Géolocalisation : Ninacad-Adresse couvre plus d’un million lieux ou parcelles en milieu rural et urbain (Officiel)
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 12 mar (AMAP) Le Secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière, le colonel-major Checkné Mamadou Diéffaga a révélé, lundi, à Bamako, que l’adressage numérique «Ninacad-Adresse» couvre environ 1 500 000 lieux/parcelles en milieu urbain et rural. Ce chiffre porte sur les six communes du District de Bamako, les anciennes communes de Kalaban-coro, Moribabougou, N’gabakoro-Droit et Sankarebougou, plus les communes urbaines et rurales limitrophes du Cercle de Kati et la ville de Ségou (Centre). Le colonel-major Diéffaga intervenait lors de la présentation de la plateforme «Ninacad-Adresse», à la Primature, au Comité de pilotage chargé de la digitalisation de l’Administration, présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, président de ce Comité. En présence des membres du gouvernement, l’officier a expliqué que «Ninacad-Adresse» est un code de six chiffres pour chaque parcelle ou lieu, des coordonnées géographiques, une géolocalisation couplée au système de navigation de chaque lieu. C’est aussi une application mobile gratuite et un portail web, une base de données sécurisée de gestion des informations. « Son déploiement dans les villes de Koulikoro et Sikasso est en cours », a-t-il précisé. Ce système d’adressage numérique permet à la population de disposer d’une application de géolocalisation en milieu rural et urbain, d’une base de données moderne de gestion et de connaissance de la ville. « Ninacad-Adresse a été initié pour répondre à la volonté des autorités maliennes de moderniser l’Administration à travers la digitalisation. C’est un outil de gestion et de connaissance de la ville », a expliqué le secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière. Il a ajouté que la plateforme est appelée à évoluer pour répondre aux besoins de l’Administration, des collectivités et des citoyens. « L’application permet de localiser les personnes physiques, les activités ou les entreprises dans une localité et de faire des recherches d’information. Elle permet, également, d’optimiser l’intervention des services d’urgence et de livraison », a poursuivi Checkné Mamadou Diéffaga. Selon une note d’information fournie à la presse, «Ninacad-Adresse» intervient en un moment où l’adressage physique est marqué par le caractère non complet et non exhaustif d’une part et par le caractère non numérique d’autre part. Ainsi, la nouvelle plateforme va favoriser la facilitation du repérage pour la promotion du e-commerce et des services de livraison, l’identification dans le cadre des services des impôts, l’optimisation des interventions des services de secours d’urgence. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a assuré avoir pris bonne note des suggestions pour améliorer l’application «Ninacad-Adresse» afin qu’elle puisse répondre aux attentes de l’Administration. « Cette application répond aux besoins des populations », s’est félicité, pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a salué la démarche. De son côté, le chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, a salué l’initiative avant d’exhorter l’équipe du Secrétariat permanent de la réforme domaniale et foncière « à poursuivre les échanges avec celle chargée de la digitalisation de l’Administration. » BBC/MD (AMAP)
Environnement : Atelier de validation de la Stratégie nationale de sécurité climatique du Mali
Bamako 11 mar (AMAP) L’atelier de validation de la Stratégie nationale de sécurité climatique du Mali et son plan d’action se tient, du 11 au 13 mars 2025, à Bamako avec pour objectif pour les acteurs du domaine d’échanger sur le rapport provisoire de la stratégie nationale et son plan d’action et également faire des recommandations. Selon le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du développement durable, Moussa Diarra, qui présidé l’ouverture, cette stratégie nationale dont l’atelier de validation regroupe les représentants des gouverneurs et les élus communaux des régions, « permettra de répondre aux défis croissants causés par les changements climatiques. » La stratégie nationale de sécurité climatique est le fruit d’un processus de concertation approfondie menée à travers plusieurs rencontres