Bamako : Concertations sur la sécurisé des espaces publics
Bamako, 16 oct (AMAP) « Il est inquiétant de constater que l’atout potentiel énorme que constituent les espaces publics maliens est mal connu et souvent exploité sans prendre en compte les intérêts des populations urbaines, des collectivités territoriales et de l’Etat », s’est alarmé, jeudi, le ministre malien de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, M. Touré, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux de la Journée de concertation sur la sécurisation des espaces publics dans le District de Bamako et certaines localités de la Région de Koulikoro, à la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, a réitéré le constat longtemps établi que « nos villes sont confrontées à de nombreux défis en matière de développement urbain, parmi lesquels l’offre de services urbains efficaces aux citadins. » « Ces services sont offerts à travers des espaces qui leur sont destinés dans différentes opérations d’urbanisme publiques ou privées. Malheureusement, plusieurs espaces, notamment ceux destinés à l’amélioration du cadre de vie sont détournés de leur vocation au profit d’usages privés », a expliqué Imirane Abdoulaye Touré. « Pour la sécurisation des espaces publics, mon département a entrepris plusieurs initiatives dont, entre autres, la communication et la sensibilisation sur leurs utilités, la mobilisation sociale pour veiller sur eux et la mise en route du numéro téléphonique 80 00 11 78 au niveau de la PONAV », a-t-il fait savoir. Le ministre Touré, dont le département a organisé cette journée dans le cadre de la célébration du mois d’octobre urbain, édition 2025, a rappelé que le gouvernement a adopté, le 26 février 2014, la Politique nationale de la ville (PONAV), « permettant d’aborder un tournant décisif dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et d’assurer un développement durable des centres urbains. » « Nous avons réuni l’ensemble des acteurs qui sont impliqués dans la sécurisation du domaine public pour discuter et avoir une feuille de route commune », a précisé, pour sa part, le directeur national de la Cellule de suivi de la politique nationale de la ville (CS-PONAV), N’Tji Abdrahamane Diawara. Selon lui, aujourd’hui, il s’agit de faire la revue de ce qui s’est passé et de ce que nous avons retenu comme leçon et introduire les innovations, notamment celles du nouveau Code domanial et du nouveau Code de la construction au Mali « afin d’améliorer nos outils en matière de sécurisation et de la gestion des plaintes sur les espaces publics. » Il a indiqué que les localités ont été choisies suivant les plaintes reçues sur le numéro vert : 80 00 71. « Sur le numéro vert, nous recevons beaucoup de plaintes. Et nous avons remarqué que des localités sont plus concernées dans la Région de Koulikoro, notamment Kati, Kalabancoro, Sangarébougou, Moribabougou. » « La nature a horreur du vide. Si ces espaces restent vacants, nous savons très bien que ces prédateurs ne vont pas les laisser. Donc, nous les sécurisons et nous les valorisons continuellement », a dit M. Diawara. ST/MD (AMAP)
Bamako abrite la 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne
Bamako, 16 oct (AMAP) La 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne (JOAAI) s’est ouverte, jeudi, à Bamako, autour du thème : « Audit interne, levier de performance et de durabilité des organisations publiques et privées. », a constaté l’AMAP. Cette rencontre d’envergure régionale vise à promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et l’efficacité dans la gestion des affaires publiques et privées. Organisée par l’Association des contrôleurs, inspecteurs et auditeurs du Mali (ACIAM/IIA Mali), en partenariat avec l’Union des instituts d’audit interne de l’Afrique de l’Ouest (UIAI-AO), elle réunit des experts, des responsables d’organisations publiques et privées, des institutions financières et des délégations venues d’une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. Dans son discours d’ouverture, la présidente du comité d’organisation, Mme Kadiatou Konaté, a rappelé que l’audit interne occupe une place essentielle dans la performance des institutions. « À travers ces journées, nous voulons renforcer la transparence, l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique et privée », a-t-elle déclaré. Elle a, également, souligné la contribution de l’ACIAM à la modernisation de la profession, notamment à travers « la mise en œuvre de nouvelles normes internationales de l’audit