Kayes : un camion-remorque de bétail intercepté à Kéniéba

Kayes, 21 septembre (AMAP) La brigade mobile du service local de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) a intercepté, lundi vers 03 heures à Kéniéba, un camion-remorque transportant du bétail destiné à une exportation illégale, a appris l’AMAP de source officielle. L’opération s’est déroulée sous la supervision du Directeur régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de Kayes, Robo Bayo. Cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’application de la décision des autorités de la Transition interdisant l’exportation de bétail hors du Mali. La DGCC a réaffirmé, à travers son Directeur régional, son engagement à lutter contre les circuits frauduleux et à sécuriser l’approvisionnement du marché national, conformément aux orientations des autorités.Si vous le souhaitez, je peux aussi proposer un titre plus percutant, dans le style des dépêches AMAP. OD/CMT (AMAP)
Kayes : plus de 88 camions-citernes d’hydrocarbures arrivent à Kayes

Kayes, 17 septembre (AMAP)– Un convoi de plus de 88 camions-citernes chargés d’hydrocarbures est arrivé, jeudi 17 septembre, à Kayes sous escorte des Forces de défense et de sécurité, a appris l’AMAP de source officielle. Selon la Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, le convoi doit permettre d’approvisionner les différentes localités de la région. «Toutes les localités de la Région seront servies», a assuré le directeur régional du Commerce, Robo Bayo. La Direction régionale du Commerce, en collaboration avec les services de la Douane et la Police nationale, a mis en place des dispositions pour faciliter l’acheminement des produits vers les stations-service et répondre à la demande des populations. Cet arrivage intervient alors que le Comité régional de gestion des crises et catastrophes avait fait état, lors de sa réunion hebdomadaire, d’une baisse des stocks d’hydrocarbures, sans franchissement des seuils d’alerte. OD/CMT (AMAP)
Microfinance : près de 1,6 million de clients au Mali en 2025

Bamako, 17 septembre 2026 (AMAP)– Le secteur de la microfinance comptait 116 systèmes financiers décentralisés (SFD) pour près de 1,6 million de clients au Mali à fin décembre 2025, selon les données communiquées jeudi à Bamako lors de la 25e Assemblée générale ordinaire de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Mali (APSFD-Mali), a constaté l’AMAP. La rencontre, ouverte par le représentant du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Souahibou Diaby, se tient dans les locaux du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Elle doit notamment permettre de dresser le bilan des activités de l’Association, d’examiner les difficultés du secteur, de renouveler ses instances et de définir les prochaines orientations. Selon les données présentées, le nombre de clients des SFD a progressé de 2,7% en 2025. Les dépôts ont atteint environ 184,4 milliards de FCFA, en hausse de 11,7%, tandis que les crédits se sont établis à près de 209,9 milliards de FCFA, soit une progression de 2,4%. Le secteur cible notamment les femmes, les jeunes, les populations rurales, les micro, petites et moyennes entreprises, les exploitants agricoles, les artisans et les commerçants. L’État entend poursuivre ses actions en faveur de l’accès des SFD au refinancement, notamment à travers le Mécanisme de refinancement des systèmes financiers décentralisés (MEREF-SFD), ainsi que la modernisation du cadre réglementaire, la supervision du secteur, la digitalisation des services financiers et la protection des épargnants. Le président de l’APSFD-Mali, Tidiani Amadou Tall, a indiqué que les institutions de microfinance facilitent l’accès à l’épargne et au crédit, tout en proposant des services d’éducation financière. Il a également fait état de la tenue régulière, en 2025, des réunions des organes sociaux de l’Association, notamment celles du Conseil d’administration consacrées au suivi du Plan de travail et budget annuel (PTBA) et à l’exécution budgétaire. Les différents organes doivent présenter leurs rapports d’activités au cours de l’Assemblée générale. MMD/AMAP
Kayes : les stocks de carburant en baisse, mais toujours au-dessus du seuil d’alerte

