Bamako : Les restaurants ambulants ont le vent en poupe
Par Fatoumata M. SIDIBE Bamako, 19 juillet (AMAP) A Bamako, la capitale malienne, on rencontre, surtout aux endroits de forte concentration humaine, de plus en plus, de restaurants ambulants, un véhicule aménagé pour vendre des plats d’un emplacement à un autre et équipé pour la cuisson, la préparation et la vente de nourritures. «Kalaman» qui signifie plats chauds en français en fait partie. Ce nouveau service «Fast Food mobile» est installé à l’ACI 2000. Nous avons rencontré son promoteur Kassim Sidibé, en train de cuire un tacos. Ce diplômé en agro alimentaire a ouvert son restaurant mobile en janvier 2022. « Je travaille avec six employés pour le moment. J’ai choisi la zone ACI 2000 parce que c’est le centre des affaires à Bamako. Ici, nous ciblons les écoliers, les travailleurs, les passants. Nous vendons des sandwiches, des tacos, des paninis, des chawarmas», explique Kassim Sidibé, dont les prix vont de 1 000 à 3 500 Fcfa Le jeune restaurateur et son équipe peuvent vendre 100 à 150 repas par jour. «Nous avons obtenu de la mairie un permis de stationnement et une autorisation d’occupation. Nous travaillons de 7h à 18h, du lundi au vendredi. Nous faisons également des livraisons à domicile», confie le patron du restaurant «Kalaman». Mana Fatima est une cliente rencontrée sur place. Elle avoue être séduite par ce restaurant mobile. «C’est grâce à Facebook que j’ai découvert ce restaurant mobile. Les plats sont bons et les prix sont raisonnables. Aujourd’hui, je suis venue acheter des sandwichs au poulet», dit la jeune cliente. «Je peux venir ici 2 fois par semaine. Le repas est vite servi. La commande est aussi possible en ligne», se réjouit-elle. Il est 12 heures au «Resto Mobile Siby Center». Des chawarmas, hamburgers, nems, sandwiches, patés, KFC Chickens, brochettes sont déjà disponibles. Amadou Sanogo, le cuisiner principal, finit de nettoyer son matériel. Le jeune homme qui dispose déjà d’un restaurant fixe à Djicoroni, a choisi d’agrandir son business avec un restaurant mobile. «Nous avons ouvert ce camion-restaurant en décembre dernier. Il fonctionne bien. Certains clients se plaignent souvent des prix de la nourriture, mais ça ne les empêche pas de revenir», dit-il. Lors des grands événements comme Bama Art, Amadou Sanogo fait de bonnes affaires. «On peut vendre plus de 100 plats en quelques heures. Les prix vont de 500 Fcfa à 2 500 Fcfa. À l’avenir, nous envisageons d’ajouter les rafraîchissements», dit-il. MANGER SAIN – Alassane Togo est le promoteur du «Resto mobile Mandé volaille». Sa camionnette aux couleurs bleue et blanche est stationnée non loin du boulevard de l’Indépendance. Nous l’avons trouvé en train de découper des pommes de terre. Il précise que les poulets sont venus directement de sa ferme à Yirimadjio. «Nous avons choisi ce lieu, car il est situé en plein cœur de Bamako. Nous commençons le service à 15h jusqu’à 2h du matin. Les clients aiment beaucoup nos poulets grillés», fait-il savoir. Le restaurant-camion d’Alassane Togo fonctionne depuis des années. Il a obtenu son autorisation à la mairie de la Commune III. La policière Fatoumata Traoré travaille au commissariat de Sébénikoro. Malgré la distance, elle est l’une des clientes fidèles du «Resto mobile Mandé volaille». «Chaque fois que je viens ici, mes collègues me donnent l’argent pour acheter leur plat. Aujourd’hui, je suis venue acheter 3 poulets à 6 000 Fcfa l’unité», raconte celle qui fréquente ce restaurant depuis cinq ans. FMS/MD (AMAP)
Après la levée des sanctions de la CEDEAO : Le port de Dakar annule les frais de magasinage des marchandises du Mali
Bamako, 15 juin (AMAP) Une mission de la direction générale du Port autonome de Dakar (PAD), qui séjourne, depuis mercredi, au Mali, a rencontré jeudi les opérateurs économiques maliens au Conseil national du patronat du Mali (CNPM). L’objectif de cette rencontre avec les opérateurs économiques maliens était d’échanger sur les mesures annoncées par le PAD pour la reprise du transit malien et les moyens de renforcer le partenariat stratégique entre les deux parties. Ces mesures portent, notamment, sur l’annulation des frais de magasinage des marchandises maliennes en transit au PAD. « Cette décision (…) prend effet à compter du début d’entrée en vigueur de l’embargo contre le Mali (9 janvier 2022) jusqu’au 3 juillet 2022 date de la levée de celui-ci », a expliqué le directeur commercial et expérience client du PAD, Papa Ibrahim Sow. Selon représentant du directeur général du PAD à la rencontre, ce sont des centaines de milliers de marchandises (conventionnelles) du transit malien qui sont concernés par « cette importante décision » de l’autorité portuaire sénégalaise. « Par note circulaire du 05 juillet 2022, le directeur général du Port autonome de Dakar engage les opérateurs des terminaux à décider un examen bienveillant concernant les demandes