Diamou : Réception d’une installation solaire pour une autonomie énergétique de la préfecture et de la sous-préfecture

Diamou, 7 janv (AMAP) – La cour de la préfecture de Diamou a accueilli, ce jeudi 7 janvier, la cérémonie officielle de réception des travaux d’installation photovoltaïque destinés au cercle et à la sous-préfecture.   Présidée par le préfet du cercle, Mamadou Coulibaly, la cérémonie a réuni les autorités administratives locales, une délégation de la Société des mines de Sadiola (SEMOS SA) et des représentants de l’entreprise Quincaillerie Tandia et Frère Touba Céramique, chargée des travaux, ainsi que la presse. Financé intégralement par la SEMOS SA pour un coût total de 8 281 240 FCFA, le projet comprend un champ photovoltaïque de 16,8 kWc, deux batteries de stockage de 10 kWh chacune et un onduleur de 10 kW, assurant une conversion et une gestion optimale de l’énergie produite.   Dans son discours, le préfet Mamadou Coulibaly a salué le soutien de la SEMOS SA, soulignant que cette réalisation renforce significativement l’autonomie énergétique du cercle. Il a également félicité l’entreprise exécutante pour la qualité des travaux.   Il a par ailleurs exprimé, en son nom et au nom des plus hautes autorités, sa gratitude au directeur général de la SEMOS SA et à ses collaborateurs pour leurs appuis multiformes au développement local.   Au nom de la SEMOS SA, Moussa Diallo a rappelé la vocation de la société à contribuer au développement communautaire dans ses zones d’intervention, notamment en améliorant les conditions de travail des autorités locales. Il a ajouté que l’entreprise avait également procédé au remplacement des batteries de la sous-préfecture. Grâce à ces installations, la préfecture et la sous-préfecture de Diamou disposent désormais d’une autonomie énergétique complète. Le préfet a enfin assuré une utilisation rigoureuse et un entretien régulier des équipements afin d’en garantir la durabilité et l’efficacité.   ATB/OS

Vaccination du cheptel : 83 millions de têtes ciblées

Bamako, 27 déc (AMAP) Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a lancé, vendredi, la Campagne nationale de vaccination du cheptel 2025-2026 au marché à bétail de Kati Drall, dans la commune de Kambila, qui vise la vaccination de 83 millions de têtes, toutes espèces confondues, contre diverses maladies animales. Cette campagne s’inscrit dans les engagements du Mali au niveau sous-régional et international, notamment pour l’éradication de la peste des petits ruminants et le contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine. La stratégie repose sur la vaccination combinée au marquage des animaux afin de réduire les coûts et améliorer l’efficacité des interventions. Le chef du gouvernement, qui a administré la première dose de vaccin, a annoncé l’élaboration d’une Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du cheptel. Il a rappelé l’importance stratégique de l’élevage, qui contribue à environ 12 % du Produit intérieur brut (PIB). Et a souligné la nécessité de renforcer la couverture vaccinale pour protéger la santé animale et humaine. Pour sa part, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a rappelé que le cheptel représente le troisième produit d’exportation du Mali et constitue la principale source de revenus pour plus de 30 % de la population. En 2024, le cheptel national était estimé à environ 14 millions de bovins et 52 millions de petits ruminants. Youba Ba a insisté sur la nécessité de lever les contraintes sanitaires et alimentaires afin d’améliorer la compétitivité du secteur. Le président de l’Interprofession bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo a assuré de l’engagement des professionnels pour la réussite de la campagne et a plaidé pour la digitalisation de l’identification des animaux afin de lutter contre le vol de bétail. À ce sujet, le ministre a indiqué qu’un système national d’identification et de traçabilité du bétail, dénommé NINA-B, a été élaboré avec l’appui de la FAO. La cérémonie s’est déroulée, également, en présence de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que des acteurs de la filière bétail-viande et des partenaires techniques (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Comité international de la croix rouge (CICR) et l’Organisation mondiale de la santé animale) dont le Premier ministre a salué l’appui, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner les acteurs du secteur. La cérémonie a pris fin par la remise de matériels aux services vétérinaires, pour un coût global de plus de 180 millions de Fcfa, afin de renforcer les capacités opérationnelles sur le terrain. MS/MD (AMAP)

Approvisionnement en hydrocarbures : Un convoi de plus de 680 citernes (Communiqué)

