Sadiola et de Kroukéto (Kayes) : La DGCC ferme des stations-services et point de vente pour non-respect des prix

Kayes, 16 juin (AMAP)– Sous l’égide du Directeur régional du commerce et de la concurrence de Kayes, Robo Bayo, une équipe de contrôle a procédé, le dimanche 14 juin dernier, à la fermeture de 11 stations-services et points de vente situés dans les localités de Sadiola et de Kroukéto pour non-respect des prix fixés par le gouvernement, a appris l’Amap d’une source officielle. En effet, selon nos informations, suite à plusieurs dénonciations citoyennes, la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DGCC) de Kayes a diligenté une mission de contrôle inopinée dans le Cercle de Sadiola. A l’issue des investigations, l’équipe de contrôle a procédé à la fermeture de 11 stations-services et points de vente situés dans les localités de Sadiola et de Kroukéto pour non-respect des prix fixés par le gouvernement. Robo Bayo prévient que La DGCC restera pleinement engagée partout sur le terrain pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et invite la population à continuer de signaler toute pratique commerciale illicite. OD/CMT (AMAP)
Kayes : un important convoi de carburant renforce l’approvisionnement de la région

Kayes, 11 juin (AMAP)– Plusieurs camions-citernes chargés de carburant sont arrivés jeudi aux environs de midi à Kayes, renforçant ainsi l’approvisionnement de la Cité des rails, a constaté l’AMAP. Les opérations de déchargement ont débuté immédiatement après l’arrivée du convoi, sous la supervision des services régionaux du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation. Selon les autorités régionales, cette opération a été rendue possible grâce à l’engagement des Forces de défense et de sécurité qui ont assuré l’escorte des véhicules tout au long du trajet. «L’opération s’est déroulée avec succès», a indiqué le directeur régional du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, Robo Bayo. Les responsables locaux soulignent que la région n’a pas connu de rupture d’approvisionnement malgré les difficultés observées dans certaines localités du pays. Les autorités attribuent cette situation à la coordination mise en place sous l’impulsion du gouverneur de la région, le Général de brigade Moussa Soumaré. Elles mettent également en avant le suivi régulier assuré par le Comité régional de gestion des crises et catastrophes, qui se réunit périodiquement au gouvernorat afin d’anticiper les besoins et de garantir la disponibilité des produits stratégiques pour les populations. OD/CMT (AMAP)
Vente illicite de carburant : la DGCC sévit après la diffusion d’une vidéo compromettante

Bamako, 10 juin (AMAP)— La Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) a annoncé ce mercredi avoir pris des mesures à l’encontre d’une station-service impliquée dans la livraison de carburant à un réseau de distribution illicite, à la suite de la diffusion d’une vidéo mettant en cause cet établissement, appris l’AMAP des sources proches de la DGCC. Selon un communiqué de la DGCC, les équipes de l’institution sont intervenues dès la diffusion des images, qui ont mis en évidence des pratiques de transvasement illégal de carburant au profit d’un circuit de distribution non autorisé. Les enquêtes sont actuellement en cours afin d’identifier et d’appréhender l’ensemble des acteurs impliqués dans ce réseau, que les faits se soient déroulés au sein de stations-service ou en tout autre lieu. La DGCC réaffirme ainsi sa détermination à lutter contre les pratiques commerciales illicites et à protéger les consommateurs maliens contre toute forme de fraude dans le secteur de la distribution des hydrocarbures. KD/CMT (AMAP)
Recherche agricole : l’IER met en avant ses résultats et prépare de nouvelles innovations

BAMAKO, 8 juin (AMAP)– L’Institut d’économie rurale (IER) a ouvert, lundi à Bamako, les travaux de la 32ᵉ session de son Comité de programme, consacrée à l’examen de 71 documents, dont 25 rapports et 46 propositions de recherche, a constatél’AMAP. À cette occasion, le directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, a mis en avant les performances enregistrées par l’institution, notamment la production de 200.284 kg de semences de prébase et de base toutes cultures confondues, 4.344 kg d’hybrides, 121.599 kg de semences certifiées produites avec l’appui aux producteurs, ainsi que l’inscription de 48 variétés et 8 hybrides au catalogue national. L’IER a également produit 30.120 kg de semences de prébase de coton et développé de nouvelles variétés, techniques culturales et méthodes de protection phytosanitaire et environnementale. Le responsable a également souligné les avancées enregistrées dans la formation de plus de 42.000 acteurs ruraux, la diversification alimentaire de 5.000 ménages et l’extension du dispositif scientifique avec la création de centres de recherche à Diré, Ménaka, Kidal et Kita. Réunis avec les partenaires de la recherche au sein de cette instance chargée d’harmoniser les programmes et de définir les priorités scientifiques, les responsables de l’IER entendent poursuivre les efforts d’innovation pour répondre aux défis liés aux mutations de l’environnement agricole, tout en consolidant les acquis obtenus grâce à la collaboration avec les structures techniques, les ONG, les GIE et l’appui des autorités nationales. MMD/CMT
Economie : Biotex Mali Hand lance le projet de formation sur l’Indigo Sukumo

