Approvisionnement en carburant : le gouvernement muscle la lutte contre les fraudes

Bamako, 6 juin (AMAP) Le gouvernement a engagé une série de mesures visant à sécuriser l’approvisionnement du pays en produits pétroliers face à diverses pratiques frauduleuses affectant la chaîne de distribution, a indiqué jeudi le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a appris l’AMAP de source proche du département. S’exprimant jeudi dans le Journal Télévisé (JT) de 20h de l’ORTM, le ministre a expliqué que les fraudes constatées concernaient principalement le transvasement (ndr : faire passer un liquide d’un récipient vers un autre) illicite des produits pétroliers à partir des camions-citernes. «Le niveau des fraudes concernait principalement les questions liées au transvasement des citernes. Nous avons pris des mesures catégoriques, notamment la fermeture de certains sites de transvasement, afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement des stations et, par conséquent, des populations», a déclaré Moussa Alassane Diallo. Selon lui, plusieurs sites ont déjà été fermés et cette opération se poursuivra sur l’ensemble du territoire national. «Nous continuerons à fermer partout où ces sites constitueront une menace pour la continuité de l’approvisionnement de notre pays», a-t-il ajouté. Le ministre a également dénoncé un second phénomène de fraude lié au ravitaillement des sites miniers clandestins, considéré comme un facteur de perturbation du circuit normal de distribution des hydrocarbures. Pour faire face à cette situation, les autorités ont demandé aux services de sécurité de renforcer les contrôles sur les mouvements des camions citernes à destination de ces exploitations minières illégales. «Les services de sécurité ont été invités à mettre en place un dispositif de contrôle strict pour la sortie des citernes vers ces mines, afin de permettre le contrôle des flux de transport vers ces sites», a précisé le ministre. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés par les autorités pour garantir un approvisionnement régulier du marché national en carburant et prévenir les ruptures susceptibles d’affecter les activités économiques et les populations. Les autorités assurent par ailleurs que la réception prochaine de nouveaux camions citernes contribuera au renforcement des capacités logistiques du pays et à la sécurisation durable de l’approvisionnement en produits pétroliers. KD/CMT (AMAP)

Spéculation sur le carburant : Ouélessébougou serre la vis

OUÉLESSÉBOUGOU, 3 juin (AMAP)– Face à la multiplication des ventes frauduleuses et à la flambée des prix du carburant, le préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa Andielou Sagara, a convoqué mercredi une réunion d’urgence réunissant opérateurs pétroliers, autorités communales, représentants de la société civile, collectivités territoriales ainsi que les forces de défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. Cette rencontre intervient après plusieurs dénonciations d’organisations locales, de consommateurs et de mouvements de jeunesse sur des pratiques illicites dans la distribution des produits pétroliers. Les professionnels du secteur ont expliqué les tensions observées par les difficultés d’approvisionnement des stations-service. Une justification jugée insuffisante par les autorités et les représentants de la société civile, qui ont dénoncé la persistance des ventes illégales et des spéculations. Le préfet a réaffirmé sa fermeté contre toute hausse abusive des prix et toute vente frauduleuse, rappelant également l’interdiction formelle de la vente de carburant dans des bidons, une pratique considérée comme dangereuse pour la sécurité publique. À l’issue des échanges, plusieurs mesures ont été adoptées. Les participants ont convenu du maintien des prix à la pompe, fixés à 875 FCFA le litre d’essence et à 940 FCFA le litre de gasoil. Ils ont également acté l’interdiction totale de la vente dans les bidons et décidé de la création d’une commission locale de suivi et de contrôle chargée de veiller à une distribution régulière, transparente et conforme à la réglementation sur l’ensemble du cercle. AC/CMT (AMAP)

Conseil des ministres : plus de 7,7 milliards FCFA pour deux Lycées d’excellence

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)– Le Conseil des ministres a approuvé mercredi les marchés relatifs à la construction des Lycées d’excellence de Ségou et de Badougou Nafadji (Cercle de Kati), pour un montant global de plus de 7,7 milliards de FCFA, a appris l’AMAP de sources proches de la Présidence. Le marché de construction du Lycée d’excellence de Ségou a été attribué au groupement d’entreprises PRO BTP-CHECEC pour un montant de 4,369 milliards de FCFA TTC avec un délai d’exécution de neuf mois. Celui de Badougou Nafadji a été conclu avec la Société soudanaise de Construction et de Promotion immobilière et de Commerce pour un montant de 3,394 milliards de FCFA TTC, également pour une durée de neuf mois. Selon le gouvernement, la réalisation de ces infrastructures contribuera à l’amélioration de la qualité des enseignements au niveau secondaire. Le Conseil a également adopté des textes portant création de la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire, appelée à remplacer l’actuelle Direction nationale de l’Aménagement du Territoire. La nouvelle structure aura pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique nationale en matière d’aménagement et d’attractivité territoriale. KD/CMT (AMAP)

