Koulikoro : L’harmonisation des textes de l’UEMOA sur la profession d’architecte au cœur d’un atelier de l’organisation sous régionale
Koulikoro, 1 er sept (AMAP) Un atelier d’information et de sensibilisation de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), qui se déroulera du 1 er au 2 septembre sur les directives relatives à l’harmonisation des textes régissant la profession d’architecte dans les Etats membres de l’organisation, s’est ouvert, lundi, à Koulikoro, a constaté l’AMAP. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandrie Vieira, s’adressant aux participants, a indiqué que la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, tenue à Bamako, en novembre 2024, a révélé que la directive du 26 septembre n’a toujours pas été transposée dans les textes nationaux du Mali, en dépit de plusieurs tentatives. Il avait aussi été recommandé, lors de l’atelier de revue analytique du portefeuille de réformes à faibles ou moyennes performances de mise œuvre au Mali, tenu à Ségou du 8 au 10 avril 2025, d’accélérer la tenue de la rencontre entre les acteurs sur le projet de lois régissant la profession d’architectes en République du Mali. Selon M. Vieira, cet atelier « est l’occasion de trouver la solution car les enjeux et les défis du secteur de l’architecture sont nombreux. » Ces défis portent sur les questions foncières, le développement de l’habitat social, le logement abordable, les inondations urbaines et une formation de qualité, Ils devraient « susciter des échanges de qualité pour appuyer les efforts de la commission de l’UEMOA qui met en œuvre un vaste chantier dans ces domaines. » Selon lui, il conviendra, au cours de cet atelier, « d’échanger sur les diverses pratiques, de partager avec les acteurs nationaux le contenu de la directive, d’en tirer des leçons. Aussi de partager le contenu de la directive sur la libre circulation des personnes, du droit d’établissement dans l’espace UEMOA » Et aussi l’état des lieux, les défis et les perspectives avec les acteurs nationaux, d’identifier et expliquer les dispositions qui entravent la transposition de la directive dans les textes nationaux du Mali et sa mise en application effective. De sensibiliser, également, les acteurs concernés pour une appropriation des dispositions de la directive, partager l’expérience de la transposition de la directive au Burkina Faso, faire des recommandations quant à la mise œuvre effective de la directive et le suivi de son application au Mali, garantissant une harmonisation des textes régissant la profession d’architectes dans les États membres de l’UEMOA. Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar A Haïdara, qui a présidé l’ouverture de la réunion, dans la salle de conférence du gouvernorat, s’est réjoui de la tenue de l’atelier dans sa région. Et de la bonne collaboration entre la commission de l’UEMOA au Mali et les autorités nationales, Il a assurer que le gouvernement malien ne ménagera pas ses efforts pour accompagner les action de l’Organisation sous régionale. C’était en présence de la présidente de l’Ordre des architectes du Burkina Faso, Mme Ada J.N Yaya Bocoum et du secrétaire permanent de la Conférence des ordres des architectes de l’UEMOA, Fabien Ouédraogo. MLD/MD (AMAP)
Mopti : 2e session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement 2025
Mopti, 1er sept (AMAP ) La 2e session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD ) de la Région de Mopti (Centre) au titre de l’année 2025, s’est tenue, ce lundi 1er septembre 2025, au gouvernorat, a constaté l’AMAP. Du 1er au 2 septembre, le comité va examiner le rapport semestriel sur la gestion administrative et financière des collectivités territoriales, le plan opérationnel 2025 du Conseil régional de Mopti et son bilan 2024. Parmi les documents soumis à l’analyse du comité figurent les projets d’investissement à soumettre au Financement national d’appui aux collectivités (FNAT) géré par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), la synthèse et le programme des besoins de formation à soumettre au centre de formation des collectivités et autres acteurs de formation. Les membres du comité passeront, également, en revue la situation de la mobilisation des ressources financières. Au regard de l’importance de l’exercice qui vise à promouvoir la synergie des actions de développement entre différents intervenants dans la Région, le gouverneur, qui a présidé le démarrage des travaux, a exhorté les participants à l’assiduité requise et de participer activement aux échanges. Le général de brigade Daouda Dembélé a remercié le Conseil régional pour « son appui précieux » à l’organisation de la session encours. C’était en présence du 2e vice-président du Conseil régional, Sylvain Coulibaly, du représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Albassa Maiga, et des préfets des huit cercles de la Région. DC/MD (AMAP)
