Kangaba : rencontre communautaire dans les communes frontalières
Kangaba, 14 avril (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné par des chefs de services techniques s’est rendu, vendredi 11 avril 2025, respectivement à Keniegoué, chef-lieu de la Commune rurale de Kaniogo et à Banankoro, chef-lieu de laCcommune rurale de Nouga, pour rencontrer les communautés en vue de prendre des dispositions pour accueillir les transhumants maliens en provenance de la Guinée. Un communiqué interministériel du gouvernement de la Guinée a annoncé l’interdiction formelle de la transhumance transfrontalière sur toute l’étendue du territoire guinéen pour la période allant du 1er janvier 2025 au 1er mars 2026. Une autre lettre signée le 28 mars 2025 par le gouverneur de la Région de Kankan (Guinée), en prélude au retour des transhumants maliens avant le 15 avril 2025, a été adressée au gouverneur de la région de Koulikoro, au Mali. Le préfet Dao agit après s’être vu répercuter cette lettre du gouverneur de Kankan, par le gouverneur de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo a répercuté sur le préfet du cercle de Kangaba l’invitant « en rapport avec les services techniques, à prendre les dispositions idoines pour un bon accueil et une bonne gestion des transhumants maliens à leur retour », Il a, effectivement, engagé « les communautés des localités frontalières à ne rien ménager pour réserver un bon accueil à leurs compatriotes en provenance de la Guinée. » Il a demandé aux légitimités traditionnelles de leur réserver des pâturages le long de leur passage. Toujours pour atténuer les souffrances des transhumants maliens, le préfet de Kangaba a, dans des correspondances, demander à ses homologues de Mandiana et Siguiri, en Guinée, de sensibiliser les populations frontalières guinéennes à réserver un bon traitement aux transhumants maliens dans leurs manœuvres de retour dans leur pays. Le préfet Dao, aux nombreuses questions qui lui ont été posées, par rapport à l’existence d’un protocole d’accord réglementant la transhumance Inter-Etats entre les deux pays, a dit que la lettre du gouverneur de Kankan invite les transhumants maliens à quitter le sol guinéen sans aucune précision. « C’est en respect de la souveraineté de la Guinée que nous invitons nos transhumants à respecter le contenu de cette lettre » a-t-il ajouté. Cela signifie en claire que tous les transhumants maliens se trouvant sur le territoire guinéen doivent quitter avant le 15 de ce mois. SD/MD (AMAP)
Kangaba: La société Bagama Mining ne respecte pas l’interdiction d’activités sur son site (Mission de contrôle du préfet sur le site aurifère)
Kangaba, 14 avril (AMAP) Une mission de contrôle conduite par le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a constaté, lundi, que l’interdiction de toute activité aurifère sur le site d’orpaillage du permis de la société Bagama Mining, n’est pas respectée. Cette interdiction est portée par une décision, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, sur le site de la société Bagama Mining qui a fait 12 victimes et également par une lettre confidentielle signe aussi par le préfet et adressée aux maires des communes concernées. Le préfet en compagnie des responsables des services techniques de l’assainissement, des eaux et forêts, de la Brigade de gendarmerie, de la Police et de la Garde nationale ont noté sur le site en question que « si des travaux de restauration ont débuté, force est de constater que les travaux d’exploitation d’or se poursuivent et s’intensifient. » Pour preuve, plusieurs pelleteuses sont alignées devant les fausses et excavations. Un grand groupe électrogène est également en marche non loin. A part quelques éléments de la Société de gardiennage et de surveillance du Mali (SOGESBA), tous les autres travailleurs ont quitté les lieux. Le préfet du Cercle de Kangaba a fustigé l’attitude des responsables de Bagama Mining qui « doivent jouer leur rôle et responsabilité dans cette affaire. » En matière de couloirs d’orpaillage, le préfet a invité les responsables de Bagama Mining « au respect des textes en vigueur. » « Ceux qui sont présentement sur leur permis travaillent dans l’illégalité totale », a précisé le préfet. « En cas d’accident, la société minière sera tenue pour responsable », a-t-il ajouté. Avant de quitter le site, Abou Dao a demandé « aux hautes autorités de l’Etat plus de moyens pour les forces de l’ordre dans le Cercle de Kangaba pour permettre le retrait de tous les engins lourds d’une part et arrêter les travaux clandestins d’autre part. » Pour rappel, la lettre Confidentielle no2025-31 /PCK-C demande aux maires « de veiller au retrait immédiat des sites d’orpaillage, des pelleteuses, bulldozers et Caterpillar pour préserver les vies humaines et l’environnement et prévenir les éventuels conflits d’intérêt. » SD/MD (AMAP)
