Kati Sirakoro Niaré : Bientôt un centre d’intelligence artificielle et de robotique au Mali
Bamako, 08 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a posé, mercredi, la première pierre du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré, près de Bamako, s’est dit convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique demeure un pas vers la souveraineté scientifique et industrielle. du Mali. Financé par le budget national pour un montant total de 3,3 milliards de Fcfa, ce centre d’intelligence artificielle et de robotique sera construit à sur une superficie de 50 hectares. Il comportera six blocs au total. Dans une interview accordée à la presse, le président de la Transition a, tout d’abord, rendu un hommage mérité aux génies maliens qui, depuis 2017, ont valablement représenté le Mali dans les compétitions internationales de robotique. «Ces génies sont l’une des raisons de la construction de ce centre», a souligné le colonel Assimi Goïta, ajoutant que notre pays se doit d’être présent au rendez-vous des bouleversements technologiques et de la révolution industrielle. «Également, nous prônons notre souveraineté retrouvée qui doit refléter dans tous les domaines y compris celui scientifique et industriel. Je suis convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique est un pas vers notre souveraineté scientifique et industrielle. Car, ces résultats probants vont impacter très positivement tous les domaines de développement tel que la santé, l’agriculture, l’environnement, la gestion des mines et l’énergie, surtout la défense et la sécurité», a relevé le président Goïta. FIERTÉ NATIONALE – Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Amadou Kéita a annoncé que le CIAR va contribuer significativement à l’émergence d’un environnement et un écosystème de la formation et de la recherche dans ses domaines de prédilection. Il calque ses objectifs sur la vision présidentielle de doter le Mali de capacités autonomes et de solutions nouvelles dans la santé, la sécurité, la défense, l’industrie, l’environnement, les technologies. Véritable laboratoire, le Centre aura pour mission d’initier, de former, de chercher et d’inventer avant de mettre à la disposition du secteur productif, comme les industries, les résultats de la recherche. Selon Pr Amadou Kéita, la composition du CIAR lui permettra d’aller au-delà de la recherche pour donner des applications pratiques à l’intelligence artificielle et à la robotique. Le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique a déclaré que le CIAR, entièrement financé par le budget, sera une fierté nationale. Le colonel Assimi Goïta, dans son discours à la Nation du 22 septembre 2022, a annoncé la création d’un Pôle d’excellence technologique, donnant ainsi le départ de la première expérience d’un centre robotique au Mali. OD/MD (AMAP)
Portrait : Moussa Doumbia, l’homme qui veut révolutionner l’agriculture au Mali
Bamako, 08 juin (AMAP) Il voit grand en projetant de valoriser toutes les superficies cultivables du Mali à travers l’utilisation des drones agricoles dans le traitement phytosanitaire, l’inventaire du rendement des cultures mais aussi la cartographie des sols en vue d’un usage efficient des intrants agricoles Une bonne productivité agricole est le gage de la sécurité alimentaire. Le Mali est un pays sahélien aux 2/3 désertiques dont près de 80% de la population pratiquent l’agriculture comme activité économique principale. Dans les pays comme les États-Unis d’Amérique qui ont bâti leurs richesses et leur développement sur l’agriculture, la mise en valeur de grandes superficies agricoles était une nécessité. Pour ce faire, des moyens aériens étaient indispensables pour l’épandage, le traitement phytosanitaire et la cartographie des sols. D’où l’utilisation à l’époque de petits avions. Ceci engendrait des coûts souvent insupportables pour les usagers peu fortunés. Avec l’avènement des drones (petit appareil électrique volant piloté à partir du sol), les donnes ont changé. C’est ce qu’il faut aujourd’hui pour notre «Révolution verte», prône Moussa Doumbia. Ce natif de Bamako est un ingénieur diplômé des grandes Universités allemandes en énergies renouvelables et d’un master en Sciences de l’environnement avec plus de 17 ans d’expériences professionnelles consécutives en Allemagne et dans les pays en développement. Directeur général de l’entreprise Smart energising farming, Moussa Doumbia a passé plus de 10 ans à vivre et à travailler dans plus de huit 8 pays africains et dans un grand nombre de communautés rurales à travers le continent. Il a établi et géré des projets de la coopération et des sociétés privées en tant que conseiller technique et chef de projet au Mali, Togo, Madagascar, Niger, RDC Congo, Sénégal et au Burkina Faso. Moussa Doumbia est un expert des drones professionnels agricoles en tant que pilote en