Bamako : un convoi de plus de 716 camions-citernes de carburant arrive sous escorte des FAMa

BAMAKO, 3 juillet (AMAP)– Un convoi de plus de 716 camions-citernes, escorté durant la nuit par les Forces armées maliennes (FAMa), est arrivé au parking de Bamako ce vendredi 3 juillet 2026, aux alentours de 5 heures du matin, selon un flash d’information de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) consulté par l’AMAP. Les équipes des services des Douanes, de la DGCC et de la Police nationale assurent une permanence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 afin de prendre en charge le convoi et de répartir les volumes de carburant entre les différentes stations et entreprises.

ODEPA : les ministres africains réunis à Bamako pour définir une stratégie de repositionnement de l’artisanat

Bamako, 2 juillet (AMAP)– La 12ᵉ Conférence des ministres de l’Organisation pour le Développement et la Promotion de l’Artisanat africain (ODEPA) s’est ouverte, jeudi à Bamako, avec pour objectif de définir une stratégie commune de repositionnement de l’artisanat comme levier de développement économique, de création d’emplois et de préservation des identités culturelles en Afrique, a constaté l’AMAP. Pendant deux jours, des experts et responsables de la culture et de l’artisanat des 28 pays membres examineront le thème : «Quelle stratégie pour le repositionnement de notre artisanat dans les domaines prioritaires du développement de nos pays ?» À l’ouverture des travaux, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a souligné que «l’artisanat est bien plus qu’un héritage commun ; c’est une véritable économie de proximité, créatrice de valeurs et de richesses. Il est aussi un vecteur essentiel de préservation de l’identité de nos peuples». Selon lui, le repositionnement du secteur doit s’appuyer sur cinq priorités : une meilleure prise en compte de l’artisanat dans les politiques publiques, le renforcement de la formation et de la transition numérique, un meilleur accès au financement et aux marchés, l’amélioration de la qualité et de la labellisation des produits, ainsi qu’une coopération accrue entre les États membres. Le ministre a rappelé que l’artisanat représente près de 20% du PIB du continent, assure 70% des emplois et fait vivre environ 60 millions d’Africains, avec un taux de croissance supérieur à 5%. La présidente en exercice de l’ODEPA et ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat du Congo, Irène Marie Cécile M’boukou Kimbatsa N’goma, a indiqué que les conclusions des experts serviront de base aux décisions de la Conférence des ministres. Elle a plaidé pour une meilleure reconnaissance du métier d’artisan, une valorisation accrue des produits africains et un accompagnement renforcé des artisans à travers la formation, le financement et l’innovation. Le secrétaire général de l’ODEPA, Fidèle Ilboudo, a rappelé que l’organisation a engagé, depuis 2023, des réformes destinées à renforcer son efficacité. Il a précisé que la Conférence sera sanctionnée par une déclaration finale assortie de recommandations destinées à orienter les politiques publiques en faveur du développement de l’artisanat africain. MMD/CMT (AMAP)

Campagne agricole 2026-2027 : le Mali vise une production de 11,92 millions de tonnes de céréales

SÉGOU, 30 juin (AMAP)– Le Mali ambitionne de produire 11.920.300 tonnes de céréales au cours de la campagne agricole 2026-2027, dont 928.860 tonnes de riz paddy dans la zone de l’Office du Niger, a annoncé le ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, lors du lancement officiel de la campagne agricole à Ségou. La cérémonie s’est déroulée jeudi à l’amphithéâtre de 500 places de l’Université de Ségou, en présence notamment du directeur de cabinet du gouverneur de la région, Boureïma Angoïba, du préfet du Cercle de Ségou, Alou Diarra, et du président-directeur général de l’Office du Niger, Samba Bocary Tounkara. Le ministre a indiqué que le gouvernement a prévu une enveloppe budgétaire de 164,389 milliards de FCFA, en hausse de 2% par rapport à la campagne précédente, afin de soutenir les activités agricoles. Les priorités portent sur la maîtrise de l’eau, le curage et la réhabilitation des canaux, l’intensification de la riziculture ainsi que le développement des cultures de contre-saison. Dr Ibrahima Samaké a salué la résilience des producteurs face aux difficultés rencontrées, rappelant le rôle stratégique de l’Office du Niger dans la production rizicole nationale. De son côté, le PDG de l’Office du Niger, Samba Bocary Tounkara, a estimé que les objectifs fixés sont à la mesure des capacités des exploitants agricoles, avec l’ambition d’accroître la production de riz et de produits maraîchers, de renforcer les stocks céréaliers et d’approvisionner les marchés de la sous-région, notamment ceux des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). La cérémonie a également été marquée par la remise de batteuses de riz à des organisations paysannes de la zone Office du Niger afin de renforcer leurs capacités de production. MS/CMT (AMAP)