Un regroupement d’associations exige des mesures contre la hausse illégale du prix du carburant à Gao (Communiqué)
Bamako, 12 avr (AMAP) La Fédération des organisations de la résistance civile de Gao (FORC-G) dénonce la hausse récurrente du prix du carburant dans le Cercle de Gao (Nord) et appelle les autorités à agir rapidement pour rétablir l’ordre, selon un communiqué publié le 11 avril 2025. La FORC-G exige l’application stricte du prix officiel de l’essence, fixé à 775 FCFA le litre par le ministère de l’Économie et des Finances le 25 mars 2025, et demande une harmonisation des prix avec les régions du sud. « Si aucune action n’est entreprise dans un bref délai, la FORC-G se verra obligée de prendre ses responsabilités », a averti son président dans le communiqué. Lors d’une réunion le 15 mars 2025 avec le Conseil communal de la jeunesse, la Coordination des organisations et organisations féminines (CAFO) locale, la Société civile et l’Sssociation des revendeurs de carburant, la FORC-G a recensé plusieurs irrégularités. « Des taxes non officielles sont prélevées à l’entrée et à l’intérieur de la ville par des agents de sécurité », a révélé le président de la FORC-G, Ibrahim Touré. Il a, également, pointé du doigt « l’absence de documents administratifs interdisant la sortie du carburant vers d’autres destinations, facilitant ainsi les spéculations. » À Ménaka, dans le Nord du Mali, la situation est encore plus alarmante. Vendedi, le litre d’essence a atteint 5 000 Fcfa, contre 2 000 Fcfa avant la crise actuelle, selon Abdoulaye Traoré, résident de la ville, contacté par l’AMAP. Cette flambée, aggravée par des blocus imposés par des groupes armés et une perturbation des importations depuis l’Algérie, principal fournisseur, s’accompagne d’un opportunisme de certains commerçants qui exploitent les rumeurs pour gonfler les prix. OS/MD (AMAP)
Nouveau délai pour l’interdiction de la transhumance des animaux maliens en Guinée
Bamako, 12 avr (AMAP) La date de l’interdiction de la transhumance des animaux maliens vers la Guinée a été prorogée au 02 mai 2025, initialement fixée au 1er mars 2026, après une rencontre entre autorités maliennes et guinéennes, annonce, vendredi, le ministre malien de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans un communique. Cette décision, qui fait suite à une mission conduite par M. Ba à Conakry, du 6 au 8 avril 2025, à l’invitation de son homologue guinéen, est destinée à permettre un retour coordonné et apaisé des éleveurs maliens de Guinée. Les discussions ont porté sur la gestion de l’interdiction de la transhumance transfrontalière, décrétée par la Guinée le 23 janvier 2025, « en raison des conflits récurrents entre agriculteurs guinéens et éleveurs maliens, exacerbés par une mauvaise gestion des ressources naturelles et un manque d’espaces pastoraux. » Pour anticiper la mesure, le ministère malien a organisé, du 3 au 6 mars 2025, une campagne de sensibilisation dans les régions de Koulikoro, Kita et Bougouni, frontalières avec la Guinée, « visant à promouvoir une transhumance paisible à l’intérieur du Mali. » Une rencontre est prévue à Bamako, avant fin avril 2025, pour réviser le protocole d’accord sur la transhumance entre les deux pays. Le ministre appelle ses compatriotes éleveurs maliens « au respect strict de la date limite du 2 mai 2025 et à l’apaisement. » Il assure que « des mesures, comme l’aménagement de périmètres pastoraux et la distribution d’aliments pour bétail, sont en cours pour accompagner les transhumants. » Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande, Mouhamadou Doucouré faisait partie de cette mission. Joint par l’AMAP, il confirme que les raisons de cette mesure d’interdiction par la Guinée sont liées aux conflicts entre les agriculteurs et les éleveurs. « Il va falloir vraiment réfléchir beaucoup sur le protocole d’accord’’, souligne M. Doucouré. Il indique aussi que « les Guinéens disent que les estimations qui rentrent en Guinée, sont souvent le triple’’. Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande assure que des dispositions sont en cours pour minimiser les conséquences de cette décision sur les animaux maliens. Parmi celles-ci l’aménagement d’espaces pastoraux le long de la frontière Mali-Guinée. « Sur le retour des animaux, il est prévu de faire au moins 20 forages autour des frontières Mali-Guinée pour faciliter l’abreuvement des animaux’’ a précisé Mouhamadou Doucouré. « Et les dispositions sont en cours aussi, afin de les accompagner en termes d’aliments bétail, pour minimiser les conséquences’’ a-t-il conclu. Il faut préciser que l’interdiction ne concerne pas que les éleveurs maliens installés définitivement en Guinée. OS/MD (AMAP)
