Culture du blé : Une plateforme d’innovation pour booster la production
Bamako, 31 janv (AMAP) La plateforme d’innovation pour le développement de la culture du blé au Mali a été mise en place lors d’un atelier organisé, mardi, dans les locaux du Centre national de la recherche agricole (CNRA), par l’Institut d’économie rurale (IER). Cette rencontre de deux jours vise à faire une analyse du contexte de la culture du blé au Mali. Elle permettra, également, d’identifier les contraintes liées à sa production et de proposer des solutions techniques adaptées pour le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. Cet atelier est l’occasion, pour les participants, de valider la feuille de route qui sera la boussole de la plateforme pour le développement de la culture du blé. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a présidé, la cérémonie d’ouverture des travaux a souligné les contraintes majeures de notre agriculture à savoir l’insuffisance de la pluviométrie et la dégradation de l’environnement. M. Dembélé a estimé que la maîtrise de ces facteurs requiert des concertations régulières entre les différents acteurs du secteur et une collaboration soutenue pour harmoniser les approches en vue de relever le défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a ajouté que la consommation du blé est en constante augmentation due à l’accroissement de la population, de l’urbanisation et du changement des habitudes alimentaires. À ce titre, le ministre a indiqué que les besoins de consommation sont estimés à environ 400 000 tonnes par an alors que la production nationale dépasse rarement les 40 000 tonnes par an. En quantités produites au Mali, le blé vient après le riz, mil/sorgho et le maïs. Cependant, le Mali pays dispose d’importantes potentialités pour la production du blé. « La mise en valeur de ce potentiel, a-t-il souligné, permettra de faire de cette culture, une céréale stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’améliorer le revenu des producteurs et de réduire considérablement les importations massives de blé dans notre pays. » Lassine Dembélé espère que la mise en place de cette Plateforme et son opérationnalisation permettront aux producteurs, aux vulgarisateurs et aux industriels, de donner une nouvelle impulsion à la filière blé, à travers la maîtrise des nouvelles technologies éprouvées issues des activités de la recherche sur le blé. « Au regard de l’importance du blé pour notre pays, a déclaré le ministre Dembélé, la nouvelle Plateforme d’innovation devra être inclusive et représentative de l’ensemble des acteurs de la filière blé. » « Elle devra, a-t-il poursuivi, s’approprier les nombreux résultats de recherche probants disponibles sur le blé au Mali et ailleurs, dans des conditions agroécologiques similaires aux nôtres. » Il a remercié les partenaires techniques et financiers du Projet, notamment le Centre international de recherche agricole pour les zones arides (ICARDA) qui collaboration avec l’IER à travers le projet « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) phase II-Blé », et la Banque africaine de développement (BAD). C’est pour trouver une solution au faible niveau de production du blé au Mali, que l’Icarda et l’IER ont signé un accord de collaboration relatif au projet TAAT phase II-Blé portant sur le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. L’objectif de ce projet est d’obtenir l’autosuffisance en blé par la transformation de la filière en contribuant à l’augmentation durable de la productivité et de la production pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en réduisant la pauvreté et la dépendance excessive aux importations de blé. Les activités de diffusion de technologies éprouvées des institutions de recherche et l’organisation des acteurs en plateforme d’innovation, constitueront des outils de mise en œuvre du projet dont bénéficieront les acteurs de la chaîne de valeur dans 37 pays à faible revenu dont le Mali. MS/MD (AMAP)
Le Mali et la Turkiye définissent les grands axes de leur coopération
Bamako, 30 janv (AMAP) Le vice-ministre des Affaires étrangères de la République de Türkiye, chargé des Relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient, Ahmet Yildiz, et ses interlocuteurs maliens ont identifié la sécurité, l’éducation, la construction, le commerce, les infrastructures comme les principaux domaines devant être renforcés lors de la Grande commission mixte de coopération prévue, en juin prochain, à Ankara. Le vice-ministre turc, qui séjourne au Mali, depuis dimanche dernier, dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié, a eu, lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une séance de travail avec des membres du gouvernement. Au terme de la rencontre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a déclaré que le Mali et la Türkiye entretiennent d’excellentes relations d’amitié et