Bourem : ultime foire avant la Tabaski marquée par la flambée des prix du bétail

Bourem, 26 mai 2026 (AMAP) – Le marché hebdomadaire de Bourem, tenu lundi 25 mai, a connu une forte affluence de vendeurs, d’acheteurs et de curieux à l’approche de l’Aïd El Kébir, cette foire étant considérée comme la dernière avant la fête prévue dans moins de quelques heures après le prochain marché, a constaté l’AMAP. Dès les premières heures de la journée, le parc à bétail situé à proximité du grand marché a été pris d’assaut. Les échanges entre vendeurs et acheteurs se sont multipliés autour des prix des petits ruminants, jugés particulièrement élevés. Les prix des moutons, notamment des brebis et des béliers, varient entre 65.000 et 200.000 FCFA, voire davantage selon la qualité des animaux. Les chèvres et les boucs connaissent également une hausse importante des prix. Un bouc a ainsi été vendu à 100.000 FCFA à un habitant de la localité, qui a estimé ce montant excessif. Selon plusieurs constats, les animaux sont vendus en plusieurs endroits de la ville en dehors du parc à bétail, dans un contexte marqué par des spéculations qui contribuent à la hausse des prix. Les propriétaires d’animaux expliquent cette situation par une mauvaise pluviométrie durant l’année, le manque d’herbe dans les pâturages, la rareté et le coût élevé du bourgou, ainsi que les difficultés d’accès à l’aliment bétail. Ils évoquent également l’insécurité comme facteur aggravant. À Bourem, plusieurs habitants estiment que les prix pratiqués dépassent les capacités financières du citoyen lambda. Ils soulignent également l’absence récente de distributions d’aliments bétail et de ventes promotionnelles d’animaux malgré les difficultés que connaît le cercle. TMT/CMT (AMAP)

Sikasso : un incendie ravage plusieurs habitations à Sanoubougou I

Sikasso, 23 mai (AMAP)– Un violent incendie a détruit, samedi, plusieurs habitations dans le quartier Sanoubougou I de Sikasso, causant d’importants dégâts matériels sans faire de victime, a constaté l’AMAP. Selon des informations recueillies sur place, le sinistre serait parti d’un dépôt non officiel de carburant appartenant à un revendeur identifié sous les initiales Y.D. Celui-ci stockait à son domicile sept barriques de 200 litres et 25 bidons de 20 litres de carburant. Le feu, qui s’est rapidement propagé aux concessions voisines, a sérieusement endommagé au moins trois habitations. Les populations du quartier ont salué l’intervention des sapeurs-pompiers qui ont réussi à maîtriser les flammes après plusieurs heures d’efforts, entre 17 heures et 21 heures. Cet incident relance la question du stockage de carburant à domicile et les risques liés aux dépôts clandestins dans les zones habitées. MFD/CMT (AMAP)

