Macina : une cinquantaine de pinasses, en provenance de zones sous embargo de groupes armés terroristes, s’approvisionnent

Macina, 19 août (AMAP) Un convoi de plus de 50 pinasses est arrivé, entre le 17 et le 18 août 2025, à Macina (Centre), par ce seul moyen de transport en période de hautes eaux, en provenance de Komara, Diafarabé, Nouh Bozo, localités sous embargo de groupes armés terroristes, a constaté l’AMAP sur place. Ce type de convoi est la seule possibilité pour les populations sous embargo de se ravitailler  en denrées alimentaires et produits de premières nécessité (mil, riz, maïs, sucre, sel, condiments etc.) pour deux ou trois mois de provisions. Ces déplacements sont rendus possibles grâce aux forces de défense et de sécurité que les populations bénéficiaires remercient et félicitent Ces populations déprimées, sous le poids de l’embargo, lancent un cri de cœur aux autorités maliennes afin de mettre fin à leurs souffrances. Sans vivres, condiments et autres denrées de première nécessité, elles sont privées de cultures hivernales, laissant présager, déjà, des jours difficiles sans nourriture. Le retour du convoi est prévu sous escorte militaire quand les embarcations auront fini de charger leurs achats de provision Méfiants, ces compatriotes des deux cercles Macina et Tenenkou (Centre), en proie  à l’insécurité, n’ont voulu aucun contact avec la presse. DG/MD (AMAP)

Signature des premiers contrats entre les exploitants et l’usine de Seydou Keïta : Pour produire, transformer et commercer localement

Bamako, le 20 août (AMAP) Les responsables des sociétés coopératives et le Complexe Seydou-Diego-Awa (SDA) de l’ancien footballeur international, Seydou Keïta, ont signé, ce mercredi 20 août, au département en charge de l’Economie et des Finances, leur premier contrat de commercialisation de matières premières pour la campagne 2025-2026, dans le cadre de la politique de produire, transformer et commercialiser localement, a constaté l’AMAP. La Société coopérative Sene Fere Kuraw et l’Interprofession filière sésame au Mali (ISMA), à travers ce contrat, s’engagent à fournir le Complexe SDA en arachide graine et sésame graine pour sa production de l’huile de consommation. Le Président directeur général (PDG) du Complexe SDA, Seydou Keïta a déclaré que « le plus important est de pouvoir produire, transformer et commercialiser localement, tout en garantissant la meilleure qualité des produits du Complexe SDA. » « Il s’agit de faire en sorte que tout le peuple malien puisse consommer les produits de bonne qualité », a soutenu le PDG du Complexe SDA, qui a soutenu se préoccuper de la santé publique au Mali. Le président de l’ISMA, Soumaila Coulibaly, tout en se réjouissant de cette entente, a souhaité que cette initiative se répète sur toutes les autres filières. « Nous nous sommes engagés à pouvoir contribuer à sécuriser l’approvisionnement du Complexe SDA en matière première afin que le rêve, que nous portons tous, d’avoir une économie malienne forte à travers le secteur d’agriculture, se réalise », a-t-il précisé. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, s‘est dit « de plus en plus sûr et certain que la filière agriculture va constituer le fer de lance de notre Economie. » Selon lui, il s’agit de parler avec les acteurs et trouver le modèle d’économie qui marche. « En contractualisant, on donne une chance de développer la filière et les agriculteurs sont contents en début de campagne que leur production sera achetée à un prix convenu…», s’est réjoui le ministre Sanou. Son collègue de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a estimé que la vision de son département, qui est de restructurer les filières agricoles, « est en train de se réaliser. » OD/MD (AMAP)

2è Commission mixte de coopération Mali-Émirats arabes unis : Onze accords signés dans les domaines stratégiques de développement 

