Energie du Mali réceptionne des groupes électrogènes pour améliorer la fourniture de l’électricité  

Bamako, 06 août (AMAP) Energie du Mali (EDM) a réceptionné, vendredi, à Kati un premier lot de 25 nouveaux groupes électrogènes pour augmenter sa capacité de production de l’électricité de 180 mégawatts sur une période d’un an. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un programme d’acquisition de 48 groupes électrogènes qui seront installés à Kati, Kalaban Coro et Darsalam à Bamako et à Sikasso (Sud). Le directeur de EDM, Koureissi Konaré, a donné le coup d’envoi symbolique de l’installation des 25 nouveaux groupes d’une capacité de production de 50 mégawatts. Le directeur général adjoint pôle technique d’EDM, Mahamadou Guindo, a indiqué qu’ « une telle capacité de production est considérable et va améliorer la déserte des populations en électricité ». Le responsable du pôle technique d’EDM a précisé que projet d’acquisition de ces groupes était sur les rails depuis plusieurs mois, avant d’assurer que la production de 180 mégawatts, qui sera atteint à terme, « permettra de résorber les déficits connus ces dernières années dans fourniture d’électricité ». MT/MD (AMAP)

Services des impôts : Grève suspendue

Bamako, 2 août (AMAP) Le Syndicat national des travailleurs des impôts du Mali (SYNTIM) a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève de 72 heures qui devait débuter lundi, à la suite d’un protocole d’accord avec le ministère de l’Économie et des Finances, a appris l’AMAP de source syndicale. « Le motif de ce débrayage dont le préavis a été déposé le 14 juillet dernier a trait à l’amélioration des conditions de travail des employés des impôts », a expliqué le secrétaire général par intérim du SYNTIM, Moussa Sissoko. «La direction générale des impôts, est première structure pourvoyeurs de recette, mais nous travaillons dans des conditions misérables. Ici, souvent, neuf agents partagent une salle», a déploré le syndicaliste. Selon notre interlocuteur, le protocole d’accord porte sur la relecture de l’arrêté n°2016-4017/MEF-SG du 03 novembre 2016 sur les intéressements des agents, la construction du siège de la direction générale des impôts et la direction des grandes entreprises (DGE) ainsi que les Centres des impôts des moyennes entreprises (CIME 1 et 2). Autres point d’accords entre l’hôtel des finances et le SYNTIM, la construction de la direction des impôts du District (DID), et les directions régionales des impôts de Kayes, Koulikoro et Sikasso, la mise à disposition des Codes sources de la version «3.0 de SIGTAS»  et l’équipement de toutes ces structures en moyens de déplacement. À cet égard un Comité paritaire de suivi sera mis en place, au plus tard le 05 août prochain, par décision du ministre de l’Économie et des Finances. BBC/MD (AMAP)