Kangaba: Recueil des attentes, besoins et préoccupations de la population par une mission du CESEC
Kangaba, 11 avril (AMAP) Une mission du Conseil économique social environnemental et culturel (CESEC) a rencontrer, jeudi, à Kangaba, les forces vives du Cercle afin de recueillir les attentes, besoins et préoccupations de la société civile et avec élaborer le recueil annuel au titre de l’exercice de l’année 2025, a constaté l’AMAP. La mission conduite par le conseiller national de l’Institution, Cheick Oumar Diouane Maiga. a tenu sa rencontre dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba. C’était en présence du préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, qui a fait savoir que cet exercice se déroule chaque année. Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a rappelé que l’article 165 de la nouvelle Constitution de 22 juillet 2023, stipule que « le CESEC collecte annuellement les besoins, les attentes et les problèmes de la société civile et rédige un rapport avec des orientations et des propositions. Ce rapport est ensuite adressé au président de la République, au Premier ministre et aux présidents des deux (02) chambres du Parlement », a rappelé le préfet Abou Dao. Après cette mise au point du préfet, les participants, comme à l’accoutumée, ont procédé à la lecture des données recueillies l’année dernière, secteur par secteur. Ce qui a permis aux participants d’ajouter de nouveaux problèmes pertinents et supprimer ceux qui ont trouvé des solutions. Au nombre des nouveaux problèmes, on peut citer la restauration des anciens sites d’orpaillage, le non-respect des lois régissant la transhumance, l’insuffisance d’ouvrage d’assainissement notamment, les dépôts d’ordures de transit et final, l’inexistence des comités villageois de feu, la caducité du réseau d’addiction d’eau de Kangaba. Il y a, également, le non-respect des textes législatifs et réglementaires régissant les mines, le manque de spécialistes gynécologie, traumatologie, pédiatrie, ophtalmologie, dermatologie, endocrinologie et scanner entre autres. Certaines préoccupations recensées l’année dernière ont trouvé solution : à savoir le commissariat de police, la protection civile et les camps militaires qui sont désormais opérationnels. A cela s’ajoute l’ouverture de quelques écoles professionnelles, la présence d’ONG pour les actions de sensibilisation dans la lutte contre les maladies sexuellement transmissible. Le chef de la délégation du CESCE a remercié les participants pour la réussite de la mission. Il a émis le vœu que plusieurs des problèmes du Cercle de Kangaba trouvent des solutions au cours de l’année 2025. SD/ST/MD (AMAP)
Ménaka : le litre d’essence s’envole à 5 000 FCFA dans une ambiance de tensions et de spéculations
Ménaka, 11 avr (AMAP) Le litre d’essence atteint désormais 5 000 Fcfa, contre 2 000 Fcfa avant la crise actuelle à Ménaka, dans le Nord du Mali, a confirmé Abdoulaye Traoré, sociologue, résident de la ville que l’AMAP a joint. Cette flambée des prix, exacerbée par la situation sécuritaire, trouve ses racines dans les blocus imposés par des groupes armés hostiles à l’approvisionnement en carburant de l’armée. À cela s’ajoute une perturbation des importations depuis l’Algérie, principal fournisseur d’hydrocarbures de la région. M. Traoré dénonce également l’opportunisme de certains commerçants, qui profitent des rumeurs pour gonfler les prix. « La situation peut changer du jour au lendemain », estime-t-il, soulignant l’instabilité du marché local. Les habitants appellent à une intervention des autorités, qui n’ont pour l’heure annoncé aucune mesure. OS/MD (AMAP)
Bafoulabé : Les acteurs locaux ont rencontré la mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel
Bafoulabé, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel, conduite par Abdoulaye Coulibaly a réuni les acteurs locaux de Bafoulabé, ce vendredi, 11 avril 2025, dans le cadre de l’élaboration du recueil annuel 2025, des attentes, des besoins et des problèmes de la population. Cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, a été présidée par l’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré. Le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a salué la mission du CESEC pour la persévérance dans les missions d’élaboration du recueil. Il a exprimé sa reconnaissance au chef de mission du Conseil pour avoir porté le choix sur sa commune pour abriter un tel événement. Le chef de mission, Abdoulaye Coulibaly, a expliqué les prérogatives du CESEC dont celle qui consiste à recueillir les attentes, les besoins et les problèmes des populations afin d’en élaborer un rapport qui sera transmis aux autorités. Il a souligné que l’ensemble des documents sera finalisé à la prochaine session de l’Institution et que d’autres efforts seront faits au bonheur des populations. L’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré, a souhaité la bienvenue à la mission au nom du préfet du Cercle de Bafoulabé. Il a rappelé que les autorités seront informées des préoccupations des braves populations à l’issue de cette mission à travers un rapport que le Conseil rédige assorti des orientations et des propositions. Au terme des échanges, certaines préoccupations ont été jugées satisfaisantes mais beaucoup d’autres restent à faire. Le premier adjoint au préfet a ajouté que la solution aux problèmes posés prendra certes du temps dans une situation normale, mais qu’elle se fera, car il y va de l’avenir de notre pays. BM/MD (AMAP)
Le Conseil économique, social, environnemental et culturel recueille les besoins 2025 de la Région de Ségou
Ségou, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduite par Mme Keïta Estelle Florence Zomahoun a tenu une rencontre ce vendredi consacrée au recueil annuel 2025 des attentes, des besoins et des problèmes de la population de Ségou,, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP. La rencontre d’une journée, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly. Dans son intervention Mme Keïta a rappelé que les dispositions de l’article 165 de la constitution assignent au CESEC la mission de collecte et de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations, à l’adresse du président de la République, du Premier ministre et des présidents des deux chambres du Parlement. Elle a en, outre, souligné que des missions sont présentement sur toute l’étendue du territoire pour le même exercice dont les rapports seront remis au Président de la République, au Premier ministre et aux deux chambres du Parlement conformément aux dispositions constitutionnelles. A sa suite, Aboubacrine Ag Mohamed Aly a précisé que cet exercice intervient après une phase locale au niveau des cercles. Il a souligné que les problèmes évoqués dans le document « synthèse régionale de Ségou » sont réels. Et ce sont les mêmes besoins de l’année dernière qui sont ressortis. Il a salué la participation massive et la contribution de tous à l’exercice. Au cours de la rencontre les participants ont fait un tour d’horizon des attentes, besoins et problèmes de la région de Ségou dans divers secteurs : agriculture, maraichage, élevage, eau, énergie, industrie, mine, administration, sécurité, élevage, pêche, environnement, assainissement, artisanat, tourisme entre autres. En ce qui concerne l’énergie et l’eau, l’on note la faible connexion aux réseaux d’eau et d’électricité, l’insuffisance de points d’eau potable dans plusieurs localités, l’insuffisance d’éclairage public dans les villes, les délestages d’électricité et le tarif élevé de l’électricité et de l’eau. En termes de solutions proposées pour l’amélioration de ce secteur, il a été recommandé de doter les villes et les principales localités de la région d’eau potable, multiplier les forages et les bornes fontaines, renforcer le système d’éclairage public dans toutes les villes et les chefs-lieux de communes, régulariser la fourniture de l’électricité et de l’eau. En termes d’infrastructure et d’équipements, on note les difficultés d’accès de la rive gauche vers la rive droite au niveau du chef-lieu de Région à Ségou, le non-bitumage de certaines voies principales, l’insuffisance de la couverture téléphonique, télévisuelle radiophonique en bande FM ; l’insuffisance de petits barrages de retenue d’eau, la vétusté des bacs (Tamani- Falo, Macina – Ségou). Comme solutions, la Région de Ségou a proposé de construire un pont reliant les deux rives au niveau du chef-lieu de région à Ségou, bitumer les axes routiers Ségou-Fatine, Ségou-Belin, renforcer et étendre la couverture téléphonique, télévisuelle et radiophonique en bande FM à l’ensemble de la région, construire davantage de petits barrages de retenue d’eau partout où il y a le besoin, réhabiliter les bacs défectueux de la région. ADS/MD (AMAP)