de fraternité qui n’ont cessé de se consolider au fil des ans. «Aujourd’hui, au plan politique, la Türkiye et le Mali partagent beaucoup de choses en commun. Ce pays ami s’inscrit pleinement dans le cadre de la vision des nouvelles autorités pour le respect de la souveraineté et celui de l’intégrité territoriale du Mali», a-t-il apprécié. Le chef de la diplomatie malienne a indiqué que les deux pays entretiennent, aussi, une bonne coopération sur le plan sécuritaire. À ce propos, il a clairement indiqué que les équipements militaires acquis par le Mali, notamment les drones, ne sont payés par aucun État tiers. «Il s’agit des ressources qui proviennent du budget de l’État malien», a précisé Abdoulaye Diop qui a, par ailleurs, indiqué que les discussions sont en cours avec la partie turque pour avoir des «arrangements juridiques». Le ministre Diop a, aussi, évoqué la coopération dans les domaines de l’éducation, de la construction, du commerce ainsi que celui des infrastructures. « Aujourd’hui, il y a des entreprises turques qui sont intéressées par le secteur minier au Mali », a-t-il annoncé, avant d’ajouter que les deux parties veulent élargir et consolider cette coopération. « La Türkiye a invité le Mali à tenir la Grande commission mixte de coopération au mois de juin prochain à Ankara », a annoncé Abdoulaye Diop. « Il y a une convergence de vues entre nos deux pays. Nous avons noté la volonté sincère des Turcs de renforcer une coopération économique et commerciale avec le Mali et de l’aider à avancer pour la paix, la sécurité et la stabilité ainsi que celle de l’ensemble de l’espace du Sahel », s’est réjoui Abdoulaye Diop. De son côté, le vice-ministre turc des Affaires étrangères a indiqué que sa visite « vise à rehausser le niveau des relations des deux pays. » « Nous avons échangé avec les ministres maliens sur ce qu’on peut faire sur ce sujet. La Türkiye veut aider le Mali en tant que pays et le secteur privé », a signalé Ahmet Yildiz. Le vice-ministre turc a, par ailleurs, salué les efforts des autorités maliennes pour sortir leur pays des problèmes qui l’assaillent. Il s’est réjoui du soutien que son pays apporte au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Nous suivons de près le développement dans la région du Sahel. La paix et la prospérité de cette région sont importantes pour nous », a-t-il ajouté. Selon lui, les solutions locales sont les meilleures. « Nous pensons que les décisions souveraines des pays doivent être respectées », a dit le vice-ministre turc qui sera reçu ce mardi par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. BD/MD (AMAP)
Mali : Le vice-ministre turc des Affaires étrangères attendu ce lundi à Bamako
Bamako, 28 janv (AMAP) Le vice-ministre turc des Affaires étrangères, en charge des Relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient, Ahmet Yildiz, à la tête d’une forte délégation, effectuera une visite d’amitié et de travail à Bamako, les 29 et 30 janvier 2024. La cellule de communication des Affaires étrangères qui l’a annoncé, samedi sur sa page Facebook, indique qu’Ahmet Yildiz est porteur de message du président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan. Cette visite de haut niveau s’inscrit dans le cadre d’une vision partagée des autorités des deux pays. Il est destiné « à imprimer une nouvelle dynamique aux relations bilatérales axées sur une convergence des intérêts et un développement de partenariat stratégique mutuellement avantageux. » Selon la même source, « bâtir l’axe Bamako-Ankara dans un élan de diversification et de renforcement des domaines de coopération à la hauteur des potentialités économiques et des opportunités d’investissement constitue l’ambition des deux présidents malien et turc pour une coopération bilatérale dynamique en faveur des deux peuples. » À cet égard, les concertations politiques de haut niveau et les rencontres bilatérales sur le plan sectoriel, prévues à l’occasion de cette visite, « seront des cadres d’échanges par excellence pour passer en revue les grands axes d’intérêt réciproque de la coopération bilatérale. » Notamment dans les secteurs de la défense et de la sécurité, de l’économie, du commerce et de la culture, y compris l’éducation. SS/MD (AMAP)
Filière bétail-viande au Mali : Labélisation de la viande rouge et ses dérivés
