Atelier de concertation pour la concrétisation de la certification et de la signature électronique 

Bamako 26 août (AMAP) Un atelier de concertation sur la certification et la signature électronique s’est ouvert mardi, à Bamako, avec pour objectif de permettre aux experts « d’engager des réflexions dans le but de formuler des recommandations pour concrétiser la signature électronique », a constaté l’AMAP. « La tenue de cet atelier de concertation de la certification et de la signature électronique, traduit la volonté du gouvernement de doter notre administration d’un cadre institutionnel et réglementaire propice, en matière de certification et de signature numériques », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, qui a présidé l’ouverture de la rencontre. « C’est une opportunité pour recueillir vos propositions et recommandations avec des réformes engagées, plus inclusives et adaptées à nos réalités », a ajouté M. Sanou. Il a rappelé que « le Mali est résolument engagé dans un processus de transformation numérique, qui constitue l’un des piliers de la vision Mali-kura taasira 2063 et la Stratégie nationale de l’émergence et de développement durable (SNEDD) 2024-2033. » « Cette dynamique ne peut se concevoir sans la mise en place de mécanisme juridique et technologique fiable gage de la sécurité, de l’authenticité et de la confidentialité des échanges électroniques », poursuivi le ministre en charge des Finances. « Cette ambition de digitalisation de l’administration et de modernisation des services publics, inscrite dans les priorités du gouvernement, vise à rendre notre administration plus efficace, plus transparente et plus proche des citoyens », a indiqué, pour sa part, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène. Il a ajouté : « elle permettra, entre autres, d’améliorer la confiance numérique dans les services publics et privés, de réduire les coûts et délais administratifs, de sécuriser les transactions financières et commerciales ». Le Projet de promotion de l’accès au financement , de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), financé par la Banque mondiale et signé en avril 2021, traduit la volonté du gouvernement au Mali et de l’institution de financement du développement d’accompagner les réformes structurelles nécessaires pour « renforcer l’inclusion financière, soutenir l’entrepreneuriat, créer des opportunités d’emploi et promouvoir la digitalisation de l’administration publique », a souligné Mme Touré Fatoumata Coulibaly, coordinatrice du projet PAFEEM. Selon, elle, la mise en place d’un dispositif de certification et de signature électroniques constitue « un jalon essentiel de cette ambition. » « Elle vise à instaurer la sécurité, la confiance et la fiabilité dans les transactions électroniques, gage  d’un écosystème numérique moderne et performant ». a-t-elle dit. MMD/MD (AMAP)

Stabilisation du prix du ciment au Mali : Une réunion d’évaluation et de propositions

Bamako, 25 août (AMAP) Le gouvernement malien, a tenu, lundi, une réunion d’évaluation des mesures prises pour stabiliser les prix du ciment, conformément à la lettre de cadrage du président de la Transition visant à satisfaire les besoins fondamentaux des populations. « À l’issue de nos échanges, on a fait un diagnostic et des propositions, notamment tout ce qui concerne l’approvisionnement des usines en matières premières, le transport, ainsi que la sécurisation des unités de production », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo qui a présidé cette rencontre. Ces discussions, qui font suite à la concertation du 21 juillet 2025 avec les acteurs de la filière ciment, ont permis d’identifier les facteurs exogènes et endogènes à l’origine de la flambée des prix du ciment, notamment les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’augmentation des coûts de transport et les défis sécuritaires affectant les usines. À l’issue de cette évaluation, les prix fixés le 21 juillet ont été reconduits : 100 000 Fcfa la tonne à la sortie d’usine, 108 000 Fcfa pour les distributeurs, et 112 000 Fcfa pour les consommateurs pour le ciment local, 117 000 FCFA pour le ciment importé dans les quincailleries. « Nous avons convenu de nous rencontrer à nouveau le 25 octobre 2025 pour une troisième évaluation de l’évolution des prix sur le marché », a ajouté le ministre. La ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Sissoko, a souligné l’importance de respecter ces prix : « Nous exhortons tous nos compatriotes et revendeurs à respecter ces prix, car il s’agit du bonheur de tous les Maliens. » Lamine Traoré, représentant de l’Association des quincailleries du Mali, a, également, appelé les revendeurs à adhérer aux mesures arrêtées, insistant sur « l’effort collectif nécessaire. » Des mécanismes de contrôle seront renforcés par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC) pour garantir le respect de ces prix sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a salué l’engagement des acteurs de la filière et réaffirmé son rôle régalien dans la régulation du marché pour le bénéfice des populations maliennes. OS/MD (AMAP)

Pépiniéristes :  C’est le client qui manque le plus !