Bamako, 6 juin (AMAP) Le Secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou Diarra dit Koumbouna a présidé, jeudi, au centre international de conférence de Bamako (CICB) le lancement officiel du projet de formation sur l’Indigo Sukumo, a constaté l’AMAP. Ce projet consiste à renforcer les compétences des artisans spécialisés en teinture Indigo et de relever le défi de l’exportation du made in Mali. C’est un projet qui va se dérouler en deux phases : la formation de 50 formateurs par des partenaires japonais dans un premier temps et la formation continue de 3. 000 artisans et artisanes engagés dans un deuxième temps, a constaté l’AMAP. Selon le directeur général de Biotex Mali Hand, Moussa Bagayoko ce projet est une volonté commune de son organisation et les autorités du de notre pays avec la collaboration des partenaires internationaux, notamment, l’ambassade du Japon et le programme des nations unies pour le développement (PNUD). L’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata a rappelé que « le Mali est reconnu pour ses riches traditions culturelles et artisanales, qui possède un héritage textile riche et diversifié, forgé au fil des siècles par des artisans et créateurs talentueux, qui ont su développer des techniques uniques de filature, de tissage, de teinture et de broderie ». Le Japon a financé ce projet qui vise à transformer le secteur textile malien en améliorant la chaîne de valeur du coton, de la culture à la transformation et au développement des produits, en promouvant des pratiques durables et en encourageant l’innovation et la collaboration. De plus, il permettra aux producteurs maliens de se conformer aux normes internationales et stimuler une croissance durable, contribuera à une croissance inclusive, favorisera l’innovation et encouragera la collaboration sur des plateformes internationales telles que la TICAD », a évoqué l’ambassadeur du Japon. « Le micro-projet porté par Biotex Mali Hand est centré sur la valorisation de la teinture traditionnelle à l’indigo à travers l’introduction de la technique japonaise du Sukumo par la formation de 50 formateurs par des partenaires japonais dans un premier temps et la formation continue de 3000 artisans et artisanes engagés dans un deuxième temps », a précisé Yukuo Murata. Qui a expliqué que « ce projet offre une opportunité unique de valoriser le coton malien en créant des textiles écologiques, artistiques et compétitifs sur les marchés internationaux. Ainsi, au-delà de créer une passerelle entre deux cultures, deux patrimoines et deux visions du savoir-faire textile, l’initiative contribue au renforcement des compétences locales et au développement du secteur textile ». Pour sa part, Le Secrétaire général, Mahamadou Diarra dit Koumbouna a souligné « qu’en introduisant la technique japonaise de l’Indigo Sukumo, ce projet crée une passerelle exemplaire entre l’innovation internationale et les traditions artisanales africaines ». « L’Indigo Sukumo est bien plus qu’une technique de teinture. Il représente une philosophie de production fondée sur la qualité, la durabilité, le respect de la nature et la valorisation du patrimoine culturel », a expliqué le secrétaire général. Il a félicité le promoteur du projet, Moussa Bagayoko et son équipe ainsi qu’à l’ensemble des partenaires qui ont accepté d’accompagner cette noble initiative. Et, a de réaffirmé l’engagement constant du gouvernement à soutenir toutes les initiatives visant la promotion de l’artisanat, la création d’emplois, la valorisation du coton malien et le renforcement de notre souveraineté économique. ST/KM (AMAP)
Approvisionnement en carburant : le gouvernement muscle la lutte contre les fraudes