interne, introduisant des dimensions comme la cybersécurité, la durabilité et l’éthique numérique. » Le président de l’UIAI-AO, Octave Goh-Bi, a salué l’engagement du Mali et de l’ACIAM dans la promotion de l’audit interne. « Avec peu de moyens, une équipe motivée peut réaliser des exploits », a-t-il lancé. Il a rappelé que l’Union, créée en 2022, regroupe dix pays francophones et a « pour mission d’appuyer les États dans la mise en place de systèmes de contrôle efficaces. » Il a également annoncé la création, lors des travaux, de quatre groupes professionnels chargés d’élaborer des recommandations techniques pour renforcer la pratique de l’audit dans les administrations, les institutions financières et les projets de développement. Représentant le Chef de l’État, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a exprimé la reconnaissance du gouvernement malien pour le choix de Bamako. Il a réaffirmé l’engagement du président de la Transition « à faire de la bonne gouvernance et de la gestion transparente des ressources publiques une priorité. » Selon lui, « l’audit interne n’est plus un simple mécanisme de contrôle, mais un véritable partenaire stratégique du management et un vecteur de performance durable. » Les travaux, qui se poursuivront jusqu’au 17 octobre, déboucheront sur des recommandations destinées à renforcer la gouvernance, la transparence et la durabilité des organisations publiques et privées de la sous-région. OS/MD (AMAP)
Mali : Le gouvernement et les opérateurs économiques unis pour résorber la pénurie de carburant
Bamako, 13 oct (AMAP) Le ministre malien du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a rencontré ce lundi, à Bamako, les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) et les opérateurs économiques du secteur pétrolier pour discuter sur la crise actuelle des produits pétroliers et de trouver des solutions durables pour approvisionner le pays, a constaté l’AMAP. Le ministre Diallo a rappelé que le gouvernement est « totalement mobilisé, engagé et déterminé » à résoudre la crise qui touche à la fois les populations et la croissance économique nationale. Selon lui, la situation résulte non seulement des attaques terroristes visant les infrastructures économiques mais, aussi, des pratiques spéculatives observées sur le marché. « Les groupes armés cherchent à mener une guerre économique en s’attaquant à nos unités industrielles et au transport de marchandises », a-t-il expliqué, tout en assurant que l’État « mettra en place les ajustements nécessaires pour sécuriser les convois et les sites stratégiques ». Le ministre a dénoncé trois formes de spéculation qui aggravent la pénurie : la rétention des stocks, les hausses injustifiées des prix et la désinformation sur l’approvisionnement. Il a averti que des mesures fermes seront prises à l’encontre des contrevenants. « Ceux qui retiennent délibérément les stocks verront leurs produits réquisitionnés. Les stations qui augmentent les prix sans justification seront fermées et les auteurs de désinformation poursuivis », a-t-il prévenu. De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, s’est voulu rassurant. « La pénurie de carburant sera résolue. Le ministre nous a assurés que la sécurité des citernes sera renforcée pour éviter les attaques. J’appelle les pétroliers maliens à poursuivre leurs importations », a-t-il déclaré. Il a également invité les populations à éviter la spéculation, affirmant que « ce sont certains revendeurs, et non les importateurs, qui augmentent les prix en revendant le carburant dans des bidons. » Moussa Alassane Diallo a conclu en appelant à un « patriotisme économique » et à une mobilisation collective pour surmonter cette crise. « Il n’y a pas de problème sans solution. Ensemble, nous trouverons la voie pour garantir un approvisionnement stable et lutter contre la vie chère », a-t-il affirmé. OS/MD (AMAP)
L’Autorité de protection des données à caractère personnel et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public signent un partenariat