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 22 août (AMAP) Au Mali, l’hivernage est traditionnellement une période propice à la plantation d’arbres. Il n’y a pas si longtemps, les pépiniéristes en profitaient pour faire leur chiffre d’affaires. La donne a changé ces dernières années. La clientèle se fait rare pendant la saison des pluies. Situé à Faladié, en Commune VI du district de Bamako, sur l’avenue de l’OUA (UA), la voie principale reliant le centre-ville à la Tour de l’Afrique, un petit jardin de pépinières ressemble à une forêt verdoyante. Les plantes luxuriantes attirent le regard et l’atmosphère y est agréable. Il est 14h36, un lundi du mois d’août 2025. Une moto tricycle est garée à l’entrée du jardin. Deux jeunes, accompagnés du propriétaire, Bourama Coulibaly, chargent l’engin avec des plants de henné africain. C’est le seul client de la matinée ! « C’est un client fidèle qui achète des plants chaque hivernage. D’habitude, il prend jusqu’à 4 000 pieds mais, aujourd’hui, il a acheté seulement1 000 », explique M. Coulibaly, sans s’étendre sur le sujet. Dans le jardin, les plants sont soigneusement alignés sous des arbres ou à ciel ouvert, répartis entre différents pépiniéristes. On y trouve des manguiers, des orangers, des goyaviers, des pots de fleurs et bien d’autres espèces. Mais l’activité est au ralenti. Certains s’occupent à remplir des pots avec de la terre enrichie au fumier, tandis que d’autres, sous des hangars, lisent des journaux de pari hippique ou discutent de l’actualité, de la politique à la culture, souvent sans arguments convaincants. Un homme d’un certain âge, confortablement installé sur une chaise, refuse de répondre à nos questions. « Vous avez de l’argent ? On ne parlera plus à ceux qui viennent exploiter nos propos pour en faire du commerce. Vous dites que vous êtes journalistes, mais en réalité, vous êtes des enquêteurs pour des projets », lance-t-il avec méfiance. Un autre pépiniériste, sous couvert d’anonymat, explique : « Cet homme n’est pas un producteur formel. Il profite de l’arrivée des clients pour proposer ses services, d’où sa crainte de perdre sa place. » Ce jardin, un espace géré par l’État, est dédié à la production et à la vente de plantes. Habituellement, l’hivernage attire propriétaires de champs, particuliers et ONG. Cependant, depuis quatre ans, les ventes chutent, selon les producteurs. Ils attribuent cette baisse à la conjoncture économique du pays. « L’hivernage, c’est notre haute saison. Nous produisons pour répondre à la demande mais, ces dernières années, la différence entre saison sèche et pluvieuse est quasi inexistante », déplore Aboubacar Sidiki Compaoré, pépiniériste et musicien. « En dehors de la musique, j’ai choisi ce métier, car il peut rapporter plus que l’art », ajoute-t-il. Bakary Diarra, originaire de Kolokani, dans la région de Koulikoro, partage ce constat : « Pas de ventes. Nous sommes en août mais les clients ne viennent pas. L’hivernage est notre seule période pour booster notre chiffre d’affaires. La situation économique touche tous les secteurs. » Pour dynamiser leur activité, les pépiniéristes des six communes de Bamako ont créé une coopérative. Facourou Keita, 56 ans, président de la coopérative de la Commune VI, travaille dans ce secteur depuis plus de trente ans. « J’ai tout connu dans la production et la vente de plantes. C’est un métier que j’aime. Protéger l’environnement en plantant des arbres est une passion », confie-t-il, vêtu d’un t-shirt vert et d’un pantalon noir. Assis face à trois de ses cinq ouvriers – les deux autres étant partis aux champs faute de clients –, il déplore le manque de formations pour les pépiniéristes. « Nos efforts ne portent pas leurs fruits. L’État devrait valoriser ce secteur, car le développement d’un pays passe aussi par l’environnement », insiste-t-il, appelant à des programmes de renforcement des capacités. En deux heures sur place, un seul client, M’Famoussa Diawara, est venu acheter 20 plants de manguiers, d’orangers et de goyaviers. « Les prix sont plus élevés cette année par rapport aux années précédentes », note-t-il. Il suggère que l’État régule les prix et subventionne certaines plantes pour les rendre plus accessibles. Cette rareté de la clientèle chez les pépiniéristes, en cette période d’hivernage, peut s’expliquer par diverses raisons. En tout cas, c’est ce que nous dit Markatié Daou, journaliste, qui s’intéresse aux questions de la protection de l’environnement. « Cette année les pluies ont pris du retard ou elles tombent de façon irrégulière. La deuxième raison : la situation économique du pays qui a une répercussion sur les ménages », avance-t-il. Il ajoute que « beaucoup d’ONG, qui finançaient les campagnes de reboisement, sont en situation de crise financière ou ont quitté le Mali. La situation sécuritaire joue, également, sur la campagne. Certains sites à reboiser sont infestés d’éléments armés. » Quant à Papa Namory Traoré, ingénieur en environnement et santé publique, il estime que la plupart des agriculteurs n’achètent plus les pépinières. « Ils travaillent en réseau maintenant. Ils forment des coopératives qui leur permettent dacheter des plantes entre eux », précise-t-il. « Je ne suis pas spécialiste du domaine mais, je crois que c’est l’offre et la demande. Il se peut aussi que d’autres paramètres viennent s’ajouter, comme la vie chère », argumente le spécialiste de l’environnement. M. Traoré conclut : « J’ai des arbres fruitiers dans mon champ. Je suis, aussi, dans des réseaux et coopératives agricoles. Dans ma coopérative, nous sommes plus de mille personnes à travers tout le Mali. » MMD/MD (AMAP)

