Développement communautaire au Mali : le projet « Malidenko » voit le jour

Bamako, 28 avr (AMAP) Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a présidé, ce lundi, 28 avril 2025, la première session du comité d’orientation et de pilotage du Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali (Malidenko), dans la salle réunion du ministère de la Refondation de l’État. « Ce projet est conçu pour répondre aux besoins des communautés », a déclaré le ministre Wagué , ajoutant que le choix est porté sur la méthode 80-20 pour réduire les coûts liés à sa gestion. Cette méthode consiste à destiner les 80% du budget du projet aux populations bénéficiaires et les 20% aux coûts de gestion. C’est par le décret N°2025-0231/PM-RM du 04 avril 2025 que le Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali, appelé, « Malidenko » a été créé. Il a une durée d’exécution de quatre ans, un budget global de plus de 88 milliards, financé par l’État du Mali avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet est conçu pour améliorer les conditions de vie des individus et des communautés. Il cible principalement les zones nouvelles sécurisées dans le Nord du Mali (Tombouctou, Kidal, Taoudéni) et les zones à risques dans le Sud (Kayes, Nioro, Nara). « L’approche inclusive et participative adoptée par Malidenko constitue une rupture salutaire avec les méthodes directives qui ont souvent montré leurs limites », a encore dit le ministre en précisant que ce projet « est le nôtre », ce que traduit l’expression en Bamanan : « Mali denw ka ko de do ». Selon lui, c’est une initiative portée par son département qui « s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement en matière d’amélioration du cadre de vie des populations et qui cible les personnes les plus vulnérables. » « A travers la tenue de cette première session, les membres du comité de pilotage apporteront leur pierre à l’édifice du développement communautaire en statuant sur le Projet de plan de travail et de budget annuel (PTBA) et en formulant des recommandations. Ce document reflète, à la fois, la vision stratégique du projet et les besoins réels du terrain », a souligné le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Le ministre a remercié la Banque mondiale pour son appui constant et réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de ce projet un modèle de réussite. La quasi-totalité des membres et participants du comité d’orientation et de pilotage étaient présent dont le coordinateur du projet, Amadou Traoré. ST/MD (AMAP)

Centre de formation et champ solaire : La reconversion des femmes et des jeunes de Kéniéba en ligne de mire

Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a consacré une bonne partie de sa tournée dans le Cercle de Kéniéba à des visites de terrain pour s’imprégner des réalités locales. Ainsi, il s’est rendu au Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes et au « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo ». Ces deux structures contribuent à la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers la formation et l’insertion socio professionnelle des jeunes et des femmes. Situé dans le quartier de Ballabougou, le Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes a été créé, il y a plus de 10 ans. Cette structure est animée par la Coopérative des femmes du quartier de Ballabougou, depuis 3 ans. On y retrouve une salle de classe pouvant accueillir 29 à 60 apprenantes. Ici, les femmes apprennent à fabriquer du savon, du beurre et du miel sur la base de nos produits locaux (moringa, baobab, charbon…) Dans cette structure, les pensionnaires sont confrontés à des problèmes d’équipements et de toilettes. « Les femmes appuient les chefs de famille, en travaillant dans des conditions extrêmement dures. Dans les mines, certaines perdent leurs vies, comme ce fut le cas dans la Commune rurale de Dabia. Les dispositions prises par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, après cette tragédie permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. « Je suis venu voir comment on peut vous aider. Mettez l’accent sur la qualité de vos productions pour attirer les clients et les investisseurs », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré. Il a demandé aux femmes de ne pas mener des activités de teinture dans les familles et dans certains endroits à cause de leur impact négatif sur la santé et l’environnement. Le chef de l’exécutif régional a pu admirer quelques produits locaux de la coopérative Siguidia de Kéniéba que dirige Mme Fofana Djénéba Koné. On lisait la satisfaction sur le visage de ces braves femmes qui, par la voix de Mme Traoré Djénéba Kamiss oko, l’ont exprimé à leur hôte. Selon elles ont annoncé que seule la fermeture des mines peut les réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, comme la transformation des produits locaux. « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo » est le fruit du partenariat entre le Conseil régional de Kayes et la compagnie minière canadienne B2Gold. Ce centre, qui sera bientôt opérationnel, est doté de 5 ateliers, (électricité, mécanique auto, transformation, tamisage, restauration) pour la formation-adéquation-emploi. D’après son directeur, Moustapha Niasse, letablissement dispose de 6 hectares (ha) pour son extension. Ce centre de formation, comme l’atteste son nom malinké, est à l’actif de l’ex-Conseil de Cercle et du Conseil régional. Le président du Conseil régional Bandiougou Diawara faisait partie de la délégation du gouverneur. Le général de brigade Moussa Soumaré a achevé sa tournée par la visite du site du champ solaire à Yeremoundé, un hameau de culture du village de Sansanto, situé à 7km de la ville de Kéniéba. Couvrant une superficie de 2km2 soit 200 ha, des panneaux solaires y seront installés pour produire de l’électricité au profit des populations de Kéniéba et d’autres localités. Grâce à ce champ solaire, le problème d’électricité sera résolu dans ce cercle de la Région de Kayes. Ces centres de formation, tout comme le champ solaire, sont les bienvenus dans un cercle où l’exploitation des mines artisanales par les Chinois, bien que diversement appréciée par les populations, suscitent des inquiétudes liées aux conflits d’intérêts et du comportement de certaines personnes qui servent d’intermédiaires entre les villages et les Chinois. Des intermédiaires qui s’enrichiraient sur le dos des braves populations. D’après certains habitants, tout le monde (autorités et populations) trouve son compte dans l’exploitation de ces mines. Au terme de sa visite, le gouverneur a accordé une interview à la presse pour exprimer sa satisfaction et a invité les populations à respecter les nouveaux textes. BMS/MD (AMAP)