Bamako, 20 août (AMAP) Le Mali et les Emirats arabes unis ont signé quelque onze accords et Mémorandums d’entente (MoU) dans les domaines de la sécurité, de l’agriculture et du secteur énergétique, lors de la grande Commission mixte de coopération entre les deux pays, lundi 18 août, à Abu Dhabi, rapporte un communiqué officiel. Selon cette source, « la tenue de cette commission mixte s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération déjà exemplaire entre les deux pays. » « Les relations entre le Mali et les Emirats Arabes Unis se portent bien et des accords signés lors de cette 2è commission mixte de coopération en sont la preuve », indique Bamako dans son communiqué. La délégation gouvernementale malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, est composée du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, ainsi que les experts des départements concernés. L’objectif de cette rencontre bilatérale fondamentale est de renforcer les partenariats entre les deux pays notamment sur le plan diplomatique, sécuritaire et surtout économique. Ainsi, les discussions ont porté sur les secteurs stratégiques des mines, des énergies renouvelables, des transports, du commerce, de la culture ainsi que de l’agro-industrie. « Essentiellement orienté vers la dynamique du développement des relations économiques, cette commission mixte a donc favorisé les contacts directs entre milieux d’affaires émiratis et maliens, à travers une série de consultations sur des questions diplomatiques et politiques et d’intérêts communs. » Un mémorandum de partenariat a été ainsi signé entre le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandjou Simpara et le secrétaire général de la Chambre de commerce émiratie. En marge de cette 2è commission, de nombreux opérateurs économiques maliens, porteurs de projets, avaient rallié la capitale des Émirats, pour rencontrer, au cours d’un forum dédié, des investisseurs émiratis en vue d’éventuels partenariats d’affaires. La session de la grande Commission mixte « a surtout mis un accent particulier sur l’eau et l’énergie au Mali, deux secteurs dans lesquels les partenaires émiratis sont bien engagés et pour lesquels l’expertise du ministre de l’Énergie et de l’Eau a été mise à contribution », indique le communiqué. Au cœur des discussions, la question des énergies renouvelables a fait l’objet d’une attention particulière des investisseurs. Le ministre Boubacar Diané a insisté sur les attentes de son secteur en matière d’investissement adéquat pour booster véritablement le développement du secteur de l’énergie et de l’eau dont l’attrait pour les investissements a ainsi été rehaussé. En effet, pays hôte de cette 2è commission mixte, les Émirats arabes unis disposent d’une présence remarquée Mali, à travers les investissements dans le secteur de l’énergie, « comme en témoigne le projet bien avancé de centrale solaire de deux fois 50 MWc à Tiakadougou-Dialakoro, dans la Région de Bougouni (Sud). Au cours de cette rencontre, les partenaires émiratis ont émis « le souhait de bénéficier du soutien et surtout de l’accompagnement du Mali pour l’organisation de la Conférence sur l’Eau, prévue à Dakar, au Sénégal, l’année prochaine. » Centre important d’échanges commerciaux à l’échelle mondiale, les Emirats arabes unis, également puissance mondiale dans l’armement, l’énergie et la technologie, offrent au Mali une opportunité stratégique pour consolider ses intérêts nationaux. MD (AMAP)