Macina : une cinquantaine de pinasses, en provenance de zones sous embargo de groupes armés terroristes, s’approvisionnent

Macina, 19 août (AMAP) Un convoi de plus de 50 pinasses est arrivé, entre le 17 et le 18 août 2025, à Macina (Centre), par ce seul moyen de transport en période de hautes eaux, en provenance de Komara, Diafarabé, Nouh Bozo, localités sous embargo de groupes armés terroristes, a constaté l’AMAP sur place. Ce type de convoi est la seule possibilité pour les populations sous embargo de se ravitailler  en denrées alimentaires et produits de premières nécessité (mil, riz, maïs, sucre, sel, condiments etc.) pour deux ou trois mois de provisions. Ces déplacements sont rendus possibles grâce aux forces de défense et de sécurité que les populations bénéficiaires remercient et félicitent Ces populations déprimées, sous le poids de l’embargo, lancent un cri de cœur aux autorités maliennes afin de mettre fin à leurs souffrances. Sans vivres, condiments et autres denrées de première nécessité, elles sont privées de cultures hivernales, laissant présager, déjà, des jours difficiles sans nourriture. Le retour du convoi est prévu sous escorte militaire quand les embarcations auront fini de charger leurs achats de provision Méfiants, ces compatriotes des deux cercles Macina et Tenenkou (Centre), en proie  à l’insécurité, n’ont voulu aucun contact avec la presse. DG/MD (AMAP)

Signature des premiers contrats entre les exploitants et l’usine de Seydou Keïta : Pour produire, transformer et commercer localement