de nos partenaires maliens en ce qui concerne les délais de franchise et la durée de séjour des marchandises », a expliqué le directeur commercial. Dans ce cadre, le responsable commercial du PAD a annoncé que des missions des opérateurs économiques sénégalais sont attendues très bientôt, à Bamako, la capitale malienne. « Et pour la définition de la stratégie nationale portuaire du Sénégal, la direction du Port autonome de Dakar a associé de façon inclusive les partenaires maliens à la préparation du document », a-t-il assuré. Évoquant l’assistance des acteurs sur le corridor pendant l’embargo, M. Sow, a rappelé, qu’outre les différentes instructions données pour assurer une plus grande fluidité des marchandises (produits alimentaires, pétroliers et intrants agricoles) non concernés par l’embargo, le directeur général du port a plaidé auprès des responsables au plus haut niveau en faveur des partenaires maliens et des populations. Pour sa part, le président de l’administration provisoire du Conseil malien des chargeurs (CMC), Souleymane Baba Traoré, a remercié la direction générale du PAD pour avoir annulé à 100% tous les frais de magasinage au niveau du port. « Toutefois, dans le cas de force majeur et pour éviter une double sanction, les opérateurs économiques maliens savent compter sur votre suivi et investissement personnel auprès des autres acteurs portuaires pour l’annulation et le remboursement des frais de magasinage de stationnement et de surestaries », a plaidé le président du CMC. Il a estimé qu’un avis favorable à cette demande rendra justice aux opérateurs économiques maliens qui sont étrangers à cette situation. « Et accéder à cette demande constitue un acte d’humanisme à l’endroit de la population malienne qui vit une situation socio-économique et sanitaire complexe », a ajouté M, Traoré. Le président du CMC a ajouté que dans le cadre de la relance économique, les opérateurs maliens comptent sur le corridor Dakar-Bamako pour un approvisionnement régulier et à moindre coût de notre pays. « Ceci est d’autant plus justifié qu’en raison du partage de la même aire culturelle, le Port de Dakar est l’un des ports stratégiques du Mali », a-t-il dit. La rencontre a eu lieu en présence du président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, du président de l’Administration provisoire du CNPM, Soya Golfa. BBC/MD (AMAP)
Exploitation pétrolière ou gazière : Le gouvernement du Mali opte pour le partage de production
Bamako, 15 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali n’acceptera plus de contrat de concession mais plutôt celui de partage de production en cas d’éventuelles exploitations pétrolière, gazière ou d’hydrogène dans son sous-sol, a appris l’AMAP, jeudi, à Bamako. Le taux de partage va de 20 à 40% pour l’Etat, selon cette décision validée par un Conseil de cabinet tenu à la Primature et qui a porté sur des dossiers de recherche et d’exploitation pétrolière, gazière ou d’hydrogène, présentés par le ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, s. Au sortir du Conseil, le chef du département s’est montré satisfait « en attendant l’exploitation pétrolière ou gazière au Mali ». Depuis l’éclatement de la crise en 2012, Le Mali n’a signé aucun contrat de recherche. Pis, toutes les sociétés étrangères se sont retirées, en invoquant un cas de force majeure. En 2015, il y a eu une réforme de la loi pétrolière mais qui n’a pas suffi à attirer les investisseurs. De cette date à nos jours, aucun contrat de recherche pétrolière ou gazière n’a été signé au Mali. En tenant compte de cette situation et dans la perspective de relancer le secteur pétrolier, selon le ministre Traoré, « le gouvernement de Transition, à la suite de la rectification, a procédé à la relecture de la loi pétrolière ». Ce qui a abouti à modifier la loi pétrolière pour adapter son décret d’application et le contrat type de partage adopté en juin 2022. Cette réforme a commencé à porter ses fruits. « Parce que nous avons eu déjà trois manifestations d’intérêts de trois sociétés, toutes maliennes. Cela est un bonheur, car les retombées seront essentiellement maliennes, après la découverte des richesses», s’est réjoui le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau. « Il s’agissait pour nous, a-t-il précisé, d’examiner et de faire en sorte que le contrat type de partage qui va être signé avec ces sociétés puisse permettre d’apporter de meilleures retombées possibles au pays. En cas de découverte de pétrole, de gaz ou d’hydrogène et lorsque l’exploitation va commencer ». Autrement dit, le gouvernement a opté pour le contrat de partage de productions, conformément au décret type déjà validé en Conseil des ministres, qui accorde des facilités pour la recherche. « Mais, aussi, qui assure à notre pays les meilleures retombées en cas de découverte du pétrole ou lorsque l’exploitation va commencer », a poursuivi le ministre. Lamine Seydou Traoré a expliqué que le Mali a prévu deux options pour ce faire. La première consiste à faire payer les sociétés une redevance sur leur chiffre d’affaires dès l’exploitation du pétrole, du gaz ou de l’hydrogène. «Le plafond exigé par la loi est de 15%», a-t-il précisé. Déjà, le gouvernement est parvenu à faire accepter à tous les investisseurs que cela soit le taux plafond applicable. « En plus de cela, a ajouté le ministre Traoré, l’Etat a décidé de ne plus évoluer dans le contrat de concession mais plutôt celui de partage de production. «Le taux de partage va de 20 à 40% pour l’état», a révélé Lamine Seydou Traoré. OD/MD (AMAP)