stratégiques et techniques. De l’atelier national de concertation de septembre 2024 à Bamako, à l’atelier de planification d’octobre 2024 à Ségou en passant par les travaux du comité Ad hoc en février 2025. « Votre participation démontre votre attachement à la protection de notre environnement et à la consolidation de la paix et de la sécurité dans un contexte où le changement climatique devient un facteur croissant d’instabilité », a déclaré le secrétaire général, en présence des partenaires techniques et financiers dont Roland Seri, représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l’ambassadeur de Belgique, Patrick Deboeck, de la secrétaire exécutive de l’Autorité du Liptako Gourma (ALG), Hawa Aw et le représentant du maire de la Commune IV. Quant aux partenaires techniques et financiers (ALG, Royaume du Belgique, PNUD), ils ont tous affirmé leur engagement et soutien aux autorités maliennes pour tout projet de lutte contre le dérèglement climatique. Ils se sont réjouis « de la concertation approfondie des acteurs concernés », lors du processus de l’élaboration de la stratégie, tout en invitant les participants à évaluer avec rigueur et sérénité le rapport provisoire de validation de la stratégie nationale de sécurité climatique au Mali et son plan d’action. MD/MD (AMAP)
Kangaba : Marchés bien approvisionnés pour le Ramadan, prix stables
Kangaba, 11 mar (AMAP) Les marchés sont suffisamment approvisionnés et les prix des produits de première nécessité restent stables, à Kangaba, a environ 95 km, à l’ouest de Bamako, en ce début de Ramadan, selon les commerçants et le président de la Chambre locale de commerce, Yaya Magassouba. Les vendeurs de céréales, bouchers et détaillants, rencontrés au grand marché de la ville, confirment « la disponibilité des produits essentiels. » Yaya Magassouba assure qu’ « aucune rupture de stock ou hausse de prix n’est à craindre durant le mois saint. » Cette stabilité vise à garantir l’accès aux denrées pendant une période de forte demande. La situation est sous contrôle, selon les observations de l’AMAP sur place. Le riz gambiaka est cédé entre 25 000 à 27 000 Fcfa le sac, selon les variétés ; le riz importé coûte entre 24 000 et 26 000 Fcfa. Le maïs et le sorgho sont vendus à 15 000 Fcfa les 50 kg ; le petit mil entre 20 et 21 000 Fcfa les 50 kg, le fonio, 750 Fcfa le kg Le sucre est vendu à 650 Fcfa le kg, 28 000 Fcfa le sac de 50 kg. L’huile est vendue sur les étables à 23 000 Fcfa (qualité supérieure) ou 19 000 Fcfa le bidon de 20 litres. Le kg de farine est vendu à 500 Fcfa. Toutefois, les bouchers déplorent des marges réduites. Ils assurent que le prix élevé des animaux les oblige à vendre à perte depuis plusieurs mois, ajoutant que « la viande rouge avec os est vendue à 500 Fcfa le kg, 3 000 Fcfa sans os. » Les commerçants détaillants, eux, soulignent la stabilité des prix, un constat appuyé par le président de la Chambre de commerce. SD/OS/MD (AMAP)
Sit-in du syndicat des banques contre l’arrestation d’agents d’Ecobank-Mali
Bamako, 11 mar (AMAP) Les employés de plusieurs banques de Bamako observent, depuis lundi, un sit-in de 72 heures pour demander la libération de deux agents d’Ecobank, a constaté l’AMAP sur place. « Ces agents d’Ecobank ont été mis sous mandat de dépôt pour avoir transmis des messages swift (garanties) en toute conformité avec la réglementation bancaire et des procédures d’Ecobank», indique un communiqué rendu public, samedi dernier, par la section syndicale des Banques. En plus du sit-in, les manifestants ont décidé de « l’arrêt immédiat de tout transfert de garanties de la société Énergie du Mali (EDM-SA), des structures publiques et parapubliques jusqu’à nouvel ordre. » Lundi matin, aux environs de 8 heures, devant les locaux de plusieurs établissements bancaires de la capitale malienne, les protestataires brandissaient des pancartes : « Libérez Biram Diop et Alassane Touré», «Notre fonction mérite mieux que la prison», «Qui connaît mieux les procédures bancaires que les banquiers» sont, entre autres, slogans qu’on pouvait lire. A notre passage au siège de la Banque malienne de solidarité (BMS) à l’ACI 2000, les agents avaient occupé la voie devant leur établissement. Ils avançaient à petits pas, brandissant des pancartes et scandant : « A bas l’injustice », « Ensemble, nous sommes forts. Unis, nous vaincrons ». Selon le secrétaire général du comité syndical de la BMS, Cheick Oumar Diakité, « nos camarades ont été envoyés en prison pour avoir appliqué la loi. » M. Diakité explique que l’opération que les mis en cause « ont effectuée consiste, pour un banquier, à relayer à sa banque un message en provenance d’une autre. » « Dans ce cas, le banquier n’est ni de près ou de loin responsable du contenu de ce message’, soutient-il. « L’opération dont il s’agit n’est pas celle d’Ecobank, mais plutôt une opération qui concerne la Banque de développement du Mali (BDM) et son client qui est Ecobank-Tanzanie, représenté dans notre pays par Ecobank-Mali », poursuit-il. « L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBEF) s’est réunie et a trouvé que les procédures ont été appliquées conformément aux textes », informe Cheick Oumar Diakité. Tout comme les groupes Ecobank. « On ne sait pas, aujourd’hui, pourquoi ils sont en prison. Nous attendons à ce qu’ils libèrent nos camarades qui ne sont pas concernés par le contenu du message qu’on leur reproche », assure-t-il. Devant plusieurs autres banques, les manifestants affichaient la même détermination. Sous un soleil de plomb, vers 9 heures, le secrétaire général du comité syndical d’Orabank, Ogotembeloum Guindo accompagné de ses collègues, criait son mécontentement. « On réclame juste la libération de nos camarades, rien de plus », a déclaré M. Guindo. Ses collègues d’Ecobank sont dans la même dynamique. « Nous allons mener ce combat jusqu’à la libération inconditionnelle de nos camarades qui ont été injustement emprisonnés dans l’exercice de leur fonction », a insisté Mamadou Sékou Traoré, secrétaire général du Comité syndical de la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Les employés de banque entendent durcir leur manifestation si leurs camarades ne sont pas libérés. Une assemblée extraordinaire, prévue jeudi prochain à la Bourse du travail, précisera la suite à donner à ce mouvement d’humeur. FC/MD (AMAP)
Non-respect des prix : La direction du Commerce ferme des boutiques à Kayes
Kayes 10 mar (AMAP) La direction régionale du Commerce et de la Concurrence de Kayes (Ouest), capitale de la 1ère région administrative du Mali, a procédé, lundi, à la fermeture de certaines boutiques à Diboli, à la frontalière du Sénégal, pour non-respect des prix du sucre, annonce la cellule de communication du gouvernorat. « La fermeture de ces boutiques pose la problématique du respect de la réglementation en vigueur dans le domaine du commerce. Les autorités régionales sont déterminées à s’investir pour que les marchés soient suffisamment approvisionnés en vivres et que les prix soient abordables pendant le mois de Ramadan afin de soulager les populations », explqiue la même source. A la vielle du mois de Ramadan, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, s’était, en compagnie du directeur régional du Commerce et de la Concurrence, rendu en certains points de vente et magasins de la Cité des rails pour s’assurer de la disponibilité des stocks alimentaires et des prix. A l’issue de cette descente sur le terrain, il avait invité les opérateurs économiques à vendre les vivres (céréales et autres produits alimentaires) conformément aux prix plafonds. Moins d’un mois avant, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence de Kayes, Robo Bayo, et ses agents avaient saisi d’importantes quantité de produits périmés et avariés en certains points de vente de la ville de Kayes. Il s’agit de produits alimentaires et de médicaments d’une valeur de 455 millions de Fcfa. Les produits alimentaires ont été incinérés le 15 février 2025, en présence des services compétents dont la direction régionale de la santé. « Nous avons estimé que ces produits sont impropres à la consommation. Les conditions de conservation de certains médicaments ne sont pas bonnes même si leur délai d’expiration n’est pas encore dépassé. On constate également que les boissons sont conservées dans des lieux inappropriés. Les salles de conservation des produits, dont les boissons et les médicaments, ne sont pas aérées », a expliqué M. Bayo qui a saisi la justice de Kayes le 21 janvier 2025. Dans un entretien avec l’AMAP, Robo Bayo a expliqué que la direction générale du Commerce et de la Concurrence et ses services régionaux « peuvent initier des missions à tout moment