La chasse aux gros porteurs hors gabarit et hors normes est ouverte

Kayes, dans l’Ouest Mali où les autorités régionales ont donné le ton, l’interdiction des engins lourds hors gabarits et hors normes sur l’axe Kayes-Dakar (Sénégal) a débuté mardi 1er avril 2025. Le gouverneur de la 1ère région administrative du Mali, le général de brigade Moussa Soumaré, accompagné notamment de représentants des services et d’autres acteurs du secteur des transports, s’est rendu à la direction régionale des Douanes et du poste de contrôle d’Alahina, toutes situés sur la route internationale Bamako-Diéma-Kayes-Dakar pour donner le coup d’envoi symbolique de ces opérations de contrôle conformément au Décret 2023-0509/PT-RM du 12 Septembre 2023. Ce texte fixe les conditions d’usage des voies ouvertes à la circulation publique et la mise en circulation des véhicules. Le chef de l’exécutif régional a donné des instructions aux acteurs concernés par l’application du décret de jouer leur partition. Il a, surtout, rappelé que l’État investit, chaque année, des milliards de Fcfa dans la construction et l’entretien de nos routes. L’Agence nationale de presse a réalisé, avec le concours de ses correspondants, un dossier sur le phénomène, de Kayes, en passant par Diéma, Ségou, Kolondièba et dans la capitale, Bamako. Autant de visages d’une même dégradation sous différents aspects ayant entrainé l’interdiction des engins lourds hors gabarit et hors norme sur les routes du Mali.

Lancement du FACEJ II : un fonds de 12,3 milliards FCFA pour l’entrepreneuriat des jeunes

Bamako, 2 avr (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a présidé mardi la première session du Comité consultatif de la deuxième phase du Fonds d’appui à la création d’entreprises par les jeunes (FACEJ II), dotée d’un budget de 12,3 milliards de FCFA pour la période 2024-2027. Cette nouvelle phase cible huit régions – Kita, Sikasso, Bougouni, Koutiala, Mopti, San, Dioïla et Tombouctou – et ambitionne de financer 1 500 entreprises, avec un accent sur les start-ups, les entreprises en croissance et les initiatives à impact environnemental positif. Pour 2025, 665 entreprises devraient bénéficier d’un soutien, réparties entre création, développement et projets verts. « Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, place la jeunesse au cœur des priorités nationales. L’amélioration du système éducatif et la promotion de l’emploi des jeunes sont des axes majeurs de notre gouvernement », a déclaré Mme Sall Seck, soulignant que le FACEJ II s’inscrit dans les recommandations des Assises nationales de la Refondation. Elle a ajouté : « Une Stratégie nationale de l’entrepreneuriat a été élaborée pour structurer cet écosystème et accompagner les ambitions des jeunes. » Forte du succès de la première phase, qui a financé 1 822 entreprises – dont 38 % portées par des femmes – et créé plus de 6 400 emplois directs, cette deuxième étape introduit des innovations comme une attention accrue aux femmes entrepreneures, y compris celles du secteur informel, et l’intégration des technologies vertes. Mme la ministre a également salué le soutien des partenaires internationaux : « Je remercie les ambassades royales du Danemark et des Pays-Bas pour leur engagement indéfectible. Leur appui contribue à autonomiser nos jeunes, hommes et femmes, dans la réalisation de leurs projets. » Elle a, toutefois, rappelé les principes guidant la coopération avec le Mali : « Nous restons ouverts à toute collaboration respectant notre souveraineté, nos choix stratégiques et les intérêts de notre peuple. » Le FACEJ II se positionne ainsi comme un levier pour renforcer l’autonomisation des jeunes à travers des entreprises durables, notamment dans l’économie verte, consolidant l’élan entrepreneurial au Mali. OS/MD (AMAP)

La BOAD soutient la campagne cotonnière 2024-2025 au Mali par un prêt de 15 milliards de francs CFA