Mali : Contrôle strict des véhicules hors normes à Kouremalé pour préserver les routes nationales

Bamako, 24 avr (AMAP) Une mission conjointe des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Economie et des Finances, conduite par la ministre Madina Sissoko Dembélé, s’est rendue mercredi à Kouremalé, ville frontalière avec la Guinée, pour vérifier l’application de l’interdiction de circulation des véhicules gros porteurs hors normes et hors gabarit, en vigueur depuis le 1er avril 2025 indique un communiqué de Cellule Communication du ministère en charge des Transports. « Les avantages de cette interdiction sont considérables pour le Mali, tant pour le secteur des transports que pour l’économie nationale », a déclaré la ministre Madina Sissoko Dembélé lors d’une interview accordée à la presse à l’issue de la visite. Cette mesure, vise à préserver le patrimoine routier malien, dont l’entretien et la construction coûtent des milliards de Fcfa annuellement à l’État. La délégation, comprenant des membres du cabinet ministériel, le Directeur général des Transports, le Directeur général de la Douane, le Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) et le Directeur général adjoint des Routes, a constaté l’effectivité des contrôles. Des concertations avec les acteurs concernés se poursuivent pour résoudre les défis liés à l’application de la mesure. OS/MD (AMAP)  

Le ministre Mamou Daffé annonce des mesures pour soutenir les artisans à la 24e session de l’APCMM

Bamako, 24 avr (AMAP) « L’Année de la Culture marque un tournant pour le secteur (Artisanat), avec des initiatives comme l’Assurance volontaire pour la culture (AVOC), lancée hier (mercredi), qui garantit une couverture sociale aux artisans et acteurs culturels », a déclaré, jeudi, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, rapporte un communiqué du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Le ministre Daffé, qui présidait la 24e session ordinaire de l’APCMM, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de « l’Année de la Culture », décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Face aux défis énergétiques impactant les artisans, le ministre a annoncé la distribution de 300 kits solaires à des bénéficiaires sélectionnés selon des critères précis. « Ces kits solaires permettront d’atténuer les souffrances des artisans confrontés aux coupures d’électricité », a-t-il ajouté. Le président de l’APCMM, Mamadou Minkoro Traoré, a, quant à lui, insisté sur l’importance de cette session pour évaluer les actions passées et planifier le développement du secteur. « L’artisanat contribue à 24,5 % du Produit intérieur brut (PIB) malien, un apport crucial pour notre économie », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la tenue de la 5e édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), du 27 novembre au 7 décembre 2025, au Parc des expositions de Bamako, sous le thème « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». La ministre de l’Entrepreneuriat, Mme Oumou Sall Seck, a réaffirmé l’engagement de son département à soutenir l’artisanat, un secteur clé pour l’emploi. « Nos structures travaillent à renforcer ce secteur pourvoyeur d’opportunités », a-t-elle assuré. La session, en présence de la présidente de la délégation spéciale de la Commune II, Mme Aminata Dramane Traoré, et du représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, M. Aboubacar Tandia, s’est conclue par une visite du Centre de ressources pour l’artisanat de l’APCMM. OS/MD (AMAP)