Production du pain : La hausse du prix du blé entraîne des perturbations

Bamako, 2 août (AMAP) Des boulangeries de Bamako, au Mali, ont connu, lundi, une perturbation dans la production du pain en raison de la hausse du prix du sac de farine de 50 kg qui, selon les boulangers, est passé de 25.000 Fcfa à 27.500 voire 28.000 Fcfa. Pour rappel, la miche de 250 grammes était vendue à 270 Fcfa et celle de 300 grammes à 300 Fcfa. Dans certains points de vente, le pain, s’il était disponible, était vendu un peu plus cher que les prix habituellement convenus. « Nos efforts pour rencontrer le département afin de trouver une solution au problème sont restées vains. Alors face à cette situation où tout est cher à savoir l’huile et le carburant, on ne peut pas continuer à produire du pain », lance le secrétaire général de la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, Ahmed Dembélé, pour expliquer les raisons de cet arrêt de travail. Le syndicaliste précise que ce mouvement est plutôt un arrêt de travail et non une grève. Joint au téléphone, un responsable du département de l’Industrie et du Commerce a assuré ne pas être au courant de la publication dimanche du communiqué du Cadre de concertation de la filière portant sur la suspension de la production du pain à partir du lundi 1er août 2022. Dans ce communiqué, le président du Cadre de concertation de la filière pain, Mohamed Lamine Haïdara, a annoncé la levée du mot d’ordre de grève et a invité, en conséquence, les boulangers à continuer à produire le pain. Il a précisé que cette levée du mot d’ordre fait suite à une invitation du gouvernement pour une rencontre prévue aujourd’hui (Ndlr, mardi) à 15 heures dans la salle de conférence du ministère de tutelle « afin de discuter des difficultés que rencontre la filière pain ». En attendant cette rencontre, des consommateurs ont parcouru, lundi, plusieurs boutiques ou boulangeries sans obtenir le précieux pain. A la boulangerie «Ami», à Samanko II, dans la Commune du Mandé, le personnel avait déserté les lieux. Seuls quelques livreurs de pain étaient présents. Ceux-ci se plaignaient de la fermeture du point de vente. « Comment vais-je faire désormais pour gagner mon prix de condiments ? », ne cessait de fulminer Youssouf Katilé, livreur de pain. Certaines boulangeries ont produit mais en quantité très réduite comparativement à leur production habituelle. C’est le cas à la boulangerie «Nourah» de Sébénicoro. Les travailleurs ont fermé boutique très tôt car ils n’avaient pas de quoi satisfaire la forte demande. Evoquant les raisons de ce mouvement spontané, le directeur des opérations de l’usine Amawai, Emmanuel Poudiougou, a expliqué que la hausse du prix du sac de farine est due à l’augmentation de celui du blé à l’international et à la cherté de la vie actuellement. La tonne du blé est passé de 300 à 495 Euros (soit de 196.800 à 324.720 Fcfa). « Tout ce qui est lié à la production a fait l’objet d’une augmentation. Aujourd’hui, on se débrouille pour pouvoir alimenter l’usine et éviter l’arrêt complet. Mais on ne peut pas vendre à perte », a dit M. Poudiougou. « Avec la nouvelle campagne, le prix du blé commence à baisser sur le marché mondial. Peut-être dans les semaines à venir, le prix va baisser dans notre pays », a espéré le directeur des opérations de l’usine Amawai. Le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia, a assuré ne pas être au courant d’un mot d’ordre de grève qui devait être observée lundi. A l’en croire, la production du pain n’a pas été perturbée à Bamako. FC/MD (AMAP)

