A Macina, face à la crise de l’essence, les vélos et charrettes réapparaissent
Macina, 22 oct (AMAP) Les populations de Macina (Centre) commencent à reprendre, comme moyen de déplacement, leur vélos et charrettes, lesquels n’ont évidemment pas besoin d’essence ni de gaz-oil. La ville est aussi frappée par la crise du carburant, comme un peu partout dans le Mali, avec les effets sur le ralentissement des activités économiques et sociales, le renchérissement du prix de l’essence qui atteint 2 250 francs CFA le litre. Les agents de contrôle sont désormais plus regardants sur ces véhicules longtemps négligés mais aussi utilisés par les Groupes armés terroristes (GAT). Ce qui explique le plus de vigilance des Forces de défense et de sécurité qui multiplient les contrôles sur les vélos et charrettes. C’est la mairie qui se réjouit des rentrées de taxes, à raison de 1 000 francs CFA par vélo/charrette. Imaginez le nombre de vélos et charrettes dans la commune. Dans le temps, le contrôle ne portait que sur les motos dont presque tous les conducteurs ont déjà leur vignettes 2025. Ce contrôle de routine est diversement apprécié par les populations. Certains pensent qu’on devait observer un moment de sensibilisation et d’information, d’autres disent ne pas comprendre qu’on attende cette crise du carburant pour commencer le contrôle. Quand un troisième groupe pense que « la loi, une fois prise et votée est applicable à tout moment sans état d’âme. » DG/MD (AMAP)
Crise du carburant à Koutiala : Le Comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes
Koutiala, 21 oct (AMAP) Les membres du Comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes de Koutiala se sont réunis, lundi, et ont recommandé de garantir aux pétroliers possédant une licence d’importation de carburants la sécurité par les Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de mettre du carburant à la disposition des populations de la Région, a constaté l’AMAP sur place. Au terme de cette rencontre dont l’ordre du jour portait: échanges sur l’approvisionnement de la région de Koutiala en produits de première nécessité et la gestion de la crise des hydrocarbures (approvisionnement et stock), le Comité a recommandé à la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DRCC) et à la police une mission, aujourd’hui mardi, pour jauger les stations-service. La séance présidée par le conseiller aux Affaires financières du gouvernorat de Koutiala a débuté à 9 heures précises a eu lieu la rencontre des membres du comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes dans la salle de conférence du Gouvernorat de Koutiala. Cette rencontre avait pour objectif de faire la situation de l’approvisionnement et du stock de carburants à Koutiala. Le dernier point du stock a été donné par la DRCC. Le dispositif a consisté à faire le tour des marchés de la ville pour constater qu’il n’y a, pour le moment, pas de rupture en produits de première nécessité et que les prix sont stables. La ville a réceptionné, la semaine dernière, six citernes, (cinq en essence et une en gasoil). Le maire chargé de l’éducation et de la santé a confirmé qu’il n’y a plus de carburant à cette date. « D’ailleurs, pour l’approvisionnement normal de Koutiala, il nous faut 15 citernes par mois », a-t-il dit. IB/MD (AMAP)
Marché des innovations et technologies agricoles 2025 : faciliter l’accès aux solutions de gestion intégrée des sols
Bamako, 20 oct (AMAP) La 5ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), organisée par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement dgricole (CORAF), a débuté lundi à Bamako, sous le thème : « Les technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des sols », a constaté l’AMAP. Présidée par le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, cette rencontre internationale réunit plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pendant cinq jours. Son objectif est de permettre aux acteurs de l’agriculture de faciliter l’accès aux technologies et innovations agricoles intégrées des sols. « Le MITA se veut un cadre d’échanges, de partage et de diffusion des innovations et technologies agricoles éprouvées, qui répondent aux besoins réels des producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré le président du Conseil d’administration du CORAF, Dr Kalifa Traoré. Depuis sa création en 1987, le CORAF, dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), mis en œuvre entre 2007 et 2019, « a fait