Bamako, le 20 août (AMAP) Les responsables des sociétés coopératives et le Complexe Seydou-Diego-Awa (SDA) de l’ancien footballeur international, Seydou Keïta, ont signé, ce mercredi 20 août, au département en charge de l’Economie et des Finances, leur premier contrat de commercialisation de matières premières pour la campagne 2025-2026, dans le cadre de la politique de produire, transformer et commercialiser localement, a constaté l’AMAP. La Société coopérative Sene Fere Kuraw et l’Interprofession filière sésame au Mali (ISMA), à travers ce contrat, s’engagent à fournir le Complexe SDA en arachide graine et sésame graine pour sa production de l’huile de consommation. Le Président directeur général (PDG) du Complexe SDA, Seydou Keïta a déclaré que « le plus important est de pouvoir produire, transformer et commercialiser localement, tout en garantissant la meilleure qualité des produits du Complexe SDA. » « Il s’agit de faire en sorte que tout le peuple malien puisse consommer les produits de bonne qualité », a soutenu le PDG du Complexe SDA, qui a soutenu se préoccuper de la santé publique au Mali. Le président de l’ISMA, Soumaila Coulibaly, tout en se réjouissant de cette entente, a souhaité que cette initiative se répète sur toutes les autres filières. « Nous nous sommes engagés à pouvoir contribuer à sécuriser l’approvisionnement du Complexe SDA en matière première afin que le rêve, que nous portons tous, d’avoir une économie malienne forte à travers le secteur d’agriculture, se réalise », a-t-il précisé. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, s‘est dit « de plus en plus sûr et certain que la filière agriculture va constituer le fer de lance de notre Economie. » Selon lui, il s’agit de parler avec les acteurs et trouver le modèle d’économie qui marche. « En contractualisant, on donne une chance de développer la filière et les agriculteurs sont contents en début de campagne que leur production sera achetée à un prix convenu…», s’est réjoui le ministre Sanou. Son collègue de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a estimé que la vision de son département, qui est de restructurer les filières agricoles, « est en train de se réaliser. » OD/MD (AMAP)

2è Commission mixte de coopération Mali-Émirats arabes unis : Onze accords signés dans les domaines stratégiques de développement 

Bamako, 20 août (AMAP) Le Mali et les Emirats arabes unis ont signé quelque onze accords et Mémorandums d’entente (MoU) dans les domaines de la sécurité, de l’agriculture et du secteur énergétique, lors de la grande Commission mixte de coopération entre les deux pays, lundi 18 août, à Abu Dhabi, rapporte un communiqué officiel. Selon cette source, « la tenue de cette commission mixte s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération déjà exemplaire entre les deux pays. » « Les relations entre le Mali et les Emirats Arabes Unis se portent bien et des accords signés lors de cette 2è commission mixte de coopération en sont la preuve », indique Bamako dans son communiqué. La délégation gouvernementale malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, est composée du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, ainsi que les experts des départements concernés. L’objectif de cette rencontre bilatérale fondamentale est de renforcer les partenariats entre les deux pays notamment sur le plan diplomatique, sécuritaire et surtout économique. Ainsi, les discussions ont porté sur les secteurs stratégiques des mines, des énergies renouvelables, des transports, du commerce, de la culture ainsi que de l’agro-industrie. « Essentiellement orienté vers la dynamique du développement des relations économiques, cette commission mixte a donc favorisé les contacts directs entre milieux d’affaires émiratis et maliens, à travers une série de consultations sur des questions diplomatiques et politiques et d’intérêts communs. » Un mémorandum de partenariat a été ainsi signé entre le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandjou Simpara et le secrétaire général de la Chambre de commerce émiratie. En marge de cette 2è commission, de nombreux opérateurs économiques maliens, porteurs de projets, avaient rallié la capitale des Émirats, pour rencontrer, au cours d’un forum dédié, des investisseurs émiratis en vue d’éventuels partenariats d’affaires. La session de la grande Commission mixte « a surtout mis un accent particulier sur l’eau et l’énergie au Mali, deux secteurs dans lesquels les partenaires émiratis sont bien engagés et pour lesquels l’expertise du ministre de l’Énergie et de l’Eau a été mise à contribution », indique le communiqué. Au cœur des discussions, la question des énergies renouvelables a fait l’objet d’une attention particulière des investisseurs. Le ministre Boubacar Diané a insisté sur les attentes de son secteur en matière d’investissement adéquat pour booster véritablement le développement du secteur de l’énergie et de l’eau dont l’attrait pour les investissements a ainsi été rehaussé. En effet, pays hôte de cette 2è commission mixte, les Émirats arabes unis disposent d’une présence remarquée Mali, à travers les investissements dans le secteur de l’énergie, « comme en témoigne le projet bien avancé de centrale solaire de deux fois 50 MWc à Tiakadougou-Dialakoro, dans la Région de Bougouni (Sud). Au cours de cette rencontre, les partenaires émiratis ont émis « le souhait de bénéficier du soutien et surtout de l’accompagnement du Mali pour l’organisation de la Conférence sur l’Eau, prévue à Dakar, au Sénégal, l’année prochaine. » Centre important d’échanges commerciaux à l’échelle mondiale, les Emirats arabes unis, également puissance mondiale dans l’armement, l’énergie et la technologie, offrent au Mali une opportunité stratégique pour consolider ses intérêts nationaux. MD (AMAP)

