Union nationale des Chambres consulaires du Mali : « Le marché est suffisamment approvisionné »
Bamako, 11 janv (AMAP) L’Union nationale des Chambres consulaires du Mali rassure la population malienne que le marché est suffisamment approvisionné en produits de première nécessité. Dans un communiqué, l’Union a fait cette déclaration, lundi, suite aux sanctions économiques et financières prises par les chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’encontre du Mali, Elle invite les opérateurs économiques à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de l’approvisionnement régulier à partir des autres corridors qui sont ouverts. L’Union nationale des Chambres consulaires du Mali indique savoir compter « sur l’esprit de civisme et de patriotisme de tous ». Le communiqué est signé par la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), le Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) et le Conseil malien des chargeurs (CMC). MD (AMAP)
…Pas de panique au niveau des banques
Bamako, 11 janv (AMAP) Les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris des sanctions contre le Mali, dont le gel des avoirs maliens au sein de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la fermeture des frontières entre le Mali et les États membres de l’organisation, la suspension des transactions avec Bamako, à l’exception des produits médicaux et des produits de première nécessité. Lire la suite sur : http://lessor.ml DC (AMAP)
Dossier sanctions de la CEDEAO : Les Bamakois entre colère et inquiétude
Bamako, 11 janv (AMAP) Hier, lundi, il était environ 13 heures au Quartier du Fleuve. En cette journée, un peu ensoleillé, Adama Sidibé et Ibrahima Mahamane étaient dans un « grin » (groupe d’amis) sous un fromager, non loin de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le sujet du jour ? Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali. Lire la suite sur http://lessor.ml BD (AMAP)
Dossier sanctions de la CEDEAO : Les commerçants maliens plus indignés qu’inquiets
Bamako, 11 janv (AMAP) Lundi matin, les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali, à l’issue des sommets extraordinaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), tenus le 09 janvier 2022 à Accra, en Ghana, étaient sur toutes les lèvres. Lire la suite sur http://lessor.ml
Gaz butane : La pénurie encore et encore !
Par Makan SISSOKO Bamako, 05 janv (AMAP) Depuis quelques semaines, on constate une pénurie de gaz butane à Bamako et ses environs. Le problème, qui serait dû au retard de la subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz, se pose, pratiquement, chaque année, pénalisant les consommateurs. «Nous connaissons tous les dangers de la coupure du bois mais si on n’arrive pas à trouver une solution au manque de gaz, nous n’avons d’autre choix que d’utiliser du bois et du charbon pour faire cuire nos aliments», s’exprime ainsi un chef de famille sous le couvert de l’anonymat. «Depuis plus d’un mois, je n’arrive pas à recharger mes deux bonbonnes de gaz. Aujourd’hui, je me suis réveillée à 4 heures du matin pour faire le feu de bois et préparer le petit déjeuner», explique la ménagère Assan Keïta. Abondant dans le même sens, une autre ménagère, Oumou Traoré, soutient qu’avec la rareté du gaz en ville, le prix de recharge de la bouteille de 6 kg a connu actuellement une augmentation dans son quartier à Kalabancoura. Selon elle, le prix a flambé de 3000 Fcfa à 4000 Fcfa voire 5000 Fcfa dans certains points de recharge. Au marché Dibidani où notre équipe de reportage a constaté que de nombreux magasins de vente de gaz n’avaient plus de stock. Le revendeur Hamady Diawara explique que depuis deux semaines, il ne parvient plus à avoir le produit auprès des fournisseurs. «Nous vendons et rechargeons des bonbonnes de gaz. Mais maintenant nous ne disposons pas de gaz», déplore le commerçant. « Néanmoins, dit-il, certains fournisseurs continuent à ravitailler le marché ». Le revendeur Souleymane Simpara signale que certains de ces collègues profitent de cette situation pour augmenter les prix de la bouteille de 6 kg à 4000 ou 5000 Fcfa alors que le