pour s’assurer de la bonne application de la Loi N°2015/036/ du 15 juillet 2015 portant protection du consommateur. L’article 38 de cette loi stipule que « les prix des biens, produits et services sont libres sur toute l’étendue du territoire national et sont déterminés par le seul jeu de la concurrence. » « Toutefois, dans les secteurs économiques et dans les localités ou la concurrence par les prix est limité pour quelque raison que ce soit, dans des situations de crise ou dans les cas de hausse excessive sur le marché, le gouvernement peut, par décret pris en Conseil des Ministres, réglementer, fixer ou limiter la concurrence sur les prix. » D’après l’article 49 de la loi, « la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques, nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur en dehors des dispositions réglementaires sont interdites. » « Notre hiérarchie nous a instruit de faire des saisies car, les gens peuvent influer sur le cours des marchés pendant les périodes de grande consommation comme le mois de Ramadan, les périodes de fêtes, surtout celles de fin d’années. Certains peuvent profiter de ces fêtes pour introduire des produits périmés et avariés sur le marché », a expliqué le M. Bayo. Pour mettre les populations à l’abri de toute spéculation sur les prix dans les différents points de vente, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence mise sur la collaboration des organisations de la société civile. Cette structure travaille également en étroite collaboration avec la direction régionale de la Santé et la représentation régionale de la Pharmacie populaire du Mali pour la gestion des médicaments périmés et avariés. BMS/MD (AMAP)
Mine de lithium de Bougouni Mining : le Gouverneur visite les chantiers
Bougouni, 06 mar (AMAP) Le gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wélé, s’est rendu sur le site minier de lithium de Bougouni (Sud) dont l’inauguration est prévue dans quelques mois, pour constater l’état d’avancement des travaux de cette mine, la deuxième au Mali, a constaté l’AMAP. Le général Wélé a d’abord rendu visite aux notabilités de deux villages environnants. A Sourgoula pour présenter ses condoléances suite au décès du chef de village il y a quelques mois. A N’Ganala, un accueil chaleureux a été réservé à la délégation du gouverneur. Ensuite, sur le site de la mine, la délégation a été accueillie par le Directeur pays de la mine de Bougouni Mining SA, Mohamed Niaré et le CEO (Pdg), Cai Yusheng Le CEO a fait démarrer les travaux avec son mot de bienvenue, suivi des présentations de différents responsables de Bougouni Mining sur les aspects de sécurité dans la mine, le plan environnemental, l’aspect communautaire et couronné par la présentation d’un draft sur la création de la mine, des premières démarches administratives à sa fonctionnalité envisageable prochainement. Les questions réponses ont permis d’édifier les responsables techniques et administratifs sur la description du lithium, les aspects financiers avec les cours mondiaux et sur les retombées pour le budget national et l’épineuse question du recrutement. La mission du gouverneur s’est poursuivie avec une visite du chantier pour expliquer le dégrossissage de la pierre brute à l’usine, le processus de production du métal, le temps que prendra la crise énergétique mondiale et la solution du lithium. Le Directeur pays de Bougouni Mining SA et le gouverneur de la Région de Bougouni se sont, ensuite, adressé à la presse pour se réjouir de leur « volonté de collaboration mutuelle pour le développement économique du Mali. » Le gouverneur a apprécié les présentations lors de la séance travail tout en encourageant « la collaboration entre les communautés et la mine. » « Ce qui permettra de répondre au crucial problème de chômage des jeunes de la Région de Bougouni en particulier », a dit le chef de l’exécutif régional. Il s’est dit attentif aux préoccupations de la mine et des populations tout en les assurant de son « accompagnement indéfectible. » Le général Wélé était accompagné d’une forte délégation dont les membres de son cabinet et le maire de la Commune urbaine de Bougouni. Étaient aussi présents, les maires de Kola, de l’Inter-collectivités de Tiémala Banimonotié, des services techniques, des forces de défense et de sécurité. BHT/MD (AMAP)
Diéma : Le foin si cher !