Bamako, 6 juin (AMAP) Le gouvernement a engagé une série de mesures visant à sécuriser l’approvisionnement du pays en produits pétroliers face à diverses pratiques frauduleuses affectant la chaîne de distribution, a indiqué jeudi le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a appris l’AMAP de source proche du département. S’exprimant jeudi dans le Journal Télévisé (JT) de 20h de l’ORTM, le ministre a expliqué que les fraudes constatées concernaient principalement le transvasement (ndr : faire passer un liquide d’un récipient vers un autre) illicite des produits pétroliers à partir des camions-citernes. «Le niveau des fraudes concernait principalement les questions liées au transvasement des citernes. Nous avons pris des mesures catégoriques, notamment la fermeture de certains sites de transvasement, afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement des stations et, par conséquent, des populations», a déclaré Moussa Alassane Diallo. Selon lui, plusieurs sites ont déjà été fermés et cette opération se poursuivra sur l’ensemble du territoire national. «Nous continuerons à fermer partout où ces sites constitueront une menace pour la continuité de l’approvisionnement de notre pays», a-t-il ajouté. Le ministre a également dénoncé un second phénomène de fraude lié au ravitaillement des sites miniers clandestins, considéré comme un facteur de perturbation du circuit normal de distribution des hydrocarbures. Pour faire face à cette situation, les autorités ont demandé aux services de sécurité de renforcer les contrôles sur les mouvements des camions citernes à destination de ces exploitations minières illégales. «Les services de sécurité ont été invités à mettre en place un dispositif de contrôle strict pour la sortie des citernes vers ces mines, afin de permettre le contrôle des flux de transport vers ces sites», a précisé le ministre. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés par les autorités pour garantir un approvisionnement régulier du marché national en carburant et prévenir les ruptures susceptibles d’affecter les activités économiques et les populations. Les autorités assurent par ailleurs que la réception prochaine de nouveaux camions citernes contribuera au renforcement des capacités logistiques du pays et à la sécurisation durable de l’approvisionnement en produits pétroliers. KD/CMT (AMAP)
Spéculation sur le carburant : Ouélessébougou serre la vis

OUÉLESSÉBOUGOU, 3 juin (AMAP)– Face à la multiplication des ventes frauduleuses et à la flambée des prix du carburant, le préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa Andielou Sagara, a convoqué mercredi une réunion d’urgence réunissant opérateurs pétroliers, autorités communales, représentants de la société civile, collectivités territoriales ainsi que les forces de défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. Cette rencontre intervient après plusieurs dénonciations d’organisations locales, de consommateurs et de mouvements de jeunesse sur des pratiques illicites dans la distribution des produits pétroliers. Les professionnels du secteur ont expliqué les tensions observées par les difficultés d’approvisionnement des stations-service. Une justification jugée insuffisante par les autorités et les représentants de la société civile, qui ont dénoncé la persistance des ventes illégales et des spéculations. Le préfet a réaffirmé sa fermeté contre toute hausse abusive des prix et toute vente frauduleuse, rappelant également l’interdiction formelle de la vente de carburant dans des bidons, une pratique considérée comme dangereuse pour la sécurité publique. À l’issue des échanges, plusieurs mesures ont été adoptées. Les participants ont convenu du maintien des prix à la pompe, fixés à 875 FCFA le litre d’essence et à 940 FCFA le litre de gasoil. Ils ont également acté l’interdiction totale de la vente dans les bidons et décidé de la création d’une commission locale de suivi et de contrôle chargée de veiller à une distribution régulière, transparente et conforme à la réglementation sur l’ensemble du cercle. AC/CMT (AMAP)
Conseil des ministres : plus de 7,7 milliards FCFA pour deux Lycées d’excellence

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)– Le Conseil des ministres a approuvé mercredi les marchés relatifs à la construction des Lycées d’excellence de Ségou et de Badougou Nafadji (Cercle de Kati), pour un montant global de plus de 7,7 milliards de FCFA, a appris l’AMAP de sources proches de la Présidence. Le marché de construction du Lycée d’excellence de Ségou a été attribué au groupement d’entreprises PRO BTP-CHECEC pour un montant de 4,369 milliards de FCFA TTC avec un délai d’exécution de neuf mois. Celui de Badougou Nafadji a été conclu avec la Société soudanaise de Construction et de Promotion immobilière et de Commerce pour un montant de 3,394 milliards de FCFA TTC, également pour une durée de neuf mois. Selon le gouvernement, la réalisation de ces infrastructures contribuera à l’amélioration de la qualité des enseignements au niveau secondaire. Le Conseil a également adopté des textes portant création de la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire, appelée à remplacer l’actuelle Direction nationale de l’Aménagement du Territoire. La nouvelle structure aura pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique nationale en matière d’aménagement et d’attractivité territoriale. KD/CMT (AMAP)
Conseil des ministres : maintien des fonds de résilience et forum de la diaspora en juillet

