Clôture du projet SHEP : d’une logique de cultiver pour consommer à celle de produire pour vendre
Bamako, 3 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Siméon Daniel Kelema a expliqué, jeudi, à Bamako, que l’objectif principal du Projet SHEP (Smallholder Horticulture Empowerment Project), qui se veut innovant, était « d’encourager les producteurs à passer d’une logique de cultiver pour consommer à celle de cultiver pour vendre. » Le ministre Kelema a présidé, ce jeudi, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), la clôture du Projet SHEP, lancé le 29 août 2022 sur cette approche qui « vise à améliorer la productivité, la rentabilité et la commercialisation, tout en intégrant les réalités du marché dans les pratiques agricoles. » Le projet visait à promouvoir une agriculture orientée vers le marché, avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) « Cet atelier de clôture offre l’opportunité de partager les impacts positifs du projet SHEP sur les exploitants agricoles et les communautés locales dans les régions ciblées », a déclaré le ministre de l’Agriculture. Il a précisé que cet événement constitue une occasion pour les parties prenantes de mettre en lumière les effets du projet en termes de revenus générés, de changement dans les pratiques agricoles, d’autonomie accrue des exploitants agricoles, ainsi que de réduction de l’exode rural. De son côté, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a affirmé que ce projet, financé par le Japon à hauteur de 421 889 475 Fcfa, visait à contribuer à l’amélioration des revenus des petits producteurs, à travers la promotion de l’agriculture orientée vers le marché, notamment par la diffusion de l’approche SHEP. Il a rappelé que cette approche, développée au Kenya en 2006, a été introduite dans 26 pays, dont le Mali et a permis de transformer le modèle agricole. « Le nombre total de bénéficiaires du projet s’élève à environ 3 000 personnes », a-t-il souligné. « Avec le projet SHEP, nous avons compris que l’agriculture ne se fait plus au hasard. Nous devons chercher des clients avant de produire. Leur formation nous a permis d’adapter notre production aux besoins réels du terrain », a déclaré Mme Cissé Awa Konté, bénéficiaire du projet. Pour rappel, les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud) ont bénéficié de cette première phase du projet SHEP. Les bénéficiaires ont exprimé leur souhait de voir une seconde phase mise en œuvre, afin d’élargir l’impact du projet à un plus grand nombre de producteurs à travers le Mali. MMD/MD (AMAP)
4è Conférence internationale sur le financement du développement : Faire de la dette souveraine un facteur de développement
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 2 juil (AMAP) La problématique de la dette souveraine a été débattue, mercredi, par les décideurs, patrons d’institutions de financement et experts… à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement. Ils ont tous convenu de l’urgence de réformer l’architecture de la dette souveraine et de la suspension du service de la dette en cas de crise. La dette souveraine des pays en développement préoccupe les bailleurs de fonds : bilatéraux comme multilatéraux. Cette problématique était au cœur de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4). La table ronde a lieu sur « mettre en place une architecture de dette souveraine axée sur le développement. » Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a participé à ce débat co-présidé par le Chef d’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. C’était en présence des patrons de la Banque mondiale et d’autres organisations œuvrant pour la prospérité de l’humanité. Les causes du surendettement sont multiples. Elles s’expliquent, selon le ministre Alousséni Sanou, par une diminution des ressources concessionnelles et l’application de conditionnalités non économiques souvent imposées pour l’accès au financement par certains partenaires, obligeant nos États à recourir à une dette commerciale plus chère, cherté souvent sans lien avec l’environnement économique régional. Aussi a-t-il dénoncé le non respect de l’engagement des pays développés d’affecter 0,7% de leur PIB à l’aide publique au développement. S’y ajoute le poids du service de la dette qui réduit l’espace budgétaire des États et diminue leur capacité à faire face aux dépenses stratégiques comme la défense, les secteurs à forte croissance et le développement humain. ENDETTEMENT PRUDENT – En dépit de ce contexte défavorable et des défis qui l’assaillent, le Mali fait des efforts énormes pour maintenir son endettement à un