prix normal est de 3000 Fcfa. Cheickna Bocoum est distributeur de gaz. Il pense que cette pénurie est, en grande partie, due au problème de subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz. «C’est un problème qui revient pratiquement chaque année. Nous les distributeurs, nous en subissons directement les conséquences. Nous souhaitons que l’État fasse quelque chose pour que nous puissions avoir du gaz pour satisfaire nos clients», plaide-t-il Rencontrée dans son bureau à Hamadallaye ACI 2000, la directrice générale de la Société d’importation, de conditionnement et de distribution de gaz «Kama Gaz», Fatoumata Koudy Diallo, explique que cette pénurie de gaz est une conjugaison de plusieurs facteurs. «Nous nous approvisionnons essentiellement sur l’axe Dakar. Courant décembre, il y avait un mouvement d’humeur des transporteurs à Dakar qui a impacté un peu nos activités. Par ailleurs, le fait que la subvention de l’État ne tombe pas encore, la plupart des sociétés d’importation de gaz n’arrivent pas à tenir au niveau de leurs trésoreries», détaille Fatoumata Koudy Diallo. Cependant, notre interlocutrice précise que sa société est dans la tendance habituelle d’importation et de distribution de gaz. «À notre niveau, nous disposons suffisamment de gaz et nous continuons à le distribuer aux prix habituels. À travers des courriers, nous avons instruit nos distributeurs de respecter les prix consensuels », dit-elle. La directrice de Kama Gaz fait remarquer que les prix du gaz connaissent actuellement une hausse mondiale. « Et cela nous impacte considérablement. En ce moment, il nous faut engranger beaucoup plus de trésoreries pour pouvoir payer suffisamment de gaz», explique-t-elle. Elle ajoute, aussi, le fait qu’il y a beaucoup de retard par rapport à la subvention du gaz par l’État qui joue énormément sur les opérateurs gaziers. «L’Etat subventionne pour que les consommateurs aient le gaz à un prix raisonnable. Mais quand les subventions ne tombent pas à temps, ça devient un peu compliqué pour les opérateurs», argumente Fatoumata Koudy Diallo. Pour en savoir davantage sur la subvention de l’État dans ce secteur, nous avons tenté d’approcher les responsables de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rural (AMADER) et d’autres sociétés de gaz, nos efforts sont restés vains. MS/MD (AMAP)
Pièces de monnaie : Leur rareté nuit aux activités commerciales
Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 29 déc (AMAP) La crise de menues monnaies est une épine dans le pied des vendeurs et acheteurs, usagers et prestataires. De nombreuses transactions tournent court à cause de cette pénurie. Ramatoulaye (nom d’emprunt), la quarantaine, est salariée dans une société de la place. Elle prend un taxi, à sa descente du travail, à 17 heures pour se rendre chez elle, au quartier de… Le taximan l’informe : «Les frais de transport coûtent 1.750 Fcfa.» Arrivée à destination, elle lui tend un billet de 5.000 Fcfa duquel doivent être soustraits les 1.750 Fcfa. «Warimissin téyi» : « Pas de monnaie » répond le taximan, en bambara. Embarassée, elle lui donne un billet de 2.000 Fcfa. «Warimissin téyi», répète le chauffeur de taxi. « Ne sachant plus que faire, j’ai été obligée d’acheter 250 Fcfa de crédit téléphonique chez un boutiquier du coin qui hésitait, également, à faire la monnaie», confie-t-elle. Cette situation est loin d’être un cas isolé. À Bamako, les opérations d’achat/vente avortent, de plus en plus, du fait du manque de pièces de monnaie de 5 à 500 Fcfa. Ce problème est surtout récurrent dans les officines, les supermarchés, les boutiques, chez les chauffeurs de taxis et Sotrama, dans les cybercafés, les restaurants, etc. Le client a souvent le choix entre aller, lui-même, chercher la monnaie ou annuler son achat ou encore se voir proposer des friandises à la place de la monnaie par des boutiquiers. Awa Magassouba vend des bijoux au Marché rose de Bamako. « La relative pénurie de pièces d’argent donne envie d’arrêter le commerce chaque jour », se plaint-elle. «Généralement, la plupart de mes clients donnent 500 Fcfa pour des achats de 200 ou 300 Fcfa. Pour