Bamako, 26 janv (AMAP) Le Mali dispose désormais d’un nouveau logo pour le label viande rouge et ses dérivés avec une étiquette dénommée «Mali Sogo» officiellement présentée au grand public, mercredi, à Bamako. Ce label pour la filière bétail/viande, lancé lors d’un atelier organisé par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest volet Mali (PACAO-Mali), va permettre aux acteurs de la filière de valoriser et promouvoir la viande rouge et ses dérivés. Il est, aussi, destiné à développer des opportunités pour la viande rouge et ses dérivés afin qu’ils pénètrent les marchés et soient protégés contre toute usurpation. Il permettra, également, de renforcer l’information des consommateurs sur la viande rouge et ses dérivés et des liens entre les acteurs de la filière. Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, qui a presidé la rencontre, dans les locaux de son département, a rappelé que plus de 30% de la population rurale malienne tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage, qui constitue le 3è secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. Et le ministre Youba Ba a ajouté qu’il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits de qualité avec l’assurance de la traçabilité. C’est dans ce cadre que l’IFBV-Mali, en partenariat avec PACAO, a initié la réalisation de l’étude de faisabilité de la Marque collective (MC) et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés pour la filière bétail/viande. Cette étude dont le lancement a été fait le 20 juillet 2023 par le ministre de l’élevage et de la Pêche a été réalisée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID-Sarl), et a surtout permis de réaliser une étude de faisabilité de mise en place de la marque collective pour la viande rouge et ses dérivés de la filière bétail/viande, de faire des sessions d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière bétail/viande sur le concept marque collective et ses implications dans les Régions de Kayes, Koulikoro et du District de Bamako. Et, aussi, d’élaborer le logo du label viande rouge et ses dérivés et son règlement d’usage encadrant son utilisation. Au cours de cette étude de faisabilité, les acteurs de l’IFBV-Mali ont effectué, du 18 au 22 décembre 2023, un voyage d’études et d’échanges d’expériences auprès de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) du Maroc. Compte tenu de l’importance de ce label qui sera mis en place, le ministre chargé de l’Élevage a invité les services techniques et les partenaires techniques et financiers(PTF) à accompagner la démarche afin que la viande du Mali soit parmi les plus prisées d’Afrique voire du monde. Il a également réitéré la volonté des plus hautes autorités de soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer d’une marque collective permettant de donner une visibilité à leurs produits sur les marchés national et international afin de garantir l’origine des produits. Le patron du département de l’Élevage et de la Pêche, a aussi encouragé l’IFBV, le PACAO ainsi que leurs partenaires dont l’Union européenne (UE) pour cette initiative. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière bétail/viande du Mali (IFBV-Mali), Mamoudou Abdoulaye Diallo, a souligné qu’aujourd’hui, la viande rouge a été choisie par le Mali pour promouvoir son économie raison pour laquelle, son groupement à solliciter l’appui de PACAO-Mali pour la labélisation. «Ce label nous permet de faire connaître notre valeur économique qui est notre bétail et aussi de pouvoir exporter la viande du Mali au niveau international», a fait savoir M. Diallo. La rencontre a noté la présence du chef de PACAO au Mali, Souleymane Bassolé, ainsi que des responsables des services techniques en charge de la promotion de la filière. MS/MD (AMAP)
L’harmattan : c’est bon pour le maraîchage !
Par Oumou SACKO Bamako, 24 janv (AMAP) L’harmattan (de novembre à janvier) fait l’affaire des maraîchers. C’est la période de la fertilité et de l’humidité des sols. Y compris celle de la vache grasse. Tôt le matin, sur un vaste terrain situé au bord de la route de l’Aéroport international président Modibo Keïta-Senou, à Kalaban coura, en Commune V du District de Bamako, de belles plantes de carotte, de betterave, de laitue et de papaye émerveillent les passants. Cette réalisation est le fruit du travail acharné de Zoumana Mariko. Le quinquagénaire exerce le maraîchage depuis neuf ans. En cette heure matinale, il tient un tuyau en plastique bleu au bout duquel est insérée une pome d’arrosage. Le dispositif arrose les plantes de carotte. Le maraîcher explique que ce métier est rentable et facile en période de fraîcheur que durant la chaleur. Le jardinier ajoute que le sol est plus fertile et bien humidifié en ce moment que pendant les autres saisons. Pendant l’harmattan, l’eau est disponible en quantité. «Par contre, en saison chaude tel n’est pas le cas. On enregistre beaucoup de pertes suite au dessèchement des cultures», affirme-t-il. Zoumana Mariko est satisfait de sa récolte. Mais, il se plaint des dépenses lourdes du jardin qui pèsent sur ses bénéfices. « Je peux acheter 20 litres d’essence tous les trois jours pour mon groupe électrogène pair arroser mes cultures maraîchères » déplore-t-il. Non loin du périmètre maraîcher du quinquagénaire, Adiara Koné fait sa sieste sous un grand manguier. La maraichère, 10 ans d’expérience dans le domaine, a soufflé ses 56 bougies. La brave dame confie que la fraîcheur en cette