Le Code Craft, un rempart contre le Travail des enfants dans l’orpaillage
Par Makan SISSOKO Bamako, 15 juin (AMAP) – Solidaridad west africa (SWA), une organisation internationale de la société civile, a organisé, lundi dernier, à Bamako, un atelier sur le thème : «Engagement des parties prenantes sur le Code pour l’atténuation des risques dans l’activité minière artisanale et à petite échelle, s’engageant dans un commerce formel et transparent (Code Craft)». Cette organisation promeut la production durable, la sécurité alimentaire et les modèles de services robustes des Petites et moyennes entreprises (PME) rurales dans les chaines d’approvisionnement du cacao, du palmier à huile, du coton, de l’aquaculture et de l’or en Afrique de l’Ouest. Son bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest est basé au Ghana, avec des programmes opérationnels au Nigéria, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Liberia. Organisée en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT), cet atelier s’inscrivait dans le cadre du projet régional : Accélérer l’action pour l’élimination du travail des enfants dans les chaines d’approvisionnement en Afrique (Accel Africa), mis en œuvre par l’OIT grâce à un financement du ministère néerlandais des Affaires étrangères. La rencontre d’un jour a regroupé les acteurs du secteur minier sur l’engagement du secteur privé. Le but était de former les acteurs nationaux sur la chaine d’approvisionnement de l’orpaillage sur le Code Craft. Cela en mettant l’accent sur les risques liés au travail des enfants avec en perspective l’émergence des partenariats public-privé. La finalité étant de soutenir l’élimination du travail des enfants dans le secteur de l’Exploitation minière artisanale à petite échelle (EMAPE) au Mali. Pour y arriver le projet entend s’attaquer aux causes profondes de ce fléau en accélérant son élimination en Afrique. Des actions ciblées seront mises en œuvre dans les chaines d’approvisionnement sélectionnées en Côte d’Ivoire (cacao, extraction d’or), en Égypte (coton), au Malawi (café et thé), au Mali (extraction d’or et coton), au Nigeria (cacao, extraction d’or) et en Ouganda (café et thé). C’est dans cette optique que SWA Côte d’Ivoire a été engagée par l’OIT pour la mise en œuvre du Code Craft et des processus de diligence raisonnable dans le secteur de l’exploitation minière artisanale à petite échelle de l’or (EMAPE) au Nigéria, au Mali et en Côte d’Ivoire. «Dans le cadre de ce projet, nous avons signé un accord d’exécution avec l’OIT pour pouvoir travailler sur un projet qui vise à implémenter le Code Craft dans l’exploitation arsenal de l’or au Mali», a expliqué son représentant pays en Côte d’Ivoire, Amadou Cissé. « Pour ce faire, l’organisation va former les acteurs nationaux dans la chaine d’approvisionnement de l’orpaillage sur le Code Craft », a précisé M. Cissé. « Ce qui leur permettra, selon lui, de pouvoir répondre à un certain nombre d’exigences sur le marché international de l’or, notamment celui de l’Union européenne (UE) qui a mis en place un certain nombre de règlementations appelées ‘Les devoirs de diligences’. Il s’agit, notamment, des exigences sociale, environnementale et économique pour pouvoir faire du business avec l’UE. «À travers l’implémentation de ce Code Craft, on arrive à répondre à ces besoins de diligences au niveau de l’UE et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) », a expliqué Amadou Cissé. Cette phase de transfert de connaissances aux acteurs locaux, qui dure six mois, vise à les outiller afin de former, à leur tour, tous les artisans miniers. «Nous allons former une institution qui formera les acteurs pour que ce Code Craft puisse être disséminé dans l’ensemble des chaînes de valeur pour qu’on aille vers la formalisation des Petites entreprises minières au Mali», a-t-il