Ramadan : Stabilité des prix des denrées de première nécessité, à Diéma.

Nioro, 28 fév (AMAP) Les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, le mil, le sucre, l’huile et le lait, sont stables, dans le Cercle de Diéma, a constaté, vendredi, le préfet Hamadou Yacouba Diallo, lors d’une visite de contrôle des boutiques et magasins. La forte délégation de responsables administratif, communal, technique, de légitimité traditionnelle, d’associations de commerçants, de consommateurs, de jeunes et d’éléments des forces de défense et de sécurité qui accompagnait le préfet a visité plusieurs boutiques, magasins et points de vente au centre-ville ainsi qu’au quartier périphérique du Razel, pour s’assurer de la stabilité des prix des denrées de première nécessité, en prélude au mois de Ramadan. Partout, les prix étaient réglementés, conformément aux instructions données par les plus hautes. Ils sont fixés ainsi qu’il suit : 50 kg de riz à 20 500 Fcfa, 24 500 Fcfa pour 50 kg de sucre, pour le sorgho, les 50 kg sont vendus à 18 500 Fcfa, tandis que les 50 kg de mais coûtent 23 000 Fcfa, pour 5 kg de lait en poudre, il faut débourser 13 000 Fcfa. Le président de l’Association des consommateurs, ,  El-hadj Kassim Diakite, le représentant de l’Association des commerçants, Mohamed Goundourou et celui du Conseil communal de la jeunesse, Yaya  Sissako,  ont, tour à tour,  remercié le service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence, pour une telle initiative. Ils ont souhaité que ces prix fixés, soient maintenus pour permettre de soulager les populations durant le mois de Ramadan. Visiblement satisfait, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako,  a annoncé des visites anonymes pour se renseigner sur la conformité des prix des denrées de première nécessité, après ce passage. Le préfet Diallo a remercié les autorités de la Transition pour leur « implication accrue, en vue d’un accès plus facile aux denrées de première nécessité dans notre pays. » Il a invité les commerçants à exercer « dans la légalité pour ne pas être en porte-à-faux avec les textes régissant le commerce dans notre pays ».  Il a demandé « à chaque acteur de veiller scrupuleusement sur la conformité des prix, même après le mois de Ramadan, afin d’éviter l’inflation. De leur côté, les commerçants, qui ont reçu cette visite, se sont engagés, sur parole, à maintenir les prix. Le 2ème adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, le chef du service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Diéma, Mamby Kamissoko, le représentant du chef de village, Sékou Sissoko étaient présents OB/MD (AMAP)

Mali : Plus de 35 tonnes de médicaments illégaux saisis par l’Office central des stupéfiants

Bamako, 28 fév (AMAP) Les unités opérationnelles de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisie plus de 35 tonnes de médicaments illégaux lors de l’opération « Furajugukèlè », menée du 18 au 27 février 2025, a annoncé, vendredi, le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta. « Cette opération d’envergure, sur tout le territoire national, a permis l’interpellation de quatre individus impliqués dans ce trafic illicite, qui seront présentés à la justice », ajoute la même source. Le colonel-major Keïta a souligné l’importance de la collaboration entre les acteurs étatiques et les initiatives privées pour éradiquer ce fléau. Le directeur de l’OCS appelle la population « à la vigilance et à la collaboration », en signalant toute activité suspecte de manière anonyme, au numéro vert de l’OCS, le 80.00.31.31. Furajugukèlè, qui s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour éradiquer ce fléau menaçant la santé publique, met en lumière l’ampleur du trafic transfrontalier de médicaments contrefaits en Afrique de l’Ouest. SS/MD (AMAP)

Kati : Campagne de paiement collectif des taxes

K       Kati, 24 fév (AMAP)  Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)

