La micro finance s’imprègne de la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme :

Bamako, 07 oct (AMAP) Les cadres du Système financier décentralisé (SFD) sont en formation, depuis ce mardi, à Bamako, dans le but de renforcer les capacités des acteurs du secteur de la micro finance, en matière de lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme (LBC /FT), a constaté l’AMAP. Cet atelier de formation de deux jours, financé par le Projet de promotion de l’accès au financement de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (PAFEEM) a pour objectif de permettre aux cadres des SFD du Mali de maîtriser les étapes pour mettre en place un mécanisme de lutte contre LBC/FT. Et, aussi, d’installer un dispositif permettant d’identifier les risques inhérents à leurs activités et être mieux outillés pour faire face à ce fléau. Selon la secrétaire générale de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Mme Sow Fatoumata Aya Dembélé, « le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme sont des mécanismes insidieux qui alimentent la criminalité organisée, fragilisent nos institutions et compromettent la sécurité nationale. » « C’est pourquoi, a-t-elle indiqué, il est impératif que les SFD, en tant qu’acteurs majeurs, aient une compréhension des menaces et vulnérabilités, des typologies et des schémas d’opération des criminelles. » Pour la coordinatrice du PAFEEM, Mme Touré Fatoumata Coulibaly, le choix de la thématique se justifie à plus d’un titre. Notamment, du fait de la proximité des SFD avec les populations, de la prédominance des transactions en espèces, des limites liées à leurs systèmes d’informations. Et, aussi, de la relative faiblesse de leurs dispositifs de contrôle interne. Ainsi, selon Mme Touré, les SFD demeurent particulièrement exposés aux risques de blanchissement de capitaux et de financement du terrorisme. « Ces risques sont aujourd’hui au cœur des préoccupations de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de la CENTIF et des autorités nationales, qui imposent aux institutions financières, y compris les SFD, une conformité stricte aux exigences du dispositif communautaire et international de LBC/F », a souligné la coordinatrice du PAFEEM. BT/MD (AMAP)     

BCEAO : Lancement officiel de la plateforme PI-SPI, une révolution pour les paiements instantanés

Bamako, 30 sept (AMAP) La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a procédé au lancement officiel de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), une infrastructure régionale inédite destinée à moderniser les paiements et renforcer l’inclusion financière dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Pensée comme un outil stratégique au service des populations et des économies de l’Union, la PI-SPI permet désormais à tout usager disposant d’un compte bancaire, d’un portefeuille de monnaie électronique ou d’un compte en microfinance d’envoyer ou de recevoir des fonds instantanément, 24h/24 et 7j/7, quel que soit le prestataire utilisé. « PI-SPI est un bien public numérique, accessible à tous, interopérable et sécurisé », a déclaré Jean-Claude Kassi BROU, Gouverneur de la BCEAO. Selon lui, cette plateforme constitue l’aboutissement d’une vision de long terme de l’Institut d’émission, axée sur la modernisation des paiements, la réduction de l’usage du cash, et la consolidation de l’intégration économique régionale. Grâce à la PI-SPI, l’ensemble des acteurs de l’écosystème financier – banques, fintechs, institutions de microfinance, établissements de paiement – sont désormais connectés sur une même infrastructure, capable de traiter les transactions en moins de 10 secondes. Les envois et paiements sont gratuits pour les particuliers, et les utilisateurs peuvent utiliser un alias (numéro de téléphone, QR code, adresse) pour initier leurs paiements sans exposer leurs données sensibles. Pour Guy-Martial Awona, président de la Fédération des Associations Professionnelles de Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA), PI-SPI marque « un tournant décisif vers un écosystème unifié, au service d’un secteur bancaire inclusif, moderne et résilient ». Il souligne que l’infrastructure représente une réponse concrète aux défis d’exclusion, de lenteur et de fragmentation qui freinent l’accès aux services financiers. « Cette plateforme doit devenir un standard, non une exception », a-t-il ajouté, appelant les acteurs encore en phase de connexion à rejoindre rapidement le système. Il a également salué la résilience des populations et des institutions ayant participé aux phases pilotes, ainsi que le leadership de la BCEAO. Cheikh Diba, Ministre sénégalais des Finances et du Budget, a quant à lui insisté sur les bénéfices attendus pour l’administration publique et le secteur privé : « Les paiements sociaux, les impôts et taxes, les subventions et les salaires peuvent désormais transiter par une infrastructure unifiée, interopérable et traçable, avec un impact direct sur la transparence et l’efficacité budgétaire. » Il a souligné les perspectives qu’ouvre PI-SPI pour le financement de secteurs clés comme l’agriculture et les PME : « Grâce à la digitalisation, les coûts d’exploitation diminuent, les risques fiscaux se réduisent, et la base clientèle s’élargit. » Le gouverneur Brou a rappelé que PI-SPI s’inscrit dans une trajectoire de digitalisation entamée depuis 2015 par la BCEAO, marquée par un bond des transactions numériques de 260 millions à 11 milliards entre 2014 et 2024. “Le taux d’inclusion financière atteint désormais 74 %, mais il reste encore beaucoup à faire”, a-t-il affirmé. Le succès de cette infrastructure repose désormais sur l’engagement des États, des institutions financières et du secteur privé à accompagner les usagers, garantir la sécurité du système, et stimuler l’innovation. La BCEAO s’engage à continuer d’adapter le cadre réglementaire et technique pour faire de PI-SPI un levier central du développement économique régional. OS