indiqué. Le conseiller technique au ministère malien des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, chargé des questions minières, Lassana Guindo, a expliqué que le travail des enfants est un gros défi qui figure dans les priorités de son département. « Il y a deux ans, lors de l’élaboration du nouveau Code minier, nous avons fait une mention spéciale pour l’interdiction du travail des enfants dans les sites d’orpaillages», a rappelé M. Guindo. Il a ajouté que cet atelier permettra la mise en place d’une stratégie rigoureuse de lutte contre le travail des enfants. MS/MD (AMAP)
L’Institut d’économie rurale (IER) a produit plus de 100 000 kg de semences certifiées en 2021 (Son directeur)
Bamako, 14 juin (AMAP) L’Institut d’économie rurale (IER) a produit une quantité de semences certifiées évaluée à 103.557 kg en 2021 contre 5.336 kg une année auparavant, a annoncé, lundi, son directeur général, Dr Modibo Sylla, lors la 28è session du Comité de programme de l’institut. Dr Sylla intervenait lors de cette instance du cycle de programmation de la recherche agricole, atelier d’évaluation des résultats de l’IER, au titre de 2021 et de recueil des propositions d’activités de recherche pour ses projets futurs, dans la salle de réunion de la dette publique. Il a précisé qu’en 2021, sa structure « a produit 22.630 kg de semences de pré-base toutes cultures confondues contre 88.042 kg en 2020. La production de semences de base a atteint 135.125 kg en 2021contre 122.099 kg en 2020. » Le directeur général de l’IER a présidé cet atelier de cinq jours (du 13 au 17 juin) qui se veut un forum d’échanges scientifiques, d’évaluation des résultats obtenus et de propositions d’activités de recherche. Les participants doivent analyser chacun les 113 documents, dont 93 rapports et 20 propositions de recherche. Il a indiqué que l’amélioration de l’accès aux semences de qualité est envisagée dans le cadre d’une programmation harmonisée impliquant les différents acteurs concernés. Selon Dr Modibo Sylla, les activités de renforcement des capacités ont connu un essor en 2021, grâce au nombre de projets réalisés. En la matière, a-t-il précisé, sur 120 projets prévus 99 ont été exécutés, soit un taux de réalisation de 83%. Il a noté que le nombre de stagiaires encadrés a atteint 220 sur une prévision de 181, soit 122%. 25.010 producteurs sur une prévision de 7.512 ont été formés soit 333%. Le nombre d’agents techniques et de chercheurs formés s’est établi 197 sur une prévision de 192 soit 103%. 22 formations diplomates ont été réalisées sur 25 prévus, soit 88%, a précisé Dr Modibo Sylla. Il estime que l’amélioration de la production et de la productivité agricole reste un grand défi à relever par la recherche agricole. « Car, a-t-il dit, elle requiert des stratégies orientées sur le développement des technologies adaptées dans les domaines des productions agricoles, animales, sylvicoles et halieutiques ». « Face, par exemple aux changements climatiques, il faut faire preuve d’imagination afin de développer des technologies intelligentes », a-t-il ajouté. « À cet effet, a-t-il soutenu, l’élaboration de la carte de fertilité des sols du Mali est une priorité ». Elle permettra de mieux orienter les efforts à déployer pour la correction de l’acidité des sols qui, selon lui, demeure un problème préoccupant surtout dans les régions situées dans le Sud du Mali. Dr Modibo Sylla a invité les chercheurs à un examen approfondi des documents et à des échanges scientifiques devant permettre une bonne amélioration des performances du personnel de l’IER. Des prix symboliques seront attribués aux chercheurs à la fin de cette session pour la qualité de leurs prestations scientifiques. « Ils concerneront les meilleurs rapports et propositions de recherche, a-t-il indiqué. FC/MD (AMAP)
Diamant : Le Mali bientôt producteur ?