Suspension de l’exportation des mangues vers l’Union européenne : Des experts en quête de solutions
Bamako, 1er sept (AMAP) L’Office de protection des végétaux (OPV) organise, ce lundi, dans ses locaux, un atelier d’évaluation du système national de contrôle et certification des mangues destinées à l’exportation vers l’Union européenne (UE), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette rencontre technique, en partenariat avec le Comité de liaison entrepreneuriat-agriculture-développement (COLEAD), est de permettre aux experts et acteurs de la filière mangue « de procéder à un diagnostic minutieux du système national de contrôle et de certification »,. « Cette mesure de suspension est intervenue à la suite de la hausse continue des interceptions liées aux mouches des fruits et ce, depuis la campagne 2022, remettant ainsi en cause la fiabilité du dispositif national de contrôle et de certification », a rappelé le conseiller technique au ministère en charge de l’Agriculture, Dr Mouhamed B. Diarra. Il a expliqué qu’ « elle met en évidence l’urgence d’une réponse nationale concertée à la hauteur des anomalies constatées. Ce qui permet. non seulement de préserver la compétitive dans la filière mais, aussi, convaincre les autorités européennes à reconsidérer leur position, en restaurant rapidement cette forme de confiance entre les parties. » M. Diarra a fait savoir que « la quintessence des exportations maliennes de mangues est destinée au marché européen. Mais, cette année, la direction générale de la Santé de la Commission de l’UE a suspendu temporairement les exportations de mangues, en provenance du Mali ». « Nous sommes là dans le cadre d’une situation particulière qui n’est pas vraiment plaisante. Parce qu’elle fait suite à la suspension de la possibilité pour le Mali d’exporter ses mangues vers l’Union européenne. Nous allons continuer à accompagner le Mali à trouver des pistes de solutions », a promis le coordinateur du Comité entrepreneuriat-développement (COLEAD), Gnissa Victor Boro. Quant au directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, il a conclu que « cette rencontre va définir l’avenir de l’exportation de nos mangues vers l’Union européenne. » Il a adressé des remerciements au « COLEAD et tous les autres partenaires, pour l’appui, depuis l’annonce de la suspension de nos mangues vers l’Union européenne. » La cérémonie d’ouverture, présidée par le conseiller technique Dr Mouhamed B. Diarra, a enregistré la présence d’experts et d’acteurs de la filière mangue. Les travaux se poursuivent pendant trois jours. MMD/MD (AMAP)
Plus de 300 jeunes diplômés sans emploi formés aux techniques de recherche et conservation d’emploi
Bamako, 30 août (AMAP) Plus de 300 jeunes diplômés ont participé à une journée de formation sur « Les techniques de recherche et conservation d’emploi », samedi, 30 aout 2025, dans l’amphithéâtre Thierno Bah de la Bibliothèque nationale. Organisé par le Conseil national de la jeunesse (CNJ) du Mali et initié par l’Entreprise de gestion immobilière et foncier du Mali (EGIF-Mali), en partenariat avec le Cabinet consulting leader RH-Sarl, cette formation a regroupé des participants de Kati, Kalabancoro, de N’Gabakoro et du district de Bamako. Cheick Oumar Camara, diplômé en Management et Marketing, un des participants, s’est réjoui de l’initiative. « Au cours de cette formation, j’ai appris beaucoup d’aspects sur les techniques de recherche d’emploi. Des explications des formateurs j’ai appris qu’il faut d’abord élaborer un bon Curriculum vital (CV), une très bonne lettre de motivation et, après avoir déposé son dossier, il faut le suivre. » « Les formateurs ont expliqué que pour garder son emploi, il faut être ponctuel, si possible avoir des idées qui vont dans le sens de l’amélioration de l’entreprise, agréable, avoir l’esprit d’équipe et suivre des formations de recyclage et continues», a ajouté M. Camara. Dialia Sogodogo, diplômée en Droit, une autre participante, a remercié le président du CNJ-Mali