Recettes douanières au Mali : Plus de 800 milliards avec un bonus de 71,4 milliards de Fcfa

Bamako, 2 janv (AMAP) Les recettes douanières au Mali ont atteint 866 milliards 462 millions Fcfa contre une prévision de 795 milliards Fcfa, soit 108,99 %, soit 71, 4 milliards de  plus, au 31 décembre 2024 à minuit, a annoncé la Direction générale des douanes dans un communiqué Les produits pétroliers, à eux seuls, ont généré 260, 2 milliards sur une prévision de 240 milliards, soit 108,4 %, pour 20,2 milliards de bonus sur les objectifs initiaux. La part des marchandises solides dans cette performance est de 109,2 % avec 606, 1 milliards récoltés alors que la prévision était de 555 milliards. Une marge positive de 51,1. Selon les données comptables provisoires, la Direction générale des douanes a réalisé une recette excédentaire de 71, 4 milliards de Fcfa en 2024. L’année a été riche en défis relevés tant du point de vue de la mobilisation des ressources budgétaires que de la lutte contre la fraude (des saisies records) et de mise en œuvre de réformes (au nombre de 35). Le Directeur général des Douanes, vice-président de la Région Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), l’Inspecteur général Amadou Konaté, a également vu sur le chantier de la concrétisation de la libre circulation au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES) notamment en termes d’harmonisation des procédures douanières et, in fine, une union douanière. MD (AMAP)    

Nioro du Sahel : Dialogue politique sur la préservation des races bovines et essences végétales locales

Nioro, 31 déc (AMAP) Le dialogue politique sur la préservation des races bovines et essences végétales locales, s’est tenu la semaine dernière, à Nioro, dans la salle de réunion de l’ex-Conseil de cercle, avec des participants venus de plusieurs localités des Régions de Kayes et de Nioro (Ouest) qui ont échangé sur des points essentiels visant à sécuriser les productions animales, principaux moyens d’existence des communautés. Organisé par Vétérinaires sans frontières-Suisse (VSF-Suisse) au Mali, en collaboration avec CAB/ Dèmèso, et sous la présence du conseiller aux Affaires économiques et financiers du Gouverneur, Adama Senou, ce dialogue a pour objectif « d’échanger sur le cadre politique global de la préservation des ressources génétiques au Mali, de recueillir les témoignages des actions engagées dans l’agro-écologie et la préservation des races locales bovines, et de renforcer l’adhésion des acteurs concernés. Le porte-parole des participants, Seydou Kenem, a indiqué l’importance de la préservation des races existantes « pour garder notre identité en élevage et l’amélioration des essences végétales pour accroitre les rendements. » Le Directeur pays de Vétérinaires sans frontières-Suisse au Mali, Nikiema Salomon, a rappelé que VSF-SUISSE au Mali, en collaboration avec CAB/Dèmèso, met en œuvre, depuis 2021, dans les Régions de Kayes (Yélimané) et de Nioro du Sahel (Nioro) ce projet dont l’objectif principal est de promouvoir des exploitations familiales plus résilientes aux changements climatiques avec des vaches améliorées et du fourrage local adapté « Agro biodiversité ». La phase pilote de ce projet a permis de faire des essais de conservation/préservation et, aussi, d’amélioration des races bovines autochtones « zébu maure et zébu peulh toronké » afin d’obtenir une race intermédiaire « socialement acceptable et économiquement rentable. » Selon lui, ce projet a, également, permis le renforcement organisationnel des acteurs et le renforcement de leurs capacités dans des domaines variés. Fort de ces acquis, VSF-Suisse Mali a initié ce dialogue politique « dont l’objectif est de renforcer l’engagement des acteurs sur la préservation des races bovines locales et essences végétales d’intérêt fourrager pour les éleveurs, et plus généralement la préservation des ressources génétiques au Mali », a-t-il ajouté. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur, Adama Senou, a dit que les autorités régionales apporteront leur soutien « à toutes les initiatives qui cadrent avec les politiques nationales, surtout si elles garantissent la souveraineté du pays et la prospérité de nos producteurs. » MD/MD (AMAP)  

Kangaba : Mission nationale de supervision des sites et permis miniers par le ministère en charge de l’Environnement