Trafic ferroviaire : Le train-test arrive, dans la joie à Kita
Par Mohamed Fabrice Kita, 14 juin (AMAP) Une immense foule a pris d’assaut la gare ferroviaire de Kita ce 13 juillet. Ces hommes et femmes, adultes, adolescents et enfants, en une marée humaine diverse, variée et bigarrée, se sont rassemblés sur le site pour voir de leurs « propres yeux » leur train de voyageurs Bamako-Kayes, de nouveau sur les rails ! Un évènement que nul Kitois ne voulait et ne pouvait manquer, pour rien au monde. La ligne de chemin de fer était à l’arrêt depuis plusieurs années. A 14h30 minutes, le « cheval de fer » est arrivé à Badinko, pour s’immobiliser net à 15h30 minutes, à la gare transrail de Kita où l’attendaient la population aussi nombreuse que joyeuse. A l’escale de Badinko où les autorités régionales ont effectué le déplacement pour le premier accueil de ce train-test comme à la gare de Kita, l’ambiance était celle des grands jours. Les populations, dans une effervescence totale, n’avaient que cette prouesse à la bouche : « les promesses des autorités du pays quant au redémarrage du trafic ferroviaire sont presque tenues », selon elles. Une ambiance de joie ou s’entremêlent hymne national, chants et symphonies puisés dans le terroir. Et des selfies comme s’ils en pleuvaient, sur fond de l’engin avec comme décor la gare ! Certains brandissaient des drapeaux et des banderoles à l’effigie du président de la transition et du Premier ministre. Partout, c’était des éloges, la fête et des manifestations de joie, comme chacun pouvait. « Que le train qui vient de redémarrer soit le début de notre bien-être social. Nous sommes fiers de nos autorités surtout du président de la transition Assimi Goïta. La population le long des rails soutient la transition pour toujours », affirme, avec émotion, Brin Diallo, du quartier Kita-gare où se trouve la gare de train. « Notre train a redémarré. C’est notre centre commercial, notre marché. Avec le train, nous faisons nos commerces pour soutenir nos maris et pour subvenir aux besoins de nos familles. Si Dieu nous a gratifie d’un tel jour, tout le monde doit en saluer le gouvernement », se réjouit la présidente des femmes de Kita, Mme Macalou Aissata Sacko. « Merci Assimi et allez lui dire de se serrer, encore plus, la ceinture. Nous sommes toutes derrière lui pour la réussite de la transition », lance-t-elle. Mme Sidibé Sira Diallo, du quartier de Badenko, se souvient du bon vieux temps de la grosse activité du trafic ferroviaire. « En effet, se rappelle-t-elle, les échanges commerciaux se faisaient dans un cadre social et sur la base de la confiance. On prenait la marchandise à l’arrivée du train et les règlements se faisaient, sans problèmes, au prochain voyage ». « Merci Assimi Goïta ! Avec le train remis en circulation, vous allez recoudre le tissu social », dit-elle. « Partout, où nous sommes passés, pour cet essai, nous avons vu le grand engouement des populations riveraines du rail. Ce qui prouve, si besoin en était, que le train n’est pas seulement une question économique. Il est, aussi, une question sociale. Cela permet de désenclaver toutes ces localités, le long des rails», indique le directeur général de la Société de patrimoine ferroviaire au Mali (SOPAFER), Ibrahim Maiga. Le Dg de la SOPAFER a demandé aux populations de croire toujours en nos autorités quant à la reprise de l’activité ferroviaire. « Un plan d’urgence de reprise de l’activité ferroviaire est en phase d’exécution » a-t-il souligné à Kita.. Pour le trajet de 30 km, Badinko-Kita, le gouverneur Daouda Maiga a pris place aux côtés du Dg de la SOPAFER. Au regard de la mobilisation générale des communautés, les autorités disent avoir bien noter l’espoir des populations de voir la réouverture effective de ce tronçon. Elles ont soutenu que la question demeure au cœur des préoccupations des plus hautes autorités du pays. Elles se disent conscientes que les rails, source de revenus, sont essentiels pour les populations riveraines qui l’attendent avec patience. Après 30 minutes de stationnement à Kita, le train-test s’est lancé pour Kayes, sous les ovations des populations, satisfaites de le revoir siffler encore, après plusieurs années d’interruption. MF/MD (AMAP)
Trafic ferroviaire : Le chemin de fer entre Bamako et Kayes reprend vie
