Fête de Tabaski : Les ministres malien et sénégalais chargés de l’Elevage préparent l’approvisionnement du Sénégal, estimé à 250 000 moutons
Bamako, 02 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a eu une séance de travail, vendredi matin, 02 mai 2025, avec le ministre secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan du Sénégal, Alpha Ba, pour préparer l’approvisionnement du Sénégal, globalement estimé à 250 000, à l’occasion de la fête de Tabaski et dont le Mali fournira la moitié. Cette visite « témoigne de la volonté du gouvernement sénégalais de satisfaire les besoins alimentaires de sa population, notamment, en moutons de Tabaski. J’assure de l’entière disponibilité du Mali à vous offrir des parts importantes du bétail malien dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, basé sur les trois principes fondamentaux qui guident désormais l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix souverains du Mali et le respect des intérêts vitaux du peuple malien », a déclaré Youba Ba. « La réussite de l’opération Tabaski Mali-Sénégal nous tient particulièrement à cœur, car c’est le même peuple, la même culture et nous partageons le même espace géographique et les mêmes défis », a également dit le ministre malien. Il a salué la mise en œuvre efficace de l’accord zoo-sanitaire et l’accord règlementant la transhumance entre son pays et le Sénégal. Il a ajouté que « les cadres de concertation créés à cet effet ont beaucoup contribué au maintien d’un climat serein et paisible de la transhumance entre nos États. » Avant de souligner qu’au regard de l’engagement des éleveurs maliens à fournir des moutons de qualité aux populations sénégalaises pour la fête de Tabaski, il « ne doute point des dispositions idoines que les autorités sénégalaises feront prendre pour mettre leurs frères maliens dans les meilleures conditions de vente des animaux. » « Comme à l’accoutumée, le Mali fournit ,chaque année, à différents pays des moutons pour la fête de Tabaski, notamment, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire en grande partie. Cette année, comme en 2024, le gouvernement sénégalais a dépêché une délégation ministérielle pour demander l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons pour la fête de Tabaski », a rappelé le président de l’Inter-profession de la filière bétail-viande au Mali, Mamoudou Abdoulaye Diallo. « Cette année, le besoin s’élève à 250 000 têtes de moutons. Sachant que nous sommes parmi les premiers producteurs de la sous-région et le Mali est disposé à fournir le Sénégal 50% de leur besoin, c’est-à-dire environ 125 000 têtes de moutons », a-t-il précisé. Il a exprimé des préoccupations liées à la sécurité, l’approvisionnement en eau et en nourriture pour les animaux et, surtout, les conditions d’hébergement des acteurs. Si celles-ci ont été prises dans la capitale sénégalaise, l’année dernière, par les autorités sénégalaises, il y a quelques soucis que les marchands en bétails éprouvent dans les régions. M. Diallo a souligné à la délégation sénégalaise ces difficultés et d’autres, notamment « de rapatriement du bétail invendu qui constitue souvent un manque à gagner pour les marchands maliens. » A l’issue des échanges, le ministre secrétaire d’État sénégalais aux coopératives et à l’encadrement paysan a donné l’assurance d’« une solution idoine aux difficultés » soulevées par la partie malienne. Il a précisé que l’objet de sa visite est « de partager avec le Mali l’ensemble des dispositions prises par les autorités (de son pays) pour une bonne préparation de l’approvisionnement de la population sénégalaise en moutons de Tabaski. » Il a rappelé que pour la tabaski 2024, le besoin du marché au Sénégal était estimé à 81 000 têtes et les importations à partir du Mali ont contribué à couvrir cette demande. Il a indiqué que pour la Tabaski de cette année, les besoins d’importations du Sénégal sont estimés à 804 000 têtes dont 260 000 pour la capitale Dakar. Il a fait savoir que le chef du gouvernement du Sénégal a instruit l’ensemble des ministères concernés pour assurer de bonnes conditions d’accueil aux opérateurs maliens. ST/MD (AMAP)
Transformation de peaux d’animaux : D’énormes défis à relever sur le chemin de la qualité