Kangaba, 30 déc (AMAP) Une mission nationale du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement (MEADD) durable conduite par son Secrétaire général, Mamadou Haidara, a séjourné ce week-end dans le Cercle de Kangaba pour superviser des activités de contrôle et constater de l’état de dégradation des domaines forestier et faunique. Dans les communes rurales de Nouga et de Benkadi où elle s’est rendue, la mission, accompagnée par le sous-préfet central de Kangaba, Chekou Ag Alkalifa, a sillonné quelques sites et permis miniers, de même que les rives du fleuve Niger où les dragues sont nombreux. « Six mois après une première mission de supervision sur terrain, le constat est amer, alarmant et désolant », selon le chef de mission et le chef de Cabinet, Modibo Sacko. La dégradation des terres est très avancée sur de larges étendues. Sur le fleuve Niger, des dizaines de dragues opèrent sans arrêt. Pour le Secrétaire général du MEADD il faut prendre « des dispositions urgentes pour réparer tout ce qui a été détruit. » Quant au chef de Cabinet, il a dit que « les exigences sur les permis d’exploitation sont foulées au pied ». Sur ces mêmes permis « il y a d’autres inégalités, notamment la sous-traitance », a-t-il ajouté. Cette mission fera le point de toutes ces situations pour qu’en 2025, de nouvelles mesures soient prises pour arrêter définitivement la dégradation du domaine forestier et faunique d’une part et préserver notre environnement d’autre part. La mission s’est achevée dans la commune rurale de Benkadi, notamment à Narena et à Kouremalé par la visite des sites d’orpaillage et permis d’exploitation d’or en compagnie du sous-préfet de Narena. SD/MD (AMAP)

Kangaba : formation des femmes du village de Kéla à l’atteinte des objectifs du PDESC

Kangaba, 30 déc (AMAP) Quelque 40 participants du village de Kéla ont pris part, vendredi, à une session sur la contribution femmes à l’atteinte des objectifs du Plan de développement économique, social et culturel (PDESC) de la Commune rurale de Minidian (Ouest), a constaté sur place l’AMAP. Organisée par le Conseil communal, en partenariat avec une ONG, la rencontre de deux  jours s’est tenue à l’école fondamentale de Kéla, sous la présidence du deuxième adjoint au préfet et sous-préfet central de Kangaba, Chekou Ag Alkalifa. Elle avait pour objectif « de comprendre l’importance, les enjeux et les défis liés au processus d’élaboration et de mise en œuvre du PDESC de la Commune de Minidian. » Il s’agissait, aussi, « d’examiner le niveau d’intégration et d’atteinte des activités réalisées surtout dans sa composante genre, de déterminer l’apport des femmes dans l’accélération de la mise en œuvre des activités, de capitaliser les expériences de développement réussies sous forme de pratiques et de contribuer à une meilleure mobilisation des ressources pour l’effectivité de la réalisation du PDESC de la Commune de Minidian. » Le Conseil communal, des autorités coutumières et religieuses, des associations de femmes et de jeunes et de personnes en situation de handicap, les services techniques et les acteurs du secteur privé organisés en prestataires de services, ont aussi participé. SD/MD (AMAP)

Région de Kayes : « Kakoulou 2025 », un modèle de développement communautaire durable