ses preuves. » En effet, « plus d’une centaine de technologies et innovations agricoles ont traversé les frontières de nos pays, transformant concrètement la vie de milliers d’agriculteurs », a fait savoir Dr Traoré. Aujourd’hui, le MITA s’est imposé comme un événement majeur d’interface entre la recherche agricole, les pourvoyeurs de technologies et d’innovations, les acteurs des chaînes de valeur agricoles et les utilisateurs finaux. « Il constitue une plateforme unique où des technologies éprouvées sont exposées à des acheteurs potentiels, à travers des espaces de rencontre B2B, des forums de discussion et des sessions parallèles thématiques », a-t-il expliqué. Sur le thème de cette édition, Dr Traoré a indiqué que « ce choix n’est pas fortuit, car il figure parmi les objectifs du CORAF qui visent à promouvoir l’adoption massive des technologies climato-intelligentes de gestion intégrée des sols et de l’eau. » « Ces technologies doivent renforcer la résilience de nos systèmes agricoles, améliorer la productivité et contribuer à la lutte contre la pauvreté chronique et le chômage des jeunes », a-t-il ajouté. Quant au chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, il a rappelé qu’au Mali, l’agriculture occupe une place stratégique dans l’économie. « Elle constitue une source vitale de revenus pour la population et demeure un levier essentiel de développement économique et de lutte contre la pauvreté », a-t-il souligné. « L’agriculture contribue pour 40% au Produit intérieur brut, emploie plus de 70% de la population active, représente la principale source de revenus pour 80% des populations rurales et génère près de 30% des recettes d’exportation », a précisé le Premier ministre. Concernant le Mali, Abdoulaye Maïga a indiqué que plusieurs actions concrètes ont été engagées, notamment la promotion des techniques de conservation des eaux et des sols, la restauration de plus de 100 000 hectares de terres dégradées, la promotion des biofertilisants et amendements organiques, la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques, ainsi que l’aménagement de bas-fonds et de petits périmètres irrigués. Il a, également, évoqué le Prix de l’innovation agricole Abdoulaye Touré, institué par le CORAF en collaboration avec la Banque mondiale, ainsi que le Prix de l’innovation agricole du Mali. Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, était accompagné du ministre en charge de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Les ministres en charge de l’Agriculture du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo animeront des panels au cours des travaux. MMD/MD (AMAP)
Le ministre des Mines, en visite de travail sur les sites de la Société lithium du Mali SA de Goulamina et des mines de lithium de Bougouni (Sud)
Bougouni, 17 oct (AMAP) Le ministre des mines, le Pr Amadou Keïta, a effectué, jeudi, une visite de travail et de suivi des travaux sur les sites miniers de la société lithium du Mali SA de Goulamina (LMSA) et de la Société les mines de lithium de Bougouni (LMLB-SA), deux grandes compagnies minières de lithium du Mali dans la Région de Bougouni (Sud) Le ministre Keita, accompagné du gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et d’une forte délégation, a été accueilli par le Directeur général de LMSA, Seydou Séméga et à la Société les mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA Ainsi après l’inauguration de la société lithium du Mali SA de Goulamina, le dimanche 15 décembre 2024 par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, cette visite est un suivi des engagements. Le chef du département des Mines est venu s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de la mine, de la production à l’exportation, et s’imprégner des difficultés rencontrées ainsi que les bonnes perspectives économiques pour le Mali. Des échanges, de près de trois heures, ont permis des explications, des éclairages et des éclaircissements sur les grands axes de cette mission ministérielle avec la participation des membres des délégations nationale et régionale. Les responsables techniques de la mine ont procédé à une présentation du mode de fonctionnement quantitatif et qualitatif de la mine, du produit brut au produit fini dont l’exportation a déjà démarré. Ils ont également passé en revue les mesures de sécurité individuelle et collective au sein de la mine pour amoindrir les risques d’accident de travail. La délégation ministérielle s’est, ensuite, rendue