Kayes, 17 septembre (AMAP)– Les stocks d’essence et de gas-oil ont enregistré une baisse dans la région de Kayes, mais restent suffisants pour couvrir les besoins de consommation, a indiqué jeudi le directeur régional du Commerce, Robo Bayo, lors de la réunion hebdomadaire du Comité régional de gestion des crises et catastrophes sur les prix et les stocks des hydrocarbures, a constaté l’AMAP. Le stock d’essence s’établit à 763.381 litres, contre 1.536.224 litres lors de la précédente estimation, soit une baisse de 772.843 litres (50,31 %). Celui du gas-oil est de 1.704.304 litres, contre 2.148.480 litres précédemment, soit une diminution de 444.176 litres (20,67 %). «Ces taux de diminution ne traduisent pas une difficulté d’approvisionnement en hydrocarbures», a précisé Robo Bayo. Selon lui, les stocks disponibles dans les stations-service restent supérieurs aux seuils d’alerte et couvrent les besoins de consommation en essence et en gas-oil. Présidée par le conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur, le colonel Adama Bamba, la réunion a regroupé les représentants des Forces de défense et de sécurité, des Douanes, des opérateurs économiques et de l’Association des consommateurs. Les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. Aucun stock de pétrole lampant n’a été communiqué. Le colonel Adama Bamba a salué l’action de la Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence ainsi que l’escorte des camions-citernes par les Forces armées maliennes (FAMa). OD/CMT (AMAP)
Mali : la BAD et le secteur privé renforcent leur collaboration pour faciliter l’accès aux financements

Bamako, 15 septembre (AMAP) La Banque africaine de développement (BAD) et le secteur privé malien ont convenu, mardi, de renforcer leur collaboration afin de faciliter l’accès des entreprises, notamment des PME, aux financements et aux instruments d’accompagnement de la Banque, dans le cadre du Document de stratégie pays 2026-2031, a constaté l’AMAP. Au cours d’une rencontre professionnelle organisée au siège du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), le représentant pays de la BAD, Cédric Achille Mbeng Mezui, a indiqué que la Banque avait approuvé, en avril 2026, sa stratégie d’intervention au Mali pour la période 2026-2031. Celle-ci repose sur deux piliers : le développement d’infrastructures résilientes et le renforcement des compétences et des capacités institutionnelles. «L’enjeu de cette rencontre est simple : transformer les possibilités offertes par la Banque africaine de développement en financements accessibles, en projets bancables et en résultats mesurables pour les entreprises maliennes, en particulier les PME», a déclaré le président du CNPM, Mossadeck Bally. Le patronat souhaite notamment une meilleure visibilité sur les instruments de la BAD, un accès simplifié aux financements pour les PME, une meilleure articulation avec les banques locales et davantage de mécanismes de partage des risques. La BAD a, de son côté, indiqué vouloir renforcer sa collaboration avec le secteur privé dans les domaines de l’expertise et du cofinancement. Elle a cité, parmi les opportunités à développer, le capital-investissement et le capital-risque, le financement participatif ainsi que le financement des chaînes de valeur et des exportations. OS/CMT (AMAP)
PAPSE : plus de 20 partenaires formés à Bamako pour mieux accompagner les bénéficiaires

Bamako, 9 septembre (AMAP)— Le Projet de renforcement de la participation socio-économique des personnes déplacées internes, des réfugiés et des communautés hôtes vulnérables au Mali (PAPSE) organise, du 9 au 11 septembre à Bamako, une session de formation sur la gestion d’entreprise au profit de plus de 20 partenaires du projet, a constaté l’AMAP. La rencontre vise à renforcer les capacités des structures partenaires en matière de gestion et d’entrepreneuriat, afin d’améliorer l’accompagnement des porteurs de projets et des bénéficiaires dans la création et la gestion de leurs activités génératrices de revenus. À l’ouverture des travaux, le coordinateur technique et exécutif du PAPSE, Demba Tounkara, a rappelé que le projet œuvre au renforcement de la participation socio-économique des personnes déplacées internes, des réfugiés et des communautés hôtes vulnérables, notamment à travers la formation professionnelle et l’appui à l’entrepreneuriat. Il a indiqué que la session doit permettre aux partenaires de mieux conseiller, accompagner et coacher les bénéficiaires dans la conduite de leurs activités économiques. L’objectif est également de consolider les acquis du projet et d’assurer leur pérennisation au-delà de sa période d’intervention. Lancé en 2020 et mis en œuvre par la GIZ sous mandat de la coopération allemande, avec le cofinancement d’Affaires mondiales Canada, le PAPSE est placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce. Il intervient dans les régions de Bamako, Ségou, Mopti, Kayes et Gao. ST/CMT (AMAP)
Mali : Entrepreneuriat des jeunes, entre innovation et survie économique