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 26 déc (AMAP) Les populations de Kakoulou (maison propre en Soninké), un village de la Commune rurale de Logo, dans le cercle de Kayes (Ouest), ont adopté la règle selon laquelle le développement local nécessite l’implication de tout le monde. Deux jours avant la fête de Noël, sur invitation des populations de ce village à dominante chrétienne, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a procédé au lancement officiel du Projet Kakoulou 2025. Une initiative communautaire, dont l’objectif est de promouvoir le développement local, et qui est estimée à plus de 200 millions de Fcfa, dont une mobilisation initiale d’environ 70 millions de Fcfa. « Kakoulou 2025 n’est pas seulement un plan de développement, c’est aussi un témoignage de ce qui peut être accompli lorsqu’une communauté s’unit autour d’un objectif commun, ouvrant la voie à un avenir brillant et durable pour les générations à venir », a expliqué Georges Diawara, représentant de la communauté de Kakoulou. « Nous pouvons faire de grandes choses sans attendre l’Etat et ses partenaires. C’est ça le Mali Kura : ne pas croiser les bras et attendre l’Etat, les partenaires », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré, qui félicité les habitants de cette contrée pour leur initiative exemplaire. Kakoulou fait partie du riche patrimoine culturel et historique de la Région de Kayes. Rappelons que le royaume de Logo, dont la capitale est Logo-Sabouciré, fut fondé en 1600 par Dra-Makan Sissoko ou Makan Fatouma Sissoko, un Malinké originaire du Diébé. Le Djébé regroupe essentiellement les Communes de Kassama et Sitakily, relevant toutes du Cercle de Kéniéba. Sabouciré « Sabouya Kagni (une bonne opportunité en Soninké) » constituait pour les Français un « verrou » qu’il fallait faire sauter pour poursuivre la colonisation vers Bafoulabé. Le 22 septembre 1878, le roi Nia Mody Sissoko, chef de canton d’alors, refusant le joug de l’homme blanc qui venait de pénétrer dans son royaume, a été abattu sur le fleuve Sénégal. D’après certains récits, des notabilités lui auraient conseillé de se rendre sur la rive droite du fleuve Sénégal pour échapper à la captivité. Cet assassinat a vu le premier coup de canon tiré au Mali. C’est en mémoire de cette bataille que le défunt président Amadou Toumani Toure (2002-2012) a lancé le mois du Cinquantenaire de l’indépendance du Mali, le 1er septembre 2010 à Sabouciré. Le 14 novembre 2011, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au classement dans le patrimoine culturel national du site historique du champ de bataille de Logo. Plus tard, la Mission catholique s’est installée dans le village voisin de Kakoulou où elle s’est investie dans le domaine de l’éducation, de la santé, parmi tant d’autres. Grâce aux missionnaires chrétiens, beaucoup d’enfants de ce village, parmi tant d’autres, sont devenus des cadres. Avant la création du second Cycle de Kassama, les élèves de l’Ecole catholique de ce village poursuivaient leurs études fondamentales à Kakoulou. L’unique établissement scolaire de Kassama est devenu une école publique vers 1975. Cependant, force est de constater que malgré cette richesse culturelle, les habitants de Kakoulou, à l’instar de ceux des autres villages de la Commune rurale de Logo, peinent à disposer de fonds pour des investissements afin d’avoir accès à l’eau potable, à l’électricité et à un système éducatif moderne. Ayant pris conscience de ces insuffisances, la jeunesse de Kakoulou s’est, sous l’égide de Mamady Kanté, organisée pour mener des réflexions sur des voies et moyens pouvant faire sortir son village du gouffre. Kakoulou 2025 a ainsi pris corps à travers l’instauration d’une cotisation mensuelle et volontaire pour tous les habitants, selon leurs moyens. L’approche a permis de réorienter progressivement la dynamique collective vers un développement durable du village, chef-lieu de la Commune rurale de Logo. Après de récents travaux qui ont permis aux habitants d’ériger un mur d’enceinte tour du cimetière commun (musulman et chrétien), les populations se sont engagées à améliorer de manière significative la qualité de vie dans leur village. C’est pour cette raison qu’ils ont initié le projet « Kakoulou 2025 ». Les actions envisagées s’articulent autour de cinq domaines clés. Pour améliorer les infrastructures, la communauté entend construire et équiper trois nouvelles salles de classe pour la nouvelle école de Kakoulou. Elle envisage d’achever la construction de l’école de Ségankané situé sur la rive droite du fleuve. L’éducation étant une des clés du développement durable, ces améliorations visent à créer un environnement propice aux apprentissages, à réduire le taux d’abandon scolaire et à offrir de meilleures opportunités aux enfants et aux adolescents du village. Au chapitre des infrastructures routières, les villageois prévoient la construction de six km de routes et des systèmes de canalisation pour faciliter davantage la mobilité et l’accessibilité, stimuler les activités de l’économie rurale et contribuer à l’amélioration de la santé publique et de l’assainissement à travers une meilleure évacuation des eaux de pluie. Grâce à ce projet, Kakoulou sera aussi doté de cent lampadaires solaires le long des voies qui seront aménagés en vue d’améliorer la sécurité routière et permettre aux gens de mener leurs activités après le coucher du soleil. Il contribuera à réduire les actes de délinquance accentuée d’année en année par la pauvreté. Dans le cadre de l’Approvisionnement en eau potable (AEP), un forage sera entièrement rénové et équipé d’un système de pompage solaire. Trois nouvelles bornes fontaines seront installées à des points stratégiques du village. Un second forage sera destiné à l’école publique, distante du village d’un kilomètre. Ces systèmes d’adduction d’eau auront un impact significatif sur la santé de la population, par la réduction des maladies d’origine hydrique, et améliorera la qualité de vie, en général, dans le village en allégeant le travail domestique des femmes. Le projet prévoit la rénovation du terrain Kalakoto Sissoko, l’organisation de tournois sportifs impliquant les villages, la valorisation de places publiques ou « beras (en langues Malinké et Khassonké », la célébration avec éclat de la traditionnelle « Fête de l’Indépendance » qui sera marquée par l’inauguration des réalisations de « Kakoulou 2025 » et

