La BAD compte au Mali 23 opérations pour environ 422 milliards  (Responsable pays de la Banque africaine)

Bamako, 17 juil(AMAP) Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali compte 23 opérations pour un montant d’environ 422 milliards de Fcfa, a déclaré, jeudi, le responsable pays de la Banque africaine, Albert Nshimymuremyi. M. Nshimymuremy, qui s’exprimait lors de la session politique de la revue conjointe à mi-parcours du Document stratégique pays (DSP) 2021-2025 et du portefeuille des projets et programmes financés par la BAD au Mali, tenue jeudi, a estimé que ce niveau des engagements est une illustration du solide partenariat entre le Mali et le Groupe de la BAD. «Actuellement, le portefeuille actif du Groupe au Mali compte 23 opérations pour un montant de 422 milliards de Fcfa (643 millions d’euros). Les projets couvrent les transports (33,8 %), l’agriculture (30 %), l’énergie (11,2 %), l’eau et l’assainissement (9,5 %), la finance (4%), la gouvernance (4,8%), le social (2,9 %)», a-t-il détaillé. Le représentant de la BAD au Mali a salué le leadership du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour les progrès réalisés dans la stabilisation du climat sociopolitique, dans le domaine de la sécurité et celui des réformes politiques et institutionnelles. Selon lui, ces progrès « sont importants et indispensables pour permettre au pays de continuer sa marche vers le développement. « Grâce aux efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2019-2023) et du Plan d’action du gouvernement de transition (PAG 2021-2022), le Produit intérieur brut a augmenté de 3,1% en 2021 à 3,7% en 2022, malgré les chocs », a apprécié M. Nshimymuremyi. Il a ajouté que la mise en œuvre du CREDD et du PAG, sur lesquels la stratégie d’intervention de la BAD pour la période 2021-2025 est alignée, a été déterminante dans l’action de la BAD et des partenaires techniques et financiers au Mali. Il a, aussi, souligné les efforts du gouvernement pour le paiement des arriérés au titre du service de la dette publique extérieure, en dépit des difficultés de trésorerie découlant, en partie, de la crise temporaire de liquidité sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA), ainsi que de l’absence d’appuis budgétaires. Le ministre de l’Économie et des Finances, gouverneur du Groupe de la BAD pour le Mali, Alousséni Sanou, qui a présidé, la session, a indique que son pays est convaincus que « les leçons tirées de la mise en œuvre à mi-chemin du DSP en cours nous serviront utilement à mieux le réorienter et à l’adapter surtout au contexte actuel de fragilité et aux réalités du pays. » « Cette revue à mi-parcours du DSP coïncide fort heureusement avec la préparation de la nouvelle version de notre document de référence en matière de politique de développement qu’est le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable au Mali», a fait remarquer le patron de l’hôtel des Finances. Selon lui, cet exercice devra s’aligner étroitement sur les priorités nationales définies par les autorités du pays. «Le portefeuille des projets et programmes financés par le Groupe de la BAD au Mali connaît, depuis quelques années, un niveau avancé de détérioration de sa qualité, soit plus de 60% des projets du portefeuille marqués au rouge à date, autrement dit de projets éligibles à l’annulation», a déploré le ministre Alousséni Sanou. Il a ajouté que « cette revue conjointe est l’opportunité d’identifier ensemble toutes les contraintes ou goulots d’étranglement qui sont à l’origine de cette forte détérioration et de prendre les mesures correctives appropriées. » «Pour ce qui est du Document de stratégie pays 2021-2025, l’exercice de revue à mi-parcours, de façon générale, consiste à s’arrêter (…) en vue de mesurer les progrès réalisés, de diagnostiquer et d’identifier les difficultés qui ont émaillé ledit parcours et de maintenir la dynamique ou le cap si la trajectoire est jugée satisfaisante », a expliqué le ministre. Le DSP a été approuvé le 02 juin 2021 par le Conseil d’administration du Groupe de la BAD. Il s’articule autour d’un pilier unique : «réduire la fragilité économique à travers des chaines de valeur agricoles améliorées». Au cours des deux dernières années de mise en œuvre du DSP, la BAD a financé en faveur du Mali six nouveaux projets, pour un montant total de 76,7 milliards de Fcfa. Cet atelier de restitution, en présence de plusieurs membres du gouvernement, est l’aboutissement et le résultat du travail accompli conjointement par la partie malienne et les équipes de la BAD. Depuis l’approbation, le 4 juin 1970, de sa première opération au Mali, le Groupe de la BAD a financé accordé 117 prêts et dons couvrant l’ensemble des secteurs socio-économiques, pour un montant cumulé d’environ 1.274 milliards de Fcfa (1,94 milliards d’euros), selon le responsable pays de l’institution de financement du développement continental. BBC/MD (AMAP)

Marché du sucre: Le besoin national évalué à 100.000 tonnes (officiel)