période l’aide beaucoup dans l’humidification de ses plantes. Elle dit manquer de moyens nécessaires pour s’acheter un groupe électrogène qui pourra l’aider à puiser de l’eau pendant la période de chaleur. « À mon âge, puiser de l’eau à la main est très fatigant. En plus, il te faut trois séances d’arrosage par jour pour que les cultures obtiennent suffisamment d’humidité. Tandis qu’en ce moment, une seule fois par jour suffit aux plantes», fait savoir la quinquagénaire. BONNE CROISSANCE DES CULTURES – À Niamakoro, en Commune VI du District de Bamako, sur les berges d’un petit marigot, Aminata Mallé et sa fille, toutes joyeuses, font du maraîchage. Selon la mère de 5 enfants, son activité lui permet d’aider son mari à faire face aux besoins de la famille. Elle fait ce travail avec amour et beaucoup de soin. Notre interlocutrice avoue qu’elle manque d’équipements nécessaires pour travailler sur son lopin qui contient trois puits. Et de regretter le prix élevé de l’engrais chimique. Une situation qui l’oblige à utiliser seulement l’engrais organique. Selon elle, les deux éléments ont chacun un rôle dans l’accroissement des cultures. « Pendant l’harmattan, on peut se limiter à l’engrais organique, parce que la terre est riche et très fertile. Pour la saison chaude, il nous faut de l’engrais chimique pour la bonne production des légumes. Et pour cela, nous devons débourser beaucoup d’argent pour l’achat. Donc, nous préférons la saison froide qui nous est bénéfique surtout avec la récolte de la laitue », laisse-t-elle entendre du haut de ses 4 ans d’expérience dans le jardinage. L’agronome et expert en environnement, Dr Mamadou Nagalé Sanogo, note que le maraîchage offre plusieurs avantages pendant l’harmattan. « Avec le climat favorable, explique-t-il, les cultures maraîchères ont une bonne croissance et les risques de maladies fongiques sont réduits. » Il assure que la fraîcheur permet aux maraîchers de cultiver des légumes de manière plus saine. Le docteur en agronomie indique que durant cette saison, les maraîchers doivent pratiquer l’irrigation adaptée pour les plantes et s’assurer de les contrôler contre les ravageurs pour avoir de très bonnes cultures. Dr Sanogo leur conseille d’utiliser les semences de qualité adaptées à l’harmattan, qui peuvent résister à la sécheresse et germer dans des conditions moins favorables. Pour l’expert en environnement, l’engrais équilibré en nutriments tels que l’azote, le phosphore et le potassium serait favorable en cette saison pour une croissance saine des plantes. Il cite également les composants à base de matières organiques et le phosphate de Tilemsi. Les ménagères jubilent en ce moment en raison de la diminution des prix des légumes comparé à d’autres saisons. Mme Coumba Traoré affirme qu’en cette période, avec un peu d’argent, elle arrive à obtenir assez de légumes pour sa cuisine. «Je ne complète pas le prix du condiment. Les légumes sont de bonne qualité et conservables sans recourir au réfrigérateur », dit-elle. Les vendeuses se frottent les mains surtout celles qui proposent des tomates. Le prix du grand panier de la tomate varie de 15 000 à 20 000 Fcfa pendant cette saison contre 25 000 à 30 000 Fcfa en période de chaleur. Kiatou Coulibaly, vendeuse de tomates, au Grand marché de Bamako, assure que ses clients sont satisfaits de la qualité et du prix de sa tomate. OS/MD (AMAP)
Portefeuille de la Banque mondiale au Mali : 200 milliards de fcfa décaissés en 2023
Bamako, 26 janv (AMAP) Le portefeuille des projets et programmes de la Banque mondiale au Mali a décaissé plus de 200 milliards, avec un taux de décaissement de 36,7%, a appris l’AMAP, mardi. A la clôture des travaux de la session politique de la revue conjointe de la performance du portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara de Souza, a indiqué que ce montant a permis de fournir de l’électricité à plus de 300 000 personnes en milieu rural et de réaliser plus de 1 000 kilomètres de pistes rurales. «Ces ressources ont contribué à tripler l’utilisation des services de santé dans les zones couvertes», a révélé Mme de Souza. À cet égard, elle a félicité les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets et remercié les autorités maliennes pour leur soutien et l’excellent partenariat à l’origine de cette belle performance. Toutefois, elle a souligné que les débats lors de la session technique ont, également, fait ressortir le besoin d’une action soutenue de toutes les parties prenantes afin de réaliser les objectifs de développement des projets et assurer la durabilité des résultats enregistrés. En outre, elle a indiqué qu’il ressort de la mise en œuvre du plan d’actions issu de l’édition 2021 que 41,16% des actions convenues ont été totalement réalisées. Quant ministre malien de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé, la session de clôture, il a, au nom des plus autorités, remercié