Ouélessébougou : Une réunion d’urgence sur la crise énergétique locale

Ouélessébougou 19 août (AMAP) Une rencontre de sortie de la crise énergétique s’est tenue, ce mardi, à la préfecture de Ouélessébougou, en réaction aux récentes coupures générales d’électricité, particulièrement pendant les nuits, depuis quelques semaines, a constaté l’AMAP sur place. La réunion, présidée par le préfet du Cercle, Moussa A Sagara, a demandé aux responsables techniques de faire le point de la situation afin d’envisager, ensemble, une solution locale de rétablissement. Le chef du centre Energie du Mali (EDM) de Ouélessébougou, Ousmane Guindo, a donné des explications détaillées sur  la situation lors de la réunion. « Ces coupures récentes d’électricité ne sont pas causées par nos installations locales dans la mesure où la ville de Ouélessébougou est alimentée en électricité par la centrale électrique de Selingué comme d’autres localités du pays », a dit M. Guindo, Il a précisé que les équipes techniques et les ingénieurs travaillent « sans relâche depuis deux semaines pour identifier la source exacte du problème afin d’y remédier. » Selon ses explications, la solution ne serait pas uniquement locale. « Nous attendons les résultats des expertises pour nous situer définitivement, même si l’on sait que, des fois ,la coupure est liée à des phénomènes naturels », a-t-il indiqué. Le responsable du centre EDM a réaffirmé son « engagement personnel à relever ce défi pour la satisfaction de la population. » Après le bilan du responsable technique, le préfet Sagara a salué la participation de tous les acteurs présents à cette réunion de crise, en l’occurrence la sous-préfète centrale, le maire, les représentants de la chefferie, le commissaire chargé de la ville,  le commandant de Brigade et les représentants de la société civile. Face à la situation, il a appelé « à la retenue », demandé « à tous de comprendre la situation complexe que nous traversons » et appelé « au calme vu la situation délicate du pays. » Il a, également, rappelé les énormes efforts des autorités nationales pour le rétablissement de l’électricité dans tout le pays dont certaines localités connaissent déjà une évolution. Il a, enfin, souligné « la nécessité d’une collaboration entre autorités, techniciens et population pour trouver une solution durable à ce problème. » Il y a eu plusieurs intervenants dont les représentants des chefs de villages de Ouélessébougou, N’tentoubougou et Seguessona, le maire, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), le président des commerçants locaux, et le président de la jeunesse communale qui ont, tous, encouragé une approche de collaboration de tous les acteurs pour la résolution de ce problème, afin de conjurer  « des conséquences qu’il peut causer à la vie quotidienne des populations. » AC/MD (AMAP)

Les Sociétés de Loterie et de Pari mutuel urbain de l’AES en conclave à Bamako

Bamako, 18 août (AMAP) Le ministre de l’Economie et des finances, a présidé, ce lundi, à Bamako, l’ouverture de la 1ère édition de la rencontre des Sociétés de loterie et de Pari mutuel urbain (PMU) des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel  (AES) sur le thème « renforcement de l’intégration, de la transparence et de l’innovation dans les opérations de loteries et de paris des Etats membres de l’AES », a constaté l’AMAP. Le thème traduit « notre ambition de consolider l’intégration, la solidarité et la cohésion sociale à travers l’harmonisation des législations et des pratiques en matière de jeux et de loteries, tout en veillant à la bonne gouvernance et à la transparence, en lien avec l’innovation technologique », a déclaré le ministre Alousséni Sanou. Il a expliqué que les défis auxquels font face les sociétés de loteries et de PMU sont, entre autres, « harmonisation des cadres juridiques et réglementaires, la digitalisation et l’interopérabilité de nos plateformes, la lutte contre le blanchiment des capitaux, le jeu illégal et la fraude, la protection des joueurs et la promotion du jeu responsable. » Le ministre Sanou a invité les experts de se pencher, durant ces quatre jours de travaux, sur ces problématiques pour mettre en place un « mécanisme sous-régional de renforcement des capacités opérationnelles et institutionnelles de nos sociétés concernées, de masses communes ou des tirages communs sur nos produits. »  Et « d’une trame de stratégies et de politiques pour faire face aux défis communs, d’un fonds commun de développement au bénéfice de nos communautés avec une attention particulière à nos Forces armées de défense et de sécurité. » « Nos gouvernements, à travers les départements de tutelle, encouragent cette dynamique et suivront avec intérêt la mise en œuvre des décisions et des recommandations à l’issue de vos travaux et leur traduction en actions concrètes », a conclu M. Sanou. Quant au Directeur général du PMU-Mali, Fasséry Doumbia, il a indiqué que l’objectif est clair : « renforcer la coopération entre nos sociétés de loterie et de Pari mutuel, promouvoir l’intégration de nos produits, assurer l’intégration de nos systèmes et garantir la transparence et la responsabilité sociétale qui fondent la légitimité de nos activités auprès des populations. » Il a ajouté que « cette rencontre est donc bien plus qu’un échange technique. » « Elle est l’expression d’une volonté commune de bâtir une communauté de pratiques, de confiance et d’innovation au service de nos peuples et de nos économies », a-t-il dit. Le directeur général de LONAB du Burkina Faso, Ibrahim Ben H. Zarani, le directeur général de la LONANI du Niger, le colonel-major Soumana Djibo, des représentants des ministres burkinabè et nigérien en charge de l’Economie ainsi que des experts participent à cette 1ère édition MMD/MD (AMAP)  