Gestion des partenariats publics privés : Les acteurs de la commande publique de la Commune de Bamako se forment

Bamako 29 sept (AMAP) L’atelier de renforcement des capacités des acteurs de la commande publique de la Commune V du district de Bamako sur la gestion des partenariats publics-privés (PPP) a commencé ce lundi à la mairie de la localité avec pour objectif de fournir aux participent, les outils, les mécanismes juridiques, économiques et opérationnels des PPP, a constaté l’AMAP. Cette formation qui se déroulera sur cinq jours, du 29 septembre au 3 octobre 2025, fait suite à une demande de Monsieur le Maire de la Commune V et à l’avis favorable de Monsieur le Premier Ministre pour que l’Unité de Partenariat Public-Privé assure ladite formation selon le coordinateur de PPP, Issa Hassimi Diallo. Il a défini le PPP comme « un contrat de longue durée entre une partie publique et une partie privée, pour le développement. La gestion d’un bien ou d’un service public, en vertu duquel la partie privée assume d’importants risques et responsabilités de gestion pendant toute la durée du contrat est une autre définition. » L’approche PPP, selon Issa Hassimi Diallo, présente de nombreux bénéfices, dont l’un des principaux est de mettre à profit les capacités financières et l’expertise du secteur privé pour la délivrance de biens et services publics de qualité. Il a relevé, ensuite, que cette approche, malgré ces bénéfices, présente également des défis importants. Le caractère souvent complexe des contrats, la longue durée des projets et leurs montants souvent élevés qui engagent financièrement l’Etat pour de nombreuses années. « Les Partenariats Publics-Privés ne doivent donc pas être considérés comme une panacée, et leur utilisation doit être conduite de manière prudente et rigoureuse », a-t-il insisté. Quant au maire de la Commune V du district de Bamako, Amadou Ouattara, il a affirmé que de nombreuses collectivités du Mali sont confrontées à de nombreux défis en matière de fourniture de services publics de qualité, d’infrastructures durables et de gestion optimale des ressources. Le Partenariat Public-privé apparait, non seulement comme une alternative crédible et innovante pour la réalisation des projets structurants », a affirmé le maire. Il a ajouté qu’ « il est aussi une nécessité pour les collectivités de mobiliser les financements du secteur privé pour compléter les efforts du secteur public. » « Cette exigence appelle une professionnalisation accrue de nos pratiques, une maitrise rigoureuse des cadres légaux et contractuels, ainsi qu’un dialogue renforcé entre secteur public et secteur privé »,a-t-il indiqué. M. Ouattara a invité le personnel de la Commune à bâtir une culture de performance et de responsabilité dans la gestion des commandes publiques et de traduire leur savoir en actions concrètes au service des concitoyens. FK/MD (AMAP)  

Kangaba : Concertation entre les Commissions foncières (COFO), les Organisations de la Société Civile et les acteurs de la justice