Par Oumar SANKARE Bamako, 14 juin (AMAP) La diversification de la production minière nationale, longtemps voulue par nos autorités maliennes pour attirer des investissements massifs dans le secteur, est-elle en train de se matérialiser ? La confirmation, la semaine dernière, du potentiel diamantifère malien par une délégation technique du secteur des mines confirme cette tendance. Cette découverte historique de diamant intervient quelques jours après le lancement des travaux de construction de la mine de lithium par Leo Lithium, co-entreprise formée par l’australien Firefinch et le chinois Ganfeng Lithium. C’est la Société minière Samadou Mining, détentrice d’un permis d’exploration de diamant, qui a fait la découverte, la semaine dernière, dans le village de Kénébélé, Commune de Kologo, dans la Région de Bougouni (Sud). Cela, au terme de trois mois de travaux d’exploration. «Il s’agit de trois morceaux de diamants de bonne qualité à vu d’œil», confirme le directeur du Bureau d’expertise, d’évaluation et de certification des diamants bruts (BEEC). Rencontré jeudi à son bureau, Dr Birama Sory Sidibé précise qu’une analyse plus approfondie est demandée pour donner leur coût exact une fois les 4 C (poids, coupe, couleur et pureté) déterminés. Selon lui, un morceau de diamant peut être vendu entre 20 millions et plus de 100 millions de Fcfa en fonction des 4C. L’État prélève 2% de la valeur de chaque morceau comme taxe. Des études faites en 2006 par des services spécialisés américains distinguent le diamant gemme : pierre pure ou très pure, destinée à la bijouterie-joaillerie du diamant industriel : diamant très impur, en général opaque, destiné à la fabrication d’outils industriels de forage (ex. forage pétrolier, sondage minier) ou de découpage (ex. perçage de bétons armés, sciage de pierres dures, polissage de divers matériaux). Aucune analyse déterminant à laquelle des deux familles nos diamants appartiennent et le potentiel réel du périmètre concerné n’est encore disponible. Toutefois, ce qui pourrait être considéré comme la première mine d’exploitation de diamant au Mali s’étend sur 12 km2. Autre évidence : c’est un gisement de type alluvionnaire (qui découle des ruissellements) où des morceaux de diamants sont sortis de trois trous. «Ce qui prouve à suffisance qu’il y a du potentiel», analyse Dr Birama Sory Sidibé. Précisons ici que l’extraction du diamant se fait principalement dans les gisements primaires (pipes kimberlitiques) à ciel ouvert (carrière) ou en souterrain. Les dépôts secondaires (placers) peuvent se trouver dans les lits des rivières ou sur les côtes marines (offshore). 20 À 30 MILLIONS DE FCFA– L’exploitation du potentiel découvert dans la région de Bougouni exige des préalables. L’autorisation d’exploration de trois mois dont dispose Samadou Mining a expiré, rappelle l’expert. À ce stade, suggère le spécialiste, il leur faut un permis de recherche d’une durée de trois ans renouvelable. «Mais nous pensons qu’ils peuvent passer à la phase d’exploitation», ajoute Dr Birama Sory Sidibé. Et d’assurer : «Avec un investissement de 20 à 30 millions de Fcfa nécessaires pour l’installation d’une laverie moderne (7 millions de Fcfa) et une pelleteuse, ils peuvent commencer l’exploitation». L’expert précise, ensuite, qu’il s’agit là d’une exploitation artisanale mécanisée. « Car, selon lui, la production du diamant ne requiert aucun produit chimique ». La directrice nationale adjointe de la géologie et des mines assure de son soutien à cet effet. «Le département fera tout pour accompagner Samadou Mining, afin de quitter le stade artisanal pour une exploitation de meilleur standard», promet Mme Karambé Awa Goundian. Dr Birama Sory Sidibé invite les autorités à investir davantage dans la recherche pour une diversification de l’exploitation minière. «Ceci permettra de prouver l’existence du potentiel minier et de mieux négocier lors des conventions internationales et les contrats miniers», argumente le technicien. Il a été établi que le Mali dispose d’un potentiel appréciable en diamant dans les zones de Kéniéba, Kangaba et Yanfolila. Les estimations tablent sur 583.598 carats dans les gisements primaires et 1.775.733 carats dans les gisements alluvionnaires. 