pour l’initiative. « C’est une formation qui a été à la hauteur de nos attentes. On sait, maintenant, comment utiliser les techniques de recherche d’emploi », a-t-elle dit. Selon le président du CNJ-Mali, Sory Ibrahim Cissé, cette formation rentre dans le cadre de la responsabilité sociétale desentreprises et est destinée aux jeunes diplômés en quête d’emploi afin de renforcer leurs capacités en « techniques de recherche et conservation d’emploi. » « Nous reconnaissons, aujourd’hui, les efforts fournis et consentis par l’Etat en matière d’employabilité. Nous disons qu’à travers la responsabilité sociale des entreprises, celles-ci doivent accompagner les organisations de base, au niveau local, régional et national », a-t-il affirmé. « C’est la raison pour laquelle, nous avons lancé ce programmer avec nos partenaires, notamment, EGIF-Mali, pour inciter d’autres entreprises à travailler avec les organisations de jeunes », a dit M. Cissé. Selon lui, les entreprises doivent accompagner la communauté. « Et, dans la communauté aujourd’hui, la couche majoritaire est constituée de la jeunesse », a ajouté le président du CNJ-Mali. « Aujourd’hui, la formation c’est le développement. Si vous êtes bien formé, votre succès est assuré. Vous pouvez même vous auto-employer », a expliqué Pr Ahmed Touré, un des formateurs. Il a, ajouté que cette initiative va permettre à la jeunesse malienne de se mettre au niveau mondial, « en apprenant, en acceptant d’apprendre. » ST/MD (AMAP)
Kangaba : Mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et maîtres d’apprentissage
Kangaba, 28 août (AMAP) Une mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et Maîtres d’apprentissage (MA) séjourne dans le Cercle de Kangaba (Ouest) dans le cadre du 2e Projet de formation, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II). « Cette mission vise à organiser le démarrage du tutorat dans les quatre régions d’intervention du projet, à savoir Koulikoro, Sikasso (Sud), Kayes (Ouest) et Ségou (Centre)», a indiqué le chef de mission, Dieudonné Dakouo, spécialiste en formation professionnelle à l’Unité de coordination régionale (UCR) du Projet FIER II. Il est accompagné de Chaca Mallé, responsable Formation professionnelle à la Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle de Koulikoro. Selon M. Dakouo, le Projet FIER II, initié par le gouvernement du Mali, avec l’appui technique et financier du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), s’étend sur sept ans. Il vise à consolider et amplifier les acquis du premier projet FIER, en promouvant l’esprit d’entreprise en milieu rural et en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles et non agricoles. Durant quatre jours, la mission sillonnera les huit Communes du c\Cercle de Kangaba. Elle a pour tâche d’identifier les tuteurs et MA potentiels, d’échanger avec eux sur leur disponibilité à accueillir les jeunes en apprentissage, de recenser leurs besoins en formation et en matériels pédagogiques et de positionner les encadreurs par localité, en fonction des besoins des jeunes en attente de financement. En plus de l’actualisation du répertoire des tuteurs et MA, la mission doit formuler des recommandations pour améliorer l’apprentissage et renforcer l’accompagnement des jeunes bénéficiaires du projet. SD/OS/MD (AMAP)
Mali : la tannerie a la peau dure
Par Oumar SANKARE Le marché des peaux et cuirs au Mali a été durement touché par la pandémie de Covid-19, qui a entraîné la fermeture des six autres tanneries du Mali. « Nous sommes, désormais, les seuls à opérer », Cheick Oumar Sidibé, gérant de l’Industrie malienne de tannerie (IMATAN SA), entreprise privée, portée par une tradition familiale et fondée il y a plus de 15 ans. Malgré les turbulences causées par le Covid-19, qui a particulièrement affecté les marchés européens comme l’Italie, autrefois pilier de la mode, IMATAN SA s’adapte en se tournant vers l’Asie. Les peaux d’ovins, très prisées à l’international, offrent des perspectives prometteuses. Pour Cheick Oumar Sidibé, l’avenir du commerce des peaux au Mali repose sur l’innovation et l’accès à de nouveaux équipements, afin de répondre aux exigences d’un marché mondial en constante évolution. Cette entreprise familiale, basée à Bamako, exporte 100 % de sa production à l’international, principalement vers l’Inde, la Chine, l’Espagne et le Pakistan, malgré les défis posés par le Covid-19 et la fermeture de 6 autres tanneries maliennes. Au