Bougouni : Renforcement des capacités des acteurs régionaux sur la régulation des marchés publics
Bougouni, 17 fév (AMAP) Cent quarante (140) élus, cadres et agents du syndicat de l’Inter-collectivité Bulomba de Bougouni (Sud) participent du 17 au 21 février 2025 à une session de formation sur la régulation des marchés publics, a constaté l’AMAP sur place. Organisé par la Direction régionale des marchés publics et de délégation de service public de la Région de Bougouni, cet atelier porte sur les procédures nationales de passation, d’exécution, contrôle et de règlement des marchés publics et de délégations de service. Cette session est conforme à l’une des missions du régulateur des marchés publics, à savoir, le renforcement des capacités des acteurs dans le domaine de la commande publique. Selon le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, Dramane Diakité, « l’importance des questions des marchés publics et de délégation de service public dans l’économie nationale, surtout la formation des acteurs dans ce domaine, a toujours été la priorité des autorités de notre pays depuis plusieurs années. » Outre le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, le préfet de Bougouni, Hamadoun Tamboura, et le directeur régional des marchés publics et de délégations de service public de la Région, Moctar Samaké, ont assisté à l’ouverture des travaux. BHT/MD (AMAP)
Rencontre préparatoire du Ramadan entre le ministre en charge du Commerce et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM)
Bamako, 17 fév (AMAP) Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, lundi, les membres du bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), pour échanger sur un bon approvisionnement du marché en produits de première nécessité pendant le mois de Ramadan, Dans le cadre des préparatifs du mois de Ramadan, le ministre Diallo a invité « les membres du bureau de la CCIM à se mobiliser, pour un bon approvisionnement et ravitaillement du marché » en produits de première nécessité, notamment les céréales, le sucre, l’huile etc. « Je demande l’implication de tout le monde pour que la population puisse avoir les produits de première nécessité dans de bonnes conditions. Nous envisageons des mesures de régulation et la disponibilité des denrées alimentaires sur le marché’, a dit le ministre. Les deux parties ont aussi abordé la question de la satisfaction de la population. « Nous travaillons également sur tout ce qui rentre dans le cadre de la satisfaction de la population. Pour le développement du Mali, nous invitons les opérations économiques à s’investir dans l’industrie », a ajouté le ministre, avant de préciser que cela nécessite l’implication de tous les acteurs concernés. Quant au président de la CCIM, Madiou Simpara, il a rassuré le ministre que toutes les dispositions nécessaires seront mises en place pour concrétiser la vision des autorités maliennes notamment la satisfaction de la population. « Nous avons déjà mis en place des dispositions pour suivre la disponibilité des denrées alimentaires pendant le mois de Ramadan. En ce qui concerne l’industrialisation, nous sommes également prêts à soutenir toute initiative qui œuvre dans ce sens », a-t-il assuré. Le ministre, pour conclure la rencontre à laquelle ont participé les représentants des bureaux régionaux du CCIM, a remis deux projets d’industrialisation aux membres du bureau national. MMD /MD (AMAP)
Clôture de la 7ème session ordinaire du CESEC : De nombreuses propositions, recommandations et résolutions sur le secteur minier
Bamako, 17 fév (AMAP) Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a clos, lundi, la 7ème session de sa 6ème mandature, qui s’est déroulée du 03 au 17 février 2025, en adoptant des recommandations, propositions et résolutions, sur le thème : « le secteur minier au Mali : vers une exploitation alliant développement économique, social, culturel et la préservation de l’environnement. » Entre autres, l’institution a recommandé de sensibiliser les communautés (mouvements de jeunes, autorités traditionnelles, société civile), d’instaurer un cadre périodique entre les acteurs intervenants dans le secteur minier, de renforcer la coordination entre les services techniques de l’État et les forces de sécurité dans le cadre des missions de suivi et de faciliter la mobilisation du fonds dédié à l’étude d’impact environnement et social. Sous la présidence de Yacouba Katilé, président du CESEC, en présence du premier ministre et ministre de l’Administre territoriale, le général de division Abdoulaye Maiga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw, le président de la Cour suprême, Famanta Théra et le ministre de l’Économie et des finances, Alfousseyni Sanou, cette session finale s’est tenu dans la salle de plénière de l’institution. Le président du CESEC a fait observer une minute de silence à la mémoire des disparus suite à l’effondrement des sites miniers dans