Ouélessébougou : Une réunion d’urgence sur la crise énergétique locale

Ouélessébougou 19 août (AMAP) Une rencontre de sortie de la crise énergétique s’est tenue, ce mardi, à la préfecture de Ouélessébougou, en réaction aux récentes coupures générales d’électricité, particulièrement pendant les nuits, depuis quelques semaines, a constaté l’AMAP sur place. La réunion, présidée par le préfet du Cercle, Moussa A Sagara, a demandé aux responsables techniques de faire le point de la situation afin d’envisager, ensemble, une solution locale de rétablissement. Le chef du centre Energie du Mali (EDM) de Ouélessébougou, Ousmane Guindo, a donné des explications détaillées sur  la situation lors de la réunion. « Ces coupures récentes d’électricité ne sont pas causées par nos installations locales dans la mesure où la ville de Ouélessébougou est alimentée en électricité par la centrale électrique de Selingué comme d’autres localités du pays », a dit M. Guindo, Il a précisé que les équipes techniques et les ingénieurs travaillent « sans relâche depuis deux semaines pour identifier la source exacte du problème afin d’y remédier. » Selon ses explications, la solution ne serait pas uniquement locale. « Nous attendons les résultats des expertises pour nous situer définitivement, même si l’on sait que, des fois ,la coupure est liée à des phénomènes naturels », a-t-il indiqué. Le responsable du centre EDM a réaffirmé son « engagement personnel à relever ce défi pour la satisfaction de la population. » Après le bilan du responsable technique, le préfet Sagara a salué la participation de tous les acteurs présents à cette réunion de crise, en l’occurrence la sous-préfète centrale, le maire, les représentants de la chefferie, le commissaire chargé de la ville,  le commandant de Brigade et les représentants de la société civile. Face à la situation, il a appelé « à la retenue », demandé « à tous de comprendre la situation complexe que nous traversons » et appelé « au calme vu la situation délicate du pays. » Il a, également, rappelé les énormes efforts des autorités nationales pour le rétablissement de l’électricité dans tout le pays dont certaines localités connaissent déjà une évolution. Il a, enfin, souligné « la nécessité d’une collaboration entre autorités, techniciens et population pour trouver une solution durable à ce problème. » Il y a eu plusieurs intervenants dont les représentants des chefs de villages de Ouélessébougou, N’tentoubougou et Seguessona, le maire, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), le président des commerçants locaux, et le président de la jeunesse communale qui ont, tous, encouragé une approche de collaboration de tous les acteurs pour la résolution de ce problème, afin de conjurer  « des conséquences qu’il peut causer à la vie quotidienne des populations. » AC/MD (AMAP)