Bamako, 1er avr (AMAP) La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé un prêt de 15 milliards de francs CFA au profit de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) pour la campagne cotonnière 2024-2025 au Mali, a appris, mardi, l’AMAP dans un communiqué de l’institution sous régionale de financement du developpement. « Cette opération vise à financer la collecte et l’égrenage d’environ 600 000 tonnes de coton graine, contribuant ainsi à préserver les moyens de subsistance de plus de 4 millions de personnes et à générer 1 500 emplois permanents et 3 000 emplois saisonniers », précisé la même source. Réunie fin mars à Dakar sous la présidence de Serge Ekué, la BOAD a, également, approuvé 15 nouvelles opérations d’un montant total de 391,923 milliards de francs CFA, destinées à soutenir des projets d’infrastructures et les économies de ses pays membres. Parmi ces financements, un prêt de 15 milliards de francs CFA a été octroyé à la société Atlantic Cocoa Corporation Côte d’Ivoire SA pour l’acquisition de 30 000 tonnes de fèves de cacao dans le cadre de la campagne cacao 2024-2025, sécurisant les moyens de subsistance de 6 millions de personnes et consolidant 1 500 emplois. D’autres projets incluent un prêt de 20 milliards de francs CFA pour moderniser le système de communication des forces de sécurité intérieure au Burkina Faso, couvrant 32 localités et générant 200 emplois, ainsi qu’un prêt de 30 milliards de francs CFA à Air Côte d’Ivoire pour l’achat de deux avions, ouvrant la voie à des vols long-courriers et à la création de plus de 2 160 emplois. Au Bénin, 30 milliards de francs CFA financeront l’aménagement de la route Ouidah-Hillacondji (58,5 km), avec à la clé plus de 1 550 emplois. Depuis 1976, les engagements de la BOAD s’élèvent désormais à 9 480,5 milliards de francs CFA, consolidant son rôle dans le développement des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui sont le Bénin, la Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. OS/MD (AMAP)

Mali-Guinée : Interdiction de transhumance à partir du 15 avril

Bamako, 1er avr (AMAP) Le gouverneur de Kankan, le colonel Moussa Condé, a instruit aux préfets de sa juridiction, de prendre les dispositions nécessaires pour faire partir les animaux maliens du territoire guinéen, a appris l’AMAP dans une lettre en date du 28 mars 2025 et signée du colonel Condé. « Tous les animaux surtout Zébus maliens doivent quitter d’ici mardi, le 15 avril 2025, délai de risquer », indique la lettre adressée aux préfets de Kankan, Kouroussa, Kérouané, Mandiana et Siguiri. Et de poursuivre : « en cas de récidive, le coupable s’exposera à des sanctions plus sévères ». Dans le cadre des clauses de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Guinée et le Mali ont ratifé un protocole Inter-état pour réglementer la transhumance. « Ce protocole est mis en cause compte tenu des difficultés rencontrées de part et d’autre », affirme le colonel Moussa Condé. En conséquence, le gouverneur de Kankan instruit aux Préfets « de l’interdiction formelle de toutes opérations de transhumance jusqu’à nouvel ordre ». OS/MD (AMAP) .

La Confédération des États du Sahel instaure une taxe de 0,5% sur les importations pour financer son intégration régionale

Bamako, 30 mar (AMAP) Le Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a adopté le 28 mars une mesure instaurant un Prélèvement confédéral (PC-AES) de 0,5% sur la valeur en douane des marchandises importées de pays tiers, selon une copie de la décision parvenue à l’AMAP. L’objectif principal « est de mobiliser des ressources durables pour financer les projets d’intégration régionale, le fonctionnement des institutions et les initiatives de solidarité entre États membres. » La décision du 28 mars 2025 du Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) instituant ce prélèvement, indique que cette taxe, entrée en vigueur dès sa signature, s’applique aux importations hors AES, selon les règles du GATT. Cependant, elle exempte plusieurs catégories, notamment « les produits originaires de la Confédération, les aides humanitaires, les hydrocarbures tiers ou encore les effets personnels des voyageurs. » Les fonds collectés seront versés dans un compte spécial, géré sous la supervision des ministres des Finances et dédiés « en priorité à des projets structurants (infrastructures, sécurité, développement), à la Banque confédérale d’Investissement et aux dépenses opérationnelles », selon la décision du Collège des chefs d’État. Concrètement, « les douanes nationales assureront la liquidation et le recouvrement du prélèvement, avec un reversement mensuel sous 15 jours. Un audit annuel par un cabinet indépendant garantira la transparence de la gestion. » Cette décision est présentée comme pouvant renforce « l’autonomie financière de l’AES, marquant une étape décisive dans la coopération sahélienne, bien que les importateurs devront ajuster leurs coûts à cette nouvelle charge. » OS/MD (AMAP)  