PPar Ouka BA Diéma, 05 mar (AMAP) A Diéma, en cette période, la vente d’herbe est florissante. C’est une activité rentable. De nombreux jeunes s’y adonnent. Le foin coûte excessivement cher à Diéma or, cette nourriture des animaux a réussi cette année dans cette partie de la bande sahélienne, soumise parfois, à des aléas climatiques rudes. A cause de son exploitation excessive, l’herbe commence à se raréfier en brousse. Pour avoir de l’herbe aujourd’hui, il faut aller à des dizaines de kilomètres. Une charretée d’herbe est vendue à 3 000 Fcfa. Pour le contenu d’un tricycle, on vous demande jusqu’à 15 000 Fcfa. « C’est à prendre ou à laisser ! », lance Kantara Dicko, qui arrive d’un campement maure avec ses chargements. Il n’hésite pas, de mauvaise humeur, à jeter ce genre de phrases à la figure de clients qu’il accuse de saboter ses prix. Certains éleveurs prennent le soin de constituer des stocks de sécurité sur leur hangar pour assurer l’alimentation en période de soudure de leurs troupeaux, jusqu’à la tombée des pluies. Un travailleur saisonnier, Adama Diarra, effectue quotidiennement trois tours avec sa charrette, s’intéressant surtout à l’espèce d’herbe dont raffolent les petits ruminants. Mais, avec la peur au ventre, il craint de de faire une mauvaise rencontre, en cette période d’insécurité. De l’avis d’Issouf Niakhaté, venu chercher yne pièce d’état civil, pour se procurer une charretée d’herbe, chez-eux, à Lambidou, il faut payer 4 000 Fcfa voire plus. « Généralement, poursuit notre jeune interlocuteur, ce sont les Maures qui vendent de l’herbe dans notre milieu. Mes frères et moi, avions déjà fini de constituer nos stocks d’herbe avant le retour de nos bovins. » Garan Dembélé, conducteur de moto-taxi, préfère se rendre jusqu’à Nioro, sur une distance d’environ 90 km, avec sa marchandise, pour gagner plus. Il n’a pas à se plaindre, un autre homme, qui préfère taire son nom. Avec sa charrette et son cheval trépignant de santé, il lui arrive, souvent, d’empocher journalièrement près de 30 000 Fcfa, rien qu’avec la vente de foin. Depuis le jour où le hangar de Mody Macalou, un coiffeur du coin, a pris feu, à cause de l’inadvertance de son enfant, transportant des braises, il a arrêté, par précautions, de stocker de l’herbe dans sa maison. L’emboucheur Harouna Samaké, lui, accorde plus d’importance au tourteau, qui, selon lui, donne plus de rforce et de resistance au cheptel. Avec ses deux moutons Balibaly Wolosso, Mme Sirandou Coulibaly, assure dépensee plus d’argent pour l’achat d’herbe ces derniers temps. OB/MD (AMAP)
Goundam : Consommateurs et vendeurs de céréales pour une meilleure utilisation des unités de mesure
Goundam, 03 mar (AMAP) L’utilisation des unités de mesures par les revendeurs notamment, le kilogramme suscite des questionnements dans la commercialisation du riz en particulier et des autres céréales en général sur les différents marchés du Cercle de Goundam (Nord). Depuis un certain temps, les consommateurs ont constaté une anomalie au niveau de l’instrument de mesure que les vendeurs utilisent sur les marchés, dans les commerces pour mesurer et vendre les céréales. Par exemples, des sacs censés contenir cinquante ou cent kilogrammes ne pèsent, en cas de vérification, que quarante-cinq pour le sac supposé en contenir cinquante et quatre-vingt pour cent kilogrammes. Ce constat a fait l’unanimité dans l’opinion et provoqué la colère des consommateurs qui parlent d’abus et vols. Plusieurs missions de sensibilisations ont été menées auprès des revendeurs de céréales en vue de les amener à corriger la situation, mais en vain. C’est dans ce cadre qu’une équipe composée de représentants des consommateurs, des éléments des forces de l’ordre, d’un représentant de la mairie aussi bien que les représentants d’associations des jeunes, de femmes et de producteurs s’est rendue au marché de Goundam. Il s’agissait, d’abord, d’informer et de sensibiliser, pour une dernière fois, les vendeurs détaillants