la Commune rurale de Dabia et dans le Cercle de Kangaba, dans l’Ouest du Mali. Yacouba Katilé a dit que deux semaines durant, les conseillers de la République et membres associés ont fait immersion dans l’univers minier. Paraphrasant le poète ajouté : « Nous avons creusé, fouillé, bêché. Nous n’avons laissé nulle part où la main puisse passer ou repasser. » « L’exercice a consisté à identifier, comme l’indique le thème, les difficultés majeures, les défis et dégager des pistes de solutions conformément à notre statut d’Assemblée consultative »,a-t-il poursuivi. « De la chaine de valeur de l’exploitation minière en passant par le cadre institutionnel, les différentes implications sociales en termes de développement et particulièrement, les aspects environnementaux qui demeurent la difficile équation à résoudre, aucune dimension n’a été occultée », a souligné le président du CESEC. Le Premier ministre a, au nom du président de la Transition, remercié les membres du CESEC de les avoir associés à cette importante initiative. Le général Abdoulaye Maiga a indiqué qu’après quatorze jours intenses de réflexion « nous comprenons aisément que le CESEC et demeure une force de proposition. » Selon lui, « le thème de cette session reflète et indique à suffisance le profil équilibriste de vous-même (ndlr : président du CESEC) et de vos collaborateurs membres de ce conseil », a fait savoir le chef du gouvernement. Avant de dire qu’on aurait pu reformuler le thème de la session en « l’exploitation des sites miniers, aujourd’hui, malheureusement tu, est malheureusement source de beaucoup de désordre. » ST/MD (AMAP)
Effondrement d’une mine artisanale à Kéniéba : Cinquante morts dont 98% de femmes (Bilan provisoire)
Kéniéba, 16 fev (AMAP) Cinquante (50) personnes dont 98% de femmes, ont trouvé la mort dans l’effondrement d’une mine artisanale, survenu samedi, vers 6 heures du matin, à Bilalkoto, dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), selon un bilan provisoire, recueilli par l’AMAP de sources locales. D’après les dernières informations recueillies auprès d’un habitant de Talato, la mine artisanale, appartenant à des Chinois, se trouve entre les villages de Bilalkoto et Talato, entre 13 et 15 km de Dabia, chef-lieu de ladite commune. Les mêmes sources précisent que parmi les victimes, figurent deux ressortissants burkinabè dont les corps auraient été découverts parmi les victimes du village de Talato. Joint au téléphone par la représentation régionale de l’AMAP, le maire de la Commune rurale de Dabia a dit préféré garder le silence sur le drame. Informé, le préfet du Cercle de Kéniéba, accompagné de la protection civile, de la gendarmerie, de la police et de la société civile, s’est rendu sur les lieux où se trouvait déjà une forte délégation de la commune de Dabia. Les recherches continuent pour retirer des décombres d’autre victimes. MFS/BMS/MD (AMAP)
Kéniéba : Au moins 48 personnes ensevelies dans l’effondrement d’une mine artisanale.
Kayes, 16 fév (AMAP) Au moins 48 personnes ont trouvé la mort, samedi, lors de l’effondrement d’une mine artisanale, survenu vers 6 heures du matin, à Bilalkoto, dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), selon des témoins. Parmi les victimes, dont les corps ont pu être retirés par les populations, de concert avec les services compétents, figurent 33 femmes du village de Talato, et 10 Burkinabé, d’après une source locale. L’enterrement de ces victimes a eu lieu le même jour vers le crépuscule Un engin de terrassement est tombé sur le groupe de femmes qui travaillaient dans un trou à la recherche de l’or sur ce site qui était exploitée par les Chinois. Cette tragédie pose la problématique des mines dans le Cercle de Kéniéba. Certains estiment que les sociétés minières doivent penser à l’aménagement de leurs sites après la fermeture. Beaucoup de familles donnent en bail leurs champs et vergers à des Chinois contre des millions de Fcfa. Cette opération leur permet d’avoir de l’argent pour faire face aux dépenses familiales dans une zone où le coût de la vie devient de plus en plus élevé à cause de l’exploitation de l’or et d’autres ressources naturelles. BMS/MD (AMAP)
Le Projet d’irrigation N’Débougou IV, fruit de la coopération allemande