cours de la visite de la tannerie, quatre Indiens étaient en train d’inspecter des peaux déjà traitées. Autour d’eux, quelques employés d’INATAN SA. Selon Abdoul Majid, la barbe drue, le Mali a un fort potentiel en matière de peaux. « Aujourd’hui, IMATAN SA est la seule au Mali qui nous approvisionne. Il n’y a aucune raison qui l’empêcherait de se faire une place sur le marché international. Nous sommes venus d’Inde pour faire du business ici, car il y a un fort potentiel », dit-il. Cependant, Vengal Reddy, soutient, avec un brin de regret. qu’il faudra « un peu plus de rigueur dans la manière de travailler et de traiter les peaux pour atteindre les standards internationaux. » « Il y a une féroce concurrence sur le marché international. Nous essayons d’appuyer avec notre expertise technique. Malheureusement, les employés ne s’impliquent pas trop. Ils ont du mal à laisser leur méthode de traitement d’il y a 20 ans pour apprendre de nouvelles méthodes », se désole Vengal Reddy. Cheick Oumar Sidibé déplore également cet état de fait : « Les 150 employés bénéficient de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et autres protections sociales. Je ne comprends, jusqu’à présent pas, leur manque de motivation et le fait qu’ils ne fassent que le strict minimum. » Il a repris l’entreprise des mains de son père, mettant ainsi en stand-by son propre business pour insuffler un nouveau souffle quitte à remercier les moins productifs. Ayant succédé à son père, Cheick Oumar Sidibé gère cette tannerie spécialisée dans les peaux de moutons et de chèvres (ovins et caprins). « Nous exportons 100 % de nos produits, principalement vers des industries en Inde, en Chine, en Espagne et au Pakistan », explique-t-il. Avec une production mensuelle de 150 000 à 200 000 peaux, l’entreprise répond à une demande internationale croissante, particulièrement pour les peaux d’ovins, qui représentent 30 à 40 % de la production locale, bien que les peaux de caprins dominent à 70 %. M. Sidibé souligne que les principaux défis incluent l’approvisionnement en produits chimiques importés d’Espagne et de Chine, dont les délais de livraison ralentissent la production. Malgré cela, IMATAN SA ne fait face à aucune concurrence locale et bénéficie d’une réglementation souple et sans-restrictions spécifiques sur les espèces commercialisées (ovins et caprins exclusivement). APPROVISIONNEMENT REGIONAL – L’approvisionnement en peaux est assuré principalement par des abattoirs au Mali mais, aussi, dans les pays voisins comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. « La production locale ne suffit pas à répondre à la demande, alors nous nous tournons vers nos fournisseurs régionaux », précise M. Sidibé. Les peaux sont sélectionnées selon des critères stricts : absence de maladies (comme la gale), de taches ou de perforations, avec une classification en trois catégories (grand, moyen, petit). Cependant, la saison des pluies pose un défi : « Les chèvres n’aiment pas la pluie, qui laisse des taches sur les peaux après tannage, affectant leur qualité », fait-il noter. Le traitement des peaux suit un processus précis. Les peaux fraîches, récupérées directement des abattoirs, sont salées pour la conservation, dès leur arrivée. Après 24 heures, la production commence : un tannage de six jours transforme les peaux en « wet blue » (bleu humide), la première étape avant d’éventuelles transformations supplémentaires comme le « crust » ou la finition avec des colorants, selon les exigences des clients. « Nous nous arrêtons au wet blue par manque d’équipements pour aller jusqu’au finissage », explique M. Sidibé. Le coût de traitement, environ 500 Fcfa par peau, reste compétitif par rapport à d’autres pays où il peut atteindre 700 Fcfa. Pour l’avenir, M. Sidibé rêve d’investir dans des équipements modernes pour atteindre le stade du finissage et diversifier ses marchés, notamment en Asie, où la demande reste forte. IMATAN SA contribue à l’économie locale, en collaborant avec des fournisseurs régionaux et en payant des taxes, notamment environnementales, liées au traitement des eaux usées par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM) l’Agence de gestion des eaux usées (AGECEM). L’entreprise soutient, également, des emplois directs et indirects, bien que M. Sidibé déplore le manque de soutien des institutions financières pour moderniser ses infrastructures. « Avec des machines adaptées, nous pourrions transformer nos peaux jusqu’à la finition et conquérir de nouveaux marchés », affirme-t-il. OS/MD (AMAP)