Lutte contre les changements climatiques : Signature de conventions entre l’AEDD, la BNDA et le PNUD

Bamako, 14 août (AMAP) Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque nationale de développement agricole (BNDA), d’une part, la BNDA et l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), d’autre part,  ont signé, jeudi, à Bamako, des conventions pour renforcer la coordination face aux défis majeurs liés aux changements climatiques auxquels le Mali est confronté, a constaté l’AMAP. Cette double signature, présentée comme symbolisant « un engagement fort et concret » des autorités maliennes, a été présidée par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara,, La signature de ces accords vise à renforcer la capacité du Mali, à mutualiser les compétences et à augmenter les opportunités de mobilisation de ressources. Il s’agit d’accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre les changements climatiques et renforcer la résilience climatique pour un développement durable. Le directeur général de l’AEDD, Zantigui Boua Koné, a souligné le rôle de l’agence en tant qu’Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat (FVC). « L’AEDD joue un rôle de coordination, d’accompagnement technique et de facilitation des partenariats, afin que les ressources mobilisées soient pleinement alignées sur les priorités nationales », a-t-il indiqué. Selon la ministre, « la convention signée entre l’AEDD et la BNDA intervient dans un contexte où notre pays fait face aux effets de plus en plus visibles des changements climatiques : perturbations des cycles agricoles, dégradation des ressources naturelles, perte de biodiversité, insécurité alimentaire et pressions accrues sur les communautés rurales. » Face à ces défis, la ministre Mariam Tangara a indiqué qu’un choix stratégique a été fait : investir dans le renforcement des mécanismes nationaux de mobilisation, de gestion et de déploiement des ressources financières climatiques. C’est dans ce cadre que l’AEDD, en sa qualité d’Autorité nationale désignée auprès du FVC, a accompagné techniquement en institutionnellement la BNDA jusqu’à son accréditation officielle par le Conseil du FVC en octobre 2024, à Songdo, en Corée du Sud. De son côté, le Représentant-résident du PNUD, Maleye Diop, a affirmé que « ce partenariat entre le PNUD et la BNDA s’inscrit pleinement dans la dynamique plus large du programme pays du Fonds Vert pour le Climat au Mali, qui identifie les priorités. » Celles-ci portent sur l’adaptation des systèmes agricoles et hydriques, la gestion durable des ressources naturelles, l’électrification rurale par les énergies renouvelables, et le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires. La directrice générale adjointe de la BNDA, Mme Touré Aïssata Cissé, a affirmé que « la signature des conventions « ouvre la voie à la mobilisation de ressources stratégiques pour le financement de projets structurants dans l’agriculture résiliente, les énergies renouvelables et la gestion durable des ressources. » « La BNDA s’engage à en être le catalyseur financier »,a-t-elle assuré La convention entre l’AEDD et la BNDA vise à consolider cet acquis et à structurer la coopération autour de cinq axes : le renforcement des capacités institutionnelles et techniques ; la mobilisation et la gestion des financements climatiques ; la mise en œuvre conjointe de projets pilotes intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques ; la promotion des bonnes pratiques de développement durable ; et le plaidoyer national et international en faveur de la finance verte. Celle entre la BNDA et le PNUD traduit la volonté de mobiliser l’expertise et l’appui technique du système des Nations Unies pour soutenir la banque agricole dans ses nouvelles fonctions d’entité accréditée, et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et des engagements climatiques. La ministre en charge de l’Environnement a indiqué, dans son discours, que les deux conventions ne sont pas de simples documents administratifs. « Elles sont le symbole d’une nouvelle dynamique de coopération entre acteurs publics, privés et partenaires au développement, pour transformer nos ambitions climatiques en résultats tangibles pour nos populations », a-t-elle dit. FK/MD (AMAP)    