Par Aminata DJIBO Bamako, 28 avr (AMAP) Au bord du fleuve Niger, à Baco-djicoroni, la fraîcheur matinale cadre bien avec l’animation et l’ambiance. Panier en main, des femmes se dirigent vers l’eau boueuse comme une escouade en mission. Elles ont des peaux d’animaux (chèvre et mouton) dans des récipients qu’elles tremperont dans un mélange de produits liquides aux odeurs fortes et désagréables. C’est un travail ardu et minutieux pour ces braves dames dont les murmures et gestes se mêlent aux brouhahas des enfants qui s’amusent à épiler les peaux. « Nous faisons ce travail depuis des années. Nous sommes approvisionnées chaque matin par des bouchers. Après le nettoyage, nous revendons les peaux à partir de 500 Fcfa à des acheteurs qui les convoient, pour la transformation, à l’Artisanat », affirme Oumou Traoré, triant les peaux prêtes à être lavées. Parlant du processus de traitement, l’une des femmes explique qu’elles commencent par tremper les peaux dans une solution de potasse pendant une nuit. Elles sont, ensuite, lavées dans les eaux du fleuve et mises dans des fientes de poules pour un dernier nettoyage, puis replongées dans une solution de nep nep (fruit de l’acacia nilotica). Une fois cette étape terminée, les peaux sont exposées aux rayons du soleil le temps d’être bien asséchées. Ces peaux sont utilisées dans la fabrication des produits de maroquinerie (sac, ceinture et chaussure). Sadio Korkoss, un vieux travailleur du cuir au Grand marché de Bamako dans le secteur dénommé «Artisanat», y évolue depuis plusieurs années. «Quand nous achetons la peau sèche, nous appliquons des colorants, principalement du jaune et du marron», dit-il, tout en insistant sur la nécessité de choisir la bonne peau dès le départ. Evoquant la chaîne complexe de valeur ajoutée du métier, l’artisan explique qu’un mouton nourrit jusqu’à cinq personnes, de celle qui l’élève à celle qui vend la peau, en passant par les artisans qui la transforment en produit fini. Cependant, malgré cette valeur ajoutée, la chaîne de production fait face à une kyrielle de défis. EXPORTATION DE PEAUX – Par le passé, une peau de mouton se vendait à 2 000 Fcfa et celle de vache à 10 000 Fcfa. La donne a changé, selon Sadio Korkoss. «Il est rare de voir des peaux de vaches à Bamako, car la majorité est exportée vers le Ghana, la Thaïlande et le Brésil. La peau de chèvre est principalement destinée aux concepteurs de tambour», précise-t-il. Cette tendance est due au manque d’infrastructures modernes de transformation au Mali où l’industrie du cuir, en particulier celle de la fabrication de chaussures, a connu son âge d’or. « L’Industrie malienne des tanneries (IMAT) peut traiter jusqu’à 30 000 peaux par jour », selon son chef du personnel, Almoubachar Haïdara. Mais faute de clients réguliers, « seulement quelques conteneurs sont envoyés à l’exportation chaque mois, et encore moins si la qualité ne répond pas aux attentes du marché international. » Malgré cette capacité de production, l’industrie malienne peine à s’imposer face à la concurrence internationale parce que la transformation des peaux au Mali reste partielle. La plupart des produits sont envoyés à l’étranger sous forme de produit semi-fini, souvent pour être traités dans des pays où les standards de fabrication sont plus élevés. « En raison du manque de technologies et d’une infrastructure fragile, l’objectif de produire des articles finis sur place est encore un rêve lointain », avoue notre interlocuteur. Oumar Koné, vendeur d’articles à l’Artisanat, renchérit : « Le marché des produits artisanaux n’est plus aussi florissant et la qualité des peaux locales se détériore. Cette situation est due essentiellement à la rareté des activités touristiques. » Malgré un marché morose et des tonnes d’invendus, l’IMAT tient. Selon le chef de personnel, l’entreprise se tourne vers la modération de ses produits. « Nous traitons des peaux provenant de divers pays, comme le Sénégal et nous avons une usine qui traite des peaux de chèvres et de moutons. Le processus est complexe. Au Mali, l’absence d’abattoirs frigorifiques pour les peaux pose également un problème», dit-il. QUALITÉ EN CAUSE – L’une des étapes cruciales de la transformation est la conservation des peaux, souvent en utilisant du sel. Cette méthode permet de prolonger leur durée de vie avant de commencer le traitement. Selon Almoubachar Haïdara, la production industrielle de cuir au Mali suit un long processus de transformations chimiques. La peau est soumise à un premier