Diéma : Destruction de deux tonnes de poulet impropre à la consommation par la Brigade mobile d’intervention
Diéma, 11 avr (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Diéma, (Ouest) a procédé, jeudi 10 avril 2025, à la saisie et à la destruction de près de deux tonnes de poulet de chair d’origine étrangère, impropre à la consommation mais conditionnée dans un conteneur frigorifique et destinée au marché de Diéma, a constaté l’AMAP sur place. La destruction de la cargaison s’est déroulée sur un site, près du village de Fangouné Bamanan, en présence des autorités et de représentants de la société civile. Le préfet de Diéma, Hamadou Yacouba Diallo, a ordonné l’incinération des produits et a salué l’opération. « Sans la vigilance de la BMI, cette opération n’aurait pas vu le jour. » Il a exhorté les commerçants et les populations à collaborer avec les services techniques pour éviter « un tableau sombre d’intoxications alimentaires ». Le chef de la BMI, le commandant Moussa Dabo, a rappelé l’arrêté interministériel n°0916-52 du 8 juillet 2009, interdisant l’importation de viande de volaille au Mali. « L’un des soucis majeurs des autorités de la Transition est la préservation de la santé des populations sur l’ensemble du territoire », a-t-il déclaré, sollicitant l’accompagnement de tous pour empêcher la consommation de produits prohibés. Le représentant du médecin-chef, Dr Badian Togola, a mis en garde contre les dangers de ces produits : « La consommation de ces aliments de conserve pourrait entraîner des maladies diarrhéiques graves. C’est un problème de santé publique auquel il urge de trouver des solutions immédiates. » Il a appelé à une mutualisation des efforts pour dénoncer ces pratiques. Alassane Sidibé, du secteur vétérinaire, a plaidé pour une sensibilisation accrue : « Il faut renforcer la sensibilisation à tous les niveaux pour mieux préserver la santé des communautés. » Il a rappelé les missions de son service, notamment le contrôle des produits d’origine animale, et a encouragé une collaboration renforcée avec les populations. Le président de l’Association des commerçants, Moussa Magassa, a félicité les services des douanes et a promis de sensibiliser ses collègues : « Je ferai un compte rendu fidèle pour une plus large compréhension sur l’infraction réprimée. » Il a invité les commerçants à respecter les textes en vigueur pour protéger la santé des populations. Enfin, le premier adjoint au maire, Abdoulaye Touré, a qualifié l’intervention de la BMI de salvatrice : « Cette opération a permis d’éviter une intoxication alimentaire de grande ampleur. » Il a appelé la BMI à intensifier ses contrôles et les citoyens à signaler tout produit suspect. OB/OS/MD (AMAP)
Le président de la Transition reçoit le nouveau vice-président de la BOAD, Abdoulaye Daffé
Bamako, le 10 avril (AMAP) Le chef de l’Etat, le général d’Armée a reçu en audience, jeudi après-midi, au palais de Koulouba, le nouveau vice-président de la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD), Abdoulaye Daffé, accompagné du ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, pour sa mise en route et des conseils. A sa sortie d’audience, après avoir exprimé toute sa gratitude pour le choix porté sur sa « modeste personne », Abdoulaye Daffé a qualifié sa nomination d’« honneur pour la Banque de développement du Mali (BDM-SA)’ dont il a été longtemps Directeur général mais, aussi, pour toute la communauté bancaire du Mali. Il a ajouté que le chef de l’Etat l’a « félicité et encouragé à aller dans le sens du progrès pour que la BDM-SA soit beaucoup plus présente au sein de cette institution ». « Qu’elle (BDM) soit présente dans sa vision, dans ses actes de tous les jours », a-t-il précisé. Il a indiqué avoir bénéficié « de conseils utiles, surtout de l’assurance, de l’accompagnement du président de la Transition, du ministre de l’Economie et des Finances et de l’ensemble du gouvernement pour que mener à bien sa tâche. » Assurer la vice-présidence de la BOAD signifie faire partie de la gouvernance de l’institution financière sous régionale. Et la gouvernance de l’institution ouest-africaine définira sa vision, son mode les périodes à venir, selon M. Daffé. « Il s’agira pour nous, faisant partie de cette structure, d’apporter notre contribution, naturellement en ayant à l’esprit ce qui est bien pour nous et pour l’établissement », a-t-il dit. Le vice-président de la BOAD, Abdoulaye Daffé, remplace Moustapha Ben Barka en fin de mandat. OD/MD (AMAP)