Bamako, 10 oct (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) ont signé, ce vendredi, une convention de partenariat stratégique pour renforcer la protection des données à caractères personnels dans le domaine de la commande publique au Mali, a constaté l’AMAP. Conclue pour trois ans, cette convention engage les deux structures à unir leur expertise face à la multiplication des traitements de données personnelle dans le cadre des marchés publics et des délégations de services public. Selon, le président de l’APDP, le Pr Mamoudou Samassekou, la signature de cette convention est bien plus qu’un acte administratif. Elle « symbolise une convergence de missions, une union d’expertises et une volonté partagée de renforcer la gouvernance publique au service de la transparence, de l’efficacité et du respect des droits fondamentaux des citoyens ». La convention vise, aussi, à renforcer et à valoriser la collaboration entre les deux structures, « par le partage de leur expertise et la mise en œuvre d’action commune pour la promotion et la protection des données à caractères personnel, particulièrement dans le domaine de la commande public », a expliqué le président de l’APDP. Pour le président de l’ARMDS, le Dr Alassane Ba, il a dit que, pour ce faire, « les deux structures s’engagent à mener des actions conjointes d’information et de formation auprès des agents publics et des opérateurs économiques intervenant dans la commande publique. » « Ainsi, l’ARMDS développera des dispositifs de formation et procédera à la vulgarisation des contenus et outils pédagogiques produits par l’APDP », a déclaré le président de l’ARMDS. Ensuite, selon Dr Ba, l’APDP contribuera à définir, en commun, les thématiques prioritaires des dispositifs de formation. Ainsi l’APDP accompagnera l’ARMDS dans la mise en conformité de ses propres traitements de données à caractère personnel et l’aidera à accomplir ses formalités déclaratives. « L’APDP proposera, également, des normes ou recommandations visant le renforcement de la protection des données personnelles dans les contrats de marchés publics » a souligné le président de l’ARMDS. BT/MD (AMAP)
Contrôle inopiné des stations-service à Bamako pour assurer l’approvisionnement en carburant
Bamako, 9 oct (AMAP) Une mission de contrôle inopinée des stations-service a été menée ce jeudi à Bamako, ordonnée par le Premier ministre, à la suite d’une réunion du Comité interministériel chargé des crises et des catastrophes, vise à garantir l’approvisionnement en carburant et le respect des prix officiels, Cette opération a été menée par les services techniques de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), en collaboration avec la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), l’Office malien des produits pétroliers (OMAP) et la direction régionale de la police. Les stations Yara Oil, Yara Service et Shell, situées sur l’avenue Kwame N’krumah, ainsi que d’autres à Magnambougou, Faso Kanou et Sogoniko, ont été inspectées. À Yara Oil, sur une capacité de stockage de 50 000 litres, 18 000 litres d’essence et 6 500 litres de gasoil étaient disponibles. À Yara Service, à Sogoniko, 29 000 litres d’essence et 28 000 litres de gasoil ont été recensés sur une capacité de 35 000 litres pour chaque type de carburant. En revanche, à la station Shell de l’avenue Kwame N’krumah, seuls 7 400 litres de gasoil étaient disponibles, l’essence étant en rupture de stock. Selon Fousseyni Bamba, directeur de la DGCC du district de Bamako, l’objectif de cette mission est de contrôler les prix à la pompe, fixés à 775 Fcfa pour l’essence et 725 Fcfa pour le gasoil et d’éviter la rétention de stocks. « Toute infraction, qu’il s’agisse du non-respect des prix ou de la rétention de stocks, sera sévèrement sanctionnée, y compris par des poursuites judiciaires », a-t-il déclaré. Des équipes pluridisciplinaires, déployées dans chaque commune de Bamako, continueront de vérifier les prix et les stocks, tout en assurant l’ordre dans les stations pour faciliter l’approvisionnement des populations. La DGCC appelle la population à signaler tout manquement via les numéros verts 36 098 et 36 099, notamment en cas de refus de vente ou de non-respect des prix. M.Bamba a rassuré sur la disponibilité des stocks, saluant l’engagement des importateurs et transporteurs. « L’État met tout en œuvre pour éviter une pénurie, conformément aux instructions des plus hautes autorités », a-t-il ajouté. Cette opération s’inscrit dans une démarche de sécurisation des convois de ravitaillement, escortés par les forces armées maliennes, pour garantir une distribution équitable du carburant sur l’ensemble du territoire national. OS/MD (AMAP)
Hydrocarbures : le gouvernement rassure sur la disponibilité du carburant au Mali