Kangaba, 25 sept (AMAP) Les membres des Commissions foncières (COFO), les Organisations de la société civile (OSC) et les acteurs de la justice de Kangaba, se sont réunis, jeudi, dans un cadre d’échanges et de concertation dans la salle de conférence du Cercle, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Organisée par le Consortium Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ONU Femmes et l’ONG Azhar, avec l’appui financier du Fonds de consolidation pour la paix, cette activité se situe dans le cadre du projet « Appui à la redynamisation de l’Observatoire national du foncier agricole et des Commissions foncières pour la stabilisation sociale et la consolidation de la paix au Mali ». A l’ouverture des travaux, le premier adjoint au préfet a placé la rencontre dans son contexte. En effet, au Mali, l’agriculture repose, en majorité, sur les petites exploitations agricoles familiales. La terre, espace partagé entre plusieurs systèmes d’activités (agriculture, pêche, élevage) se trouve au cœur de tous les enjeux de développement et de conflits dans les zones de mise en œuvre de ce projet. Selon les résultats de l’étude situationnelle des conflits menée par ONU Femmes en 2021, 42% sont liés aux ressources naturelles et affectent en moyenne plus de 50% des femmes et de jeunes. C’est face à ces difficultés que le Consortium FAO, ONU Femmes et l’ONG Azhar a organisé cette rencontre qui a permis d’animer un cadre d’échange et de concertation entre les membres des COFO, OSC et les acteurs de la justice, recueillir et analyser les difficultés rencontrées par les COFO dans l’homologation des procès-verbaux (PV) et mettre en place une dynamique de collaboration entre les COFO et les acteurs de la justice pour faciliter l’homologation des PV établis par les COFO. Ont participé aux travaux, les sous-préfets de Kangaba et de Naréna, les maires des Communes de Minidian et Naréna, les autorités traditionnelles (chefs de village, propriétaires terriens, les religieux) et les acteurs de la justice de Kangaba. SD/MD (AMAP)

Bamako abrite les 17èmes assises de l’AGEPAR : la durabilité des infrastructures routières au cœur des débats

Bamako, 25 sept (AMAP) « La route est bien plus qu’une infrastructure physique. Elle est un vecteur essentiel de l’intégration, du désenclavement, de la croissance économique et du développement des États », a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, mercredi à Bamako, à l’ouverture des 17èmes assises de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR), constaté l’AMAP. Cette rencontre, organisée dix-neuf ans après les premières assises tenues dans la capitale malienne en 2006, coïncide avec le trentenaire de l’AGEPAR. Plus de 90 experts venus de plusieurs pays d’Afrique et du monde participent à ces assises placées sous le thème : « Durabilité des infrastructures routières en Afrique : problématique, solutions et perspectives ». Selon la ministre, malgré les défis sécuritaires, financiers et climatiques, le Mali « reste résolument engagé à moderniser son réseau routier, à améliorer son entretien et à promouvoir des infrastructures résilientes et adaptées aux exigences du développement durable ». Elle a insisté sur la nécessité de trouver des mécanismes de financement pérennes et d’intégrer les dimensions climatiques et environnementales dans la conception des projets. Cheick Oumar Diallo, directeur général des Routes du Mali et président de l’AGEPAR, a pour sa part salué « l’engagement constant des États et des partenaires en faveur du développement d’infrastructures routières modernes, durables et intégrées au service de l’Afrique ». Il a rappelé que l’association, créée en 1995 à Yamoussoukro, s’inscrit dans une vocation panafricaniste et intégrationniste héritée des pères fondateurs de l’indépendance. Durant trois jours, les participants échangeront autour de sessions plénières et d’ateliers thématiques afin de partager les bonnes pratiques, proposer des solutions innovantes et définir une feuille de route commune pour la durabilité des infrastructures routières africaines. Mme Sissoko a conclu en soulignant que ces assises constituent « une opportunité de renforcer la coopération sous-régionale et de consolider les partenariats techniques et financiers », tout en exprimant l’espoir de voir émerger des recommandations concrètes en faveur d’une Afrique « suffisamment connectée, compétitive et prospère ». OS/MD (AMAP)

Communauté humanitaire : Présentation du rapport de réalisations des ONG internationales 2024