Par Oumar SANKARE Bamako, 14 juin (AMAP) Mercredi 13 juillet 2002, le soleil se lève doucement sur la gare ferroviaire de Bamako, la capitale malienne. C’est le grand jour pour les cheminots et l’ensemble des travailleurs des chemins de fer. Les préparatifs de la reprise du trafic ferroviaire arrivent, enfin, à une phase cruciale. La Société de patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER) procède à « l’essai blanc » du train de transport-voyageurs entre Bamako et Kayes (Ouest). Le rêve est en passe de devenir réalité pour les travailleurs des chemins de fer, sans activité depuis belle lurette pour cause d’arrêt du trafic ferroviaire. On peut aisément imaginer le soulagement des populations et localités riveraines du chemin de fer et les travailleurs de la SOPAFER. L’événement ne passe pas inaperçu dans la capitale. Curieux, automobilistes et piétons sont alertés par le train qui se remet à siffler. Il faut dire que les Bamakois avaient perdu l’habitude d’entendre le sifflement des trains. Alors que la foule de curieux grossit, les cheminots s’affairent pour le lancement de « l’essai blanc ». Pour l’occasion, du beau monde est réuni à la gare ferroviaire de Bamako. De la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, au directeur général de la SOPAFER, Ibrahim Maïga, en passant par plusieurs autres responsables des chemins de fer. Makan Sissoko est électricien à bord du train. Sourire aux lèvres, il discute des derniers réglages avec d’autres agents, mécaniciens, maintenanciers, tous vêtus d’un uniforme bleu (chemise et pantalon). « Le train est à l’arrêt depuis 2018 et c’est avec un grand plaisir que nous reprenons le travail aujourd’hui », dit-il. Et d’ajouter que ce sont des emplois qui sont créés avec le redémarrage du train, en plus des recrutements et des formations à venir. « Le train a été remis sur pied grâce à l’expertise malienne, rien n’est venu de l’extérieur », se félicite notre interlocuteur. Quant à Moussa Keita Yao, coordinateur des syndicats et associations des cheminots, il se dit satisfait des démarches entreprises par les autorités. « Après tant de détresse, nous sommes rentrés en possession de tous nos arriérés de salaire et un convoi de locomotive est mise en ligne même si c’est une phase d’essai », se réjouit-il. NOUVELLES LOCOMOTIVES – Plusieurs activités ont déjà été réalisées pour la mise en marche du train. Il s’agit de la réhabilitation de 19 gares, de Bamako à Kayes, la réhabilitation des ateliers centraux de Korofina (dans la capitale malienne) et de Kayes, l’acquisition partielle d’équipements mécaniques et outillages pour les travaux de la voie, les travaux de traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes, la pose des traverses en bois sur les ouvrages d’art, de Bamako à Diboli (frontière avec le Sénégal) et les travaux de confortement des ponts de Galougo, Mahina et Toukoto. Prenant la parole, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a expliqué que les essais en blanc au cours des semaines à venir avec les deux locomotives CC2205 et CC2207, réhabilitées par les techniciens maliens, « permettront de relever, entre autres, les anomalies sur le matériel roulant et sur la voie ferrée ». Après la relance du trafic ferroviaire, suivra l’exploitation commerciale avec des sources de financement déjà identifiées. Mme Dembélé Madina Sissoko a ajouté : « En plus d’une voie métrique, nous disposerons d’une voie standard, entre Bamako et Kayes ainsi que l’acquisition de 3 locomotives avec la société russe STM ». A cet effet, le gouvernement a signé un mémorandum d’entente avec la société russe STM pour réhabiliter d’autres locomotives se trouvant dans les ateliers centraux de Korofina. Les partenaires russes, qui sont attendus à Bamako dans les jours à venir, vont aider à réaliser l’étude de migration de la voie métrique vers la voie standard. Concernant, l’aspect économique des chemins de fer, la ministre des Transports et des Infrastructures a dit : « ce sont des villes entières qui revivront grâce au train. Egalement, le Mali étant un pays enclavé, ceci est une aubaine pour le transport des marchandises ». Aspect très important de la reprise du trafic ferroviaire : toutes les activités sont financées par le budget national. A cet égard, la ministre a salué l’engagement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour la réalisation de la relance du trafic ferroviaire. Elle a indiqué que c’est grâce à l’engagement des plus hautes autorités que les techniciens maliens ont réparé entièrement deux locomotives et les voitures voyageurs. Pour ce voyage d’essai, le train sera conduit par Mme Gouaillé Alima Coura Mariko, conductrice depuis 14 ans sur la ligne Bamako-Kayes. Elle sera assistée par d’autres cheminots qui font le voyage comme passagers. C’est la locomotive CC-2207, avec 7 voitures-voyageurs, qui a pris le départ hier à 8h45 à la gare ferroviaire de Bamako à destination de Kayes. Le retour est prévu à Bamako aujourd’hui, jeudi. OK/MD (AMAP)
