FINAGRI 2024 : Les défis et perspectives de la promotion du genre dans les chaînes de valeur agricoles en ligne de mire

Ségou, 07 mar (AMAP) La 10ème édition du Salon du financement de l’griculture (FINAGRI 2024) se tient, depuis mercredi, à Ségou (Centre) à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la ville, sous le thème «Défis et perspectives de la promotion du genre dans les chaînes de valeur agricoles, pour une meilleure inclusion financière à travers le financement des projets individuels, EAF et MPME ».. La rencontre qui prend fin le 08 mars 2024 est organisée par le réseau AgriVision Sahel, réseau dédié à l’inclusion financière rurale, au développement de l’Agribusiness et de l’entreprenariat Agricole au Mali, en partenariat avec le Conseil Régional de Ségou, la BNDA, l’Office du Niger, l’Office Riz de Ségou, la GIZ, LUXDEV, MEREF, Projet Inclusif, SENE Yiriwa, SUGU Yiriwa, les institutions de financement, Mali FolkeCenter, le Réseau des Femmes Opératrices Economiques de Ségou, les Organisations Professionnelles Paysannes et les Collectivités locales. Placée sous le co-parrainage des Ministres de l’économie et des finances ; de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ; de la Promotion de Femme, de l’Enfant et de la Famille ; de l’Entreprenariat National, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et de l’industrie et du Commerce, l’édition 2024. Le FINAGRI 2024 c’est : la galerie marchande, des conférences-débat, des rencontres B2B où les acteurs du monde agricole (Producteur, Transformateur, distributeur, négociant), les projets et programmes de développement axés sur l’Agriculture, les porteurs de projets et les institutions de financement ont l’occasion de se retrouver autour des questions brûlantes de financement Agricole Le Salon du financement de l’Agriculture, qui s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre  d’un axe phare d’intervention du réseau Agri Vision Sahel à savoir « Accès aux services financiers adaptés », est devenu une tradition. Le coordinateur de AgriVision Sahel, Oudou Bengaly, a fait remarquer que la tenue des éditions successives est la preuve tangible de sa pertinence, de son efficacité. Il a souligné qu’en dépit de l’importante potentialité agro-sylvo-pastorale et halieutique, le Mali n’arrive pas encore à couvrir régulièrement la totalité de ses besoins alimentaires et ce, pour atteindre un niveau de souveraineté alimentaire durable. Aussi, il est urgent de créer des espaces propices aux réflexions pour mieux appréhender la problématique dans toutes ses dimensions et explorer des pistes pour faciliter l’accès des petits producteurs au financement. « Afin d’améliorer davantage les performances de l’agriculture, une des alternatives serait sa mutation vers l’Agrobusiness et ce, pour promouvoir et renforcer les chaînes de valeur inclusives orientées vers le développement durable, liant but avec profit et à la création de valeur partagée pour les besoins de consommation des populations urbaines de plus en plus nombreuses et exigeantes » a-t-il dit. Oudou Bengaly a rendu un grand hommage aux acteurs des chaînes de valeur agricole (Productrices, producteurs, transformatrice transformateurs, commerçants, commerçantes), qui en dépit du caractère peu clément du climat, se battent au quotidien pour donner les performances souhaitées au secteur de l’agriculture. Sans oublier les accompagnateurs du processus d’intermédiation financière. Soulignant l’importance des activités du salon pour l’économie du Mali en général, et celle de la Région de Ségou en particulier, le conseiller aux affaires juridique du gouverneur, Mohamed Aboubacrine Ag Mohamed Aly, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette 10ème édition, a indiqué que la rencontre offre un cadre idoine de rencontre entre les acteurs de la filière agricole du Mali, et les partenaires financiers, ainsi que les organisations de Développement axées sur l’Agriculture. « Le Développement de toute Nation est lié au développement de ses systèmes de marchés pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, favorisant ainsi une croissance économique, sociale et durable. Cela passe par la valorisation du secteur privé à travers le financement des projets agricoles pour un entreprenariat agricole inclusif. C’est pourquoi la migration de l’agriculture familiale vers le développement de l’Entreprenariat agricole, pour une Agriculture durable et inclusive est une forte ambition du Gouvernement du Mali en vue de faciliter l’émergence des PME compétitives dans toutes ses filières » a-t-il dit. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a visité les différents stands a estimé que la FINAGRI est une initiative à soutenir et à encourager pour pouvoir mettre la jeunesse au cœur du développement agricole. « Le monde agricole ne peut pas être financé uniquement par l’État. Il y a des propositions de services agricoles qui sont effectués par les particuliers à travers leurs réseaux et que nous constatons qui font des effets non seulement pour l’organisation des jeunes et le soutien aux différents projets mais, aussi, à leurs entreprises. Je crois que c’est de cela dont nous avons besoin présentement » a-t-il dit. Le ministre Dembélé a aussi indiqué que les activités parallèles d’accompagnement du secteur agricole peuvent être portées par la jeunesse aujourd’hui. « C’est des opportunités qu’on doit mettre en œuvre, exploiter, renforcer et encourager pour que notre jeunesse puisse vraiment s’impliquer davantage et profiter de ce qu’ils savent faire pour pouvoir appuyer notre agriculture » a-t-il dit, mettant l’accent sur l’intelligence artificiel. De son côté, le président du Conseil régional, Siaka Dembélé, qui a salué la tenue de cette rencontre, a souligné que le thème est en droite ligne de la vision du Conseil régional de depuis plusieurs années, sur le genre dans les chaînes de valeur agricoles et le développement de la Région de Ségou. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence, également, de la présidente des femmes rurales Mme Diaw Kadiatou Tall. ADS/MD (AMAP)