1 carat équivalant à 0,20g. On se souvient que l’ancien ministre en charge des Mines et du Pétrole avait confirmé, en 2018, que le Mali possède du diamant. « Les districts miniers de Kénièba, Kangaba et Yanfolila regorgent de milliers de carats de diamant tandis que dans certaines localités de Sikasso et de Taoudéni des recherches supplémentaires étaient en vue pour confirmer l’existence du métal précieux », avait précisé Pr Tièmoko Sangaré. Rappelons que le Mali a été admis en 2013 au Schéma de certification du processus de Kimberly, un régime international de certification de diamants bruts réunissant gouvernements, industriels et société civile. Le processus de Kimberly (PK) vise à éviter que les recettes émanant du commerce des diamants ne soient utilisées pour financer les activités militaires de groupes rebelles ou terroristes. Les pays qui ont d’importantes productions alluviales, artisanales ou mécanisées, sont surtout en Afrique : Angola, République démocratique du Congo (RDC), Namibie, Sierra Leone, République centrafricaine (RCA), Guinée, République du Congo, Tanzanie, etc. Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis, ils représentent quelque 25 à 30% de la production mondiale qui a atteint près de 180 millions de carats en 2004. OS/MD (AMAP)
Mali-Russie : Signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération
Bamako, 08 juin (AMAP) Le Mali et la Fédération de la Russie ont signé, mardi, un mémorandum d’entente sur la coopération entre les deux Etats, à Bamako, sous la présidence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. La signature du document avec la délégation de l’Association russe pour la coopération économique avec les pays africains, conduite par l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ses collègues des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du Développement rural, Modibo Keïta. Auparavant, Maliens et Russes ont eu une séance de travail au cours de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur volonté de développer les relations économiques. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, et le diplomate russe, Igor Gromyko, ont estimé que la coopération économique entre les deux pays doit être hissée au niveau de celle portant sur le domaine militaire. M. Diop et M. Gromyko ont indiqué que la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Fédération de Russie sera axée sur les domaines de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, des infrastructures et des transports, de l’énergie et des mines. Le mémorandum d’entente a été signé par le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, et le représentant de l’Association pour la coopération économique avec les pays africains, Andreï Albechtchenko. Le document a pour objectif d’encadrer les relations avec les entreprises russes dans les domaines des mines et de l’énergie. Ainsi, dans le domaine de l’énergie, il est prévu les réalisations de projets de centrales hydroélectriques, de projets de centrales à gaz et de maintenance des centrales thermiques, des projets de lignes de transports électriques et l’établissement de partenariats avec les opérateurs pour l’importation de gaz butane. S’agissant des mines et du pétrole, le protocole d’accord entend matérialiser les réalisations de l’étude interprétative du bassin de Taoudénit, des études sur l’hydrogène naturel et l’achèvement des projets de forage d’exploration des rifts de Gao (Nord) et Nara (Ouest). A ceux-ci s’ajoutent la réalisation de projets visant à mettre en place la Banque nationale des données pétrolières et celle des projets miniers. Andreï Albechtchenko a rappelé que l’Association pour la coopération économique avec les pays africains a été créée suite au sommet Russie-Afrique. Elle vient en appui aux efforts du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour renforcer les relations économiques avec l’Afrique. Tout en saluant la concrétisation de la volonté politique des deux Etats de donner une coloration économique à leurs relations, le chef de la diplomatie malienne a dit que cet accord vient compléter les secteurs déjà existant comme la formation et la coopération dans le domaine de la sécurité. Abdoulaye Diop a rappelé que les deux parties doivent travailler pour jeter les bases d’une coopération politique et stratégique dans les secteurs clés. Selon lui, cela doit permettre de renforcer la coopération sur la base d’un partenariat gagnant-gagnant. Abondant dans le même sens, l’ambassadeur russe a appelé de ses vœux le développement d’une coopération gagnant-gagnant entre les pays. «La visite du ministre Diop à Moscou a été l’occasion de discuter des questions d’intérêt mutuel», a ajouté le diplomate. NK/MD (AMAP)
Hausse des prix de l’essence et du gasoil au Mali (Communiqué)