niveau acceptable. « Au Mali, l’encours de la dette représente 49,7% du PIB et le service de la dette vaut 33% des recettes fiscales. La part des partenaires bi et multilatéraux diminue de plus en plus et s’établit à 51,6% des dettes », s’est réjoui le patron de l’hôtel des Finances. Niveau qui est loin des 70% fixés par les normes communautaires. Malgré cet embelli, le gouvernement accroît les efforts en faveur d’une « gestion rigoureuse et transparente de la dette publique tout en s’inscrivant dans une vision à long terme Mali 2063 ». Cette vision, selon lui, s’appuie sur les principes de souveraineté, de bonne gouvernance et définit les réformes nécessaires au développement des ressources internes (digitalisation, relecture des différents codes). Sa mise en œuvre, a assuré le ministre Sanou, continue d’assurer au Mali un risque de surendettement modéré et une viabilité de sa dette comme le témoignent les rapports 2024 de la Banque mondiale et 2025 du Fonds monétaire international (FMI). Comme stratégie pour assurer une autonomie financière, le ministre Sanou a indiqué que l’État priorise le financement des secteurs stratégiques porteurs de croissance durable, impactant positivement les populations, les investissements dans la sécurité et dans la lutte contre les effets du changement climatique. Pour consolider ces acquis, Alousséni Sanou prône une réforme de l’architecture financière internationale en renforçant et en rendant flexible les mécanismes de financement pour les pays fragiles (zones de conflit). Il préconise une innovation dans les mécanismes permettant d’éviter une accumulation des arriérés de paiement. Invitant à prendre en compte les spécificités et les visions des pays à travers des mécanismes d’allocation adaptés et, au-delà des secteurs classiques, stratégiques comme l’énergie, les infrastructures, il est important d’orienter l’endettement vers le financement des projets créateurs d’emplois et à forte valeur ajouté. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait, en introduction, rappelé que nos pays font face à un dilemme : rembourser leur dette ou investir dans le développement pour améliorer durablement les conditions de vie des populations . Cette torture peut être évitée en acceptant une réforme profonde de l’architecture financière internationale et de la dette. Cela nécessite beaucoup de transparence, une révision des critères des agences de notation qui constituent une entrave à l’accès des pays au financement, tout en augmentant le taux de remboursement. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a plaidé pour la « création de clause de suspension du service de la dette en cas de crise ». Insistant sur l’importance de la collecte d’impôts en fixant des seuils minimums de collecte de mobilisation des ressources internes, il a demandé de mettre un terme aux paradis fiscaux qui facilitent l’évasion fiscale pendant que des milliards de personnes n’ont pas accès aux services sociaux de base. Pour un expert intervenant lors du panel, le financement du développement nécessite une vision globale. Pour ce faire, insiste le spécialiste, il importe de passer des flux spéculatifs à long terme qui déstabilisent les pays pauvres aux flux transparents et positifs à court terme. Il propose à cet effet de modifier la législation dans les pays emprunteurs afin d’empêcher les institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) à changer de comportement. L’accès à des prêts adaptés et à faible coût, est un levier indispensable pour un développement humain durable afin de prévenir les conflits. Sur la question la ministre chargée de l’Environnement participait au même moment à un événement spécial sur « financement de l’environnement dans les zones de conflits ». Interrogée, Mme Doumbia Mariam Tangara a insisté sur un engagement commun de nos États à faire face à ces changements globaux notamment les effets néfastes du changement climatique. CMT/MD AMAP)
Projet de résilience dans le Sahel : Validation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma
Bamako, 1er juillet (AMAP) Les acteurs du Projet de résilience dans le Sahel, dans le cadre de la formulation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma (PAST-LG), ont entamé ce lundi, à Bamako, les travaux de validation de la version finale du rapport diagnostic, a constaté l’AMAP. Selon le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Domaines, Amadou Maïga, cet atelier, qui réunit les parties prenantes de l’étude, constitue une étape décisive pour la suite de l’élaboration du PAST-LG. Il fait suite à la rencontre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, tenue du 18 au 25 janvier 2025, ainsi qu’aux sessions des comités nationaux interministériels de pilotage de l’étude. L’objectif de cet atelier sous-régional est, selon M. Maiga, d’harmoniser et valider le rapport diagnostic de la zone du Liptako-Gourma, présenter les résultats intermédiaires du PAST-LG, et prioriser et spatialiser les opportunités d’investissements. Amadou Maïga a précisé que le PAST-LG repose sur trois grandes recommandations stratégiques, portant sur les thématiques suivantes : la connectivité, la transformation économique, la transition énergétique et le développement territorial durable. De son côté, Mathias Spaliviero, chef du bureau Afrique de l’Ouest de l’ONU-Habitat, a déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est convaincu que l’engagement collectif est un levier puissant pour répondre à l’urgence des besoins, mais aussi pour construire des solutions durables. « Notre approche repose sur des solutions intégrées et intersectorielles : renforcement de l’analyse des données, accès à l’énergie, résilience climatique, infrastructures, et développement humain inclusif et informé. Ce plan d’action incarne les aspirations de l’ensemble des parties prenantes et des collectivités nationales, qui en orientent la formulation et la mise en œuvre », a-t-il poursuivi. Il a également assuré que le PNUD, aux côtés d’ONU-Habitat, demeure pleinement engagé à accompagner les gouvernements des trois pays dans la finalisation et la mise en œuvre du plan d’action. Pour rappel, le Projet de résilience dans le Sahel, financé par le gouvernement suédois ,est conduit sous le leadership des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec l’appui d’ONU-Habitat et du PNUD MMD/MD (AMAP)
Agence de développement régional de Bamako : 7,33 % de baisse du budget prévisionnel 2025 par rapport à l’année dernière
Bamako, 24 juin (AMAP) Le président de la délégation spéciale de la mairie du district de Bamako, Balla Traoré, a présidé ce lundi, la 12ᵉ session du Conseil d’administration de l’Agence de développement régional (ADR) de Bamako dont le budget prévisionnel 2025 enregistre une baisse de 7,33 %, par rapport à 2024, a constaté l’AMAP. Selon le président de l’ADR, Hamadou B. Yalcouyé, « l’année 2024, marquée par un contexte difficile lié à une économie de guerre et à une raréfaction des ressources publiques, a mis à l’épreuve la capacité de l’agence à produire de l’impact avec des moyens limités. » Il a déclaré que l’équipe, « composée d’agents sous contrat de performance, a redoublé d’efforts pour répondre aux attentes croissantes des collectivités. » « Cela s’est traduit par un taux de réalisation de 64,28 % des activités planifiées et une performance globale portée à 85 % grâce à la prise en charge de 146 sollicitations des collectivités et de 12 assistances techniques spécifiques », a indiqué M. Yalcouyé. Il a, aussi, précisé que le taux d’exécution du budget s’élève à 46,92 %, en dépit de la perception tardive d’un tiers de la première tranche du budget de fonctionnement, intervenue seulement en octobre 2024. Pour 2025, l’agence prévoit de poursuivre sur cette lancée. « Le budget prévisionnel enregistre une légère baisse, mais cela ne doit en aucun cas limiter notre engagement », a conclu Hamadou B. Yalcouyé. « En cette année 2025, nous franchissons une nouvelle étape dans notre ambition commune de faire du district de Bamako un territoire résilient, moderne et inclusif » a affirmé le président de la Délégation spéciale de la mairie, Balla Traoré. Il a rappelé que l’ADR de Bamako, en tant que bras technique des collectivités territoriales, place l’année 2025 sous le signe de l’accompagnement de proximité, de l’innovation face aux défis climatiques, de l’assainissement, de l’embellissement urbain et de l’intégration de la transition numérique. Enfin, il a rassuré les participants que « les interventions continueront d’être guidées par les priorités des décideurs du District, chacun dans son domaine de compétence et de territoire. » MMD/MD (AMAP)
4è Conférence internationale sur le financement du développement : Les attentes des leaders mondiaux