Ségou, 12 fév (AMAP) le Projet d’irrigation N’Débougou IV dont le Chef du gouvernement va lancer, samedi, les travaux en zone Office du Niger, est financé par la coopération allemande (KFW) pour un coût global de 33 474 860 595 Fcfa dont 26 238 280 000 sous forme d’aide financière. Il vise à augmenter la production agricole des petits agriculteurs par la réhabilitation des périmètres d’irrigation agricole dans la zone N’Débougou de l’Office du Niger. Le Projet s’appuie sur trois volets : Réhabilitation et construction d’infrastructures, Mesures d’accompagnement pour la mise en valeur des infrastructures, Renforcement de la gouvernance de l’Office du Niger. Il s’agit notamment de réhabiliter le canal adducteur Grüber ; recalibrer le marigot DINA et confectionner la digue piste ; réhabiliter les drains de N’Débougou et de Siengo ; le casier de N’Débougou sur 4 200 ha, prolonger le drain collecteur du Kala inférieur est (KIE) jusqu’au troisième bief du Fala de Molodo (33 km). Le projet va renforcer la gouvernance de l’Office du Niger à travers la formation, l’encadrement, le renforcement des Organisations paysannes – agricoles (riz, maraichage), le renforcement en technique de production maraichère en contre-saison froide, Environnement – programme pilote élevage. En ce qui concerne le volet renforcement de la gouvernance foncière de l’Office du Niger, le Projet d’irrigation N’Débougou IV prévoit de renforcer les capacités en gestion foncière ; actualiser les logiciels SIGON et le registre foncier ; améliorer les procédures et méthodes. Il est aussi question d’améliorer les connexions réseaux et de mettre en place de payement numérique de la redevance, audit des baux de la zone Office du Niger). ADS/MD (AMAP)
Ségou : Le Centre de formation professionnelle de Markala ouvre ses portes
Ségou, 08 fév (AMAP) La ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a inauguré jeudi, le Centre de formation professionnelle (CFP) de Markala, après celui de Sikasso en fin décembre dernier, a constaté l’AMAP. La ministre a souligné que « dans un monde en constante évolution, où l’automatisation, la transition écologique et la transfor mation numérique redéfinissent profondément les exigences du marché du travail, l’adaptation continue des compétences devient non seulement une nécessité, mais aussi un impératif stratégique. » « Face à ces défis, la formation professionnelle se révèle être un levier essentiel. Elle permet aux travailleurs d’acquérir les savoir-faire indispensables, renforce leur employabilité et ouvre de nouvelles perspectives d’insertion », a-t-elle ajouté. Conçu pour répondre à la vision de développement du Conseil régional de Ségou, le CFP de Markala se veut être un espace d’apprentissage doté d’équipements de dernière génération et encadré par des formateurs qualifiés afin d’offrir aux apprenants un avenir meilleur. Son ouverture vise à offrir aux jeunes et aux professionnels en reconversion, des formations adaptées aux besoins du marché de l’emploi et de disposer des ressources humaines qualifiées et compétentes pour porter le développement de la Région de Ségou. Les filières proposées répondent aux réalités économiques locales, nationales et au-delà sous régionale. Mme Oumou Sall Seck a précisé que les filières proposées contribueront non seulement au développement des compétences des jeunes du Mali, mais également au renforcement de la compétitivité des entreprises, notamment celles du secteur para-agricole. « Ce centre sera un acteur clé dans l’amélioration de la qualité de la main-d’œuvre et dans la création d’opportunités durables pour l’économie locale intégrée », a-t-elle-affirmé. Le joyau d’une superficie de 5 ha a été réalisé sous la maitrise d’ouvrage du Conseil Régional de Ségou, qui l’a délégué à la Cellule Technique d’Appui aux Communes CTAC. Il a été financé par l’Etat avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Cet appui des partenaires se présente sous forme de prêt et de don pour un montant global d’environ 2 milliards. Le président de la Transition vient de mobiliser sommes 2 milliards de Fcfa pour les travaux complémentaires. Car si beaucoup d’infrastructures ont été réalisées et équipées, des besoins de renforcement demeurent, notamment la construction et l’équipement des infrastructures complémentaires (travaux d’aménagement intérieur et extérieur du centre, l’internat, l’aménagement et l’équipement de la parcelle d’expérimentation de l’irrigation, l’équipement de l’atelier de réparation et de maintenance des matériels agricoles, les équipements complémentaires de la plateforme agroalimentaire). Pour la formation de la première cohorte d’apprenants, le général d’Armée Assimi Goïta a également octroyé 100 bourses d’excellence complétant ainsi les 50 bourses octroyées par le Conseil régional. A la coupure du ruban symbolique, étaient présents notamment le représentant du président du Conseil régional de Ségou, Yaya Bamba, de la présidente de la Commission chargée de la promotion de la Femme, de la Famille, de la Protection de l’Enfant, de la Jeunesse, des Sports, du Travail et de l’Emploi du Conseil national de la Transition (CNT) En marge de cette inauguration la ministre a visité les ateliers militaires centraux de Markala et le CFP de Bapho. ADS/MD (AMAP)
Signature de convention entre la CMDT et la BDM : 150 milliards pour financer la campagne cotonnière 2024-2025