Bourse nationale aux céréales : Les achats institutionnels en ligne de mire

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 20 fév (AMAP) La 19ème édition de la Bourse nationale aux céréales se tient depuis jeudi jusqu’au 22 février au Centre Gabriel Cissé de Ségou  (Centre) sous le thème « Les achats institutionnels facteurs d’amélioration de revenus des producteurs ». La Bourse des céréales vise à contribuer à la promotion et la valorisation des céréales produites localement. Il s’agit de concrétiser les options politiques, relatives au développement du secteur agricole, par la mise en place de cadres de partenariat et de promotion commerciale entre les agro-industriels d’une part et les opérateurs céréaliers d’autre part. Cette année la Bourse nationale aux céréales enregistre plus de 600 participants qui exposent les produits dans 42 stands. Il est attendu des offres de ventes assez importantes de mil, sorgho, maïs et riz malgré les difficultés enregistrées au cours de la campagne passée a précisé le Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla. Il a, par ailleurs, indiqué que de la première édition, en 2006, à présente, la Bourse nationale aux céréales ne cesse d’enregistrer des succès à travers la mobilisation des participants, l’augmentation du volume des produits présentés, le nombre de contrats signés et les chiffres d’affaires réalisés. Il a précisé que le nombre de contrats signés de 2006 à 2024, s’élève à 674 avec un chiffre d’affaires réalisés de 25 297 310 919 de Fcfa. Prenant la parole. le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, qui a coprésidé l’ouverture avec le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redwaoune Ag Mohamed Ali, a souligné l’importance de la bourse nationale aux céréales. Selon lui, elle « contribue substantiellement et de manière positive au renforcement des systèmes d’information sur les marchés agricoles, à l’amélioration du revenu des exploitants agricoles, au partage d’expériences entre les professionnels du secteur agricole et à la structuration des Organisations interprofessionnelles agricoles. » Et de dire que la bourse cadre parfaitement avec les aspirations des autorités, nationales relatives à la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous-régionale des marchés agro-alimentaires. Si la précédente édition s’est traduite par la signature de 261 contrats, pour un montant de plus d’un milliard 70 millions de Fcfa, le ministre de l’Agriculture a indiqué que cette performance remarquable contraste avec un certain nombre de contraintes, d’ordre technique organisationnel et, notamment, le non-respect des procédures d’achat institutionnel de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) par certaines organisations professionnelles agricoles, le faible niveau de vulgarisation des achats contractualisés et l’insuffisance d’infrastructures de stockage et de conservation des produits Agricoles. Pour aplanir ces contraintes et parvenir à de bien meilleurs résultats à l’avenir, Daniel Siméon Kelema a souligné la nécessité de développer des synergies d’actions et renforcer la communication entre l’ensemble des acteurs concernés. Il a encouragé les exploitants Agricoles, les transformateurs et les consommateurs à participer pleinement à cet événement et surtout à profiter de nombreux avantages qu’il offre. Le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire avait réitéré l’année dernière son engagement en faveur des achats institutionnels. Il s’est réjoui d’annoncer cette année que, malgré les contraintes institutionnelles, un premier contrat de 3 500 tonnes de riz a été conclu avec l’interprofession riz pour un montant de plus d’un milliard de Fcfa. Il a affiché l’ambition d’aller plus loin l’année prochaine. Soulignant que son département travaille déjà avec les acteurs concernés pour lever l’ensemble des contraintes institutionnelles. ADS/MD (AMAP)      

Diéma : Quand la nature offre des opportunités…

Par Ouka BA, Diéma, 19 fév (AMAP) En période hivernale, une espèce de plante herbacée, appelée en langue vernaculaire Kassé ou Selou, envahit l’espace. Ces feuilles sont utilisées dans la préparation de la sauce du couscous et nourrissent les animaux domestiques. Elles sont également utilisées dans la construction des hangars, la réalisation de clôtures de périmètres maraîchers, de maisons et autres besoins domestiques, à cause de sa résistance. Notre reporter a interrogé certains résidents de Diéma, dans l’Ouest du Mali. Ceux-ci vantent les mérites du Kassé en matière de médicine traditionnelle et de construction. Yoro Diawara, producteur agricole à Madiga Sacko, est intarissable sur les qualités médicinales de la plante. « Pour traiter même une plaie béante, jugée incurable, il suffit d’y appliquer la poudre des feuilles du Kassé » explique-t-il. Par contre, il opte pour les tiges de sorgho pour réparer son hagard, qui « durent plus longtemps et pourrissent difficilement. » « Les palissades faites avec du Kassé peuvent passer deux saisons de pluie sans être abîmées, contrairement à celles confectionnées à partir des tiges de mil » renchéri Makan Kanté. La taille du Kassé varie selon les saisons. En effet, « cette plante foisonne et devient plus grande lorsque les pluies sont abondantes », explique Oumar Traoré. Fousseiny Senou, marchand ambulant, préfère le Kassé aux tiges de mil, à cause de sa résistance aux attaques de termites. Bilal Macoulmack les tisse minutieusement et l’utilise pour refaire ses hangars après les récoltes. Quant à Mme Fanta Diaby, elle a sollicité l’aide de son époux pour lui construire un hangar avec des palissades en Kassé. De fortes pluies ont endommagé sa cuisine, l’année dernière. Le prix du Kassé varie selon les localités. « Une palissade en Kassé coûte 1 000 Fcfa, contrairement à certaines localités où il faut débourser, parfois, jusqu’à 2 000 Fcfa pour s’en procurer », explique Lamine Dicko, un habitant de Garambougou. Dans cette petite bourgade, il existe un artisan de la palissade en Kassé dont le travail est apprécié de tous. Il tresse solidement les tiges de Kassé avec du fil mince et flexible pour confectionner des palissades. En effet, Sédifo Coulibaly, installé dans un coin du Razel,  gagne 20 000 F CFA ou plus par jour tandis que Hady SIBY, unt autre fabricant de palissades en Kassé peine à écouler son stock. OB/OS/MD (AMAP)  