agriculture de précision. EXPERTISE – Avec cette expertise, il espère aider les décideurs politiques nationaux à répondre aux exigences du secteur privé sur le marché des drones agricoles. Son expérience à la tête de Smart Energising Farming a permis à la société d’avoir une compréhension détaillée des problématiques du développement rural, spécifiquement de l’énergie et de l´agriculture, affirme l’ingénieur. En tirant des leçons, il développe des méthodologies, des outils et des procédures avec des démonstrations sur le terrain. Visionnaire, Moussa Doumbia projette de promouvoir l’usage des drones dans le traitement phytosanitaire des cultures et la cartographie des sols, en boostant l’agriculture intensive, seule gage de la sécurité alimentaire. Pionnière dans le domaine des drones professionnels civils, la société Smart-Energising-Farming Sarl dispose d’expertise sans égale au Mali, dans la cartographie aérienne et relevées topographiques par drone, la formation des jeunes pilotes de drone agricole en agriculture de précision, le diagnostic phytosanitaire des champs agricole par drone, la pulvérisation. Et l’épandage aérien par drone qui aide à la résilience des forêts face aux changements climatiques. Installée au Mali depuis 2020, Smart-Energising-Farming enregistre plusieurs clients surtout parmi les particuliers qui disposent de grandes superficies cultivables. À cet effet, il ambitionne de contribuer à l’amélioration de la production agricole à travers la formation massive des jeunes dans l’utilisation des drones agricoles. Cela sous-entend l’accompagnement des pouvoirs publics par la création d’opportunités pour les jeunes, la multiplication des partenariats avec les structures aussi bien étatiques que privées et la vulgarisation de la technologie en milieu rural qui abrite plus de la moitié de la population malienne. CAD/MD (AMAP)
Le Mali et la Banque mondiale signent deux projets de plus de 131 milliards de F CFA
Bamako, 08 juin (AMAP) Le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ont signé mercredi, à Bamako, des accords de financement relatifs à deux projets pour un montant total de 200,9 millions d’euros soit environ 131,781 milliards de Fcfa. La cérémonie de signature du Projet de restauration des terres dégradées au Mali et du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), s’est déroulée à l’hôtel des Finances, en présence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. Le premier accord de financement du Projet de restauration des terres dégradées au Mali porte sur un montant de 144,300 millions d’euros, soit plus de 94 milliards de Fcfa. Approuvé le 25 mai dernier par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, ce Projet permettra le renforcement des capacités dans la promotion des pratiques de restauration des terres dégradées sous l’influence du changement climatique et le renforcement des opportunités d’accès aux marchés. Il couvrira 87 communes des Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou et Mopti (Centre) et atteindra plus de 2 millions de bénéficiaires. Le second accord concerne le financement du PHASAOC, pour un montant de 56,600 millions d’euros, soit un peu plus de 37 milliards de Fcfa. Ce projet à vocation régionale couvre les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il vise à améliorer, dans ces pays, l’indice de performance statistique, la comparabilité des statistiques de base et la modernisation des structures en charge des statistiques. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ces deux projets vont enrichir le portefeuille de son institution au Mali déjà en pleine expansion. Selon Mme Da Sousa, le Projet de restauration des terres déradées « améliorera la vie des populations avec des opportunités d’emplois et un renforcement des capacités dans les domaines de gestion des ressources naturelles. » «L’approche du projet, a-t-elle indiqué, est basée sur le nexus entre la dégradation des ressources naturelles, les impacts du changement climatique et les conflits sociaux tout en cherchant à restaurer le capital social, naturel et culturel. » Il renforcera les capacités nationales pour la mise en œuvre de la Contributions déterminées au niveau national (CDN) et d’une stratégie de prévention des conflits dans sa zone d’intervention. Selon la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, « la disponibilité, en temps opportun, de statistiques fiables est un défi majeur pour la plupart des pays africains. » En ce sens, Clara Da Sousa a affirmé que le nouveau projet statistique pour le Mali permettra de consolider les acquis du Projet d’amélioration du système statistique national du Mali (PASSNM), en s’inscrivant dans une dynamique régionale où la coordination entre les instituts nationaux de la statistique rendra possible la production de données harmonisées. La réalisation d’enquêtes harmonisées sur les conditions de vie des ménages, le recensement agricole, les enquêtes agricoles, les réformes institutionnelles, le renforcement du capital humain et l’accès aux données sont, entre autres, les actions attendues du projet. «Notre ambition est non seulement d’atteindre les objectifs de cet ambitieux Projet et, peut-être, surtout, de contribuer à façonner des politiques de développement plus intégrées qui puissent répondre aux nouveaux défis stratégiques auxquels le Mali est confronté», a-t-elle confié, avant de réitérer l’engagement de sa structure à accompagner notre pays dans ce processus. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que le projet permettra d’améliorer les systèmes statistiques au bénéfice des politiques publiques. Il s’est réjoui de l’amélioration des relations de coopération entre le gouvernement du Mali et le Groupe de la Banque mondiale, « à travers la diversité et l’importance des financements récents. Par ailleurs, le ministre en charge des Finances a engagé les unités de gestion à assurer une bonne exécution des projets pour atteindre les résultats escomptés. AG/MD (AMAP)
Chambre de commerce et d’industrie du Mali : Le nouveau président prend officiellement fonction
Bamako, 07 juin (AMAP) Le nouveau président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a officiellement pris fonction, mercredi, lors d’une cérémonie dans les locaux de la Chambre consulaire, sous la supervision du contrôleur des services publics, Aliou Sissoko. En présence du secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo et de la quasi-totalité des membres du nouveau bureau mis en place le 21 mai dernier pour achever la mandature 2021-2025, la cérémonie a commencé par la remise des documents de passation de service au nouveau président de la CCIM par le contrôleur des services publics, Aliou Sissoko, Ce dernier a expliqué que la supervision de la passation du service ressort de leurs missions régaliennes visant à assurer la bonne gouvernance et la continuité du service public au niveau de tous les établissements publics. «On fait la passation en suivant un canevas issu d’une instruction du Premier ministre en la matière», a-t-il précisé. Et d’ajouter qu’il est présent à cette cérémonie pour s’assurer que ce canevas a été respecté afin d’éviter des problèmes à la personne qui prend fonction. Selon M. Sissoko, ce canevas porte sur la présence de quatre points dans le procès verbal de passation. «Il s’agit d’un aperçu du service de l’entité, la situation du personnel, la situation financière de la structure et les dossiers en instance», a-t-il énuméré. Le secrétaire général de la CCIM a, au nom du personnel, félicité le nouveau président et son bureau et rassuré de la disponibilité du personnel. «De notre côté, nous n’allons pas faillir. Vous pouvez compter sur nous tout comme nous comptons énormément sur vous», a déclaré Mahamadou Sanogo. Et d’indiquer que le personnel mène une mission publique dont l’objectif est d’améliorer la qualité du service en évitant la corruption et la lourdeur. «Nous sommes là pour coordonner les missions que vous avez décidées et qui sont dans votre programme d’activités conformément aux procédures publiques», a dit Mahamadou Sanogo à l’endroit du nouveau président. «Je m’efforcerai d’être à la hauteur de la mission qui m’a été confiée. Nous avons commencé les activités prioritaires de notre mandat qui consistent à mener des réflexions pour l’industrialisation du pays», a expliqué Mandiou Simpara, avant de préciser que le Forum de Ségou était inscrit dans ce cadre. AG/MD (AMAP)
Panier de la ménagère : Le prix de la viande atteint des sommets à Bamako
Par Anne -Marie KEITA Bamako, 07 juin (AMAP) Aujourd’hui, à Bamako, la capitale malienne, le prix du kilogramme de la viande avec os varie entre 3 000 et 3 500 Fcfa, contre 3 500 et 4 000 Fcfa pour la viande sans os. Cette tendance a commencé en 2021 quand le prix du kg de la viande avec os était passé de 2 000 à 2 400 Fcfa, voire 2 500 Fcfa dans certains marchés. En termes d’effectif du cheptel, le Mali occupe la première place dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il est 2è dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En 2022, notre pays disposait de 13 234 158 têtes de bovins. L’élevage, qui représente le 3è produit d’exportation après l’or et le coton, emploi 80% de la population rurale dont 30% y tire l’essentiel de leurs revenus. Malgré cette richesse, le panier de la ménagère souffre depuis un certain temps de la hausse du prix de la viande. Cette denrée de grande consommation et nécessaire pour une bonne alimentation est devenue un luxe pour le consommateur à faible revenu. Aujourd’hui, le prix du kilogramme de viande avec os varie entre 3 000 et 3 500 Fcfa et la viande sans os est cédée entre 3.500 et 4.000 Fcfa. Rappelons qu’en 2021, le prix du kg de la viande avec os était