Bamako – Conakry par la route : L’odyssée vaut le détour 

Reportage  Ahmadou CISSÉ Bamako, 20 juil (AMAP) Les lumières ne sont pas éteintes dans les bureaux des Douanes. Il est pourtant 22 heures passées de quelques minutes à Kouremalé. Cette frontière entre le Mali et la Guinée est des plus cocasses. Les deux pays se partagent, à part égale, le même village. Cela arrache un brin de sourire : certaines familles sont installées sur la ligne frontalière qui cherche en vain à diviser le Mali et la Guinée. En bonne intelligence, on dit : Kouremalé Mali et Kouremalé Guinée. L’arbre qui marquait la frontière est tombé sous le poids de l’âge. Dès lors, une borne en béton prit la relève. Dans le bâtiment vieillissant et fort exiguë des soldats de l’économie, tout le monde est à son poste. Les dossiers entassés par dévers lui, le chef du bureau les évacue comme il peut. Un travail de forçat pour un inspecteur des douanes de près de deux décennies de carrière au compteur. «Nous n’avons même plus de vie de famille. Le douanier, c’est aussi ça ! », lâche-t-il.  La frontière, c’est deux barrières de sécurité. Les services des douanes et de sécurité des deux pays contrôlent et filtrent les passages. Entre les deux, il y a une bande neutre d’une centaine de mètres qui sert d’aire de stationnement. Pour la petite histoire, les véhicules à destination du Mali sont orientés vers Bamako. Ceux en partance pour la Guinée sont tournés vers ce pays. Dès lors, nul n’est censé ignorer cette règle. Les formalités de passage sont faites même aux heures tardives. Seulement, il faut mettre la main à la poche. Une espèce d’échange de bons procédés. Il ne faudrait pas en dire davantage. Les relations bilatérales entre les deux pays sont au beau fixe du fait, essentiellement, de la similarité de la situation politique. NATURE GÉNÉREUSE – Après Kankan, plus en profondeur des terres guinéennes, une très longue route se déroule devant le voyageur. Par le passé, le tronçon Dabola-Kouroussa a tiré sa célébrité de l’état cahoteux du bitume. Même la beauté du paysage ne peut faire oublier l’enfer de cette piste rouge et serpentée, aujourd’hui, devenue agréable à emprunter. Une forte pluie matinale a arrosé Kankan, la ville natale du chef de l’État guinéen, Mamadi Doumbouya. De même, la quasi-totalité du pays a bénéficié de la générosité divine, le même jour. La Guinée cumule les bienfaits de la mer généreuse, de la forêt abondante et d’un sous-sol gorgé de minerais précieux et de terres rares. Mais le développement du pays ne reflète pas cette surabondance naturelle de richesses. La chaussée est carrossable de Bamako à Conakry. Les Guinéens ont mis une bonne dizaine d’années pour réaliser cette route dans un relief très accidenté. Autant de ponts que de kilomètres, serait-on tenté de dire. Mais au bout du chemin, ils ont pu doter le corridor de la meilleure route de la sous-région. Les ingénieurs et les ouvriers sont encore à la tâche, à mettre les dernières touches à l’ouvrage. «Vraiment, pour la route, rien à dire. Auparavant, nous passions des journées sur une route qui casse nos camions et nos reins avec. Aujourd’hui, on l’avale d’un trait. Seulement, les autorités guinéennes et (même) maliennes doivent travailler à calmer les ardeurs financières des policiers et des gendarmes sur la route», confie le vieux chauffeur Abdoulaye Sogoba, confortablement installé dans la cabine de son camion. BLO, LE ROUTIER – Il connaît le moindre virage de l’axe pour l’avoir fréquenté pendant plus d’une décennie. Bonnet couleur chocolat qui cache à peine ses cheveux blancs, Blo prend la vie du bon côté. «Tant qu’on avance, on finira par arriver», c’est son leitmotiv. Sur la route, il est reconnu par son camion blanc-rouge sur lequel il est inscrit une sagesse : «Dieu seul sait !». Cette écriture côtoie la «Chahada» manuscrite en arabe. Lui-même chétif, nez sévèrement aplati qui surplombe de généreuses lèvres. La cola qu’il ne cesse de mâcher, a légèrement abîmé ses dents. Il est jovial, fait toujours un jet de phare pour saluer les automobilistes qu’il croise. Blo sourit aux agents de sécurité et il lui arrive même de lever la main aux troncs d’arbres lorsqu’il conduit la nuit. Il y a aussi ses grosses lunettes noires à la Chuck Norris. Un beau temps berce Dabola, situé à environ 400 km de la capitale. Le vent frais qui s’échappe des collines environnantes est mortelle. La montée des collines abruptes commence ici. Un spectacle saisissant que personne ne peut rater : la traversée des nuages en voiture. Une chimie de la nature qui place de couches épaisses de nuages sur les cimes de la montagne enrobée d’une verdoyante couche d’arbustes. A une centaine de kilomètres de Mamou, l’enthousiasme est timoré par l’état dégradé de la route sur un segment de hautes montagnes.  Certains chauffeurs surchauffés y laissent fréquemment des plumes. Les véhicules «CH» qui viennent d’Europe, en transit, pour notre pays, sont très souvent défigurées ou très endommagées. Les mauvaises langues racontent partout que des chauffeurs renforcent leurs capacités par des produits dopants. Ces comprimés bon marché en Guinée les aident, semble-t-il, à tenir le coup et les chocs. Seulement, plus tard, ils deviennent dépendants, le corps affaibli, l’esprit flottant et bonjour les dégâts ! CHAUFFARDS – Pour une course normale, le circuit prend 24h. Les casse-cous le réussissent en bien moins. C’est pendant la nuit que Conakry se montre. Avec ses barrages militaires, taxis motos et surtout le tintamarre des klaxons. Mais une ville d’une coquetterie particulière qui se construit petit à petit. Les gratte-ciels sont de plus en plus nombreux. Conakry s’est même fait deux tours jumelles. Que dire de plus ? Si ce n’est dénoncer avec gravité le comportement « cochon » de certains conducteurs de taxi. A la faveur de la nouvelle route, les jeunes chauffeurs se livrent à une course folle, alors que leurs véhicules sont agonisants. Il est arrivé, au sortir d’un village, entre Sindia et Mamou, que deux véhicules de transport en commun fassent le rodéo comme dans

La Banque mondiale a levé la suspension des décaissements pour les projets du Mali (Ministère de l’Économie et des Finances).