Levée de l’embargo de laCEDEAO : La vie d’après à Kayes, dans l’Ouest du Mali
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 11 juin (AMAP) La grande partie des importations du Mali transite par le Port de Dakar et passe par Kayes (Ouest). La réouverture des frontières est une bouffée d’oxygène pour les populations de la Cité des rail, très soulagées par la levée des sanctions de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans la banlieue de Kayes, se trouve le poste de sécurité de Alahina. En ce mercredi 6 juillet, on observe une grande file de gros porteurs en provenance de Dakar, capitale du Sénégal. Chacun attend son tour pour remplir les formalités de douane et de police. C’est le même scénario entre la direction régionale de la douane, où se trouve le scanner, et le village de Kamankolé. Sur cet axe Kayes-Dakar, notre équipe de reportage a croisé quelques camions-remorques et autres véhicules venant de la frontière sénégalaise. Arrivé poste de sécurité de Alahina, notre équipe de reportage constate que les différentes forces de sécurité et structures intervenant dans le transport routier sont à pied d’œuvre. Un agent de la sécurité s’active pour rendre la circulation fluide à l’entrée du village. Non loin de lui, un jeune soulève la barrière aux couleurs rouge et blanche afin de d’ouvrir la voie aux véhicules. Avant d’atteindre le bâtiment abritant les postes de contrôles, on aperçoit à droite un groupe de chauffeurs, d’apprenti-chauffeurs et de syndicalistes en train de discuter à l’ombre d’un arbre. Parmi eux, Mahamadou Kéïta, membre du syndicat des transporteurs routiers de Kayes. «Nous sommes très contents de la levée de l’embargo. Les chauffeurs, de même que les propriétaires de véhicules, souffraient beaucoup des sanctions de la CEDEAO. Certains avaient même cessé de travailler. Le prix du carburant a augmenté. Les passagers, aussi, n’avaient pas suffisamment d’argent pour faire face aux tracasseries à la frontière et d’autres postes de contrôle», soutient Mahamadou Kéïta. Il demande au gouvernement de subventionner encore plus les prix du carburant (essence, gaz-oil) pour alléger les souffrances des usagers de la route. Selon lui, le prix de 5 litres de ce carburant oscille entre 25.000 et 30.000 Fcfa contre 15.000 auparavant. VIE CHÈRE – Selon ce syndicaliste, la vente de billets pour le trajet Kayes-Dakar avait cessé. Mais, la navette était assurée par les taxis et véhicules de 7 places qui débarquaient les passagers à Diboli, frontière Mali-Sénégal. Ils devaient traverser le pont à pied ou emprunter les pirogues pour rallier la ville sénégalaise de Kidira qui se trouve sur la rive gauche du fleuve Falémé. Mais, ce calvaire a pris fin avec la levée des sanctions qui a été décidée le dimanche 3 juin 2022 à Accra (Ghana) lors de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Ces sanctions avaient été prises dans la capitale du ghanéenne, en janvier dernier, pour contraindre le Mali à revenir à une vie constitutionnelle normale. «Les bus et autres véhicules de transport en commun ont repris le trafic le mardi 5 juillet 2022. Le 1er car wolof (véhicule sénégalais) est arrivé hier (mardi) nuit », annonce ce syndicaliste. «L’embargo a rendu la vie chère. L’Etat doit penser aux populations, notamment les chauffeurs dont la situation est précaire», souligne Mahadi Konaté, un autre membre du syndicat. Le chauffeur de taxi, Mamadou Diarra, félicite les autorités de la Transition dont les efforts ont permis de réduire les tracasseries sur l’axe. Il se plaint du fait que chaque passager paye 3.000 Fcfa si sa carte d’identité est périmée alors que la contravention est, selon lui, estimée à 500 Fcfa et 1.000 Fcfa si l’intéressé perd sa pièce d’identité. Au niveau de Diboli, il affirme que les Maliens, tout comme les étrangers, payent 10.000 Fcfa. Dans la matinée de ce mercredi vers 10 heures, le mouvement est timide sur l’axe Dakar-Kayes-Bamako, précisément au niveau du poste de surveillance située dans la Commune rurale de Khouloum. Mais la situation ne tardera pas à changer. «La levée de l’embargo nous a beaucoup plu. Nous dépendons du Sénégal. A cause des sanctions, le prix de la tonne de ciment sénégalais a atteint 120.000 Fcfa et celui d’une tonne de ciment local à 92.500 Fcfa. Je pouvais attendre deux mois pour avoir mes marchandises», affirme Ibrahim Ilo Sissoko, commerçant-détaillant, au carrefour des logements sociaux de Kayes, qui abritait l’ancien poste. BMS/MD (AMAP)
Dossier mouton de Tabaski : Le pourquoi de la hausse des prix