Bougouni : Renforcement des capacités des acteurs régionaux sur la régulation des marchés publics

Bougouni, 17 fév (AMAP) Cent quarante (140) élus, cadres et agents du syndicat de l’Inter-collectivité Bulomba de Bougouni (Sud) participent du 17 au 21 février 2025 à une session de formation sur la régulation des marchés publics, a constaté l’AMAP sur place. Organisé par la Direction régionale des marchés publics et de délégation de service public de la Région de Bougouni, cet atelier porte sur les procédures nationales de passation, d’exécution, contrôle et de règlement des marchés publics et de délégations de service. Cette session est conforme à l’une des missions du régulateur des marchés publics, à savoir, le renforcement des capacités des acteurs dans le domaine de la commande publique. Selon le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, Dramane Diakité,  « l’importance des questions des marchés publics et de délégation de service public dans l’économie nationale, surtout  la formation des acteurs dans ce domaine, a toujours été la priorité des autorités de notre pays depuis plusieurs années. » Outre le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, le préfet de Bougouni, Hamadoun Tamboura, et le directeur régional des marchés publics et de délégations de service public de la Région, Moctar Samaké, ont assisté à l’ouverture des travaux. BHT/MD (AMAP)  

Rencontre préparatoire du Ramadan entre le ministre en charge du Commerce et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM)

Bamako, 17 fév (AMAP) Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, lundi, les membres du bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), pour échanger sur un bon approvisionnement du marché en produits de première nécessité pendant le mois de Ramadan, Dans le cadre des préparatifs du mois de Ramadan, le ministre Diallo a invité « les membres du bureau de la CCIM à se mobiliser, pour un bon approvisionnement et ravitaillement du marché » en produits de première nécessité, notamment les céréales, le sucre, l’huile etc. « Je demande l’implication de tout le monde pour que la population puisse avoir les produits de première nécessité dans de bonnes conditions. Nous envisageons des mesures de régulation et la disponibilité des denrées alimentaires sur le marché’, a dit le ministre. Les deux parties ont aussi abordé la question de la satisfaction de la population. « Nous travaillons également sur tout ce qui rentre dans le cadre de la satisfaction de la population. Pour le développement du Mali, nous invitons les opérations économiques à s’investir dans l’industrie », a ajouté le ministre, avant de préciser que cela nécessite l’implication de tous les acteurs concernés. Quant au président de la CCIM, Madiou Simpara, il a rassuré le ministre que toutes les dispositions nécessaires seront mises en place pour concrétiser la vision des autorités maliennes notamment la satisfaction de la population.  « Nous avons déjà mis en place des dispositions pour suivre la disponibilité des denrées alimentaires pendant le mois de Ramadan. En ce qui concerne l’industrialisation, nous sommes également prêts à soutenir toute initiative qui œuvre dans ce sens », a-t-il assuré. Le ministre, pour conclure la rencontre à laquelle ont participé les représentants des bureaux régionaux du CCIM, a remis deux projets d’industrialisation aux membres du bureau national. MMD /MD (AMAP)    

Clôture de la 7ème session ordinaire du CESEC : De nombreuses propositions, recommandations et résolutions sur le secteur minier