Bamako, 8 septembre (AMAP) À Bamako, dans les ruelles animées du Grand Marché ou les quartiers périphériques, des jeunes construisent leur avenir à coups d’initiatives personnelles. Pour beaucoup, créer une entreprise n’est pas un rêve d’innovation pure, mais une réponse concrète à l’absence d’emplois salariés. Alors, l’entrepreneuriat des jeunes au Mali relève-t-il de l’opportunité ou de la nécessité ? Le Mali dispose d’une population extrêmement jeune : près de la moitié des habitants a moins de 20 ans et plus d’un tiers a entre 15 et 29 ans selon l’INSTAT en 2024. Chaque année, des centaines de milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail. Selon les estimations modélisées de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la Banque mondiale, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans s’élevait à environ 3,9 % en 2025. Ce chiffre officiel reste bas, car la plupart des jeunes travaillent dans l’informel ou l’auto-emploi. En réalité, le sous-emploi et le manque d’emplois décents dominent. En 2022, près de 99 % des emplois occupés par les jeunes maliens relevaient du secteur informel, et 71,7 % des jeunes actifs étaient travailleurs indépendants ou aidaient dans une entreprise familiale (OIT, données EHCVM). Le taux de jeunes ni en emploi, ni en éducation, ni en formation (NEET) atteignait 29 % chez les 15-29 ans, avec un écart marqué entre les femmes (43,6 %) et les hommes. Une enquête Afrobarometer (2024) indique que près de quatre jeunes sur dix (18-35 ans) se déclarent sans emploi et en recherche active de travail, tandis que seuls 6 % disent avoir un emploi à temps plein. Une majorité (57 %) préférerait créer sa propre entreprise. Dans ce contexte, l’entrepreneuriat apparaît souvent comme une stratégie de survie, mais aussi comme un terrain d’innovation locale. Des parcours entre transmission familiale et ambition personnelle Alou Dembélé, la trentaine, a passé une partie de son enfance au Gabon avant de revenir au Mali. Après avoir travaillé avec des aînés dans le commerce de tissus au Grand Marché de Bamako, il s’est lancé dans l’immobilier. « J’étais déjà dans ce milieu à travers des proches qui louaient des maisons. J’ai appris avec eux, j’ai compris le circuit et j’ai pris mon indépendance », raconte-t-il. Il a démarré avec un capital propre de 800 000 FCFA. Aujourd’hui, son activité lui permet de se prendre en charge, d’aider ses parents et d’épargner. Ses défis quotidiens sont concrets : les délestages d’électricité découragent les locataires, et la crise économique touche le pouvoir d’achat. « Certains de mes locataires n’arrivent plus à payer. Beaucoup ont perdu leur emploi. » Il utilise massivement Facebook pour promouvoir ses biens, notamment auprès de la diaspora, mais constate une baisse de clientèle. Sans accès au financement bancaire. « les banques n’ont pas très bonne réputation en matière d’appui aux jeunes entrepreneurs » –, il nourrit pourtant de grandes ambitions : transformer son activité en empire et diversifier vers d’autres secteurs, comme le carburant. Zoumana Doumbia, ingénieur en génie industriel énergétique, a repris et formalisé les activités de son père dans le froid, la climatisation et le solaire. « Mon père était technicien, mais pas formel. Après mon