Maroc: le Roi Mohammed VI lance les travaux de réalisation de la Ligne à Grande Vitesse Kénitra-Marrakech

Rabat, 25 avr (AMAP) Le Roi Mohammed VI a lancé, jeudi à Rabat, les travaux de réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech, d’une longueur d’environ 430 kilomètres, pour un coût global de près de 5 milliards d’euros (53 milliards de dirhams), rapporte Mahgreb Arab Press (AMAP). « Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech traduit la vision éclairée du Souverain en faveur de l’amélioration de l’offre ferroviaire nationale, et s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du Royaume, en matière de développement durable, notamment la promotion de solutions de mobilité collectives à faible empreinte carbone », indique la même source. Ce projet structurant fait partie d’un programme ambitieux mobilisant un investissement global de 96 milliards DH (près de 9 milliards d’euros/1 euro = 10,5 DH) qui porte également sur l’acquisition de 168 trains pour un montant de 29 milliards DH, destinés au renouvellement du parc existant de l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) et l’accompagnement des projets de développement, ainsi que le maintien de la performance pour 14 milliards DH, permettant notamment le développement de 3 réseaux de transport métropolitain au niveau des agglomérations de Casablanca, Rabat et Marrakech. Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech consiste en la création d’une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant les villes de Rabat, Casablanca et Marrakech, en desservant les aéroports de Rabat et Casablanca. Avec ce nouveau projet, les temps de parcours seront de 1h entre Tanger et Rabat, 1h40 entre Tanger et Casablanca et de 2h40 entre Tanger et Marrakech (gain de temps de plus de 2h). Le projet permettra aussi de relier Rabat à l’Aéroport International Mohammed V de Casablanca en 35 minutes en desservant le nouveau stade de Benslimane. Il est prévu également un service à grande vitesse entre Fès et Marrakech avec un temps de parcours de 3h40 (avec des trains à grande vitesse circulant sur la ligne classique de Fès jusqu’au nord de Kénitra avant de continuer sur la nouvelle ligne à grande vitesse jusqu’à Marrakech). Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech porte notamment sur la conception et la réalisation d’une ligne nouvelle entre Kénitra-Marrakech conçue pour une vitesse de 350 Km/h, des aménagements des zones terminales de Rabat, Casablanca et Marrakech (Travaux sur voies exploitées), des équipements ferroviaires, la construction des nouvelles gares Grande Vitesse, des gares de train de proximité et l’aménagement des gares existantes, outre la construction du Centre de maintenance pour l’entretien des rames à Marrakech. La réalisation de l’extension de la LGV Kénitra-Marrakech, permettra la libération de capacités sur le réseau classique qui en découle et ainsi le développement d’un important service de trains métropolitains de proximité (TMP) couvrant une partie des besoins en transport en commun pour les habitants des agglomérations de Rabat, Casablanca et Marrakech. Ce nouveau service de TMP constitue une véritable réponse aux enjeux de la mobilité urbaine au sein de ces trois aires métropolitaines et présente plusieurs atouts au niveau de la ponctualité, la qualité du service et la durabilité. En concomitance avec le lancement du projet de réalisation de la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Kénitra-Marrakech, l’ONCF lance un programme inédit d’acquisition de 168 nouveaux trains, visant à renforcer et rajeunir l’ensemble de la flotte matériel à voyageurs. Mobilisant un investissement de 29 milliards de DH, ce programme d’acquisition permettra de réaliser les gains de performances opérationnelles, de renforcer les services régionaux, et de répondre à l’augmentation du trafic attendu à l’horizon 2030. Concrètement, cette acquisition porte sur 18 trains à grande vitesse pour les projets d’extension, 40 trains pour les services de lignes, 60 trains navettes rapides (TNR) et 50 pour le réseau de transport en commun au niveau des 3 agglomérations. Avec le nouveau projet de modernisation, c’est tout le réseau ferroviaire marocain qui marque une réelle renaissance  concernant pas uniquement l’extension du réseau grande vitesse jusqu’à Marrakech mais également la modernisation, le renforcement et le rajeunissement de la flotte de trains ONCF, ainsi que la création d’un réseau de transport en commun sur rails et d’un nouvel écosystème industriel porteur. Cet important projet d’investissement et de modernisation du réseau ferroviaire a été mené en s’appuyant notamment sur l’expertise d’entreprises internationales de renom, dont le français Alstom pour le matériel roulant pour la Grande Vitesse, l’Espagnol CAF pour les trains inter-city (200 Km/h) ou encore le Sud-coréen Hyundai Rotem pour les trains métropolitains de proximité, avec des conditions de financement préférentielles. MD (AMAP)

