Macina : Le préfet discute avec les opérateurs de la crise du carburant
Macina, 17 oct (AMAP) Le préfet de Macina, lieutenant-colonel Albaraka Ag Amarizac a rencontré, jeudi, les opérateurs stations-service à Macina les vendeurs afin d’assurer la disponibilité du carburant et de prendre les dispositions pour le ravitaillement des populations « J’ai été approché par la Société civile pour m’impliquer auprès de vous et voir ce qui est possible pour atténuer la crise de carburant », a dit le préfet à ses interlocuteurs présents dans son bureau, en présence de la Société civile et du coordinateur des Forces armées maliennes (FAMa). En réponse, les vendeurs de carburants ont tous annoncé que les réserves sont basses. Un seul a indiqué que son chef lui a recommandé « de garder un peu de carburant pour les cas d’urgence. » Tous affirment qu’ils sont en quête de carburant à Ségou, Bamako, Tombouctou ou ailleurs. Le chef de village intérimaire et le maire les a invités « à prendre des décisions utiles afin de sauver cette campagne agricole car toutes les machines fonctionnent avec du gaz-oil A l’issue des échanges un consensus a été trouvé de mettre en place un comité chargé de vérifier les réserves de carburant disponible dans chaque station. Et de rechercher les petits revendeurs qui font de la spéculation sur le prix du litre. Enfin, les dispositions pour le ravitaillement doivent prises dans les plus brefs délais et la sécurisation des camions citernes assurée par les FAMa. DG/MD (AMAP)
Mois du consommer local : Pour promouvoir les produits du cru
Bamako, 16 oct (AMAP) La Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), a organisé, ce jeudi, dans ses locaux, un panel sur la thématique « De 2019 à nos jours : bilan, défis et perspectives » dont les échanges ont essentiellement porté sur la promotion, la consommation des produits locaux et la sensibilisation des acteurs concernés, a constaté l’AMAP. Ce panel, organisé dans le cadre de la célébration du Mois d’octobre, celui du consommer local, a été animé par le secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo, du directeur général du Commerce et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, et le représentant-résident de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Mis en place depuis 2019, selon les panélistes, l’objectif de ce mois consommer local, est de permettre aux producteurs et consommateurs d’intégrer l’initiative, au Mali, en particulier et dans l’espace l’UEMOA, en général eu de faire des sensibilisations et communications. « Si nous voulons maintenir les unités industrielles, il faut définir des critères sévères pour empêcher la délocalisation des multinationales. Consommer local, ce sont des produits non-transformés qui sont disponibles sur notre territoire national et des produits industriels qui bénéficient de la qualité de produit d’origine nationale selon des critères définies », a expliqué Mahamadou Sanogo. Dans l’espace de l’UEMOA, depuis son adoption en 2019, le consommer local est défini comme « l’ensemble des produits matériels ou immatériels, industrialisés. » « Il s’agit de consommer des produits faits à partir de l’espace UEMOA. Cette organisation a pour but de promouvoir nos propres produits, à la satisfaction de nos population », a rappelé son représentant au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Faisant le bilan, les panélistes ont estimé qu’il y a une amélioration tant au niveau national qu’au niveau de l’espace UEMOA. Ils ont cité, entre autres, des activités de sensibilisation et de communication sur le consommer local sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui a permis, également, aux acteurs de comprendre et d’adhérer au concept du consommer local. « Au début, beaucoup d’acteurs n’adhéraient pas à l’initiative mais, aujourd’hui, ils ont compris le système du consommer local. Il faut renforcer le système de production et de consommation Nous avons pu les impliquer dans l’organisation de toutes les activités du Mois du consommer local », s’est réjoui le secrétaire général de la CCIM Quant au représentant de l’UEMOA au Mali, il a dig que cette initiative a été mise en place pour l’ensemble des ressortissants de l’UEMOA « afin de faciliter la consommation des produits locaux entre populations de la zone. » « C’est un laboratoire d’idées qui a permis d’améliorer la perception avec l’ensemble des faitières pour qu’elles puissent donner des idées à l’UEMOA. Des propositions qui nous ont permis de connaître les besoins des consommateurs ainsi que des producteurs », a dit M. Vieira. Le directeur général du Commerce et de la Concurrence, Zédion Dembélé, a ajouté que « le consommer local est une priorité du gouvernement. » « C’est pour cette raison que les Assises nationales pour la refondation (ANR) ont pris en compte cette préoccupation de la population ». Des participants ont suggéré aux autorités d’investir davantage dans la construction d’usines, afin de concrétiser l’initiative du consommer local. MMD/MD (AMAP)