Bamako, 24 sept (AMAP) Le Forum des ONG internationales du Mali (FONGIM) a présenté, mercredi, à Bamako, son deuxième rapport de réalisation des ONG internationales membres pour 2024 qui met en lumière les efforts des ONG internationales pour répondre aux défis multidimensionnels au Mali pour la période considérée. Ce rapport compile les données et les résultats de 82 ONG sur les 110 membres du FONGIM. « Il n’est pas un simple document », selon le président du FONGIM, Mamadou Diop. « Il est le reflet d’un engagement collectif, le témoignage concret de l’impact des ONG internationales qui œuvrent sans relâche, chaque jour au service des populations maliennes », a-t-il dit. L’année 2024 a été jalonnée de défis multiples et complexes. L’insécurité persistante dans le Nord et le Centre du Mali a considérablement restreint l’accès humanitaire, tandis que la baisse du financement et des contraintes logistiques et administratives ont accentué les difficultés. « Malgré ces contraintes, les ONG se sont mobilisées, sans relâche, pour répondre aux urgences et accompagner les dynamiques locales de développement », a expliqué le président. Le rapport illustre les réalisations des ONG dans plusieurs domaines tels que la sécurité alimentaire et les moyens d’existence, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, l’éducation, la santé, la nutrition et la protection. Au sujet des différentes réalisations, le président du FONGIM a indiqué : « Nous avons pu mobiliser 277 milliards de Fcfa dont 11 milliards de Fcfa versés en impôts et taxes à l’État malien. Nos organisations ont employé 6 347 personnes dont 94 % de personnel national, témoignant de notre engagement pour l’emploi local et le renforcement des capacités. »  Il a ajouté que les ONG internationales ont touché directement près de 5 millions de bénéficiaires. Derrière ces chiffres, il y a des vies transformées. Plus de 100 points d’eau et 1 631 latrines ont été construites ou réhabilitées, améliorant l’accès à l’eau potable et à l’hygiène. Plus de 1 589 écoles ont été appuyées pour garantir la continuité et la qualité de l’apprentissage. À cela s’ajoute la construction de 2 388 abris d’urgence, dont 988 bâtiments permanents. Selon Mamadou Diop, 5 666 ménages ont été soutenus par des kits essentiels, 288 centres de formation construits et réhabilités et plus de 143 575 enfants malnutris ont été pris en charge. Il a, également, mentionné qu’en 2024, plus de 160 projets ont été mis en œuvre, avec une collaboration étroite avec 170 organisations nationales et 70 services techniques de l’État. « Au-delà de ces résultats, ce rapport témoigne de notre volonté de bâtir une relation de confiance durable entre les acteurs humanitaires, les autorités maliennes et les communautés. » « Il traduit, aussi, l’engagement des ONG à travailler en harmonie avec les priorités nationales, à renforcer la coordination entre les membres et à promouvoir une meilleure mutualisation des ressources », a-t-il indiqué Quant au représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Pamanta, il a indiqué que la présentation de ce rapport « constitue un témoignage précieux des réalisations et met en lumière l’impact de la collaboration fructueuse entre les organisations nationales et internationales, ainsi qu’avec les services techniques de l’État. » « Cette présentation est également une invitation à poursuivre et à renforcer le dialogue entre les autorités maliennes et les organisations internationales », a-t-il indiqué. « Avec des ressources limitées mais une détermination sans faille, ces organisations ont poursuivi leur objectif premier : celui de sauver des vies et renforcer la résilience des communautés vulnérables. Leur rôle est essentiel dans le développement, dans la promotion des droits de l’homme et dans l’amélioration des conditions de vie des populations. » Étaient présents à l’atelier, les représentants des organisations nationales et internationales, l’ambassadeur de Palestine, Hassan Al Balawi, l’ambassadeur de la Türkiye, Efe Ceylan, les représentants du corps diplomatique, les représentants des agences des Nations Unies et des directeurs nationaux généraux de services centraux. FK/MD (AMAP)  

Le ministère de l’Économie présente la vision « Mali Kura 2063 » et la Stratégie nationale pour l’émergence