sur le site de la société LMLB SA). Ici les échanges ont porté sur les points saillants des préparatifs dans le cadre de l’inauguration de la mine, dans les tous prochains mois, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Le ministre a fait le point de la feuille de route établi, avec les responsables de mine, lors de sa dernière visite de travail, le jeudi 31 juillet 2025 dernier, en présence du gouverneur de la Région de Bougouni. Le Pr Keita a instruit aux responsables de la mine « de tout mettre en œuvre afin que l’inauguration ait lieu, en respectant tous les aspects techniques et organisationnels avec une participation effective des communautés. » L’objectif de cette mission, pour son second volet sur le site des mines de lithium de Bougouni SA, a-t-il rappelé, est de profiler le calendrier de l’inauguration afin que le ministre fasse un compte rendu fidèle de la cérémonie d’inauguration au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Le gouverneur de la Région de Bougouni a, aussi, rappelé aux responsables des mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA) que toutes les dispositions seront prises au niveau régional comme cela l’a été lors de l’inauguration de la Société Lithium Mali SA de Goulamina LMSA. Le général de Brigade Ousmane Wélé était accompagné de son conseiller aux Affaires économiques et financières, Arouna Dembelé, de son conseiller à la Sécurité, le colonel Bassirou Diarra, du préfet du Cercle de Bougouni, Hamadoun Tamboura, de plusieurs Directeurs régionaux et des Forces de défense et de sécurité. La délégation a été accueillie sur le site des mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA) par les responsables techniques de la mine, le maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, les responsables administratifs et politiques locaux. BHT/MD (AMAP)
Macina : Le préfet discute avec les opérateurs de la crise du carburant
Macina, 17 oct (AMAP) Le préfet de Macina, lieutenant-colonel Albaraka Ag Amarizac a rencontré, jeudi, les opérateurs stations-service à Macina les vendeurs afin d’assurer la disponibilité du carburant et de prendre les dispositions pour le ravitaillement des populations « J’ai été approché par la Société civile pour m’impliquer auprès de vous et voir ce qui est possible pour atténuer la crise de carburant », a dit le préfet à ses interlocuteurs présents dans son bureau, en présence de la Société civile et du coordinateur des Forces armées maliennes (FAMa). En réponse, les vendeurs de carburants ont tous annoncé que les réserves sont basses. Un seul a indiqué que son chef lui a recommandé « de garder un peu de carburant pour les cas d’urgence. » Tous affirment qu’ils sont en quête de carburant à Ségou, Bamako, Tombouctou ou ailleurs. Le chef de village intérimaire et le maire les a invités « à prendre des décisions utiles afin de sauver cette campagne agricole car toutes les machines fonctionnent avec du gaz-oil A l’issue des échanges un consensus a été trouvé de mettre en place un comité chargé de vérifier les réserves de carburant disponible dans chaque station. Et de rechercher les petits revendeurs qui font de la spéculation sur le prix du litre. Enfin, les dispositions pour le ravitaillement doivent prises dans les plus brefs délais et la sécurisation des camions citernes assurée par les FAMa. DG/MD (AMAP)
Mois du consommer local : Pour promouvoir les produits du cru
Bamako, 16 oct (AMAP) La Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), a organisé, ce jeudi, dans ses locaux, un panel sur la thématique « De 2019 à nos jours : bilan, défis et perspectives » dont les échanges ont essentiellement porté sur la promotion, la consommation des produits locaux et la sensibilisation des acteurs concernés, a constaté l’AMAP. Ce panel, organisé dans le cadre de la célébration du Mois d’octobre, celui du consommer local, a été animé par le secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo, du directeur général du Commerce et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, et le représentant-résident de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Mis en place depuis 2019, selon les panélistes, l’objectif de ce mois consommer local, est de permettre aux producteurs et consommateurs d’intégrer l’initiative, au Mali, en particulier et dans l’espace l’UEMOA, en général eu de faire des sensibilisations et communications. « Si nous voulons maintenir les unités industrielles, il faut définir