Tombouctou accueille avec ferveur le Premier ministre Abdoulaye Maiga
Tombouctou, 16 oct (AMAP) C’est dans une ferveur populaire que les populations de Tombouctou (Nord) et de Kabara ont accueilli le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, arrivé, ce jeudi matin, pour faire démarrer certains chantiers d’intérêt public ayant une importance capitale pour la ville et toute la région, a constaté l’AMAP sur place. Le président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou, Yéhia Tandina, a au nom des populations adressé des remerciements au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, au Premier ministre et les membres du gouvernement qui l’accompagnent « pour ces actions qui améliorons le quotidien de la Région. » Avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le chef du gouvernement a exprimé ses remerciements aux populations pour cette grande mobilisation. Selon lui, les constructions, dans toutes les régions, s’inscrivent dans la vision du gouvernement de la Transition « conformément aux orientations et instructions du président de la Transition. » « Elles visent à revaloriser le rôle et le statut des autorités et légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, reconnaitre le rôle éminent des autorités et légitimités traditionnelle dans le maintien de la cohésion sociale et la médiation communautaires. » Dans ce cadre, le gouvernement a engagé des actions fortes. Il s’agit de la consécration des autorités et légitimités traditionnelles traduisant la volonté nationale de leur conférer une place institutionnelle « en tant que pilier de notre identité et gardien de nos mœurs. » Cette orientation a été consolidée par l’adoption de la loi N°2024-034 du 24 décembre 2024 relative aux différentes catégories d’autorités et de légitimités traditionnelle, à leurs rôles ainsi qu’aux modalités de leurs interventions. « Cette loi marque une étape décisive dans la formalisation de leurs statuts et la reconnaissance de leurs contributions à la stabilité et la paix sociale »,. C’est après ces propos que le Premier ministre a procédé à la pose de la première du vestibule à Tombouctou. Il a, ensuite, visité le chantier de rénovation et d’extension de l’hôpital dont le coût des travaux s’élève à trois milliards six cent millions de francs CFA pour une durée d’exécution de 24 mois. L’équipement coûtera un milliard de francs CFA. Les travaux qui ont démarrés sont à 20% d’exécution. Du chantier de l’hôpital, la délégation s’est rendue à Kabara pour le lancement du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou. Ce projet financé par le gouvernement malien et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) coûtera huit milliard de francs CFA. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire dans la région. Pour la représentante de la BOAD, ces équipements et installations doivent être utilisés de façon efficiente pour le bonheur des exploitants. Elle a, aussi insisté sur la formation et le suivi des exploitants. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au nom du Premier ministre, a remercié les différentes coopératives pour la grande mobilisation qui « prouve à suffisance l’adhésion des communautés au projet salvateur. » Ce projet multisectoriel cadre parfaitement avec les orientations de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) avec un accent particulier sur la création d’emplois, la transformation structurelle de l’économie, la croissance et la promotion de la femme. Selo le ministre, à travers ce projet, il s’agit de renforcer et mettre en place une plateforme d’innovation par rapport aux filières riz, ognons, charlotte, pomme de terre bâti sur une approche multi-acteurs pour répondre aux exigences du marché. Le 1er ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités. Il s’est, ensuite, rendu au camp Cheick Sidi Bekkaye de Tombouctou. Avant de rencontrer les forces vives de Tombouctou dans la salle de conférence de la Chambre régionale du commerce et d’industrie. MS/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, est arrivé à Tombouctou (Nord)
Bamako, 16 oct (AMAP) Le Premier ministre malien, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga est arrivé ce jeudi matin 16 octobre 2025 à Tombouctou, dans le Nord du pays, annonce le même jour le Centre d’information du gouvernement du Mali (CIGMA). A son arrivée dans la cité des 333 Saints, le chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives et communales. Il « procédera au lancement des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital de Tombouctou, la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le lancement du Projet de mise valeur des plaines rizicoles de Tombouctou », indique la même source. Le général de Division Abdoulaye Maiga, accompagné par le ministre de l’Agriculture et celui de la Santé et du Développement social, « aura un cadre d’échanges avec les forces vives de Tombouctou sur la vie de la Nation et les préoccupations régionales. » MD (AMAP)