avoir des pièces de monnaie, je suis obligée d’acheter souvent des sachets d’eau de 25 Fcfa, même quand je n’ai pas soif», explique la marchande. Elle ajoute qu’elle perd de nombreux clients, chaque jour, faute de monnaie pour l’acheteur. Pour pouvoir conserver sa clientèle, Awa renonce souvent à la monnaie. Elle invite les établissements financiers à mettre les pièces d’argent à la disposition des usagers. Le manque de pièces de monnaie est un calvaire dans les échanges entre ménagères et vendeurs de condiments. Il est plus aisé de trouver la monnaie de 5.000 Fcfa que de 500 Fcfa, à en croire certaines d’entre elles. Vendeur de condiments au marché de Ouolofobougou, en Commune IV du District de Bamako, Boubacar Camara explique ce problème par la commercialisation des pièces d’argent. «Avant, les mendiants nous donnaient des pièces en échange de bonbons ou autres articles. De nos jours, ils monnayent les pièces de 450 contre un billet 500 Fcfa», selon Boubacar. Pour éviter la perte des clients, notre épicier remet certaines de ses marchandises telles que les bouillons aux clients en lieu et place de leur monnaie. Dans les Sotramas (véhicules de transport en commun), passagers et apprentis chauffeurs sont très souvent à couteaux tirés à cause de la monnaie. Apprenti de Sotrama à Daoudabougou, Fousseyni Touré a été plusieurs fois obligé de laisser des clients partir avec sa monnaie. «Deux clients m’ont donné 500 Fcfa alors qu’ils avaient confirmé être en possession de 450 Fcfa. J’ai donc refusé de leur retourner la monnaie de 50 Fcfa», explique Fousseyni. Certains expliquent la situation par la cherté de la vie, la commercialisation des pièces et le manque d’argent. Un cambiste de pièces d’argent, qui a requis l’anonymat, réfute cette affirmation, précisant qu’il s’approvisionne auprès des grands commerçants, des mendiants et des banques. « Quand tu as un chèque, tu peux demander aux banquiers de te donner des pièces et c’est gratuit », dit-il. Dans la pratique, il échange 500 contre des jetons de 450 Fcfa. Les usagers sollicitent ce genre de service pour éviter les longues files d’attente des banques pour avoir des pièces de monnaie. Interrogé à ce propos, le directeur de l’Agence principale de la Banque de développement du Mali (BDM), Ibrahima Mahamadou Sow, explique que la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) délivre les jetons selon un calendrier bimensuel ou trimestriel. «Elle nous avise de la mise à disposition des pièces de monnaie à des dates spécifiques», indique M. Sow. C’est en ce moment que la BDM va exprimer ses besoins en jetons. Ainsi, lorsque les agences sont approvisionnées, il y a une grande quantité de jetons à leur disposition pour pouvoir payer les chèques et faire face à la demande de la clientèle. Un client, qui a un chèque de 500.000 Fcfa, peut avoir jusqu’à 100.000 Fcfa en pièces, s’il en fait la demande. Cependant, des mesures sont prises pour ne pas épuiser le stock avant la prochaine provision. Les agences qui en expriment le besoin sont fournies. Celles de Bamako sont les plus fournies en pièces de monnaie parce que le petit commerce est plus développé dans la capitale. Selon le directeur de l’Agence principale de la BDM-SA, les entreprises telles que les pharmacies, les grandes surfaces, les alimentations ont le droit de s’inscrire à la BCEAO pour avoir accès aux jetons. Le banquier rejette l’allégation de rareté de jetons sur le marché. « C’est une situation qui est apparente mais pas réelle, parce qu’on en trouve lorsqu’on fait la demande à la banque», assure-t-il. Selon lui, c’est l’utilisation qu’on en fait qui donne cette impression. Ibrahima Mahamadou Sow regrette que les agents préfèrent garder les jetons pour les donner, par affinité, aux entreprises ou à d’autres personnes qui leurs sont proches. FMS (AMAP)
Balance commerciale du Mali en 2020 : Excédentaire de 290 milliards de Fcfa