Cinquième réunion de concertation public-privé à Bamako : des réformes pour l’approvisionnement et la stabilité économique

Bamako, 23 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, mercredi, la cinquième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé à la Primature, indique une source officielle. « Cette rencontre, axée sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations et les réformes économiques, a permis d’examiner des mesures concrètes pour renforcer l’approvisionnement en denrées de première nécessité et soutenir le secteur privé », precise un communiqué de la primature. « Depuis la création de ce cadre, nous avons priorisé la satisfaction des besoins fondamentaux à travers un plan d’action à court terme et pris en compte les préoccupations du secteur privé », a déclaré le Premier ministre Maïga. Il a salué la résilience des acteurs privés, soulignant leur rôle dans « la création de richesse, d’emplois et l’approvisionnement régulier du pays en denrées essentielles ». Au menu des discussions, quatorze réformes prioritaires proposées par le secteur privé ont été présentées. Parmi celles-ci figurent la suspension de la TVA sur l’importation de 100 000 tonnes de riz renouvelables pour pallier les effets des inondations, la sécurisation des récoltes et des circuits de commercialisation des céréales avant fin février 2025, ainsi qu’une réduction d’au moins 10 % des prix indicatifs du riz, de l’huile alimentaire, du tourteau de coton et du ciment. « Ces mesures visent à garantir un approvisionnement correct et à réduire les coûts pour les populations », a précisé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. La réunion a également abordé la lutte contre les tracasseries routières et l’amélioration de la fluidité des corridors d’approvisionnement tout au long de 2025, ainsi que l’accès à des intrants agricoles de qualité à l’approche de l’hivernage. « Nous exhortons le secteur privé à accompagner le gouvernement pour assurer la libre circulation des biens au sein de la Confédération des États de l’AES », a insisté le Premier ministre. Les participants ont examiné l’état d’avancement du plan d’action pour les besoins fondamentaux et la présentation d’un plan consolidé de réformes structurelles. « Ces concertations témoignent de l’intérêt grandissant pour une collaboration fructueuse entre les secteurs public et privé », a ajouté M. Maïga, appelant à maintenir cette dynamique pour une économie forte et inclusive. « Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées notables, notamment l’adoption de mesures à court terme et l’élaboration en cours d’un plan de réformes économiques ». Le Premier ministre a encouragé les membres du gouvernement à intensifier les concertations avec les organisations professionnelles et à rendre compte régulièrement de leurs progrès. OS/MD (AMAP)

Kangaba : Augmentation du prix de la viande

Kangaba, 23 avr (AMAP) Le prix de la viande avec a connu une légère augmentation sur les marchés du Cercle de Kangaba (Ouest), avec le kilogramme de la viande avec os qui passe de 2 500 à 3 000 Fcfa et celui de la viande sans os de 3 000 à 3 500 Fcfa. Ce changement est intervenu à la suite d’une demande du Collectif des bouchers du Cercle de Kangaba, adressé au préfet du cercle. Les bouchers avancent, comme motif de l’augmentation, plusieurs raisons dont la hausse imprévue du prix d’achat des bœufs et la logistique (transport), les contraignant à la hausse des prix. Une réunion, qui a regroupé, dans son bureau et sous sa présidence, le préfet du Cercle, M. Abou Dao, les maires, la société civile, les services techniques les représentants du Collectif des bouchers et les représentants des forces de l’ordre, a conclu à l’acceptation des doléances des bouchers. La réunion a été sanctionnée par plusieurs recommandations à l’endroit des bouchers et du service vétérinaire dont le respect strict des prix fixés, vendre la viande de qualité, ⁠abattre uniquement les animaux sur pied, l’interdiction formelle de tout abattage en dehors de l’aire dédié, le respect strict des poids et mesures, l’implication forte des maires et de la jeunesse pour le respect des recommandations « Tout contrevenant à ces recommandations s’exposera à des sanctions prévues par la loi », a décidé la rencontre SD/MD (AMAP)

Sikasso : Un incendie causé par la foudre détruit des balles de coton de la CMDT

Sikasso, 23 avr (AMAP) Un incendie déclenché par la foudre a ravagé, dans la nuit du 22 avril 2025, plusieurs balles de coton appartenant à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) à Sikasso. Selon le bilan provisoire, les pertes se limitent aux balles de coton, sans faire de victimes. Le sinistre, survenu entre 19h et 22h lors d’une tornade dans la vile du Kénédougou, a causé des dégâts matériels importants. « Grâce à l’intervention rapide des éléments de la protection civile de Sikasso, le feu a été maîtrisé », a indiqué une source sécuritaire. MFD/OS/MD (AMAP)