traitement où des produits chimiques sont utilisés pour éviter la putréfaction. Elle est ensuite plongée dans des solutions, notamment une solution de bleu neige, un produit à base de chrome qui permet de la teindre, donnant ainsi une couleur uniforme. Ce traitement se poursuit jusqu’à ce que la peau soit prête pour la coupe et la fabrication de produits finis. La qualité des peaux d’animaux au Mali est souvent mise en cause. Certains spécialistes expliquent que cette situation est liée à beaucoup de facteurs, notamment le climat sahélien qui fait que nos animaux sont moins gras, donc leurs peaux sont moins adaptées à la transformation. « En raison du climat sahélien, les animaux au Mali ne sont pas aussi gras que dans d’autres régions, ce qui rend certaines peaux moins adaptées à la transformation. Nous devons toujours travailler avec des peaux de qualité inférieure et souvent, nous avons des défauts visibles après le traitement », regrette Almoubachar Haïdara Autre handicap du secteur est que les produits fabriqués localement, notamment les sacs, les ceintures ou chaussures, peinent à séduire le marché local. Nous avons fait un tour à l’Artisanat de Bamako, où chacun a une tâche, qu’elle soit simple ou délicate. Certains mettent de la peinture sur les peaux sèches et d’autres utilisent des machines à coudre pour confectionner divers articles. La diversité des produits, accrochés aux murs, en dit long sur le savoir-faire des artisans maliens. Mais leur travail n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur. « Nous souffrons ici pour faire de meilleurs produits, mais quand on dit nos prix, les clients fuient. Pourtant, si c’est importé d’autres pays ils les achètent », déplore
Développement communautaire au Mali : le projet « Malidenko » voit le jour
Bamako, 28 avr (AMAP) Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a présidé, ce lundi, 28 avril 2025, la première session du comité d’orientation et de pilotage du Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali (Malidenko), dans la salle réunion du ministère de la Refondation de l’État. « Ce projet est conçu pour répondre aux besoins des communautés », a déclaré le ministre Wagué , ajoutant que le choix est porté sur la méthode 80-20 pour réduire les coûts liés à sa gestion. Cette méthode consiste à destiner les 80% du budget du projet aux populations bénéficiaires et les 20% aux coûts de gestion. C’est par le décret N°2025-0231/PM-RM du 04 avril 2025 que le Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali, appelé, « Malidenko » a été créé. Il a une durée d’exécution de quatre ans, un budget global de plus de 88 milliards, financé par l’État du Mali avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet est conçu pour améliorer les conditions de vie des individus et des communautés. Il cible principalement les zones nouvelles sécurisées dans le Nord du Mali (Tombouctou, Kidal, Taoudéni) et les zones à risques dans le Sud (Kayes, Nioro, Nara). « L’approche inclusive et participative adoptée par Malidenko constitue une rupture salutaire avec les méthodes directives qui ont souvent montré leurs limites », a encore dit le ministre en précisant que ce projet « est le nôtre », ce que traduit l’expression en Bamanan : « Mali denw ka ko de do ». Selon lui, c’est une initiative portée par son département qui « s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement en matière d’amélioration du cadre de vie des populations et qui cible les personnes les plus vulnérables. » « A travers la tenue de cette première session, les membres du comité de pilotage apporteront leur pierre à l’édifice du développement communautaire en statuant sur le Projet de plan de travail et de budget annuel (PTBA) et en formulant des recommandations. Ce document reflète, à la fois, la vision stratégique du projet et les besoins réels du terrain », a souligné le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Le ministre a remercié la Banque mondiale pour son appui constant et réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de ce projet un modèle de réussite. La quasi-totalité des membres et participants du comité d’orientation et de pilotage étaient présent dont le coordinateur du projet, Amadou Traoré. ST/MD (AMAP)
Centre de formation et champ solaire : La reconversion des femmes et des jeunes de Kéniéba en ligne de mire
Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a consacré une bonne partie de sa tournée dans le Cercle de Kéniéba à des visites de terrain pour s’imprégner des réalités locales. Ainsi, il s’est rendu au Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes et au « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo ». Ces deux structures contribuent à la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers la formation et l’insertion socio professionnelle des jeunes et des femmes. Situé dans le quartier de Ballabougou, le Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes a été créé, il y a plus de 10 ans. Cette structure est animée par la Coopérative des femmes du quartier de Ballabougou, depuis 3 ans. On y retrouve une salle de classe pouvant accueillir 29 à 60 apprenantes. Ici, les femmes apprennent à fabriquer du savon, du beurre et du miel sur la base de nos produits locaux (moringa, baobab, charbon…) Dans cette structure, les pensionnaires sont confrontés à des problèmes d’équipements et de toilettes. « Les femmes appuient les chefs de famille, en travaillant dans des conditions extrêmement dures. Dans les mines, certaines perdent leurs vies, comme ce fut le cas dans la Commune rurale de Dabia. Les dispositions prises par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, après cette tragédie permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. « Je suis venu voir comment on peut vous aider. Mettez l’accent sur la qualité de vos productions pour attirer les clients et les investisseurs », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré. Il a demandé aux femmes de ne pas mener des activités de teinture dans les familles et dans certains endroits à cause de leur impact négatif sur la santé et l’environnement. Le chef de l’exécutif régional a pu admirer quelques produits locaux de la coopérative Siguidia de Kéniéba que dirige Mme Fofana Djénéba Koné. On lisait la satisfaction sur le visage de ces braves femmes qui, par la voix de Mme Traoré Djénéba Kamiss oko, l’ont exprimé à leur hôte. Selon elles ont annoncé que seule la fermeture des mines peut les réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, comme la transformation des produits locaux. « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo » est le fruit du partenariat entre le Conseil régional de Kayes et la compagnie minière canadienne B2Gold. Ce centre, qui sera bientôt opérationnel, est doté de 5 ateliers, (électricité, mécanique auto, transformation, tamisage, restauration) pour la formation-adéquation-emploi. D’après son directeur, Moustapha Niasse, letablissement dispose de 6 hectares (ha) pour son extension. Ce centre de formation, comme l’atteste son nom malinké, est à l’actif de l’ex-Conseil de Cercle et du Conseil régional. Le président du Conseil régional Bandiougou Diawara faisait partie de la délégation du gouverneur. Le général de brigade Moussa Soumaré a achevé sa tournée par la visite du site du champ solaire à Yeremoundé, un hameau de culture du village de Sansanto, situé à 7km de la ville de Kéniéba. Couvrant une superficie de 2km2 soit 200 ha, des panneaux solaires y seront installés pour produire de l’électricité au profit des populations de Kéniéba et d’autres localités. Grâce à ce champ solaire, le problème d’électricité sera résolu dans ce cercle de la Région de Kayes. Ces centres de formation, tout comme le champ solaire, sont les bienvenus dans un cercle où l’exploitation des mines artisanales par les Chinois, bien que diversement appréciée par les populations, suscitent des inquiétudes liées aux conflits d’intérêts et du comportement de certaines personnes qui servent d’intermédiaires entre les villages et les Chinois. Des intermédiaires qui s’enrichiraient sur le dos des braves populations. D’après certains habitants, tout le monde (autorités et populations) trouve son compte dans l’exploitation de ces mines. Au terme de sa visite, le gouverneur a accordé une interview à la presse pour exprimer sa satisfaction et a invité les populations à respecter les nouveaux textes. BMS/MD (AMAP)
Mali : Contrôle strict des véhicules hors normes à Kouremalé pour préserver les routes nationales