Kangaba : 2e session du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement
Kangaba, 26 août (AMAP) Les travaux de la 2e session du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CLOCSAD) se sont tenus, lundi, dans la salle de réunion du cercle, présidés par le préfet de Kangaba, Abou Dao. Cette rencontre, à laquelle ont pris part des maires et leurs secrétaires généraux, des régisseurs de dépenses et de recettes, des chefs de services techniques, des membres de la Société civile best, selon le préfet, « conforme à l’arrêté No2023-3031/MATD-SG du 10 octobre 2023 fixant le calendrier de tenue et les actions spécifiques des sessions ordinaires des CLOCSAD au niveau des circonscriptions administratives. » Les participants ont suivi la présentation de la synthèse des données du Document cadre de politique nationale de décentralisation (DCPND) et du rapport de la 2e session 2015. Ce rapport est la compilation du niveau d’atteinte des indicateurs de performance instruits par le DCPND sur la décennie 2015 – 2024, des Communes du Cercle de Kangaba pour la période considérée. Le rapport traite, également, des progrès des cinq objectifs globaux du DCPND à savoir, promouvoir le développement territorial équilibré des régions et des pôles urbains, améliorer la qualité des services rendus par les collectivités territoriales, renforcer non seulement l’accompagnement de l’État mais, aussi, la gouvernance inclusive du territoire et accroître le financement de la décentralisation. L’analyse des indicateurs au niveau des communes la fait ressortir, d’une manière générale, que le niveau d’atteinte des indicateurs DCPND est « peu satisfaisant » dans le Cercle de Kangaba. « Des difficultés de collecte des données persistent, notamment, le retard enregistré dans la fourniture des données par les collectivités territoriales. » Pour y remédier, le rapport recommande aux collectivités territoriales, « de mettre en place des stratégies de mobilisation des ressources et de faire la restitution publique sur la gestion des affaires communales » Il est recommandé aux niveaux régional et national de « financer entièrement les sessions CLOCSAD et Comité d’arrondissement d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CAOCSAD) sur le budget national et d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans toutes les communes du cCrcle afin d’améliorer le taux de mobilisation des ressources fiscales. » SD/MD (AMAP)
Atelier de concertation pour la concrétisation de la certification et de la signature électronique
Bamako 26 août (AMAP) Un atelier de concertation sur la certification et la signature électronique s’est ouvert mardi, à Bamako, avec pour objectif de permettre aux experts « d’engager des réflexions dans le but de formuler des recommandations pour concrétiser la signature électronique », a constaté l’AMAP. « La tenue de cet atelier de concertation de la certification et de la signature électronique, traduit la volonté du gouvernement de doter notre administration d’un cadre institutionnel et réglementaire propice, en matière de certification et de signature numériques », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, qui a présidé l’ouverture de la rencontre. « C’est une opportunité pour recueillir vos propositions et recommandations avec des réformes engagées, plus inclusives et adaptées à nos réalités », a ajouté M. Sanou. Il a rappelé que « le Mali est résolument engagé dans un processus de transformation numérique, qui constitue l’un des piliers de la vision Mali-kura taasira 2063 et la Stratégie nationale de l’émergence et de développement durable (SNEDD) 2024-2033. » « Cette dynamique ne peut se concevoir sans la mise en place de mécanisme juridique et technologique fiable gage de la sécurité, de l’authenticité et de la confidentialité des échanges électroniques », poursuivi le ministre en charge des Finances. « Cette ambition de digitalisation de l’administration et de modernisation des services publics, inscrite dans les priorités du gouvernement, vise à rendre notre administration plus efficace, plus transparente et plus proche des citoyens », a indiqué, pour sa part, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène. Il a ajouté : « elle permettra, entre autres, d’améliorer la confiance numérique dans les services publics et privés, de réduire les coûts et délais