Bamako, 24 décembre (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, jeudi, la 14è édition de sa Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, sous le thème : «Les mesures de réduction durable du déficit du compte courant au Mali». De l’analyse des chiffres clés de la balance des paiements 2020 présentés par le directeur national de la BCEAO, Konzo Traoré il ressort que les exportations de biens se sont élevées à 2.759,4 milliards de Fcfa, en hausse de 28,1% par rapport à 2019. Cette performance s’explique par la forte progression du cours de l’or en 2020. Le métal jaune représente 82% de nos exportations. Il est suivi du coton avec 6% pour des montants évalués respectivement à 2.263 milliards et 162 milliards de Fcfa. Les importations de biens FOB, c’est-à-dire en excluant le fret et l’assurance, se sont établies à 2.469 milliards de Fcfa, en baisse de 2,3% par rapport à 2019. Ce faisant, la balance commerciale, qui est la différence entre exportations et importations de biens, est ressortie excédentaire de 290 milliards de Fcfa en amélioration par rapport à 2019. Cette évolution, selon le directeur national de la BCEAO, est imputable à un rythme de progression des exportations plus élevé que celui des importations. Quant au solde courant, il est ressorti à -218,5 milliards de Fcfa en 2020, après -755,0 milliards en 2019. Il représente -2,2 % du Produit intérieur brut (PIB). Les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) prévoient un maximum de -5% du Pib. Le solde global s’est établi à 450,8 milliards de Fcfa, après 264,2 milliards de Fcfa. Cette évolution du solde globale s’explique, aux dires de Konzo Traoré, par l’amélioration de la balance commerciale, sous l’effet de l’augmentation de la valeur des exportations conjuguée à celle de la baisse des importations. Le thème de cette 14e édition, selon le directeur national de la BCEAO, revêt une importance capitale pour notre pays. En effet, a expliqué Konzo Traoré, le déficit courant de la balance des paiements persiste. « Cela, a-t-il souligné, dans un contexte marqué par la mise en œuvre de programmes ambitieux de développement et la permanence des incertitudes sur la mobilisation des flux de financement étrangers qui ont, jusqu’ici, permis de couvrir le déficit courant ». « Cette situation constitue un risque pour la viabilité des comptes extérieurs », a indiqué le directeur national de la Banque centrale. L’économie internationale fait, également, face à une crise sanitaire sans précèdent. « Ses effets affectent la demande des principaux produits exportés ainsi que les flux financiers attendus. Toute chose qui aurait un impact négatif sur la balance des paiements », a analysé M. Traoré. « Cette journée est devenue un rendez-vous annuel inscrit dans l’agenda national », a noté le représentant du ministère de l’Économie et des Finances, Diakaridia Dembélé, qui a félicité les acteurs pour la régularité dans la production de la balance des paiements. Cet instrument fondamental pour l’analyse, la décision et la formulation des politiques économiques est, selon lui, de «mieux en mieux connu des décideurs politiques et des acteurs du secteur privé». Selon lui, la production des statistiques sur la balance des paiements et des statistiques monétaires fait partie intégrante du schéma directeur de la statistique 2020-2024. Elle vise à doter le Mali d’un Système statistique national performant à même de produire, analyser et diffuser des données de qualité couvrant les besoins des différents utilisateurs, a expliqué Diakaridia Dembélé qui a présidé l’ouverture des travaux. On y a noté la présence des représentants des institutions internationales et régionales, des services centraux de l’État, des directeurs généraux des sociétés, des banques et établissements financiers, etc. AMK (AMAP)
Marché central à poisson de Bamako : Cherche occupants…désespérément