Bamako, 26 déc (AMAP) Un convoi de plus de 680 citernes a été réceptionné dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le cadre de la poursuite de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, a indiqué, vendredi, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) dans un communiqué. Dans ce communiqué publié à Bamako par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le CECOGEC indique que, « le convoi a été réceptionné au bureau des produits pétroliers des Douanes. » « Des dispositions urgentes sont en cours afin de ravitailler le maximum de stations-services à travers le pays », précise la même source. Le CECOGEC a appelé les populations « au calme et à ne pas céder à la panique », tout en mettant en garde « contre les pratiques de spéculation jugées injustifiées, susceptibles de perturber la fourniture de carburant. » Les autorités maliennes ont « salué la détermination des Forces armées maliennes (FAMa), la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’engagement des opérateurs pétroliers dans l’acheminement des hydrocarbures. » OS/MD (AMAP)

Conseil d’administration de l’ANASER : Mettre en cohérence les orientations de 2026 avec les stratégies nationales de sécurité routière

Bamako, 26 déc (AMAP) La 30ème session du Conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), destinée à assigner à l’Agence les orientations pour l’année 2026, en cohérence avec les stratégies nationales de sécurité routière, s’est tenue, ce vendredi, sous présidence du ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko. Cette session doit, aussi, délibérer sur les programmes d’équipement et d’investissement, suivre la mise en œuvre des recommandations du dernier Conseil d’administration, examiner les résultats techniques, financiers et administratifs de l’Agence, au titre de l’exercice arrêté au 30 novembre 2025. Il s’agit, finalement, de déterminer les moyens financiers nécessaires pour la réalisation des activités programmées pour l’année qui s’annonce. A l’entame de ses propos, le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko a félicité les administrateurs, pour le « sens élevé de responsabilité qui sous-tend (leurs) participations aux travaux de l’organe délibérant de l’ANASER, investie d’une mission aussi noble que vitale. » Ajoutant que les atteintes à l’intégrité de la personne humaine, les dégradations du patrimoine routier et les dommages matériels causés par les accidents de la circulation « heurtent notre conscience collective. » « Pour nous, administrateurs de l’ANASER en particulier et donc acteurs de la sécurité routière, ces drames résonnent en une interpellation permanente et un appel pressant à l’action pour endiguer ce fléau », a expliqué Dembélé Madina Sissoko. Le ministre a indiqué, à titre illustratif, que l’année 2024 a enregistré sur les routes du Mali 7 673 accidents corporels, ayant occasionné 8 828 blessés et, malheureusement, 682 décès. « Les circonstances de ces accidents révèlent que l’excès de vitesse en demeure la principale cause. À l’excès de vitesse, s’ajoutent d’autres facteurs non moins préoccupants et notamment le non-respect de la priorité, la somnolence au volant, les mauvais dépassements et l’imprudence des piétons », a détaillé le ministre. Elle a ajouté que l’état d’exécution des activités au 30 novembre 2025 indique que sur 49 activités programmées, 32 ont été réalisées, soit un taux de 65,31%, tandis que 17 sont en cours d’exécution. Dix des activités réalisées ont dépassé leurs cibles initiales. Et le programme d’activités prévisionnel 2026 de l’ANASER s’articule autour de 50 activités dont la mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs assignés à l’Agence. BT/MD (AMAP)  