passé de 2 000 à 2 400 Fcfa, voire 2 500 Fcfa dans certains marchés. Et pour le kg de viande sans os, le prix avait augmenté de 500 Fcfa (de 2 500 à 3 000 Fcfa). De cette date jusqu’à nos jours, les prix ne cessent de grimper. Plusieurs facteurs sont mis en avant par les acteurs de la filière pour justifie cette situation. «La hausse du prix de la viande n’est qu’une conséquence de notre politique de l’élevage et de ce qu’on n’investit dans le bétail», soutient le président de la Fédération nationale des professionnels de la filière bétail viande du Mali (FEBEVIM), Boubacar Bah. « Aujourd’hui, fait-il savoir, le consommateur est en train de subir les conséquences d’une mauvaise politique installée depuis un certain temps. » Bah souligne la complexité de la question du sous-secteur élevage, en ce qui concerne notamment la mobilité du bétail, l’insuffisance de pistes pastorales et la mauvaise alimentation des animaux. «35% de notre cheptel se trouve en Côte d’Ivoire. Et la viande consommée aujourd’hui dans notre pays, vient de ce pays voisin qui a su mettre en place une réelle politique de l’élevage en faisant des aménagements pastoraux tout au long de sa frontière avec le Mali. Toute chose qui a attiré le cheptel malien car il y a l’eau et l’herbe», affirme le président de la FEBEVIM. Pour Boubacar Bah, le bétail, étant une richesse mobile, notre pays se doit de faire des réelles prévisions en cherchant à connaître le nombre de têtes de bétail et les difficultés auxquelles les acteurs sont confrontés. TRACASSERIES ET INSÉCURITÉ – Selon Boubacar Bah, d’autres difficultés notamment les tracasseries et l’insécurité dans le transport des animaux, seraient à l’origine de la cherté de la viande. En effet, pour lui, les zones d’élevage sont devenues des zones difficiles d’accès à cause de l’insécurité et il est difficile pour les animaux de migrer. «Lorsque vous chargez les animaux par camion, le transport devient difficile à cause des tracasseries routières», regrette le président de la FEBEVIM. Il ajoute qu’à cause de ces tracasseries au niveau des postes de douanes, les animaux peuvent passer une journée dans les camions et certains meurent. Ces difficultés font que les transporteurs de bétail n’ont souvent pas le courage d’amener les animaux dans les villes. Le directeur national de l’élevage justifie cette hausse par le fait que chaque année, à une période donnée, notamment pendant la période de soudure, l’alimentation des animaux devient chère. Cette cherté, selon Khalifa Dembélé, est due à une récurrente diminution des quantités d’aliments disponibles. En plus, l’offre est inferieure à la demande. «Quand l’offre est inferieure à la demande, les prix augmentent. Toute chose qui a une répercussion directe sur le prix de la viande», développe-t-il. Le président adjoint du syndicat des bouchers du marché Dibida reconnait, lui aussi, que le marché de viande connaît en ce moment une hausse. Une augmentation qui, selon Kantra Traoré, n’est pas la faute des bouchers mais plutôt des éleveurs. «Quand l’éleveur cède le bœuf très cher, le boucher est obligé de revendre la viande chère pour faire des bénéfices. La hausse des prix n’est pas de notre faute. Nous ne sommes que des revendeurs», argumente le boucher. Pour Kantra Traoré, la hausse du prix de la viande est liée à la rareté du bétail. Ce qui fait qu’aujourd’hui, un bœuf est cédé aux bouchers entre 300.000 et 500.000 Fcfa. Foutamata Keita Diarra, gargotière, explique que la hausse du prix de la viande a eu un impact sur les ventes dans le marché. Elle accuse les autorités de ne pas accorder assez d’importance au sous-secteur de l’élevage. Face à cette tendance haussière des prix, le président de la FEBEVIM appelle à une mutualisation des efforts. Aussi, préconise-t-il l’aménagement des espaces pastoraux et la création par l’État des titres fonciers sur les pistes pastorales. «Pour cela, il faut une journée de réflexion pour poser le diagnostique et trouver des solutions durables. Sans cela, notre pays ne peut avoir la viande à bas prix», pense-t-il. Déjà, dans l’optique de trouver des solutions aux problèmes de l’élevage, la Febevim a fait des conventions avec les promoteurs d’usines d’aliments bétail. Elle a aussi signé avec l’Office du Niger une convention de mise à disposition de 75 000 hectares extensibles à 150 000 ha et est à la recherche de partenaires pour faire des aménagements pastoraux. Ces aménagements permettront d’éviter des conflits entre éleveurs et agriculteurs, d’avoir l’eau et l’herbe en suffisance et d’empêcher le déplacement de notre bétail vers les pays voisins. Il y a environ 40 périmètres pastoraux à travers le Mali et le plus
Le trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes, dans l’Ouest du Mali reprend vendredi prochain (officiel)