des critères sévères pour empêcher la délocalisation des multinationales. Consommer local, ce sont des produits non-transformés qui sont disponibles sur notre territoire national et des produits industriels qui bénéficient de la qualité de produit d’origine nationale selon des critères définies », a expliqué Mahamadou Sanogo. Dans l’espace de l’UEMOA, depuis son adoption en 2019, le consommer local est défini comme « l’ensemble des produits matériels ou immatériels, industrialisés. » « Il s’agit de consommer des produits faits à partir de l’espace UEMOA. Cette organisation a pour but de promouvoir nos propres produits, à la satisfaction de nos population », a rappelé son représentant au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Faisant le bilan, les panélistes ont estimé qu’il y a une amélioration tant au niveau national qu’au niveau de l’espace UEMOA. Ils ont cité, entre autres, des activités de sensibilisation et de communication sur le consommer local sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui a permis, également, aux acteurs de comprendre et d’adhérer au concept du consommer local. « Au début, beaucoup d’acteurs n’adhéraient pas à l’initiative mais, aujourd’hui, ils ont compris le système du consommer local. Il faut renforcer le système de production et de consommation Nous avons pu les impliquer dans l’organisation de toutes les activités du Mois du consommer local », s’est réjoui le secrétaire général de la CCIM Quant au représentant de l’UEMOA au Mali, il a dig que cette initiative a été mise en place pour l’ensemble des ressortissants de l’UEMOA « afin de faciliter la consommation des produits locaux entre populations de la zone. » « C’est un laboratoire d’idées qui a permis d’améliorer la perception avec l’ensemble des faitières pour qu’elles puissent donner des idées à l’UEMOA. Des propositions qui nous ont permis de connaître les besoins des consommateurs ainsi que des producteurs », a dit M. Vieira. Le directeur général du Commerce et de la Concurrence, Zédion Dembélé, a ajouté que « le consommer local est une priorité du gouvernement. » « C’est pour cette raison que les Assises nationales pour la refondation (ANR) ont pris en compte cette préoccupation de la population ». Des participants ont suggéré aux autorités d’investir davantage dans la construction d’usines, afin de concrétiser l’initiative du consommer local. MMD/MD (AMAP)
Tombouctou accueille avec ferveur le Premier ministre Abdoulaye Maiga
Tombouctou, 16 oct (AMAP) C’est dans une ferveur populaire que les populations de Tombouctou (Nord) et de Kabara ont accueilli le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, arrivé, ce jeudi matin, pour faire démarrer certains chantiers d’intérêt public ayant une importance capitale pour la ville et toute la région, a constaté l’AMAP sur place. Le président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou, Yéhia Tandina, a au nom des populations adressé des remerciements au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, au Premier ministre et les membres du gouvernement qui l’accompagnent « pour ces actions qui améliorons le quotidien de la Région. » Avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le chef du gouvernement a exprimé ses remerciements aux populations pour cette grande mobilisation. Selon lui, les constructions, dans toutes les régions, s’inscrivent dans la vision du gouvernement de la Transition « conformément aux orientations et instructions du président de la Transition. » « Elles visent à revaloriser le rôle et le statut des autorités et légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, reconnaitre le rôle éminent des autorités et légitimités traditionnelle dans le maintien de la cohésion sociale et la médiation communautaires. » Dans ce cadre, le gouvernement a engagé des actions fortes. Il s’agit de la consécration des autorités et légitimités traditionnelles traduisant la volonté nationale de leur conférer une place institutionnelle « en tant que pilier de notre identité et gardien de nos mœurs. » Cette orientation a été consolidée par l’adoption de la loi N°2024-034 du 24 décembre 2024 relative aux différentes catégories d’autorités et de légitimités traditionnelle, à leurs rôles ainsi qu’aux modalités de leurs interventions. « Cette loi marque une étape décisive dans la formalisation de leurs statuts et la reconnaissance de leurs contributions à la stabilité et la paix sociale »,. C’est après ces propos que le Premier ministre a procédé à la pose de la première du vestibule à Tombouctou. Il a, ensuite, visité le chantier de rénovation et d’extension de l’hôpital dont le coût des travaux s’élève à trois milliards six cent millions de francs CFA pour une durée d’exécution de 24 mois. L’équipement coûtera un milliard de francs CFA. Les travaux qui ont démarrés sont à 20% d’exécution. Du chantier de l’hôpital, la délégation s’est rendue à Kabara pour le lancement du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou. Ce projet financé par le gouvernement malien et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) coûtera huit milliard de francs CFA. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire dans la région. Pour la représentante de la BOAD, ces équipements et installations doivent être utilisés de façon efficiente pour le bonheur des exploitants. Elle a, aussi insisté sur la formation et le suivi des exploitants. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au nom du Premier ministre, a remercié les différentes coopératives pour la grande mobilisation qui « prouve à suffisance l’adhésion des communautés au projet salvateur. » Ce projet multisectoriel cadre parfaitement avec les orientations de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) avec un accent particulier sur la création d’emplois, la transformation structurelle de l’économie, la croissance et la promotion de la femme. Selo le ministre, à travers ce projet, il s’agit de renforcer et mettre en place une plateforme d’innovation par rapport aux filières riz, ognons, charlotte, pomme de terre bâti sur une approche multi-acteurs pour répondre aux exigences du marché. Le 1er ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités. Il s’est, ensuite, rendu au camp Cheick Sidi Bekkaye de Tombouctou. Avant de rencontrer les forces vives de Tombouctou dans la salle de conférence de la Chambre régionale du commerce et d’industrie. MS/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, est arrivé à Tombouctou (Nord)
Bamako, 16 oct (AMAP) Le Premier ministre malien, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga est arrivé ce jeudi matin 16 octobre 2025 à Tombouctou, dans le Nord du pays, annonce le même jour le Centre d’information du gouvernement du Mali (CIGMA). A son arrivée dans la cité des 333 Saints, le chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives et communales. Il « procédera au lancement des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital de Tombouctou, la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le lancement du Projet de mise valeur des plaines rizicoles de Tombouctou », indique la même source. Le général de Division Abdoulaye Maiga, accompagné par le ministre de l’Agriculture et celui de la Santé et du Développement social, « aura un cadre d’échanges avec les forces vives de Tombouctou sur la vie de la Nation et les préoccupations régionales. » MD (AMAP)
Bamako : Concertations sur la sécurisé des espaces publics
Bamako, 16 oct (AMAP) « Il est inquiétant de constater que l’atout potentiel énorme que constituent les espaces publics maliens est mal connu et souvent exploité sans prendre en compte les intérêts des populations urbaines, des collectivités territoriales et de l’Etat », s’est alarmé, jeudi, le ministre malien de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, M. Touré, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux de la Journée de concertation sur la sécurisation des espaces publics dans le District de Bamako et certaines localités de la Région de Koulikoro, à la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, a réitéré le constat longtemps établi que « nos villes sont confrontées à de nombreux défis en matière de développement urbain, parmi lesquels l’offre de services urbains efficaces aux citadins. » « Ces services sont offerts à travers des espaces qui leur sont destinés dans différentes opérations d’urbanisme publiques ou privées. Malheureusement, plusieurs espaces, notamment ceux destinés à l’amélioration du cadre de vie sont détournés de leur vocation au profit d’usages privés », a expliqué Imirane Abdoulaye Touré. « Pour la sécurisation des espaces publics, mon département a entrepris plusieurs initiatives dont, entre autres, la communication et la sensibilisation sur leurs utilités, la mobilisation sociale pour veiller sur eux et la mise en route du numéro téléphonique 80 00 11 78 au niveau de la PONAV », a-t-il fait