administratifs, de sécuriser les transactions financières et commerciales ». Le Projet de promotion de l’accès au financement , de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), financé par la Banque mondiale et signé en avril 2021, traduit la volonté du gouvernement au Mali et de l’institution de financement du développement d’accompagner les réformes structurelles nécessaires pour « renforcer l’inclusion financière, soutenir l’entrepreneuriat, créer des opportunités d’emploi et promouvoir la digitalisation de l’administration publique », a souligné Mme Touré Fatoumata Coulibaly, coordinatrice du projet PAFEEM. Selon, elle, la mise en place d’un dispositif de certification et de signature électroniques constitue « un jalon essentiel de cette ambition. » « Elle vise à instaurer la sécurité, la confiance et la fiabilité dans les transactions électroniques, gage d’un écosystème numérique moderne et performant ». a-t-elle dit. MMD/MD (AMAP)
Stabilisation du prix du ciment au Mali : Une réunion d’évaluation et de propositions
Bamako, 25 août (AMAP) Le gouvernement malien, a tenu, lundi, une réunion d’évaluation des mesures prises pour stabiliser les prix du ciment, conformément à la lettre de cadrage du président de la Transition visant à satisfaire les besoins fondamentaux des populations. « À l’issue de nos échanges, on a fait un diagnostic et des propositions, notamment tout ce qui concerne l’approvisionnement des usines en matières premières, le transport, ainsi que la sécurisation des unités de production », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo qui a présidé cette rencontre. Ces discussions, qui font suite à la concertation du 21 juillet 2025 avec les acteurs de la filière ciment, ont permis d’identifier les facteurs exogènes et endogènes à l’origine de la flambée des prix du ciment, notamment les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’augmentation des coûts de transport et les défis sécuritaires affectant les usines. À l’issue de cette évaluation, les prix fixés le 21 juillet ont été reconduits : 100 000 Fcfa la tonne à la sortie d’usine, 108 000 Fcfa pour les distributeurs, et 112 000 Fcfa pour les consommateurs pour le ciment local, 117 000 FCFA pour le ciment importé dans les quincailleries. « Nous avons convenu de nous rencontrer à nouveau le 25 octobre 2025 pour une troisième évaluation de l’évolution des prix sur le marché », a ajouté le ministre. La ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Sissoko, a souligné l’importance de respecter ces prix : « Nous exhortons tous nos compatriotes et revendeurs à respecter ces prix, car il s’agit du bonheur de tous les Maliens. » Lamine Traoré, représentant de l’Association des quincailleries du Mali, a, également, appelé les revendeurs à adhérer aux mesures arrêtées, insistant sur « l’effort collectif nécessaire. » Des mécanismes de contrôle seront renforcés par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC) pour garantir le respect de ces prix sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a salué l’engagement des acteurs de la filière et réaffirmé son rôle régalien dans la régulation du marché pour le bénéfice des populations maliennes. OS/MD (AMAP)
Pépiniéristes : C’est le client qui manque le plus !
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 22 août (AMAP) Au Mali, l’hivernage est traditionnellement une période propice à la plantation d’arbres. Il n’y a pas si longtemps, les pépiniéristes en profitaient pour faire leur chiffre d’affaires. La donne a changé ces dernières années. La clientèle se fait rare pendant la saison des pluies. Situé à Faladié, en Commune VI du district de Bamako, sur l’avenue de l’OUA (UA), la voie principale reliant le centre-ville à la Tour de l’Afrique, un petit jardin de pépinières ressemble à une forêt verdoyante. Les plantes luxuriantes attirent le regard et l’atmosphère y est agréable. Il est 14h36, un lundi du mois d’août 2025. Une moto tricycle est garée à l’entrée du jardin. Deux jeunes, accompagnés du propriétaire, Bourama Coulibaly, chargent l’engin avec des plants de henné africain. C’est le seul client de la matinée ! « C’est un client fidèle qui achète des plants chaque hivernage. D’habitude, il prend jusqu’à 4 000 pieds mais, aujourd’hui, il a acheté seulement1 000 », explique M. Coulibaly, sans s’étendre sur le sujet. Dans le jardin, les plants sont soigneusement alignés sous des arbres ou à ciel ouvert, répartis entre