Par N’Famoro KEITA Bamako, 07 juin (AMAP) Le «Chaba Terrain» à Lafiabougou, Commune IV du District de Bamako, la capitale malienne, est transformé momentanément en aire de vente de moutons. Ce marché grouille de monde, de jour comme de nuit, en cette veille de fête de Tabaski. Les vendeurs rivalisent d’adresse pour attirer les acheteurs. Ce 1er juillet, l’ambiance était morose mais le temps clément à cause de la pluie abondante de la veille qui avait arrosé la ville. À l’entrée du site, des vendeuses de fourrage bloquent le passage. Des feuilles d’arbres fraîches et d’arachide séchées sont étalées par terre. Les bêlements des bêtes sont assourdissants. Difficile d’accéder à l’aire de vente. Notre équipe de reportage a dû se frayer un chemin pour accéder à cette cour. Les visiteurs qui arrivent soupèsent du regard les troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres disséminés. Devant un troupeau de moutons, Abdoulaye Coulibaly discute avec un client du prix d’un bélier. Sans accord sur le prix, le potentiel acheteur prend congé du commerçant et se dirige vers un autre vendeur. À la question de savoir pourquoi le client s’est retiré, Abdoulaye Coulibaly explique que le marché de cette année est différent de celui des années précédentes, à cause du prix élevé de l’aliment bétail. Malgré cela, le quadragénaire se réjouit d’avoir vendu quelques têtes depuis son arrivée du village de Tatla, dans la Région de Ségou (Centre). Il ne précise pas le nombre exact de moutons vendus. Abdoulaye Coulibaly indique que le prix de ses animaux varie entre 60 000 et 150 000 Fcfa. À quelques mètres sous un petit hangar, Amadi N’Diaye est allongé et observe ses bêtes. Le regard sérieux, le natif de Banamba admet la morosité du marché. Contrairement au précédent interlocuteur, N’Diaye trouve que le marché est trop lent. En réponse aux clients qui leur font porter le chapeau de la cherté des bêtes, il justifie ce désagrément par plusieurs raisons. Notre interlocuteur explique que le sac de tourteau qui était vendu à 5 000 Fcfa, est aujourd’hui cédé à 17 500 Fcfa. Le son de maïs est vendu à 15 000 Fcfa le sac. L’année dernière, il était cédé à 2 500 Fcfa. N’Diaye dénonce les effets néfastes de l’homme sur la forêt rendant difficile l’alimentation des animaux. «Nous n’avons plus de pâturage à cause des feux de brousse. Nous sommes obligés d’acheter cette nourriture pour assurer la survie de nos ovins. Nous pouvons dépenser 500 000 Fcfa dans leur alimentation, sans compter le transport de notre village à Bamako», déplore-t-il. ATTAQUES RÉPÉTÉES – Selon Abdoulaye N’Diaye, le transport d’un mouton qui coûtait 500 Fcfa s’élève aujourd’hui à 3 000 Fcfa. À ces difficultés, il ajoute les tracasseries de certains agents des postes de contrôle qui exigent le paiement de 5 000 Fcfa au passage. Ces facteurs sont à l’origine de la hausse des prix. Cet habitué du marché du mouton de Tabaski compte 15 ans d’expérience dans cette activité. Abdoulaye vend cette année ses béliers entre 75 000 Fcfa et 300 000 Fcfa. Nous arrivons vers 11 heures, au «garbal» de Lafiabougou kôda, toujours en Commune IV du District de Bamako. Il est très animé. Les clients se promènent troupeau à troupeau, à la recherche du mouton de leur choix. Le vendeur Salif Belem est un natif du Cercle de Koro, dans la Région de Bandiagara (Centre). Il réside à Bamako depuis quelques années. Des propriétaires, de son village, lui envoient des animaux. L’homme au visage serein, qui s’apprêtait déjà pour la prière du vendredi, raconte son calvaire : «Nous sommes confrontés aux difficultés de transfert des animaux vers le Sud du pays. Les attaques sont régulièrement perpétrées par les terroristes contre les véhicules transportant les forains». Le vendeur Salif Belem, triste, raconte que les bandits confisquent les animaux et les biens. Et, souvent, il y a même mort d’hommes. À cause de la hausse du prix du carburant, les bêtes sont transportées à 4 000 Fcfa par tête. Par ailleurs, Salif Belem est nostalgique du marché fructueux des années passées. Il se souvient qu’autrefois, un client pouvait acheter 15 à 20 têtes en une seule fois. «Mais, cette année, nous avons du mal à avoir trois achats par jour», révèle le marchand de moutons, reconnaissant que les prix du bétail ont augmenté. «Tous les béliers qu’on pouvait acheter à 75 000 et 100 000 Fcfa sont aujourd’hui cédés à 125 000 voire 150 000 Fcfa», confie Salif. Il invite les clients à comprendre les motifs qui ont conduit à cette situation. Bourama Keïta habite Sébénicoro, Commune IV du District de Bamako. Il a déjà acheté deux béliers à Djicoroni-Para, respectivement, à 80 000 et 110 000 Fcfa. Il est heureux en déclarant : «J’ai eu mon choix et je n’ai pas de regret». Il est content d’avoir accompli son devoir de père de famille. NK/MD (AMAP)
Les fleuristes-paysagistes éclosent à Bamako, la capitale malienne