Kangaba : Mission de la chambre régionale pour constater le changement de couleur des eaux du Niger

Kangaba, 26 déc (AMAP) Une mission conduite par le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, Mamadou Touré dit Tabouta, dans la commune rurale de Nouga, Cercle de Kangaba, mardi, a pu constater le changement de la qualité et la couleur de l’eau du fleuve Niger. « Mieux vaut voir une fois que d’entendre plusieurs fois », a affirmé le président de la Délégation régionale des mines, pour qui « il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. » « Les dragues ont certes des côtés négatifs. Quant à la rougeur caractéristique de l’eau du fleuve, la cause remonte depuis l’intérieur de la Guinée », a-t-il ajouté. Il en veut pour preuve que la mission n’a « observé aucune présence de dragues sur le fleuve en ces endroits. » La rivière elle-même ne reçoit pas les dragues. Sur des dizaines de mètres, on peut observer nettement le cours d’eau qui présente une différence nette du nord au sud. Le côté sud est clair et le côté nord, où se déversent les eaux des rivières, est totalement rouge. Depuis longtemps, les propriétaires de dragues sont pointés du doigt comme es seuls à polluer les eaux du fleuve. C’est pourquoi, ces derniers, après plusieurs enquêtes disent que les eaux rouges viennent des marigots pour se jeter dans le fleuve. Pour confirmer leurs enquêtes, ils ont demandé à plusieurs reprises l’aide de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, la structure la mieux indiquée, « pour faire toute la lumière sur cet inquiétant phénomène. » Pour le président national des détenteurs de dragues, Mamadou Kanté, le dragage peut troubler l’eau du fleuve qui se décante peu après. « Quant à la rougeur des eaux, il faut chercher la source », a-il ajouté. La mission régionale a sillonné le long du fleuve jusqu’à la frontière. Elle a constaté que les eaux rouges viennent se déverser dans le fleuve à partir des cours d’eau qui prennent leur source en Guinée voisine. La rivière dénommée ‘Bandon’ qui sert de frontière naturelle en est la preuve tangible. La mission s’est rendue à son embouchure pour contacter et voir les eaux rouges qu’il déverse dans le fleuve. Les responsables villageois de Dioulafoundou sont, également, inquiets car les eaux rouges sont déversées dans les plaines rizicoles causant d’énormes dégâts aux cultures. Selon ces légitimités traditionnelles, les orpailleurs qui travaillent le long des cours d’eau et qui utilisent les engins lourds et le petit matériel « sont les seuls coupables. » Le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, qui était accompagné par ses proches collaborateurs, a assuré les populations riveraines qu’il rendra « fidèlement compte » de sa mission sur le terrain. En quittant les lieux, il a invité les acteurs à « dénoncer sans cesse les activités qui peuvent nuire à la santé des populations à cause de la destruction des eaux du fleuve. » SD/MD (AMAP)

Début de la 2e édition de la Foire artisanale et agricole de Koutiala (Sud)