Campagne agricole 2025-2026 : Les services centraux font le point à mi-chemin

Bamako, 14 août (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a présidé, ce jeudi, à la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère, un Conseil de cabinet élargi des départements du secteur du Développement rural, pour faire le point à mi-parcours des activités de la campagne agricole 2025-2026, a constaté l’AMAP. « La campagne agricole en cours a connu un démarrage précoce au niveau de certains bassins de production. Ce qui a occasionné des besoins pressants en intrants agricoles, notamment les engrais », a déclaré le ministre de l’Agriculture, accompagné de son collègue de l’Elevage et  de la Pêche, Youba Ba, à l’ouverture de la réunion. Le ministre en charge de l’Agriculture, a fait noter « que la campagne en cours est marquée par de fortes quantités de pluies avec quelques arrêts constatés mais qui sont de courte durée par endroits. » Cette situation, selon le chef du département de l’Agriculture, « peut ne pas avoir de conséquences sur nos superficies cultivées, nos animaux voire notre population agricole si nous y prenons garde ». La situation vient s’ajouter « à la matrice des défis du secteur dont la résolution ne peut être trouvée que par l’adoption de pratiques climato-intelligentes afin d’améliorer notre modèle de résilience mais, aussi, de suivi pour davantage répondre aux aspirations de la population malienne, » a-t-il précisé. Il a souligné que « l’engagement des autorités du pays a permis de boucler au mois de juin 2025, le processus de paiement du coton graine aux producteurs et de gérer, convenablement, toutes contraintes qui entravaient l’approvisionnement correcte des producteurs de coton en intrants agricoles en particulier. » Le ministre Kelema a rappelé que « les objectifs se définissent comme suit : au titre de la production végétale, il s’agit, entre autres, de produire 11 682 721 tonnes de céréales, 682 000 de coton graine, 243 280 de pommes de terre, 881 208 d’oignon/échalote, 810 900 s de mangues ». Pour la production animale, il est prévu « 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 de viande contrôlée, 284 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières) et une production de 128 880 tonnes de poissons frais. » Cette rencontre a enregistré la présence des directeurs nationaux des services centraux des deux départements et plusieurs autres acteurs du domaine. MMD/MD (AMAP)

Kangaba : Campagne de sensibilisation de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite

Kangaba, 13 août (AMAP) L’atelier de sensibilisation et d’information des cadres de l’administration générale, financière et de la justice du Cercle de Kangaba (Ouest), organisé mercredi 13 août 2025, par (OCLEI) a interpellé les participants, en vue de les conscientiser sur la corruption et l’enrichissement illicite, a constaté l’AMAP. A l’issue des travaux sur la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite, les participants (responsables administratifs et politiques, financiers et judiciaires) ont qualifié ces pratiques de fléaux » compromettant la bonne gouvernance, la performance de l’administration publique et la dignité humaine. » Les participants ont, également, suivi deux conférences sur les pratiques corruptives et l’enrichissement illicite et leurs conséquences économiques dans le système éducatif et sur les pratiques corruptives et l’enrichissement illicite et leurs conséquences économiques dans le secteur minier. L’atelier, en partenariat avec le projet canadien Lutte contre la corruption par et pour l’égalité des genres (LUCEG), intervient dans le cadre d’une mission de l’OCLEI conduite par son président par intérim, Seydina Oumar Diarra, qui séjourne, depuis mardi 12 août 2025, à Kangaba, dans le cadre de la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite. La rencontre, qui s’est déroulée au Centre de recherche et d’animation culturelle de Kangaba, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré, vise à informer et sensibiliser les participants sur les pratiques corruptives et ses conséquences dans les domaines miniers et scolaires. Spécifiquement, il s’agit de renforcer les capacités des cadres de l’administration générale, financière et de la justice sur la connaissance des instruments juridiques nationaux et internationaux de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, d’impliquer d’avantage les participants à la culture de l’éthique et de la transparence dans la gestion des affaires publiques, d’informer les participants sur les pratiques corruptives dans les secteurs miniers et scolaires, d’informer les participants sur les impacts négatifs des pratiques corruptives sur les services sociaux de base de développement. Une journée qui a permis aux participants d’être largement informés sur l’OCLEI, sa création et sa mission, ses attributions spécifiques, ses organes et ses pôles d’activité. Le représentant du préfet du Cercle et le maire de la Commune rurale de Minidian ont reçu, chacun, une écharpe de l’OCLEI et le rapport 2023 de l’OCLEI, pour leur « engagement dans la lutte et la prévention contre la corruption et l’enrichissement illicite. » SD/MD (AMAP)