Bamako, 7 oct (AMAP) Le Directeur général adjoint de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Soumaïla Djittéye, a affirmé, lundi à Bamako, au cours d’un point de presse, à la Primature, que le Mali dispose de quantités suffisantes de carburant pour approvisionner le pays dans les prochains jours, en attendant la mise en œuvre des mesures arrêtées par le gouvernement. « Les constats sur le terrain nous permettent d’affirmer, sans risque de nous tromper, qu’il existe actuellement des stocks suffisants pour approvisionner le pays pendant plusieurs jours », a déclaré M. Djitèye, à la suite d’une réunion interministérielle de crise consacrée à la situation des hydrocarbures. Selon lui, la DGCC a dépêché des missions sur l’ensemble du territoire pour évaluer la disponibilité des produits pétroliers. Ces missions ont porté sur le contrôle des grands dépôts d’hydrocarbures de Bamako Office national des produits pétroliers (ONAP), Sanké, Star Oil, l’évaluation des stocks physiques dans les stations-service, de Kayes à Kidal et le décompte des camions-citernes sur les quatre principaux corridors d’approvisionnement du pays. M. Djitèye a salué le patriotisme et la résilience des populations, ainsi que l’appui des forces de défense et de sécurité dans l’escorte des camions-citernes vers les zones de consommation. À l’issue de la réunion de crise, le gouvernement a décidé de renforcer la sécurisation du transport des hydrocarbures par l’organisation d’escortes pour les camions-citernes et de mettre en place des équipes mixtes composées de la DGCC et d’autres services techniques. Ces équipes seront chargées de veiller au respect des prix officiels à la pompe, de constater la disponibilité des stocks et de superviser la distribution pour un ravitaillement régulier du pays. Soumaïla Djitéye a également mis en garde contre les hausses illégales de prix constatées dans certaines stations-service. « Nos agents ont relevé des cas de vente à des prix supérieurs à ceux fixés par l’État. Des sanctions ont été prises, parfois même la fermeture temporaire de stations », a-t-il précisé, tout en appelant à éviter les spéculations dans un contexte de tension d’approvisionnement. Le Directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a, pour sa part, rappelé que les prix à la pompe demeurent inchangés : 775 Fcfa le litre de super et 725 le litre de gasoil, conformément aux tarifs fixés par le gouvernement. Une source à la Primature a indiqué à l’AMAP que 193 camions-citernes sont actuellement en route pour Bamako, où ils seront stationnés au niveau du bureau de douane de l’ONAP. M. Djittéye a, enfin, rassuré les populations que la situation est « passagère » et que les autorités suivent de près l’évolution de l’approvisionnement afin de garantir la stabilité du marché. OS/MD (AMAP)
La micro finance s’imprègne de la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme :
Bamako, 07 oct (AMAP) Les cadres du Système financier décentralisé (SFD) sont en formation, depuis ce mardi, à Bamako, dans le but de renforcer les capacités des acteurs du secteur de la micro finance, en matière de lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme (LBC /FT), a constaté l’AMAP. Cet atelier de formation de deux jours, financé par le Projet de promotion de l’accès au financement de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (PAFEEM) a pour objectif de permettre aux cadres des SFD du Mali de maîtriser les étapes pour mettre en place un mécanisme de lutte contre LBC/FT. Et, aussi, d’installer un dispositif permettant d’identifier les risques inhérents à leurs activités et être mieux outillés pour faire face à ce fléau. Selon la secrétaire générale de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Mme Sow Fatoumata Aya Dembélé, « le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme sont des mécanismes insidieux qui alimentent la criminalité organisée, fragilisent nos institutions et compromettent la sécurité nationale. » « C’est pourquoi, a-t-elle indiqué, il est impératif que les SFD, en tant qu’acteurs majeurs, aient une compréhension des menaces et vulnérabilités, des typologies et des schémas d’opération des criminelles. » Pour la coordinatrice du PAFEEM, Mme Touré Fatoumata Coulibaly, le choix de la thématique se justifie à plus d’un titre. Notamment, du fait de la proximité des SFD avec les populations, de la prédominance des transactions en espèces, des limites liées à leurs systèmes d’informations. Et, aussi, de la relative faiblesse de leurs dispositifs de contrôle interne. Ainsi, selon Mme Touré, les SFD demeurent particulièrement exposés aux risques de blanchissement de capitaux et de financement du terrorisme. « Ces risques sont aujourd’hui au cœur des préoccupations de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de la CENTIF et des autorités nationales, qui imposent aux institutions financières, y compris les SFD, une conformité stricte aux exigences du dispositif communautaire et international de LBC/F », a souligné la coordinatrice du PAFEEM. BT/MD (AMAP)