Achat du mouton de Tabaski : un défi pour de nombreuses familles Bamakois

Bamako, 23 mai 2026 (AMAP)– À quelques jours de la fête de la Tabaski, les marchés à bétail de Bamako connaissent une affluence inhabituelle. Entre hausse des prix des moutons et augmentation des frais de transport, de nombreuses familles peinent à trouver un mouton à un prix abordable. Au marché à bétail de Lafiabougou, des acheteurs parcourent les enclos à la recherche d’un animal correspondant à leur budget. Mais les prix affichés refroidissent rapidement les ardeurs. Selon plusieurs vendeurs, les moutons se négocient actuellement entre 170.000 et 400.000 FCFA, selon la taille et la qualité de l’animal. <<L’année dernière, un mouton moyen pouvait être acheté autour de 120.000 à 150.000 FCFA. Aujourd’hui, il faut souvent débourser beaucoup plus», explique Moussa Ag Mohamed, commerçant de bétail. Pour les revendeurs, cette hausse s’explique notamment par l’augmentation des coûts de transport. Les convoyeurs évoquent des dépenses pouvant atteindre 5.000 FCFA par tête de bétail pour acheminer les animaux vers la capitale. <<Le carburant, les frais de route et les difficultés sur certains axes ont augmenté nos charges. Tout cela se répercute sur le prix final», affirme Mamadou Dicko, transporteur de bétail. La disponibilité des animaux constitue également une préoccupation. Plusieurs opérateurs du secteur signalent une baisse des arrivages sur certains marchés de Bamako. Selon eux, l’insécurité sur plusieurs axes d’approvisionnement complique les déplacements des troupeaux vers la capitale. Contrairement à cette affirmation, le constat est que Bamako est bien approvisionné en béliers. Au marché de Niamana, les acheteurs reconnaissent que l’offre reste limitée par rapport aux années précédentes. Mais les marchands de bétail restent optimistes et pensent que tout pourrait se jouer lors des dernières journées. <<Il y a moins de choix et les prix sont plus élevés. Beaucoup de familles attendent les derniers jours en espérant une baisse», observe Oumar Traoré, revendeur. Face à cette situation, certaines familles revoient leurs ambitions à la baisse. Dans le quartier de Banconi, Abdoulaye Coulibaly, père de six enfants, confie qu’il peine à réunir les fonds nécessaires. <<Nous économisons depuis plusieurs mois, mais les prix continuent de monter. Cette année, nous cherchons un petit mouton parce que nos moyens sont limités», explique-t-il. Même constat chez Aïssata Maïga, commerçante au marché de Médina-Coura. <<La Tabaski est une fête importante pour nous, mais il faut aussi penser aux dépenses alimentaires, aux habits des enfants et aux autres charges du ménage. Beaucoup de familles hésitent encore à acheter», dit-elle. D’autres envisagent même de renoncer à l’achat d’un mouton. <<Si les prix restent à ce niveau, je vais probablement participer à l’achat collectif d’un animal avec des membres de ma famille», indique Boubacar Sangaré, habitant de Magnambougou. Pour atténuer les difficultés des ménages, les autorités ont annoncé des initiatives visant à faciliter l’accès aux moutons destinés à la Tabaski, notamment à travers des opérations de vente à prix modérés et des programmes tels que <<Un Mouton pour Tous». Ces mesures suscitent de l’espoir chez de nombreux citoyens, même si plusieurs observateurs estiment que leur impact dépendra du nombre d’animaux mis à disposition et de leur répartition dans les différents quartiers de la capitale. En attendant, dans les marchés à bétail de Bamako, vendeurs et acheteurs poursuivent les négociations. Comme chaque année, la Tabaski reste un moment de partage et de solidarité, mais pour de nombreuses familles, l’acquisition du mouton est devenue un défi économique de plus en plus difficile à relever. OS/CMT (AMAP)

Youwarou : flambée des prix des moutons à la veille de la Tabaski

Youwarou, 22 mai (AMAP) – La dernière foire hebdomadaire avant la fête de la Tabaski a été marquée, vendredi, par une forte hausse des prix des moutons au marché à bétail de Youwarou. Les animaux se sont négociés entre 100.000 et 250.000 FCFA dans cette localité du cercle du grand Lac Débo réputée pour son important cheptel, aconstatél’AMAP. Selon plusieurs revendeurs, cette flambée des prix s’explique par les difficultés d’accès des grands commerçants aux marchés habituels, notamment Bamako. Le marché de Youwarou, considéré comme le plus grand du cercle, a ainsi concentré une grande partie des animaux mis en vente par les éleveurs locaux. La foire a enregistré une forte affluence d’acheteurs et une abondante offre en moutons et chèvres. À quelques jours de la fête, de nombreux clients, principalement des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs, jugent les prix élevés. Certains préfèrent attendre les dernières heures précédant la Tabaski dans l’espoir d’une baisse des tarifs. Outre le mouton du sacrifice, les dépenses liées aux habits de fête constituent également une préoccupation majeure pour les familles de Youwarou. SC/CMT (AMAP)

Niger : des transporteurs sanctionnés présentent des excuses aux autorités après le refus d’approvisionner le Mali