Bamako, 17 juil (AMAP) Il faut urgemment 100.000 tonnes de sucre pour circonscrire la pression qui se fait sentir, depuis quelques jours, sur le marché, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, au cours d’une réunion avec les opérateurs économiques vendredi dernier. L’examen de la situation actuelle sur l’approvisionnement du Mali en denrées de première nécessité a révélé quelques pressions sur un certain nombre de produits dont le sucre. «Les denrées de première nécessité concernent l’ensemble des populations du Mali, mais surtout les couches les plus défavorisées », a fait remarquer le ministre de l’Industrie et du Commerce, lors de cette réunion organisée par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), dans les locaux de son département. Il a réitéré la détermination du gouvernement, conformément aux instructions du chef de l’État, à prendre en charge les préoccupations concernant les produits alimentaires. «Nous devons inscrire nos actions dans un cadre de planification et d’anticipation pour que nous puissions prévoir et prévenir l’ensemble des crises, surtout en ce qui concerne l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité», a insisté Moussa Alassane Diallo. Une telle action « ne peut se faire que dans un partenariat dynamique entre les opérateurs économiques et le département de tutelle. » Le ministre a exprimé sa « disponibilité à collaborer avec les opérateurs économiques, à recevoir leurs propositions et suggestions et à les intégrer dans ses démarches. » Pour lui, il est important d’avoir « une vision partagée afin d’apporter les réponses les mieux appropriées aux problèmes qui se posent aux secteurs de l’industrie et du commerce. » L’approvisionnement du Mali en denrées alimentaires reste une préoccupation pour l’Etat, bien qu’il ait décidé de sortir du circuit de la commercialisation des produits de première nécessité. Depuis des années, la mission d’approvisionnement du pays en denrées est assurée par le secteur privé, faisant ainsi des opérateurs économiques des acteurs majeurs de l’économie. « Ils sont les premiers responsables du ravitaillement de la population. Lorsqu’il y a pénurie, c’est à eux qu’il faut demander, en premier lieu, des explications», a déclaré le ministre. « Le ministère en charge du Commerce est interpelé, en deuxième lieu, pour donner des explications parce que l’État a le devoir de répondre à l’ensemble des préoccupations de la population », a-t-il ajouté Moussa Alassane Diallo a, aussi, expliqué que l’État a le rôle et la responsabilité d’assurer la supervision, la régulation et le contrôle du marché à travers la DGCC. Il (l’Etat) « doit avoir une capacité d’anticipation par rapport à l’ensemble des situations pour éviter les pénuries qui interviennent sur nos marchés. » «Il faut que nous sortions de ces pénuries de denrées alimentaires dans notre pays. Il faut que nous parlions des reformes structurelles pour permettre, aujourd’hui, de devenir des grands champions d’entreprises, des capitaines d’industries et de monter des grands projets commerciaux pour l’émergence et la stabilité économique de notre pays», a-t-il plaidé. « À partir du mois de novembre, a annoncé le ministre Diallo, une autre concertation aura lieu pour préparer l’année 2024. » NK/MD (AMAP)  