Bamako, 07 juin (AMAP) La Société de patrimoine ferroviaire du Mali envisage d’effectuer le premier voyage commercial du train de voyageurs, le vendredi 09 juin 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembéle Madina Sissoko, citéepar le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 31 mai 2023 Ce démarrage imminent du trafic ferroviaire voyageur est destiné à répondre aux besoins des populations des Rrégions de Kayes, Kita et Koulikoro,dans l’Ouest du Mali, traversées par les rails, «A cet effet, le train prendra le départ à la gare de Kayes à destination de la gare de Bamako», précise le communiqué du Conseil des ministres. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire, une convention d’exploitation du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises a été approuvée par le Conseil des ministres, le 24 mai 2023. Cette convention confie la gestion du trafic à la Société de patrimoine ferroviaire du Mali pour une durée de trois ans, renouvelable après évaluation. SS/MD (AMAP)
Biodiversité et sécurité alimentaire : Pesticides, une menace pour les abeilles
Par Makan SISSOKO Bamako, 31 mai (AMAP) «Lorsque les abeilles disparaitront de la surface du globe, l’Homme n’aurait plus que quatre années à vivre» a écrit Albert Einstein dont la citation réapparait dès que la question de la surmortalité des abeilles revient dans le débat public. Elle témoigne de l’importance vitale des abeilles dans la vie des êtres humains. Ces insectes jouent un rôle crucial dans la reproduction des fleurs en transportant le pollen d’une fleur à une autre, favorisant ainsi la production de fruits, de légumes et autres cultures. En conséquence, la disparition des abeilles aurait des répercutions drastiques sur la biodiversité, l’agriculture et l’alimentation humaine. Environ un tiers de la production alimentaire mondiale dépend de la pollinisation par les abeilles et d’autres insectes pollinisateurs. C’est pourquoi il est urgent de protéger les abeilles et leur environnement pour préserver notre production alimentaire et la biodiversité de notre planète. Au-delà de leur importance pour la biodiversité, les abeilles sont également exploitées par les humains pour leur potentiel de production de miel et de cire d’abeille. Aliment naturel sucré et nutritif apprécié par les humains depuis des milliers d’années, le miel est aussi utilisé dans de nombreux produits alimentaires et cosmétiques. La cire d’abeille, elle, sert dans la construction des alvéoles de leur ruche. Elle est couramment utilisée dans les produits de soins de la peau, dans la fabrication de bougies, de produits de polissage, de cosmétiques et des médicaments pharmaceutiques. Elle est également utilisée dans la production de produits alimentaires tels que le fromage, le chewing-gum et les bonbons. Abdrahamane Kouyaté possède quatre sites d’exploitation apicoles sur une superficie totale de 85 hectares dans le village de Zantiguila, Commune rurale de Sanankoroba. Avec 400 ruches de miel, sa production trimestrielle est estimée à une tonne de miel. Il explique que l’apiculture est une activité qui est très liée à l’agriculture et à l’élevage. Et de poursuivre que les abeilles se nourrissent des feuilles et des fleurs des plantations. « C’est pourquoi, dit-il, l’agriculture est importante pour la production du miel aussi bien que les abeilles pour l’augmentation de la productivité des cultures. » L’apiculteur souligne que les abeilles contribuent beaucoup à l’équilibre de l’écosystème. «Elles sont des pollinisateurs importants pour de nombreuses plantes. En collectant le nectar des fleurs pour produire du miel, les abeilles transportent le pollen d’une fleur à l’autre, aidant ainsi les plantes à se reproduire et à se propager», explique-t-il. À en croire Kouyaté, l’apiculture est une activité très rentable qui nourrit son homme. RÉDUCTION DE 30 A 33% – « En la matière, l’Association pour le développement de l’apiculture moderne (ADAM) soutient les apiculteurs. Nous achetons des ruches subventionnées avec l’ADAM avec une réduction de 30 à 33%. Ce qui nous permet de bénéficier de l’assistance d’une équipe pour installer des ruches dans nos champs», révèle-t-il. Précisant que quand les abeilles se nourrissent suffisamment à l’aide des plantes à fleurs, comme le melon, la pastèque, la papaye et les légumes, elles parviennent à remplir leurs ruches entre 60 à 90 jours. Cet agriculteur affirme que le miel est la principale source de nourriture des abeilles. Et dans nos sociétés, il est utilisé depuis des milliers d’années comme édulcorant naturel et comme remède pour de nombreux maux. Dans l’apiculture, les producteurs gagnent en miel, en cire et en production agricole. Quant à notre apiculteur, il récolte aussi la cire d’abeille. À l’intérieur du pays, Abdrahamane Kouyaté vend son litre de miel à 3 000 Fcfa contre 6 000 Fcfa à l’extérieur. «La cire d’abeille est aussi un avantage dans la production du miel. Le kilo de