Le président du Faso remet 900 engins pour bitumer 5 000 km de route par an

Bamako, 28 mar (AMAP) Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé jeudi matin à la remise d’un premier lot de plus de 900 engins dans le cadre de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, visant à révolutionner les infrastructures routières du Burkina Faso, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB). Ce lot, comprenant des pick-up 4×4, bulldozers, pelles hydrauliques, niveleuses, camions bennes, bétonnières et autres engins, représente la première phase d’un investissement de 200 milliards de Fcfa. Selon le chef de l’État, « l’objectif est de bitumer entre 3 000 et 5 000 km de routes par an pour désenclaver les villes et les campagnes, soutenir les forces combattantes dans la reconquête du territoire et faciliter les activités des producteurs, transporteurs et commerçants. » « Si de petits pays sans ressources bitument leurs routes, il n’y a pas de raison que le Burkina Faso n’y arrive pas », a déclaré le capitaine Traoré qui a inspecté les machines. Le matériel a été confié au commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, coordonnateur national de l’initiative qui a reçu des consignes strictes « pour une mise en œuvre rapide et rigoureuse des travaux », dont le lancement marque la prochaine étape. Lancée en octobre 2024 et rattachée au Bureau national des grands projets, l’Initiative Faso Mêbo ambitionne de transformer le réseau routier et de promouvoir un urbanisme durable au Burkina Faso. OS/MD (AMAP)

Mali : nouveaux prix plafonds des produits pétroliers applicables dès le 26 mars 2025

Bamako, 26 mar (AMAP) De nouveaux prix indicatifs plafonds à la pompe des produits pétroliers, qui entreront en vigueur à partir du mercredi 26 mars 2025, à zéro heure, ont été publiés, mardi, par le secrétariat permanent de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances, indique une source officielle. Selon un communiqué signé par Modibo Gouro Diall, Président directeur général de l’Office malien des produits petroliers (OMAP) et Secrétaire permanent de la commission, parvenu à l’AMAP, ces tarifs, basés sur les prix fournisseurs du mois de mars 2025, fixent le supercarburant sans plomb à 775 Fcfa par litre, le gasoil et le Distillat Diesel Oil (DDO) à 725 Fcfa par litre et le fuel-oil 180 à 600 Fcfa par litre. Les prix du pétrole lampant et du Jet A1 restent, quant à eux, libres. Concernant le gaz butane, le prix non subventionné du kilogramme demeure inchangé à 1 179 Fcfa. Ainsi, la bouteille de 2,75 kg est vendue à 3 245 Fcfa, et celle de 6 kg à 7 075 Fcfa. Ces nouveaux tarifs, applicables dès minuit dans la nuit du 25 au 26 mars 2025, ont été communiqués pour une large diffusion et aux opérateurs pétroliers, qui sont invités à prendre les dispositions nécessaires. OS/MD (AMAP)

Production du premier bidon d’huile du Complexe agro-alimentaire de Kalassa (Siby)

Bamako, 25 mar (AMAP) Le Complexe agro-alimentaire de Kalassa, dans la Commune de Siby, a produit le week-end dernier son premier bidon d’huile d’arachide, un mois après l’inauguration de l’usine par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou SALL SECK, le jeudi 20 février 2025. Dans un communiqué, la Cellule de communication du ministère indique qu’«outre une Unité de transformation d’arachide en huile, ce complexe comprend également un parc animalier et une aire d’abattage. » Ces nouvelles infrastructures sont réalisées par la Fondation allemande Klaüs Tschira. « Cet engagement de nos amis allemands s’inscrit en parfaite cohérence de la vision de Son Excellence le général d’Armée, Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, qui a instruit le Gouvernement de toujours placer les besoins des populations au cœur des décisions », a rappelé Mme la Ministre, lors de l’inauguration du Complexe. Selon le Coordinateur national du Centre agro-alimentaire à Siby (CAAS), M. Salaha Baby, « le CAAS vise l’autosuffisance alimentaire et l’autonomisation des femmes. » Ce centre intervient dans le domaine de la formation et du secteur agroalimentaire. MD (AMAP)