BCEAO : Lancement officiel de la plateforme PI-SPI, une révolution pour les paiements instantanés
Bamako, 30 sept (AMAP) La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a procédé au lancement officiel de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), une infrastructure régionale inédite destinée à moderniser les paiements et renforcer l’inclusion financière dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Pensée comme un outil stratégique au service des populations et des économies de l’Union, la PI-SPI permet désormais à tout usager disposant d’un compte bancaire, d’un portefeuille de monnaie électronique ou d’un compte en microfinance d’envoyer ou de recevoir des fonds instantanément, 24h/24 et 7j/7, quel que soit le prestataire utilisé. « PI-SPI est un bien public numérique, accessible à tous, interopérable et sécurisé », a déclaré Jean-Claude Kassi BROU, Gouverneur de la BCEAO. Selon lui, cette plateforme constitue l’aboutissement d’une vision de long terme de l’Institut d’émission, axée sur la modernisation des paiements, la réduction de l’usage du cash, et la consolidation de l’intégration économique régionale. Grâce à la PI-SPI, l’ensemble des acteurs de l’écosystème financier – banques, fintechs, institutions de microfinance, établissements de paiement – sont désormais connectés sur une même infrastructure, capable de traiter les transactions en moins de 10 secondes. Les envois et paiements sont gratuits pour les particuliers, et les utilisateurs peuvent utiliser un alias (numéro de téléphone, QR code, adresse) pour initier leurs paiements sans exposer leurs données sensibles. Pour Guy-Martial Awona, président de la Fédération des Associations Professionnelles de Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA), PI-SPI marque « un tournant décisif vers un écosystème unifié, au service d’un secteur bancaire inclusif, moderne et résilient ». Il souligne que l’infrastructure représente une réponse concrète aux défis d’exclusion, de lenteur et de fragmentation qui freinent l’accès aux services financiers. « Cette plateforme doit devenir un standard, non une exception », a-t-il ajouté, appelant les acteurs encore en phase de connexion à rejoindre rapidement le système. Il a également salué la résilience des populations et des institutions ayant participé aux phases pilotes, ainsi que le leadership de la BCEAO. Cheikh Diba, Ministre sénégalais des Finances et du Budget, a quant à lui insisté sur les bénéfices attendus pour l’administration publique et le secteur privé : « Les paiements sociaux, les impôts et taxes, les subventions et les salaires peuvent désormais transiter par une infrastructure unifiée, interopérable et traçable, avec un impact direct sur la transparence et l’efficacité budgétaire. » Il a souligné les perspectives qu’ouvre PI-SPI pour le financement de secteurs clés comme l’agriculture et les PME : « Grâce à la digitalisation, les coûts d’exploitation diminuent, les risques fiscaux se réduisent, et la base clientèle s’élargit. » Le gouverneur Brou a rappelé que PI-SPI s’inscrit dans une trajectoire de digitalisation entamée depuis 2015 par la BCEAO, marquée par un bond des transactions numériques de 260 millions à 11 milliards entre 2014 et 2024. “Le taux d’inclusion financière atteint désormais 74 %, mais il reste encore beaucoup à faire”, a-t-il affirmé. Le succès de cette infrastructure repose désormais sur l’engagement des États, des institutions financières et du secteur privé à accompagner les usagers, garantir la sécurité du système, et stimuler l’innovation. La BCEAO s’engage à continuer d’adapter le cadre réglementaire et technique pour faire de PI-SPI un levier central du développement économique régional. OS
Gestion des partenariats publics privés : Les acteurs de la commande publique de la Commune de Bamako se forment