Bamako,19 juil (AMAP) Le groupe de la Banque mondiale a levé la suspension des décaissements pour les projets et programmes qu’il finance au Mali, a annoncé le ministère de l’Économie et des Finances, citant une correspondance du vice-président de la Région Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque, Ousmane Diagana. « […] Nous avons le plaisir de vous informer que la Banque mondiale a reçu tous les paiements en retard mentionnés dans l’avis de suspension et tous les autres paiements dus par le Pays membre et l’Emprunteur et échus depuis la date de suspension mentionnée dans ledit avis. Le Pays Membre et l’Emprunteur sont donc à jour de tous les paiements qu’ils doivent à la Banque au titre des prêts suspendus », a annoncé M. Diagana, dans cette correspondance datée du 18 juillet 2022 et adressée au ministre malien de l’Économie et des Finances, Alouséni Sanou. « Par conséquent, la suspension des retraits au titre des prêts suspendus a été levée à compter du 18 juillet 2022 » a précisé le vice-président de la Banque mondiale dans sa correspondance, à la suite du paiement par le Mali « de ses échéances dus à la Banque mondiale dès la levée des sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA ». « Cette diligence du ministère de l’Economie et des Finances permettra ainsi, dans les plus brefs délais, le déblocage des paiements en souffrance des entreprises concernés et, également, la relance immédiate des activités desdits projets et programmes », ajoute le département en charge de l’Economie et des Finances. MD (AMAP)

Bamako : Les restaurants ambulants ont le vent en poupe

Par Fatoumata M. SIDIBE Bamako, 19 juillet (AMAP) A Bamako, la capitale malienne, on rencontre, surtout aux endroits de forte concentration humaine, de plus en plus, de restaurants ambulants, un véhicule aménagé pour vendre des plats d’un emplacement à un autre et équipé pour la cuisson, la préparation et la vente de nourritures.  «Kalaman» qui signifie plats chauds en français en fait partie. Ce nouveau service «Fast Food mobile» est installé à l’ACI 2000. Nous avons rencontré son promoteur Kassim Sidibé, en train de cuire un tacos. Ce diplômé en agro alimentaire a ouvert son restaurant mobile en janvier 2022.  « Je travaille avec six employés pour le moment. J’ai choisi la zone ACI 2000 parce que c’est le centre des affaires à Bamako.  Ici, nous ciblons les écoliers, les travailleurs,  les passants. Nous vendons des sandwiches, des tacos, des paninis, des chawarmas», explique Kassim Sidibé, dont les prix vont de 1 000 à 3 500 Fcfa Le jeune restaurateur et son équipe peuvent vendre 100 à 150 repas par jour. «Nous avons obtenu de la mairie un permis de stationnement et une autorisation d’occupation. Nous travaillons de 7h à 18h, du lundi au vendredi. Nous faisons également des livraisons à domicile», confie le patron du restaurant «Kalaman». Mana Fatima est une cliente rencontrée sur place. Elle avoue être séduite par ce restaurant mobile. «C’est grâce à Facebook que j’ai découvert ce restaurant mobile. Les plats sont bons et les prix sont raisonnables. Aujourd’hui, je suis venue acheter des sandwichs au poulet», dit la jeune cliente. «Je peux venir ici 2 fois par semaine. Le repas est vite servi. La commande est aussi possible en ligne», se réjouit-elle.  Il est 12 heures au «Resto Mobile Siby Center». Des chawarmas, hamburgers, nems, sandwiches, patés, KFC Chickens, brochettes sont déjà disponibles. Amadou Sanogo, le cuisiner principal, finit de nettoyer son matériel. Le jeune homme qui dispose déjà d’un restaurant fixe à Djicoroni, a choisi d’agrandir son business avec un restaurant mobile. «Nous avons ouvert ce camion-restaurant en décembre dernier. Il fonctionne bien. Certains clients se plaignent souvent des prix de la nourriture, mais ça ne les empêche pas de revenir», dit-il. Lors des grands événements comme Bama Art, Amadou Sanogo fait de bonnes affaires. «On peut vendre plus de 100 plats en quelques heures. Les prix vont de 500 Fcfa à 2 500 Fcfa. À l’avenir, nous envisageons d’ajouter les rafraîchissements», dit-il.  MANGER SAIN – Alassane Togo est le promoteur du «Resto mobile Mandé volaille». Sa camionnette aux couleurs bleue et blanche est stationnée non loin du boulevard de l’Indépendance. Nous l’avons trouvé en train de découper  des pommes de terre. Il précise que les poulets sont venus directement de sa ferme à Yirimadjio. «Nous avons choisi ce lieu, car il est situé en plein cœur de Bamako. Nous commençons le service à 15h jusqu’à 2h du matin. Les clients aiment beaucoup nos poulets grillés», fait-il savoir. Le restaurant-camion d’Alassane Togo fonctionne depuis des années. Il a obtenu son autorisation à la mairie de la Commune III. La policière Fatoumata Traoré travaille au commissariat de Sébénikoro. Malgré la distance, elle est l’une des clientes fidèles du «Resto mobile Mandé volaille». «Chaque fois que je viens ici, mes collègues me donnent l’argent pour acheter leur plat. Aujourd’hui, je suis venue acheter 3 poulets à 6 000 Fcfa l’unité», raconte celle qui fréquente ce restaurant depuis cinq ans.  FMS/MD (AMAP)