Bamako, 17 fév (AMAP) Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a clos, lundi,  la 7ème session de sa 6ème mandature, qui s’est déroulée du 03 au 17 février 2025, en adoptant des recommandations, propositions et résolutions, sur le thème : « le secteur minier au Mali : vers une exploitation alliant développement économique, social, culturel et la préservation de l’environnement. » Entre autres, l’institution a recommandé de sensibiliser les communautés (mouvements de jeunes, autorités traditionnelles, société civile), d’instaurer un cadre périodique entre les acteurs intervenants dans le secteur minier, de renforcer la coordination entre les services techniques de l’État et les forces de sécurité dans le cadre des missions de suivi et de faciliter la mobilisation du fonds dédié à l’étude d’impact environnement et social. Sous la présidence de Yacouba Katilé, président du CESEC, en présence du premier ministre et ministre de l’Administre territoriale, le général de division Abdoulaye Maiga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw, le président de la Cour suprême, Famanta Théra et le ministre de l’Économie et des finances, Alfousseyni Sanou, cette session finale  s’est tenu dans la salle de plénière de l’institution. Le président du CESEC a fait observer une minute de silence à la mémoire des disparus suite à l’effondrement des sites miniers dans la Commune rurale de Dabia et dans le Cercle de Kangaba, dans l’Ouest du Mali. Yacouba Katilé a dit que deux semaines durant, les conseillers de la République et membres associés ont fait immersion dans l’univers minier. Paraphrasant le poète ajouté : « Nous avons creusé, fouillé, bêché. Nous n’avons laissé nulle part où la main puisse passer ou repasser. » « L’exercice a consisté à identifier, comme l’indique le thème, les difficultés majeures, les défis et dégager des pistes de solutions conformément à notre statut d’Assemblée consultative »,a-t-il poursuivi. « De la chaine de valeur de l’exploitation minière en passant par le cadre institutionnel, les différentes implications sociales en termes de développement et particulièrement, les aspects environnementaux qui demeurent la difficile équation à résoudre, aucune dimension n’a été occultée », a souligné le président du CESEC. Le Premier ministre a, au nom du président de la Transition, remercié les membres du CESEC de les avoir associés à cette importante initiative. Le général Abdoulaye Maiga a indiqué qu’après quatorze jours intenses de réflexion « nous comprenons aisément que le CESEC et demeure une force de proposition. » Selon lui, « le thème de cette session reflète et indique à suffisance le profil équilibriste de vous-même (ndlr : président du CESEC) et de vos collaborateurs membres de ce conseil », a fait savoir le chef du gouvernement. Avant de dire qu’on aurait pu reformuler le thème de la session en « l’exploitation des sites miniers, aujourd’hui, malheureusement tu, est malheureusement source de beaucoup de désordre. » ST/MD (AMAP)

Effondrement d’une mine artisanale à Kéniéba : Cinquante morts dont 98% de femmes (Bilan provisoire)

Kéniéba, 16 fev (AMAP) Cinquante (50) personnes dont 98% de femmes, ont trouvé la mort dans l’effondrement d’une mine artisanale, survenu samedi, vers 6 heures du matin, à Bilalkoto, dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), selon un bilan provisoire, recueilli par l’AMAP de sources locales. D’après les dernières informations recueillies auprès d’un habitant de Talato, la mine artisanale, appartenant à des Chinois, se trouve entre les villages de Bilalkoto et Talato, entre 13 et 15 km de Dabia, chef-lieu de ladite commune. Les mêmes sources précisent que parmi les victimes, figurent deux ressortissants burkinabè dont les corps auraient été découverts parmi les victimes du village de Talato. Joint au téléphone par la représentation régionale de l’AMAP, le maire de la Commune rurale de Dabia a dit préféré garder le silence sur le drame. Informé, le préfet du Cercle de Kéniéba, accompagné de la protection civile, de la gendarmerie, de la police et de la société civile, s’est rendu sur les lieux où se trouvait déjà une forte délégation de la commune de Dabia. Les recherches continuent pour retirer des décombres d’autre victimes. MFS/BMS/MD (AMAP)

Kéniéba : Au moins 48 personnes ensevelies dans l’effondrement d’une mine artisanale.

Kayes, 16 fév (AMAP) Au moins 48 personnes ont trouvé la mort, samedi, lors de l’effondrement d’une mine artisanale, survenu vers 6 heures du matin, à Bilalkoto, dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), selon des témoins. Parmi les victimes, dont les corps ont pu être retirés par les populations, de concert avec les services compétents, figurent 33 femmes du village de Talato, et 10 Burkinabé, d’après une source locale. L’enterrement de ces victimes a eu lieu le même jour vers le crépuscule Un engin de terrassement est tombé sur le groupe de femmes qui travaillaient dans un trou à la recherche de l’or sur ce site qui était exploitée par les Chinois. Cette tragédie pose la problématique des mines dans le Cercle de Kéniéba. Certains estiment que les sociétés minières doivent penser à l’aménagement de leurs sites après la fermeture. Beaucoup de familles donnent en bail leurs champs et vergers à des Chinois contre des millions de Fcfa. Cette opération leur permet d’avoir de l’argent pour faire face aux dépenses familiales dans une zone où le coût de la vie devient de plus en plus élevé à cause de l’exploitation de l’or et d’autres ressources naturelles. BMS/MD (AMAP)