Bamako, 08 juin (AMAP) Au Mali, le litre de supercarburant passe de 762 à 811 Fcfa et celui du gasoil de 760 à 809 Fcfa, depuis mercredi 08 juin 2022, a annoncé l’Office nationale des produits pétroliers (ONAP), dans un communiqué publié mardi 07 juin. « C’est suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe », explique l’ONAP. « Malgré cette hausse, le gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 Fcfa et à 1039 Fcfa le litre à la pompe », indique la même source. Le communiqué précise que les pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’État, au titre de l’année 2022, étaient de l’ordre d’environ 87 milliards de Fcfa. Et d’ajouter qu’avec cette tendance haussière actuelle, « elles sont projetées à environ 215 milliards de Fcfa au 31 décembre 2022 ». Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, relève le communiqué, le gouvernement appelle les consommateurs à « adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins ». Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que » tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat ». SS/MD (AMAP
Communiqué relatif au réajustement tarifaire des prix à la pompe
Suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le Gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe. Ainsi à compter mercredi 08 juin 2022 à 00 H, le litre de supercarburant passe de 762 à 811 F CFA et celui du Gasoil passe de 760 à 809 F CFA. Il convient de noter que malgré cette hausse, le Gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 F CFA et à 1039 F CFA le litre à la pompe. L’estimation des pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’Etat au titre de l’année 2022 était de l’ordre d’environ 87 milliards de F CFA. Avec cette tendance haussière actuelle, elles sont projetées à environs 215 milliards de francs CFA au 31 décembre 2022. Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, le Gouvernement appelle les consommateurs à adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins. Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat. Bamako, le 07 juin 2022 Le Directeur Général de l’ONAP M. Modibo Gouro DIALL
Projet d’usine de montage d’ordinateurs et de tablettes à Bamako au Mali
Bamako, 07 juin (AMAP) La société Danew Talla Electronics, co-entreprise de droit malien évoluant dans le domaine de l’informatique, a lancé un projet d’installation d’une usine d’assemblage d’ordinateurs portables, de tablettes électroniques à Bamako, a annoncé le président du groupe Danew Talla Electronics, Renaud Amiel, lundi, à Bamako. Les responsables de la société, à la sortie d’une audience que le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, leur a accordée, ont indiqué que cette cette usine, première du genre en Afrique de l’Ouest, permettra de fournir les marché malien et ouest-africain. La production devrait commencer en septembre prochain avec la création d’au moins 200 emplois directs, extensibles à 1000 emplois à terme. La société développe un Partenariat Public-Privé (PPP) avec plusieurs départements ministériels. Il s’agit, notamment, des ministres en charge de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, ceux de l’Entreprenariat national et de l’Emploi et du Commerce et de l’Industrie, de la Communication et de l’Économie numérique. Le projet ambitionne de fabriquer des ordinateurs portables et tablettes d’une qualité durable à partir de 65.000 Fcfa pour le type «Notebook» d’une gamme riche et variée avec des modèles professionnels allant jusqu’à 100.000 Fcfa, tous adaptés au domaine de l’Éducation. Dès ces deux premiers mois, le projet va créer environ 200 emplois directs et pourrait employer 1000 travailleurs à termes, avec une capacité de production de 600.000 tablettes par an. La délégation était conduite par le président de la société, Renaud Amiel, accompagné du directeur pays, Modibo Talla. Au cours de la rencontre, élargie aux chefs des départements ministériels concernés ou leurs représentants, les visiteurs ont présenté le projet au chef du gouvernement. Ils ont présenté certains équipements déjà fabriqués au Mali dont un ordinateur portable et une tablette adaptés aux besoins des élèves et étudiants, notamment dans le cadre du Programme prioritaire de développement de l’Éducation numérique. À tour de rôle, les ministres concernés ont exprimé leur enthousiasme, tout en saluant l’initiative qui va, non seulement, contribuer, à terme, à la réduction de la fracture numérique mais, aussi, créer beaucoup d’emplois, notamment pour la jeunesse. Pour sa part, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a félicité les responsables du projet qui est le fruit d’une coopération entre une société européenne (Danew) et une entreprise malienne (Talla Telecom) dont la fusion a donné (Danew-Talla électroniques), avant de leur promettre « l’accompagnement total » du gouvernement. Le chef du gouvernent a invité ses hôtes à poursuivre les concertations, déjà entreprises depuis six mois, avec les services techniques de l’ensemble des ministères impliqués. Au terme de la rencontre, Renaud Amiel a expliqué que la société Danew Talla Electronics va recruter environ 1 000 jeunes à travers tout le Mali qui seront formés, pendant deux mois, à Bamako par des techniciens Danew-Talla. Après la production « nous allons créer un réseau national de réparateurs d’environ 1 000 personnes dotées de tablettes avec tous les logiciels et les outils nécessaires pour la réparation et la maintenance de nos produits », a assuré M. Amiel. AT/MD (AMAP)