Après la levée des sanctions de la CEDEAO : Le port de Dakar annule les frais de magasinage des marchandises du Mali

Bamako, 15 juin (AMAP) Une mission de la direction générale du Port autonome de Dakar (PAD), qui séjourne, depuis mercredi, au Mali, a rencontré jeudi les opérateurs économiques maliens au Conseil national du patronat du Mali (CNPM). L’objectif de cette rencontre avec les opérateurs économiques maliens était d’échanger sur les mesures annoncées par le PAD pour la reprise du transit malien et les moyens de renforcer le partenariat stratégique entre les deux parties. Ces mesures portent, notamment, sur l’annulation des frais de magasinage des marchandises maliennes en transit au PAD. « Cette décision (…) prend effet à compter du début d’entrée en vigueur de l’embargo contre le Mali (9 janvier 2022) jusqu’au 3 juillet 2022 date de la levée de celui-ci », a expliqué le directeur commercial et expérience client du PAD, Papa Ibrahim Sow. Selon représentant du directeur général du PAD à la rencontre, ce sont des centaines de milliers de marchandises (conventionnelles) du transit malien qui sont concernés par « cette importante décision » de l’autorité portuaire sénégalaise.  « Par note circulaire du 05 juillet 2022, le directeur général du Port autonome de Dakar engage les opérateurs des terminaux à décider un examen bienveillant concernant les demandes de nos partenaires maliens en ce qui concerne les délais de franchise et la durée de séjour des marchandises », a expliqué le directeur commercial.  Dans ce cadre, le responsable commercial du PAD a annoncé que des missions des opérateurs économiques sénégalais sont attendues très bientôt, à Bamako, la capitale malienne. « Et pour la définition de la stratégie nationale portuaire du Sénégal, la direction du Port autonome de Dakar a associé de façon inclusive les partenaires maliens à la préparation du document », a-t-il assuré. Évoquant l’assistance des acteurs sur le corridor pendant l’embargo, M. Sow, a rappelé, qu’outre les différentes instructions données pour assurer une plus grande fluidité des marchandises (produits alimentaires, pétroliers et intrants agricoles) non concernés par l’embargo, le directeur général du port a plaidé auprès des responsables au plus haut niveau en faveur des partenaires maliens et des populations.  Pour sa part, le président de l’administration provisoire du Conseil malien des chargeurs (CMC), Souleymane Baba Traoré, a remercié la direction générale du PAD pour avoir annulé à 100% tous les frais de magasinage au niveau du port. « Toutefois, dans le cas de force majeur et pour éviter une double sanction, les opérateurs économiques maliens savent compter sur votre suivi et investissement personnel auprès des autres acteurs portuaires pour l’annulation et le remboursement des frais de magasinage de stationnement et de surestaries », a plaidé le président du CMC.  Il a estimé qu’un avis favorable à cette demande rendra justice aux opérateurs économiques maliens qui sont étrangers à cette situation. « Et accéder à cette demande constitue un acte d’humanisme à l’endroit de la population malienne qui vit une situation socio-économique et sanitaire complexe », a ajouté M, Traoré.  Le président du CMC a ajouté que dans le cadre de la relance économique, les opérateurs maliens comptent sur le corridor Dakar-Bamako pour un approvisionnement régulier et à moindre coût de notre pays. « Ceci est d’autant plus justifié qu’en raison du partage de la même aire culturelle, le Port de Dakar est l’un des ports stratégiques du Mali », a-t-il dit. La rencontre a eu lieu en présence du président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, du président de l’Administration provisoire du CNPM, Soya Golfa. BBC/MD (AMAP)