Séchage: Une solution pour consommer nos fruits et légumes en toutes saisons

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 14 juil (AMAP) Lundi, sous un soleil de plomb, des mangues à motié-mûres et pas trop fibreuses sont lavées, puis épluchées et coupées en tranches avant d’être étalées sur un grillage pour la mise à chaud dans un séchoir. Ensuite, ces succulentes tranches seront conditionnées dans des sachets en plastique pour la vente. C’est ainsi que procède le transformateur agronome, Raphael Djibril Coulibaly. Son entreprise dénommée «Sucré-Salé» fait également sécher la viande et la liane sauvage (Zaban). Elle transforme, aussi, en poudre des produits comme le gingembre, le citron, l’ail et la tomate. « On avait commencé avec la banane plantain, mais à cause de son irrégularité au Mali, on a été obligé d’arrêter parce que les clients se plaignaient de la qualité. C’est à partir de là qu’on a lancé un autre produit que tout le monde aime qui est la viande», explique-t-il. Le séchage est une méthode de conservation des aliments par déshydratation ou dessiccation. Il permet de ralentir la progression des bactéries, des levures et des moisissures en réduisant la quantité d’eau. Il existe un grand nombre de méthodes de séchage. Les plus courantes sont le séchage au soleil et le séchage à chaud. Le séchage permet de conserver les aliments de 6 à 12 mois dans de bonnes conditions, c’est-à-dire dans des sachets hermétiquement fermés qui évitent aux produits de réabsorber l’humidité atmosphérique. «Il faut emballer les aliments immédiatement après le séchage et vérifier, au bout de quelques semaines, qu’ils ne développent pas de moisissures. Si tel est le cas, cela signifierait que le séchage a été incomplet», fait savoir le jeune transformateur. Les produits de Raphael Djibril Coulibaly sont prisés au Mali pour leur qualité et leur prix. Il en exporte au-delà de nos frontières, vers notamment l’Europe où nos compatriotes en raffolent. Ceux-ci constituent d’ailleurs la majorité de sa clientèle. C’est une fierté pour l’entrepreneur dont les clients sont généralement des grossistes, promoteurs d’alimentations et de supermarchés. Les prix vont de 1 000 à 5 000 Fcfa par kilogramme. Selon son jeune patron, le vrai but de l’entreprise «Sucré-Salé» est de pouvoir conserver assez longtemps nos produits parce que chaque produit a une période spéciale. «A la fin de chaque période, soit vous avez le produit trop cher ou vous avez du problème à le conserver. Mon optique, c’est de pouvoir vraiment conserver le produit assez longtemps pour qu’il soit accessible à tout le monde et en tout temps», signale-t-il. Même séché, le produit garde 95% de ses valeurs nutritives. Raphael Djibril Coulibaly a perfectionné sa façon de faire, année après année. Aujourd’hui, à travers son canal de distribution de la viande, il peut vendre n’importe quel produit alimentaire. « J’ai une base de données de plus de 2 000 clients qui ont déjà apprécié mes produits», confie le jeune agronome. Assan Diarra, après avoir acheté 10 sachets de Zaban pour sa famille, témoigne : «J’aime bien le Zaban séché de Raphael, parce qu’il y a deux parfums. Le goût naturel pour lui donner la saveur qu’on souhaite. Et il y a une autre flaveur qui est infusée avec du miel, du gingembre et de la cannelle». La cliente affirme que le produit reste longtemts avant de périr. Amadou Traoré, un autre entrepreneur, évolue exclusivement dans le domaine de la transformation du poulet. Les poulets sont d’abord nettoyés et coupés par morceaux après la marinade. Il les laisse cuire un peu, avant de les étaler sous le soleil pendant une journée. Comme quoi, il faut beaucoup de soleil pour réussir le séchage. Agent commercial de profession, Amadou Traoré a appris ce métier grâce à une tante qui le faisait à la maison. Après l’avoir gouté, il a décidé de se lancer dans la commercialisation du poulet séché. Et ça marche ! « Je fais de l’aviculture à la maison. Mais souvent, mes productions finissent et je contacte un autre producteur», déclare-t-il. DIFFÉRENTS GRAMMES – Ses clients achètent généralement en gros tels que certaines pâtisseries, boutiques et quelques supermarchés. Un sachet de poulet séché coûte entre 1 000 et .000 Fcfa, selon la taille. Si autant de clients lui font confiance, c’est parce que Amadou est strict en matière de respect des règles d’hygiène. «Lors du séchage, surtout pour des produits destinés à la vente, il est très important de maintenir les aliments aussi propres que possible. Ceux qui travaillent doivent se laver les mains soigneusement et tout l’équipement doit être nettoyé correctement», conseille-t-il. Et d’insister : Les mouches doivent être écartées tout au long du processus. Seydou Djiguiba sèche la mangue, l’ananas, la viande, le coco, la pomme de terre et la banane plantain. Au passage de notre équipe, il mettait, les mains gantées, des produits séchés dans des sachets sur lesquels on peut voir des photos et son contact. Ces produits ainsi conditionnés peuvent être conservés pendant au minimum deux ans. «Nous les séchons au four et sous le soleil. Nos produits sont achetés et peuvent être consommés aussi bien par les adultes que les adolescents», détaille l’entrepreneur, tout en continuant à remplir les sachets qui seront vendus à partir de 500 Fcfa. «Les grammes diffèrent selon les produits. Les grammes de la viande ne sont pas égaux aux grammes de la mangue. Nous les vendons en physique et sur internet mais, majoritairement, sur les réseaux sociaux et ils sont très appréciés par les clients», martèle-t-il. Dans le domaine de la transformation, plusieurs dames s’imposent. Parmi elles, il y a Aïssatou Camara, promotrice d’une marque. Son unité de séchage produit divers aliments comme la spiruline, la farine infantile, la mangue et les épices qui sont destinés à une clientèle spécifique : Les enfants malnutris, les personnes âgées et les femmes en état de grossesse. Les prix vont de 1 000 à 25 000 Fcfa. Comptable de formation, nous avons trouvé cette mère de famille en train de trier et laver des produits enfin de les mettre dans le séchoir. « Depuis 2018, je suis dans la transformation

Flambée du prix de la farine : L’inquiétude des boulangers et des pâtissiers maliens