Gao : incinération de drogues et produits contrefaits d’une valeur de plus de 20 millions de FCFA

Gao, 26 juin 2026 (AMAP)– L’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS) de Gao a procédé, vendredi, à l’incinération d’une importante quantité de drogues, de produits contrefaits et de matériels de consommation, d’une valeur estimée à plus de 20 millions de FCFA, à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de la région, Mamadou Diakité, en présence du chef de l’antenne régionale de l’OCS, le commissaire principal Soumaïla Keïta, ainsi que de responsables des forces de défense et de sécurité et des services techniques. Les produits détruits comprenaient notamment du cannabis, des comprimés de Tramadol (Trama King 225), du khat ainsi que plusieurs médicaments contrefaits, dont du diazépam et d’autres spécialités pharmaceutiques. Selon le commissaire principal Soumaïla Keïta, environ 80% des produits saisis proviennent du sud du Mali et transitent également par le Niger et le Ghana. Il a indiqué que les consommateurs les plus touchés dans la région sont les jeunes âgés de 18 à 32 ans, tout en soulignant que la consommation de stupéfiants constitue un facteur limitant pour le recrutement dans les Forces armées et de sécurité. Le responsable de l’OCS a également indiqué que son service multiplie les actions de sensibilisation à Gao et dans les camps militaires, tout en relevant comme principales difficultés le manque de collaboration de certaines populations et l’immensité du territoire régional. De son côté, Mamadou Diakité a appelé les populations à renforcer leur coopération avec l’Office central des stupéfiants afin de lutter efficacement contre le trafic et la consommation de drogues et de préserver la santé publique. AT/CMT (AMAP)

Réduction de la quantité d’engrais subventionné en zone rizicole : la lente asphyxie de l’agriculture familiale au Mali