Bamako, 8 sept (AMAP) Le ministère de l’Économie et des Finances a eu, lundi, à Bamako, avec le Patronat, une rencontre de présentation et d’échanges sur la vision « Mali Kura Netaasira ka ben san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. « Cette rencontre est un exercice de dialogue et de transparence destiné à écouter, enrichir et partager un document qui engage la nation pour les quarante prochaines années », a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseyni Sanou. Il a expliqué que l’ambition est de doter le Mali d’une trajectoire claire vers l’émergence, avec une croissance annuelle visée de 10 % à l’horizon 2063. Selon lui, « il s’agit de construire une stratégie fondée sur nos potentialités, nos ressources humaines et un leadership politique fort ». Les équipes techniques ont présenté trois scénarios de prospective, dont un scénario volontariste axé sur la transformation structurelle, l’industrialisation progressive et l’investissement massif dans le capital humain. La SNEDD (2024-2033), première phase de mise en œuvre, repose sur cinq axes : la souveraineté et la paix, la réforme de la gouvernance, la transformation économique, le développement du capital humain et la résilience environnementale. Diakaridia Dembélé, coordinateur de la cellule technique du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, a précisé que la stratégie s’articule autour de projets intégrateurs touchant l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, le secteur minier et les services sociaux de base. « L’enjeu est de créer des opportunités d’emploi pour la jeunesse et d’assurer une croissance inclusive », a-t-il souligné. Pour le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, l’adhésion du secteur privé est acquise, mais plusieurs défis demeurent. Selon lui, la mobilisation de près de 6 000 milliards de FCFA par an pour la première décennie nécessitera une combinaison entre ressources internes, investissements directs étrangers, financements concessionnels et partenariats public-privé (PPP). « Beaucoup de projets structurants peuvent être financés par des PPP, mais la loi actuelle doit être révisée car elle n’a permis de concrétiser que deux projets en dix ans », a-t-il rappelé. M. Bally a également insisté sur la nécessité d’améliorer la fiscalité, en particulier la fiscalisation du foncier, considérée comme « une mine fiscale encore inexploitée ». Les opérateurs économiques ont aussi plaidé pour un meilleur climat des affaires, la sécurisation des investissements et une plus grande harmonie entre l’administration publique et le secteur privé. « La réussite de Mali 2063 dépendra de la confiance entre l’administration et le secteur privé. Sans cela, ce document restera un rêve, mais avec cette confiance, il peut transformer l’avenir de nos enfants », a affirmé M. Bally. Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations nationales initiées par le ministère afin d’impliquer toutes les composantes du pays- État, patronat, société civile et partenaires techniques et financiers – dans la mise en œuvre de la vision Mali 2063. OS/MD (AMAP)

Diéma : Concombres à gogo !!!