Exploitation pétrolière ou gazière : Le gouvernement du Mali opte pour le partage de production

Bamako, 15 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali n’acceptera plus de contrat de concession mais plutôt celui de partage de production en cas d’éventuelles exploitations pétrolière, gazière ou d’hydrogène dans son sous-sol, a appris l’AMAP, jeudi, à Bamako. Le taux de partage va de 20 à 40% pour l’Etat, selon cette décision validée par un Conseil de cabinet tenu à la Primature et qui a porté sur des dossiers de recherche et d’exploitation pétrolière, gazière ou d’hydrogène, présentés par le ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, s.  Au sortir du Conseil, le chef du département s’est montré satisfait « en attendant l’exploitation pétrolière ou gazière au Mali ». Depuis l’éclatement de la crise en 2012, Le Mali n’a signé aucun contrat de recherche. Pis, toutes les sociétés étrangères se sont retirées, en invoquant un cas de force majeure. En 2015, il y a eu une réforme de la loi pétrolière mais qui n’a pas suffi à attirer les investisseurs. De cette date à nos jours, aucun contrat de recherche pétrolière ou gazière n’a été signé au Mali.  En tenant compte de cette situation et dans la perspective de relancer le secteur pétrolier, selon le ministre Traoré, « le gouvernement de Transition, à la suite de la rectification, a procédé à la relecture de la loi pétrolière ». Ce qui a abouti à modifier la loi pétrolière pour adapter son décret d’application et le contrat type de partage adopté en juin 2022. Cette réforme a commencé à porter ses fruits. « Parce que nous avons eu déjà trois manifestations d’intérêts de trois sociétés, toutes maliennes. Cela est un bonheur, car les retombées seront essentiellement maliennes, après la découverte des richesses», s’est réjoui le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau.  « Il s’agissait pour nous,  a-t-il précisé, d’examiner et de faire en sorte que le contrat type de partage qui va être signé avec ces sociétés puisse permettre d’apporter de meilleures retombées possibles au pays. En cas de découverte de pétrole, de gaz ou d’hydrogène et lorsque l’exploitation va commencer ».  Autrement dit, le gouvernement a opté pour le contrat de partage de productions, conformément au décret type déjà validé en Conseil des ministres, qui accorde des facilités pour la recherche. « Mais, aussi, qui assure à notre pays les meilleures retombées en cas de découverte du pétrole ou lorsque l’exploitation va commencer », a poursuivi le ministre.  Lamine Seydou Traoré a expliqué que le Mali a prévu deux options pour ce faire. La première consiste à faire payer les sociétés une redevance sur leur chiffre d’affaires dès l’exploitation du pétrole, du gaz ou de l’hydrogène. «Le plafond exigé par la loi est de 15%», a-t-il précisé. Déjà, le gouvernement est parvenu à faire accepter à tous les investisseurs que cela soit le taux plafond applicable.  « En plus de cela, a ajouté le ministre Traoré, l’Etat a décidé de ne plus évoluer dans le contrat de concession mais plutôt celui de partage de production. «Le taux de partage va de 20 à 40% pour l’état», a révélé Lamine Seydou Traoré. OD/MD (AMAP)