Koutiala, 24 déc (AMAP) La 2e édition de la Foire agricole, artisanale, commerciale et industrielle de Koutiala, du 19 au 29 décembre 2024, a ouvert ses portes, avec une centaine d’exposants et sous le signe de l’intégration et de la cohésion sociale. Organisée par la direction régionale de l’Artisanat, les Chambres consulaires et les partenaires au développement de la Région de Koutiala, cette édition a pour thème : « Artisanat : défis et perspectives pour le développement de la Région de Koutiala. » Instituée en 2023 par les autorités de la Région, « la foire  » Mamaalaa chiaan n’Tanga  » est devenue une réalité et mérite d’être soutenue par les filles et fils de la région, afin de lui imprimer une image de marque et une portée historique », selon le conseiller aux Affaires économiques er financières, Moussa Guindo, représentant le gouverneur de région. « Face à l’immensité de la situation dont souffre actuellement notre région sur le plan de l’artisanat, cette foire sera un espace idéal d’expression du savoir-faire artisanal mais, aussi, de transformation agricole et contribuera à l’approvisionnement des populations en produits de qualité à des prix promotionnels », a-t-il. Le conseiller au gouverneur a invité l’ensemble des partenaires techniques et financiers de la région « à plus de soutien en vue de favoriser l’émergence des entreprises du secteur de l’artisanat. » Ce secteur est reconnu comme un grand pourvoyeur d’emplois dans la région. Les organisateurs ont salué le général d’armée, Assimi Goita, Ppésident de la Transition, qui a mis à la disposition de la région un titre foncier au quartier Koko pour la construction du village artisanal. ID/MD (AMAP)

Rue marchande de Kati : La 8ème édition lancée samedi

Kati, 21 déc (AMAP) L’édition 2024 de la traditionnelle rue  marchande de Kati a été ouverte, samedi après-midi, dans la ville de Kati sous la présidence du premier adjoint au préfet du Cercle de Kati, M. Issa Pléa accompagné du 2e adjoint au Préfet, M. Arouna Berthé et du parrain de l’événement, M. Gadiaba Cissé. Cet évènement dénommé, cette année, Foire Alliance des Etats du Sahel (AES), est né de la volonté des autorités communales de pérenniser l’activité pour favoriser ainsi les échanges entre les différentes couches socio-économiques de la Commune urbaine de Kati. Elle est organisée chaque année par la Mairie de la Commune urbaine de Kati en relation avec l’Association des commerçants détaillants de Bamako et de Kati. Selon les autorités communales, les éditions antérieures ont, chacune, contribué fortement à développer une somme d’expériences dans l’organisation et la gestion de cette activité à vocation commerciale. Cette 8e édition dont la particularité est l’implication des deux autres pays de l’AES offre l’opportunité aux opérateurs économiques de Kati, du Burkina Faso et du Niger habitant dans la commune d’échanger, de communiquer et de commercer avec leurs homologues de Bamako, des autres localités du Cercle de Kati et du Mali. Cette ouverture a été marquée par plusieurs interventions, des prestations d’artistes et la visite des stands. La foire continue jusqu’au 2 janvier 2025 AK/MD (AMAP)  

Gouvernance locale à Bougouni : Les acteurs du contrôle financier se renforcent sur les instruments budgétaires