Vente promotionnelle de bovins pour la fete du Ramadan : Plus de 4 000 têtes sur le marché

Bamako, 25 mar (AMAP) L’objectif de la 17è édition de l’opération des ventes promotionnelles de bovins à l’occasion de la fête de Ramadan, est de mettre sur le marché près de 4 180 têtes dont 2 000 dans le District de Bamako, a appris lundi, l’AMAP, lors du lancement de l’opération, le même jour, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba  sur le terrain Shaba de Lafiabougou en commune IV du District de Bamako Les animaux sont classés suivant trois fourchettes de prix qui varient de 200.000 Fcfa à 350 000 Fcfa pendant cette opération qu’organise, du 20 au 28 mars prochain, le département en charge de l’élevage dénommée « Opération Ramadan » se déroulera à Bamako et dans les capitales régionales. Pour cette édition, placée sous le thème « Accès inclusif à la viande bovine pour la fête de Ramadan », les animaux viennent des périmètres pastoraux et des zones pastorales des régions de Nioro (Nioro, Diéma), de Ségou (Niono, Sokolo, Diabaly) et de Nara. L’opération des ventes promotionnelles de bovins se présente comme un véritable levier de la solidarité intercommunautaire qui permet d’assurer l’approvisionnement des populations des grands centres de consommation en animaux de boucherie à des prix abordables, et d’améliorer les revenus des organisations d’éleveurs et d’agro-éleveurs. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, l’organisation des ventes promotionnelles d’animaux de boucherie traduit aussi l’engagement de notre gouvernement à fédérer les ressources et les synergies afin de promouvoir les filières de productions animales et de répondre aux besoins de consommation des populations en produits animaux. À ce titre, il a remercié les groupements et organisations d’éleveurs et d’agro éleveurs qui, encore cette année, ont sacrifié à la tradition en accompagnant le gouvernement dans cette opération malgré le contexte assez difficile. L’organisation des ventes promotionnelles des bovins, dénommée « Opération Ramadan », consiste à mettre les producteurs en relation directe avec les consommateurs avec des avantages comparatifs comme l’approvisionnement en animaux dans un rapport qualité/prix très avantageux. Et l’acquisition par les populations de bovins de bonne qualité bouchère et à un coût relativement conforme à leur pouvoir d’achat, la régulation du prix des animaux dans l’offre globale en bétail, la garantie des revenus des pasteurs et des agro-pasteurs et la sécurité des opérations de ventes. MS/MD (AMAP)