cire est vendu entre 1 000 à 15 00 Fcfa. Avec une tonne de miel, je peux avoir environ 500 kilos de cire. Je vends la moitié de ma cire pour garder le reste que je réutilise dans les ruches pour attirer les abeilles avec l’odeur», dit-t-il. Pour récolter la cire, l’apiculteur retire les cadres de rayons de la ruche. Les cadres sont ensuite placés dans un extracteur de cire, qui la sépare des restes de miel et de pollen. La cire est ensuite fondue et filtrée pour éliminer les impuretés. Par ailleurs, l’agro-apiculteur soutient que l’utilisation des pesticides contribue à réduire drastiquement la population des abeilles. «L’utilisation des produits dans les champs sont extrêmement néfastes pour les arbres, les insectes et les humains. Raison pour laquelle, je n’utilise jamais de produits chimiques dans mon champ», révèle le paysan. Abdrahamane Kouyaté invite, à cet effet, les autorités à mettre en place un service dédié à la valorisation des abeilles. CENT TONNES DE MIEL – À notre passage au siège de l’ADAM, dans la Zone industrielle, au quartier Bougouba, ses membres fabriquaient des centaines de ruches de couleur blanche dénommée « Ruche Kenya» (du nom du pays qui les confectionne) et d’autres matériels apicoles au profit des apiculteurs. Créée en 2009, l’Association a organisé de nombreuses formations sur la transformation et l’exploitation du miel. Elle compte aujourd’hui une dizaine de membres répartis sur toute l’étendue du territoire national. Par an, sa production est estimée à plus de 100 tonnes de miel. Son président, Mamadouba Keïta, souligne que la plupart de la production est vendue sur place aux étrangers qui exportent les produits. «Nous souhaitons arrêter cette exportation pour essayer d’ajouter de la valeur à nos produits, créer des emplois et de la richesse dans le pays», souligne-t-il. En ce qui concerne son aspect traditionnel, Mamadouba Keïta soutient que les abeilles contribuent à soigner notamment le paludisme et des maladies respiratoires. Et elles protègent les arbres contre des maladies qui, à leurs tours, contribuent au renforcement du système écologique. Mamadouba Keïta compare l’apiculture à l’élevage des animaux compte tenu de son intérêt vital. Il déplore le fait qu’aujourd’hui, le secteur soit frappé de plein fouet par l’utilisation abusive des pesticides dans l’agriculture. Ce qui réduit la population des abeilles au Mali d’environ 45%. À cela s’ajoute les effets néfastes des changements climatiques. Ces facteurs, selon lui, feront que dans dix ans, les populations des abeilles
Usine malienne de produits pharmaceutiques : Retour dans le giron de l’Etat
Bamako, 31 mai (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, s’est rendu, lundi, à l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP), située dans la Zone industrielle de Bamako, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de relance de cette société et pour constater les conditions de travail du personnel. L’UMPP, qui était une fierté nationale dans les années de cogestion avec les partenaires chinois, vit en ce moment des jours difficiles. L’avenir de cette unité de production tombée dans le giron du ministère de l’Industrie et du Commerce doit être repensé. C’est pourquoi, le gouvernement a approuvé en Conseil des ministres du 18 novembre 2022, un plan de relance tout en décidant de revenir sur l’ouverture de son capital. «J’ai vu une unité industrielle où les travailleurs sont suffisamment engagés au maintien de l’unité en marche. Le gouvernement va continuer à soutenir l’UMPP pour être encore plus moderne en remplissant les attentes des populations maliennes», a assuré le ministre à la fin de sa visite. Le visiteur, guidé par l’ancien directeur général par intérim de l’usine, le Pr Alou Amadou Keïta, s’est rendu à la section sirop où, plusieurs machines de production de médicaments sont à l’arrêt. Même constat au niveau de la section pommade, de la chaîne de comprimés et de la division contrôle laboratoire. Au niveau de la chaîne des pesées, quelques machines tournent à faible régime. L’usine est confrontée à un manque de ressources financières, mais aussi à la vétusté des outils de production et à un énorme passif. Ces difficultés doivent trouver leurs solutions dans le plan de relance. Mahmoud Ould Mohamed a souligné que les dépenses du Mali, en termes d’achats et d’importation de produits pharmaceutiques, sont énormes. D’où l’importance de cette usine qui « apparaît comme un facteur économique de notre souveraineté. » Il a aussi promis que « dans un ou deux ans, cette fabrique de médicaments sera remise à flot et répondra aux standards internationaux. » Des efforts seront aussi accomplis dans ce sens. Aujourd’hui, l’UMPP ne réalise que trois formes pharmaceutiques sur trois lignes de production. Alors qu’elle réalisait sur ses quatre chaînes de production, cinq formes pharmaceutiques pour