Par Ouka Ba Diéma, 08 sept (AMAP) Le concombre est une plante potagère de la famille des cucurbitacées, d’origine orientale, qui produit des fruits allongés, et par extension est le fruit de cette plante, comme le défini le Dictionnaire français. Cette année, la culture du concombre prospère dans le cercle de Diéma, dans l’Ouest du Mali. A en juger par la disponibilité du légume très abondant sur les marchés. En effet, en marge de la culture de la pastèque, de nombreux producteurs agricoles s’intéressent, aujourd’hui, au concombre à cause surtout de sa rentabilité. Durant ces dernières années, plusieurs femmes commerçantes n’ont plus besoin de parcourir, souvent dans des conditions difficiles et incertaines, des dizaines de kilomètres pour se rendre jusqu’à Nonsombougou (Cercle de Kolokani) pour s’approvisionner en concombres et revenir revendre leurs marchandises à Diéma contre, parfois, de modiques gains, compte tenu du coût du transport et des moyens inappropriés de conservation. Les avantages du concombre sont multiples. On utilise ce légume dans plusieurs plats, notamment pour la préparation de la laitue, des hors d’œuvres, du riz au gras, du « gnougoubala yelen », de la pomme de terre, des grillades de viande ou de poisson. D’après certains, les étuves du concombre constituent des remèdes efficaces contre certaines maladies comme l’hypertension artérielle, les dermatoses…. UNE FILIERE PORTEUSE – Selon les constats, quasiment tous les acteurs impliqués dans la production et la commercialisation du concombre, se réjouissent des retombées positives de leur activité. Actuellement 50 kg de concombre coûtent 12 000 Fcfa, voire moins bord champ. Tandis que l’unité est vendue à 50 ou 100 Fcfa par endroit. A en croire le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, producteur agricole de son état, qui exploite un demi-hectare de concombres, cette plante rampante n’aime pas trop d’eau. « L’année où il pleut abondamment, les plantes de concombre produisent des fruits maigres et de mauvaise qualité », rapporte celui qui se dit « ami de la terre ». Il soutient que les plantes ont besoin d’être régulièrement traitées avec des produits phytosanitaires biologiques, pour les mettre à l’abri des nuisibles. L’homme assure que ces derniers temps, les clients affluent quotidiennement vers son champ de concombres, qui lui rapporte assez d’argent. EPOUSE GENTILLE ! Si Horiyé Coulibaly entretient des planches de concombre dans un coin de sa cour, c’est pour la consommation de sa famille. « C’est une manière pour moi de contribuer à réduire les frais de condiments », dit la dame, en épluchant deux gros concombres luisants, pour le dîner de son mari qui s’abstient de manger des aliments lourds pendant la nuit. A cause de ses vertus médicinales, Makan Coulibaly, domicilié à Fangouné Massassi, mange le concombre cru, sans l’éplucher, soutenant qu’il permet de normaliser la pression artérielle. Il explique qu’il a passé deux ans à Ambideidi, dans la Région de Kayes (Ouest), où il cultivait, principalement, du concombre. « Quand je suis rentré au village, j’ai aménagé une partie de mon verger de manguiers pour la culture du concombre. La majeure partie de ma clientèle constituée de femmes. Je leur cède souvent mes concombres à moindre coût pour leur permettre de réaliser de petits bénéfices », dit-il. « Ma brave épouse aussi m’aide à écouler mes produits. Avec les ressources générées, je parviens à entretenir correctement ma famille, sans être contraint de m’endetter auprès de qui que ce soit », ajoute notre interlocuteur, pas peu fier de sa réussite. Le conservateur Siaka Doumbia, sirotant son rituel thé, explique ce qui fait que le goût du concombre devient amer. « Selon une croyance populaire, cela dépend de la main qui sème les graines. Si votre main est mauvaise, comme on le dit, vos concombres seront forcément amers. De même, en matière de cuisine, cette croyance compte beaucoup. La ménagère a beau utiliser tous les condiments du monde, si elle n’a pas une bonne main, ses repas ne seront jamais appréciés », argue-t-il. Son ami, assis à côté de lui, ajoute sans ambages, que « ce sont surtout les enfants qui en sont friands.  « Certains gamins le croquent en entier. C’est difficile à faire passer par la gorge. Mais, lorsque j’étais en exode, j’ai travaillé avec un asiatique qui mangeait crûment du concombre, parce que, soi-disant, si l’on l’épluche, il perd tous ses apports nutritifs. » Quelle ne fut la stupéfaction de cette femme en découvrant, un jour, que tous ses concombres sont avariés. « Quand on laisse les concombres en contact direct avec le sol jusqu’à ce qu’ils mûrissent, ils peuvent pourrir. De plus, cette plante réussit, surtout, pendant la saison froide. Au moment venu, je ferai du concombre Inch’Allah », rapporte Amorou Fofana, à la recherche d’un manœuvre, pour l’aider à désherber son champ de mil, à la suite de son départ, en catimini, de son fils à l’aventure. Sans la vente de concombres, la veuve Binta Aba, avait du mal. Cette vendeuse ambulante, du haut de ses trente ans, qui fréquente quotidiennement le quartier Razel, peut gagner de 7 500 à 10 000 Fcfa par jour. Suivie de son garçon, poussant brinquebalant la brouette chargée de concombres, elle sillonne allées du marché, les jours de foire, le poumon économique de la ville, pour proposer ses produits à la clientèle. Les producteurs de concombres, ils sont légion, ont besoin actuellement de soutien, pour promouvoir leurs activités. Ceci permettra de renforcer l’autosuffisance alimentaire dans le Cercle de Diéma et créer des emplois pour de nombreux jeunes, tout en réduisant le flux migratoire. Pour y parvenir, le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, propose aux producteurs de concombres, de se regrouper en association, afin de pouvoir bénéficier de certains avantages. Interrogé sur le sujet, le chef du Secteur de l’agriculture de Diéma, Mamadou Sy, soutient  inconditionnellement les producteurs agricoles Il les invite à diversifier la gamme de leurs spéculations pour accroître davantage leur production et en tirer le meilleur profit. OB/MD (AMAP)

Lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA)