Bamako 29 sept (AMAP) L’atelier de renforcement des capacités des acteurs de la commande publique de la Commune V du district de Bamako sur la gestion des partenariats publics-privés (PPP) a commencé ce lundi à la mairie de la localité avec pour objectif de fournir aux participent, les outils, les mécanismes juridiques, économiques et opérationnels des PPP, a constaté l’AMAP. Cette formation qui se déroulera sur cinq jours, du 29 septembre au 3 octobre 2025, fait suite à une demande de Monsieur le Maire de la Commune V et à l’avis favorable de Monsieur le Premier Ministre pour que l’Unité de Partenariat Public-Privé assure ladite formation selon le coordinateur de PPP, Issa Hassimi Diallo. Il a défini le PPP comme « un contrat de longue durée entre une partie publique et une partie privée, pour le développement. La gestion d’un bien ou d’un service public, en vertu duquel la partie privée assume d’importants risques et responsabilités de gestion pendant toute la durée du contrat est une autre définition. » L’approche PPP, selon Issa Hassimi Diallo, présente de nombreux bénéfices, dont l’un des principaux est de mettre à profit les capacités financières et l’expertise du secteur privé pour la délivrance de biens et services publics de qualité. Il a relevé, ensuite, que cette approche, malgré ces bénéfices, présente également des défis importants. Le caractère souvent complexe des contrats, la longue durée des projets et leurs montants souvent élevés qui engagent financièrement l’Etat pour de nombreuses années. « Les Partenariats Publics-Privés ne doivent donc pas être considérés comme une panacée, et leur utilisation doit être conduite de manière prudente et rigoureuse », a-t-il insisté. Quant au maire de la Commune V du district de Bamako, Amadou Ouattara, il a affirmé que de nombreuses collectivités du Mali sont confrontées à de nombreux défis en matière de fourniture de services publics de qualité, d’infrastructures durables et de gestion optimale des ressources. Le Partenariat Public-privé apparait, non seulement comme une alternative crédible et innovante pour la réalisation des projets structurants », a affirmé le maire. Il a ajouté qu’ « il est aussi une nécessité pour les collectivités de mobiliser les financements du secteur privé pour compléter les efforts du secteur public. » « Cette exigence appelle une professionnalisation accrue de nos pratiques, une maitrise rigoureuse des cadres légaux et contractuels, ainsi qu’un dialogue renforcé entre secteur public et secteur privé »,a-t-il indiqué. M. Ouattara a invité le personnel de la Commune à bâtir une culture de performance et de responsabilité dans la gestion des commandes publiques et de traduire leur savoir en actions concrètes au service des concitoyens. FK/MD (AMAP)
Kangaba : Concertation entre les Commissions foncières (COFO), les Organisations de la Société Civile et les acteurs de la justice
Kangaba, 25 sept (AMAP) Les membres des Commissions foncières (COFO), les Organisations de la société civile (OSC) et les acteurs de la justice de Kangaba, se sont réunis, jeudi, dans un cadre d’échanges et de concertation dans la salle de conférence du Cercle, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Organisée par le Consortium Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ONU Femmes et l’ONG Azhar, avec l’appui financier du Fonds de consolidation pour la paix, cette activité se situe dans le cadre du projet « Appui à la redynamisation de l’Observatoire national du foncier agricole et des Commissions foncières pour la stabilisation sociale et la consolidation de la paix au Mali ». A l’ouverture des travaux, le premier adjoint au préfet a placé la rencontre dans son contexte. En effet, au Mali, l’agriculture repose, en majorité, sur les petites exploitations agricoles familiales. La terre, espace partagé entre plusieurs systèmes d’activités (agriculture, pêche, élevage) se trouve au cœur de tous les enjeux de développement et de conflits dans les zones de mise en œuvre de ce projet. Selon les résultats de l’étude situationnelle des conflits menée par ONU Femmes en 2021, 42% sont liés aux ressources naturelles et affectent en moyenne plus de 50% des femmes et de jeunes. C’est face à ces difficultés que le Consortium FAO, ONU Femmes et l’ONG Azhar a organisé cette rencontre qui a permis d’animer un cadre d’échange et de concertation entre les membres des COFO, OSC et les acteurs de la justice, recueillir et analyser les difficultés rencontrées par les COFO dans l’homologation des procès-verbaux (PV) et mettre en place une dynamique de collaboration entre les COFO et les acteurs de la justice pour faciliter l’homologation des PV établis par les COFO. Ont participé aux travaux, les sous-préfets de Kangaba et de Naréna, les maires des Communes de Minidian et Naréna, les autorités traditionnelles (chefs de village, propriétaires terriens, les religieux) et les acteurs de la justice de Kangaba. SD/MD (AMAP)