Conseil des ministres : maintien des fonds de résilience et forum de la diaspora en juillet

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)– Le gouvernement malien prévoit de maintenir pendant sept années supplémentaires les fonds de résilience destinés au soutien du secteur privé, à travers la signature prochaine d’un avenant à la convention de gestion conclue avec le Fonds de Garantie pour le Secteur privé (FGSP), a annoncé mercredi le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances au Conseil des ministres, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué officiel, les ressources concernées comprennent les «Fonds COVID-19» d’un montant de 20 milliards de FCFA et les «Fonds affectés» de 8,482 milliards de FCFA. Leur mise en œuvre a permis jusqu’ici de garantir 6.634 crédits pour un volume global de financements mobilisés estimé à 1.842 milliards de FCFA. Le Conseil a également été informé de l’organisation de la deuxième édition du Forum international de la Diaspora, prévue du 16 au 18 juillet 2026 à Bamako autour du thème : «La Diaspora malienne et investissements productifs : Bâtir un Mali économiquement fort et durable.» Par ailleurs, le ministre de la Santé et du Développement social a annoncé qu’une diminution des cas confirmés de dengue a été enregistrée par rapport à la semaine précédente. Il a aussi salué la distinction obtenue par l’Association de Santé Communautaire de Banconi (ASACOBA), lauréate du «Prix Sasakawa 2026» lors de la 79e Assemblée mondiale de la Santé à Genève. Malgré cette évolution favorable de la situation sanitaire, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a appelé les populations au respect strict des mesures de prévention contre les maladies. KD/CMT (AMAP)

Gao : l’interdiction des grosses cylindrées stimule le marché des motos Djakarta

GAO, 2 juin (AMAP)– Le commandement militaire du secteur N°1 de la région militaire de Gao a interdit la circulation des motos à grosses cylindrées, de 125 cm³ à 200 cm³, dans la ville ainsi qu’aux abords des camps à des heures avancées de la nuit, a appris l’AMAP de sources secrétaires. Cette mesure sécuritaire, qui concerne notamment les marques Sanaly, Apsonic et Haojin, a été prise après les attaques terroristes simultanées du 25 avril 2026 ayant visé plusieurs localités du pays, dont Gao. L’interdiction s’applique également aux porteurs d’uniforme dans les camps. Selon les autorités militaires, ces engins sont fréquemment utilisés par les groupes armés terroristes pour mener des attaques contre les emprises des Forces armées maliennes (FAMa). À Gao, plusieurs usagers reconnaissent l’importance de la mesure malgré ses conséquences sur leurs déplacements. Réparateur de motos, Diaraké souligne que ces engins sont particulièrement adaptés aux terrains sablonneux grâce à leur puissance et leur rapidité. Oumar Maïga, commerçant de Bamba, affirme avoir immobilisé ses deux motos à gros cylindre après l’annonce de la décision, en attendant une éventuelle évolution de la mesure. L’interdiction a provoqué une forte demande des motos à petites cylindrées de marque Djakarta, selon plusieurs commerçants. Mohamed Almoustaph, importateur et vendeur de motos, indique que le prix de cette marque est passé de 480.000 FCFA avant l’interdiction à une fourchette comprise entre 500.000 et 550.000 FCFA. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par certains enseignants et commerçants venant des villages environnants, il estime que la mesure contribue à la protection des personnes et de leurs biens. Pour les opérateurs du secteur, cette nouvelle situation redessine le marché local. Le commerçant Abdramane Alassane déplore l’importance de son stock de motos à gros cylindre devenu difficile à écouler, tout en réaffirmant la primauté des impératifs de sécurité. De son côté, Mohamed Touré, vendeur de motos et de pièces détachées, observe que les motos Djakarta se vendent actuellement jusqu’à 590.000 FCFA en raison des coûts d’approvisionnement depuis Bamako. Soumaïla, monteur de motos neuves, indique quant à lui que la demande lui permet d’assembler avec son équipe jusqu’à une vingtaine de motos Djakarta par jour, voyant dans cette mesure une opportunité pour son activité et pour les vendeurs de motos de cette catégorie. AT/CMT (AMAP)