une gamme de 33 produits présentés en Dénomination commune internationale (DCI). Vingt huit de ces 33 produits figurent sur la liste nationale des médicaments essentiels. L’UMPP a touché le fond quand l’État a autorisé en 1999, dans le cadre de son désengagement du secteur industriel, l’ouverture de son capital. Depuis, il y a eu une diminution de sa capacité de production consécutive à des difficultés. Pour la commission santé du Conseil national de Transition (CNT), ces difficultés sont liées à la non-commercialisation de certaines molécules, au retrait de la chloroquine dans le schéma thérapeutique, à l’insuffisance du personnel (49 agents actuels contre un effectif de 80 agents souhaités). Mais, aussi, des équipements obsolètes et des dettes évaluées au 31 décembre 2020 à 2,19 milliards de Fcfa. S’y ajoute un problème juridique qui remet en cause l’existence de l’UMPP en tant que société de droit malien. La mise en œuvre du plan de relance nécessite pour l’État malien de prendre des mesures législatives et règlementaires visant notamment à faire de l’UMPP, une société d’Etat et à étendre son objet afin qu’elle soit plus compétitive. C’est ainsi que le CNT a adopté, le 18 mai dernier, la loi portant création de la société d’État dénommée «Usine malienne de produits pharmaceutiques». L’UMPP retrouve ainsi son statut initial. Elle était une société d’État à sa création en février 1989, avec un capital de 2,55 milliards de Fcfa et entièrement souscrit par l’Etat. FC/MD (AMAP)
Le Conseil national de Transition adopte la loi pour la relance de la Compagnie malienne des textiles
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 31 mai (AMAP) Le projet de loi portant ratification de l’ordonnance du 16 mars 2023 portant création de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX-Sa), après son adoption par le Conseil des ministres, a été approuvé, lundi, dernier par le Conseil national de Transition (CNT). Ce texte porte essentiellement sur le plan de relance de ce qui a été un fleuron de l’économie du Mali. C’est le 30 octobre 1993 que le gouvernement a signé une convention pour ouvrir le capital social de la COMATEX à la société China national overseas engineerig (COVEC). À l’issue de cette convention, la société a été érigée en COMATEX-SA avec 80% des actions appartenant à la COVEC soit 1, 200 milliards de Fcfa et 20% à l’État malien soit 300 millions de Fcfa. L’objectif de cette convention était de déterminer les conditions générales, économiques, administratives, financières, fiscales, douanières et sociales d’exercice des activités de la société. Malgré cette situation, la COMATEX était confrontée à des difficultés financières et économiques qui ont engendré des tensions de trésorerie à cause du vieillissement des équipements, de la non maitrise des charges d’exploitation (eau et électricité), de la concurrence des tissus importés notamment d’Asie. Sa situation financière se caractérise par un passif important d’ordre financier et social et d’un autre lié à l’exploitation. Ses dettes sont évaluées à 8,651 milliards de Fcfa dont 880,654 millions de Fcfa de dettes fiscales. Au regard de cette situation financière critique, le Conseil d’administration et l’Assemblée générale ont demandé en 2018 la liquidation de la société. Par la suite, une procédure judiciaire collective a été introduite soit pour sa liquidation ou son redressement. Afin de préserver les emplois et compte tenu de la position stratégique de la société pour le développement économique du pays en général et de la Région de Ségou en particulier, le gouvernement a opté pour le redressement judiciaire. A cet effet, le ministère de l’Économie et des Finances a, en rapport avec celui de l’Industrie et du Commerce, entrepris des actions prioritaires notamment la soumission d’une communication verbale au Conseil des ministres en novembre 2021 avec un plan de relance pour permettre à la société de faire face aux difficultés. Dans ce sens, il y a eu la signature d’une convention pour la cession des actions de la COVEC au franc symbolique. Ce plan prévoit aussi le paiement des arriérés de salaires des travailleurs. UNIQUE ACTIONNAIRE – Ces efforts fournis par le gouvernement de Transition ont permis de faire homologuer un concordat par le Tribunal du commerce de Bamako en son audience du 11 janvier 2023. Pour la mise en œuvre du plan de relance approuvé par le tribunal, il est apparu nécessaire de prendre une mesure législative pour permettre à l’État d’être l’unique actionnaire de la Compagnie constituée en Société anonyme (SA), d’adapter les statuts à la forme de société anonyme dont le capital est entièrement détenu par l’État, d’étendre son objet en vue de lui permettre d’être plus compétitive. Il s’agit, également, de conformer les nombreuses clauses statutaires aux dispositions impératives de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique (AUSCGIE). Et d’adapter les statuts à certaines innovations du traité relatif à l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) et aux pratiques de bonne gouvernance. Sur le montant des dettes de la Comatex (8,651 milliards de Fcfa au 31 décembre 2019) on compte un passif financier de 2,08 milliards de Fcfa à la COVEC Beijing et 1,35 milliards de Fcfa dû à la Banque de développement du Mali (BDM-Sa). Il inclut un passif d’exploitation de 2,601 milliards de Fcfa à la société Soyatt, 708,134 millions à la CMDT, 97,317 millions de Fcfa à EDM-SA, 13,518 millions de Fcfa à la Sotelma. Le passif social est de 921 millions de Fcfa de droits réclamés par les travailleurs et 880,654 millions de Fcfa de dettes fiscales. Les négociations avec la COVEC ont abouti à la cession de la COMATEX au franc symbolique y compris leur dette soit 2,080 milliards de Fcfa. En déduisant cette somme, le montant réel des dettes de la société sera de 6,571 milliards de Fcfa. APURER LE PASSIF – Au plan de la gouvernance, il sera procédé au remplacement des dirigeants de la société à qui, des missions spécifiques seront assignées notamment la relance des activités, la maitrise des charges, la maintenance des équipements, la bonne gouvernance etc. Au plan de l’équilibre d’exploitation, la société devra retrouver son équilibre en assurant une bonne maitrise des charges d’exploitation. Au plan de la promotion commerciale et de l’engagement politique, le ministère de l’Économie et des Finances discutera avec les structures concernées pour estimer les intentions de commandes publiques auprès de la COMATEX relatives aux évènements (8 mars, rentrée scolaire, fête de l’Armée, 1er mai, panafricaine des femmes, journée des paysans, etc). Le ministère en charge des Finances négociera avec la CMDT les subventions sur les livraisons de coton à la COMATEX et paiera les frais nécessaires à l’entretien et à la relance des machines. Aussi, le ministre de l’Économie et des Finances s’est engagé à apurer le passif de la COMATEX dans une période de 2 ans. Les dépenses urgentes à prendre en charge en plus d’une partie de la dette sociale sont celles relatives à la relance effective de l’usine. Il s’agit de 50 millions de Fcfa pour l’acquisition d’un groupe électrogène de 250 Kva, 50 millions de Fcfa pour les charges de démarrage (entretien des machines), 176 millions de Fcfa pour l’achat de consommables (pièces détachées, colorants…), 166 millions de Fcfa pour l’achat de coton et 80 millions de Fcfa pour l’achat de carburant et le paiement des factures d’électricité. Le montant cumulé nécessaire pour la reprise s’est élevé en 2022 à 722 millions de Fcfa y compris la prise en charge de la 2è tranche de la dette sociale qui fait 200 millions de Fcfa. Pour assurer la pérennité des activités de la COMATEX, le gouvernement s’engage à mettre en œuvre
Les douanes du Mali ont saisi près de 6 kg de cocaïne en partance pour Paris
Bamako, 26 mai (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako des Douanes maliennes a saisi, le 22 mai 2023, plusieurs paquets de cocaïne d’un poids total de 5,2 kilogrammes dont la valeur marchande est estimée à près de 300 millions de Fcfa, selon des sources douanières. « L’opération s’est déroulée, dans la nuit du mercredi au jeudi dernier, dans un quartier périphérique de la capitale malienne, où les deux valises noires attendaient leur expédition sur l’aéroport international président Modibo Keïta de Sénou », ont expliqué les mêmes sources. C’est alors que la patrouille douanière aux aguets a interpellé les présumés trafiquants et leurs complices qui ont essayé de s’échapper. Les présumés trafiquants ainsi que la marchandise prohibée ont été transportés dans les locaux de la BMI, à Faladiè, (quartier de Bamako) pour une fouille approfondie. « Nous avons trouvé, outre divers articles ordinaires, quatre paquets de cocaïne pure. Les analyses de laboratoire ont confirmé qu’il s’agit d’une drogue de premier choix », a expliqué l’inspecteur des douanes, Oumar Kassambara, précisant que le colis était destiné à la France. « Pour tromper la vigilance des agents, les délinquants ont fait passer la cocaïne pour des pièces de Basin emballées par une matière de couleur bleue pour brouiller le scanner », a-t-il révélé. Selon nos sources, l’efficacité des renseignements douaniers a servi ainsi la vigilance des services de contrôle. Le directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Amadou Konaté, a salué le « professionnalisme » des agents qui ont opéré cette importante saisie. Il a réitéré son instruction de « traquer les auteurs du commerce illicite jusque dans leurs derniers retranchements. » L’inspecteur général Konaté a, également, invité « les soldats de l’Economie » à maintenir la pression sur les réseaux mafieux qui contribuent au financement du terrorisme au Mali. AT/MD (AMAP)