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 22 déc (AMAP) Construite en 2011 dans la zone aéroportuaire, le Marché central à poisson de Bamako, peine à attirer les vendeurs de poisson pour des raisons d’affluence. Mais pas seulement. « L’inauguration de l’infrastructure avait suscité beaucoup d’espoir », se souvient Mme Nana Thiéro. Rencontrée derrière le siège de l’agence de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Quartier du fleuve, cette mareyeuse témoigne : «Nous avions commencé à le fréquenter. Nous quittions nos maisons à 5h du matin pour y aller et nous rentrions, souvent, tard la nuit ». « Après deux semaines, nous avons décidé de reprendre service dans nos marchés respectifs, faute de clients. Vu l’endroit où il se trouve, le transfert des activités des mareyeurs sera très contraignant pour nous», explique-t-elle. Ce témoignage résume en substance la problématique de la viabilité du Marché central à poisson de Bamako. Construite en 2011 dans la zone aéroportuaire grâce à un soutien financier du partenaire japonais, l’infrastructure attend d’être occupée, près de dix ans après sa réalisation pour mettre fin à la vente anarchique de poisson à travers la ville. Il suffit pourtant de parcourir Bamako pour se rendre compte de cette nécessité. On y aperçoit, de part et d’autre, des routes et autres grandes artères, des points de vente de poissons frais exposés à l’air, dans des conditions pas vraiment hygiéniques. Les étals sont envahis par de grosses mouches. Ils transforment ces coins en un marché spontané au fil du temps. C’est le cas du marché improvisé de vente de poisson derrière l’Agence de la BCEAO. Ces coopératives de revendeurs de poissons n’ont toujours pas accepté de transférer leurs activités au Marché central à poisson de Bamako. Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage s’est rendue à l’Agence de gestion du Marché central à poisson de Bamako. En ce jour, la cour dudit marché est presque déserte. Quelques grossistes y opèrent tout de même. Les 200 magasins et 117 places destinés à la vente au détail et au conditionnement du poisson ne sont pas toujours opérationnels. VOCATION PREMIÈRE – C’est dans cette ambiance que nous avons rencontré la présidente directrice générale de cette Agence, Mme Diawara Aïssata Hamata Touré.. « Le Japon a financé la construction de ce marché, afin que nos mareyeurs et mareyeuses quittent cette insalubrité dans laquelle ils vendent les poissons », explique Mme Diawara. Sa vocation première est, selon elle, la vente de poisson en gros et l’approvisionnement des marchés de Bamako et ceux de l’intérieur du pays. « Il faut un marché moderne, semblable à un port sec où tous les grossistes de poisson doivent se retrouver pour vendre le poisson de bonne qualité et dans de très bonnes conditions de conservation. C’est pourquoi, ce marché a été créé. Les grossistes doivent se retrouver ici avec quelques détaillants », poursuit la présidente directrice générale. Pour ce faire, un protocole d’accord a été signé le 17 janvier 2012 avec les coopératives de revendeurs de poissons qui se sont engagées à y transférer leurs activités. « Un engagement formel qui n’a pas été suivi d’effet, car les coopératives n’ont jamais transféré leurs activités au Marché central à poisson », déplore-t-elle. Mme Diawara Aïssata Hamata Touré explique : «À l’instar de mes prédécesseurs, je me suis investie pour faire venir les associations de revendeurs sur cet espace sans succès, pour l’instant. Plusieurs réunions ont eu lieu avec eux. Les promesses de regagner le marché n’ont toujours pas été tenues. Ils se plaignent de l’éloignement de l’endroit.» Un autre facteur, qui explique le peu d’engouement pour ce marché, est que la gestion de l’infrastructure serait un point de discorde avec les acteurs du commerce de poisson qui voudraient se voir confier la direction de l’établissement. Ils réclameraient la paternité du marché. « Ce qui n’est pas possible, parce que c’est un établissement public sur la gestion duquel l’État est très regardant », martèle Mme Diawara. PROBLÈME À BRAS LE CORPS – Toutefois, pour favoriser l’installation des vendeurs de poisson, des propositions ont été faites dans ce sens. Il s’agit, entre autres, de l’appui à la formation des grossistes, l’intervention auprès de l’État pour faciliter l’écoulement des produits. Outre l’appui logistique pour la livraison des commandes sur les marchés de Bamako, une politique de diminution de la taxe douanière a été proposée. L’objectif est de convaincre les revendeurs de transférer leurs activités sur