Harmonisation des pratiques et échanges d’expérience : les Agences routières de l’AES en réunion à Bamako

Bamako, 13 août (AMAP) Les responsables en charge de l’entretien routier du Mali, du Burkina Faso et du Niger se réunissent, depuis mercredi, à Bamako, la capitale malienne, pour la première rencontre des agences d’exécution et de maîtrise d’ouvrage déléguée des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP sur place. . Pendant deux jours, cette rencontre vise à partager les expériences des trois agences, analyser leurs cadres juridiques et examiner la possibilité d’harmoniser les textes et procédures pour l’entretien routier. L’objectif est, également, d’instaurer un cadre permanent de coopération, favorisant l’efficacité et la modernisation des réseaux routiers dans l’espace AES. Dans son discours, le secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, Mama Djénépo, qui a présidé par a l’ouverture de la reunion, a rappelé que les infrastructures routières sont essentielles au développement et à la sécurité des États membres. « Elles assurent l’accessibilité des populations et des localités, en milieu urbain comme en zone rurale, et sont indissociables des enjeux de défense dans nos États confrontés au péril terroriste », a-t-il souligné. Il a, également, souligné les réformes juridiques et institutionnelles mises en place pour préserver ce patrimoine, notamment la participation des usagers à l’entretien et la répartition claire des responsabilités entre les différentes structures publiques. Le secrétaire général, en présence des directeurs généraux de l’Ageroute du Mali, de l’Agetib du Burkina Faso et de l’Amoder du Niger, ainsi que d’autres personnalités, a réaffirmé l’engagement de du département chargé des Transports « à donner suite aux recommandations de cette rencontre et à soutenir toute initiative visant à renforcer la coopération et l’harmonisation au sein de l’espace confédéral. » AG/MD (AMAP)    

Mali : Le prix du ciment a pris l’ascenseur !

