La Direction nationale de l’Urbanisme lance une vaste campagne d’immatriculation des parcelles
Bamako, 29 août (AMAP) La Direction nationale de l’Urbanisme a organisé, mardi, un point de presse pour annoncer l’opérationnalisation de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain lors d’une cérémonie dirigée par le président de la Commission de l’opérationnalisation de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain, Youssouf Diallo, a constaté l’AMAP. Dans ses propos liminaires, M. Diallo a rappelé que l’immatriculation est désormais étendue à tous les quartiers du district de Bamako ainsi qu’aux capitales régionales du Mali. Afin d’assurer un meilleur encadrement de cette opération, « il a été mis en place une Commission technique de coordination de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain, conformément à la décision n°2024-00151/MUHDATP-SG du 05 août 2024. » Selon lui, cette commission est, aussi, chargée d’assurer la coordination de tous les intervenants impliqués dans l’immatriculation systématique, d’examiner les plans d’urbanisme existants afin d’identifier les parcelles non immatriculées et de prendre les mesures nécessaires pour leur intégration, de définir les modalités de paiement des géomètres-experts dans le cadre de l’opération, d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie de communication en faveur du processus, d’initier des mesures incitatives pour garantir la réussite de l’opération et enfin, de suivre l’opérationnalisation du paiement digitalisé au sein des services concernés. De son côté, le Directeur général des domaines, Hammadoun Maïga, a indiqué que la phase pilote a concerné plusieurs zones, notamment Yirimadio-ZRNY, Kalaban Coura Sud-extension, Médina Coura et Kalabancoro-Plateau. Selon lui, « le bon déroulement de cette phase-test a permis d’élargir l’opération à toutes les régions administratives du pays et à l’ensemble des quartiers du District de Bamako. » Il a ajouté que dans cette dynamique, des commissions ad hoc ont été créées au niveau de chaque région ainsi qu’au niveau du district, afin d’assurer une coordination efficace et une participation inclusive des acteurs locaux. Toujours selon Maïga, concernant l’état d’avancement des travaux, au 29 août 2025, les résultats se présentent comme suit : 4 406 copies de titres fonciers à créer ont été déposées par les géomètres-experts dans les quartiers de Yirimadio-ZRNY et Kalaban Coura sud-extension, 3 816 copies ont été validées par la Division du cadastre de la DRDC-DI, 3 262 titres fonciers ont déjà été créés, dont 1 217 pour Yirimadio-ZRNY et 2 045 pour Kalaban Coura Sud-extension. La copie du Titre foncier mère couvrant le secteur de Kalabancoro-Plateau a été transmise au Bureau des domaines et du cadastre (BDC) de Kati pour finalisation. AC/MD (AMAP)
Projet des terres dégradées au Mali : Création d’un programme en ingénierie du développement durable et management de l’enseignement
Bamako, 2 sept (AMAP) Le projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRTD-Mali) organise à l’Ecole nationale d’administration (ENA), du 2 au 4 septembre 2025, l’atelier national d’élaboration et de validation des modules de formation (Unités d’enseignement et élément constitutifs) pour le Master en ingénierie du développement durable et management de l’environnement (IDDME) », a constaté l’AMAP sur place. Au cours de cet ateliers, les participants élaboreront et valideront, de manière consensuelle, les maquettes pédagogiques, afin de garantir des contenus pertinents, solides et adaptés aux besoins du Mali et aux ambitions régionales. Selon le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, ce Master répond à une double ambition. « D’une part, il permettra de former une nouvelle génération de spécialistes capables de concevoir et de mettre en œuvre des politiques, programmes et projets en faveur de la résilience climatique et de la gestion durable des paysages », a-t-il dit. « D’autre part, il traduit concrètement la volonté de nos autorités de doter notre pays de ressources humaines qualifiées, adaptées aux réalités de nos défis environnementaux et aptes à porter la vision nationale du développement durable », a ajouté M. Diarra. « C’est une vision portée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et