Les Sociétés de Loterie et de Pari mutuel urbain de l’AES en conclave à Bamako

Bamako, 18 août (AMAP) Le ministre de l’Economie et des finances, a présidé, ce lundi, à Bamako, l’ouverture de la 1ère édition de la rencontre des Sociétés de loterie et de Pari mutuel urbain (PMU) des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel  (AES) sur le thème « renforcement de l’intégration, de la transparence et de l’innovation dans les opérations de loteries et de paris des Etats membres de l’AES », a constaté l’AMAP. Le thème traduit « notre ambition de consolider l’intégration, la solidarité et la cohésion sociale à travers l’harmonisation des législations et des pratiques en matière de jeux et de loteries, tout en veillant à la bonne gouvernance et à la transparence, en lien avec l’innovation technologique », a déclaré le ministre Alousséni Sanou. Il a expliqué que les défis auxquels font face les sociétés de loteries et de PMU sont, entre autres, « harmonisation des cadres juridiques et réglementaires, la digitalisation et l’interopérabilité de nos plateformes, la lutte contre le blanchiment des capitaux, le jeu illégal et la fraude, la protection des joueurs et la promotion du jeu responsable. » Le ministre Sanou a invité les experts de se pencher, durant ces quatre jours de travaux, sur ces problématiques pour mettre en place un « mécanisme sous-régional de renforcement des capacités opérationnelles et institutionnelles de nos sociétés concernées, de masses communes ou des tirages communs sur nos produits. »  Et « d’une trame de stratégies et de politiques pour faire face aux défis communs, d’un fonds commun de développement au bénéfice de nos communautés avec une attention particulière à nos Forces armées de défense et de sécurité. » « Nos gouvernements, à travers les départements de tutelle, encouragent cette dynamique et suivront avec intérêt la mise en œuvre des décisions et des recommandations à l’issue de vos travaux et leur traduction en actions concrètes », a conclu M. Sanou. Quant au Directeur général du PMU-Mali, Fasséry Doumbia, il a indiqué que l’objectif est clair : « renforcer la coopération entre nos sociétés de loterie et de Pari mutuel, promouvoir l’intégration de nos produits, assurer l’intégration de nos systèmes et garantir la transparence et la responsabilité sociétale qui fondent la légitimité de nos activités auprès des populations. » Il a ajouté que « cette rencontre est donc bien plus qu’un échange technique. » « Elle est l’expression d’une volonté commune de bâtir une communauté de pratiques, de confiance et d’innovation au service de nos peuples et de nos économies », a-t-il dit. Le directeur général de LONAB du Burkina Faso, Ibrahim Ben H. Zarani, le directeur général de la LONANI du Niger, le colonel-major Soumana Djibo, des représentants des ministres burkinabè et nigérien en charge de l’Economie ainsi que des experts participent à cette 1ère édition MMD/MD (AMAP)  

Lutte contre les changements climatiques : Signature de conventions entre l’AEDD, la BNDA et le PNUD