Cette enquête, réalisée entre mars et avril 2026, aborde la problématique de l’engrais subventionné et l’impact sur les producteurs locaux de la diminution de la quantité mise à disposition  Bamako, 17 juin 2026 (AMAP)– Le DAP (phosphate diammonique), l’urée et les engrais NPK figurent parmi les intrants agricoles les plus utilisés au Mali. Essentiels à la croissance des cultures et à l’amélioration des rendements, notamment dans la riziculture, ces produits sont aujourd’hui au cœur d’une crise qui fragilise progressivement l’agriculture familiale. Sur le terrain, de nombreux producteurs deplorent les retards de distribution des engrais subventionnés, l’insuffisance des quantités disponibles et l’augmentation continue des coûts de production. Dans plusieurs zones rizicoles du pays, les cultivateurs affirment être contraints d’acheter les intrants au prix du marché lorsque les subventions tardent à arriver. Le sac d’engrais subventionné, vendu autour de 14.000 FCFA, peut atteindre jusqu’à 30.000 FCFA sur le marché libre. Une situation qui pèse lourdement sur les exploitations familiales déjà confrontées à la hausse du coût de la main-d’œuvre, de l’eau et des équipements agricoles. À cela s’ajoute une forte demande autour du riz local, parfois acheté en grande quantité par des commerçants venus des pays voisins, réduisant ainsi sa disponibilité sur les marchés maliens. Pourtant, malgré cette demande, les producteurs peinent de plus en plus à rentabiliser leurs exploitations. Installé dans la culture du riz depuis près de 30 ans, Boubou Doucouré exploite un hectare de riz. Lors de la précédente campagne agricole, il explique avoir obtenu environ 80 sacs de riz paddy, soit 3 à 4 tonnes. Cette année, il espère atteindre les 5 tonnes. Mais selon lui, les rendements pourraient être bien meilleurs si les producteurs bénéficiaient d’un meilleur encadrement et de formations techniques adaptées. Il estime que le Mali aurait pu atteindre depuis longtemps l’autosuffisance en riz, voire exporter sa production. À une cinquantaine de kilomètres de Ségou, Mama Traoré cultive également du riz depuis cinq ans sur deux hectares. Il explique que l’accès aux engrais devient de plus en plus difficile. Selon lui, plusieurs cultivateurs ont le sentiment que seuls certains privilégiés parviennent à obtenir les intrants subventionnés. Le sac d’«engrais blanc», qui coûtait environ 23.000 FCFA, est désormais evendu entre 30 000 et 37.500 FCFA selon les variétés. Outre les engrais, il évoque aussi les difficultés liées à l’adduction d’eau dans les périmètres agricoles. Pour Dikoré, riziculteice depuis près de vingt ans et propriétaire de dix hectares, la situation du marché devient tout aussi préoccupante. Elle explique que le riz local peine aujourd’hui à concurrencer le riz importé, vendu à des prix beaucoup plus accessibles. Selon elle, les producteurs maliens ne peuvent pas réduire leurs tarifs en raison du coût élevé de la redevance eau, des intrants, de la main-d’œuvre et des équipements. Elle rappelle qu’avant la dégradation de la situation sécuritaire, les commerçants se rendaient facilement dans les localités autour de Niono pour acheter du riz. Désormais, les déplacements sont devenus plus compliqués. «Aujourd’hui, j’ai plus de dix tonnes de riz invendues», regrette-t-il. Du côté des revendeurs d’intrants agricoles, les inquiétudes sont également nombreuses. Moussa Doumbia explique que pour cultiver un hectare de riz, un producteur a besoin d’environ six sacs d’engrais. Pourtant, lors de la précédente campagne agricole, certains cultivateurs n’ont reçu qu’un seul sac subventionné au lieu des six nécessaires. Selon lui, cette situation a contraint de nombreux producteurs à réduire leurs superficies cultivées. Certains exploitants qui prévoyaient de cultiver dix hectares se sont finalement limités à trois hectares faute d’intrants suffisants. Le revendeur précise également que plusieurs cultivateurs se tournent désormais vers le marché libre pour compléter leurs besoins. Il indique que les commerçants achètent parfois le sac de NPK 17-17 à environ 26 000 FCFA pour le revendre entre 26.500 et 27.000 FCFA. Toutefois, beaucoup de producteurs ne disposent pas des moyens nécessaires pour acheter les quantités requises à ces prix. La distribution de l’urée constitue par ailleurs un défi sécuritaire majeur. À la Direction générale de l’Agriculture, Tiémoko Lanfia Touré explique que cet engrais peut être détourné pour la fabrication d’explosifs artisanaux. Son transport nécessite donc plusieurs autorisations militaires, ce qui ralentit considérablement son acheminement vers certaines régions. Dans les zones considérées comme rouges, certaines cargaisons restent même bloquées pendant plusieurs mois. Le président de l’Union nationale des revendeurs d’intrants agricoles du Mali partage également ses inquiétudes. Il rappelle que les fournisseurs répondent aux appels d’offres lancés par l’État, mais que la baisse des subventions rend aujourd’hui les engrais beaucoup plus coûteux pour les producteurs. Selon lui, «un hectare nécessite six sacs d’engrais, mais certains producteurs n’ont reçu qu’un seul sac subventionné». Au Grand marché de Bamako, précisément à «Niono Place», Adama Diarra, vendeur grossiste de riz, observe une domination croissante du riz importé. Selon lui, les consommateurs se tournent principalement vers ce produit en raison de son coût plus accessible. Il explique que le sac de 100 kg de riz importé tourne autour de 31.000 FCFA, tandis que le riz local varie généralement entre 37.500 et 45 000 FCFA. À la Direction générale de l’Agriculture, Tiémoko Lanfia Touré revient également sur l’évolution des subventions agricoles. Il rappelle que l’État malien subventionne les engrais depuis 2008, mais que des difficultés budgétaires sont apparues à partir de 2023. Il précise que plusieurs projets, notamment le Projet de résilience et de sécurité alimentaire (PRSA), appuyé par la Banque mondiale, ont permis l’acquisition de milliers de tonnes d’engrais DAP et NPK. Il explique également qu’en 2024, le Mali a bénéficié d’un don d’urée en provenance de la Russie. Cet engrais a ensuite été revendu au prix subventionné habituel de 14.000 FCFA avant d’être distribué à travers les offices agricoles et les directions régionales de l’Agriculture. En 2025, le Projet de diversification agricole pour les zones semi-arides et arides (PDASAM), financé avec l’appui de partenaires internationaux, a permis la distribution de plus de 21.000 tonnes d’engrais minéraux. Cependant, plusieurs difficultés persistent. Selon ce responsable, l’Office malien des produits agricoles (OMAP) peine encore à recouvrer une partie importante des montants dus par certains commerçants.