Trafic ferroviaire : Le train-test arrive, dans la joie à Kita

Par Mohamed Fabrice Kita, 14 juin (AMAP) Une immense foule a pris d’assaut la gare ferroviaire de Kita ce 13 juillet. Ces hommes et femmes, adultes, adolescents et enfants, en une marée humaine diverse, variée et bigarrée, se sont rassemblés sur le site pour voir de leurs « propres yeux » leur train de voyageurs Bamako-Kayes, de nouveau sur les rails ! Un évènement que nul Kitois ne voulait et ne pouvait manquer, pour rien au monde. La ligne de chemin de fer était à l’arrêt depuis plusieurs années.  A 14h30 minutes, le « cheval de fer » est arrivé à Badinko, pour s’immobiliser net à 15h30 minutes, à la gare transrail de Kita où l’attendaient la population aussi nombreuse que joyeuse. A l’escale de Badinko où les autorités régionales ont effectué le déplacement pour le premier accueil de ce train-test comme à la gare de Kita, l’ambiance était celle des grands jours. Les populations, dans une effervescence totale, n’avaient que cette prouesse à la bouche : « les promesses des autorités du pays quant au redémarrage du trafic ferroviaire sont presque tenues », selon elles. Une ambiance de joie ou s’entremêlent hymne national, chants et symphonies puisés dans le terroir. Et des selfies comme s’ils en pleuvaient, sur fond de l’engin avec comme décor la gare ! Certains brandissaient des drapeaux et des banderoles à l’effigie du président de la transition et du Premier ministre. Partout, c’était des éloges, la fête et des manifestations de joie, comme chacun pouvait. « Que le train qui vient de redémarrer soit le début de notre bien-être social. Nous sommes fiers de nos autorités surtout du président de la transition Assimi Goïta. La population le long des rails soutient la transition pour toujours », affirme, avec émotion, Brin Diallo, du quartier Kita-gare où se trouve la gare de train. « Notre train a redémarré. C’est notre centre commercial, notre marché. Avec le train, nous faisons nos commerces pour soutenir nos maris et pour subvenir aux besoins de nos familles. Si Dieu nous a gratifie d’un tel jour, tout le monde doit en saluer le gouvernement », se réjouit la présidente des femmes de Kita, Mme Macalou Aissata Sacko. « Merci Assimi et allez lui dire de se serrer, encore plus, la ceinture. Nous sommes toutes derrière lui pour la réussite de la transition », lance-t-elle. Mme Sidibé Sira Diallo, du quartier de Badenko, se souvient du bon vieux temps de la grosse activité du trafic ferroviaire. « En effet, se rappelle-t-elle, les échanges commerciaux se faisaient dans un cadre social et sur la base de la confiance. On prenait la marchandise à l’arrivée du train et les règlements se faisaient, sans problèmes, au prochain voyage ». « Merci Assimi Goïta ! Avec le train remis en circulation, vous allez recoudre le tissu social », dit-elle.  « Partout, où nous sommes passés, pour cet essai, nous avons vu le grand engouement des populations riveraines du rail. Ce qui prouve, si besoin en était, que le train n’est pas seulement une question économique. Il est, aussi, une question sociale. Cela permet de désenclaver toutes ces localités, le long des rails», indique le directeur général de la Société de patrimoine ferroviaire au Mali (SOPAFER), Ibrahim Maiga.  Le Dg de la SOPAFER a demandé aux populations de croire toujours en nos autorités quant à la reprise de l’activité ferroviaire. « Un plan d’urgence de reprise de l’activité ferroviaire est en phase d’exécution » a-t-il souligné à Kita.. Pour le trajet de 30 km, Badinko-Kita, le gouverneur Daouda Maiga a pris place aux côtés du Dg de la SOPAFER. Au regard de la mobilisation générale des communautés, les autorités disent avoir bien noter l’espoir des populations de voir la réouverture effective de ce tronçon. Elles ont soutenu que la question demeure au cœur des préoccupations des plus hautes autorités du pays. Elles se disent conscientes que les rails, source de revenus, sont essentiels pour les populations riveraines qui l’attendent avec patience. Après 30 minutes de stationnement à Kita, le train-test s’est lancé pour Kayes, sous les ovations des populations, satisfaites de le revoir siffler encore, après plusieurs années d’interruption. MF/MD (AMAP)