Sucre, datte et lait en poudre : les consommateurs plaident pour une baisse des prix

Par Fatoumata Doumbia Ségou, 05 mar (AMAP) Fruit comestible du palmier dattier, la datte est très consommée au mois de ramadan pour sa valeur nutritionnelle et son importance en islam. Elle contient en effet des glucides, des fibres, des protéines, des minéraux (potassium, magnésium, fer…) et des vitamines (A, B, C…) A Ségou, Cité des Balanzans, le produit est vendu dans les trois principaux marchés, (Médine, Château et marché hebdomadaire) entre 900 et 1000 Francs CFA. En ce qui concerne les dattes importées en assiette, plusieurs commerçants ont confié attendre la veille du mois pour apporter le produit afin d’éviter des pertes. En ce qui concerne le sucre, c’est le local qui domine le marché. Le sucre importé se fait rare. Le local est cédé entre 28 000 et 28 500 Fcfa, le sac de 50 kg. Celui importé est vendu à 30 000 Fcfa. Certains commerçants fustigent déjà : « j’ai décidé de ne pas vendre le sac de sucre cette année car c’est cher. En plus de cela, il n’y a pas de bénéfice. Je me limite à le vendre en détail entre 600 à 650 francs CFA », indique Djiré, un commerçant de la place. Une ménagère, Ana Coulibaly, que nous avons rencontrée dans sa boutique soutient, pourtant, que le prix au détail a diminué. « Il y a quelques mois, avec 5 000 Fcfa on ne pouvait acheter que 5 kg de sucre mais, actuellement, avec le même montant, on peut avoir 8 kg de sucre. Nous remercions Dieu pour cette baisse légère du prix du sucre même si nous voudrions que les commerçants revoient les prix en cette veille du ramadan », a-t-elle dit. Quant au lait en poudre, également prisé pendant le mois sacré, son prix reste élevé selon les consommateurs. Un kilo de lait en poudre est vendu à 2 500 Fcfa et 2 600 Fcfa. Dans les trois marchés les plus fréquentés, le prix du sac de 5 kg varie entre 14 500 et 15 000 Fcfa. Le lait en sachet de 400g varie entre 1 400 et 2 400 Fcfa. La boite du lait Nido est cédé à 3 250, 6 500 et 18 000 Fcfa la petite, moyenne et grande boîte. Une consommatrice confie qu’elle a arrêté d’acheter du lait depuis plusieurs mois. « Le kilo de lait en poudre est cher. Ce n’est pas pour nous les pauvres. C’est pourquoi je l’ai enlevé de mon alimentation », confie-t-elle. Boubacar Traoré, un chef de famille, sollicite les autorités en vue d’une diminution des prix qu’il trouve trop élevés. « Mes enfants aiment beaucoup le lait et les dattes. Pendant le Ramadan, la consommation est forte dans ma famille. Je trouve que les prix sont assez élevés cette année. Nous souhaitons que les autorités prennent des mesures pour alléger nos dépenses pendant le mois de ramadan ». FD/MD (AMAP)  