Bamako, 24 avr (AMAP) Une mission conjointe des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Economie et des Finances, conduite par la ministre Madina Sissoko Dembélé, s’est rendue mercredi à Kouremalé, ville frontalière avec la Guinée, pour vérifier l’application de l’interdiction de circulation des véhicules gros porteurs hors normes et hors gabarit, en vigueur depuis le 1er avril 2025 indique un communiqué de Cellule Communication du ministère en charge des Transports. « Les avantages de cette interdiction sont considérables pour le Mali, tant pour le secteur des transports que pour l’économie nationale », a déclaré la ministre Madina Sissoko Dembélé lors d’une interview accordée à la presse à l’issue de la visite. Cette mesure, vise à préserver le patrimoine routier malien, dont l’entretien et la construction coûtent des milliards de Fcfa annuellement à l’État. La délégation, comprenant des membres du cabinet ministériel, le Directeur général des Transports, le Directeur général de la Douane, le Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) et le Directeur général adjoint des Routes, a constaté l’effectivité des contrôles. Des concertations avec les acteurs concernés se poursuivent pour résoudre les défis liés à l’application de la mesure. OS/MD (AMAP)
Le ministre Mamou Daffé annonce des mesures pour soutenir les artisans à la 24e session de l’APCMM
Bamako, 24 avr (AMAP) « L’Année de la Culture marque un tournant pour le secteur (Artisanat), avec des initiatives comme l’Assurance volontaire pour la culture (AVOC), lancée hier (mercredi), qui garantit une couverture sociale aux artisans et acteurs culturels », a déclaré, jeudi, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, rapporte un communiqué du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Le ministre Daffé, qui présidait la 24e session ordinaire de l’APCMM, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de « l’Année de la Culture », décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Face aux défis énergétiques impactant les artisans, le ministre a annoncé la distribution de 300 kits solaires à des bénéficiaires sélectionnés selon des critères précis. « Ces kits solaires permettront d’atténuer les souffrances des artisans confrontés aux coupures d’électricité », a-t-il ajouté. Le président de l’APCMM, Mamadou Minkoro Traoré, a, quant à lui, insisté sur l’importance de cette session pour évaluer les actions passées et planifier le développement du secteur. « L’artisanat contribue à 24,5 % du Produit intérieur brut (PIB) malien, un apport crucial pour notre économie », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la tenue de la 5e édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), du 27 novembre au 7 décembre 2025, au Parc des expositions de Bamako, sous le thème « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». La ministre de l’Entrepreneuriat, Mme Oumou Sall Seck, a réaffirmé l’engagement de son département à soutenir l’artisanat, un secteur clé pour l’emploi. « Nos structures travaillent à renforcer ce secteur pourvoyeur d’opportunités », a-t-elle assuré. La session, en présence de la présidente de la délégation spéciale de la Commune II, Mme Aminata Dramane Traoré, et du représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, M. Aboubacar Tandia, s’est conclue par une visite du Centre de ressources pour l’artisanat de l’APCMM. OS/MD (AMAP)
Maroc: le Roi Mohammed VI lance les travaux de réalisation de la Ligne à Grande Vitesse Kénitra-Marrakech
Rabat, 25 avr (AMAP) Le Roi Mohammed VI a lancé, jeudi à Rabat, les travaux de réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech, d’une longueur d’environ 430 kilomètres, pour un coût global de près de 5 milliards d’euros (53 milliards de dirhams), rapporte Mahgreb Arab Press (AMAP). « Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech traduit la vision éclairée du Souverain en faveur de l’amélioration de l’offre ferroviaire nationale, et s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du Royaume, en matière de développement durable, notamment la promotion de solutions de mobilité collectives à faible empreinte carbone », indique la même source. Ce projet structurant fait partie d’un programme ambitieux mobilisant un investissement global de 96 milliards DH (près de 9 milliards d’euros/1 euro = 10,5 DH) qui porte également sur l’acquisition de 168 trains pour un montant de 29 milliards DH, destinés au renouvellement du parc existant de l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) et l’accompagnement des projets de développement, ainsi que le maintien de la performance pour 14 milliards DH, permettant notamment le développement de 3 réseaux de transport métropolitain au niveau des agglomérations de Casablanca, Rabat et Marrakech. Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech consiste en la création d’une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant les villes de Rabat, Casablanca et Marrakech, en desservant les aéroports de Rabat et Casablanca. Avec ce nouveau projet, les temps de parcours seront de 1h entre Tanger et Rabat, 1h40 entre Tanger et Casablanca et de 2h40 entre Tanger et Marrakech (gain de temps de plus de 2h). Le projet permettra aussi de relier Rabat à l’Aéroport International Mohammed V de Casablanca en 35 minutes en desservant le nouveau stade de Benslimane. Il est prévu également un service à grande vitesse entre Fès et Marrakech avec un temps de parcours de 3h40 (avec des trains à grande vitesse circulant sur la ligne classique de Fès jusqu’au nord de Kénitra avant de continuer sur la nouvelle ligne à grande vitesse jusqu’à Marrakech). Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech porte notamment sur la conception et la réalisation d’une ligne nouvelle entre Kénitra-Marrakech conçue pour une vitesse de 350 Km/h, des aménagements des zones terminales de Rabat, Casablanca et Marrakech (Travaux sur voies exploitées), des équipements ferroviaires, la construction des nouvelles gares Grande Vitesse, des gares de train de proximité et l’aménagement des gares existantes, outre la construction du Centre de maintenance pour l’entretien des rames à Marrakech. La réalisation de l’extension de la LGV Kénitra-Marrakech, permettra la libération de capacités sur le réseau classique qui en découle et ainsi le développement d’un important service de trains métropolitains de proximité (TMP) couvrant une partie des besoins en transport en commun pour les habitants des agglomérations de Rabat, Casablanca et Marrakech. Ce nouveau service de TMP constitue une véritable réponse aux enjeux de la mobilité urbaine au sein de ces trois aires métropolitaines et présente plusieurs atouts au niveau de la ponctualité, la qualité du service et la durabilité. En concomitance avec le lancement du projet de réalisation de la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Kénitra-Marrakech, l’ONCF lance un programme inédit d’acquisition de 168 nouveaux trains, visant à renforcer et rajeunir l’ensemble de la flotte matériel à voyageurs. Mobilisant un investissement de 29 milliards de DH, ce programme d’acquisition permettra de réaliser les gains de performances opérationnelles, de renforcer les services régionaux, et de répondre à l’augmentation du trafic attendu à l’horizon 2030. Concrètement, cette acquisition porte sur 18 trains à grande vitesse pour les projets d’extension, 40 trains pour les services de lignes, 60 trains navettes rapides (TNR) et 50 pour le réseau de transport en commun au niveau des 3 agglomérations. Avec le nouveau projet de modernisation, c’est tout le réseau ferroviaire marocain qui marque une réelle renaissance concernant pas uniquement l’extension du réseau grande vitesse jusqu’à Marrakech mais également la modernisation, le renforcement et le rajeunissement de la flotte de trains ONCF, ainsi que la création d’un réseau de transport en commun sur rails et d’un nouvel écosystème industriel porteur. Cet important projet d’investissement et de modernisation du réseau ferroviaire a été mené en s’appuyant notamment sur l’expertise d’entreprises internationales de renom, dont le français Alstom pour le matériel roulant pour la Grande Vitesse, l’Espagnol CAF pour les trains inter-city (200 Km/h) ou encore le Sud-coréen Hyundai Rotem pour les trains métropolitains de proximité, avec des conditions de financement préférentielles. MD (AMAP)
Cinquième réunion de concertation public-privé à Bamako : des réformes pour l’approvisionnement et la stabilité économique