le Marché central à poisson de Bamako. Le ministre délégué en charge de l’Élevage et de la Pêche, en accord avec son collègue de l’Économie et des Finances, a décidé de faire appliquer, dans six mois, un demi-tarif sur les frais douaniers pour ceux qui accepteront de venir s’y installer. En attendant, les marchés traditionnels semblent avoir de beaux jours devant eux. Du marché Dossolo Traoré, en passant par le Nouveau marché de Médine, les Halles de Bamako et la rue de la BCEAO, les vendeurs se frottent les mains. Le marché Dossolo Traoré abrite le plus grand point de vente de poisson frais à Bamako. « Plus de 1.000 vendeuses y exercent », nous explique le président du Collectif national des acteurs des marchés du Mali, Abdoulaye Cissé. Comme au niveau de la plupart des marchés, ici les poissons frais sont étalés à même le sol, sur du plastique. L’environnement est insalubre. Selon Abdoulaye Cissé, le Marché central à poisson de Bamako n’est pas un espace idéal pour la vente de poisson frais. « L’endroit est trop éloigné de la ville. Les détaillants ne pourront pas y rester parce que les clients ne viendront pas », explique-t-il. « Vouloir forcer les poissonniers à y transférer leurs activités, c’est prendre le risque de créer des points de vente anarchiques à travers la ville de Bamako, car ils abandonneront les marchés pour occuper les rues », pense Abdoulaye Cissé. Pour lui, le transfert n’arrangera pas les revendeurs, « car aucun client ne quittera par exemple un quartier comme Lafiabougou pour aller acheter un kilo de poisson au marché central », argumente-t-il. « La meilleure alternative est la construction de points de vente modernes, d’étals en carreaux et
Production de coton dans la Zone Franc : Le Mali occupera la première place (Département d’Etat Us de l’Agriculture)
Bamako, 21 déc (AMAP) Un rapport du Département américain de l’Agriculture (USDA), en date du 28 septembre 2021, prédit que le Mali sera le plus grand producteur de coton en Afrique pour la campagne 2021/22, suivi du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cette projection, en attendant la fin des opérations de compilation des derniers chiffres relatifs à la production cotonnière, cette année, « résulte de l’exploitation d’une superficie presque record et des conditions météorologiques favorables à l’établissement et au développement des cultures de juin à début septembre », précise le document dont l’authenticité a été confirmée par la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT). « Le Mali a semé une superficie record de 795.000 hectares (ha), en hausse de 630.000 hectares (382%) par rapport à la récolte boycottée de l’année dernière », argumente le document. Il ajoute que la Côte d’Ivoire a également semé une superficie agricole record de 460.000 ha, tandis que le Bénin et le Burkina Faso ont, chacun sem,é plus de 600.000 hectares cette année. La Zone franc africaine, telle que définie par les estimations de l’offre et de la demande agricole mondiale de l’USDA, comprend dix pays francophones d’Afrique de l’Ouest dont la production totale de coton, au cours des trois dernières années, classe la région au sixième rang mondial des producteurs de coton. Pour la campagne cotonnière 2021/2022, l’USDA prédit pour la Zone franc africaine une production de près de 5,86 millions de balles, en hausse d’un million de balles (21%) par rapport à l’année dernière et en baisse de 59.000 balles (1%) par rapport à la récolte record de la campagne 2019/2020. La superficie récoltée devrait s’établir à 3,1 millions d’hectares, en hausse de 710.000 hectares (29%) par rapport à l’année dernière et à 5.000 hectares par rapport à la zone record pour la campagne 2019/2020. Le rendement prévu de 408 kilos par hectare est presque égal au rendement moyen des 5 dernières années, précise le rapport. Selon les rapports régionaux sur les semis de cultures, l’apparition opportune des pluies en juin a permis à la plupart des pays d’atteindre plus de 90% de leurs objectifs de superficies ensemencées d’ici la fin juillet. Il constate que les périodes de sécheresse en juin et juillet ont retardé