Panier de la ménagère : A Ségou, les ménagères ne se plaignent pas

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 05 mar (AMAP) Les marchés les plus fréquentés a Ségou, dans le Centre du Mali, sont suffisamment approvisionnés et les ménagères estiment qu’elles n’auront pas assez de difficultés au cours du mois de Ramadan pour concocter les savoureux plats dont les jeûneurs raffolent A l’instar de la communauté musulmane, le Mali observera, dans quelques jours, le mois de Ramadan, le neuvième mois du calendrier musulman. Tout comme l’année précédente ce mois de pénitence va se dérouler dans un contexte socio-économique difficile marquée par une longue crise sécuritaire. Toute chose qui inquiète les fidèles musulmans dont les dépenses se démultiplient pendant ce mois. Il est aussi avéré que les prix flambent pendant le mois de ramadan par le comportement peu catholique de certains commerçants qui profitent de l’occasion pour faire de la spéculation, face à la forte demande des produits. Pour s’imprégner de l’état du marché, notre équipe de reportage a sillonné les trois principaux marchés de la capitale des balanzans, Ségou. Il s’agit du marché dit Château, le marché de Médine et le marché hebdomadaire, communément appelé « Ndènè Sugu ». Constat : ces différents marchés sont suffisamment approvisionnés en produits rentrant dans le panier de la ménagère. Les ménagères n’auront pas assez de difficultés, cette année, à Ségou.  Le mois tombe sur une période caractérisée par l’abondance de plusieurs produits sur le marché comme l’oignon, l’échalote, le gombo, la carotte, la tomate, le haricot vert entre autres. Du coup, beaucoup prix ont baissé pour le bonheur des ménagères. « Cette année on n’a pas trop à s’inquiéter pour le Ramadan en ce qui concerne le panier de la ménagère. Le Ramadan coïncide avec la récolte de plusieurs produits. Actuellement sur le marché plusieurs légumes sont abordables. Nous espérons que les commerçants ne feront pas de spéculation face à la forte demande pendant le mois de Ramadan », a dit une ménagère, Aïssatou Doumbia, que nous avons rencontré au marché de Médine. Pas seulement elle, plusieurs ménagères interviewées ont toutes confié que les produits sont moins chers. A Ségou, dans les trois marchés cités plus haut, les prix sont presque les mêmes. L’échalote est cédée entre 250, 300 Fcfa, l’oignon, entre 200 et 250 Fcfa le kilogramme. La pomme de terre locale est cédée entre 200 et 400 Fcfa le kilo, selon la taille. L’importée qui se fait rare sur le marché. Le prix varie entre 800 et 900 Fcfa. Au moment du passage de notre équipe de reportage, le prix de la viande restait inchangé. Le kilo de ce produit incontournable dans l’alimentation du Malien était cédé à 3 300 Fcfa sans os et 2 750 Fcfa avec os dans les trois marchés. L’huile rouge est cédée entre 14 500 et 15 000 Fcfa, le bidon de 20 litres et 15 500 l’huile blanc. Au détail, l’huile blanc est vendue à 800 Fcfa et le l’huile local entre 700 et 750 Fcfa. Le bidon de 5 litres est vendu à 5 000 Fcfa. ADS/MD (AMAP)                             .

Sahel et Bassin du Lac Tchad : L’OCI discute de la création d’un fonds de soutien et pour l’emploi des jeunes

Djeddah, 08 fev (UNA-AMAP) Le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) accueille, du 7 au 8 février 2024, à son siège à Djeddah, un atelier sur l’activation de la recommandation de la 49ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères sur la création d’un fonds pour la réhabilitation, l’emploi et le soutien des jeunes dans la région du Sahel et du bassin du lac Tchad, annonce l’organisation dans un communiqué Ce fonds de l’OCI intervient « dans le cadre d’une stratégie globale visant à lutter contre l’extrémisme, à améliorer la compréhension modérée correcte de la sublime religion islamique et à promouvoir une culture de tolérance parmi les jeunes, avec la participation de fonctionnaires et d’experts des États membres et des organes et institutions compétents de l’OCI. », précise la même source. S’adressant à l’ouverture des travaux de l’atelier, le Secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a indiqué que la Région du Sahel et du bassin du lac Tchad a connu, durant ces dernières années, « une recrudescence des crimes terroristes, tout particulièrement, contre des civils non armés, ce qui a entraîné la perte de vies humaines, le pillage de biens, le déplacement de milliers de familles et de millions d’enfants, et la fermeture de milliers d’écoles », Toutes chose qui ont contribué, en même temps, à la multiplication d’autres fléaux, tels que la traite humaine et le trafic de drogue, a ajouté Hissein Brahim Taha estimant que « pareils actes ne font qu’entraver la paix et la stabilité et, par conséquent, paralyser le développement de la région, et que les groupes qui en sont les plus affectés demeurent les jeunes. » Il a également déclaré que cet atelier intervient dans le droit-fil des efforts déployés par l’Organisation « en vue de prêter main forte aux Etats membres et aux organes et institutions concernés dans leur combat contre la pensée extrémiste et le terrorisme chez les jeunes dans la région du Sahel et du bassin du lac Tchad ». Il a rappelé que ces objectifs représentent des thèmes fondamentaux du Programme d’action de l’OCI-2025, de la Stratégie de l’OCI pour la jeunesse et des Résolutions pertinentes de l’Organisation. Le Secrétaire général a, en outre, fait observer que la rencontre visait à discuter et à enrichir le projet de Statut régissant le fonds en vue de soumettre ses recommandations au Conseil des ministres des Affaires étrangères, à travers une réunion préparatoire des hauts fonctionnaires. « Les moyens les plus efficaces de prémunir les jeunes contre l’adhésion à des groupes terroristes et à l’extrémisme violent conduisant au terrorisme ne sont autres que l’emploi et la réhabilitation, dans la mesure où ils renforcent leur implication dans la vie économique et sociale », a poursuivi le Secrétaire général. Il a exhorté, à cet égard, les Etats membres et les organes et institutions compétents de l’OCI et, tout particulièrement, le Groupe de la Banque islamique de développement (BID), l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) et le Fonds de solidarité islamique, ainsi que les autres institutions relevant de l’Organisation et opérant dans le domaine du renforcement des capacités des jeunes, ainsi que les institutions partenaires, « à appuyer ce mécanisme depuis sa phase de création et à intensifier la collaboration avec lui après sa mise en place, en le dotant de tous les moyens et ressources requis pour lui permettre de mener à bien les tâches qui lui sont dévolus. » MD (AMAP)