Bamako, 22 mai (AMAP) Des transporteurs nigériens sanctionnés pour avoir refusé d’acheminer du carburant vers le Mali ont présenté jeudi des excuses publiques aux autorités de leur pays et pris l’engagement de respecter désormais les réquisitions de l’État, a appris l’AMAP de source officielle. La déclaration a été lue au ministère nigérien des Transports par Abidine Ali, en présence du ministre des Transports du Niger. Dans leur déclaration, les transporteurs reconnaissent «sans réserve» que leur refus d’exécuter l’ordre de réquisition dans le cadre de l’approvisionnement du Mali a constitué «une faute grave» envers l’État nigérien et l’intérêt supérieur de la nation. Ils affirment avoir pris conscience de la portée de leurs actes et s’engagent à observer «une discipline irréprochable», à respecter les décisions des autorités compétentes et à servir l’État «avec loyauté». Les signataires promettent également d’adopter une conduite professionnelle fondée sur la disponibilité, la ponctualité et le respect des obligations légales, tout en annonçant la mise en place de mécanismes internes de discipline et de contrôle au sein de leurs entreprises. Cette déclaration intervient plusieurs mois après les sanctions annoncées par le ministère nigérien des Transports contre des transporteurs et conducteurs de camions-citernes ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali. Dans un arrêté signé le 14 janvier dernier par Abdourahamane Amadou, les autorités nigériennes avaient retiré à 14 transporteurs leur autorisation d’exercer dans le transport des hydrocarbures et suspendu les permis de conduire de 19 chauffeurs. Le ministère avait qualifié ce refus de «grave infraction» aux obligations légales et réglementaires liées aux opérations de réquisition. KD/CMT (AMAP)

Tominian : La jeunesse en première ligne pour booster le paiement des taxes communales

Tominian, 22 mai (AMAP) – La jeunesse de Tominian a lancé, jeudi, une journée de sensibilisation et de mobilisation autour du paiement des taxes communales, en présence des autorités administratives, communales, coutumières ainsi que des services techniques, a constaté l’AMAP. Cette initiative citoyenne, portée par la Jeune chambre Iminternationale (JCI) de Tominian en partenariat avec le Conseil communal de la jeunesse (CCJ), vise à renforcer la participation des populations au développement local à travers le civisme fiscal. Dans son mot de bienvenue, le chef de village de Tominian, Pobanou Diassana, a salué l’engagement des jeunes pour cette activité qu’il a qualifiée d’exemplaire. Il a rappelé que le développement de la commune repose non seulement sur les autorités administratives et communales, mais aussi sur l’implication de chaque citoyen à travers le paiement régulier des taxes. La présidente de la JCI locale, Mlle Aminata Dao, a souligné que le paiement de la TDRL constitue un devoir citoyen avant d’encourager les jeunes à poursuivre cette dynamique de sensibilisation en faveur du développement communal. Prenant la parole, Paul Mounkoro, représentant du Service local de la Jeunesse, a invité les participants à devenir des relais communautaires afin d’inciter davantage les populations à s’acquitter de leurs obligations fiscales. Le 1er adjoint au maire de la Commune rurale de Tominian, Esdras Keïta, procédant au lancement officiel de la campagne, a rappelé l’importance des taxes et impôts dans le financement des actions de développement local. De son côté, le régisseur de la mairie, Dabou Dembélé, a présenté les différentes taxes applicables, notamment la TDRL fixée à 3.200 FCFA et la taxe de voirie de 2.000 FCFA, tout en expliquant la matière imposable pour une meilleure compréhension des citoyens. ST/CMT (AMAP)

Macina : la pénurie de liquidités paralyse les retraits Orange Money ?