Trafic ferroviaire : Le chemin de fer entre Bamako et Kayes reprend vie

Par Oumar SANKARE Bamako, 14 juin (AMAP) Mercredi 13 juillet 2002, le soleil se lève doucement sur la gare ferroviaire de Bamako, la capitale malienne. C’est le grand jour pour les cheminots et l’ensemble des travailleurs des chemins de fer. Les préparatifs de la reprise du trafic ferroviaire arrivent, enfin, à une phase cruciale. La Société de patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER) procède à « l’essai blanc » du train de transport-voyageurs entre Bamako et Kayes (Ouest). Le rêve est en passe de devenir réalité pour les travailleurs des chemins de fer, sans activité depuis belle lurette pour cause d’arrêt du trafic ferroviaire. On peut aisément imaginer le soulagement des populations et localités riveraines du chemin de fer et les travailleurs de la SOPAFER.  L’événement ne passe pas inaperçu dans la capitale. Curieux, automobilistes et piétons sont alertés par le train qui se remet à siffler. Il faut dire que les Bamakois avaient perdu l’habitude d’entendre le sifflement des trains. Alors que la foule de curieux grossit, les cheminots s’affairent pour le lancement de « l’essai blanc ».  Pour l’occasion, du beau monde est réuni à la gare ferroviaire de Bamako. De la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, au directeur général de la SOPAFER, Ibrahim Maïga, en passant par plusieurs autres responsables des chemins de fer.  Makan Sissoko est électricien à bord du train. Sourire aux lèvres, il discute des derniers réglages avec d’autres agents, mécaniciens, maintenanciers, tous vêtus d’un uniforme bleu (chemise et pantalon). « Le train est à l’arrêt depuis 2018 et c’est avec un grand plaisir que nous reprenons le travail aujourd’hui », dit-il. Et d’ajouter que ce sont des emplois qui sont créés avec le redémarrage du train, en plus des recrutements et des formations à venir. « Le train a été remis sur pied grâce à l’expertise malienne, rien n’est venu de l’extérieur », se félicite notre interlocuteur.  Quant à Moussa Keita Yao, coordinateur des syndicats et associations des cheminots, il se dit satisfait des démarches entreprises par les autorités. « Après tant de détresse, nous sommes rentrés en possession de tous nos arriérés de salaire et un convoi de locomotive est mise en ligne même si c’est une phase d’essai », se réjouit-il. NOUVELLES LOCOMOTIVES – Plusieurs activités ont déjà été réalisées pour la mise en marche du train. Il s’agit de la réhabilitation de 19 gares, de Bamako à Kayes, la réhabilitation des ateliers centraux de Korofina (dans la capitale malienne)  et de Kayes, l’acquisition partielle d’équipements mécaniques et outillages pour les travaux de la voie, les travaux de traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes, la pose des traverses en bois sur les ouvrages d’art, de Bamako à Diboli (frontière avec le Sénégal) et les travaux de confortement des ponts de Galougo, Mahina et Toukoto.  Prenant la parole, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a expliqué que les essais en blanc au cours  des semaines à venir avec les deux locomotives CC2205 et CC2207, réhabilitées par les techniciens maliens, « permettront de relever, entre autres, les anomalies sur le matériel roulant et sur la voie ferrée ». Après la relance du trafic ferroviaire, suivra l’exploitation commerciale avec des sources de financement déjà identifiées. Mme Dembélé Madina Sissoko a ajouté : « En plus d’une voie métrique, nous disposerons d’une voie standard, entre Bamako et Kayes ainsi que l’acquisition de 3 locomotives avec la société russe STM ». A cet effet, le gouvernement a signé un mémorandum d’entente avec la société russe STM pour réhabiliter d’autres locomotives se trouvant dans les ateliers centraux de Korofina. Les partenaires russes, qui sont attendus à Bamako dans les jours à venir, vont aider à réaliser l’étude de migration de la voie métrique vers la voie standard. Concernant, l’aspect économique des chemins de fer, la ministre des Transports et des Infrastructures a dit : « ce sont des villes entières qui revivront grâce au train. Egalement, le Mali étant un pays enclavé, ceci est une aubaine pour le transport des marchandises ».  Aspect très important de la reprise du trafic ferroviaire : toutes les activités sont financées par le budget national. A cet égard, la ministre a salué l’engagement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour la réalisation de la relance du trafic ferroviaire. Elle a indiqué que c’est grâce à l’engagement des plus hautes autorités que les techniciens maliens ont réparé entièrement deux locomotives et les voitures voyageurs.  Pour ce voyage d’essai, le train sera conduit par Mme Gouaillé Alima Coura Mariko, conductrice depuis 14 ans sur la ligne Bamako-Kayes. Elle sera assistée par d’autres cheminots qui font le voyage comme passagers. C’est la locomotive CC-2207, avec 7 voitures-voyageurs, qui a pris le départ hier à 8h45 à la gare ferroviaire de Bamako à destination de Kayes. Le retour est prévu à Bamako aujourd’hui, jeudi.  OK/MD (AMAP)