CAN 2023 : Les commerçants se frottent les mains

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations se joue sur les différents stades mais aussi dans les marchés et les centres commerciaux.  A Abidjan et dans les autres villes de la Côte d’Ivoire, les commençants se frottent les mains. Ce mercredi 7 février, à quelques heures des demi-finales, les supporters Ivoiriens, à la recherche de maillots, sont nombreux dans la boutique de Hamed Yatassaye, au marché de Marcory, une Commune d’Abidjan. Ici, les maillots sont vendus à entre 15.000 Fcfa et 10.000 Fcfa l’unité, des chapeaux, des écharpes. Dans cette boutique, les tuniques de tous les pays participants à la CAN sont mises à la disposition des supporters. « C’est le maillot de la Côte d’Ivoire qui est beaucoup plus demandé. Le maillot du Nigeria est presqu’en rupture parce que les gens ne voyaient pas ce pays atteindre les demi-finale et les commerçants n’en ont pas commandé assez », explique Hamed Yatassaye. Le commerçant d’origine malienne (il rend visite régulièrement à sa famille à Kati et c’est son père qui s’est installé en Côte d’Ivoire) explique que les Ivoiriens achètent beaucoup leur maillot que ce soit en période de CAN ou pas. Même s’il s’empresse d’ajouter qu’il y a beaucoup plus de vente pendant la CAN. Kouassi Kouakou est un grand supporter des Éléphants. Habillé en maillot orange-blanc de Côte d’Ivoire sur le dos duquel est écrit « Les Éléphants », il vient acheter deux maillots XL de son pays à 15.000 Fcfa l’unité pour les offrir à des amis dans son quartier. « J’ai six maillots de la Côte d’Ivoire. J’en ai acheté pour tous mes enfants. Aussi pour mes sœurs, frères, cousins et cousines qui sont au village », confie-t-il. Le jeune Franck Yao débarque dans la boutique, avec deux amis, pour demander la pointure M du maillot du Maroc. « C’est le Maroc qui nous a réveillés, on va lui faire honneur », justifie-t-il. Après avoir acheté son maillot à 10.000 Fcfa, il passe dans une autre boutique pour floquer la tunique « Les gens écrivent des choses bizarres sur leur maillot. Quelqu’un a écrit sur son maillot : Je n’ai rien sur Wave, un autre : « Sery Dorcas m’a dragué, j’ai refusé. » Je vais juste écrire mon nom : Le seul Yao C8 », ajoute Franck Yao. Le prix du flocage esr de 500 Fcfa par lettre. « Nous recevons beaucoup de clients. C’est impossible de donner un chiffre. C’est quand même florissant », confie Seydou Sanogo qui gagne beaucoup d’argent dans le flocage depuis le début de la CAN. Au grand marché d’Adjamé, une autre Commune d’Abidjan, toutes les qualités sont disponibles et le prix varie de 3 000 à 15.000 Fcfa. Il n’y a pas que les vendeurs de maillots qui s’en sortent. D’autres commerçants ont augmenté leur chiffre d’affaire grâce à la CAN, notamment la vendeuse de chaussures Aminata Coulibaly. « Beaucoup d’équipes sont éliminées. Avant de rentrer au pays, les supporters viennent acheter des chaussures et autres articles pour en faire des cadeaux à leurs proches », dit-elle. LMD/MD (AMAP)