Ségou : La rareté des clients met en péril le tissage traditionnel

Par Aminata PONA  Ségou, 24 déc (AMAP) Les gestes techniques millimétrés, les outils finement utilisés, les artisans de Ség continuent de faire vivre l’art traditionnel malgré la chute drastique de leur vente. Ces passionnés de la fibre et du fil créent au quotidien des œuvres d’exception mêlant savoir-faire ancestral et créativité contemporaine. Cependant, les défis, il n’en manque pas qui ont pour noms : pertes de clients, cherté des matières premières et désintérêt pour les tissus traditionnels. Immersion dans un secteur jadis florissant. Acteur majeur de la préservation et de la valorisation des tissus traditionnels, le Centre Ndomo de Ségou est une entreprise évoluant dans l’entreprenariat social. On y retrouve des artisans indépendants. Ils assurent ensemble la production de tissus. Boubacar Doumbia, son fondateur souligne qu’avant la crise sécuritaire, son établissement accueillait des touristes étrangers. « Durant la saison touristique, d’octobre à février, le travail ne manquait pas et les commandes affluaient.  Chaque artisan gagnait une part de marché. Aujourd’hui, les touristes ne viennent plus et les Bamakois sont aussi rares à cause de l’insécurité et de la pénurie du carburant », explique-t-il. Soulignant que désormais, les artisans envoient leurs produits en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, en Suède, en France, aux États-Unis, au Japon et en Espagne. Boubacar Doumbia trouve que cette période de vaches maigres est temporaire. Il appelle ses collègues à la patience, les exhorte au travail malgré les conditions difficiles. Almoustapha Soumaré, un artisan, du haut de ses plus de 30 ans d’expérience dans le textile, ne cache pas que le Centre N’Domo traverse actuellement de grandes difficultés dues à la crise que traverse le Mali. La rareté des touristes a considérablement réduit les ventes. « Nos commandes étaient si nombreuses que les artisans du centre avaient parfois du mal à les exécuter », se souvient-il. Il explique que le centre dispose de 25 travailleurs repartis en deux équipes de travail. L’une chargée de la décoration (tapis, tableaux, sous assiettes, couvre-lits et nappes) et l’autre dédiée au trempage. Cependant, l’engouement pour le bazin et d’autres tissus contemporains entraîne une marginalisation des tenues traditionnelles. Pour couronner le tout, le manque de ressources financières freine l’achat de matériels indispensables au fonctionnement du centre. Pour la décoration des tissus, les artisans du Centre N’Domo emploient certaines plantes notamment le N’galama ou Bégou N’gnomo et chaque dessin à une signification spécifique. « On compte 19 symboles, que nos grands-mères utilisaient pour donner des conseils aux mariées afin de maintenir la paix dans les familles. La mère donnait à sa fille un bogolan comme cadeau de mariage pour lui assurer un foyer heureux », révèle Almoustapha Soumaré Il dit que les artisans du centre participent, chaque année, à des foires internationales au Sénégal et au Burkina Faso pour promouvoir et vendre leurs produits. Amadou Diarra, artisan au village artisanal confectionne divers tissus pour ses clients. En plus de sa propre production, il intervient, couramment, pour aider ses collègues confrontés à des fils emmêlés ou à des machines défectueuses. « Certains fils à tisser coûtent cher. Lorsqu’ils se mélangent, il faut tout reprendre », a-t-il déploré. Amadou Diarra vend le mètre de tissu entre 2 000 et 4 000 Fcfa, selon le motif et la longueur. Il souligne que les touristes ne viennent désormais plus à Ségou, à l’occasion du Festival sur le Niger, ils passent leurs commandes en ligne et les colis leur sont envoyés. Difficile, dans ce cas, de sortir la tête de l’eau par les temps qui courent. Pour Yacouba Diarra, tisserand au village artisanal de Ségou, le marché n’est plus comme avant et cette situation a un impact financier considérable sur les artisans. Quant à Awa Coulibaly, artisane, elle est persuadée qu’« une plus grande valorisation de leurs créations à travers la publicité et la vente en ligne permettrait aux acteurs du secteur de vivre de leur art. » Elle évolue dans le domaine depuis sa tendre enfance et est capable de réaliser 10 à 15 mètres de tissus par jour. Awa explique que le métier demande l’apport de chaque partie du corps : les bras et les pieds qui sont constamment en mouvement. Toutefois, elle se réjouit de l’arrivée de visiteurs sénégalais et burkinabè dans leurs ateliers. « Quand ils viennent, on gagne beaucoup. Mais une fois qu’ils sont partis, tout redevient comme avant », affirme-t-elle. Déplorant la cherté des fils à tisser dont le prix varie entre 3 500 Fcfa et 4 500 Fcfa le paquet. Cependant, elle assure pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. AP/ADS/MD (AMAP)  

Confédération des États du Sahel (AES) : La BCID-AES inaugurée, en marge de la 2ème session du collège des chefs d’État