Bamako, 14 août (AMAP) Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque nationale de développement agricole (BNDA), d’une part, la BNDA et l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), d’autre part,  ont signé, jeudi, à Bamako, des conventions pour renforcer la coordination face aux défis majeurs liés aux changements climatiques auxquels le Mali est confronté, a constaté l’AMAP. Cette double signature, présentée comme symbolisant « un engagement fort et concret » des autorités maliennes, a été présidée par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara,, La signature de ces accords vise à renforcer la capacité du Mali, à mutualiser les compétences et à augmenter les opportunités de mobilisation de ressources. Il s’agit d’accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre les changements climatiques et renforcer la résilience climatique pour un développement durable. Le directeur général de l’AEDD, Zantigui Boua Koné, a souligné le rôle de l’agence en tant qu’Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat (FVC). « L’AEDD joue un rôle de coordination, d’accompagnement technique et de facilitation des partenariats, afin que les ressources mobilisées soient pleinement alignées sur les priorités nationales », a-t-il indiqué. Selon la ministre, « la convention signée entre l’AEDD et la BNDA intervient dans un contexte où notre pays fait face aux effets de plus en plus visibles des changements climatiques : perturbations des cycles agricoles, dégradation des ressources naturelles, perte de biodiversité, insécurité alimentaire et pressions accrues sur les communautés rurales. » Face à ces défis, la ministre Mariam Tangara a indiqué qu’un choix stratégique a été fait : investir dans le renforcement des mécanismes nationaux de mobilisation, de gestion et de déploiement des ressources financières climatiques. C’est dans ce cadre que l’AEDD, en sa qualité d’Autorité nationale désignée auprès du FVC, a accompagné techniquement en institutionnellement la BNDA jusqu’à son accréditation officielle par le Conseil du FVC en octobre 2024, à Songdo, en Corée du Sud. De son côté, le Représentant-résident du PNUD, Maleye Diop, a affirmé que « ce partenariat entre le PNUD et la BNDA s’inscrit pleinement dans la dynamique plus large du programme pays du Fonds Vert pour le Climat au Mali, qui identifie les priorités. » Celles-ci portent sur l’adaptation des systèmes agricoles et hydriques, la gestion durable des ressources naturelles, l’électrification rurale par les énergies renouvelables, et le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires. La directrice générale adjointe de la BNDA, Mme Touré Aïssata Cissé, a affirmé que « la signature des conventions « ouvre la voie à la mobilisation de ressources stratégiques pour le financement de projets structurants dans l’agriculture résiliente, les énergies renouvelables et la gestion durable des ressources. » « La BNDA s’engage à en être le catalyseur financier »,a-t-elle assuré La convention entre l’AEDD et la BNDA vise à consolider cet acquis et à structurer la coopération autour de cinq axes : le renforcement des capacités institutionnelles et techniques ; la mobilisation et la gestion des financements climatiques ; la mise en œuvre conjointe de projets pilotes intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques ; la promotion des bonnes pratiques de développement durable ; et le plaidoyer national et international en faveur de la finance verte. Celle entre la BNDA et le PNUD traduit la volonté de mobiliser l’expertise et l’appui technique du système des Nations Unies pour soutenir la banque agricole dans ses nouvelles fonctions d’entité accréditée, et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et des engagements climatiques. La ministre en charge de l’Environnement a indiqué, dans son discours, que les deux conventions ne sont pas de simples documents administratifs. « Elles sont le symbole d’une nouvelle dynamique de coopération entre acteurs publics, privés et partenaires au développement, pour transformer nos ambitions climatiques en résultats tangibles pour nos populations », a-t-elle dit. FK/MD (AMAP)    

Campagne agricole 2025-2026 : Les services centraux font le point à mi-chemin

Bamako, 14 août (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a présidé, ce jeudi, à la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère, un Conseil de cabinet élargi des départements du secteur du Développement rural, pour faire le point à mi-parcours des activités de la campagne agricole 2025-2026, a constaté l’AMAP. « La campagne agricole en cours a connu un démarrage précoce au niveau de certains bassins de production. Ce qui a occasionné des besoins pressants en intrants agricoles, notamment les engrais », a déclaré le ministre de l’Agriculture, accompagné de son collègue de l’Elevage et  de la Pêche, Youba Ba, à l’ouverture de la réunion. Le ministre en charge de l’Agriculture, a fait noter « que la campagne en cours est marquée par de fortes quantités de pluies avec quelques arrêts constatés mais qui sont de courte durée par endroits. » Cette situation, selon le chef du département de l’Agriculture, « peut ne pas avoir de conséquences sur nos superficies cultivées, nos animaux voire notre population agricole si nous y prenons garde ». La situation vient s’ajouter « à la matrice des défis du secteur dont la résolution ne peut être trouvée que par l’adoption de pratiques climato-intelligentes afin d’améliorer notre modèle de résilience mais, aussi, de suivi pour davantage répondre aux aspirations de la population malienne, » a-t-il précisé. Il a souligné que « l’engagement des autorités du pays a permis de boucler au mois de juin 2025, le processus de paiement du coton graine aux producteurs et de gérer, convenablement, toutes contraintes qui entravaient l’approvisionnement correcte des producteurs de coton en intrants agricoles en particulier. » Le ministre Kelema a rappelé que « les objectifs se définissent comme suit : au titre de la production végétale, il s’agit, entre autres, de produire 11 682 721 tonnes de céréales, 682 000 de coton graine, 243 280 de pommes de terre, 881 208 d’oignon/échalote, 810 900 s de mangues ». Pour la production animale, il est prévu « 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 de viande contrôlée, 284 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières) et une production de 128 880 tonnes de poissons frais. » Cette rencontre a enregistré la présence des directeurs nationaux des services centraux des deux départements et plusieurs autres acteurs du domaine. MMD/MD (AMAP)