Bamako, 13 juil (AMAP) Les boulangers et pâtissiers maliens ont exprimé, mercredi, à Bamako, leurs inquiétudes au Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, face à la hausse du prix de la farine de blé. Le secrétaire général de la Fédération des boulangers et pâtissiers, Ahmed Dembélé, au sortir d’une audience accordée par le chef du gouvernement à une délégation de la profession, et en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a confié que les échanges ont porté sur les difficultés auxquelles la corporation est confrontée. Il a cité, en exemple, l’augmentation du prix de la farine qui est intervenue depuis deux ans avec l’apparition du Covid-19. « La situation a été aggravée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine. De 16 000 Fcfa, on est arrivé jusqu’à 27 500 Fcfa pour un sac de farine », a-t-il déploré. Concernant le blé, Ahmed Dembélé dira que son prix a baissé de plus de 40 à 50%. Et d’ajouter que dans les bourses, le prix est de 300, 280 et 220 Fcfa le kilogramme. «Or, le jour où on avait fixé le prix du sac à 25 000 Fcfa, le kilogramme du blé était à 430 Fcfa. Jusqu’à présent il n’y a pas de diminution notable du prix sur le marché», a-t-il révélé. Le chef de la délégation des professionnels de la farine a indiqué vouloir proposer la diminution du prix de la farine. de commun accord avec les acteurs concernés. «Il faut discuter ensemble pour voir comment trouver une solution», a insisté Ahmed Dembélé qui a signalé que son groupement poursuivra les discussions avec le ministre de l’Industrie et du Commerce. SS/MD (AMAP)      

Produits agricoles et artisanaux : La nécessaire labélisation

Par Anta CISSÉ Bamako, 12 juil (AMAP) Le Mali regorge de produits agricoles et artisanaux de grande qualité. Ils proviennent, le plus souvent, des zones rurales où les stratégies commerciales de mise en valeur sont méconnues voire inexistantes. Pour que les producteurs/transformateurs en tirent un avantage économique, les produits doivent être valorisés au moyen de droit de Propriété intellectuelle, notamment les Indications géographiques (IG) et les Marques collectives (MC). Cela, d’autant plus que les marchés des pays développés sont, de plus en plus, sensibles à la provenance et à la qualité des produits. Selon le chargé de communication du Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI), Almouctar Baba Kounta, avec la mise en place de la Zone de libre-échange économique en Afrique (ZLECAF), il y a aujourd’hui un contexte favorable à l’essor du commerce interafricain. Almouctar Baba Kounta soutient que c’est ce constat qui a conduit le Mali à opter pour le développement de son artisanat et de son agriculture « afin de leur donner plus de visibilité, de créer plus de richesses dans l’économie nationale et de lutter efficacement contre la concurrence déloyale et la contrefaçon. » BÉNÉFICES À LA HAUSSE – Artisan peintre depuis plus plusieurs années, Moussa Bagayoko est transformateur de coton biologique. «Depuis 2013, l’ONG Helvetas a commencé à soutenir nos productions et faciliter la création d’un réseau national dénommé Réseau malien des transformateurs de coton Biologique (REMATRAC Bio) qui couvre les Régions de Kayes, (Ouest) Ségou, Mopti Centre), Bamako, la capitale, et Kidal (Nord)», confie l’artisan dans son atelier à Ouolofobougou. Spécialiste du tissage, de la teinture végétale bogolan et indigo, Moussa affirme que la certification lui a permis d’augmenter ses bénéfice et de diversifier sa clientèle. « Grâce à la labélisation, j’ai noué des partenariats, notamment avec la France », dit-il. En atteste l’augmentation fulgurante de son chiffre d’affaires, qui a presque triplé : « Auparavant, mon chiffre d’affaire oscillait entre 1 et 4 millions de Fcfa. Mais, aujourd’hui, grâce à la labélisation, ce chiffre est passé de 4 à 12 millions de Fcfa ». Cependant, il exhorte l’Etat à plus s’investir dans ce domaine qui est porteur d’espoirs pour beaucoup. Dans un monde où l’alimentation occupe une place primordiale, la question de la qualité et de l’origine des produits agricoles devient, également, de plus en plus préoccupante. Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de la provenance de ce qu’ils mettent dans leur assiette et cherchent des garanties quant aux méthodes de productions et à l’impact environnemental des aliments qu’ils consomment. C’est là où la labélisation des produits agricoles entre en jeu, offrant une solution claire et trans parente pour répondre à ces attentes légitimes des consommateurs. Hélène N’diaye, chargée de la communication du Réseau solidaire en agro-écologie paysanne et citoyenne (RESAPAC) créé en 2019, explique l’objectif de son organisation qui est « de structurer le marché agricole bio de Bamako. » Ce réseau a été créé pour aider les producteurs à se développer en attendant qu’une norme étatique se mette en place. Pour le professeur d’économie, Dr Abdoudramane Coulibaly, « dans un contexte de mondialisation accélérée, contrariée par la montée en puissance de la contrefaçon, tout pays qui veut sauvegarder sa souveraineté économique et son identité culturelle doit disposer d’une marque distinctive connue sous un label. » Selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, basée à Genève, 10 % du trafic mondial est constitués de la contrefaçon. Un rapport conjoint de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), publié en 2019, révèle que « la contrefaçon fait perdre en moyenne 10 milliards de Fcfa par an aux Etats ouest-africains, à l’exception du Nigéria. » FORMER, INFORMER ET SENSIBILISER – Le CEMAPI s’est engagé, durant ces trois dernières années, dans une dynamique de labellisation des produits locaux, à travers les IG et MC, à réaliser diverses actions de formation, d’information et de sensibilisation sur le processus de labélisation, d’accompagnement et de structuration des acteurs et producteurs, notamment l’échalote de Bandiagara (Centre), le bogolan fini du Mali, le sel gemme de Taoudénit (Nord). Dans ce cadre, le Centre, avec l’appui du Programme d’appui à la compétitivité en Afrique de l’ouest (PACAO) a initié une série d’activités en faveur des acteurs d’un certain nombre de filières. Il est prévu de renforcer les capacités des acteurs des filières mangue et karité ainsi que des membres du Comité national de labélisation des produits locaux en Indications géographiques et en Marques collectives (CIGMAC-Mali) sur les concepts et l’importance de la MC et de l’IG dans le développement d’un pays. Dans le cadre de l’établissement d’un cadre légal et institutionnel en matière de propriété intellectuelle, apte à soutenir les démarches de qualité liée à l’origine des produits locaux, le Mali, à l’instar de certains pays de l’espace de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), a créé le Comité national des indications géographiques (CNIG),en juillet 2014. Pour prendre en charge les nouveaux enjeux liés à la nécessité de renforcer la dynamique nationale de labélisation des produits locaux, les textes portant création de ce Comité ont été révisés en octobre 2021 pour donner naissance au CIGMAC-Ma1i. AC/MD (AMAP)