Bamako, 23 déc (AMAP) Le général d’Armée Assimi Goïta, et ses homologues du Niger, le General d’armée Abdourahmane Tiani et du Burkina Faso le Capitaine Ibrahim Traoré ont inauguré, ce mardi 23 décembre 2025 à Bmako, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), en marge de la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Avec un capital initial de 500 milliards de Fcfa, la BCID-AES a pour mission de mobiliser des ressources financières à grande échelle en vue de soutenir le développement des infrastructures essentielles notamment dans les secteurs de l’énergie, le transport, l’agriculture et les technologies. Le capital social de la BCID-AES a déjà été validé par le Conseil des Gouverneurs, composé des trois ministres en charge des Finances du Mali, Alousseni Sanou, du Burkina Faso, Dr Aboubakar Nacanabo, et le Premier ministre nigérien et Ministre des Finances, Ali Lamine Zeine. Une partie de ce capital est déjà libérée par les États fondateurs, et un prélèvement confédéral contribuera à l’alimenter durablement. La nomination des dirigeants de la banque constitue la prochaine étape. Une fois les organes en place, la BCID-AES pourra lever des financements additionnels pour amplifier sa capacité d’investissement. La banque confédérale pourra également financer des projets portés par des entreprises, à condition qu’ils soient proposés par l’un des États membres. Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’Etat, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu le 11 décembre 2025 une déléga tion ministérielle de haut niveau reunie à Bamako finaliser l’opérationnalisation de la BCID-AES. Au cours de cette audience, la délégation a présenté au Chef de l’État les résultats des travaux techniques menés, ces derniers mois, et a obtenu les orientations finales pour lancer officiellement la nouvelle institution financière. Selon le ministre burkinabè Aboubakar Nacanabo, porte-parole de la délégation, les travaux ont aboutià une étape structurante : « Ce matin, nous avons travaillé à valider les statuts de la banque. Nous avons procédé à la signature des statuts, ce qui marque la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement ». Cette validation ouvre la voie à la phase opérationnelle. La BCID-AES se veut un levier essentiel de financement au service des projets structurants, de l’intégration sahélienne et de la souveraineté économique des trois États. Décrite comme un instrument stratégique, la future banque aura vocation à mobiliser des ressources souveraines et à financer des projets hautement prioritaires tels que les infrastructures routières et le désenclavement, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et les interconnexions régionales, ainsi que l’appui aux projets privés adossés aux priorités nationales. Le ministre burkinabè a saisi l’occasion pour expliquer l’impact attendu de cette banque. « Grâce à cette banque, nous allons pouvoir réaliser des projets structurants… au profit de nos populations. Les orientations étaient claires : des projets impactants, qui nous permettent de rester sur la ligne de la souveraineté tracée par nos trois Chefs d’État », a-t-il déclaré. L’audience a permis, selon les ministres, d’obtenir des orientations précises du président de la Confédération, le général d’Armée Assimi Goïta sur la vocation stratégique de la BCID-AES. L’institution devra servir « de bras financier à l’intégration sahélienne et accompagner les projets destinés à renforcer la souveraineté des trois pays, tant sur les plans économiques qu’infrastructurel ». « Toutes les actions que nous menons, ce sont des actions pour les populations », a précisé le Ministre burkinabè. L’inauguration de la Banque, ce mardi, marque ainsi une avancée manifeste dans le processus de réalisation des actions prioritaires du Pilier « Développement » de l’AES. BBC/MD (AMAP)

AES Développement : Des avancées sur plusieurs chantiers stratégiques

Par Anta CISSE Bamako, 21 déc (AMAP) Au total, 16 réunions sectorielles ont été organisées dans le cadre du pilier « Développement » de la Confédération AES, qui ont permis d’avancer sur plusieurs chantiers stratégiques couvrant des domaines variés tels que l’industrie, le commerce, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la sécurité routière, l’action sociale, l’humanitaire et la justice, selon la synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) dont copie est parvenue à l’AMAP. Les ministres en charge de l’Industrie et du Commerce ont adopté une matrice d’actions prioritaires visant à renforcer l’intégration économique et commerciale, assortie de la mise en place d’un Comité tripartite de suivi et d’un mécanisme de réunions périodiques tournantes. Par ailleurs, le Forum régional sur l’agriculture, tenu avec d’autres pays du Sahel, a porté sur la sécurité alimentaire, la transformation agricole et l’irrigation. Dans le domaine de la sécurité routière, les agences nationales ont arrêté des bases techniques et financières communes pour réduire les accidents, avec des recommandations relatives à l’harmonisation des règles, la formation conjointe et la création de fonds nationaux dédiés. Une étape majeure a été enregistrée lors de la réunion consacrée à l’opérationnalisation du pilier « Développement », marquée par la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital social de 500 milliards de Fcfa, à libération progressive. Les ministres de l’Économie et des Finances ont poursuivi le travail d’opérationnalisation de la BCID-AES, en validant les outils techniques nécessaires. En matière de développement humain dont santé est un élément crucial, les ministres ont recommandé la création d’un cadre institutionnel AES, d’une Agence régionale de santé et la mise en place d’un mécanisme de reporting régulier aux Chefs d’État. L’enseignement supérieur et la recherche ont, quant à eux, connu des avancées notables à travers des engagements en faveur de la mutualisation des ressources, de la mobilité académique et de la recherche collaborative. Sur le plan social, les ministres en charge de la Promotion de la femme ont adopté quatre décisions majeures dont la Déclaration de Niamey et l’harmonisation des législations relatives aux droits des femmes, Ils ont désigné le Niger comme pays pilote jusqu’en 2027. Dans le secteur humanitaire, la décision a été prise de créer un cadre AES de concertation et de coordination afin de renforcer les solutions endogènes et l’assistance aux populations vulnérables. Dans le domaine de la justice, un engagement a été pris pour créer une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, avec un renforcement de la formation des magistrats. Dans le domaine de la justice, les États membres se sont engagés à créér une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, ainsi qu’à renforcer la formation des magistrats. Enfin, le Forum sur le développement agricole a recommandé, entre autres, le relèvement des budgets agricoles à 15 %, l’aménagement de deux millions d’hectares, la création de quatre agropoles et la mise en œuvre de vastes programmes de recherche et de formation. AC/OS/MD (AMAP)