savoir. Le ministre Touré, dont le département a organisé cette journée dans le cadre de la célébration du mois d’octobre urbain, édition 2025, a rappelé que le gouvernement a adopté, le 26 février 2014, la Politique nationale de la ville (PONAV), « permettant d’aborder un tournant décisif dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et d’assurer un développement durable des centres urbains. » « Nous avons réuni l’ensemble des acteurs qui sont impliqués dans la sécurisation du domaine public pour discuter et avoir une feuille de route commune », a précisé, pour sa part, le directeur national de la Cellule de suivi de la politique nationale de la ville (CS-PONAV), N’Tji Abdrahamane Diawara. Selon lui, aujourd’hui, il s’agit de faire la revue de ce qui s’est passé et de ce que nous avons retenu comme leçon et introduire les innovations, notamment celles du nouveau Code domanial et du nouveau Code de la construction au Mali « afin d’améliorer nos outils en matière de sécurisation et de la gestion des plaintes sur les espaces publics. » Il a indiqué que les localités ont été choisies suivant les plaintes reçues sur le numéro vert : 80 00 71. « Sur le numéro vert, nous recevons beaucoup de plaintes. Et nous avons remarqué que des localités sont plus concernées dans la Région de Koulikoro, notamment Kati, Kalabancoro, Sangarébougou, Moribabougou. » « La nature a horreur du vide. Si ces espaces restent vacants, nous savons très bien que ces prédateurs ne vont pas les laisser. Donc, nous les sécurisons et nous les valorisons continuellement », a dit M. Diawara. ST/MD (AMAP)
Bamako abrite la 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne
Bamako, 16 oct (AMAP) La 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne (JOAAI) s’est ouverte, jeudi, à Bamako, autour du thème : « Audit interne, levier de performance et de durabilité des organisations publiques et privées. », a constaté l’AMAP. Cette rencontre d’envergure régionale vise à promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et l’efficacité dans la gestion des affaires publiques et privées. Organisée par l’Association des contrôleurs, inspecteurs et auditeurs du Mali (ACIAM/IIA Mali), en partenariat avec l’Union des instituts d’audit interne de l’Afrique de l’Ouest (UIAI-AO), elle réunit des experts, des responsables d’organisations publiques et privées, des institutions financières et des délégations venues d’une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. Dans son discours d’ouverture, la présidente du comité d’organisation, Mme Kadiatou Konaté, a rappelé que l’audit interne occupe une place essentielle dans la performance des institutions. « À travers ces journées, nous voulons renforcer la transparence, l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique et privée », a-t-elle déclaré. Elle a, également, souligné la contribution de l’ACIAM à la modernisation de la profession, notamment à travers « la mise en œuvre de nouvelles normes internationales de l’audit interne, introduisant des dimensions comme la cybersécurité, la durabilité et l’éthique numérique. » Le président de l’UIAI-AO, Octave Goh-Bi, a salué l’engagement du Mali et de l’ACIAM dans la promotion de l’audit interne. « Avec peu de moyens, une équipe motivée peut réaliser des exploits », a-t-il lancé. Il a rappelé que l’Union, créée en 2022, regroupe dix pays francophones et a « pour mission d’appuyer les États dans la mise en place de systèmes de contrôle efficaces. » Il a également annoncé la création, lors des travaux, de quatre groupes professionnels chargés d’élaborer des recommandations techniques pour renforcer la pratique de l’audit dans les administrations, les institutions financières et les projets de développement. Représentant le Chef de l’État, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a exprimé la reconnaissance du gouvernement malien pour le choix de Bamako. Il a réaffirmé l’engagement du président de la Transition « à faire de la bonne gouvernance et de la gestion transparente des ressources publiques une priorité. » Selon lui, « l’audit interne n’est plus un simple mécanisme de contrôle, mais un véritable partenaire stratégique du management et un vecteur de performance durable. » Les travaux, qui se poursuivront jusqu’au 17 octobre, déboucheront sur des recommandations destinées à renforcer la gouvernance, la transparence et la durabilité des organisations publiques et privées de la sous-région. OS/MD (AMAP)

