Modernisation de l’Administration publique : les ministres inspectent le système intégré de gestion des ressources humaines

Bamako, 20 juin (AMAP) Plusieurs membres du gouvernement ont effectué. ce jour, des visites de terrain à la Société malienne de transmission de données (SMTD), ainsi qu’aux Directions des ressources humaines (DRH) du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, du Conseil national de ;la Transition (CNT) et du secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur, a constaté l’AMAP. Selon le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré, l’objectif de cette mission est de constater le fonctionnement du Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État (SGRH) dans les différentes DRH. « Ce système a été installé dans plusieurs structures et, à la veille de son lancement officiel, il est important de faire le point sur son fonctionnement », a-t-il précisé. Cette visite visait donc à vérifier si le système fonctionne correctement sur le terrain. « Nous pouvons être satisfaits. À la SMDT, le serveur est fonctionnel, sécurisé et hébergé au Mali. Nous disposons d’un système intranet dédié à l’administration publique, permettant le transfert des bases de données via la fibre optique, avec une interconnexion et des réseaux locaux déjà mis en place » a indiqué le ministre, Bakary Traoré. Toutefois, dans certaines DRH, le système n’est pas encore pleinement opérationnel. « Malgré cela, les objectifs de départ sont globalement atteints », a conclu le ministre. La visite s’est déroulée en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, et du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoum Coulibaly. AC/MD (AMAP)  

43ème Assemblée générale de la CICA-RE : Sur fond de progrès et de solide performance

Bamako, le 19 juin (AMAP) La Compagnie commune de réassurance des États membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CICA-RE) a fait noter, jeudi, à Bamako, que l’année 2024 a été marquée par de nombreux défis mais, également, par d’indéniables progrès et de solide performance. Lors de la 43ème Assemblée générale de la CICA-RE, dans la capitale malienne, présidée par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, en présence des administrateurs et d’autres participants venus des 12 pays membres de la CICA-RE, la présidente du Conseil d’administration, Mme Aboui Marie Jubilaire Mandoua, a indiqué : « En dépit d’un environnement régional et international instable, parfois incertain, la Compagnie a su se maintenir sur une trajectoire ascendante. » Cela, « fidèle à sa mission fondatrice de consolidation des capacités locales de réassurance, d’intégration financière régionale et de soutien au développement des marchés nationaux. » « Les chiffres parlent d’elles-mêmes : un chiffre d’affaires de 136 milliards de francs Cfa réalisé au terme de l’exercice 2024 et un résultat net de 11 milliards de francs Cfa, traduisant la robustesse de notre modèle économique, la discipline financière appliquée avec rigueur et la pertinence de la stratégie déployée », s’est-elle réjouie. Elle a fait noter que ces performances ne sont pas fortuites mais résultent d’un travail collectif mené avec rigueur. Le ministre Alousséni Sanou a félicité les dirigeants de la CICA-RE pour les bons résultats et les performances financières qu’affiche constamment la Compagnie commune. « En ma qualité du président du Conseil des ministres de la CIMA, je vous exhorte à persévérer dans l’excellence et, surtout, dans l’accompagnement des sociétés d’assurance de notre espace intégré en vue de promouvoir un développement harmonieux de l’industrie des assurances », a-t-il dit aux responsables de la CICA-RE. OD/MD (AMAP)

Le président de la Transition malienne attendu en visite officielle à Moscou ce samedi