Bougouni, 21 déc (AMAP) La Direction régionale du contrôle financier de Bougouni a organisé un atelier de formation sur les instruments budgétaires et comptables, du 2 au 6 décembre 2024 dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs du contrôle financier et des collectivités pour une gouvernance locale plus inclusive et responsable, Le Gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, qui a présidé l’ouverture de cette session de formation, a mis l’accent sur la réforme des finances publiques engagée dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) qui concerne non seulement les finances des Etats mais, également, celles des collectivités territoriales. En présence du Préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des membres de son cabinet, du représentant du maire de la Commune urbaine de Bougouni, M. Bani Touré ,et des responsables de la Direction régionale du contrôle financier DNCF et de certaines collectivités territoriales, le gouverneur a rappelé que la directive communautaire vise, d’une part, à harmoniser la préparation et le contrôle du budget des collectivités de l’espace UEMOA, et, d’autre part, de faciliter l’analyse des informations budgétaires et financières de ces collectivités. « Afin d’atteindre l’objectif majeur de renforcement de capacités sur la réforme des finances publiques et l’harmonisation des pratiques budgétaires d’une collectivité à une autre, le Projet de déploiement des ressources de l’Etat et décentralisation pour l’amélioration des services (PDREAS), partenaire clé de la décentralisation au Mali, a initié cette session de formation en s’appuyant sur la Direction nationale du contrôle financier (DNCF) qui joue un rôle incontournable grâce à sa mission de contrôle des budgets et son niveau poussé de déconcentration », selon le Gouverneur Wélé Dans leurs différentes interventions, le représentant du Maire, M. Bani Touré, celui du coordinateur du PDREAS, M. Salif Traore, et le Directeur régional du contrôle financier de Bougouni, M. N’Tio Keita, ont tous mis l’accent sur le renforcement des capacités des acteurs du contrôle financier et des collectivités sur la gouvernance locale plus inclusive et responsable. Toute chose qui leur a permis d’émettre leurs préoccupations, d’exprimer des inquiétudes et de soumettre leurs recommandations au cours de cette session de formation pendant les différents modules qui ont été présentés durant les cinq jours de formation. Le gouverneur a, ensuite, exhorté les participants « à être assidu et à profiter au maximum de l’expérience et des connaissances des différents intervenants » en espérant qu’ils seront suffisamment outillés pour l’accomplissement de leurs mission respectives. » A la clôture de la session, présidée au nom du gouverneur de la Région de Bougouni par le Directeur de cabinet, ce dernier a félicité les participants pour leur assiduité et les expériences acquises tout en félicitant la Direction régionale du contrôle financier et son partenaire, le PDREAS, ainsi que les collectivités territoriales pour l’organisation de cette session de formation. Il les a assurés de l’accompagnement de l’administration régionale pour la pérennisation des leçons apprises et les recommandations fortes de cet atelier. La cérémonie a été couronnée par la remise d’attestations aux participants. BHT/MD (AMAP)