Mossadeck Bally : « La crise oblige les investisseurs à l’attentisme »

Propos recueillis par Babba B. COULIBALY Bamako, 05 juil (AMAP) Dans cette interview exclusive qu’il nous a accordée, Mossadeck Bally, président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), dévoile la vision de son équipe. Il évoque également les conditions pour une relance économique rapide, le rôle des différents acteurs, les efforts du gouvernement dans le secteur et la résilience du peuple malien. L’AMAP : Comment se porte aujourd’hui le monde des affaires ? Mossadeck Bally : Le monde des affaires est dans l’expectative. On ressent une sorte d’attentisme. Notre pays traverse une crise très profonde qui est à la fois sécuritaire, institutionnelle, sanitaire et internationale avec la guerre. Tout ceci fait que l’économie est très éprouvée même si elle montre des signes de résilience. Le Fonds monétaire international (FMI) l’a mentionné dans le rapport de sa dernière mission récente. Donc, nous avons une économie résiliente mais à la croisée des chemins. Le monde des affaires et des investisseurs est dans cet attentisme. Ils attendent d’avoir un peu de visibilité pour reprendre leurs projets d’investissements. C’est ce qui caractérise aujourd’hui le monde des affaires au Mali. L’AMAP : Quelle analyse faites-vous de la crise économique du pays ? Et quels sont les enseignements à en tirer ? MB : C’est une crise profonde. Quand un pays est installé dans une crise depuis plus d’une décennie, forcément cela joue sur l’économie. Et lorsque l’économie est impactée, ça joue sur la population parce que ce sont des emplois qui ne sont pas créés. Il y a des entreprises qui ont dû fermer suite à cette longue crise, certaines à cause de la pandémie, d’autres ont été obligées de se restructurer. Tout ceci montre que notre économie, malgré sa résilience, souffre. Les priorités du pays sont d’ordre sécuritaire. L’État investit énormément dans la sécurité, ce que nous comprenons parce que nous sommes en guerre contre le terrorisme. Il y a un effort à faire pour reconstruire l’appareil sécuritaire, ce qui fait qu’il n’y a pas d’investissements dans les autres domaines. Et quand il n’y a pas d’investissements ça veut dire que la commande publique diminue considérablement et les entreprises en pâtissent. Celles qui arrivent à travailler, vu que les efforts financiers sont faits sur l’appareil sécuritaire, ne sont payées à temps. Les enseignements qu’on peut tirer de cette longue crise c’est que, dans un pays où il n’y a pas de sécurité et de stabilité institutionnelle, c’est difficile dans ce pays d’attirer des investissements. Donc, ce pays restera toujours un pays où on fait du court terme. On fait essentiellement de l’importation et de la distribution. Et pour tous les investissements d’envergures, structurants, on a tendance à les laisser en attendant de voir la crise passée. Mais nous avons tiré d’autres enseignements à savoir que nous avons une économie qui est résiliente, des chefs d’entreprises performants, patriotes qui ont fait en sorte que la machine continue à tourner malgré l’embargo que la Cedeao et de l’Uemoa nous ont imposé. Les chefs d’entreprises maliennes sont vraiment à la hauteur. Ils se sont battus pour que les marchés restent ravitaillés, pour que les impôts soient payés pour faire fonctionner l’État. Imaginez-vous, depuis presque trois ans l’État n’a plus d’appuis budgétaires. Ce sont les impôts payés par les contribuables et les entrepreneurs qui permettent de soutenir l’État. Voilà les grands enseignements que nous avons tirés mais il faudrait éviter de rester longtemps dans toute crise. L’AMAP : La relance économique demeure un objectif. Pensez-vous que toutes les parties (secteur privé, État et partenaires) jouent véritablement leur rôle ? MB : Je dois avouer que chacun fait de son mieux. L’État fait de son mieux avec les priorités qui sont les siennes, essentiellement rebâtir l’appareil sécuritaire, puisque nous sommes en guerre. Le secteur privé a largement joué sa partition. N’eut été le secteur privé malien, je pense qu’on aurait eu un pays qui serait dans des difficultés énormes. Le secteur privé a affronté l’embargo, la crise sanitaire, l’insécurité pour permettre au pays de continuer de tourner. On ne peut parler de relance économique que lorsque nous aurons la sécurité et la stabilité institutionnelle. Aujourd’hui, le CNPM joue son rôle en temps qu’interlocuteur privilégié de l’État, qui nous écoute. Le dialogue public privé est en train de s’améliorer parce que le rôle du CNPM, c’est de faire en sorte que le dialogue public-privé soit de haute qualité et constant. Ce dialogue qui avait été rompu à un moment donné avec la crise que nous avons connu de 2020 à 2022, a été rétabli par le nouveau bureau. Donc, les acteurs jouent leurs rôles avec les moyens dont ils disposent. L’AMAP : En tant que entrepreneur expérimenté, quels sont les arguments à mettre en avant pour remettre en confiance les investisseurs? MB : La psychologie est très importante chez un investisseur. Il s’assure qu’il investit dans un environnement sécurisé où il y a la visibilité institutionnelle et à partir de là, il regarde la rentabilité et la faisabilité de son projet et voir s’il peut disposer de tous les facteurs de production dans ce pays. Cette psychologie vient essentiellement de l’État de ce pays. Et nous, pour assurer et rassurer les investisseurs, il nous faut vraiment un État régalien, visionneur, stratège, neutre, arbitre qui respecte et fait respecter les lois, les règlements à tous les acteurs de l’économie. Ces qualités doivent être une réalité visible au niveau de l’administration publique pour attirer les investisseurs nationaux et étrangers. Il faudrait que l’on sache quel genre d’État nous voulons et dont nous avons besoin pour valoriser ce formidable potentiel économique que nous avons mais que nous n’arrivons pas à exploiter en 62 ans d’indépendance. C’est possible mais ça ne peut se faire que le jour où on aurait les qualités endogènes citées ci-haut. L’AMAP: La transformation structurelle de notre économie reste un défi majeur qui peine à voir le jour. Quelle est la vision du Patronat en la matière? MB : L’économie du Mali est une économie extravertie. C’est-à-dire une économie qui est essentiellement