Envoyés spéciaux   Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP (photos) Moscou, 20 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta effectuera, du 21 au 26 juin 2025, une visite officielle en Fédération de Russie, sur invitation de son homologue russe, le président Vladmir Poutine, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie, ainsi que de la diversification des partenariats. Cette visite est présentée comme une confirmation de l’excellente santé des relations entre nos deux pays. « Premier déplacement du chef de l’État dans le cadre des relations bilatérales avec la Russie, depuis sa prise de fonction en mai 2021, cette visite officielle est une étape importante dans le renforcement des relations entre le Mali et la Russie. Le Président de la Transition avait également réservé à la Fédération de Russie son premier déplacement hors des frontières nationales, à l’occasion de sa participation au 2e Sommet Russie-Afrique, tenu à Saint-Pétersbourg du 27 au 30 juillet 2023 », précise une note d’information des services de la Présidence malienne. La note relève le lien important de cette visite avec la présidence de la Confédération AES assurée par le Mali. C’est surtout une occasion de haute portée diplomatique. C’est la première fois que le président Goïta sera face à son homologue russe dans un cadre purement bilatéral. Il y a deux ans, les deux dirigeants se sont remncontrés, pour la première fois, dans un cadre multilatéral, à l’occasion du sommet Russie-Afrique les 27 et 28 juillet 2023, à Saint-Pétersbourg. En marge, les deux parties ont signé un « Mémorandum d’Entente relatif à la création d’un mécanisme de consultation sur la coopération économique, commerciale et d’investissements ». Les deux chefs d’État ont pu jauger le niveau d’estime réciproque et passé en revue l’état des relations bilatérales, à un moment où le Mali connaissait une agression accrue des groupes armés terroristes et la mise en œuvre complexe du défunt Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Deux ans après Saint Pétersbourg, les présidents Goïta et Poutine auront l’occasion, dès ce samedi, de faire un large tour d’horizon de tous les secteurs de coopération entre nos deux pays, notamment la défense, la sécurité, l’économie, l’éducation, les technologies. En vue d’affermir les liens politiques, diplomatiques, économiques, il est attendu la signature de plusieurs accords dans les domaines prioritaires : énergie, économie, défense, enseignement supérieur, culture, agriculture ou encore des nouvelles technologies de la communication. Sur le plan multilatéral, les relations entre la Fédération de Russie et la Confédération des États du Sahel (AES) sera également au menu. On se rappelle, à l’invitation du gouvernement de la Fédération de Russie, la première session des consultations des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Fédération de Russie s’est tenue à Moscou le 3 avril 2025. Dans le domaine de la sécurité et de la défense, les Parties russe et confédérale ont convenu d’établir un partenariat stratégique pragmatique et solidaire. Elles ont, également, exprimé leur engagement pour intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité sous toutes ses formes dans l’espace AES. De part et d’autre, les visites de travail au niveau technique, stratégique et diplomatique se sont multipliées. Le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, a séjourné à Bamako, le 28 novembre 2024 et les 3 et 4 avril 2025, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est rendu à Moscou, avec ses deux homologues de la Confédération AES pour discuter avec le Chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov. ENJEUX ET ATTENTES – Le lundi 16 juin dernier, s’adressant à la presse à l’issue de la pose de la première pierre de la raffinerie d’or à Sénou, le président Goïta a rappelé l’esprit qui anime son homologue russe et lui-même, sur le rythme à imprimer à la coopération entre les deux pays. Du point de vue des deux dirigeants, le partenariat sur le plan sécuritaire étant déjà en place, il faut, désormais, mettre l’accent sur la coopération économique. La présence du groupe russe Yadran comme partenaire stratégique et investisseur sur le projet de raffinerie atteste de cette trajectoire, à la veille de cette visite d’État du président malien en terre russe. Dans le domaine économique et commercial, des actions significatives ont déjà été posées et qui fondent l’espoir en un avenir prometteur. Livraisons de blé, d’engrais, d’hydrocarbures et d’huile de tournesol ont ouvert la voie d’une coopération économique mutuellement avantageuse. Dans le sillage de cette visite présidentielle, la coopération dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, l’agriculture, les infrastructures et l’exploitation minière sera davantage explorée, comme une suite de la visite du vice-Premier ministre russe en novembre dernier. Les deux gouvernements mettront à profit cette nouvelle opportunité diplomatique pour  réfléchir à la mise en place d’un mécanisme de paiement direct entre les institutions bancaires maliennes et la Banque centrale de Russie, pour promouvoir le développement des investissements russes au Mali, le transfert de technologies pour la digitalisation de l’administration fiscale  et pour poursuivre le renforcement de la coopération militaire, notamment par l’examen de solutions alternatives pour les paiements des équipements. Autant de leviers qui encourageront Maliens et Russes à rendre effective l’opérationnalisation de la Commission intergouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Au plan de la coopération sécuritaire et militaire, l’ambassadeur du Mali à Moscou, Seydou Kamissoko, a participé, jeudi, à la sortie de promotion de militaires maliens en formation en Russie. À Bamako, la prise de fonction de l’Attaché de Défense à l’ambassade de Russie et l’entrée en vigueur de l’Accord de coopération militaire en janvier 2025 sont des preuves du dynamisme de cette coopération exemplaire et enviée sous d’autres cieux. Le Mali et la Fédération de Russie sont engagés, dans un partenariat, à la construction d’un monde plus juste, multipolaire et orienté vers le respect des souverainetés des Etats, dans tous les domaines, dans une conjoncture géostratégique de sanctions et ou d’hostilités AS/MD (AMAP