Par Oumar SANKARE Bamako, 13 août (AMAP) Depuis plusieurs semaines, le prix du ciment grimpe en flèche sur l’ensemble du territoire malien. Dans les dépôts de la capitale comme dans les villes de l’intérieur, le sac de 50 kg s’achète désormais à 6 500 Fcfa, 125 000 Fcfa/ tonne, contre environ 110 000 Fcfa/ tonne il y a, à peine, deux mois. « La tonne atteint parfois 135 000 Fcfa, une hausse qui met à mal chantiers, promoteurs et particuliers », explique Moussa Drabo, gérant d’une quincaillerie à Bacodjikoconi. « On ne peut plus travailler au rythme habituel, les clients repoussent leurs projets », confie Abdoulaye Coulibaly, maçon à Banankabougou, rencontré devant un chantier à l’arrêt. Les acteurs du secteur mettent, d’abord, en cause la désorganisation du transport. L’interdiction des camions hors gabarit sur les routes nationales a rallongé les délais et augmenté les coûts de livraison. Un transporteur rencontré à l’Hippodrome estime que « le prix du fret a augmenté depuis la mesure » sans donner de montant précis. « Le gouvernement malien a interdit la circulation des camions hors gabarit et en surcharge sur le réseau routier national à partir du 1er avril 2025 », selon un communiqué conjoint des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Économie et des Finances, publié le 7 mars 2025. Cette décision, validée par le Conseil des ministres, le 12 février 2025, vise à préserver les infrastructures routières des dégradations causées par ces véhicules. Une période de sensibilisation de trois mois a été accordée aux transporteurs, qui a pris fin le 31 mars 2025. LOGISTIQUE, SECURITE ET PRODUCTION – À cela, s’ajoutent des incidents sur certaines unités industrielles. « Les importations de clinker — composant clé du ciment — connaissent également des perturbations », a dit Alou Bathily, président de l’Association des importateurs de ciment. Il ajoute : « les routes d’accès au port du Sénégal, notamment la route de Kayes, sont impraticables à cause de leur état défectueux. Si un camion devait faire 2 à 3 jours, aujourd’hui, c’est pratiquement 6 jours de route. » Lors d’une rencontre entre les secteurs privé et public tenue à la Primature, Mossadeck Bally, président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a expliqué au Premier ministre que « le manque d’électricité affecte certaines cimenteries. » « Les groupes électrogènes ne peuvent pas supporter une telle charge », a-t-il fait noter. Un acteur du milieu, a confié à l’AMAP sous anonymat : « Il y a un circuit de vente parallèlement aux propriétaires de licences qui doivent nous servir directement. Il y a souvent 2 ou 3 intermédiaires entre ces derniers et nous et chacun ajoute 2 000 ou 2500f pour faire bénéfice. » A Bamako et ses périphéries, le prix du ciment varie. Mohamed Sacko, gérant de quincaillerie à Ouezzindougou, achète la tonne de ciment local à 115 000 et le revend à 122 000 Fcfa. « C’est la croix et la bannière pour trouver le ciment local », déplore le jeune homme. TOUTE LA FILIERE TOUCHEE – Pour les entrepreneurs du bâtiment, la situation devient critique. Mamadou Traoré, gérant d’une société de construction à Bamako, explique que « sur un chantier de 100 m², la hausse du ciment peut ajouter plusieurs centaines de milliers de francs Cfa au budget final ». Certains petits projets sont suspendus ou réduits. Les revendeurs, eux, naviguent entre pénurie et hausse de prix. Au marché de Djikoroni, un commerçant montre ses stocks limités : « Je reçois deux camions par semaine au lieu de quatre et je dois augmenter le prix pour couvrir mes frais. » Moussa Drabo, renchérit : « Il faut se lever à 6h pour chercher le ciment importer. Le ciment local étant devenu très difficile à trouver ». En juillet dernier, il y avait une rupture totale sur le marché. DISPARITES REGIONALES – Si Bamako subit la hausse, certaines villes de l’intérieur paient encore plus cher. A Sikasso, le sac de ciment était vendu entre 7 000 et 7 500 Fcfa il y a quelques jours. Toutefois, aujourd’hui, le sac est vendu entre 5 750 et 6 000 Fcfa. Les conséquences sont visibles : chantiers à l’arrêt, logements inachevés, artisans sans travail. Dans le quartier de la Gare à Koulikoro, Djibril Sacko, père de famille, témoigne : « J’avais prévu de construire deux pièces supplémentaires cette année. Avec ces prix, j’ai arrêté les travaux. » En effet, le sac de ciment est vendu à 5 500, 5 750 et 6 000 Fcfa et le prix de la tonne varie entre115 000 et 120 000 Fcfa, 125 000 et 130 000 Fcfa dans certaines boutiques « sans facture », témoigne un client. « L’objectif est de ne pas laisser de traçabilité pour échapper aux services de contrôle de l’Etat ». Il faut noter qu’il y a rupture de ciment actuellement à Koulikoro. A Kayes les prix sont stables depuis un an : 82 500 à 87 500 FCFA la tonne et 4 250 FCFA le sac. Les experts estiment que sans amélioration rapide du transport et de la production locale, les prix resteront élevés. « Le ciment est un produit lourd et coûteux à transporter. Toute perturbation dans la chaîne logistique se répercute immédiatement sur le prix final », analyse Oumar Diawara, économiste. À moyen terme, certains plaident pour l’augmentation de la capacité de production nationale et la diversification des sources d’importation de clinker. Mais ces projets demandent des investissements et du temps. Le ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas souhaité réagir « pour le moment » souhaitant attendre les résultats de l’évolution des dispositions prises avec les acteurs du milieu. En attendant, Alou Bathily invite la population à plus de patience. « Des rencontres avec le ministère du Commerce et de l’Industrie ont eu lieu, des accords ont été trouvés et des solutions proposées. L’amélioration se sentira dans les jours à venir », a-t-il assuré. Face à la flambée des prix, le ministère de l’Industrie et du Commerce a réuni, début juillet, les principaux producteurs et importateurs. Selon une source au ministère, l’objectif est de « sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les prix ». Les autorités envisagent un renforcement des contrôles