Confédération AES : Création et mise en place des structures

Par Sinè TRAORE Bamako, 21 déc (AMAP) Dans ce chapitre on peut retenir au niveau du volet création de la Compagnie aérienne AES, réalisations de plusieurs actions pour l’opérationnalisation de cette campagne, notamment la mise en place de Comités techniques de chaque Etat puis d’une équipe pluridisciplinaire, la rédaction des Termes de référence (TdRs) de la création de la compagnie. Pour le projet de réalisation du Chemin de fer Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées sont l’élaboration des TdRs et de la feuille de route par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et, aussi, la rencontre entre les services techniques chargés de la gestion du patrimoine ferroviaire des Etats membres de la Confédération AES et l’élaboration et la finalisation des documents techniques de mise en œuvre du projet. Concernant, le projet de réalisation de l’autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées concernent, notamment, l’élaboration des TdRs et de la feuille de route pour la mise œuvre du projet par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et l’élaboration et la finalisation des documents techniques et la validation des TdRs, de la note stratégique, du chronogramme de mise en œuvre, du cadre institutionnel du projet Autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey. Le Prélèvement confédéral (PC-AES) est, aujourd’hui, opérationnel dans les Etats confédérés, depuis la signature de la Décision portant PC-AES par le président du Collège des Chefs d’Etat, le général d’Armée Assimi Goita, du Mali, le 28 mars 2025. Trois comptes bancaires ont été ouverts dans les Etats confédérés pour recevoir les montants issus des prélèvements confédéraux. Dans le domaine de la création de la Centrale d’achats des produits de première nécessité, en lien avec l’approvisionnement correct de la Confédération AES, en attendant la mise en œuvre des actions contenues dans la Feuille de route, les structures en charge de la gestion des stocks de produits de première nécessité se sont réunies par visioconférence le lundi 10 février 2025 pour tracer le cadre de leur collaboration, en vue de réaliser des opérations test. Et, pour ce qui concerne la libre circulation des personnes et des biens, des actions en cours sont relatives notamment à l’élaboration du projet de Protocole additionnel instituant un document de voyage de la Confédération et un document d’identité AES, la mise en place d’un Cadre de concertation et de travail entre les Directeurs généraux des douanes des trois pays membres de la Confédération AES. Dans le volet renforcement de l’intégration économique et commerciale dans la Confédération AES, une matrice d’actions prioritaires a été adoptée. Pour l’adoption de mesures visant la formation d’un citoyen sahélien de type nouveau, à travers la révision des curricula primaires, secondaires et supérieurs ainsi que des programmes d’insertion sociale, il y a eu la signature de la Déclaration des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre des Etats confédérés, le 1er août 2024, l’organisation d’ateliers, de rencontres ministérielles et de meetings en vue de l’appropriation des textes de la Confédération-AES et du soutien des femmes de la Confédération-AES. Et, le salon entrepreneurial de la Confédération-AES, qui s’est tenu à Bamako du 18 au 21 novembre 2025. La liste est loin d’être exhaustive. ST/MD (AMAP)