différents pépiniéristes. On y trouve des manguiers, des orangers, des goyaviers, des pots de fleurs et bien d’autres espèces. Mais l’activité est au ralenti. Certains s’occupent à remplir des pots avec de la terre enrichie au fumier, tandis que d’autres, sous des hangars, lisent des journaux de pari hippique ou discutent de l’actualité, de la politique à la culture, souvent sans arguments convaincants. Un homme d’un certain âge, confortablement installé sur une chaise, refuse de répondre à nos questions. « Vous avez de l’argent ? On ne parlera plus à ceux qui viennent exploiter nos propos pour en faire du commerce. Vous dites que vous êtes journalistes, mais en réalité, vous êtes des enquêteurs pour des projets », lance-t-il avec méfiance. Un autre pépiniériste, sous couvert d’anonymat, explique : « Cet homme n’est pas un producteur formel. Il profite de l’arrivée des clients pour proposer ses services, d’où sa crainte de perdre sa place. » Ce jardin, un espace géré par l’État, est dédié à la production et à la vente de plantes. Habituellement, l’hivernage attire propriétaires de champs, particuliers et ONG. Cependant, depuis quatre ans, les ventes chutent, selon les producteurs. Ils attribuent cette baisse à la conjoncture économique du pays. « L’hivernage, c’est notre haute saison. Nous produisons pour répondre à la demande mais, ces dernières années, la différence entre saison sèche et pluvieuse est quasi inexistante », déplore Aboubacar Sidiki Compaoré, pépiniériste et musicien. « En dehors de la musique, j’ai choisi ce métier, car il peut rapporter plus que l’art », ajoute-t-il. Bakary Diarra, originaire de Kolokani, dans la région de Koulikoro, partage ce constat : « Pas de ventes. Nous sommes en août mais les clients ne viennent pas. L’hivernage est notre seule période pour booster notre chiffre d’affaires. La situation économique touche tous les secteurs. » Pour dynamiser leur activité, les pépiniéristes des six communes de Bamako ont créé une coopérative. Facourou Keita, 56 ans, président de la coopérative de la Commune VI, travaille dans ce secteur depuis plus de trente ans. « J’ai tout connu dans la production et la vente de plantes. C’est un métier que j’aime. Protéger l’environnement en plantant des arbres est une passion », confie-t-il, vêtu d’un t-shirt vert et d’un pantalon noir. Assis face à trois de ses cinq ouvriers – les deux autres étant partis aux champs faute de clients –, il déplore le manque de formations pour les pépiniéristes. « Nos efforts ne portent pas leurs fruits. L’État devrait valoriser ce secteur, car le développement d’un pays passe aussi par l’environnement », insiste-t-il, appelant à des programmes de renforcement des capacités. En deux heures sur place, un seul client, M’Famoussa Diawara, est venu acheter 20 plants de manguiers, d’orangers et de goyaviers. « Les prix sont plus élevés cette année par rapport aux années précédentes », note-t-il. Il suggère que l’État régule les prix et subventionne certaines plantes pour les rendre plus accessibles. Cette rareté de la clientèle chez les pépiniéristes, en cette période d’hivernage, peut s’expliquer par diverses raisons. En tout cas, c’est ce que nous dit Markatié Daou, journaliste, qui s’intéresse aux questions de la protection de l’environnement. « Cette année les pluies ont pris du retard ou elles tombent de façon irrégulière. La deuxième raison : la situation économique du pays qui a une répercussion sur les ménages », avance-t-il. Il ajoute que « beaucoup d’ONG, qui finançaient les campagnes de reboisement, sont en situation de crise financière ou ont quitté le Mali. La situation sécuritaire joue, également, sur la campagne. Certains sites à reboiser sont infestés d’éléments armés. » Quant à Papa Namory Traoré, ingénieur en environnement et santé publique, il estime que la plupart des agriculteurs n’achètent plus les pépinières. « Ils travaillent en réseau maintenant. Ils forment des coopératives qui leur permettent dacheter des plantes entre eux », précise-t-il. « Je ne suis pas spécialiste du domaine mais, je crois que c’est l’offre et la demande. Il se peut aussi que d’autres paramètres viennent s’ajouter, comme la vie chère », argumente le spécialiste de l’environnement. M. Traoré conclut : « J’ai des arbres fruitiers dans mon champ. Je suis, aussi, dans des réseaux et coopératives agricoles. Dans ma coopérative, nous sommes plus de mille personnes à travers tout le Mali. » MMD/MD (AMAP)