Bourem : ultime foire avant la Tabaski marquée par la flambée des prix du bétail

Bourem, 26 mai 2026 (AMAP) – Le marché hebdomadaire de Bourem, tenu lundi 25 mai, a connu une forte affluence de vendeurs, d’acheteurs et de curieux à l’approche de l’Aïd El Kébir, cette foire étant considérée comme la dernière avant la fête prévue dans moins de quelques heures après le prochain marché, a constaté l’AMAP. Dès les premières heures de la journée, le parc à bétail situé à proximité du grand marché a été pris d’assaut. Les échanges entre vendeurs et acheteurs se sont multipliés autour des prix des petits ruminants, jugés particulièrement élevés. Les prix des moutons, notamment des brebis et des béliers, varient entre 65.000 et 200.000 FCFA, voire davantage selon la qualité des animaux. Les chèvres et les boucs connaissent également une hausse importante des prix. Un bouc a ainsi été vendu à 100.000 FCFA à un habitant de la localité, qui a estimé ce montant excessif. Selon plusieurs constats, les animaux sont vendus en plusieurs endroits de la ville en dehors du parc à bétail, dans un contexte marqué par des spéculations qui contribuent à la hausse des prix. Les propriétaires d’animaux expliquent cette situation par une mauvaise pluviométrie durant l’année, le manque d’herbe dans les pâturages, la rareté et le coût élevé du bourgou, ainsi que les difficultés d’accès à l’aliment bétail. Ils évoquent également l’insécurité comme facteur aggravant. À Bourem, plusieurs habitants estiment que les prix pratiqués dépassent les capacités financières du citoyen lambda. Ils soulignent également l’absence récente de distributions d’aliments bétail et de ventes promotionnelles d’animaux malgré les difficultés que connaît le cercle. TMT/CMT (AMAP)

Sikasso : un incendie ravage plusieurs habitations à Sanoubougou I

Sikasso, 23 mai (AMAP)– Un violent incendie a détruit, samedi, plusieurs habitations dans le quartier Sanoubougou I de Sikasso, causant d’importants dégâts matériels sans faire de victime, a constaté l’AMAP. Selon des informations recueillies sur place, le sinistre serait parti d’un dépôt non officiel de carburant appartenant à un revendeur identifié sous les initiales Y.D. Celui-ci stockait à son domicile sept barriques de 200 litres et 25 bidons de 20 litres de carburant. Le feu, qui s’est rapidement propagé aux concessions voisines, a sérieusement endommagé au moins trois habitations. Les populations du quartier ont salué l’intervention des sapeurs-pompiers qui ont réussi à maîtriser les flammes après plusieurs heures d’efforts, entre 17 heures et 21 heures. Cet incident relance la question du stockage de carburant à domicile et les risques liés aux dépôts clandestins dans les zones habitées. MFD/CMT (AMAP)

Achat du mouton de Tabaski : un défi pour de nombreuses familles Bamakois

Bamako, 23 mai 2026 (AMAP)– À quelques jours de la fête de la Tabaski, les marchés à bétail de Bamako connaissent une affluence inhabituelle. Entre hausse des prix des moutons et augmentation des frais de transport, de nombreuses familles peinent à trouver un mouton à un prix abordable. Au marché à bétail de Lafiabougou, des acheteurs parcourent les enclos à la recherche d’un animal correspondant à leur budget. Mais les prix affichés refroidissent rapidement les ardeurs. Selon plusieurs vendeurs, les moutons se négocient actuellement entre 170.000 et 400.000 FCFA, selon la taille et la qualité de l’animal. <<L’année dernière, un mouton moyen pouvait être acheté autour de 120.000 à 150.000 FCFA. Aujourd’hui, il faut souvent débourser beaucoup plus», explique Moussa Ag Mohamed, commerçant de bétail. Pour les revendeurs, cette hausse s’explique notamment par l’augmentation des coûts de transport. Les convoyeurs évoquent des dépenses pouvant atteindre 5.000 FCFA par tête de bétail pour acheminer les animaux vers la capitale. <<Le carburant, les frais de route et les difficultés sur certains axes ont augmenté nos charges. Tout cela se répercute sur le prix final», affirme Mamadou Dicko, transporteur de bétail. La disponibilité des animaux constitue également une préoccupation. Plusieurs opérateurs du secteur signalent une baisse des arrivages sur certains marchés de Bamako. Selon eux, l’insécurité sur plusieurs axes d’approvisionnement complique les déplacements des troupeaux vers la capitale. Contrairement à cette affirmation, le constat est que Bamako est bien approvisionné en béliers. Au marché de Niamana, les acheteurs reconnaissent que l’offre reste limitée par rapport aux années précédentes. Mais les marchands de bétail restent optimistes et pensent que tout pourrait se jouer lors des dernières journées. <<Il y a moins de choix et les prix sont plus élevés. Beaucoup de familles attendent les derniers jours en espérant une baisse», observe Oumar Traoré, revendeur. Face à cette situation, certaines familles revoient leurs ambitions à la baisse. Dans le quartier de Banconi, Abdoulaye Coulibaly, père de six enfants, confie qu’il peine à réunir les fonds nécessaires. <<Nous économisons depuis plusieurs mois, mais les prix continuent de monter. Cette année, nous cherchons un petit mouton parce que nos moyens sont limités», explique-t-il. Même constat chez Aïssata Maïga, commerçante au marché de Médina-Coura. <<La Tabaski est une fête importante pour nous, mais il faut aussi penser aux dépenses alimentaires, aux habits des enfants et aux autres charges du ménage. Beaucoup de familles hésitent encore à acheter», dit-elle. D’autres envisagent même de renoncer à l’achat d’un mouton. <<Si les prix restent à ce niveau, je vais probablement participer à l’achat collectif d’un animal avec des membres de ma famille», indique Boubacar Sangaré, habitant de Magnambougou. Pour atténuer les difficultés des ménages, les autorités ont annoncé des initiatives visant à faciliter l’accès aux moutons destinés à la Tabaski, notamment à travers des opérations de vente à prix modérés et des programmes tels que <<Un Mouton pour Tous». Ces mesures suscitent de l’espoir chez de nombreux citoyens, même si plusieurs observateurs estiment que leur impact dépendra du nombre d’animaux mis à disposition et de leur répartition dans les différents quartiers de la capitale. En attendant, dans les marchés à bétail de Bamako, vendeurs et acheteurs poursuivent les négociations. Comme chaque année, la Tabaski reste un moment de partage et de solidarité, mais pour de nombreuses familles, l’acquisition du mouton est devenue un défi économique de plus en plus difficile à relever. OS/CMT (AMAP)