de céréales sur l’utilisation d’un faux instrument qui respecte les normes officielles en vue d’être conforme avec la réglementation en vigueur et éviter d’éventuelles sanctions. A chaque commerçant, un instrument de mesure a été remis pour le respect scrupuleux des normes de l’unité principale de mesure qui est le kilogramme. Selon le président des consommateurs, la vigilance sera de mise quant à l’utilisation de l’instrument légal de mesure mis à la disposition des vendeurs de céréales sur tous les marchés du Cercle de Goundam. Il a également averti que tout contrevenant s’exposera à des sanctions prévues par la loi en vigueur. Il à noter que Le service chargé du contrôle technique et du suivi de la concurrence est absent à Goundam. AAT/MD (AMAP)
Circulation de véhicules en surcharge : A Sikasso, le hors gabarit à la côte
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 03 mar (AMAP) L’image de véhicules hors normes ou hors gabarit en surcharge, circulant sur les voies interurbaines ou internationales ou manoeuvrant en pleine ville est devenue monnaie courante au Mali. La circulation de ces mastodontes entraîne, pourtant une dégradation rapide du réseau routier national. La situation a amené le ministre des Transports et des infrastructures a faire un communiqué, le 5 février dernier, pour demander « le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises », conformément aux dispositions du code de la route et notamment de l’article 32 du décret n°2023-0509/PT-RM du 12 septembre 2023. La mise en application de cette réglementation vise à lutter contre la circulation des véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge sur les routes. Le communiqué du Conseil des ministres du 13 février 2025 précise que le réseau routier national subit de graves dommages causés, « notamment par les véhicules gros porteurs hors gabarit et hors normes, qui sont en surcharge de marchandises, en provenance des ports maritimes où transite le fret généré par les importations et les exportations du Mali. » La conception du réseau routier national a été faite sur la base des dimensions réglementaires de 3 essieux pour le tracteur et de 3 à 4 essieux pour la semi-remorque. Les dimensions maximales autorisées sont : longueur : 16,5m pour les véhicules articulés, largeur : 2,55m pour l’ensemble des véhicules, hauteur : 4m pour tous les véhicules, rappellent les services techniques. La troisième région administrative du Mali, Sikasso, au carrefour des frontières du Mali avec le Burkina Faso et avec Côte d’ivoire, est une zone de forte circulation de véhicules de transport de marchandises comme de personnes. « Nous conduisons ces véhicules contre notre gré car on est conscient des multiples dangers qui nous guettent. Mais que faire ? On le fait pour gagner notre pain quotidien », témoigne à notre équipe de reportage un conducteur de gros porteurs de Sikasso qui désire garder l’anonymat. Il poursuit qu’il a passé un bon bout de temps en chômage et ce travail lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. « Je salue la clairvoyance du ministre des Transports et des Infrastructures. Son communiqué est d’une importance capitale. Cette lutte est la nôtre. La sécurité routière est l’affaire de tous… », déclare le secrétaire général adjoint du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (section de Sikasso), Ba Sékou Coulibaly. Selon lui, le Conseil malien des transports routiers (CMTR) a longtemps mené cette lutte mais en vain. Il rappelle que c’est vers 2010, que certains commerçants ont commencé cette pratique dans le but d’accroître leurs revenus. « Ils évoluent dans le commerce et le transport en même temps. Ces individus modifient leurs véhicules en 3m de largeur et entre 16 et 22 m de longueur », explique-t-il. Le slogan de certains d’entre eux : « Même si je me limite à seulement deux voyages par an, si le véhicule est endommagé, cela ne sera pas une perte ». Le syndicaliste enfonce le clou. « Ces commerçants