Pêche : La rareté du poisson s’installe

Par Fadi CISSÉ Bamako, 20 déc (AMAP) Lundi 16 décembre. Il est 7 heures du matin, le thermomètre affiche déjà les 19°C. Devant la façade d’un hôtel de la place, coté berges du fleuve Djoliba. La place est réputée être à la fois un débarcadère et un marché aux poissons de la capitale. Le visiteur est assailli par des relents de poissons en décomposition, des tas d’écailles et autres déchets de poissons. Des mouches qui survolent, des cris et interpellations de mareyeuses qui sentent toutes le poisson, complètent le décor. Nana Thiéro est justement une mareyeuse. Assise sous un parasol, faisant face à son étable débordant de fretins (tinèni en Bamanan), la dame de corpulence robuste, accompagnée de sa fille, la trentaine, hèle les clients. « Je ne connais que ce métier. Depuis mes sept ans, je tirais le filet avec mes parents à Markala (Centre) pour capturer des poissons. Aujourd’hui, Dieu m’a confié cette activité commerciale dans laquelle je gagne bien ma vie », raconte celle qui pratique ce métier, depuis plus d’une cinquantaine d’années. L’arrivée des caisses de poissons égaie la conversation, car, reconnaît notre interlocutrice, le poisson se fait rare dans nos fleuves et cours d’eau, obligeant les pêcheurs à partir de plus en plus loin. « Les rares poissons qu’on trouve ne suffisent pas à couvrir la demande», confie Nana. En 1972, le premier inventaire effectué sur les poissons par le Mali recensait 137 espèces dans les cours d’eau. De nos jours, l’on n’en compte que 60, selon des données de la direction nationale de la pêche. Le fleuve Niger, le Bani, le Sankarani e et t la Falémé figurent parmi les pêcheries les plus connues. Quelque 17 espèces sont rares à trouver dans les captures, 22 sont totalement menacées et peuvent disparaitre du jour au lendemain. En plus de la rareté, Nana Thiéro déplore la petite taille des prises. Ce qui n’incite pas à exporter. Elle signale la majorité de ses poissons proviennent de Mopti, Kona, Diafarabé, Ségou, Niono (Centre), mais aussi de Gao (Nord)  Manantali. Dans chacune de ces zones, elle se fait livrer par des pêcheurs. Son inquiétude est corroborée par Yacouba Tounkara, un pêcheur rencontré sur les berges du fleuve Niger à Djicoroni-Para. Il pratique ce métier depuis des années. Il est triste de constater les mauvaises pratiques de pêche. Selon lui, même les plus petits poissons sont capturés aujourd’hui. Il suggère de sanctionner tous les pêcheurs auteurs de pratiques malsaines. Les acteurs de la pêche déplorent la surpêche. Pour eux, la faute incombe, en premier, aux équipements et engins de plus en plus sophistiqués utilisés par des pêcheurs comme les pirogues à moteur ou des filets. Il y a aussi les faiblesses de la loi. «La loi exige que toute capture non étudiée doit être remise à l’eau. De 1960 jusqu’aux années 1990, il n’y avait qu’un seul code pour la gestion de la pêche. La pêche était ouverte de juillet à septembre. Il fallait ensuite respecter les périodes de reproduction des poissons. Aujourd’hui, tout le monde pêche dans les cours d’eau durant les douze mois de l’année, tuant ainsi la ressource. D’autres utilisent des substances chimiques ou électriques pour pêcher », dénonce-t-on à la direction nationale de la pêche. ESPÈCES MENACÉES – En 2023, près de 125 000 tonnes de poissons ont été capturées, indique Alhassane Sarro de la direction nationale de la pêche. Il ajouter : « Notre pays n’a recensé que 60 espèces de poissons dans le delta central du Niger, au lac Debo, dans la Région de Mopti en 2023. Plusieurs facteurs ont fait que des espèces ont disparu dans le fleuve Niger, le Bani, le Sankarani même dans les lacs de retenus. » Selon M. Sarro, les premières causes de cette disparition sont d’abord les facteurs climatiques, rappelant les sécheresses successives que le Mali a connues depuis 1973, 1984 et 1985. « La deuxième cause, c’est l’impact des captures intensives. Les changements climatiques font que certaines espèces ont besoin de certaines conditions de température de chaleur et d’humidité pour se reproduire ou des écosystèmes bien adaptés. A défaut, ils peuvent mettre plusieurs années sans se reproduire. L’espèce disparait dès que les adultes sont capturés », explique-t-il. Autre facteur cité par cet ingénieur des eaux et forêts, ce sont les mauvaises pratiques de pêche. C’est un facteur humain qui peut être résolu, selon notre interlocuteur. «Par exemple, quand on enlève les œufs de la femelle du poisson, on voit beaucoup de petits cristaux dedans et chaque cristal contient un poisson. Donc, la femelle peut donner de 9000 à 10.000 petits poissons. Il doit avoir une réglementation pour ne plus tuer les poissons avant les 30 ou 40 grammes », insiste-t-il. En période d’hivernage (entre juillet et septembre), « quand un pêcheur tue une femelle, il tue plusieurs poissons », explique l’expert. « Auparavant, ajoute-t-il, quand les vieux pêcheurs remontaient à la surface une femelle en état de reproduction, ils la remettaient dans l’eau. Malheureusement, les prêcheurs d’aujourd’hui prennent tout », déplore-t-il. À Mopti, Tombouctou et Gao, la direction nationale de la pêche a remarqué que beaucoup d’espèces ont disparu ces dernières années. Mais dans les zones du Sud, avec le barrage de Sélingué, de Manantali, dans la Région de Kayes (Ouest), il y a un peu plus d’espèces de poissons que dans la zone du Delta. Parmi les facteurs de disparition des poissons, on peut également noter le changement climatique comme les conditions de crue ou d’hivernage qui ne sont pas beaucoup favorables dans le Nord du Mali. Beaucoup de mares lointaines ont tari où les poissons remontaient pour se reproduire. Avec la crue exceptionnelle cette année, l’eau a traversé beaucoup d’endroits qui étaient à l’époque des passages que les poissons empruntaient pour aller se reproduire, à 50 ou 100 km voire au-delà du lit principal. S’ils n’ont plus cet espace, il serait difficile pour eux de se reproduire. La direction nationale de la pêche a préparé un arrêté qui précise que les poissons ne doivent pas être pêchés en