destinée à promouvoir un narratif africain. KD/CMT (AMAP)
Mali : B2Gold met en avant le succès de la mine de Fekola au PDAC 2026 à Toronto

Bamako, 5 mars (AMAP) – Birama Cissé, Directeur Pays de B2Gold Mali, a participé au Forum PDAC 2026 (Prospectors and Developers Association of Canada), tenu du 1er au 4 mars à Toronto, pour valoriser les performances de la mine de Fekola, renforcer l’attractivité du Mali comme destination minière et explorer de nouveaux partenariats en Afrique de l’Ouest, rapporte Mali-EcoFinews. Le PDAC, principal rendez-vous mondial de l’exploration minière, a réuni plus de 30 000 participants de plus de 135 pays, près de 1 100 exposants et 700 conférenciers, autour de panels, sessions techniques, formations et rencontres B2B. M. Cissé est intervenu lors de la Table ronde sur les Opportunités d’Affaires en Afrique de l’Ouest, organisée par le Service des Délégués Commerciaux des Ambassades du Canada en Afrique francophone, ainsi que dans un panel de Mine Africa en collaboration avec la Chambre de commerce Canada–Afrique. Ces échanges, en présence de Mme Lee-Anne Hermannet, Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada, et de M. Ernest Akpoue, délégué commercial, ont réuni représentants gouvernementaux, délégués commerciaux et entreprises minières actives en Afrique. La mine de Fekola, projet phare de B2Gold au Mali, a été présentée comme une « success story » de l’investissement canadien. Après dix ans d’exploitation, elle affiche une production annuelle moyenne de 400 000 à 500 000 onces d’or, avec une production cumulée dépassant 4 millions d’onces fin 2025. Fekola représente plus de 50 % des activités globales du groupe B2Gold, confirmant son statut d’actif stratégique. M. Cissé a mis en avant les retombées socio-économiques : plus de 3 000 emplois (98 % occupés par des Maliens), un transfert continu de compétences et plus de 6 milliards de FCFA investis dans des projets communautaires. Dans un contexte de couverture internationale parfois défavorable, il a défendu une image factuelle du Mali : « Notre responsabilité, c’est de parler du Mali tel qu’il est sur le terrain : un pays de ressources, de compétences et d’opportunités, où des projets structurants peuvent réussir lorsqu’ils sont conduits avec rigueur, conformité et dialogue », a-t-il déclaré en marge des échanges. Il a également évoqué le nouveau Code minier de 2023 et le renforcement des dispositions sur le contenu local, qui priorisent les nationaux, communautés locales, entreprises maliennes et intrants produits sur place. B2Gold, engagé dans cette voie avant même la loi, a salué la collaboration avec les autorités et réaffirmé son soutien aux orientations nationales : élargissement des opportunités de sous-traitance aux champions nationaux, développement des compétences et partenariats structurants. Les présentations ont donné lieu à des discussions interactives sur les besoins en sous-traitance, équipements, services, financement et collaborations. Le PDAC est la plateforme mondiale de référence pour mobiliser des investissements miniers. La participation de B2Gold Mali intervient après l’adoption du Code minier 2023 au Mali, qui renforce le contenu local et l’implication de l’État, dans un secteur stratégique pour l’économie malienne. OS(AMAP)
Economie : Le secteur privé malien organise un dialogue sur la loi de finances 2026
Bamako, 25 février (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisé ce mercredi, à son siège à Bamako, une rencontre professionnelle pour examiner la loi de finances 2026 du pays, a constaté l’AMAP. Les participants ont salué l’orientation « souveraineté et développement économique » du budget tout en exprimant des préoccupations sur la prédominance des dépenses de fonctionnement, le faible niveau d’investissement et la nécessité d’une plus grande implication du secteur privé dans la croissance. La rencontre a été animée par l’économiste Modibo Mao Makalou en tant que conférencier principal. Ce dernier a présenté les grandes lignes du projet de loi de finances 2026, qui prévoit des recettes d’environ 3 057,8 milliards de FCFA et des dépenses de 3 578,2 milliards de FCFA, soit un déficit budgétaire programmé de 522 milliards de FCFA (environ 520,4 milliards selon les chiffres finalement adoptés). Le budget met l’accent sur la défense et la sécurité, l’éducation et la santé, tout en projetant une croissance réelle du PIB de 6,3 % et une inflation maintenue sous les 3 %, en cohérence avec les efforts de respect des critères de convergence de l’UEMOA. M. Makalou a qualifié la loi de finances d’instrument à la fois législatif, politique, juridique et financier, reflétant les priorités du gouvernement au titre du Plan d’action du gouvernement. Il a souligné le passage progressif au budget-programme depuis environ 2018, avec la défense et la sécurité comme premier poste fonctionnel, suivies d’augmentations pour l’éducation et la santé, bien que l’agriculture ait enregistré une légère baisse d’enveloppe. « La loi des finances est bien plus qu’un simple document financier, c’est le reflet de nos valeurs, de nos priorités et de nos engagements envers nos citoyens », a déclaré Modibo Mao Makalou, insistant sur l’importance de la transparence et de l’inclusivité dans le processus budgétaire. Les échanges ont porté sur la pression fiscale concentrée sur un petit nombre d’entreprises formelles, l’impact des crises persistantes (énergétique, sécuritaire et chocs externes), la soutenabilité de la dette, le développement des partenariats public-privé (PPP), ainsi que les mesures visant à élargir l’assiette fiscale, notamment par la formalisation partielle de l’économie informelle et une meilleure captation des recettes minières. Le président du CNPM, Mossadeck Bally a, pour sa part, rappelé le rôle central du secteur privé en tant que principal créateur de richesses et contributeur fiscal, plaidant pour une meilleure compréhension du budget par les opérateurs économiques. Dans sa synthèse de clôture, Mossadeck Bally a qualifié le budget 2026 de budget essentiellement de fonctionnement, avec plus de 70 % des dépenses consacrées aux charges courantes et moins de 30 % aux investissements. Il a appelé à une révision urgente de la loi sur les PPP afin d’attirer des capitaux privés pour les infrastructures, citant les modèles réussis des pays voisins. Il a également évoqué le problème persistant des retards de paiement de l’État aux entreprises locales, le stock élevé d’arriérés intérieurs et l’insoutenabilité d’une assiette fiscale reposant sur seulement 5 % des contribuables. Adoptée par le Conseil national de la transition (CNT) en décembre 2025 à l’unanimité lors des phases clés, la loi de finances 2026 est présentée comme un « budget de souveraineté et de développement économique ». OS/KM (AMAP)
Economie : La 11ème édition de la revue des reformes politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Mali s’ouvre demain

Bamako, 24 février (AMAP) La 11ème édition de la revue des reformes politiques, programmes et projets communautaires de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) au Mali s’ouvre demain à Bamako, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’au cours des travaux, les experts de l’organisation sous régionale et les autorités maliennes vont examiner 145 textes règlementaires et 6 programmes et projet pour un montant estimé à plus de 23 milliards de nos francs. Le Mali, à la dernière évaluation en 2024, a réalisé des progrès significatifs avec un taux de 80,6% dans la transposition et l’application des reformes communautaires. KM (AMAP