Les Aéroports du Mali étrennent un nouveau siège et une passerelle

Bamako, 19 juin (AMAP) Les Aéroports du Mali (ADM) ont inauguré, ce jeudi, leur nouveau siège social et une passerelle à l’Aéroport international Modibo Keita de Bamako-Senou, d’un coût total estimé à 6 219 491 103 Fcfa et un délai d’exécution de 24 mois, a constaté l’AMAP. Quant à la passerelle, son coût s’élève à 749 000 000 Fcfa, avec un délai d’exécution de 10 mois. L’ensemble du projet a été financé entièrement sur fonds propres par les ADM L’objectif global est d’améliorer les conditions de travail du personnel, de moderniser les infrastructures, de renforcer la notoriété des ADM et de mettre à disposition des outils performants. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie , en accompagné du ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et du Président-directeur général des Aéroports du Mali, le colonel Lassana Togola, a déclaré: « l’inauguration de la passerelle reliant le terminal 2 au terminal 1 permettra d’accroître la capacité d’accueil, de moderniser les infrastructures aéroportuaires et de rehausser le niveau de confort à l’aéroport. Le nouveau siège social contribuera, sans doute, à renforcer l’efficacité de cette entreprise. » Le Premier ministre a ajouté que « toutes ces actions cohérentes et articulées traduisent l’engagement, la détermination et l’implication du chef de l’État à promouvoir le secteur aérien, désenclaver notre pays et renforcer la sécurité et la sûreté aéroportuaire ». Il a, également, souligné que « toutes ces infrastructures ont été réalisées sur fonds propres de l’État et par des entreprises maliennes. » Le Pdg des ADM, a expliqué que la construction du nouveau siège s’inscrit dans une volonté d’améliorer les conditions de travail, à travers le regroupement de tout le personnel sur un même site. Ce choix permet, selon lui, d’optimiser les ressources de l’établissement, d’apporter plus d’efficacité et de célérité dans le traitement des dossiers. Il a précisé que le siège est bâti sur un terrain de 1,5 hectare, situé sur une parcelle rectangulaire de 104 mètres en façade sur l’avenue de l’AES et de 150 mètres de profondeur. Le bâtiment principal est un R+2 avec une terrasse supérieure, pour une surface bâtie totale de 6 510 m² et une emprise au sol de 2 193 m². Le complexe comprend également un magasin de stockage, des postes d’entrée, des blocs sanitaires, 72 bureaux, 17 blocs de toilette, une salle de conférence, une cantine et 11 locaux techniques équipés. De son côté, la ministre des Transports et des Infrastructures, a rappelé que ADM est un Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), chargé de la gestion des aérodromes, de l’exploitation et du développement des installations, ouvrages et services commerciaux des aéroports. Elle a indiqué que la réalisation de ce bâtiment R+3 pour abriter l’ensemble des services des ADM constitue « un témoignage fort de l’engagement souverain des plus hautes autorités à doter le personnel d’un cadre approprié, afin qu’il puisse fournir des services de qualité en matière de gestion aéroportuaire. » MMD/MD (AMAP)

Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué : le Premier ministre lance la 2e phase

Bamako, 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a lancé, mercredi, à Bamako, la 2e phase du Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) qui prévoit d’aménager 10 240 nouveaux hectares, la réalisation de 135 Km de pistes agricoles et plusieurs activités d’accompagnement, pour un montant total de 47,4 milliards de Fcfa sur lesquels 30 milliards sont financés par la Banque ouest africaine de développement (BOAD).  La première phase a permis, malgré le contexte sécuritaire difficile, la réalisation des barrage-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui, tous fonctionnels ; l’aménagement hydro-agricole de 36 500 ha ; la production additionnelle annuelle induite de 61 085 tonnes de riz paddy, 7 657 tonnes de légumes, 1 975 tonnes de poissons, 701 140 litres de lait et 3 668 emplois créés sur les différents sites. La 2e phase, va soutenir davantage le développement de l’agriculture irriguée pour passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de production maîtrisée et rentable et permettra de créer les conditions d’une forte contribution de notre secteur agricole à l’économie nationale. Sa mise en œuvre contribuera, à combler le déficit céréalier du pays et de participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région En lançant ce nouveau programme, le Premier ministre a affirmé que le Mali est un pays à vocation agro-pastorale avec le plus grand potentiel hydro-agricole de la zone sahélienne. D’où l’orientation de la politique agricole du gouvernement vers une vision globale de développement durable, déclinée dans le « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » dont la finalité est d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de notre population, à l’horizon 2063. Abdoulaye Maïga, a déclaré que son gouvernement fait de l’agriculture une priorité à cause de son rôle de moteur de notre économie. Selon lui, pour relever les défis des changements climatiques, le développement de l’agriculture irriguée est au cœur de notre stratégie de développement agricole, pour soutenir la résilience des populations rurales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, stimuler la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Pour le Coordinateur du PDI–BS, Amadou Diadié Daou, ce programme est une initiative du gouvernement dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie des populations. M. Daou, a indiqué que c’est un programme qui a comme stratégie d’intervention, la mise en place de grandes structures et infrastructures d’irrigation et qui s’appui sur la maitrise de l’eau pour donner aux bénéficiaires les moyens de productions, assurer la disponibilité de l’eau et l’accroissement de la production et des revenus. Le PDI-BS, est une initiative du Gouvernement malien et ses partenaires techniques et financiers. Il intervient dans les zones de Sélingué, Bla et San, et Djenné (Centre). AMK/MD (AMAP)