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce jeudi, le lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) dont le budget prévisionnel s’élève à 793 millions de Fcfa, financé par l’État, le sponsor officiel et des partenaires comme la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Le salon accueillera environ 20 pays, majoritairement africains et attend 219 351 visiteurs. Le site offrira 540 stands climatisés, 120 stands ordinaires et 50 espaces dédiés à la restauration.Un programme riche et diversifié « C’est l’espace de célébration de l’unité nationale et de notre identité, un hommage à l’héritage ancestral et au savoir-faire traditionnel », a déclaré Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Organisé par le ministère en charge de l’Artisanat, en collaboration avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) et les Organisations professionnelles d’artisans (OPA), le SIAMA 2025 se tiendra du 27 novembre au 7 décembre 2025 au Parc des expositions de Bamako. Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, , cet événement s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture, avec pour thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Le Burkina Faso et le Niger en seront les pays invités d’honneur. Le SIAMA constitue une vitrine majeure pour la créativité et la compétitivité de l’artisanat africain. « L’objectif général du SIAMA est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens », a expliqué Mamadou Minkoro Traoré, président de l’APCMM et Commissaire général du salon. Parmi les ambitions spécifiques figurent la stimulation de l’innovation, la valorisation des savoir-faire locaux, la promotion des jeunes talents et l’encouragement de la consommation des produits artisanaux. Cette édition mettra, particulièrement, en lumière la transformation des métaux, notamment pour la fabrication de meubles, de mobiliers de bureau et de machines agricoles. Le SIAMA 2025 proposera une exposition-vente, des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des défilés de mode, des animations socioculturelles, un circuit touristique et une soirée de gala pour récompenser les lauréats. Des compétitions entre régions, jeunes talents ecréateurs confirmés, ainsi que des rencontres B to B et des conférences, enrichiront l’événement. Le ministre Mamou Daffé a souligné l’importance économique et culturelle de l’artisanat, qui représente 24 % du Produit intérieur brut (PIB) national et mobilise plus de 40 % de la population active. « Promouvoir l’artisanat, c’est soutenir le peuple, c’est soutenir le Mali » Cette édition marque, également, une étape dans la stratégie de promotion de la consommation locale, avec une mobilisation des commandes publiques pour stimuler l’économie. Elle insiste sur la nécessité pour les artisans de s’organiser avec rigueur pour répondre à ces opportunités avec qualité et professionnalisme. Ses organisateurs présentent le SIAMA 2025 comme un rendez-vous incontournable pour célébrer l’âme du Mali et renforcer son positionnement comme pilier de l’artisanat ouest-africain. Ils ont invité les médias à en assurer une couverture optimale. OS/MD (AMAP)

Effondrement d’anciens puits miniers à Kangaba (Ouest) : un mort et deux blessés (Source sécuritaire)

Kangaba, 04 sept (AMAP) L’effondrement d’anciens puits miniers, mardi 02 septembre 2024, aux environs de 22 heures, sur le site d’orpaillage de Sakoro, dans la Commune rurale de Minidian, dans le Cercle de Kangaba (Ouest) a fait un mort et deux blessés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Aussitôt informé, le commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie de Kangaba, le major Mahamadou Diarra, s’est rendu sur le lieu du sinistre avec ses éléments. Selon le CB, « le non-respect de l’arrêté interministériel portant suspension des activités d’orpaillage au Mali allant du 15 juin au 30 septembre est à l’origine de ce drame. » Toujours selon la même source, le lieu de l’accident était interdit par les ‘Tombolomas’ à cause de la fragilité du sol. « En plus de cela, il avait plu la veille rendant encore plus fragile le terrain. » « Malgré cette interdiction, des orpailleurs, récalcitrants et sont sans scrupules, n’hésitent pas à sortir de nuit pour chercher de l’or au risque de leur vie » a dit le CB, en démentant « beaucoup de rumeurs (qui) ont circulé faisant croire que plusieurs corps sont ensevelis sous les décombres. »  Après les fouilles effectuées notamment par les machines lourdes, le bilan n’a pas changé. Le major Diarra et ses éléments ont invité les ‘Tombolomas’ et autres propriétaires de terres « à veiller au respect scrupuleux de l’arrêté interministériel qui prendra fin à la fin de ce mois de septembre. » Le CB a, également, indiqué que la gestion de ce site d’orpaillage est complexe.  Il est situé à Sakoro, village relevant de la Commune rurale de Minidian alors que la gestion de la terre relève du village de Habaladougou-Kéniéba, dans la Commune rurale de Benkadi. Ce double statut donne un caractère complexe à ce site d’orpaillage et profite aux orpailleurs clandestins dans leur manœuvre. Les autorités estiment que cette situation doit être corrigée pour éviter d’autres conflits fratricides. Les deux populations de Kangaba et de Habaladougou-Kéniéba « sont d’un même ancêtre », disent-elles. SD/MD (AMAP)