diplôme, j’ai été obligé de subvenir aux besoins de la famille. Attendre un emploi n’était plus possible. » Il a commencé sans capital liquide, seulement avec ses connaissances et les outils de son père. Aujourd’hui, son entreprise Doum-Tech Energy vit correctement, même si le poids familial, les impôts et les coupures d’électricité restent lourds. En 2024, il a obtenu un crédit bancaire via le programme GoGreen, qu’il juge difficile à rembourser dans un contexte instable. Il mise sur le digital et développe même des agents conversationnels basés sur l’intelligence artificielle. Deux autres parcours illustrent cette dualité. Aminata Traoré, 28 ans, gère un petit restaurant de plats locaux dans le quartier de Niarela à Bamako. Après plusieurs années de chômage post-études, elle a transformé la cuisine familiale en activité génératrice de revenus. « Je n’avais pas le choix. Il fallait nourrir ma famille. J’ai commencé avec 150 000 FCFA empruntés à ma mère et quelques tables. » Aujourd’hui, elle emploie deux jeunes femmes et livre via WhatsApp et Facebook. Les délestages et la hausse des prix des denrées compliquent son quotidien, mais elle rêve d’ouvrir une seconde adresse et de formaliser son entreprise pour accéder à des financements. Ibrahim Keita, 26 ans, a lancé une petite structure de services numériques et de réparation d’appareils électroniques à Hamdallaye. Diplômé en informatique mais sans emploi stable, il a saisi l’opportunité du marché du digital. « C’était à la fois une passion et une nécessité. Les gens ont besoin de réparer leurs téléphones et d’accéder à des services en ligne. » Il a démarré avec un capital minime et utilise les réseaux sociaux pour trouver des clients. Comme beaucoup, il peine à obtenir un crédit bancaire faute de garanties solides. Le rôle des structures d’accompagnement Des incubateurs tentent de structurer cette énergie. Impact Hub Bamako, première implantation du réseau mondial en Afrique francophone (actif depuis 2016), accompagne des jeunes diplômés, des porteurs d’idées, des entrepreneurs informels et des profils vulnérables, y compris des migrants de retour. Selon Ramata N’Diaye et Fatoumata Diallo, le hub a déjà soutenu plusieurs centaines, voire milliers d’entrepreneurs, avec des résultats concrets en création d’emplois, accès au financement et structuration de startups. Les secteurs dynamiques restent l’agrobusiness, le digital, les industries créatives et les services. DoniLab, première structure d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant au Mali (depuis 2015), a accompagné près de 980 entreprises, formé des centaines d’entrepreneurs et contribué à la création de centaines d’emplois. Les freins identifiés restent la formulation de visions claires, l’accès au financement et aux marchés. SNV, via ses programmes Youth Employment and Entrepreneurship, a permis la création de plus de 21 600 opportunités d’emploi depuis 2019 et appuyé des centaines de PME dans l’agroalimentaire, les énergies renouvelables et les services environnementaux. L’approche insiste sur l’accès à la terre, au capital et aux réseaux, au-delà de la seule formation. Le
Foncier/Mali : le MUHDATP alerte contre de fausses annonces de vente de terrains au nom de l’ACI-SA sur les réseaux sociaux