la Banque mondiale pour avoir conduit l’exercice conjointement avec la partie malienne. M. Sanou a confié que les contraintes majeures identifiées et relevées lors des travaux de la session technique sont d’ordre institutionnel, sécuritaire et/ou opérationnel. Il a noté que les problèmes évoqués ont connu un début de résolution. Selon lui, la mise en œuvre effective des recommandations issues de cette revue « nous permettra de les résoudre définitivement et d’améliorer significativement la performance du portefeuille actif. » Le ministre Sanou s’est dit satisfait de la bonne performance réalisée dans la mise en œuvre des projets/programmes du portefeuille au titre de l’année fiscale précédente (juillet 2022 à juin 2023). Ce qui à mettre au crédit de toutes les parties prenantes, Malgré tout, a dit le ministre en charge des Finances, des facteurs d’ordre exogène ont suffisamment perturbé le niveau des décaissements au cours des six premiers mois de l’année considérée, notamment les sanctions financières et économiques imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). «Le Mali a, en effet, atteint un taux de décaissement exceptionnel de 36.9% le plaçant en tête de peloton, loin devant les autres pays de la zone Afrique de l’Ouest et du Centre voire de la zone Afrique», a-t-il révélé. Cette session politique fait suite à deux jours de travaux de la session technique, durant lesquels les participants ont examiné le portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali afin d’en améliorer la performance, dans le but d’obtenir de meilleurs résultats en matière de réduction de la pauvreté. Ils ont ainsi pris connaissance de l’état et de la performance du portefeuille, discuté des problèmes transversaux qui l’affectent, examiné les facteurs qui alourdissent les procédures de décaissement et esquissé des solutions possibles aux différents défis rencontrés. Cette cérémonie a été marquée par la remise d’attestation aux Unités de gestion des projets (UGP) les plus performantes pour l’exercice fiscal 2023. AG/MD (AMAP)
Marché de la viande au Mali: Pourparlers pour une baisse des prix
Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, mercredi, l’Association nationale des transformateurs bétail viande du Mali (ANATRABEVIM) afin de discuter de la disponibilité de la viande à un coût abordable dans la perspective du mois de Ramadan. Si aucun prix n’a été convenu entre les différentes parties, la rencontre a été tout de même l’occasion de préparer le terrain pour un éventuel compromis sur la baisse des prix de la viande avant le mois de Ramadan. « Cet après-midi, nous avons rencontré l’ANATRABEVIM. Les échanges que nous avons eus ont été francs et constructifs. Nous espérons qu’avec les dispositions qui seront prises, nous passerons aussi un mois de Ramadan tranquille en matière d’approvisionnement de nos marchés en viande», a expliqué le ministre chargé du Commerce. Il a salué le président de l’ANATRABEVIM pour sa disponibilité. Le ministre Diallo, qui était accompagné du secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Madi Matènè Keïta, a, aussi, adressé ses remerciements au département en charge de l’Élevage pour sa présence à cette rencontre pour que «nous puissions avoir une démarche globale et intégrée afin d’apporter les réponses qu’il faut à la problématique de la viande pendant le Ramadan». La baisse des prix des denrées de consommation comme le sucre, la viande et le pain avant le Ramadan « est aujourd’hui la priorité du gouvernement », selon M. Diallo qui a déjà rencontré les professionnels du sucre et du pain. Le président de l’ANATRABEVIM, Mahamadou Doucouré, s’est dit très ravi de recevoir de nouveau le ministre Diallo dans les locaux de son association pour parler de la situation de la filière viande. Il l’a remercié pour avoir « compris la nécessité du dialogue afin de relever ensemble les défis. » Il a assuré que son groupement avait pris « des mesures pour informer, sensibiliser et mobiliser les acteurs de la filière pour que les prix de la viande soient à la portée des consommateurs. » Au cours des échanges, les bouchers ont souligné plusieurs difficultés d’alimentation du bétail et le problème crucial des abattoirs. «Quand l’alimentation du bétail est assurée, cela permettra de réduire considérablement le prix de la viande sur le marché», a fait savoir le président de l’ANATRABEVIM. «Nous sommes dans la perspective des préparatifs du mois de Ramadan qui démarre le 11 mars 2024. Et nous avons entrepris un certain nombre de démarches auprès des acteurs impliqués dans l’animation des marchés. Au niveau de mon département, il y a trois denrées de première nécessité stratégiques pour aborder le Ramadan 2024. Il s’agit du sucre, du pain et de la viande», a indiqué le chef du département en charge du Commerce. «En ce qui concerne le sucre, nous avons lancé la campagne sucrière 2023-2024 de Sukala et de N’Sukala dont les prévisions de production sont estimées à 100 000 tonnes. Et sur ces 100 000 tonnes, le gouvernement a décidé de réquisitionner 25 000 tonnes qui correspondent au besoin de consommation en sucre du Mali pendant le mois de Ramadan. Sur cette quantité, nous avons déjà stocké 16.000 tonnes au niveau de Sukala et de N’Sukala», a expliqué Moussa Alassane Diallo qui a précisé que dans la chaîne de distribution de ces 25 000 tonnes, les grossistes et les demi-grossistes ont été supprimés de façon à ce que le sucre puisse être disponible. MS/MD (AMAP)