les semis au Togo et au Bénin. Les conditions de récolte sont bonnes à excellentes au début du mois de septembre après que la plupart des grandes régions productrices de coton ont reçu des précipitations moyennes à supérieures à la moyenne du 1er juin au 10 septembre. Les pluies supérieures à la moyenne en août ont également stimulé les réserves d’humidité du sol et aidé les cultures ensemencées tardivement à se remettre d’une saison agricole retardée, note le rapport. La région de Sikasso, dans le Sud du Mali, est l’une des plus grandes zones de production de coton de la zone franc africaine. Elle produit environ 65% de la production totale de notre pays. Les précipitations cumulatives dans cette région étaient supérieures à la moyenne de juin à septembre. Les mesures de l’Indice de végétation par différence normalisée (IVDN) des terres cultivées étaient moyennes à supérieures à la moyenne vers la mi-septembre. OS (AMAP)
Mali : Le CNT approuve à l’unanimité la 2è partie de la Loi de finances
Bamako, 17 déc (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT), en plénière au Centre international de conférences de Bamako, a adopté, jeudi, à l’unanimité, la deuxième partie de la loi de Finances présentée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Cette seconde partie du vote, qui est relative aux programmes et aux dotations du Budget d’État 2022, fait suite à l’adoption par le CNT, le 25 novembre 2021, de la première partie du texte consacrée aux conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier de la Loi de finances. Les prévisions des recettes budgétaires s’élèvent à 2.130,721 milliards de Fcfa contre 2.188,653 milliards de Fcfa dans la Loi de finances rectifiée 2021, soit une diminution de 57,932 milliards de Fcfa. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2022 s’élèvent à 2.748,285 milliards de Fcfa contre 2.841,580 milliards de Fcfa dans la Loi de finances rectifiée 2021, soit une baisse de 93,295 milliards de Fcfa. Au titre des dépenses, le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement (CREDD 2019-2023) demeure le cadre de référence pour la mise en œuvre des stratégies de développement et la priorité sera accordée à la prise en charge des mesures inscrites dans le Plan d’action du gouvernement 2021-2022. Le projet de Loi de finances 2022 est le cinquième budget présenté en mode programme. Les membres du CNT ont, aussi, voté par 104 voix pour, zéro contre et une abstention le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement, signé à Bamako, le 1er octobre 2021, entre le gouvernement du Mali et l’Association internationale de développement (IDA), relatif au projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel. Par cet accord, l’IDA consent au gouvernement un prêt d’un montant d’environ 27,15 milliards de FCFA, assorti d’un don d’à peu près 13,19 milliards. L’objectif de ce projet est de contribuer au relèvement et à la résilience des communautés dans les zones cibles de la région du Liptako-Gourma (Burkina Faso, Niger et Mali), à travers une approche régionale soutenant le renforcement des services et infrastructures socio-économiques intégrées par des moyens de subsistance et du développement territorial. C’est le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba qui a défendu ce projet de loi. Le troisième document approuvé par le CNT est le projet de loi portant autorisation du gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Ce texte a pour but de permettre au gouvernement de prendre certaines mesures par ordonnances, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire d’octobre 2021 et l’ouverture de la session ordinaire d’avril 2022. Dans ce projet de loi, l’autorisation demandée par le gouvernement porte sur les domaines de la création, de l’organisation et du contrôle des services et organismes publics ainsi que de l’organisation de la production. S’y ajoutent les statuts du personnel ainsi que les traités et accords internationaux. Les ordonnances sont prises en Conseil des ministres, après avis de la Cour suprême. Elles entrent en vigueur dès leur adoption. BD/MD (AMAP)