Sadiola et de Kroukéto (Kayes) : La DGCC ferme des stations-services et point de vente pour non-respect des prix

Kayes, 16 juin (AMAP)– Sous l’égide du Directeur régional du commerce et de la concurrence de Kayes, Robo Bayo, une équipe de contrôle a procédé, le dimanche 14 juin dernier, à la fermeture de 11 stations-services et points de vente situés dans les localités de Sadiola et de Kroukéto pour non-respect des prix fixés par le gouvernement, a appris l’Amap d’une source officielle. En effet, selon nos informations, suite à plusieurs dénonciations citoyennes, la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DGCC) de Kayes a diligenté une mission de contrôle inopinée dans le Cercle de Sadiola. A l’issue des investigations, l’équipe de contrôle a procédé à la fermeture de 11 stations-services et points de vente situés dans les localités de Sadiola et de Kroukéto pour non-respect des prix fixés par le gouvernement. Robo Bayo prévient que La DGCC restera pleinement engagée partout sur le terrain pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et invite la population à continuer de signaler toute pratique commerciale illicite. OD/CMT (AMAP)

Kayes : un important convoi de carburant renforce l’approvisionnement de la région

Kayes, 11 juin (AMAP)– Plusieurs camions-citernes chargés de carburant sont arrivés jeudi aux environs de midi à Kayes, renforçant ainsi l’approvisionnement de la Cité des rails, a constaté l’AMAP. Les opérations de déchargement ont débuté immédiatement après l’arrivée du convoi, sous la supervision des services régionaux du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation. Selon les autorités régionales, cette opération a été rendue possible grâce à l’engagement des Forces de défense et de sécurité qui ont assuré l’escorte des véhicules tout au long du trajet. «L’opération s’est déroulée avec succès», a indiqué le directeur régional du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, Robo Bayo. Les responsables locaux soulignent que la région n’a pas connu de rupture d’approvisionnement malgré les difficultés observées dans certaines localités du pays. Les autorités attribuent cette situation à la coordination mise en place sous l’impulsion du gouverneur de la région, le Général de brigade Moussa Soumaré. Elles mettent également en avant le suivi régulier assuré par le Comité régional de gestion des crises et catastrophes, qui se réunit périodiquement au gouvernorat afin d’anticiper les besoins et de garantir la disponibilité des produits stratégiques pour les populations. OD/CMT (AMAP)

Vente illicite de carburant : la DGCC sévit après la diffusion d’une vidéo compromettante 

Bamako, 10 juin (AMAP)— La Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) a annoncé ce mercredi avoir pris des mesures à l’encontre d’une station-service impliquée dans la livraison de carburant à un réseau de distribution illicite, à la suite de la diffusion d’une vidéo mettant en cause cet établissement, appris l’AMAP des sources proches de la DGCC. Selon un communiqué de la DGCC, les équipes de l’institution sont intervenues dès la diffusion des images, qui ont mis en évidence des pratiques de transvasement illégal de carburant au profit d’un circuit de distribution non autorisé. Les enquêtes sont actuellement en cours afin d’identifier et d’appréhender l’ensemble des acteurs impliqués dans ce réseau, que les faits se soient déroulés au sein de stations-service ou en tout autre lieu. La DGCC réaffirme ainsi sa détermination à lutter contre les pratiques commerciales illicites et à protéger les consommateurs maliens contre toute forme de fraude dans le secteur de la distribution des hydrocarbures. KD/CMT (AMAP)

Recherche agricole : l’IER met en avant ses résultats et prépare de nouvelles innovations