mise en œuvre sous le leadership du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, qui ont placé la restauration des terres, la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles au cœur des priorités nationales », a dit le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement. Il a ajouté que « face aux défis environnementaux que traverse notre pays (dégradation accélérée des terres, variabilité climatique, pression croissante sur les ressources naturelles et leurs impacts sur la stabilité sociale et économique), les autorités du pays rappellent avec constance que la transformation structurelle du Mali repose, aussi, sur une meilleure gouvernance environnementale et une gestion durable des territoires ». « C’est dans ce contexte que le PRTD-Mali, lancé en juin 2023 avec l’appui de la Banque mondiale, s’emploie à restaurer notre capital naturel et à renforcer les capacités institutionnelles et humaines », a dit Moussa Diarra. « Aussi, a-t-il poursuivi, il ne s’agit pas simplement d’un programme académique destiné à renforcer les capacités du MEADD. » « C’est un outil stratégique au service de l’ensemble de l’État. Ce n’est qu’avec des ressources humaines compétentes et bien formées que nous pourrons atteindre les objectifs fixés par nos politiques publiques, nos engagements internationaux et nos orientations nationales en matière de développement durable et de gouvernance climatique », a soutenu le secrétaire général du MEADD. « Les résultats attendus vont bien au-delà d’un simple document académique. Il s’agit de poser les bases d’une formation d’excellence qui sera opérationnelle dès la prochaine rentrée universitaire », a indiqué M. Diarra. Etaient présents le directeur général de l’Enseignement supérieur, Fana Tangara et le représentant de la Banque mondiale, Tahirou Kalam. ST/MD (AMAP)
Une cagnotte de 100 millions de Fcfa en jeu pour le 31e Anniversaire du PMU-Mali
Bamako, 1er sept 2025 [AMAP] – Le Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali), pour célébrer son 31e anniversaire et immortaliser ce mois de septembre, a mis en jeu une cagnotte historique de 100 millions de Fcfa et un programme citoyen se déroulera tout au long du mois, a appris l’AMAP lundi. Les activités programmées incluent des dons à la Gendarmerie nationale pour renforcer la sécurité, un soutien à l’Ecole de journalisme pour accompagner la communication, un engagement pour le sport avec un match de gala entre les agents de PMU-MALI et une grande soirée traditionnelle riche en animations et en convivialité pour clore les festivités. « 31 ans dans la vie d’une société, ce n’est pas 31 jours ni 31 mois non plus. Cependant, fêter les 31 ans de cette société n’est pas une simple cérémonie. Elle est hautement symbolique car, elle est caractérisée par 31 ans d’engagement, d’innovation de services et surtout 31 ans de cohésion qui se renforce », a déclaré, le chef du département communication du Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali), Abdoulaye Niagaly. M. Niangaly s’est exprimé à Bamako, à la direction générale, au quartier du Fleuve, à l’occasion de la célébration du 31e anniversaire du PMU-Mali créé en août 1994 et opérationnel depuis septembre de la même. L’événement a pour objectif de dire « merci aux clients pour leur confiance et leur fidélité, les revendeurs pour leur partenariat et le personnel de la société pour son engagement et sa persévérance. » Le directeur général de PMU-Mali, Fassery Doumbia, à son tour, a remercié « tous ceux qui ont permis à cette société d’être une entreprise résiliente » et d’atteindre 31 ans. Il a assuré à chacun que le PMU-Mali a connu une grande amélioration. Premièrement, sur le plan de la solidité financière, M. Doumbia a affirmé que, de 2020 à 2024, le PMU-MALI a atteint un placement d’immobilisation financière de 25 milliards de Fcfa et que la réserve mise de côté pour l’avenir est de 3 milliards de Fcfa. Il a, ensuite, indiqué que les salaires du personnel du PMU-MALI ont connu une augmentation de plus de 50 % depuis 2021. De plus, le fonds social est passé de moins de 100 millions à plus d’un milliard de Fcfa en trois ans. « Ces réalisations ont été possibles grâce à la détermination et à la persévérance du personnel », a