Bamako, 23 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, mercredi, la cinquième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé à la Primature, indique une source officielle. « Cette rencontre, axée sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations et les réformes économiques, a permis d’examiner des mesures concrètes pour renforcer l’approvisionnement en denrées de première nécessité et soutenir le secteur privé », precise un communiqué de la primature. « Depuis la création de ce cadre, nous avons priorisé la satisfaction des besoins fondamentaux à travers un plan d’action à court terme et pris en compte les préoccupations du secteur privé », a déclaré le Premier ministre Maïga. Il a salué la résilience des acteurs privés, soulignant leur rôle dans « la création de richesse, d’emplois et l’approvisionnement régulier du pays en denrées essentielles ». Au menu des discussions, quatorze réformes prioritaires proposées par le secteur privé ont été présentées. Parmi celles-ci figurent la suspension de la TVA sur l’importation de 100 000 tonnes de riz renouvelables pour pallier les effets des inondations, la sécurisation des récoltes et des circuits de commercialisation des céréales avant fin février 2025, ainsi qu’une réduction d’au moins 10 % des prix indicatifs du riz, de l’huile alimentaire, du tourteau de coton et du ciment. « Ces mesures visent à garantir un approvisionnement correct et à réduire les coûts pour les populations », a précisé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. La réunion a également abordé la lutte contre les tracasseries routières et l’amélioration de la fluidité des corridors d’approvisionnement tout au long de 2025, ainsi que l’accès à des intrants agricoles de qualité à l’approche de l’hivernage. « Nous exhortons le secteur privé à accompagner le gouvernement pour assurer la libre circulation des biens au sein de la Confédération des États de l’AES », a insisté le Premier ministre. Les participants ont examiné l’état d’avancement du plan d’action pour les besoins fondamentaux et la présentation d’un plan consolidé de réformes structurelles. « Ces concertations témoignent de l’intérêt grandissant pour une collaboration fructueuse entre les secteurs public et privé », a ajouté M. Maïga, appelant à maintenir cette dynamique pour une économie forte et inclusive. « Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées notables, notamment l’adoption de mesures à court terme et l’élaboration en cours d’un plan de réformes économiques ». Le Premier ministre a encouragé les membres du gouvernement à intensifier les concertations avec les organisations professionnelles et à rendre compte régulièrement de leurs progrès. OS/MD (AMAP)
Kangaba : Augmentation du prix de la viande
Kangaba, 23 avr (AMAP) Le prix de la viande avec a connu une légère augmentation sur les marchés du Cercle de Kangaba (Ouest), avec le kilogramme de la viande avec os qui passe de 2 500 à 3 000 Fcfa et celui de la viande sans os de 3 000 à 3 500 Fcfa. Ce changement est intervenu à la suite d’une demande du Collectif des bouchers du Cercle de Kangaba, adressé au préfet du cercle. Les bouchers avancent, comme motif de l’augmentation, plusieurs raisons dont la hausse imprévue du prix d’achat des bœufs et la logistique (transport), les contraignant à la hausse des prix. Une réunion, qui a regroupé, dans son bureau et sous sa présidence, le préfet du Cercle, M. Abou Dao, les maires, la société civile, les services techniques les représentants du Collectif des bouchers et les représentants des forces de l’ordre, a conclu à l’acceptation des doléances des bouchers. La réunion a été sanctionnée par plusieurs recommandations à l’endroit des bouchers et du service vétérinaire dont le respect strict des prix fixés, vendre la viande de qualité, abattre uniquement les animaux sur pied, l’interdiction formelle de tout abattage en dehors de l’aire dédié, le respect strict des poids et mesures, l’implication forte des maires et de la jeunesse pour le respect des recommandations « Tout contrevenant à ces recommandations s’exposera à des sanctions prévues par la loi », a décidé la rencontre SD/MD (AMAP)
Sikasso : Un incendie causé par la foudre détruit des balles de coton de la CMDT
Sikasso, 23 avr (AMAP) Un incendie déclenché par la foudre a ravagé, dans la nuit du 22 avril 2025, plusieurs balles de coton appartenant à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) à Sikasso. Selon le bilan provisoire, les pertes se limitent aux balles de coton, sans faire de victimes. Le sinistre, survenu entre 19h et 22h lors d’une tornade dans la vile du Kénédougou, a causé des dégâts matériels importants. « Grâce à l’intervention rapide des éléments de la protection civile de Sikasso, le feu a été maîtrisé », a indiqué une source sécuritaire. MFD/OS/MD (AMAP)