BAMAKO, 8 juin (AMAP)– L’Institut d’économie rurale (IER) a ouvert, lundi à Bamako, les travaux de la 32ᵉ session de son Comité de programme, consacrée à l’examen de 71 documents, dont 25 rapports et 46 propositions de recherche, a constatél’AMAP. À cette occasion, le directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, a mis en avant les performances enregistrées par l’institution, notamment la production de 200.284 kg de semences de prébase et de base toutes cultures confondues, 4.344 kg d’hybrides, 121.599 kg de semences certifiées produites avec l’appui aux producteurs, ainsi que l’inscription de 48 variétés et 8 hybrides au catalogue national. L’IER a également produit 30.120 kg de semences de prébase de coton et développé de nouvelles variétés, techniques culturales et méthodes de protection phytosanitaire et environnementale. Le responsable a également souligné les avancées enregistrées dans la formation de plus de 42.000 acteurs ruraux, la diversification alimentaire de 5.000 ménages et l’extension du dispositif scientifique avec la création de centres de recherche à Diré, Ménaka, Kidal et Kita. Réunis avec les partenaires de la recherche au sein de cette instance chargée d’harmoniser les programmes et de définir les priorités scientifiques, les responsables de l’IER entendent poursuivre les efforts d’innovation pour répondre aux défis liés aux mutations de l’environnement agricole, tout en consolidant les acquis obtenus grâce à la collaboration avec les structures techniques, les ONG, les GIE et l’appui des autorités nationales. MMD/CMT

Economie : Biotex Mali Hand lance le projet de formation sur l’Indigo Sukumo

Bamako, 6 juin (AMAP) Le Secrétaire général du  ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou Diarra dit Koumbouna a présidé,  jeudi, au centre international de conférence de Bamako (CICB) le lancement officiel du projet de formation sur l’Indigo Sukumo, a constaté l’AMAP. Ce projet consiste à renforcer les compétences des artisans spécialisés en teinture Indigo et de relever le défi de l’exportation du made in Mali. C’est un projet qui va se dérouler en deux phases : la formation de 50 formateurs par des partenaires japonais dans un premier temps et la formation continue de 3. 000 artisans et artisanes engagés dans un deuxième temps, a  constaté l’AMAP. Selon le directeur général de Biotex Mali Hand, Moussa Bagayoko ce projet est une volonté commune de son organisation et les autorités du de notre pays avec la collaboration des partenaires internationaux, notamment, l’ambassade du Japon et le programme des nations unies pour le développement (PNUD). L’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata a rappelé que « le Mali est reconnu pour ses riches traditions culturelles et artisanales, qui possède un héritage textile riche et diversifié, forgé au fil des siècles par des artisans et créateurs talentueux, qui ont su développer des techniques uniques de filature, de tissage, de teinture et de broderie ». Le Japon a financé ce projet qui vise à transformer le secteur textile malien en améliorant la chaîne de valeur du coton, de la culture à la transformation et au développement des produits, en promouvant des pratiques durables et en encourageant l’innovation et la collaboration. De plus, il permettra aux producteurs maliens de se conformer aux normes internationales et stimuler une croissance durable, contribuera à une croissance inclusive, favorisera l’innovation et encouragera la collaboration sur des plateformes internationales telles que la TICAD », a évoqué l’ambassadeur du Japon. « Le micro-projet porté par Biotex Mali Hand est centré sur la valorisation de la teinture traditionnelle à l’indigo à travers l’introduction de la technique japonaise du Sukumo par la formation de 50 formateurs par des partenaires japonais dans un premier temps et la formation continue de 3000 artisans et artisanes engagés dans un deuxième temps », a précisé Yukuo Murata. Qui a expliqué que « ce projet offre une opportunité unique de valoriser le coton malien en créant des textiles écologiques, artistiques et compétitifs sur les marchés internationaux. Ainsi, au-delà de créer une passerelle entre deux cultures, deux patrimoines et deux visions du savoir-faire textile, l’initiative contribue au renforcement des compétences locales et au développement du secteur textile ». Pour sa part, Le Secrétaire général, Mahamadou Diarra dit Koumbouna a souligné « qu’en introduisant la technique japonaise de l’Indigo Sukumo, ce projet crée une passerelle exemplaire entre l’innovation internationale et les traditions artisanales africaines ». « L’Indigo Sukumo est bien plus qu’une technique de teinture. Il représente une philosophie de production fondée sur la qualité, la durabilité, le respect de la nature et la valorisation du patrimoine culturel », a expliqué le secrétaire général.   Il a félicité le promoteur du projet, Moussa Bagayoko et son équipe ainsi qu’à l’ensemble des partenaires qui ont accepté d’accompagner cette noble initiative. Et, a de réaffirmé l’engagement constant du gouvernement à soutenir toutes les initiatives visant la promotion de l’artisanat, la création d’emplois, la valorisation du coton malien et le renforcement de notre souveraineté économique. ST/KM (AMAP)