Colloque sur le secteur minier : Pour que l’or brille pour les populations

Bamako, 04 juil (AMAP) «Nul n’ignore que le Mali dispose d’un riche sous-sol qui doit être exploité au bénéfice de la population», a déclaré, lundi, le secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou Dembélé. «Ces richesses qui sont des opportunités pour le Mali l’obligent à faire face aux défis importants dont, notamment disposer de l’arsenal juridique, technologique et des compétences requises pour une gestion efficace et à long temps de l’ensemble de ces richesses, trouver les mécanismes appropriés pour que les populations en particulier celles vivants à proximité des sites d’exploitation puissent bénéficier des retombées de ces ressources minières et préserver l’environnement», a poursuivi M. Dembélé. Le secrétaire général du ministère des Mines intervenait lors d’un colloque sur le secteur minier organisé par le Centre d’étude et de réflexion au Mali (CERM) sur le thème de « L’exploitation des ressources minières au Mali : comment assurer un partage juste et équitable pour la majorité de Maliens ?» Ce débat proposé, selon la vice-présidente du CERM, Assétou Founé Samaké, « a pour objectif principal de faire, à partir de l’état des lieux du secteur, des propositions pertinentes pour que chaque acteur soit gagnant dans l’exploitation des ressources minières au Mali. » Soussourou Dembélé a estimé que c’est une occasion pour les acteurs miniers « de débattre sans tabou, de manière constructive sur les défis qui se posent sur la gestion des ressources minières au Mali sur les plans socio-économiques, environnementaux et politiques et améliorer le partenariat gagnant-gagnant. » Le président de la Chambre des mines du Mali, Abdoulaye Pona, a fait savoir que sa conviction profonde est que « le chemin qui mène vers un Mali émergent et prospère passe infailliblement par une exploitation minière efficiente, par une exploitation juste et équitable du fruit de nos immenses richesses minières et minérales. » « À cet effet, la chambre des mines du Mali, a-t-il dit, a pour vocation de servir de catalyseur entre d’une part, les intérêts de l’Etat et d’autres part ceux des investisseurs privés. » D’ores et déjà, sa structure a adressé aux autorités un mémorandum détaillé de proposition pour la bonne marche du secteur minier. Aux noms des communautés proches des zones d’exploitation, Tiédé Fané, représentant le maire de Sadiola, a dit que « l’or, considéré comme le premier produit d’exportation, génère entre 250 à 300 milliards de Fcfa par an. » Toutefois, il regrette que malgré «cette contribution significative, plusieurs rapports sur le secteur de l’or au Mali (Rapport ITIE, rapport du Vérificateur général…) font ressortir que les retombées de l’exploitation minière sont en deçà de ce qu’elles pourraient être sans compter les plaintes multiples des communautés ». Cependant, Tidié Fané reste optimiste. Pour que l’or brille pour le Mali, il a suggéré « l’implication des plus hautes autorités à tous les niveaux, un suivi rigoureux du code minier par l’Etat, une gestion judicieuse des revenus tirés des mines, donner un contenu minimum au Plan Développement Communautaire prévu par le code minier en cohérence avec le Plan de développement économique et social (PDESC). Par ailleurs, il a invité « les autorités à valoriser le contenu local et appuyer la commune rurale de Sadiola à mieux organiser l’orpaillage à travers la mise en place de comptoirs d’achat. » OS/MD (AMAP)