Bamako : Concertations sur la sécurisé des espaces publics
Bamako, 16 oct (AMAP) « Il est inquiétant de constater que l’atout potentiel énorme que constituent les espaces publics maliens est mal connu et souvent exploité sans prendre en compte les intérêts des populations urbaines, des collectivités territoriales et de l’Etat », s’est alarmé, jeudi, le ministre malien de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, M. Touré, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux de la Journée de concertation sur la sécurisation des espaces publics dans le District de Bamako et certaines localités de la Région de Koulikoro, à la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, a réitéré le constat longtemps établi que « nos villes sont confrontées à de nombreux défis en matière de développement urbain, parmi lesquels l’offre de services urbains efficaces aux citadins. » « Ces services sont offerts à travers des espaces qui leur sont destinés dans différentes opérations d’urbanisme publiques ou privées. Malheureusement, plusieurs espaces, notamment ceux destinés à l’amélioration du cadre de vie sont détournés de leur vocation au profit d’usages privés », a expliqué Imirane Abdoulaye Touré. « Pour la sécurisation des espaces publics, mon département a entrepris plusieurs initiatives dont, entre autres, la communication et la sensibilisation sur leurs utilités, la mobilisation sociale pour veiller sur eux et la mise en route du numéro téléphonique 80 00 11 78 au niveau de la PONAV », a-t-il fait savoir. Le ministre Touré, dont le département a organisé cette journée dans le cadre de la célébration du mois d’octobre urbain, édition 2025, a rappelé que le gouvernement a adopté, le 26 février 2014, la Politique nationale de la ville (PONAV), « permettant d’aborder un tournant décisif dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et d’assurer un développement durable des centres urbains. » « Nous avons réuni l’ensemble des acteurs qui sont impliqués dans la sécurisation du domaine public pour discuter et avoir une feuille de route commune », a précisé, pour sa part, le directeur national de la Cellule de suivi de la politique nationale de la ville (CS-PONAV), N’Tji Abdrahamane Diawara. Selon lui, aujourd’hui, il s’agit de faire la revue de ce qui s’est passé et de ce que nous avons retenu comme leçon et introduire les innovations, notamment celles du nouveau Code domanial et du nouveau Code de la construction au Mali « afin d’améliorer nos outils en matière de sécurisation et de la gestion des plaintes sur les espaces publics. » Il a indiqué que les localités ont été choisies suivant les plaintes reçues sur le numéro vert : 80 00 71. « Sur le numéro vert, nous recevons beaucoup de plaintes. Et nous avons remarqué que des localités sont plus concernées dans la Région de Koulikoro, notamment Kati, Kalabancoro, Sangarébougou, Moribabougou. » « La nature a horreur du vide. Si ces espaces restent vacants, nous savons très bien que ces prédateurs ne vont pas les laisser. Donc, nous les sécurisons et nous les valorisons continuellement », a dit M. Diawara. ST/MD (AMAP)
Bamako abrite la 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne
Bamako, 16 oct (AMAP) La 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne (JOAAI) s’est ouverte, jeudi, à Bamako, autour du thème : « Audit interne, levier de performance et de durabilité des organisations publiques et privées. », a constaté l’AMAP. Cette rencontre d’envergure régionale vise à promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et l’efficacité dans la gestion des affaires publiques et privées. Organisée par l’Association des contrôleurs, inspecteurs et auditeurs du Mali (ACIAM/IIA Mali), en partenariat avec l’Union des instituts d’audit interne de l’Afrique de l’Ouest (UIAI-AO), elle réunit des experts, des responsables d’organisations publiques et privées, des institutions financières et des délégations venues d’une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. Dans son discours d’ouverture, la présidente du comité d’organisation, Mme Kadiatou Konaté, a rappelé que l’audit interne occupe une place essentielle dans la performance des institutions. « À travers ces journées, nous voulons renforcer la transparence, l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique et privée », a-t-elle déclaré. Elle a, également, souligné la contribution de l’ACIAM à la modernisation de la profession, notamment à travers « la mise en œuvre de nouvelles normes internationales de l’audit interne, introduisant des dimensions comme la cybersécurité, la durabilité et l’éthique numérique. » Le président de l’UIAI-AO, Octave Goh-Bi, a salué