Forum Job Cluster : les ONG au cœur de la création d’emplois inclusifs au Mali

Bamako, 19 juin (AMAP) Le Forum des ONG du Job Cluster, prévu du 19 au 20 juin, a été lancé ce jeudi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous le thème : « Le rôle des ONG dans la création d’emplois globaux au Mali : Forum ONG et création d’emplois, défis, opportunités et partenariats pour un développement inclusif », a constaté l’AMAP. Dans son discours d’ouverture, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, qui a présidéela cérémonie   a indiqué que ce forum se veut un espace stratégique de concertation, de reconnaissance et de synergie, afin de renforcer les convergences entre les initiatives des ONG, les politiques publiques de l’emploi et les dynamiques entrepreneuriales du secteur privé. Selon elle, l’objectif est de mieux faire connaître les mécanismes de formation et les emplois créés par les ONG, mais aussi de consolider et structurer leur contribution à travers l’instauration d’un cadre de dialogue permanent associant les institutions publiques, les ONG, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les opérateurs économiques. Toujours selon Mme Oumou Sall Seck, le Forum Job Cluster constitue une avancée majeure dans l’ambition collective de bâtir un Mali solidaire, prospère et inclusif. Il s’inscrit pleinement dans une vision gouvernementale ambitieuse, où l’emploi devient un socle fondamental de la reconstruction nationale. Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Adama Cissouma, a précisé que ces deux journées seront marquées par des conférences, des panels de discussion et des échanges de bonnes pratiques. Il a souligné que le forum vise à mettre en lumière la contribution des ONG à la création d’emplois au Mali, leur impact sur la création d’opportunités économiques, l’amélioration des compétences humaines et l’accès à un emploi décent. Il a rappelé que « l’emploi, notamment celui des jeunes et des femmes, constitue l’un des défis majeurs de notre époque. » « Il est, à ce titre, au cœur de l’Axe 3 du Programme d’Action du Gouvernement, qui vise la satisfaction des besoins fondamentaux des populations ». À ses yeux, ce forum « représente une opportunité essentielle pour encourager l’innovation, fédérer les initiatives, et catalyser les énergies en faveur d’un avenir où chaque Malien pourra vivre dignement de son travail. » Enfin, il a insisté sur l’importance de l’approche partenariale portée par Job Cluster qui appelle à repenser les mécanismes d’intervention, à valoriser les savoir-faire locaux et à harmoniser les actions pour un impact collectif renforcé. L’activité a également enregistré la présence de la directrice du Forum, Fanta Sadibou Koné. AC/MD (AMAP)  

San : Clôture de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement.

San, 17 juin (AMAP) La 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a clos, ce mardi 17 juin à la Maison des jeunes de San (Centre), lors d’une cérémonie présidée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, a constaté l’AMAP sur place. Dans son discours de clôture, M. Diarra, a fait remarquer que le choix de San pour abriter les travaux de cette 26 è édition s’inscrit dans la volonté du gouvernement de décentraliser les grandes initiatives environnementales, de valoriser les territoires et les savoir-faire locaux, de mettre en lumière les solutions endogènes, les innovations communautaires et les dynamiques locales au service du développement durable. « L’édition de 2025, a-t-il souligné, s’est tenue dans un contexte marqué à la fois par des défis sécuritaires persistants, une exigence écologique croissante et un besoin impérieux d’engagement collectif pour la résilience climatique du Mali. » Au cours de cette édition a souligné M. Diarra « les grandes problématiques environnementales ont été abordées avec rigueur et pédagogie, entre autres la pollution plastique et la gestion des déchets, la déforestation, de la désertification, de la dégradation des terres, la sauvegarde du fleuve Niger, la préservation de la biodiversité et la valorisation des ressources naturelles, l’amélioration du cadre de vie, la promotion du civisme environnemental. Le département chargé de l’Environnement, a indiqué Moussa Diarra a exprimé sa reconnaissance au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta pour avoir accepté de parrainer cette édition Le secrétaire général du ministère de tutelle a remercié le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga pour sa présence à la cérémonie de lancement et pour l’acte fort qu’il a posé en offrant des mobiliers scolaires fabriqués à partir des sachets plastiques recyclés. En outre, il a adressé ses chaleureuses salutations au Gouverneur de la région de San pour l’accueil, la mobilisation exceptionnelle et l’engagement « qui ont contribué à faire de cette édition une réussite incontestable. » Il a rendu hommage aux forces de défense et de sécurité, les partenaires techniques et financiers, les anciens ministres et parlementaires, ainsi que les hommes et les femmes de médias mobilisés pour la cause, « car il s’agit avant tout, selon lui, d’une campagne de communication et de conscientisation pour un changement de comportement. » La Quinzaine de l’environnement est une campagne nationale de sensibilisation, de communication et de mobilisation. À travers des activités variées, dont les journées portes ouvertes, les conférences-débats, les campagnes de reboisement, les visites de terrain, les émissions médiatiques, les expositions, les formations, les démonstrations, entre autres, organisés sur tout le territoire national, le gouvernement du Mali, par le département chargé de l’Environnement, a porté le message environnemental à toutes les autres couches sociales. Selon le représentant du ministre, nous devons garder à l’esprit que la protection de l’environnement ne se résume pas à une quinzaine d’activités par an. Elle doit s’inscrire dans la gouvernance, les politiques sectorielles, l’économie et les comportements de chaque citoyen. « Nous devons désormais capitaliser les recommandations issues des échanges, renforcer les synergies entre les différents acteurs, pérenniser la dynamique territoriale de protection de l’environnement. Cette cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, des cadres du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales de San. L’évènement a été marqué par la plantation symbolique d’arbres dans la cour de l’école Santoro Extension, du sketch de la troupe théâtrale Clinzan sur les deux thèmes de cette année : la lutte contre la pollution plastique et la restauration des terres. NC/MD (AMAP)