Production de sucre : Des experts brésiliens au Mali pour relancer le secteur
Bamako, 17 janv (AMAP) Une délégation d’experts brésiliens séjourne, depuis mardi, au Mali, pour une semaine, afin d’explorer les perspectives de renouveau dans le secteur sucrier au Mali, a constaté l’AMAP sur place. Dans le cadre de cette visite, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, le département en charge de l’Industrie a organisé dans ses locaux, une réunion de cabinet élargie à la mission d’études des experts brésiliens, en présence de l’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, du chef de la mission brésilienne, Ricardo Soares De Arruda Pinto et du consultant, Adama N. Diarra. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé les travaux, le Mali connaît un déficit en sucre depuis les indépendances. «Le déficit sucrier est structurel. Mais, nous avons toujours apporté une réponse conjoncturelle par le biais d’importations et d’exonérations », a estimé M. Diallo. Expliquant que la mission du jour consacre le démarrage de la vision du gouvernement à moyen et à long terme pour apporter une réponse structurelle au déficit structurel du sucre dans notre pays. « C’est pourquoi, nous avons estimé faire appel aux experts brésiliens », a-t-il expliqué. Et de justifier que le Brésil, premier producteur mondial de sucre, possède une expertise avérée tant dans la technologie que dans la production sucrière. Il a dit que les experts brésiliens ont été sollicités pour deux missions cruciales qui permettront de concevoir une stratégie à moyen et long terme, garantissant notre capacité à assurer l’autosuffisance du Mali en sucre. Le ministre Diallo a révélé que la mission va premièrement procéder à une évaluation des performances industrielles de Sukalla et N’Sukalla. Il s’agit, selon lui, de déterminer le maximum de production de sucre que le Mali peut attendre de ces deux unités industrielles, actuellement limitées à 100.000 tonnes. Il a, aussi, souligné que l’état des installations industrielles et des équipements sera évalué avec précision et les réelles possibilités de production maximale de sucre définies au niveau de ces deux unités industrielles. Pour lui, à partir de cette évaluation de l’outil industriel, différents scénarios pourront se présenter à son département. «En fonction de chaque scénario qui se dégagera, nous apporterons des réponses et des ajustements pour pouvoir atteindre notre objectif, qui est d’assurer l’autosuffisance de notre pays en sucre en produisant entre 300 000 et 400 000 tonnes voire 500.000 tonnes par an», a affirmé Moussa Alassane Diallo, soulignant que l’objectif ultime est de devenir un pays producteur de sucre pour garantir notre autosuffisance et devenir un exportateur net de cette denrée. En outre, le ministre Diallo a confié que la deuxième étape de la mission consiste à préparer une étude sur la base des aménagements de nos terres. « Il s’agira, a-t-il expliqué, de savoir la superficie à aménager pour parvenir à produire jusqu’à 500 000 tonnes de sucre. Et de connaître les techniques culturales qu’il faut promouvoir pour maximiser les rendements sur la base des aménagements. » «Troisièmement, sur la base de l’aménagement des terres et des techniques culturales, nous allons voir les rendements qu’on peut attendre sur la base de l’introduction des variétés culturales», a-t-il dit, ajoutant qu’une fois ces deux études menées, «il nous appartiendra d’organiser et de planifier toutes les mesures financières et techniques pour élaborer un dossier». Le Brésil, renommé comme l’un des principaux producteurs mondiaux de sucre, tire sa prééminence de l’excellence de sa production de sucre de canne. Cette expertise a conduit à la sélection du Mali comme destination pour une mission d’évaluation approfondie. Les évaluations de l’équipe d’experts seront cruciales pour envisager une relance stratégique et engager un changement structurel dans la dynamique actuelle du secteur sucrier au Mali. Au cours de leur séjour, les experts brésiliens auront des séances de travail avec les autorités, les représentants des deux unités, ainsi qu’avec des acteurs clés du secteur. L’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, a assuré que ces experts sont bien qualifiés. Le diplomate brésilien a fait savoir que son service est prêt à suivre les conclusions de cette mission, et que son pays va rester aux côtés du Mali pour qu’il soit capable d’atteindre ses objectifs de souveraineté alimentaire. Pour cela, il a souhaité que cette initiative soit élargie au maïs et au soja. Auparavant, la délégation a rencontré le ministre de l’Économie et des Finance, Alousséni Sanou à huit clos. Rien n’a filtré de cette rencontre. AG/MD (AMAP)