La douane malienne interdit les importations de la MINUSMA (officiel)

Bamako, 27 juin (AMAP) Le ministère malien de l’Economie et des finances a pris des mesures contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour stabilisation au Mali (MINUSMA), suite à l’officialisation de la demande de « retrait sans délai », de la Mission onusienne par les autorités maliennes. Dans une correspondance datée de ce mardi 27 juin 2023, le directeur général des Douanes maliennes, l’Inspecteur général Amadou Konaté a instruit tous les directeurs, chefs de bureaux et des représentations des douanes à l’extérieur « d’interrompre immédiatement les importations de tous matériels à destination de la mission onusienne jusqu’à la date de son retrait définitif du territoire du Mali », Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors de son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à l’occasion de la présentation du rapport trimestriel de l’organisation sur la situation au Mali, a demandé « le retrait sans délai » de la MINUSMA. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit, en principe, se réunir le 29 juin pour statuer sur la demande de retrait formulée par le Mali. AT/MD (AMAP)

Mouton de Tabaski : Encore et toujours le casse-tête du prix

Par Fadi CISSÉ Bamako, 27 juin (AMAP) Sous un ciel couvert, les jeunes Aliou et Amadou Dicko transpirent à force de marcher. Coiffés de turbans et munis d’un petit bidon d’eau en bandoulière, les deux frères ressortissants de la Région de Tombouctou, dans le Nord du Mali, sillonnent les rues de la ville aux trois caïmans, la capitale malienne, Bamako, avec leurs moutons qu’ils souhaitent vendre en cette veille de Tabaski. Comme eux, ils sont nombreux les vendeurs qui parcourent les quartiers avec les moutons ou qui s’installent aux abords des voies pour attirer l’attention des chefs de famille n’ayant pas encore acheté de moutons pour la Tabaski. Les prix vont de 90 000 Fcfa à 250 000 Fcfa. De nos jours, le mouton n’est pas donné à cause d’une conjoncture marquée principalement par l’insécurité et la hausse des prix du transport et de l’aliment bétail. À quelques heures de la fête, des chefs de familles sont dans le désarroi à cause de la cherté des prix des moutons. Les enfants en rajoutent au stress à chaque fois qu’ils interpellent leur père en ces termes : « Papa, quand est-ce que tu vas nous apporter le mouton pour la fête ? » Des vendeurs, qui exercent ce métier depuis plus de 10 ans, confirment la cherté et en donnent des explications. «Les gens trouvent que les prix ont grimpé contrairement aux années précédentes. Mais, on n’y peut rien car à notre niveau également, tout est devenu cher : la nourriture et les frais de transport des moutons. L’acheminement d’un mouton sur Bamako coûte en moyenne 5 000 Fcfa. Sans compter les frais de transport des bêtes de la gare vers les sites de vente», se défendent-ils. « Il faut, également, noter que les éleveurs exportent une bonne partie des moutons vers les pays de la sous-région », ajoute un vendeur. A notre passage, nos deux vendeurs ambulants proposaient onze béliers. Certaines de ces bêtes sont venues des villages et d’autres, des garbal (parc à bétail) de la ville de la Bamako. « C’est pourquoi, nous ne pouvons pas vendre nos animaux au même prix», se défendent-ils, précisant que ceux des garbals sont les plus chers. Aux dires d’Amadou, le plus âgé, ils préfèrent vendre dans les rues plutôt que d’être dans un garbal, car « c’est la mafia là-bas ». «Si tu ne fais pas partie de leur réseau de vente, il sera difficile pour toi de vendre même un seul mouton. Par contre, dans la rue, tu peux vendre jusqu’à trois moutons par jour», affirme-t-il. Alors qu’on échangeait avec les vendeurs, un client se présente et s’intéresse au plus gros mouton. Sans une longue discussion, il propose de l’acheter si les vendeurs acceptent de lui faire une réduction de 20 000 Fcfa. Proposition acceptée et le mouton est vendu à 200 000 Fcfa, donnant tout de suite le sourire aux vendeurs. Ali (nom d’emprunt du client) a sillonné plusieurs garbal avant de « tomber, par coup de chance, sur ce mouton». Boureima Tolo, un autre client qui a assisté à la scène, semble impressionné par le pouvoir d’achat d’Ali. Il trouve que les prix ne sont pas abordables cette année. Cependant, il affirme que les vendeurs ambulants sont « moins chers que ceux des garbal». En plus, dit-il, «j’adore les moutons proposés par les vendeurs ambulants car la majeure partie vient du Nord. Leur viande est très tendre. » Oumar Ongoïba est vétérinaire de formation. A l’approche de chaque fête de Tabaski, ce ressortissant de Mopti vient à Bamako pour vendre les moutons qu’il a élevés lui-même. « Mais après cette année, je ne viendrai plus vendre de moutons car on perd plus qu’on ne gagne », se plaint le trentenaire. Le jeune vendeur, que nous avons rencontré à Sébénicoro, entonne la même trompette que nos deux précédents interlocuteurs. Il soutient l’idée de ne pas aller au garbal. « Ici, je vends librement, comme je veux et au prix que je veux, sans intermédiaire ni coxeur à qui que je paie une commission », dit-il. Ses bêtes sont vendues entre 75 000Fcfa et 200 000Fcfa. Oumar a amené 40 moutons de la Région de Mopti (Centre). Mais il n’a en encore écouler que cinq. «Les gens n’ont pas d’argent en ce moment. Ils veulent que nous rendions abordables les prix, or nous nous avons beaucoup investi dans ces béliers », confie notre interlocuteur qui se dit prêt à ramener ses moutons au village plutôt que de les vendre à perte. FC/MD (AMAP)  