dit M. Doumbia. « Cependant, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir », a alerté le directeur général. « Car le PMU-Mali n’a pas encore atteint le niveau de performance que nous souhaitons. L’esprit d’équipe et le concours des uns et des autres sont nécessaires pour atteindre l’objectif, car, ensemble, nous pouvons aller loin », a-t-il insisté. Fassery Doumbia a remercié le personnel de PMU-MALI pour « son engagement et sa détermination » et a également salué « le courage des revendeurs du PMU-MalI. Il a assuré, pour finir, que « les promoteurs privés des Points de course en direct (PCD) n’ont pas été oubliés » et a souligné « l’obligation, pour les responsables du PMU-Mali, d’améliorer les conditions de collaboration avec les partenaires. La cérémonie a été marquée par la coupe symbolique du gâteau d’anniversaire par le directeur général. Y étaient présents, les directeurs généraux adjoints du PMU-MALI, les secrétaires généraux des syndicats, les partenaires et les revendeurs. FK/MD (AMAP)
Koulikoro : L’harmonisation des textes de l’UEMOA sur la profession d’architecte au cœur d’un atelier de l’organisation sous régionale
Koulikoro, 1 er sept (AMAP) Un atelier d’information et de sensibilisation de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), qui se déroulera du 1 er au 2 septembre sur les directives relatives à l’harmonisation des textes régissant la profession d’architecte dans les Etats membres de l’organisation, s’est ouvert, lundi, à Koulikoro, a constaté l’AMAP. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandrie Vieira, s’adressant aux participants, a indiqué que la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, tenue à Bamako, en novembre 2024, a révélé que la directive du 26 septembre n’a toujours pas été transposée dans les textes nationaux du Mali, en dépit de plusieurs tentatives. Il avait aussi été recommandé, lors de l’atelier de revue analytique du portefeuille de réformes à faibles ou moyennes performances de mise œuvre au Mali, tenu à Ségou du 8 au 10 avril 2025, d’accélérer la tenue de la rencontre entre les acteurs sur le projet de lois régissant la profession d’architectes en République du Mali. Selon M. Vieira, cet atelier « est l’occasion de trouver la solution car les enjeux et les défis du secteur de l’architecture sont nombreux. » Ces défis portent sur les questions foncières, le développement de l’habitat social, le logement abordable, les inondations urbaines et une formation de qualité, Ils devraient « susciter des échanges de qualité pour appuyer les efforts de la commission de l’UEMOA qui met en œuvre un vaste chantier dans ces domaines. » Selon lui, il conviendra, au cours de cet atelier, « d’échanger sur les diverses pratiques, de partager avec les acteurs nationaux le contenu de la directive, d’en tirer des leçons. Aussi de partager le contenu de la directive sur la libre circulation des personnes, du droit d’établissement dans l’espace UEMOA » Et aussi l’état des lieux, les défis et les perspectives avec les acteurs nationaux, d’identifier et expliquer les dispositions qui entravent la transposition de la directive dans les textes nationaux du Mali et sa mise en application effective. De sensibiliser, également, les acteurs concernés pour une appropriation des dispositions de la directive, partager l’expérience de la transposition de la directive au Burkina Faso, faire des recommandations quant à la mise œuvre effective de la directive et le suivi de son application au Mali, garantissant une harmonisation des textes régissant la profession d’architectes dans les États membres de l’UEMOA. Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar A Haïdara, qui a présidé l’ouverture de la réunion, dans la salle de conférence du gouvernorat, s’est réjoui de la tenue de l’atelier dans sa région. Et de la bonne collaboration entre la commission de l’UEMOA au Mali et les autorités nationales, Il a assurer que le gouvernement malien ne ménagera pas ses efforts pour accompagner les action de l’Organisation sous régionale. C’était en présence de la présidente de l’Ordre des architectes du Burkina Faso, Mme Ada J.N Yaya Bocoum et du secrétaire permanent de la Conférence des ordres des architectes de l’UEMOA, Fabien Ouédraogo. MLD/MD (AMAP)