Youwarou : flambée des prix des moutons à la veille de la Tabaski

Youwarou, 22 mai (AMAP) – La dernière foire hebdomadaire avant la fête de la Tabaski a été marquée, vendredi, par une forte hausse des prix des moutons au marché à bétail de Youwarou. Les animaux se sont négociés entre 100.000 et 250.000 FCFA dans cette localité du cercle du grand Lac Débo réputée pour son important cheptel, aconstatél’AMAP. Selon plusieurs revendeurs, cette flambée des prix s’explique par les difficultés d’accès des grands commerçants aux marchés habituels, notamment Bamako. Le marché de Youwarou, considéré comme le plus grand du cercle, a ainsi concentré une grande partie des animaux mis en vente par les éleveurs locaux. La foire a enregistré une forte affluence d’acheteurs et une abondante offre en moutons et chèvres. À quelques jours de la fête, de nombreux clients, principalement des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs, jugent les prix élevés. Certains préfèrent attendre les dernières heures précédant la Tabaski dans l’espoir d’une baisse des tarifs. Outre le mouton du sacrifice, les dépenses liées aux habits de fête constituent également une préoccupation majeure pour les familles de Youwarou. SC/CMT (AMAP)

Niger : des transporteurs sanctionnés présentent des excuses aux autorités après le refus d’approvisionner le Mali

Bamako, 22 mai (AMAP) Des transporteurs nigériens sanctionnés pour avoir refusé d’acheminer du carburant vers le Mali ont présenté jeudi des excuses publiques aux autorités de leur pays et pris l’engagement de respecter désormais les réquisitions de l’État, a appris l’AMAP de source officielle. La déclaration a été lue au ministère nigérien des Transports par Abidine Ali, en présence du ministre des Transports du Niger. Dans leur déclaration, les transporteurs reconnaissent «sans réserve» que leur refus d’exécuter l’ordre de réquisition dans le cadre de l’approvisionnement du Mali a constitué «une faute grave» envers l’État nigérien et l’intérêt supérieur de la nation. Ils affirment avoir pris conscience de la portée de leurs actes et s’engagent à observer «une discipline irréprochable», à respecter les décisions des autorités compétentes et à servir l’État «avec loyauté». Les signataires promettent également d’adopter une conduite professionnelle fondée sur la disponibilité, la ponctualité et le respect des obligations légales, tout en annonçant la mise en place de mécanismes internes de discipline et de contrôle au sein de leurs entreprises. Cette déclaration intervient plusieurs mois après les sanctions annoncées par le ministère nigérien des Transports contre des transporteurs et conducteurs de camions-citernes ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali. Dans un arrêté signé le 14 janvier dernier par Abdourahamane Amadou, les autorités nigériennes avaient retiré à 14 transporteurs leur autorisation d’exercer dans le transport des hydrocarbures et suspendu les permis de conduire de 19 chauffeurs. Le ministère avait qualifié ce refus de «grave infraction» aux obligations légales et réglementaires liées aux opérations de réquisition. KD/CMT (AMAP)