Agence nationale pour l’emploi : 1 900 placements sur 4 000 demandes d’emplois en 2022

Bamako, 26 juin (AMAP) L’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) a pu exécuter son Plan de travail (PTA) 2022 à hauteur de 75,5%, en réalisant 1 900 placements sur 4 000 demandes d’emplois enregistrés et 3.000 entrées en formation a appris l’AMAP de source officielle. Le président du Conseil d’administration de l’ANPE, Issa Bengaly, lors de la 46è session de l’organe, vendredi, au siège de l’Agence, a précisé que « l’essentiel des activités menées sont liées à la promotion de l’emploi, à l’intermédiation, à l’emploi rural et à l’emploi féminin. » Parlant des résultats obtenus, il a ajoute que « singulièrement, diverses actions ont été initiées en faveur des personnes en situation de handicap, conformément aux missions assignées à l’Agence. » M. Bengaly a salué la synergie d’actions en place. À ce sujet, il faut rappeler qu’en novembre 2022, l’ANPE a signé une convention quadripartite avec l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF), l’Association des écoles privées d’enseignements supérieurs (AEPES) et le forum des patriciens en gestion des ressources humaines au Mali. L’objectif est de mener une étude d’élaboration de fiches des postes et des emplois les plus récurrents dans les entreprises. Selon le président du Conseil d’administration, « cette étude contribuera à la résolution de certaines distorsions sur le marché du travail et permettra d’établir des référentiels aux besoins des employeurs. » Il favorisera, aussi, l’insertion professionnelle des demandeurs d’emplois. Issa Bengaly s’est réjoui de l’accompagnement constant des autorités auprès du secteur privé, pourvoyeur d’emplois. Il a félicité la direction générale, tout en leur demandant de maintenir le cap. Pour sa part, le directeur général de l’ANPE, Ibrahim Ag Nock, a énuméré des difficultés auxquelles la structure a été confrontée. Elles sont d’ordres sécuritaire et financier. Sur le plan sécuritaire, l’Agence a été confrontée à l’immobilité des agents sur l’ensemble du territoire national à cause de l’insécurité. Concernant le plan financier, l’année 2022 a été difficile en termes de mobilisation des ressources financières au niveau du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. «En ce qui concerne les perspectives, nous sommes toujours en droite ligne de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement (PSD) 2021-2025. La portion de 2024-2025 sera étrillée et corrigée pour permettre l’’atteinte de résultats significatifs», a annoncé M. Bengaly. Les administrateurs de l’ANPE ont examiné d’importants documents au titre de l’exercice 2022. Il s’agit des rapports sur l’état d’exécution des activités programmées, financier et celui du commissaire aux comptes sur la certification des états financier au titre de l’exercice écoulé. KO/MD (AMAP)