Le président Assimi Goïta lance les travaux d’aménagement des routes Kati-Bamako

Bamako, 02 fév (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a lancé jeudi à Kati, les travaux de la construction de quatre projets routiers importants pour un coût de 95 milliards de Fcfa financés par le budget national sur une durée de 36 mois (3 ans.) Les travaux porteront sur l’aménagement en 2×2 voies de la section Route régionale (RR9) entre Kati et Bamako qui seront connectées vers Koulouba et Samé avec toutes les commodités, la bretelle d’accès au Point G, des travaux de voirie sur 7 km dans la ville de Kati et la section d’embranchement GMS-Samé-Kati en 2×2 voies. Ces projets visent à moderniser les axes routiers, améliorer le confort et la sécurité des usagers et faciliter l’accès aux hôpitaux du Point G et de Kati. L’objectif est, également, de réduire la durée de trajet entre Kati et le District de Bamako, ainsi que le nombre d’accidents et les coûts d’exploitation des véhicules. L’entreprise chinoise Covec-Mali sera responsable de l’exécution des travaux. Le secrétaire général de la Commune urbaine de Kati, Zanga Dao, a souligné les enjeux stratégiques du secteur des transports, notamment l’augmentation de la population et la détérioration avancée des routes qui, selon lui, engendrent des accidents de circulation. À ce titre, il a rappelé que rien qu’en décembre dernier, selon les statistiques du Centre de secours de la Protection civile, Kati a enregistré 334 victimes d’accidents de voies publiques, dont 11 morts et 323 blessés. Pour la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, ces projets répondent aux besoins spécifiques des citoyens en matière d’infrastructures routières. Mme Dembélé Madina Sissoko a souligné l’importance économique, sociale et culturelle de la route au Mali eu égard à sa continentalité. Elle a également mis en avant le besoin d’élargir les axes routiers face à la saturation actuelle. Selon la ministre, les axes routiers Bamako-Koulouba-Kati et GMS-Samé-Kati, ainsi que la bretelle d’accès à l’hôpital du Point G (actuellement en aller-retour), ne conviennent plus à la densité du trafic due à l’urbanisation rapide de Kati et ses environs. À titre d’illustration, elle a révélé qu’en 2022, le comptage de trafic sur l’axe Bamako-Koulouba-Kati était de 9 000 véhicules par jour, projetant une augmentation à 43 000 véhicules/j d’ici 2045. FLUIDITÉ – Concernant l’axe GMS-Samé-Kati, réalisé depuis 1996, le trafic a fortement augmenté depuis 2002, devenant la route principale pour les véhicules gros porteurs reliant Bamako aux ports de Dakar et de Nouakchott, a-t-elle noté. Ajoutant qu’en 2023, le comptage de trafic sur cet axe a atteint une moyenne journalière de 45 117 véhicules, incluant tricycles et deux-roues. Elle a déploré plusieurs dizaines de chutes de gros porteurs par an sur les maisons riveraines, blessant ou tuant les occupants y compris les usagers de la route. Mme Dembélé Madina Sissoko a invité l’entreprise en charge de l’exécution des travaux à mériter la confiance placée en elle par l’autorité contractante, en assurant la bonne exécution des services convenus, dans le respect strict des montants et des délais contractuels, mais aussi des normes techniques du projet. Le chef de l’État a déclaré à la presse que ce projet est conforme à la vision des autorités de la Transition, visant à moderniser toutes nos villes et à les doter d’infrastructures routières adéquates. Le colonel Assimi Goïta a appelé la population à soutenir l’entreprise responsable de l’exécution des travaux, estimant que les aménagements routiers peuvent occasionner des désagréments. L’accompagnement de la population est essentiel, a insisté le président de la Transition, pour qui ce projet contribuera à assurer la fluidité de nos axes routiers et à renforcer la sécurité des usagers. La cérémonie organisée a enregistré la présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement. AG/MD (AMAP)

Sikasso : Mobilité des animaux et accès aux ressources naturelles au cœur d’une rencontre du CILSS

Sikasso, 02 fév (AMAP) Une rencontre a regroupé, mercredi dernier à Sikasso (Sud), les préfets, les représentants des organisations des éleveurs, les responsables de la filière bétail-viande des sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso, pour la « Validation du rapport provisoire de collecte des données sur l’évolution des conflits liés à la mobilité des animaux et à l’accès aux ressources naturelles dans la Région de Sikasso ». La rencontre, initiée par le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), à travers l’Unité régionale de coordination (UCR/PRAPS-2), visait, également, à analyser, amender et à valider les résultats de la collecte des données. Les échanges entre les participants ont porté sur la méthodologie de la conduite de l’étude, les résultats de l’étude y compris l’application de la méthodologie assortie des difficultés et approches de solutions. En 2023 dans les sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso, il ressort de l’analyse des résultats qu’il y a eu 185 cas de conflits non-violents soit un taux de (91,13%) et 18 cas de conflits violents (8,86%). Les causes de ces conflits sont, notamment liées à la dévastation des cultures, l’accès aux pistes pastorales, aires de repos, vol de bétail, l’utilisation des ressources des espaces officiellement protégés (forêts, parcs…) Comme conséquences, ces conflits ont occasionné des pertes en vies humaines, de bétail, de matériels et des blessés. Les recommandations ont porté, notamment sur la pérennisation du système et la dotation de tous les agents de collecte en outils de travail (Smartphones, tablettes…) Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Sikasso, Bernard Coulibaly, qui a présidé l’ouverture des travaux, a affirmé que les conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles constituent une préoccupation majeure pour le développement des systèmes d’élevage mobile, d’une part et d’autre part, la coexistence pacifique entre les communautés. M. Coulibaly a indiqué que cette collecte des données sur l’indicateur des conflits liés à la transhumance a concerné les sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso. « Elle s’inscrit dans le cadre du suivi des conflits permettant de mesurer la dynamique des stratégies mises en œuvre dans les pays. Et ce, pour prévenir et gérer les conflits en lien avec la mobilité pastorale. », a-t-il dit. « Ceci permettra de connaître le nombre de conflits, les causes, les conséquences et les types de règlements », a souligné Bernard Coulibaly. Il a rappelé que le PRAPS-2 constitue une suite opérationnelle de la Déclaration de Nouakchott sur le pastoralisme, adoptée le 29 octobre 2013. Cette déclaration appelle à « sécuriser le mode d’existence et les moyens de production des populations pastorales et à accroître le produit brut des activités d’élevage d’au moins 30% dans six pays (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) au cours des cinq prochaines années…». Bernard Coulibaly a ajouté que l’objectif de développement du PRAPS-2 est décliné, entre autres, en amélioration de la santé animale et contrôle des médicaments vétérinaires, en amélioration des chaînes de valeur du bétail… De son côté, l’expert suivi-évaluation du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-régional/CILSS), Damien Houndetondji, a affirmé que cette rencontre est l’occasion pour les parties prenantes d’échanger sur les acquis et les insuffisances constatés dans les résultats de la collecte des données. Par ailleurs, M. Houndetondji a saisi l’occasion pour remercier les agents collecteurs pour leurs efforts lors de la collecte des données. MFD/MD (AMAP)  