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 30 juin (AMAP) Le Premier ministre du Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, a participé à l’ouverture solennelle de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement qui a débuté, ce lundi à Séville, en Espagne, et prendra fin le 4 juillet. A cette ouverture, sous la présidence du chef du gouvernement du Royaume d’Espagne, Petro Sánchez, le Premier ministre du Mali, a représenté le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. C’était en présence du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antònio Guterres et de plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement et d’organisations internationales, régionales et sous-régionales. Unis en cette occasion, les leaders mondiaux et chefs d’institutions financières, de commerce et de développement ont adopté, de façon consensuelle, le « Compromis de Séville ». Il s’agit d’un document qui doit sanctionner ces travaux de quatre jours. Le texte est considéré comme « un Nouveau partenariat financier pour un développement durable pour les 10 prochaines années. » Le président de la Conférence, le Secrétaire général de l’ONU, les patrons de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union africaine (UA) et d’autres institutions ont envoyé des messages forts à la communauté financière internationale. Ils ont invité à des mesures concrètes pour permettre aux pays en développement de se défaire du poids du service de la dette qui entrave l’accès aux financements et investissements adaptés à leurs besoins. Ils ont proposé de mettre en œuvre des mécanismes pratiques et viables pour réduire le coût des envois de fonds des diasporas. Ils ont, également, attiré l’attention sur la nécessité de s’assurer du caractère inclusif du programme de développement durable. Et ont appelé à des efforts énormes en matière de mobilisation des ressources internes pour faire face aux besoins de financement dans un monde où les investissements directs se font rares. Lors du débat général, en cours, chaque chef d’État et de gouvernement présentera sa vision ou sa stratégie nationale de développement durable. Ils prendront part aux travaux en plénière, à des tables rondes et auront des rencontres bilatérales. Durant ces quatre jours, huit plénières et six tables rondes sont prévues. Cette Conférence intervient 10 ans après celle tenue en 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie, et 5 ans avant la date buttoir des Objectifs de développement durable (ODD). CMT/MD (AMAP)
Le Premier ministre est arrivé à Séville pour participer à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement
Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORÉ Séville, 28 juin (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga est arrivé aujourd’hui, samedi, à 17 heures 30 (locales), en Espagne pour prendre part à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement qui se tiendra du 30 juin au 3 juillet au Centre international de conférences et d’expositions de Séville. À son arrivée, il a été accueilli par une forte communauté malienne, burkinabè et nigérienne massé devant son hôtel. Munie des drapeaux du Mali et de l’AES, la foule scandait : Mali, Mali, AES, AES… pour souhaiter la bienvenue à la délégation du Premier ministre. Le chef du gouvernement portera la voix du Mali, en présentant la vision du Chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, en matière de développement à la communauté financière internationale. Cette vision est traduite dans deux documents stratégiques de référence : la Vision Mali kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). Le général de division Abdoulaye Maïga est à la tête d’une forte délégation comprenant des membres du gouvernement dont les ministres de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et des conseillers spéciaux de la Présidence et de la Primature. Environ 70 chefs d’État et de gouvernement sont attendus à ce sommet qui mobilise décideurs, experts, chercheurs et chefs d’entreprise du monde. CMT/MD (AMAP)
Le Premier ministre à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4) à Séville, en Espagne
Bamako, 28 juin (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga, a quitté ce samedi 28 juin 2025, Bamako pour Séville, en Espagne, où il représentera le Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 4è conférence internationale sur le financement du développement (FFD4), du 30 juin au 03 Juillet 2025, annonce un communiqué de la Primature. Le chef du gouvernement représentera le président de la Transition, et conduira la délégation malienne comprenant certains membres du gouvernement pour porter à cette rencontre « la voix du Mali. » et présentera « la vision du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita à la communauté financière internationale. « La 4è conférence internationale représente une opportunité unique de reformer le financement à tous les niveaux. « Elle doit, aussi, donner une impulsion à la réforme de l’architecture financière