Bamako, 24 janv (AMAP) Une convention d’un montant de 150 milliards de Fcfa a été signée, vendredi, entre le pool bancaire représenté par la Banque de développement du Mali (BDM) et la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), dans un hôtel de la place. Ce financement la disponibilité et la s’est ré5iere 2024-2025: la campagneexibilité des banques partenaires en particulier la BDM dans lma mis permettra à la CMDT, qui table pour la campagne cotonnière 2024-2025 sur une production de 235 992 tonnes de coton graine, d’acheter le coton auprès des producteurs, de l’égrener dans ses usines et de l’acheminer vers les ports pour sa commercialisation sur les marchés internationaux. Dans son intervention, l’Administrateur directeur général de la BDM, Ibrahima N’Diaye, a exprimé au nom du pool bancaire, « l’engagement des établissements financiers dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement de la campagne cotonnière. » M. N’Diaye a aussi souligné que le partenariat de longue date entre la CMDT et la BDM-Sa témoigne d’une franche collaboration fructueuse et efficace, consolidée année après année. De son côté, le Président directeur général de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, s’est réjoui « de la conclusion de cette convention essentielle, à la fois, pour assurer la culture du coton et sa commercialisation » Il a salué « la disponibilité et la flexibilité des banques partenaires, en particulier la BDM, dans la mise à disposition des ressources indispensables à la campagne. La cérémonie de signature qui a rassemblé 13 banques installées au Mali et la BOA BMCE Group Maroc, partenaire stratégique, a été co-présidée par le Président directeur général de la CMDT et l’Administrateur directeur général de la BDM. AMK/MD (AMAP)
La BCEAO ouvre une agence auxiliaire à Kayes (Ouest)
Kayes, 24 janv (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a ouvert, jeudi, une agence auxiliaire à Kayes, dans l’Ouest du Mali afin de booster l’économie dans la capitale de la 1ère région administrative du Mali. Cette agence auxiliaire, qui accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires et la création d’activités et d’emplois directs et indirects, est la quatrième au Mali après celle de Bamako, de Mopti (Centre), Sikasso (Sud). « C’est avec une immense fierté que j’ai procédé à la coupure du ruban symbolique marquant l’inauguration de la quatrième agence de la BCEAO au Mali. L’ouverture de cette agence accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires Elle contribuera à embellir la ville de Kayes et à favoriser l’expansion de toute la région qui connait déjà un regain de vitalité avec la réalisation récente ou en cours d’infrastructures sanitaires, sportives, socio-éducatives, universitaires et de transport », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséini Sano. M. Sanou, qui a présidé l’inauguration avait à ses côtés son homologue de la Côte d’Ivoire, président en exercice du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Adama Coulibaly, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou et le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. Le ministre malien a invité les institutions financières de la place (banques et structures de microfinance) à bien accompagner les opérateurs économiques de la région en réponse aux besoins des industries minières et culturelles, de l’agriculture et de l’élevage en droite ligne de la Vision du Mali 2063. Alousséini Sanou a rappelé que le gouvernement vient d’adopter les documents prospectifs de la Vision du Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033 réalisées de façon inclusive. « Pour atteindre les objectifs de cette vision, les chefs d’entreprises opérant dans la région doivent, selon le ministre de l’Économie et des Fiances, poursuivre la définition de projets pertinents qui bénéficieraient d’un accompagnement adéquat de l’État et de financements bancaires appropriés notamment le bénéfice du Dispositif de soutien au financement des PME/PMI de la BCEAO et l’accompagnement des Structures d’appui et d’encadrement (SAE) agréées par elle, à savoir l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), le Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles (BRMN), le Centre du secteur privé (CSP) et le Réseau malien des petites et moyennes entreprises (REMAP). Selon Jean-Claude Kassi Brou, l’ouverture de l’agence auxiliaire de Kayes s’inscrit dans le cadre du programme d’extension du réseau des agences de la Banque centrale. « L’objectif visé par ce programme est d’accompagner le système bancaire et des Systèmes financiers décentralisés de l’Union monétaire ouest-africaine qui regroupe le Mali, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Bénin », a-t-il indiqué. « Le choix de la ville de Kayes, communément appelée cité des Rails, se justifie par les importantes potentialités économiques de la ville et des régions aux alentours. En effet, première région administrative du Mali, avec une superficie de 63 210 km2 et une population de près de 2 millions d’habitants, la Région de Kayes contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 