Mopti : 2e session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement 2025
Mopti, 1er sept (AMAP ) La 2e session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD ) de la Région de Mopti (Centre) au titre de l’année 2025, s’est tenue, ce lundi 1er septembre 2025, au gouvernorat, a constaté l’AMAP. Du 1er au 2 septembre, le comité va examiner le rapport semestriel sur la gestion administrative et financière des collectivités territoriales, le plan opérationnel 2025 du Conseil régional de Mopti et son bilan 2024. Parmi les documents soumis à l’analyse du comité figurent les projets d’investissement à soumettre au Financement national d’appui aux collectivités (FNAT) géré par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), la synthèse et le programme des besoins de formation à soumettre au centre de formation des collectivités et autres acteurs de formation. Les membres du comité passeront, également, en revue la situation de la mobilisation des ressources financières. Au regard de l’importance de l’exercice qui vise à promouvoir la synergie des actions de développement entre différents intervenants dans la Région, le gouverneur, qui a présidé le démarrage des travaux, a exhorté les participants à l’assiduité requise et de participer activement aux échanges. Le général de brigade Daouda Dembélé a remercié le Conseil régional pour « son appui précieux » à l’organisation de la session encours. C’était en présence du 2e vice-président du Conseil régional, Sylvain Coulibaly, du représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Albassa Maiga, et des préfets des huit cercles de la Région. DC/MD (AMAP)
Suspension de l’exportation des mangues vers l’Union européenne : Des experts en quête de solutions
Bamako, 1er sept (AMAP) L’Office de protection des végétaux (OPV) organise, ce lundi, dans ses locaux, un atelier d’évaluation du système national de contrôle et certification des mangues destinées à l’exportation vers l’Union européenne (UE), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette rencontre technique, en partenariat avec le Comité de liaison entrepreneuriat-agriculture-développement (COLEAD), est de permettre aux experts et acteurs de la filière mangue « de procéder à un diagnostic minutieux du système national de contrôle et de certification »,. « Cette mesure de suspension est intervenue à la suite de la hausse continue des interceptions liées aux mouches des fruits et ce, depuis la campagne 2022, remettant ainsi en cause la fiabilité du dispositif national de contrôle et de certification », a rappelé le conseiller technique au ministère en charge de l’Agriculture, Dr Mouhamed B. Diarra. Il a expliqué qu’ « elle met en évidence l’urgence d’une réponse nationale concertée à la hauteur des anomalies constatées. Ce qui permet. non seulement de préserver la compétitive dans la filière mais, aussi, convaincre les autorités européennes à reconsidérer leur position, en restaurant rapidement cette forme de confiance entre les parties. » M. Diarra a fait savoir que « la quintessence des exportations maliennes de mangues est destinée au marché européen. Mais, cette année, la direction générale de la Santé de la Commission de l’UE a suspendu temporairement les exportations de mangues, en provenance du Mali ». « Nous sommes là dans le cadre d’une situation particulière qui n’est pas vraiment plaisante. Parce qu’elle fait suite à la suspension de la possibilité pour le Mali d’exporter ses mangues vers l’Union européenne. Nous allons continuer à accompagner le Mali à trouver des pistes de solutions », a promis le coordinateur du Comité entrepreneuriat-développement (COLEAD), Gnissa Victor Boro. Quant au directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, il a conclu que « cette rencontre va définir l’avenir de l’exportation de nos mangues vers l’Union européenne. » Il a adressé des remerciements au « COLEAD et tous les autres partenaires, pour l’appui, depuis l’annonce de la suspension de nos mangues vers l’Union européenne. » La cérémonie d’ouverture, présidée par le conseiller technique Dr Mouhamed B. Diarra, a enregistré la présence d’experts et d’acteurs de la filière mangue. Les travaux se poursuivent pendant trois jours. MMD/MD (AMAP)