internationale et relever les défis qui freinent l’investissement urgent nécessaire à la réalisation des objectifs de développement durable. » C’est une occasion aussi d’accélérer la mise en œuvre de l’agenda 2030. « L’occasion sera opportune pour le chef du gouvernement malien de présenter aux partenaires extérieurs la vision « Mali Kura nietaasira ka ben san 2063ma » ainsi que la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. » « Ces deux initiatives visent à moderniser notre pays, encourager l’innovation et renorcer son intégration sur les plans régional et international. La vision Mali Kura 2063 s’appuie sur 11 projets structurants comme farafina jiginè pour garantir l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura, visant un accès universel à l’électricité ou Kankou Moussa Seguina, dédié à la valorisation du patrimoine culturel. » Et quant à la stratégie nationale, elle s’articule autour de cinq grandes priorités comme le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité ou la transformation économique et une croissance durable. A Séville, la délégation malienne prendra part à certains panels stratégiques de haut niveau. En marge de la conférence le général de Division Abdoulaye Maiga aura des rencontres bilatérales avec des dirigeants du monde et avec des partenaires stratégiques du Mali. Il échangera avec les Maliens établis en Espagne. MD (AMAP)
Bamako : Atelier pour renforcer la gouvernance foncière et urbaine par une application harmonisée des textes
Bamako, 28 juin (AMAP) Un atelier d’échanges sur la pratique des textes régissant l’urbanisme, la construction, les domaines et le cadastre s’est ouvert, ce samedi, à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) à Bamako, sous la présidence du ministre chargé de l’Urbanisme, Imirane Ibrahime Touré. « Cet atelier est un espace de vérité et de construction collective pour harmoniser l’interprétation des textes et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens », a déclaré le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem. Organisé sur deux jours (28-29 juin 2025), la session vise à renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux pour une gouvernance foncière et urbaine plus cohérente. Les participants, incluant les directeurs régionaux, chefs de services et représentants syndicaux, partagent expériences et bonnes pratiques afin d’identifier les blocages dans l’application des textes réglementaires. « Nous constatons des interprétations divergentes et des in cohérences dans les procédures », a souligné M. Ouologuem, appelant à un cadre d’interprétation partagé. Le directeur général des Domaines et du Cadastre, Amadou Maïga, a mis en avant les réformes récentes, notamment l’adoption de la loi domaniale et foncière de 2024, qui consacre le Titre Foncier comme unique document d’attribution pour réduire les conflits fonciers. « La digitalisation, avec des outils comme MoDoNum et SITFI, accélère le traitement des dossiers et renforce la transparence », a-t-il ajouté, annonçant le lancement d’un portail web institutionnel à la clôture de l’atelier. Le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Ibrahime Toure, a insisté sur les priorités du gouvernement de la Transition, telles que l’immatriculation systématique des parcelles, la création de 429 hectares de réserves foncières pour des logements sociaux et l’achèvement de 2 780 logements. « Nous devons assumer notre rôle pour résoudre les problèmes fonciers et éviter les litiges inutiles devant les tribunaux », a-t-il affirmé, appelant à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à la terre et au logement. L’atelier, financé par les budgets 2025 de la DNUH et de la Direction générale des Domaines et du Cadastre, se clôturera par un rapport proposant des recommandations pour une gestion foncière et urbaine plus efficace, de Kayes à Kidal. OS/MD (AMAP)
Forum de Mercy Corps : Tirer profit des bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique
Bamako, 27 juin (AMAP) Des participants venus de plusieurs localités d’intervention du projet « Mercy Corps », ont échangé, pendant trois jours (25, 26 et 27 juin), à Bamako, pour dégager des recommandations sur l’adaptation et la résilience au changement climatique, la mutualisation et l’harmonisation des approches ainsi que les efforts au sein d’une coalition nationale au bénéfice des communautés partenaires. Ces participants de Bamako, Koulikoro, Ségou, San, Koutiala ont recommandé, entre autres, de vulgariser les bonnes pratiques identifiées lors de ce forum, faire des restitutions au sein des différentes organisations et prendre en compte les bonnes pratiques lors de la formulation de nouveaux projets, sensibiliser et informer les jeunes à l’utilisation responsable des ressources naturelles. Lors de la clôture des travaux, vendredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la représentante du ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Bocoum Aoua Guindo, a fait remarquer que les femmes représentent plus de 70% de la main d’œuvre agricole au Mali. « Elle portent une grande part de la production et du travail quotidien dans nos champs, nos marchés et nos familles. Pourtant, alors qu’elles constituent le pilier de notre sécurité alimentaire, moins de 10% d’entre elles ont un accès effectif à la terre, Ce qui freine leur pleine contribution au développement rural, mais aussi à la stabilité et à la paix dans nos communautés », a-t-elle fait remarquer. « La réduction de cette inégalité est, non seulement, une question de justice sociale mais, aussi, un lien central pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion et favoriser un développement harmonieux », a averti Mme Bocoum. Elle a également trouvé que les conclusions de ces travaux « confortent dans la conviction que la résilience agricole ne peut se construire sans justice sociale, sans égalité d’opportunités pour les femmes et la jeunesse, sans promotion active de leur leadership. » « A travers les actions du Programme justice et stabilité au Sahel (JASS), grâce à la mobilisation des autorités locales, des commissions foncières et de tous les partenaires, nous voyons des progrès réels », a fait savoir Mme Bocoum Aoua Guindo. Parmi les partenaires, il y a le Royaume Uni dont le représentant de l’ambassadeur, Robert Elsworth, a souligné que le changement climatique est une menace réelle. « Nous repartirons avec des idées concrètes pour une solution durable », a-t-il dit. Ces trois jours ont été consacrés au thème : « Forum de partage de connaissance et bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique. » ST/MD (AMAP)
Formation professionnelle : L’INCEF doté d’un nouveau siège
Bamako 26 juin (AMAP) L’Institut national consulaire d’études et de formation (INCEF), a inauguré, jeudi, à Banankougou, en Commune VI du district de Bamako, son nouveau siège, pour un investissement estimé à plus de 1,5 milliard de Fcfa, sur plusieurs exercices, lors d’une cérémonie sous la présidence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. « C’est un motif de fierté et de satisfaction. Nous connaissons tous le rôle et l’importance de la Chambre de commerce et de l’industrie, du secteur privé, de manière générale, dans notre économie nationale », a déclaré le Premier ministre qui avait à ses côtés le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara. Le chef du gouvernement a ajouté que « l’inauguration de ce joyau architectural, permet à la CCIM, d’aller au-delà de sa vocation initiale de renforcement des capacités de ses membres. » « Cela permettra aux formateurs de faire, à la fois, la théorie et la pratique. Je pense qu’aujourd’hui, avec cette nouvelle orientation sera une opportunité pour les jeunes d’apprendre des métiers du commerce et de l’industrie », a poursuivi le général Abdoulaye Maïga. La réalisation du siège de l’INCEF et son équipement constituent le volet infrastructure de la réforme. « L’infrastructure est réalisée sur une superficie totale de 2 680 m2 dont 1 800 m2 occupés par les bâtiments », a précisé le vice-président de la CCIM, Mamadou Tiéni Konaté. Selon lui, avec un nouveau siège moderne doté d’un amphithéâtre, de salles de classe, de conférences, d’ateliera et d’informatique, l’INCEF offre des formations de qualité pour renforcer les compétences et booster l’employabilité. Créé en 2001 par la CCIM, l’INCEF accompagne, depuis plus de 20 ans les entreprises, organisations et groupements professionnels du secteur privé. À ce titre, son vice-président a souligné que face aux défis de l’adéquation formation-emploi, l’INCEF se recentre, aujourd’hui, sur des filières innovantes adaptées aux besoins du marché, notamment dans le numérique, l’énergie solaire et l’agrobusiness. Pour sa part, le représentant de la mairie de la Commune VI du district de Bamako, Ibrahim Traoré, a indiqué que ce nouveau siège permettra aux jeunes de la Commune VI d’étudier dans de bonnes conditions. « Ce qui, selon lui, va naturellement diminuer le chômage de ces jeunes. » La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence d’autres membres du gouvernement, des ambassadeurs accrédités au Mali, des autorités locales et des légitimités traditionnelles. MMD/MD (AMAP) .