Macina, 23 mai (AMAP) – À quelques jours de la fête de Tabaski, les longues files d’attente devant les points Orange Money de Macina traduisent les difficultés croissantes des populations à effectuer des retraits d’argent, a constaté l’AMAP. Depuis plusieurs jours, les clients affluent massivement dans les points de service, mais ce samedi, dernier grand jour de foire avant la fête, la situation s’est aggravée, laissant de nombreux usagers assis pendant des heures dans l’espoir de récupérer leurs fonds. Selon un agent Orange Money interrogé sur place, cette crise de liquidités serait liée aux difficultés d’approvisionnement rencontrées par les partenaires chargés des transactions monétaires. «Les partenaires ont du mal à se ravitailler auprès des banques, ce qui impacte directement les points de vente», a-t-il expliqué. Malgré les efforts fournis les jours précédents pour satisfaire une partie des clients, les demandes de retrait dépassent désormais largement les capacités disponibles. Dans un contexte marqué par l’insécurité et les déplacements de populations, de nombreuses familles dépendent fortement des transferts envoyés par leurs proches vivant à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Cette situation affecte particulièrement les personnes déplacées internes (PDI), souvent soutenues financièrement par leurs enfants ou parents installés ailleurs. Plusieurs habitants appellent ainsi à un retour rapide à la normale afin de permettre aux populations de préparer sereinement la fête de Tabaski. DG/wCMT (AMAP)

Gao : le turban, pièce incontournable des célébrations de Tabaski

  Gao, 23 mai 2026 (AMAP) Gao, Cité des Askia. Les vents de sable qui balaient régulièrement cette ville sont accompagnés de chaleur sèche. Deux phénomènes naturels qui ne sont pas sans conséquence sur la peau notamment le visage. C’est pour entre autres raisons que le turban, plus qu’un simple accessoire vestimentaire, est devenu le compagnon fidèle des descendants des Askias. En cette veille de Tabaski, ce tissu devenu un symbole identitaire a la côte dans les marchés et points de vente spécialisés. Endroits où les clients se bousculent pour acquérir le célèbre chèche. À côté du grand marché d’autres points de vente sont réputés pour la qualité des turbans. Comme celui situé en face du 1er arrondissement de police de Gao où Abdourhamane Maïga perpétue un métier hérité de son père. Vendeur de turbans depuis quarante ans, il explique que ses marchandises proviennent essentiellement de Mauritanie. «J’achète la balle de tissu à 200.000 Fcfa et je revends le mètre entre 750 et 1.500 Fcfa selon la qualité», confie-t-il. Selon lui, les ventes connaissent une nette hausse à l’approche des grandes fêtes musulmanes, notamment la Tabaski. «Du matin au soir, je peux encaisser entre 100.000 et 150.000 Fcfa», affirme le commerçant, précisant que la clientèle reste stable comparativement à l’année précédente. Dans cette région nord du Mali, le turban demeure un habit incontournable du quotidien. «Qu’il pleuve ou qu’il fasse très chaud, beaucoup de personnes portent le turban pour se protéger», souligne Abdourhamane Maïga, dont les principaux clients sont les communautés nomades tamasheq. À quelques jours de la fête, hommes et jeunes affluent pour assortir leurs grands boubous à de nouveaux motifs de chèches aux couleurs variées. Parmi les acheteurs rencontrés, Ibrahim négociait soigneusement ses choix de tissus avant de finaliser son achat. «À chaque Ramadan et Tabaski, je viens acheter mon turban ici pour compléter ma tenue de fête», explique-t-il. Après avoir choisi quatre motifs différents, il a acheté seize mètres de tissu pour un montant total de 12.500 Fcfa. À Gao, le turban confirme ainsi sa place de pièce incontournable des célébrations de Tabaski, entre tradition, protection et élégance. AT/CMT (AMAP)