Plus de 300 jeunes diplômés sans emploi formés aux techniques de recherche et conservation d’emploi
Bamako, 30 août (AMAP) Plus de 300 jeunes diplômés ont participé à une journée de formation sur « Les techniques de recherche et conservation d’emploi », samedi, 30 aout 2025, dans l’amphithéâtre Thierno Bah de la Bibliothèque nationale. Organisé par le Conseil national de la jeunesse (CNJ) du Mali et initié par l’Entreprise de gestion immobilière et foncier du Mali (EGIF-Mali), en partenariat avec le Cabinet consulting leader RH-Sarl, cette formation a regroupé des participants de Kati, Kalabancoro, de N’Gabakoro et du district de Bamako. Cheick Oumar Camara, diplômé en Management et Marketing, un des participants, s’est réjoui de l’initiative. « Au cours de cette formation, j’ai appris beaucoup d’aspects sur les techniques de recherche d’emploi. Des explications des formateurs j’ai appris qu’il faut d’abord élaborer un bon Curriculum vital (CV), une très bonne lettre de motivation et, après avoir déposé son dossier, il faut le suivre. » « Les formateurs ont expliqué que pour garder son emploi, il faut être ponctuel, si possible avoir des idées qui vont dans le sens de l’amélioration de l’entreprise, agréable, avoir l’esprit d’équipe et suivre des formations de recyclage et continues», a ajouté M. Camara. Dialia Sogodogo, diplômée en Droit, une autre participante, a remercié le président du CNJ-Mali pour l’initiative. « C’est une formation qui a été à la hauteur de nos attentes. On sait, maintenant, comment utiliser les techniques de recherche d’emploi », a-t-elle dit. Selon le président du CNJ-Mali, Sory Ibrahim Cissé, cette formation rentre dans le cadre de la responsabilité sociétale desentreprises et est destinée aux jeunes diplômés en quête d’emploi afin de renforcer leurs capacités en « techniques de recherche et conservation d’emploi. » « Nous reconnaissons, aujourd’hui, les efforts fournis et consentis par l’Etat en matière d’employabilité. Nous disons qu’à travers la responsabilité sociale des entreprises, celles-ci doivent accompagner les organisations de base, au niveau local, régional et national », a-t-il affirmé. « C’est la raison pour laquelle, nous avons lancé ce programmer avec nos partenaires, notamment, EGIF-Mali, pour inciter d’autres entreprises à travailler avec les organisations de jeunes », a dit M. Cissé. Selon lui, les entreprises doivent accompagner la communauté. « Et, dans la communauté aujourd’hui, la couche majoritaire est constituée de la jeunesse », a ajouté le président du CNJ-Mali. « Aujourd’hui, la formation c’est le développement. Si vous êtes bien formé, votre succès est assuré. Vous pouvez même vous auto-employer », a expliqué Pr Ahmed Touré, un des formateurs. Il a, ajouté que cette initiative va permettre à la jeunesse malienne de se mettre au niveau mondial, « en apprenant, en acceptant d’apprendre. » ST/MD (AMAP)
Kangaba : Mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et maîtres d’apprentissage
Kangaba, 28 août (AMAP) Une mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et Maîtres d’apprentissage (MA) séjourne dans le Cercle de Kangaba (Ouest) dans le cadre du 2e Projet de formation, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II). « Cette mission vise à organiser le démarrage du tutorat dans les quatre régions d’intervention du projet, à savoir Koulikoro, Sikasso (Sud), Kayes (Ouest) et Ségou (Centre)», a indiqué le chef de mission, Dieudonné Dakouo, spécialiste en formation professionnelle à l’Unité de coordination régionale (UCR) du Projet FIER II. Il est accompagné de Chaca Mallé, responsable Formation professionnelle à la Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle de Koulikoro. Selon M. Dakouo, le Projet FIER II, initié par le gouvernement du Mali, avec l’appui technique et financier du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), s’étend sur sept ans. Il vise à consolider et amplifier les acquis du premier projet FIER, en promouvant l’esprit d’entreprise en milieu rural et en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles et non agricoles. Durant quatre jours, la mission sillonnera les huit Communes du c\Cercle de Kangaba. Elle a pour tâche d’identifier les tuteurs et MA potentiels, d’échanger avec eux sur leur disponibilité à accueillir les jeunes en apprentissage, de recenser leurs besoins en formation et en matériels pédagogiques et de positionner les encadreurs par localité, en fonction des besoins des jeunes en attente de financement. En plus de l’actualisation du répertoire des tuteurs et MA, la mission doit formuler des recommandations pour améliorer l’apprentissage et renforcer l’accompagnement des jeunes bénéficiaires du projet. SD/OS/MD (AMAP)