Coopération : Une mission économique russe séjourne au Mali
Bamako, 06 juin (AMAP) Une délégation de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique séjourne au Mali, du 2 au 9 juin 2022, pour concrétiser les accords avec Bamako dans divers secteurs économiques comme l’approvisionnement en produits pétroliers et agricoles ainsi que le renouvèlement des infrastructures ferroviaires. Le directeur de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique, Andrei Albeshchenko, a confié que sa délégation est au Mali pour parler de la livraison du blé, des engrais et des produits pétroliers de la Russie. «Nous allons procéder à la signature des accords de documents portant sur la coopération économique», a-t-il indiqué, à la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, vendredi dernier, à laquelle a participé l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko. Pour sa part, le chef du gouvernement malien a dit que « le fait de venir au Mali en ce moment est un acte de foi, une preuve d’amitié ». «Le Mali n’a jamais été un pays isolé malgré la volonté affichée de certains partenaires», a-t-il ajouté, avant de se réjouir que les amis de notre pays, dont la Russie, sont nombreux à travers le monde. Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que les autorités de la Transition ont décidé de mettre la sécurité au cœur de leurs actions. «Après une analyse objective, nous sommes arrivés à la conclusion que l’un de nos partenaires fiables pour assurer la sécurité de notre pays, c’est la Russie», a-t-il dit. Pour rappel, du 18 au 21 mai, une forte délégation ministérielle, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’était rendue en Russie en vue de diversifier les secteurs de coopération entre les deux pays. NK/MD (AMAP)
Mali : Lancement des travaux de construction de la mine de lithium de Goulamina (Sud)
Envoyé spécial Makan SISSOKO Bamako, 06 juin (AMAP) Les travaux de construction de la toute première mine de Lithium en Afrique de l’Ouest ont officiellement démarré, vendredi dernier, sur le site de Goulamina, à 60 kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali. D’une durée de deux ans, la réalisation nécessitera un investissement estimé à 138 milliards de Fcfa. Ce projet d’envergure est porté par la société Leo Lithium, co-entreprise formée par l’australien Firefinch et le chinois Ganfeng Lithium pour l’exploitation de la mine. Le produit brut sera exporté en Chine pour fabriquer de l’hydroxyde de lithium de qualité batterie. En lançant ce chantier gigantesque, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, accompagné d’une forte délégation, a réaffirmé la volonté des autorités maliennes « de faire de l’exploitation minière un outil privilégié de croissance économique et de développement social ». Les populations locales sont sorties massivement pour être témoin du lancement officiel de ce projet de classe mondiale dont la phase d’exploitation durera, au moins, 21 années. Ses ressources minérales sont estimées à 109 millions de tonnes, au taux de 1,45% d’oxyde de Lithium (Li20). Des forages sont en cours pour les identifier et les convertir en réserves. Ces explorations permettront de prolonger la durée de vie initiale. Pendant sa première phase de production, Goulamina sera parmi les sept premiers producteurs mondiaux de lithium. Dix-huit mois plus tard, début de la seconde phase, elle figurera parmi les trois premiers producteurs mondiaux de concentré de spodumène. Le produit final attendu est jugé être de haute qualité avec une teneur en oxyde de Lithium (Li20) de 6% et avec peu d’impuretés. Il sera, ensuite, transporté en Chine par Ganfeng, pour la phase de conversion en hydroxyde de lithium de qualité batterie. Le projet coûtera un investissement de 250 millions de dollars (environ 138 milliards de Fcfa). Il sera bâti en se focalisant sur le développement local de la Région de Bougouni et la hausse de la contribution du secteur minier à l’économie du Mali. Pour ce faire, la mine produira plus de 500.000 tonnes de concentrés de spodumène par an lors de la phase 1, avant d’atteindre 800.000 tonnes par an durant la phase 2. Sa construction mobilisera environ 1.200 travailleurs qualifiés et non qualifiés. Son exploitation qui marque l’entrée en production de l’usine, mobilisera près de 650 personnes, « constituées essentiellement de Maliens », a expliqué le directeur général de Leo Lithium et promoteur du projet de lithium de Goulamina, Simon Hay. « Dans sa conception actuelle, un accent particulier est mis sur la création d’emplois locaux, la mise en place d’infrastructures locales et le suivi rapide des plans d’aménagement communautaire pour répondre aux besoins des communautés locales », a précisé le ministre Lamine Seydou Traoré. Il a insisté sur la responsabilité de la mine en termes de promotion du développement local, d’employabilité et de contenus locaux. Pour sa part, le maire de la Commune rurale de Danou, Salif Bagayogo, a exprimé sa satisfaction d’accueillir ce projet dans sa circonscription. MK/MD (AMAP)