Cadeaux d’anniversaire ou de mariage : La nouvelle vogue des coffrets
Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 17 janv (AMAP) Assise sur une natte étalée à même le sol, Flématou Konaté est étudiante en 1ère année de Pharmacie. Dans sa main, elle tient 50 000 Fcfa, en coupures de 500 Fcfa. Elle plie ces billets pour leur donner une forme presque circulaire qui, placés côte à côte, prennent l’allure d’un bouquet de fleurs, au milieu duquel elle plante une rose. «Je dois, en plus de ce bouquet fait de billets de monnaie, ajouter deux foulards, des chaînes et des boucles d’oreilles garanties», explique l’étudiante. Cette pratique qui semble sortir de l’ordinaire est tendance maintenant. Elle consiste à offrir un cadeau communément appelé « Un coffret cadeau» ou «box». Elle peut être définie comme un cadeau à thème, proposant différents services ou produits qui permettent au destinateur de choisir en fonction de ses envies. Les coffrets cadeaux s’apparentent à des paquets de cadeaux comprenant des catalogues de produits. Cet exercice facile en apparence est loin d’être un jeu d’enfant. Il faut trouver un présent original et surprenant. Le choix du «cadeau box» dépend de la personne qui passe la commande. Pour avoir accès à la matière première, Flématou Konaté sollicite les services d’une grande sœur qui vit au Sénégal. Grâce à cette dernière elle trouve facilement tous les articles dont elle a besoin : boucles, sacs, chaînes, habits, chaussures, etc. « Les box sont faits en tenant compte du choix des clients eux-mêmes, mais la plupart des idées sont d’elle-même », précise Mlle Konaté. Parlant de ce box fait de billets de 500 Fcfa, elle trouve que «ce n’est pas tellement rentable. Nous le confectionnons généralement pour faire plaisir aux clients et pour les fidéliser», révèle l’étudiante en Pharmacie. « Nouvel an, anniversaire, mariage, baptême ou autre, toutes les occasions sont bonnes pour offrir des présents », explique-t-elle, précisant que le plus grand avantage du concept est qu’il y en a pour toutes les bourses. Autre avantage : la flexibilité qu’il offre aux clients. Avec un box cadeau, on peut choisir le thème du cadeau, sa taille, sa durée et même son prix. «Quand j’étais au lycée, je vendais des bracelets, des chaînes, des boucles d’oreilles. Les gens, surtout ceux qui étaient en couple et qui voulaient offrir des cadeaux à leurs conjoints ou conjointes, me sollicitaient pour les aider à préparer leur surprise. Ils me donnaient de l’argent pour ce faire, je partais au Grand-marché pour acheter des articles en fonction de la somme proposée. Mais aujourd’hui, la plupart de mes marchandises viennent de l’extérieur», souligne Flématou Konaté. LARGE CHOIX – Toutes les catégories d’âge sollicitent son service : homme ou femme, mère et enfant, grand-parent et petits enfants. Avant d’ajouter que le prix des box commence à partir de 5 000 Fcfa. Notre interlocutrice entend augmenter sa capacité de production afin d’ouvrir une boutique de «cadeaux box» à Bamako. Fatoumata Niangadou vient de recevoir son colis contenant un tapis de prière, un Coran, un chapelet, un foulard de couleur bleue, un verre à café, un thermos à café. L’ensemble est emballé et estampillé Mme Niangadou. «Ce présent est pour ma mère. J’ai décidé de lui en acheter spécialement pour son anniversaire. Ma mère est beaucoup attachée à la religion, je pense qu’elle aimera le cadeau», explique-t-elle, tout sourire à l’idée de voir toutes ces commandes. Celle qui a investi 15 000 Fcfa trouve cette idée de cadeau innovatrice, parce qu’elle permet de rassembler différents cadeaux dans une seule et même boîte. Aussi, il n’est plus besoin d’aller de magasin en magasin pour trouver un présent à ouvrir à ceux qu’on aime. Âgée d’une vingtaine années, Aïssata Kourouma réside à Titibougou. Spécialiste en informatique de gestion, elle confectionne les box en fonction des goûts de ses clients. Elle est également propriétaire d’une boutique où elle vend divers articles. «Les coffrets cadeaux sont un bon moyen qui permet aux proches de vivre une expérience unique et inoubliable», souligne-t-elle. Selon Aïssata Kourouma, il existe un large choix de coffrets cadeaux sur le marché. Il y a les box appelés gourmande, beauté ou liés à un centre d’intérêt particulier. «Ils sont souvent offerts comme présents dans le cadre privé, mais aussi un anniversaire en vue, un mariage qui arrive à grands pas ou même pour célébrer une naissance», détaille-t-elle. Il