La culture du coton: Au cœur de la vie des agriculteurs de Mandiakuy

Mandiakuy, 20 avr (AMAP) Dans le cercle de Mandiakuy, peuplé majoritairement de Bwa, Dafing et Minianka, l’agriculture demeure le pilier économique et social. Si les cultures vivrières comme le maïs, le petit mil, le sorgho et le fonio assurent la subsistance, ce sont les cultures de rente, notamment le coton, l’arachide et le sésame, qui génèrent les principaux revenus. Les produits de cueillette tels que le karité, le néré, le baobab ou encore le tamarin complètent les ressources des communautés. Dans les Communes de Mandiakuy, Manfouné, Diora et Sanekuy, la culture du coton prédomine, avec Diora comme zone cotonnière de référence. « Le coton est cultivé ici depuis l’époque coloniale », affirme Bèdougou Dabou, chef de village de Diora, âgé de plus de 70 ans. Solomane Daou, président de l’Union des producteurs, souligne son importance : « Le coton permet l’accès à des engrais subventionnés, assure l’autosuffisance alimentaire et constitue un facteur incontournable du développement socio-économique. » Les producteurs comme Dobè Koné de Diora, Adama Zazou Goita et Émile Dabou de Béni-Bokuy se distinguent par leurs performances, occupant les premières places du tableau d’honneur en termes de production. Cependant, des défis persistent sous la forme d’obstacles structurels et climatiques. Malgré son rôle central, la filière cotonnière fait face à de nombreuses difficultés. Émile Dabou, octogénaire de Béni-Bokuy, déplore les retards de paiement : « Autrefois, le paiement se faisait sur place. Aujourd’hui, les Associations villageoises (AV) et les Coopératives de producteurs de coton (CPC) causent des retards chroniques. » Kassoum Coumaré, un autre producteur, pointe des problèmes plus larges : « Les saisons des pluies raccourcissent, les sols s’appauvrissent, les intrants coûtent cher et les prix du coton sont instables. » À cela s’ajoute l’impact des parasites, notamment les jassides, responsables des maigres récoltes des deux dernières années. Malgré ces contraintes, les agriculteurs de Mandiakuy continuent de s’appuyer sur le coton et les autres cultures pour faire vivre leurs familles et dynamiser l’économie locale. Leur engagement témoigne d’une résilience face aux aléas climatiques et économiques, dans un cercle où l’agriculture reste bien plus qu’une activité : un mode de vie. JD/OS/MD (AMAP)

Foire de l’AJFEV à Bamako : Les jeunes femmes entrepreneures célébrées pour leur dynamisme

Bamako, 20 avr (AMAP) La Foire d’exposition de l’Association des jeunes femmes entrepreneures pour le vert (AJFEV) ouverte le 19 avril 2025 à Bamako, a mobilisé de nombreux acteurs de l’écosystème entrepreneurial, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants du gouverneur du District de Bamako et des autorités coutumières, a constaté l’AMAP. Placée sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, représentée par son chef de cabinet, Mahamadoun Sarré, la foire a pour objectif de mettre en lumière le talent et l’engagement des jeunes femmes dans la transformation des produits agroalimentaires, d’élevage et de pêche. La présidente de l’AJFEV, Diarra Ramatou Keita, a rappelé que l’association, créée le 31 décembre 2024, regroupe 68 membres déterminées à promouvoir l’autonomisation des femmes. « Nous remercions toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réussite de cet événement. Notre mission est de favoriser l’épanouissement des jeunes femmes entrepreneures », a-t-elle déclaré. Prenant la parole, Mahamadoun Sarré a magnifié le dynamisme des membres de l’AJFEV, qu’il a qualifiées de « modèles inspirants pour les générations futures ». « Vous êtes des femmes qui, malgré les obstacles, font entendre leur voix et tracent la voie », a-t-il affirmé. Il a souligné que l’entrepreneuriat féminin est un levier essentiel du développement économique, social et culturel, en ligne avec la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. M. Sarré a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les femmes entrepreneures à travers des programmes dédiés, citant l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes comme exemple de dispositif d’appui. « En investissant dans l’entrepreneuriat féminin, nous investissons dans une société plus juste, où les emplois se multiplient et les inégalités se réduisent », a-t-il conclu. OS/MD (AMAP)