Côte d’Ivoire : Les éleveurs maliens désormais autorisés à exporter leur bétail 

Bamako, 22 mai 2026 (AMAP)– Depuis jeudi dernier, les éleveurs maliens sont autorisés à exporter leur bétail en Côte d’Ivoire. L’information a été donnée, ce vendredi 22 mai, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah lors de la plénière du Conseil national de Transition ( CNT ). Répondant à la question d’une parlementaire relative à l’exportation de bétail de notre pays dans ce contexte lié à la fête de Tabaski, le ministre de l’Élevage et de la Pêche a souligné que cette question est gérée cas par cas. Youba Bah dira qu’il est clair que la décision avait été prise, il y a quelques jours, pour que les animaux ne partent pas en Côte d’Ivoire, ajoutant que cette mesure a été levée par les autorités, jeudi dernier. Car, selon lui, Bamako a été bien servi en bétail. Rappelant que l’exportation des animaux continuent toujours vers le Sénégal et la Guinée, le ministre chargé de l’Élevage a assuré que celle-ci est, cependant, interdite dans certains pays de la sous-région en raison de leur manquement aux principes qui guident désormais les actions publiques dans notre pays. Il s’agit du respect de la souveraineté de l’État, celui de son partenariat stratégique et la défense des intérêts du peuple malien. BD/CMT (AMAP)

Marchés à bétail de Ségou : Ce n’est pas encore le grand rush

Ségou, 22 mai 2026 (AMAP)– La fête de Tabaski, ou Aïd al-Adha (fête du sacrifice) sera célébrée le mercredi 27 Mai dans notre pays. À quelques jours de cet important événement, les marchés à bétail de Ségou connaissent une faible fréquentation. Les clients se font toujours attendre. C’est le constat fait par notre équipe de reportage. Sous un ciel gris, débout, le regard posé sur ses moutons, Amadou Cissé guette patiemment l’arrivée d’éventuels clients en ce jeudi 21 mai. Ce vendeur de bétail rencontré au quartier Somonosso propose plusieurs races de moutons, dont les prix varient à partir de 100.000 Fcfa et plus. Amadou Cissé explique que l’activité est en baisse actuellement. «Nous recevons des visiteurs qui viennent surtout pour demander les prix des moutons. Les acheteurs restent peu nombreux, à cause, du manque de moyens financiers», déplore-t-il. Selon le président du marché à bétail de Médine, Oumar Traoré les prix des moutons connaissent une augmentation de 20% cette année. C’est le cas des moutons vendus à 100.000 Fcfa l’année dernière qui coûtent désormais 140.000 Fcfa. Oumar Traoré dira que la plupart des clients se plaignent de cette hausse. <<Pour avoir un mouton de taille moyenne, il faut débourser 120.000 Fcfa. Le prix le plus bas est de 85.000 Fcfa», fait savoir le président du marché à bétail de Médine. Comme difficulté, Oumar Traoré évoque le prix de l’aliment à bétail. Le sac de tourteau de 50 kg vendu auparavant à 12.500 Fcfa, coûte maintenant 13.500 Fcfa. Quant au son de riz (malo bou) son prix est de 6.000 Fcfa contre 2.500 Fcfa auparavant. Cette hausse a un impact direct sur le prix du mouton, soutient-il. Rabo Moussa, vendeur de moutons au marché de Médine depuis plusieurs années, se dit optimiste grâce à ses fidèles clients qui viennent souvent se procurer des moutons. «Il y en a pour toutes les bourses. De 75.000 Fcfa à 200.000 Fcfa toutes races races confondues», rassure-t-ik. Du côté des clients, on ne se bouscule pas encore aux portillons des vendeurs de moutons. Selon Cheickné Dembélé, chef du quartier de Somono, il est difficile de se procurer un mouton cette année à cause de la morosité économique et de la hausse des prix. Le chef traditionnel espère que le prix des moutons sera revu à la baisse dans les jours à venir. Souleymane Maïga, un artisan confie qu’il est dans l’incapacité d’acheter un mouton pour la Tabaski. Il déplore l’augmentation des prix et s’en remet à Dieu. Quant à Amadou Djiré, un autre client, il a finalement renoncé à l’achat d’un mouton pour la Tabaski et opté pour un bœuf. <<Les membres de la concession et moi avons décidé de mettre notre argent en commun pour acheter un bœuf», confie-t-il. Pour Amadou Djiré, le mouton reste l’animal le plus privilégié et symbolique pour la fête de Tabaski. Néanmoins, il déplore le fait que les prix de certains moutons aient atteint un niveau tel qu’ils rivalisent avec ceux des bœufs. MS/CMT (AMAP)