Mali : la tannerie a la peau dure
Par Oumar SANKARE Le marché des peaux et cuirs au Mali a été durement touché par la pandémie de Covid-19, qui a entraîné la fermeture des six autres tanneries du Mali. « Nous sommes, désormais, les seuls à opérer », Cheick Oumar Sidibé, gérant de l’Industrie malienne de tannerie (IMATAN SA), entreprise privée, portée par une tradition familiale et fondée il y a plus de 15 ans. Malgré les turbulences causées par le Covid-19, qui a particulièrement affecté les marchés européens comme l’Italie, autrefois pilier de la mode, IMATAN SA s’adapte en se tournant vers l’Asie. Les peaux d’ovins, très prisées à l’international, offrent des perspectives prometteuses. Pour Cheick Oumar Sidibé, l’avenir du commerce des peaux au Mali repose sur l’innovation et l’accès à de nouveaux équipements, afin de répondre aux exigences d’un marché mondial en constante évolution. Cette entreprise familiale, basée à Bamako, exporte 100 % de sa production à l’international, principalement vers l’Inde, la Chine, l’Espagne et le Pakistan, malgré les défis posés par le Covid-19 et la fermeture de 6 autres tanneries maliennes. Au cours de la visite de la tannerie, quatre Indiens étaient en train d’inspecter des peaux déjà traitées. Autour d’eux, quelques employés d’INATAN SA. Selon Abdoul Majid, la barbe drue, le Mali a un fort potentiel en matière de peaux. « Aujourd’hui, IMATAN SA est la seule au Mali qui nous approvisionne. Il n’y a aucune raison qui l’empêcherait de se faire une place sur le marché international. Nous sommes venus d’Inde pour faire du business ici, car il y a un fort potentiel », dit-il. Cependant, Vengal Reddy, soutient, avec un brin de regret. qu’il faudra « un peu plus de rigueur dans la manière de travailler et de traiter les peaux pour atteindre les standards internationaux. » « Il y a une féroce concurrence sur le marché international. Nous essayons d’appuyer avec notre expertise technique. Malheureusement, les employés ne s’impliquent pas trop. Ils ont du mal à laisser leur méthode de traitement d’il y a 20 ans pour apprendre de nouvelles méthodes », se désole Vengal Reddy. Cheick Oumar Sidibé déplore également cet état de fait : « Les 150 employés bénéficient de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et autres protections sociales. Je ne comprends, jusqu’à présent pas, leur manque de motivation et le fait qu’ils ne fassent que le strict minimum. » Il a repris l’entreprise des mains de son père, mettant ainsi en stand-by son propre business pour insuffler un nouveau souffle quitte à remercier les moins productifs. Ayant succédé à son père, Cheick Oumar Sidibé gère cette tannerie spécialisée dans les peaux de moutons et de chèvres (ovins et caprins). « Nous exportons 100 % de nos produits, principalement vers des industries en Inde, en Chine, en Espagne et au Pakistan », explique-t-il. Avec une production mensuelle de 150 000 à 200 000 peaux, l’entreprise répond à une demande internationale croissante, particulièrement pour les peaux d’ovins, qui représentent 30 à 40 % de la production locale, bien que les peaux de caprins dominent à 70 %. M. Sidibé souligne que les principaux défis incluent l’approvisionnement en produits chimiques importés d’Espagne et de Chine, dont les délais de livraison ralentissent la production. Malgré cela, IMATAN SA ne fait face à aucune concurrence locale et bénéficie d’une réglementation souple et sans-restrictions spécifiques sur les espèces commercialisées (ovins et caprins exclusivement). APPROVISIONNEMENT REGIONAL – L’approvisionnement en peaux est assuré principalement par des abattoirs au Mali mais, aussi, dans les pays voisins comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. « La production locale ne suffit pas à répondre à la demande, alors nous nous tournons vers nos fournisseurs régionaux », précise M. Sidibé. Les