est important de choisir le cadeau idéal pour faire plaisir à ses proches. Les prix des «box cadeaux» varient, selon le contenu ou le type. Un box contenant un foulard mousseline de Dubaï et quelques accessoires pour cheveux enveloppés dans un carton de couleur rose coûtera par exemple 18 000 Fcfa. 70% des clients d’Aïssata Kourouma sont des femmes. Elle précise que le prix des box composés commence à partir de 7 500 Fcfa. Aïssata Kourouma fabriquait les cadeaux box lors des fêtes de Saint-Valentin uniquement. Les demandes allaient au-delà et les gens continuaient à la solliciter faute de trouver une société ou entreprise qui fabrique les «cadeaux en box» comme c’était le cas dans la sous-région. C’est ainsi qu’elle a décidé d’en faire une activité principale. Notre commerçante entend agrandir sa boutique uniquement pour vendre les cadeaux box. En attendant Aissata Kourouma travaille en fonction de la demande de la clientèle. Elle en vend également en petites quantités dans sa boutique où elle propose des cartons et plusieurs articles. Elle mise beaucoup sur l’emballage qu’elle exporte pour créer la différence avec ses concurrentes. Fatoumata Cissé est restauratrice et pâtissière à Dravela-Bolibana en Commune III du District de Bamako. Elle met en box des mini-pizzas, tacos, nems, crêpes, du jus en carton dans un emballage. Elle fait ces coffrets nourritures sur commande en fonction du choix de la clientèle. Occupée à faire les commandes d’une maman qui veut faire plaisir à sa fille le jour de la soutenance de celle-ci, elle explique avoir décidé de rassembler dans les mêmes cartons un peu de gâteau et des petits fours. Détentrice d’une licence en réseaux et télécommunication, elle fabrique généralement des box pour anniversaires qui sont beaucoup sollicités. FMS/MD (AMAP)
Mali : De nouveaux prix de la farine et du pain pour soulager les consommateurs
Bamako, 11 janv (AMAP) Le sac de la farine de 50 kg sera désormais vendu à 23.000 Fcfa, le petit pain sera cédé à 135 Fcfa et le gros pain à 270 Fcfa, a appris l’AMAP, mercredi, au ministère de l’Industrie et du Commerce, lors de la signature d’un protocole d’accord entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo et les acteurs de la filière farine et pain. Selon le chef du département en charge du Commerce, après plusieurs mois d’échanges, les différents acteurs de la filière pain sont arrivés à un compromis sur cette mesure qui entrera en vigueur, sur l’ensemble du territoire nationalm d’ici le 1er février. «Cette décision est historique dans notre pays parce qu’elle montre combien les uns et les autres sont soucieux de l’accès au pain à des prix abordables pour les populations», a confié le ministre Diallo. L’objectif de ce protocole sur la commercialisation de la farine de blé et les caractéristiques du pain est d’assurer la disponibilité du pain dans tous les points de ventes sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit, également, de contribuer à maintenir les prix du pain accessibles à la bourse de nos compatriotes. Le Ramadan commence en mars prochain. C’est pourquoi le département de l’Industrie et du Commerce s’attèle à prendre des dispositions urgentes pour assurer l’approvisionnement correct du marché sur l’ensemble du territoire en denrées de première nécessité. Le ministre Diallo a dit s’inscrire donc dans une logique de concertation des acteurs impliqués dans cette opération pour conjuguer les efforts en vue de soulager les Maliens, en général, et les fidèles musulmans, en particulier, pendant le mois béni de Ramadan. À ce propos, Moussa Alassane Diallo a expliqué que ce protocole est aussi significatif et met en relief les valeurs traditionnelles de dialogue et de concertation. Il a aussi félicité et encouragé, au nom du gouvernement, les acteurs de la faitière pour avoir accepté de trouver ce compromis qui, selon lui, « permettra de travailler dans la sérénité, dans un climat apaisé et d’assurer l’approvisionnement correct de notre pays dans les jours à venir. » Le ministre Diallo a invité tous les acteurs au respect scrupuleux des engagements pris. Et d’ajouter que ce cadre de dialogue sera permanent et dynamique et aura un suivi-évaluation périodique avec tous les acteurs impliqués. Il a, aussi, exhorté les acteurs à faire preuve d’engagement, de détermination, mais aussi de disponibilité pour assurer ensemble la mise en œuvre de ce protocole. Pour le secrétaire général de la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, Ahmed Dembélé, cet accord permettra de stabiliser le prix du pain. Selon lui, « cette décision a été conclue avec le ministre en charge du Commerce après leur demande répétée de ramener la longueur du pain à 60 centimètres, permettant d’avoir un poids plus important. » Enfin, il a déclaré que la faitière mobilisera les boulangers pour garantir le respect de cette décision. N’FK/MD (AMAP)