Gao : la pénurie du carburant persiste

Par Abdourhamane TOURE Gao, 22 mar (AMAP) Dans la Cité des Askia, Gao, dans le Nord du Mali, le baril de 200 litres d’essence, en provenance de l’Algérie coûte à 280 000 voire 300 000 Fcfa dans les garages des arabes et le litre est vendu entre 1 600 et 2000 Fcfa dans les bouteilles chez les petits revendeurs. Il est de notoriété publique que la Région de Gao est approvisionnée en carburant par les deux pays voisins (l’Algérie et le Niger). Et le commerce de ce liquide précieux en provenance de l’Algérie et du Niger reste toujours dans l’informel. Malgré son importation illégale par les commerçants, son prix reste toujours inaccessible pour les clients alors que courant 2015 et 2016, il a été vendu à 400 Fcfa le litre dans toutes les stations d’essence à Gao. Chaque année, à l’approche de mois béni de Ramadan, le prix des denrées alimentaires, en particulier le carburant, prend l’ascenseur sur le marché de Gao. Cette situation est devenue une habitude chez les commerçants de Gao. Naturellement, le carburant semble être le produit dont la hausse du prix tire automatiquement vers le haut celui de tous les autres sur le marché. Le correspondant de l’AMAP, a pu noter qu’actuellement, dans la ville de Gao, la station d’essence de la société Néma et frère (SONEF) est la seule qui vend le litre d’essence à la pompe à 850 Fcfa. Son responsable de Gao, Ibrahim Moussa, a déclaré que la société dispose à la pompe d’un ancien stock de carburant qu’elle continue à vendre à 850 Fcfa le litre. Selon lui, la quantité disponible ne pourra pas tenir longtemps parce que la demande est forte. « Malgré la crise de l’essence dans la ville, notre société continuera à céder le litre de l’essence à 850 Fcfa aux populations de Gao », a-t-il promis. Pour lui, si les autorités veulent que le prix du carburant à la pompe reste stable, ils doivent interdire la sortie de l’essence de la ville de Gao. Dans les jours à venir, si la mesure d’interdiction de sortie du liquide précieux n’est pas appliquée, la pénurie d’essence sera pire et le litre d’essence à la pompe pourra atteindre 3 000 Fcfa. Selon le responsable de la station d’essence de la SONEF, si le baril d’essence de 200 litres se vend à Gao à 350 000 Fcfa, la même quantité est revendue à une trentaine de kilomètres de la ville à 500 000 Fcfa. Abdoul Wahab, rencontré à la station d’essence de la SONEF, tenant les guidons de son engin à deux roues, comme beaucoup d’autres clients en file indienne, sous un soleil ardent, est à la recherche du carburant. Il dit être venu acheter de l’essence ici parce que c’est moins cher par rapport à d’autres points de vente où le litre d’essence est cédé à 1 500 voire 2 000 Fcfa. PENURIE ET INSECURITE – Abass Maiga dit Saramaya est un revendeur-détaillant de carburant, en face de l’Assemblée régionale de Gao. Il affirme avoir acheté le baril de 200 litres d’essence à 280 000 Fcfa pour vendre au détail dans les bouteilles, à raison de 1 500 Fcfa. « Souvent, le baril ne vaut pas 200 litres », se plaint-il. Il explique la pénurie de carburant par l’insécurité. « Parce que, souvent, les terroristes interceptent les chauffeurs de camions-citernes, les tuent et brûlent les leur véhicule. » Le revendeur détaillant estime que la seule solution pour l’approvisionnement de la ville de Gao en carburant, est de libérer l’axe Gao-Sévaré et Gao-Niger. Le directeur régional de la Société des télécommunications du Mali à Gao, Issa Dembélé, pense que la flambée du prix du carburant est due aux conditions (insécurité) de ravitaillement de la région. Aguissa Touré, un agent du gouvernorat de Gao soutient que, chaque année, à la veille du mois de Ramadan, le prix du carburant à la pompe, comme au dépôt, augmente sur le marché de Gao. Le président du Conseil communal de Gao, Aguissa Cissé, rappelle que chaque année à la même période, le prix du carburant prend l’ascenseur. « C’est pourquoi, nous avons décidé de trouver, à l’amiable, un point d’accord avec les vendeurs de carburant », a-t-il dit. Selon le président des jeunes dans la commune, il s’agit de vendre le litre d’essence à la pompe à 1000 Fcfa quelques soient les difficultés. « Cette année, le même phénomène s’est répété mais la hausse du prix du carburant a été signalé depuis l’Algérie. C’est pourquoi le baril de 200 litres d’essence coûte à Gao 340 000 Fcfa »,  a révélé  M. Cissé. « Nous continuons à négocier avec les commerçants arabes qui approvisionnent la ville en carburant et les revendeurs pour que le prix du litre ne dépasse pas 1 500 Fcfa », a dit le président du Conseil communal de Gao. Le président de la société civile de Gao, Soumaïla Soumaré, explique que les commerçants doivent respecter les règles du négoce. Pour lui, « c’est inadmissible que le prix du carburant monte, à chaque approche du mois de carême alors que le prix d’achat a beaucoup diminué, suite à l’arrêt des activités de certaines organisations non gouvernementales dans la région », Et d’annoncer : « Avec l’ensemble des forces vives de la région, des dispositions sont en cours pour rabaisser le prix du carburant. ». Le directeur régional du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, Mansa Coulibaly, a dit que toute la chaine de ravitaillement et de vente du carburant sur les deux axes Niger-Gao et Algérie-Gao est dans l’informel. Selon lui, tous ceux qui vendent du carburant dans les barils, au niveau des dépôts (garage) et dans les bouteilles « sont appelés dans notre jargon des délinquants. » La vente du carburant dans les bouteilles est illégale, soutient M. Coulibaly qui précise que le carburant doit être vendu à la pompe (la station d’essence) et cette vente, elle-même, obéit à des normes. « En effet, la flambée de prix du carburant est dû au fait que le pays voisin, le Niger, qui ravitaille la région de Gao,