peaux sont sélectionnées selon des critères stricts : absence de maladies (comme la gale), de taches ou de perforations, avec une classification en trois catégories (grand, moyen, petit). Cependant, la saison des pluies pose un défi : « Les chèvres n’aiment pas la pluie, qui laisse des taches sur les peaux après tannage, affectant leur qualité », fait-il noter. Le traitement des peaux suit un processus précis. Les peaux fraîches, récupérées directement des abattoirs, sont salées pour la conservation, dès leur arrivée. Après 24 heures, la production commence : un tannage de six jours transforme les peaux en « wet blue » (bleu humide), la première étape avant d’éventuelles transformations supplémentaires comme le « crust » ou la finition avec des colorants, selon les exigences des clients. « Nous nous arrêtons au wet blue par manque d’équipements pour aller jusqu’au finissage », explique M. Sidibé. Le coût de traitement, environ 500 Fcfa par peau, reste compétitif par rapport à d’autres pays où il peut atteindre 700 Fcfa. Pour l’avenir, M. Sidibé rêve d’investir dans des équipements modernes pour atteindre le stade du finissage et diversifier ses marchés, notamment en Asie, où la demande reste forte. IMATAN SA contribue à l’économie locale, en collaborant avec des fournisseurs régionaux et en payant des taxes, notamment environnementales, liées au traitement des eaux usées par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM) l’Agence de gestion des eaux usées (AGECEM). L’entreprise soutient, également, des emplois directs et indirects, bien que M. Sidibé déplore le manque de soutien des institutions financières pour moderniser ses infrastructures. « Avec des machines adaptées, nous pourrions transformer nos peaux jusqu’à la finition et conquérir de nouveaux marchés », affirme-t-il. OS/MD (AMAP)
Kangaba : 2e session du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement
Kangaba, 26 août (AMAP) Les travaux de la 2e session du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CLOCSAD) se sont tenus, lundi, dans la salle de réunion du cercle, présidés par le préfet de Kangaba, Abou Dao. Cette rencontre, à laquelle ont pris part des maires et leurs secrétaires généraux, des régisseurs de dépenses et de recettes, des chefs de services techniques, des membres de la Société civile best, selon le préfet, « conforme à l’arrêté No2023-3031/MATD-SG du 10 octobre 2023 fixant le calendrier de tenue et les actions spécifiques des sessions ordinaires des CLOCSAD au niveau des circonscriptions administratives. » Les participants ont suivi la présentation de la synthèse des données du Document cadre de politique nationale de décentralisation (DCPND) et du rapport de la 2e session 2015. Ce rapport est la compilation du niveau d’atteinte des indicateurs de performance instruits par le DCPND sur la décennie 2015 – 2024, des Communes du Cercle de Kangaba pour la période considérée. Le rapport traite, également, des progrès des cinq objectifs globaux du DCPND à savoir, promouvoir le développement territorial équilibré des régions et des pôles urbains, améliorer la qualité des services rendus par les collectivités territoriales, renforcer non seulement l’accompagnement de l’État mais, aussi, la gouvernance inclusive du territoire et accroître le financement de la décentralisation. L’analyse des indicateurs au niveau des communes la fait ressortir, d’une manière générale, que le niveau d’atteinte des indicateurs DCPND est « peu satisfaisant » dans le Cercle de Kangaba. « Des difficultés de collecte des données persistent, notamment, le retard enregistré dans la fourniture des données par les collectivités territoriales. » Pour y remédier, le rapport recommande aux collectivités territoriales, « de mettre en place des stratégies de mobilisation des ressources et de faire la restitution publique sur la gestion des affaires communales » Il est recommandé aux niveaux régional et national de « financer entièrement les sessions CLOCSAD et Comité d’arrondissement d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CAOCSAD) sur le budget national et d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans toutes les communes du cCrcle afin d’améliorer le taux de mobilisation des ressources fiscales. » SD/MD (AMAP)