Aboubacar TRAORE Bamako, 07 juil (AMAP) À Bamako, les espaces publics se transforment de plus en plus en pépinières pour les jardiniers et fleuristes. Ces derniers vendent sur ces espaces des fleurs ou des pieds de plantes d’ornement ou fruitières. Si la présence de ces fleuristes et jardiniers arrange bon nombre de nos concitoyens qui font des achats pour leurs besoins multiples, certains se plaignent également de la prolifération de ces sites qui peuvent servir de repaires pour des individus malintentionnés pour commettre leurs forfaits. Cela, à cause de la végétation de ces sites qui rend difficile la visibilité. Pourtant, l’installation de ces paysagistes est règlementée par des textes sauf que la loi n’est pas respectée par les utilisateurs. Ou plutôt, est ignorée par ces derniers et la clientèle. Moussa Daou, chef de poste de la Direction urbaine du bon ordre et de la Protection de l’Environnement (Dupope) à la mairie de la Commune VI où le phénomène connait de l’ampleur, explique les conditions d’installation des jardiniers sur l’espace public. L’agent municipal indique que pour occuper un espace vert, le paysagiste doit adresser une demande d’occupation au maire de la commune concernée. Après réception de la demande, les services compétents de la mairie (Dupope), de l’Urbanisme, de l’Assainissement et des Eaux et Forêts effectuent une visite de terrain. Une fois autorisé par le maire sur approbation des services techniques, le jardiner doit s’acquitter des frais d’installation qui s’élèvent à 100 000 Fcfa par espace. Et après installation, il doit payer régulièrement la taxe municipale de 18 000 Fcfa par an. Selon le dernier recensement, réalisé il y a trois ans, il existe une trentaine de pépiniéristes en Commune VI, dont près de la moitié occupe illégalement les sites. « Mais la mairie, étant un service social, se montre très souvent indulgente avec les fleuristes », explique Moussa Daou. Ajoutant qu’en plus de leur contribution à l’embellissement de la ville, les pépiniéristes participent également à l’hygiène et à la préservation de l’environnement contre certains phénomènes comme la transformation des espaces vides en dépotoirs d’ordures ou autre usage répréhensible. Selon notre interlocuteur, la mairie de la Commune VI travaille en étroite collaboration avec la coopérative des horticulteurs. DÉFENSE DES INTÉRÊTS – Pour défendre leurs intérêts, les paysagistes se sont constitués en regroupement dénommé Union des sociétés coopératives des horticulteurs et pépiniéristes du District de Bamako (USCHPB). Créée en 2017, l’organisation compte environ 300 pépiniéristes repartis en coopératives entre les six Communes du District de Bamako. Selon son président, El Hadji Maïga, les fleuristes occupent les domaines publics (espaces verts) pour le besoin d’aération de la ville de Bamako. «Nous travaillons généralement sur la base de contrats avec les maries et la Direction nationale des Eaux et Forêts pour aménager les endroits et nous nous acquittons des taxes municipales», assure le fleuriste. « Les difficultés interviennent généralement lorsque des opérateurs économiques passent par les autorités pour acheter ces espaces et faire déguerpir les pépiniéristes qui opèrent sur les lieux depuis des années, voire des décennies », déplore M. Maïga. Il évoque le cas d’une dizaine de jardiniers de la Commune IV qui travaillaient sur des sites situés non loin du Palais des Sports Salamatou Maïga, à Djicoroni-Para et vers Woyowayanko. El Hadji Maïga précise que ces fleuristes ont été déguerpis par voie d’huissiers par les nouveaux acquéreurs qui se sont présentés avec des titres fonciers. Face à cette situation, l’USCHPB a entamé des démarches auprès des autorités concernées, notamment le gouverneur du District de Bamako, le ministre en charge des Domaines et des Affaires foncières, le Premier ministre, ainsi que la direction générale de l’Agence de cessions immobilières (ACI). Cette dernière est disposée à proposer une régularisation des déguerpis. Le premier responsable de l’USCHPB lance un cri du cœur à toutes les bonnes volontés pour aider les pépiniéristes de la capitale à mettre fin à ces deguerpissements qui ont déjà mis plusieurs chefs de famille au chômage. El Hadj Maïga estime que Bamako, de façon générale, et l’ACI 2000, en particulier, a aujourd’hui plus que jamais besoin de ces espaces verts pour l’épanouissement des populations, notamment la couche juvénile. Un avis que partage l’administrateur provisoire de l’ACI, Amadou Maïga, qui a rencontré les responsables de la faitière des paysagistes concernant notamment l’aménagement de la Bande verte en espace vert. Après avoir expliqué que « certains espaces verts appartenant au domaine public de l’État ont fait l’objet de changement de vocation, à travers des ré-morcèlements suivis de ventes dans la zone ACI 2000 en 2015 », Amadou Maïga a révélé que la direction de l’ACI cherche des solutions pour reclasser les nouveaux acquéreurs des espaces concernés, afin de permettre aux pépiniéristes de continuer à aménager ces endroits qui constituent des équipements de confort pour le quartier. « Toute chose qui, souligne-t-il, confère à l’ACI toute la justification de son label ». Cependant, le