Festival sur le Niger : La 20è édition de la Foire artisanale et agricole en marge du spectacle

Envoyé spécial Youssouf DOUMBIA Ségou, 02 fév (AMAP) La 20è édition de la Foire artisanale et agricole, en marge du Festival sur le Niger, a commencé mercredi sur le quai de Ségou, dans le Centre du Mali, avec cette année, 400 artisans, ouvriers agricoles et entreprises venant d’environ 30 pays. Cette activité commerciale et de promotion est initiée par la Fondation Festival sur le Niger dans le but de donner une visibilité aux artisans et aux producteurs agricoles pendant le festival. Elle demeure une opportunité d’affaires et de promotion des différents produits agricoles et artisanaux. Selon le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhou Diarra, cette Foire contribue énormément à l’économie locale, car elle est une plateforme de nombreux échanges. La cérémonie a donné un avant-goût de la 20è édition du Festival sur le Niger, à travers la mobilisation populaire et les nombreuses prestations d’artistes de Ségou et de Mopti. Il faut préciser que Mopti est la ville invitée d’honneur de cette édition. L’orchestre régional, le Kanaga de Mopti, l’Ensemble instrumental national et les deux célèbres guitaristes Mama Diabaté du Biton de Ségou et Sékou Bembeya de l’orchestre guinéen éponyme ont émerveillé le public par leur belle prestation. « La Foire artisanale et agricole de Ségou attire d’année en année de nombreux exposants. Ils sont au total 400 artisans, ouvriers agricoles ou entreprises venant d’environ 30 pays à y participer cette année », a indiqué le coordinateur du Festival sur le Niger, Djibril Guissé. Le chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Yamoussa Fané, fait remarquer que « depuis 20 ans, cette foire, organisée dans le cadre de Ségou Art-Festival sur le Niger, est inscrite dans les annales des manifestations culturelles dans notre pays». Malgré les crises multiformes vécues par le Mali, ces dernières années, cet événement culturel est resté constant et résiliant. «Depuis plusieurs années, notre pays traverse des épreuves particulièrement dures pour le secteur de l’artisanat et du tourisme du fait de la crise sécuritaire. Dans un tel contexte, organiser un évènement d’une telle ampleur est un challenge, une victoire sur la crise. Cela ne surprend guère, car au Mali, nous avons toujours cette force, celle de résister, cette capacité de résilience qui tire en partie sa sève de nos valeurs du maya et du danbé», a déclaré Yamoussa Fané. La Foire agricole et artisanale de Ségou consiste à créer un marché à travers l’organisation d’une exposition vente, la valorisation et la promotion des produits de l’artisanat d’art et des produits agroalimentaires au bénéfice des acteurs économiques et des populations. C’est un espace d’échanges, de partage d’expériences, de promotion et de valorisation des produits locaux. Selon Yamoussa Fané, la Foire agricole et artisanale de Ségou s’impose aujourd’hui comme un évènement majeur de la sous-région ouest africaine, un moteur du développement, un facteur de croissance et de création de richesses et d’emplois. « Cet événement joue et continue de jouer un rôle important dans la restauration de l’image du Mali en dépit des crises multiformes que notre pays connaît », a-t-il dit, avant de réaffirmer l’engagement de son département de continuer à accompagner la Fondation festival sur le Niger et ses partenaires pour leur combat pour le développement du Mali et de l’Afrique tout entière. YD/MD (AMAP)   

Retrait des pays de l’AES de la CEDEAO : Le Premier ministre malien rencontre les acteurs du secteur privé