Effondrement dans une mine chinoise à Bétéya (Kayes) : Plusieurs morts présumés (Source locale)

Kayes, 17 juin (AMAP) Un puits d’or situé dans une mine exploitée par une compagnie chinoise s’est effondré le 16 juin 2025, vers 21 heures dans le village de Bétéya, à environ 10 km de Sitakily, chef-lieu de la Commune, a appris l’AMAP de source locale. « Les recherches et les actions de sauvetage sont en cours, mais nous ne pouvons pas encore confirmer le nombre exact de victimes », a déclaré cette source. Selon les premières estimations, l’incident a causé la mort d’environ quatre personnes, bien que ce bilan reste à confirmer. Les opérations de sauvetage sont compliquées par la présence d’une importante quantité d’eau dans la mine, rendant l’accès difficile. Les effondrements sont fréquents dans les zones minières du Cercle de Kéniéba, dans l’Ouest du Mali où les conditions de travail sont souvent précaires. La nouvelle de ce drame s’est propagée dans l’après-midi du 17 juin, vers 16 heures. De nombreux orpailleurs travaillent la nuit sur ces sites, généralement fermés pendant une bonne partie de la saison des pluies. Les autorités locales et les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour évaluer l’ampleur de la catastrophe et porter assistance aux éventuelles victimes. OS/MD (AMAP)

Koulikoro : Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali visite le nouveau marché moderne

Koulikoro, 16 juin (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madjou Simpara, à la tête d’une forte délégation de membres du Bureau exécutif national et de directeurs techniques, a visité lundi le nouveau marché flambant neuf de Koulikoro. Avant la visite, ils ont été reçus par le président de la Délégation régionale de la CCIM de Koulikoro, Kassim Simpara, des membres du bureau et les présidents des chambres consulaires. Ces derniers ont manifesté au président Madjou Simpara et à son bureau leur gratitude pour avoir accepté leur requête de construction d’un marché moderne. Avant l’inauguration officielle de l’infrastructure, le président de la CCIM, a effectué une visite pour constater l’état d’achèvement des travaux. « Je suis venu, ce matin, à Koulikoro, pour visiter le nouveau marché flambant neuf que nous avons bien voulu financer, à la demande de la délégation régionale de la CCIM de Koulikoro. Nous pensons que ces infrastructures permettront d’aider les opérateurs économiques dans la relance de l’économie de la région », a déclaré le président Madjou Simpara. Il a « vivement » remercié « les autorités de Koulikoro et tous ceux qui ont participé, de loin ou de près, à la réalisation de cette belle infrastructure dont l’inauguration est pour bientôt. » Financé par la CCIM, à hauteur de 900 millions de Fcfa, le nouveau marché est une infrastructure marchande qui contribuera à améliorer les conditions de commercialisation des produits dans la Région de Koulikoro. Le projet, lancé à la fin de l’année 2022, vise à doter la ville de Koulikoro d’un marché moderne et fonctionnel avec près de 210 boutiques et 85 étals conformes aux normes internationales. Cette infrastructure a, aussi, pour but de créer les conditions favorables au développement et à l’épanouissement de la Région en général, et de la Commune urbaine de Koulikoro, en particulier. La CCIM, maître d’ouvrage du projet, offre aux commerçants et aux habitants de Koulikoro un cadre de transactions commerciales moderne et sécurisé. La délégation a, ensuite, visité le marché avant de rendre une visite de courtoisie aux autorités régionales. « Je ne pouvais venir à Koulikoro visiter le nouveau marché, sans venir témoigner de notre gratitude aux autorités régionales qui nous ont toujours accompagné dans nos initiatives et dans nos activités », s’est réjoui Madjou Simpara au terme de cette rencontre. Au nom du gouverneur de la Région, le directeur de cabinet Mohamar Haïdara a « chaleureusement » remercié la CCIM « pour les efforts qu’elle ne cesse de déployer pour développer l’économie du pays », en témoigne « la réalisation de ce marché flambant neuf mis à la disposition des opérateurs économiques pour booster l’économie de la Région. » Il a, également, adresse ses remerciements à la délégation de la CCIM pour leur accompagnement dans la prise en charge des victimes des inondations de 2024 dans la Région de Koulikoro. AD/MD (AMAP)