responsable de l’Agence indique ne pas avoir connaissance de cas de deguerpissements récents de fleuristes dans la zone ACI 2000. UN MÉTIER QUI NOURRIT SON HOMME – Les pépinières géantes sont reconnaissables de loin par leur végétation développée et on en trouve presque sur tous les grands axes de Bamako. Des abords de la route menant à l’Aéroport international président Modibo Keïta-Sénou, en passant par les alentours des échangeurs des ponts des Martyrs et du Roi Fahd, jusqu’au rond-point Kwamé Nkrumah en face du cimetière d’Hamdallaye, il y a de véritables petites forêts partout. On y trouve des fleurs et des arbres d’une variété impressionnante. Sur les sites en face de la Pyramide du Souvenir et de la Maison des Jeunes de Bamako, sont installés plusieurs groupes de paysagistes. Vieux Traoré partage un espace d’environ un demi hectare avec cinq autres jardiniers. Sur place, ces derniers ensemencent les graines. Ils apportent les soins nécessaires au plein épanouissement des plantes et connaissent toutes les espèces végétales. Le travail des pépiniéristes consiste, également, à nourrir les plantes en les irriguant, en mettant parfois de l’engrain et en les protégeant contre les maladies et les mauvaises herbes. Ce natif de Kolokani, qui a
e-Impôt : A l’ère du paiement numérique des obligations fiscales au Mali
Bamako, 05 juin (AMAP) La Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), en collaboration avec la DGI, a initié, jeudi dernier, dans ses locaux, une journée d’information et de sensibilisation des opérateurs économiques, entrepreneurs et contribuables, pour mieux comprendre les fonctionnalités du e-Impôt. « C’est une bonne initiative de la part de la CCIM, car nous avons besoin d’être informés et sensibilisés sur les différentes fonctionnalités du e-impôt en tant qu’opérateurs», a dit la présidente des femmes entrepreneurs du Mali, Mme Simpara Assista Keïta. Selon elle, cette initiative est salvatrice car les usagers ne sont plus obligés de se déplacer pour payer leurs impôts. «Pour être en phase avec le commerce international, il nous faut ce genre d’initiative. Il faudrait songer aussi au secteur informel afin que tous soient bien informatisés», a-t-elle suggéré. La direction générale des impôts (DGI), dans le cadre de la modernisation de son système d’information et de paiement, a mis en place un service en ligne ou télé service dont l’objectif est d’aider les usagers à accomplir leurs formalités administratives et obligations fiscales par voie électronique. Au lancement de ce nouvel outil, le chef cellule télé services fiscaux à la DGI, Gaoussou Fofana, a expliqué que son service, dans sa stratégie d’offrir une meilleure prestation aux contribuables et d’améliorer le climat des affaires, a lancé en janvier 2019 la plateforme E-Impôt. Cet outil offre aux contribuables l’opportunité d’effectuer leurs opérations fiscales en ligne. Selon M. Fofana, l’objet de la digitalisation est d’introduire les nouvelles technologiques dans la gestion des impôts. «Ce système offre de nouvelles fonctions parmi lesquelles la dématérialisation des procédures liées aux obligations fiscales à travers l’implantation de la plateforme de télé services fiscaux», a-t-il précisé. Quant au directeur de l’Agence de la communication Spirit, Sidi Danioko, il a salué l’initiative. Pour lui, l’outil va décharger significativement certains travaux qui se font de façon physique ou manuelle au niveau des services. « C’est un partenariat très fécond que nous entendons à instaurer entre les impôts et l’ensemble des opérateurs économiques, notamment, les industriels et les différents services pour faciliter la transition électronique », a assuré le secrétaire général de la CCIM, Cheick Oumar Camara. « En tant qu’acteurs, on ne pouvait rester en marge de cette nouvelle technologie qui consiste à dématérialiser les procédures liées aux obligations fiscales à travers l’implication de la plateforme des télé services fiscaux « e-Impôt », a fait savoir M. Camara. Il a exhorté tous les partenaires à s’y s’intéresser. YT/MD (AMAP)
Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Sissoco, nouveau président en exercice de la CEDEAO
Bamako, 03 juin (AMAP) Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Sissoco, est le nouveau président de l’Autorité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la prochaine année, a-t-on appris de sources au Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO du 3 juillet 2022, Il a été élu lors du sommet d’Accra, ce dimanche, pour succéder au ghanéen, Nana Akufo-Addo, qui a occupé ce poste pendant près de deux ans. Le Gambien Omar Alieu Touray a été installé dans la fonction de président de la Commission de la CEDEAO, en remplacement de l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, qui a occupé le poste pendant quatre ans. M. Brou est le nouveau Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). MD (AMAP)