15% environ, avec une prépondérance pour le secteur secondaire (33%)», a dit le gouverneur de la BCEAO. Kayes abrite deux grandes sociétés de production d’or de taille mondiale comme Fékola ou encore le complexe Loulo-Gounkoto. La production d’or de la région s’est élevée à environ 45 tonnes en 2024, soit 79% de la production industrielle du pays. La région compte également trois barrages hydroélectriques sur le fleuve Sénégal (Manantali, Félou et Gouina) qui alimentent en électricité le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. La Région de Kayes reçoit de nombreux flux financiers en provenance de sa diaspora. En moyenne, 28% des migrants internationaux du Mali viennent de la Région de Kayes qui est le premier réceptacle d’envois de fonds (près de 100 milliards de Fcfa par an) et d’nvestissements sociaux de la diaspora malienne. Ces investissements visent notamment des infrastructures socio-sanitaires et économiques qui contribuent à améliorer les conditions de vie de la population. L’écosystème bancaire et financier compte 13 banques et 12 institutions de microfinance qui sont actives dans la région Ouest qui comprend Kayes et les Régions voisines de Nioro et Kita. Dans cette région, on dénombre 37 agences bancaires et 124 agences d’institutions de microfinance, soit un total de 161 agences pour accompagner le financement des activités locales. Après la coupure du ruban symbolique suivie de la remise de la médaille inaugurale au ministre Alousséini Sanou et à d’autres officiels par le gouverneur de la Bceao, les officiels ont visité les locaux de l’imposant bâtiment érigé sur une superficie de 2 hectares. Le public (responsables administratifs et politiques, chefs de services régionaux, cadres d’institutions financières, opérateurs économiques de la place, les légitimités traditionnelles et la société civile) a assisté à une projection vidéo sur la nouvelle agence auxiliaire. BMS/MD (AMAP)
Corruption, enrichissement illicite : L’Etat malien a perdu plus de mille milliards de 2005 à 2019 (Rapports)
Kayes, 23 janv (AMAP) « L’Etat malien a perdu 1 266 milliards de Fcfa à la suite de détournements de derniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillage et de détournements de biens de l’Etat de 2005 à 2019 », d’après des rapports de structures de contrôle, a appris l’AMAP en marge de deux ateliers d’information et de sensibilisation, organisés par l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) les 14 et 15 Janvier 2025 à Kayes (Ouest). Or, d’après le représentant du président de l’OCLEI, Seidina Oumar Diarra, « ce manque à gagner aurait pu servir à financer des projets structurants d’intérêt collectif. » « Ces moyens financiers, spoliés à l’Etat, pouvaient lui permettre de construire 264 hôpitaux de haut standing, 1 767 centres de santé de référence », a-t-il ajouté. Selon une étude de l’OCLEI, publiée en 2021, le niveau de perception de l’amplitude de l’enrichissement illicite est le plus élevé à Kayes avec 50,70%, suivi de Ségou et de Bamako avec respectivement 41,80% et 40,90%. D’où la nécessité pour l’OCLEI d’organiser les 14 et 15 Janvier 2025 deux ateliers d’information et de sensibilisation à Kayes sur la corruption et l’enrichissement illicite. La première session était destinée aux acteurs de l’administration, de la justice et des finances. Tandis que la seconde concernait les collectivités territoriales et la société civile. Le président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, le représentant de l’OCLEI et le directeur de Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG), Dramane Yacouba Diallo, reconnaissent, tous, que la culture d’une conscience collective et citoyenne face aux biens publics est l’une des conditions indispensables à satisfaire pour l’émergence de notre pays. Ces ateliers étaient respectivement présidés par Adama A. Maïga, conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Kayes, et du président du Conseil régional de Kayes. Les rencontres s’inscrivent dans le cadre des activités d’information, d’éducation et de sensibilisation, initiées par l’OCLEI à travers son pôle « Prévention et Déclaration de biens ». Pour l’organisation de ces deux ateliers, l’OCLEI a bénéficié du soutien du LUCEG, financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par l’ENAP au Mali. Ce projet, d’après son directeur, Dramane Yacouba Diallo, accompagne, dans leurs missions, les efforts des autorités de la Transition, ainsi que ceux de l’OCLEI, du Bureau du vérificateur général (BVG), de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), le Contrôle général des services publics, parmi tant d’autres, L’OCLEI est créé sous la forme d’une autorité administrative indépendante par l’Ordonnance N°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, ratifiée par la Loi n°2016-017 du 9 juin 2016. Elle a pour mission de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite. BMS/MD (AMAP)