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)– Le gouvernement malien prévoit de maintenir pendant sept années supplémentaires les fonds de résilience destinés au soutien du secteur privé, à travers la signature prochaine d’un avenant à la convention de gestion conclue avec le Fonds de Garantie pour le Secteur privé (FGSP), a annoncé mercredi le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances au Conseil des ministres, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué officiel, les ressources concernées comprennent les «Fonds COVID-19» d’un montant de 20 milliards de FCFA et les «Fonds affectés» de 8,482 milliards de FCFA. Leur mise en œuvre a permis jusqu’ici de garantir 6.634 crédits pour un volume global de financements mobilisés estimé à 1.842 milliards de FCFA. Le Conseil a également été informé de l’organisation de la deuxième édition du Forum international de la Diaspora, prévue du 16 au 18 juillet 2026 à Bamako autour du thème : «La Diaspora malienne et investissements productifs : Bâtir un Mali économiquement fort et durable.» Par ailleurs, le ministre de la Santé et du Développement social a annoncé qu’une diminution des cas confirmés de dengue a été enregistrée par rapport à la semaine précédente. Il a aussi salué la distinction obtenue par l’Association de Santé Communautaire de Banconi (ASACOBA), lauréate du «Prix Sasakawa 2026» lors de la 79e Assemblée mondiale de la Santé à Genève. Malgré cette évolution favorable de la situation sanitaire, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a appelé les populations au respect strict des mesures de prévention contre les maladies. KD/CMT (AMAP)
Gao : l’interdiction des grosses cylindrées stimule le marché des motos Djakarta

GAO, 2 juin (AMAP)– Le commandement militaire du secteur N°1 de la région militaire de Gao a interdit la circulation des motos à grosses cylindrées, de 125 cm³ à 200 cm³, dans la ville ainsi qu’aux abords des camps à des heures avancées de la nuit, a appris l’AMAP de sources secrétaires. Cette mesure sécuritaire, qui concerne notamment les marques Sanaly, Apsonic et Haojin, a été prise après les attaques terroristes simultanées du 25 avril 2026 ayant visé plusieurs localités du pays, dont Gao. L’interdiction s’applique également aux porteurs d’uniforme dans les camps. Selon les autorités militaires, ces engins sont fréquemment utilisés par les groupes armés terroristes pour mener des attaques contre les emprises des Forces armées maliennes (FAMa). À Gao, plusieurs usagers reconnaissent l’importance de la mesure malgré ses conséquences sur leurs déplacements. Réparateur de motos, Diaraké souligne que ces engins sont particulièrement adaptés aux terrains sablonneux grâce à leur puissance et leur rapidité. Oumar Maïga, commerçant de Bamba, affirme avoir immobilisé ses deux motos à gros cylindre après l’annonce de la décision, en attendant une éventuelle évolution de la mesure. L’interdiction a provoqué une forte demande des motos à petites cylindrées de marque Djakarta, selon plusieurs commerçants. Mohamed Almoustaph, importateur et vendeur de motos, indique que le prix de cette marque est passé de 480.000 FCFA avant l’interdiction à une fourchette comprise entre 500.000 et 550.000 FCFA. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par certains enseignants et commerçants venant des villages environnants, il estime que la mesure contribue à la protection des personnes et de leurs biens. Pour les opérateurs du secteur, cette nouvelle situation redessine le marché local. Le commerçant Abdramane Alassane déplore l’importance de son stock de motos à gros cylindre devenu difficile à écouler, tout en réaffirmant la primauté des impératifs de sécurité. De son côté, Mohamed Touré, vendeur de motos et de pièces détachées, observe que les motos Djakarta se vendent actuellement jusqu’à 590.000 FCFA en raison des coûts d’approvisionnement depuis Bamako. Soumaïla, monteur de motos neuves, indique quant à lui que la demande lui permet d’assembler avec son équipe jusqu’à une vingtaine de motos Djakarta par jour, voyant dans cette mesure une opportunité pour son activité et pour les vendeurs de motos de cette catégorie. AT/CMT (AMAP)