Bamako, 7 septembre (AMAP)– Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (MUHDATP) a alerté dimanche l’opinion publique contre la circulation de fausses informations relatives à la vente de terrains prétendument proposés par l’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) sur les réseaux sociaux et certains supports numériques, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué, ces publications frauduleuses utilisent des logos, visuels, photographies et éléments de communication donnant une apparence officielle aux annonces, allant jusqu’à associer des images de hautes autorités de l’État ou de médias reconnus pour tromper la vigilance du public. Le ministère recommande à toute personne souhaitant acquérir un terrain de ne procéder à aucun paiement sur la base d’une annonce publiée sur les réseaux sociaux, de vérifier systématiquement l’origine de l’annonce auprès des canaux officiels de l’ACI-SA, de ne prendre aucun engagement financier avant confirmation officielle et de se méfier de toute demande de paiement urgent ou de frais de réservation. L’ACI-SA communiquera prochainement ses contacts officiels permettant de vérifier l’authenticité de toute annonce de vente de terrains. KD/CMT (AMAP)
Industrie : À Natien, Cimaf renforce l’autonomie du Mali en ciment

Sikasso, 28 août 2026 (AMAP)– Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a effectué, du 27 au 29 août, une mission dans la région de Sikasso. La délégation s’est notamment rendue à Natien pour constater l’état d’avancement de la cimenterie de Ciments de l’Afrique (CIMAF), avant l’inauguration de l’antenne régionale de l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (API-Mali) et une rencontre avec les opérateurs économiques. À Natien, le ministre, accompagné du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra, et des autorités régionales, a visité les installations de CIMAF. L’usine a démarré sa production le 23 mars dernier. Elle dispose actuellement d’une capacité d’un million de tonnes de ciment par an. Cette capacité devrait atteindre trois millions de tonnes à l’horizon 2027-2028. Selon Moussa Alassane Diallo, le Mali est passé de trois unités de production de ciment en 2021 à six en 2026, pour une capacité totale de 5,5 millions de tonnes. «Cette dynamique devrait permettre au Mali d’atteindre son autonomie en matière de production de ciment à partir de 2027», a-t-il déclaré. Les besoins nationaux sont estimés à environ six millions de tonnes par an. Le projet CIMAF de Natien représente un investissement d’environ 56 milliards de FCFA, dont 35 milliards pour la construction de l’usine et 21 milliards pour la logistique et le parc roulant. Il devrait générer quelque 250 emplois directs et près de 1.500 emplois indirects. Le ministre a également réaffirmé l’engagement des autorités à assurer la sécurité des unités industrielles. «Nous allons faire en sorte que la sécurité soit assurée sur l’ensemble de nos unités industrielles», a-t-il assuré. Le directeur de l’usine, Ousmane Diallo, a salué l’accompagnement des pouvoirs publics. «Nous ne pouvons pas continuer à importer pour consommer. Il faut que nous produisions», a-t-il souligné. À Sikasso, le ministre a ensuite inauguré l’antenne régionale de l’API-Mali. Cette structure doit rapprocher les services publics économiques des investisseurs et des porteurs de projets. Elle aura notamment pour mission de promouvoir les opportunités d’investissement, faciliter la création et la formalisation des entreprises et accompagner les investisseurs. La mission s’est achevée par une rencontre avec les commerçants et opérateurs économiques à la Chambre de commerce et d’industrie de Sikasso. Le ministre a salué leur mobilisation face aux difficultés liées à la crise des hydrocarbures et à la hausse des prix. Les acteurs économiques ont notamment soulevé la question de l’écoulement et de la commercialisation de la noix de karité. La délégation ministérielle a également présidé la Semaine régionale de la jeunesse. Elle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités du vestibule de Sikasso. MFD/CMT (AMAP)
Mali : l’État détiendra 35% du capital de Mines de Kobada-S.A., 260 enfants bénéficient du statut de pupille

Bamako, 28 août (AMAP)– Le Conseil des ministres, réuni vendredi à Koulouba sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, a adopté un décret fixant les modalités de participation de l’État au capital social de la société Mines de Kobada-S.A., exploitante du gisement aurifère de Kobada, dans le Cercle de Kangaba, région de Koulikoro, a appris l’AMAP. La participation de l’État est fixée à 35% du capital. Elle comprend une participation gratuite et non diluable de 10%, une participation supplémentaire en numéraire de 20% et une part de 5% réservée aux investisseurs nationaux. Cette décision fait suite à un protocole d’accord conclu avec la société Toubani Resources Mali-SARL, conformément aux dispositions du nouveau Code minier et de la loi sur le Contenu local adoptés en 2023. La gestion de la participation de l’État sera assurée par la Société du Patrimoine minier du Mali. Par ailleurs, le Conseil des ministres a adopté deux décrets accordant le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été tués lors d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins explosifs improvisés. Le statut de Pupilles de l’État a également été accordé à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental. En application de la loi n°2016-058 du 27 décembre 2016, ces 260 enfants bénéficieront notamment de la prise en charge de leurs frais médicaux et scolaires, de bourses d’enseignement supérieur et, le cas échéant, de mesures d’adoption ou de placement dans des institutions spécialisées. OS/CMT (AMAP)