Bamako, 1er fév (AMAP) Le président de la Transition a déjà mis en place un comité de pilotage de haut niveau pour exploiter ce retrait comme une opportunité de développement, a annoncé, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement s’est adressé aux responsables et membres des organisations professionnelles et faîtières du secteur privé qui, de leur côté, attendent les mesures gouvernementales pour faire face à la nouvelle donne. Selon le chef du gouvernement, qui avait à ses côtés le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, les présidents du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara, et plusieurs membres du gouvernement, cette Transition est celle de la rupture et dans tous les domaines. « L’hésitation, la peur, trop de questions amènent toujours à rester sur place et faire le jeu de l’adversaire », a dit M. Maïga, pour soutenir la décision des chefs d’État des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de se retirer de la de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Ces Etats accusent l’organisation sous régionale de s’être éloignée des idéaux de ses fondateurs et d’avoir « brillé par son manque d’empathie, de solidarité et de vision stratégique face aux États de l’AES ». Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé, dimanche 28 janvier, leur « retrait sans délai » de la CEDEAO. Le choix de ces pays, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), suscite quelques inquiétudes dans le monde des affaires où certains acteurs craignent la fin des facilités qu’offre l’appartenance à cet ensemble sous-régional. Pour les pessimistes, ce retrait suppose surtout des implications sur les exemptions de visa et les exonérations de taxes. Si l’éventualité d’un durcissement des règles régissant nos rapports avec la CEDEAO n’est pas à négliger, cette décision ne saurait, cependant, conduire aux malheurs prédits par les Cassandres. Au contraire, selon le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, « ce que nous perdons en acceptant cette vassalisation, est mille fois pire que ce que nous allons assumer en restant nous-mêmes ». Mieux, les trois pays « restent membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour le moment, donc bénéficient de la liberté de circulation » au sein de tous les pays de cette Union. COMPLICITÉ POSITIVE – Sans ambages, le chef du gouvernement a déclaré que la CEDEAO est progressivement devenue une menace, car son dessein lugubre consistait clairement à mettre à genoux nos pays, à provoquer des changements politiques pour satisfaire les intérêts des puissances étrangères. « Elle a très peu écouté nos États, elle s’est mise à donner des injonctions. Et son plan, c’était de déstabiliser le Niger, avant de passer au Burkina, puis au Mali », a-t-il révélé. Et de résumer : « l’accumulation d’actes inamicaux a rendu inévitable le retrait de nos États qui subissent au quotidien l’injustice, l’acharnement et l’austérité d’une organisation à l’avènement de laquelle ils ont contribué. » Le Premier ministre a assuré que le gouvernement prend la pleine mesure de la situation des préoccupations de nos compatriotes, en particulier les opérateurs économiques face à cette décision. Le président de la Transition a déjà mis en place un comité de pilotage de haut niveau pour exploiter ce retrait comme une opportunité de développement, de croissance économique. Objectif difficile à atteindre sans une complicité positive avec le monde des affaires. « C’est pour cela que j’ai décidé dans le lot des forces vives de la nation qu’il faut rencontrer et leur expliquer ce qui se passe, il fallait commencer par vous. Parce que les questions qui sont posées aujourd’hui sont d’ordre économique et financier », a déclaré Choguel Kokalla Maïga, comptant sur « l’ingéniosité » des acteurs économiques pour réussir ce challenge. « Notre réussite dépend en grande partie de vous », a indiqué le chef du gouvernement qui est formel : « Économiquement, ce que nous perdons en acceptant cette vassalisation est mille fois pire que ce que nous allons assumer, en restant nous-mêmes ».« Aussi, la sortie de la CEDEAO permettra-t-elle au Mali de définir des politiques commerciales optimales et plus avantageuses, d’avoir la liberté de prendre certaines décisions politiques et économiques. » Au niveau de l’AES, il faudra identifier et alléger les barrières tarifaires, faciliter les transactions économiques et commerciales pour les opérations d’exportation et d’importation. CONJUGUER LES EFFORTS – Le Premier ministre a également évoqué la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Une décision responsable, qui découle de plusieurs constats dont la mauvaise foi des mouvements signataires de l’accord qui s’en sont écartés et éloignés depuis fort longtemps. Cette décision est aussi la conséquence logique du comportement de la République sœur d’Algérie, chef de file de la médiation internationale qui a sapé sa crédibilité et son autorité de médiateur impartial dans la gestion d’une série d’actes. Choguel Kokalla Maïga a longuement évoqué les agissements inamicaux du voisin algérien, qui ont pris la forme, ces dernières semaines, d’ingérences intolérables dans les affaires internes du Mali. Cependant, a-t-il tenu à préciser, « nous ne sommes pas dans une guerre contre le gouvernement algérien ni contre le peuple algérien ». Le ministre Moussa Alassane Diallo s’est dit convaincu que le Mali va transformer cette sortie de la CEDEAO en un point de compétitivité et de rentabilité pour notre économie. À condition que « nous ayons confiance en nos forces».  « Aucun pays côtier ne peut fermer ses ports au Mali, parce que quand on investit dans les ports on s’attend aussi à des retours sur investissements. Et le Mali est le principal retour sur investissements de ces pays-là », a soutenu le ministre Diallo, assurant que le gouvernement a déjà son plan d’action pour aborder cette phase importante de notre histoire. Et que le secteur privé est au cœur de ce dispositif. « D’ici le 31 décembre 2026, le