Mandiakuy : La vente locale du coton pour 2025 a démarré

Mandiakuy, 20 déc (AMAP) Le marché local du coton, pour l’année 2025 s’est ouvert, vendredi, dans le secteur de Diora (Centre), dernière zone à rester encore fidèle à la production du coton acheté, sur ce marché, à 300 Fcfa le kg pour la première qualité, 275 Fcfa, la deuxième et 200 Fcfa la troisième, a constaté l’AMAP sur place. Bakary Traoré, le chef de Zone de production agricole (ZPA) de Diora, a instruit les paysans, à travers leurs responsables de respecter les consignes de la vente. Ces critères sont, entre autres, la qualité du coton, l’équilibre de la balance et la bonne prise des poids pesés. Sur le marché, c’est le soulagement chez pas mal de paysans. La campagne agricole a souffert d’une insuffisance d’engrais et de la présence de la Jassides. Néanmoins, le paysan secrétaire Youssouf Sogoba affirme que la campagne a été « une réussite en termes de rendement. » Selon lui, cela est du aux efforts des responsables de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) qui a vite trouvé le produit pour circonscrire l’expansion des Jassides. ‎Cet autre producteur, Issa Diarra, se dit « fier de (sa) récolte », car sur 12 hectares, sa récolte a été pesé à 14 tonnes 600 kg. ‎Les paysans présent sur ce marché ont lancé un cri du cœur : que « l’argent de la vente du coton soit payé à temps. » L’usine CMDT de Koutiala 1, dans le Sud du Mali, a produit, le 29 septembre 2025, la toute première balle de coton fibre, après un essai à charge, pour le compte de la Campagne 2025-2026, selon la CMDT, sur sa page Facebook. Les autres usines ont enchaîné, dans une ambiance de compétition pour signer la meilleure performance, La Production agricole ou la Production industrielle ? La Compagnie  a exprimé une certitude : la qualité, la rigueur et l’assiduité sont le sceau du personnel CMDT. Son Président directeur général (PDG), le Dr Kouloumégué Dembélé, a souhaité à toutes ses équipes une excellente campagne d’égrenage 2025-2026, « symbole de fierté et de performance pour le coton malien. » JD/MD (AMAP)  

Comptes extérieurs du Mali : Un déficit de 7,3 milliards de Fcfa, selon le directeur national de la BCEAO

Bamako, 18 déc (AMAP) « La balance commerciale des biens du Mali a dégagé un déficit de 7,3 milliards de Fcfa, en amélioration de 38 milliards de Fcfa comparativement à l’année précédente », a révélé, jeudi, à Bamako, le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Baréma Bocoum. M. Bocoum, qui intervenait lors de la 18ᵉ Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, sous le thème : « Les échanges extérieurs du Mali : défis et opportunités», a présenté les principaux agrégats de la balance des paiements du pays pour l’année 2024. Il a indiqué que les exportations de biens ont enregistré une baisse de 108,7 milliards de Fcfa, soit un recul de 3,2 % par rapport à 2023, une évolution principalement imputable à la diminution des ventes extérieures d’or non monétaire. En revanche, a-t-il souligné, les exportations d’animaux vivants ont progressé de 18,7 % sur la même période. S’agissant des importations, le patron de la BCEAO a relevé que les importations Free on Board (FOB) ont augmenté de 33,8 milliards de Fcfa, correspondant à une hausse de 4,2 % par rapport à 2023. Cette progression s’explique notamment par l’évolution des volumes importés, dans un contexte de repli des cours internationaux. Ainsi, pour Baréma Bocoum, cette édition vise à examiner l’évolution de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Mali au titre de l’année 2024. « Ces indicateurs constituent des outils stratégiques pour apprécier la situation extérieure de notre économie, analyser les flux financiers et orienter les politiques publiques », a-t-il dit. À l’ouverture des travaux, qu’il a présidée, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, a indiqué, pour sa part, que cette édition visait à examiner l’évolution de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Mali au titre de l’année 2024. Selon lui, « ces indicateurs constituent des outils stratégiques d’analyse permettant d’apprécier la situation extérieure de l’économie nationale, d’analyser les flux financiers et d’orienter efficacement les politiques publiques. » Poursuivant son propos, le secrétaire général du ministère en charge des finances a précisé que les échanges porteront également sur les estimations pour l’année 2025 ainsi que sur les perspectives pour 2026, « afin de mieux anticiper les opportunités et les défis auxquels l’économie malienne pourrait être confrontée. AC/MD (AMAP)