Nouvelle cimenterie Atlas : Le président Assimi Goita donne le coup d’envoi des travaux
Bamako, 03 juin (AMAP) Bâtie sur une superficie de 14 ha, avec une production annuelle de 800.000 tonnes par an, la cimenterie de Dio Gare emploiera, au moins, 100 personnes directement et 150 indirectement dès le lancement. Avec l’objectif de parvenir à plus de 1.000 emplois sur les dix prochaines années, cette nouvelle usine de ciment située à Dio Gare, dénommée Cimenterie Atlas, est l’œuvre de la société S&S industrie dirigée par deux jeunes Maliens, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow. C’est une société de droit malien créée en 2021 avec un capital initial d’un million de Fcfa porté à 100 millions de Fcfa, en novembre dernier. L’objectif est de doter le Mali d’une nouvelle cimenterie de dernière génération dans le cadre d’un partenariat cent pour cent malien. Le montant total de la réalisation de la future usine de ciment est estimé à plus de 50 milliards de nos francs. L’infrastructure doit être opérationnelle dans trois ans. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, dans une ambiance de fête, à la pose de la première pierre de l’usine, jeudi, sur le site, à Dio Gare. La cérémonie a réuni le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et les autorités coutumières, administratives et politiques de la localité. Après la pose de la première pierre, le chef de l’État, dans une interview à la presse, a indiqué que ce projet « cadre avec la vision du gouvernement qui consiste à soutenir toutes les initiatives nationales et, surtout, celles portées par la jeunesse pour le développement de notre pays ». Une condition sine qua non de notre indépendance économique. «Je suis sûr et convaincu que la réalisation de cette usine permettra de créer des emplois et combler le déficit du ciment sur le marché national et, aussi, de booster le secteur économique», a déclaré le colonel Goïta. Le président de la Transition a lancé un vibrant appel à tous les Maliens de l’intérieur comme de la diaspora à venir investir au Mali. Il a assuré que les autorités de la Transition les accompagneront dans le strict respect des intérêts du peuple malien. RÉDUIRE LES IMPORTATIONS – Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, la présence du colonel Assimi Goïta à cette cérémonie témoigne de tout l’intérêt particulier qu’il porte au développement industriel de notre pays en général, et singulièrement à la promotion de l’entreprenariat de la jeunesse malienne. M. Ould Mohamed a aussi remercié les promoteurs pour avoir choisi de faire un tel investissement dans notre pays. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, la pose de la première pierre de cette usine témoigne de la volonté des autorités à mettre en œuvre la politique de développement industriel. «Un des objectifs de cette politique est, justement, la création d’unités de transformation de nos minerais et en particulier la transformation du calcaire du Mali », a-t-il précisé. Mahmoud Ould Mohamed a, par ailleurs, salué la vision qui a animé les promoteurs, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow, tous jeunes opérateurs maliens évoluant dans le monde des affaires, pour la création de cette usine de ciment de type CEM32,5. «Cette nouvelle unité industrielle contribuera à l’accroissement de la production du ciment et réduira considérablement le niveau de dépendance du pays aux importations créant ainsi plus de valeur ajoutée. Elle va, aussi, réduire la fuite des capitaux», a indiqué le ministre, précisant que la société S&S industrie a bénéficié de l’accompagnement de l’Etat à travers l’octroi d’un agrément suivant le Code des investissements. De son côté, le Président directeur général (PDG) de la cimenterie Atlas, Papa Oumar Samaké, a précisé que l’un des objectifs de la réalisation de cette usine est de réduire considérablement l’importation de ciment au Mali et, surtout, de contribuer au développement socio-économique du Mali, tout en mettant en valeur le savoir-faire malien. Après avoir remercié le chef de l’État pour son déplacement, il a dit que ce projet répond, en quelque sorte, à son appel lancé à la jeunesse malienne pour relever le défi. OD/MD (AMAP)