Entretien routier au Mali : Indispensable mais plombé par des contraintes

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 1er fév (AMAP) Le secteur des transports peut, en effet, être considéré comme un catalyseur du développement économique. De bonnes infrastructures routières facilitent le déplacement des personnes et des biens en favorisant les échanges économiques. La contribution de ce secteur au Produit intérieur brut (PIB) national est passée de 3,61% en 2010 à 5% en 2013. Le budget moyen alloué au secteur des transports est d’environ 110 milliards de Fcfa par an et varie, d’une année à l’autre, entre 10 et 15% du budget total de l’État. Ce qui montre l’importance qui lui est accordée par le gouvernement. Au Mali, les routes interurbaines desservent les capitales régionales et diverses localités de l’intérieur du pays, et traversent en plusieurs endroits, des forêts classées et de grands espaces boisés. Ce qui expose les usagers aux dangers liés au passage des animaux sauvages et domestiques, mais aussi à l’insécurité. Car, les arbres qui longent ces voies, obstruent la vue des conducteurs à distance et facilitent les actes de banditisme commis par des « coupeurs de route » qui se cachent dans les bois. C’est pourquoi, l’entretien routier, qui concerne aussi bien les voies urbaines qu’interurbaines, intègre l’élagage des arbres et le dégagement des emprises en rase campagne. Cette mission est du ressort du ministère chargé des Transports et des Infrastructures à travers ses différents services techniques. Le financement de l’entretien routier est assuré par l’Autorité routière avec des ressources provenant du recouvrement des différentes redevances d’usage routier (sur les produits pétroliers, la charge à l’essieu et le péage) faisant d’elle, à terme, un véritable Fonds d’entretien routier de deuxième génération. La direction nationale des routes (DNR) assure la maîtrise d’ouvrage du patrimoine routier de l’État. À ce titre, elle exerce les missions de gestion du réseau routier, de planification des investissements et de programmation des travaux. L’exécution des travaux d’entretien routier est assurée par l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE) à travers une convention de maîtrise d’ouvrage conclue avec la DNR sur la base de programmes annuels d’entretien définis préalablement par cette direction. Les travaux sont confiés à des petites et moyennes entreprises (PME) locales et contrôlés par des bureaux d’études locaux recrutés par l’AGEROUTE à la suite d’appels à concurrence. La Cellule des travaux routiers d’urgence (CETRU) exécute les travaux d’entretien routier ne pouvant pas faire l’objet d’appel d’offres au regard de leur caractère d’urgence, notamment les dégâts causés sur les ouvrages et routes par les intempéries et les calamités, etc. Notre pays possède un réseau routier qui compte 4 621 liaisons totalisant un linéaire de 89 024 km, correspondant à une densité de 7,17 km/100 km², selon la loi n°05-041 du 22 juillet 2005, portant principe de classement des routes et le décret n°05-431/P-RM du 30 septembre 2005, portant classement des routes et fixant l’itinéraire et le kilométrage des routes classées, qui définissent le réseau routier classé du Mali. Ce classement élaboré en fonction du contexte de la décentralisation, repartit le réseau routier en routes d’intérêt national (RN), dont la construction et l’entretien sont assurés par l’État. Elles totalisent 44 liaisons pour 14 102 km, soit 15,8% du linéaire total. Il y a les routes d’intérêt régional (RR) dont la construction et l’entretien sont assurés par la région. Elles totalisent 40 liaisons pour 7 052 km, soit 8% du linéaire total. Les routes d’intérêt local (RL) sont construites et entretenues par le cercle. Elles totalisent 836 liaisons pour 28 929 km, soit 32,5% du linéaire total. La construction et l’entretien des routes d’intérêt communal (RC) sont assurés par la commune. Elles totalisent 3 701 liaisons pour 38 941 km, soit 43,7% du linéaire total. PLUS DE DEUX MILLIARDS DE FCFA – Le réseau routier ainsi classé, permet, s’il est aménagé, d’assurer le désenclavement total du territoire national. Au stade actuel, seuls 21 681 km sont aménagés et bénéficient, plus ou moins, d’un entretien régulier. Cet investissement représente un patrimoine d’environ 2 200 milliards de Fcfa. Malgré tout, ce budget reste insuffisant au regard des besoins de financement du secteur. Selon Oumar Diallo, ingénieur du génie civil et spécialiste des questions d’entretien routier, le mauvais état général du réseau routier s’explique par un déficit d’entretien chronique, l’insuffisance des ressources allouées à l’entretien routier, la mauvaise qualité des travaux de construction des routes et les effets de la surcharge des véhicules de transport qui accélèrent la dégradation des routes. Cependant, le transport routier bénéficie d’un vaste réseau d’infrastructures et d’une grande part de marché des transports. Toutefois, il rencontre un certain nombre de difficultés qui sont, entre autres, l’engorgement du trafic dans les centres villes et l’insécurité routière, l’insuffisance des ressources affectées à l’entretien routier qui ne couvrent que moins de 50% des besoins actuels d’entretien courant du réseau routier et le manque de ressources pour financer l’entretien périodique. On note également l’insuffisance du contrôle et de la pénalisation des surcharges constituant des facteurs de dégradations précoces des routes, le manque d’outils adéquats de planification des projets routiers, l’occupation anarchique des emprises des routes, l’insuffisance d’une méthode précise de gestion routière et de programmation des travaux d’entretien routier. D’autres contraintes sont liées à l’insuffisance ou la vétusté du parc des matériels des PME évoluant dans le cadre de l’entretien routier. À celles-ci, s’ajoutent les faibles moyens alloués aux unités déconcentrées pour le suivi du réseau routier, l’inadéquation du mode d’exécution des travaux d’urgence et travaux exceptionnels avec les procédures de passation de marchés publics en vigueur, l’insuffisance du réseau des pistes rurales et la desserte des zones de production. Il y a aussi la multiplicité des intervenants dans le domaine de la construction des pistes rurales et l’absence d’une coordination efficace,  l’insuffisance dans la régulation du marché des transports de marchandises et des transports en commun, le manque de professionnalisme des entreprises de transport, la vétusté du parc de véhicules commerciaux et son inadéquation aux besoins de transport entraînant ainsi une concurrence au niveau des prix, l’augmentation constante du coût du carburant qui menace les avantages