Construction d’une nouvelle raffinerie d’or au Mali : L’État détiendra 62 % du capital social

Bamako, 16 juin (AMAP) Le projet de raffinerie d’or, en partenariat entre le Mali et la société russe Yadran qui s’est associé avec Swiss Investment Company, prévoit une participation de 62 % pour l’État malien dans le capital social, a annoncé, lundi à Bamako, le président de la société russe, Irek Salikhov Dans une intervention, lors de la pose de la première pierre de l’infrastructure, Irek Salikhov a précisé que « l’objectif est de maintenir une plus grande partie des bénéfices dans le pays, afin de renforcer la résilience économique du Mali. » La nouvelle usine de raffinerie d’or du Mali sera construite sur une superficie de 5 hectares à Sénou, en en périphérie de la capitale Bamako. Le lancement officiel des travaux de construction a eu lieu ce lundi, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, en présence de Partenaires techniques et des membres du gouvernement, a constaté l’AMAP. « Tout d’abord, la pose de la première pierre de l’usine de raffinage d’or du Mali d’une capacité de 200 tonnes est la suite logique des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) au cours desquelles le peuple malien a demandé à ce que l’or du Mali brille pour les Maliens », a rappelé le général d’Armée Assimi Goïta/ Il a aussitôt ajouté que : le plus important est que la nouvelle usine d’affinage d’or sera la seule entité à affiner l’or de toutes les sociétés minières installées au Mali. » En cette occasion, le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, a déclaré que « cette pose de la première pierre marque un moment important dans la concrétisation des aspirations légitimes du peuple malien pour une industrie minière au service du développement national. » Selon lui, cette initiative répond également « à la volonté de souveraineté retrouvée, car avec cette raffinerie, le Mali pourra, enfin, contrôler toute sa production aurifère. » Le ministre Keïta a précisé que « cette raffinerie a été pensée dès le départ pour répondre aux standards des grandes installations internationales. » « Grâce au partenariat avec Yadran et Swiss Investment Company, le Mali sera doté d’une usine moderne, fonctionnelle et équipée des technologies de pointe les plus récentes », s’est-il félicité. Amadou Keita a, également, souligné que « ce partenariat ne se limite pas à la construction. » « Il inclut la maintenance des équipements, le renforcement des capacités des cadres, et un accompagnement pour les certifications futures », a-t-il révelé. Pour sa part, la secrétaire générale de la mairie de la Commune VI, Mme Coulibaly Salimata Traoré, a indiqué que ce projet aura un impact positif, à la fois au niveau national et local. Elle a, notamment, évoqué « la création d’emplois directs et indirects, la réduction du chômage des jeunes, ainsi qu’un dynamisme accru pour le commerce et les services. » « Cette initiative, selon Mme Coulibaly Salimata Traoré, représente aussi une opportunité de formation pour la jeunesse et une occasion, pour l’administration locale, de maximiser les retombées économiques, financières et sociales. » La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs ambassadeurs accrédités au Mali, des légitimités traditionnelles et des responsables de secteur minier. MMD/MD (AMAP)