font trois voyages en un. Ils surchargent les véhicules tout en augmentant le taux de chômage des chauffeurs dans le secteur du transport. Ils endommagent non seulement, de façon précoce nos routes mais également entrainent des accidents de la circulation, mettant en danger la vie des populations », détaille-t-il. Ba Sékou Coulibaly dit que cette pratique n’offre aucune garantie ou protection au chauffeur car, en la matière, l’employé ne bénéficie pas de salaire convenable et n’est pas assuré. En bref, le conducteur de véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge met sa vie en péril mais, aussi, celle de paisibles populations. C’est pourquoi, en 2020, certains routiers ont commencé à prendre conscience des risques qu’ils courent. Ils se sont à se retirer du jeu. Mais jusque-là, la pratique continue. En outre, le secrétaire général adjoint du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (section de Sikasso), a invité les autorités de la Transition à obliger les commerçants, qui font du transport, à choisir entre les deux métiers, sinon à respecter les règlements du secteur du transport. Par ailleurs, Ba Sékou Coulibaly attire l’attention des autorités sur l’application de la Convention collective des chauffeurs privés du Mali. Celle-ci, selon lui, permet d’assurer leur métier (salaire convenable, ration journalière, INPS, AMO, prime, allocation des enfants, logement lors des voyages…). Quant à la directrice régionale des transports et des infrastructures de Sikasso Mme Traoré, Lydie M. Fatoumata Jocoué, elle affirme qu’il y a plus de 500 véhicules qui traversent la ville de Sikasso de façon quotidienne. « La quasi-totalité de ce nombre important est hors normes et hors gabarit », confie-t-elle. S’exprimant sur les dispositions prises par sa structure au niveau régional afin d’assurer la réglementation correcte des véhicules concernés, Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoué a indiqué avoir informé le Conseil malien des transporteurs routiers et celui des chargeurs des nouvelles dispositions. « Également, poursuit-elle, la direction est en train de prendre les dispositions nécessaires pour faire une large diffusion du communiqué ministériel sur les différentes stations radios. » En termes de difficultés, la directrice régionale du transport et des infrastructures a mis un accent particulier sur l’absence totale de statistiques sur les véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge dans la région. Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoué a, enfin, invité « tous les transporteurs de la région à respecter les réglementations pour le bien-être de tous. Le communiqué du Conseil des ministres est clair sur le respect de la mesure : à compter du 1er avril 2025, tout transporteur ne respectant pas les dimensions réglementaires s’expose à l’application des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Il s’agit de l’immobilisation du véhicule à la frontière ou aux points de contrôle, l’obligation de transbordement et de correction de gabarit. MFD/MD (AMAP)
Ramadan et Carême chrétien : Le Premier ministre vérifie la disponibilité des produits de première nécessité
Bamako, 28 fév (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a effectué, vendredi, une visite de terrain à Bamako, afin de vérifier la disponibilité des produits de première nécessité sur les marchés du pays, a constaté l’AMAP. Il ressort de cette visite, que « près de 25 000 tonnes de riz et environ 12 000 tonnes de sucre sont immédiatement disponibles, avec des quantités supplémentaires en cours d’acheminement », expliquent des sources officielles. Le stock de lait en poudre et d’huile disponible a largement dépassé celui de l’année précédente à la même période. Cette démarche s’inscrit dans un cadre global d’application des mesures visant à garantir l’approvisionnement du pays en produits essentiels, particulièrement durant la période de Ramadan et du Carême chrétien. SS/MD (AMAP)