l’engagement du Mali et de l’ACIAM dans la promotion de l’audit interne. « Avec peu de moyens, une équipe motivée peut réaliser des exploits », a-t-il lancé. Il a rappelé que l’Union, créée en 2022, regroupe dix pays francophones et a « pour mission d’appuyer les États dans la mise en place de systèmes de contrôle efficaces. » Il a également annoncé la création, lors des travaux, de quatre groupes professionnels chargés d’élaborer des recommandations techniques pour renforcer la pratique de l’audit dans les administrations, les institutions financières et les projets de développement. Représentant le Chef de l’État, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a exprimé la reconnaissance du gouvernement malien pour le choix de Bamako. Il a réaffirmé l’engagement du président de la Transition « à faire de la bonne gouvernance et de la gestion transparente des ressources publiques une priorité. » Selon lui, « l’audit interne n’est plus un simple mécanisme de contrôle, mais un véritable partenaire stratégique du management et un vecteur de performance durable. » Les travaux, qui se poursuivront jusqu’au 17 octobre, déboucheront sur des recommandations destinées à renforcer la gouvernance, la transparence et la durabilité des organisations publiques et privées de la sous-région. OS/MD (AMAP)
Mali : Le gouvernement et les opérateurs économiques unis pour résorber la pénurie de carburant
Bamako, 13 oct (AMAP) Le ministre malien du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a rencontré ce lundi, à Bamako, les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) et les opérateurs économiques du secteur pétrolier pour discuter sur la crise actuelle des produits pétroliers et de trouver des solutions durables pour approvisionner le pays, a constaté l’AMAP. Le ministre Diallo a rappelé que le gouvernement est « totalement mobilisé, engagé et déterminé » à résoudre la crise qui touche à la fois les populations et la croissance économique nationale. Selon lui, la situation résulte non seulement des attaques terroristes visant les infrastructures économiques mais, aussi, des pratiques spéculatives observées sur le marché. « Les groupes armés cherchent à mener une guerre économique en s’attaquant à nos unités industrielles et au transport de marchandises », a-t-il expliqué, tout en assurant que l’État « mettra en place les ajustements nécessaires pour sécuriser les convois et les sites stratégiques ». Le ministre a dénoncé trois formes de spéculation qui aggravent la pénurie : la rétention des stocks, les hausses injustifiées des prix et la désinformation sur l’approvisionnement. Il a averti que des mesures fermes seront prises à l’encontre des contrevenants. « Ceux qui retiennent délibérément les stocks verront leurs produits réquisitionnés. Les stations qui augmentent les prix sans justification seront fermées et les auteurs de désinformation poursuivis », a-t-il prévenu. De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, s’est voulu rassurant. « La pénurie de carburant sera résolue. Le ministre nous a assurés que la sécurité des citernes sera renforcée pour éviter les attaques. J’appelle les pétroliers maliens à poursuivre leurs importations », a-t-il déclaré. Il a également invité les populations à éviter la spéculation, affirmant que « ce sont certains revendeurs, et non les importateurs, qui augmentent les prix en revendant le carburant dans des bidons. » Moussa Alassane Diallo a conclu en appelant à un « patriotisme économique » et à une mobilisation collective pour surmonter cette crise. « Il n’y a pas de problème sans solution. Ensemble, nous trouverons la voie pour garantir un approvisionnement stable et lutter contre la vie chère », a-t-il affirmé. OS/MD (AMAP)
L’Autorité de protection des données à caractère personnel et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public signent un partenariat
Bamako, 10 oct (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) ont signé, ce vendredi, une convention de partenariat stratégique pour renforcer la protection des données à caractères personnels dans le domaine de la commande publique au Mali, a constaté l’AMAP. Conclue pour trois ans, cette convention engage les deux structures à unir leur expertise face à la multiplication des traitements de données personnelle dans le cadre des marchés publics et des délégations de services public. Selon, le président de l’APDP, le Pr Mamoudou Samassekou, la signature de cette convention est bien plus qu’un acte administratif. Elle « symbolise une convergence de missions, une union d’expertises et une volonté partagée de renforcer la gouvernance publique au service de la transparence, de l’efficacité et du respect des droits fondamentaux des citoyens ». La convention vise, aussi, à renforcer et à valoriser la collaboration entre les deux structures, « par le partage de leur expertise et la mise en œuvre d’action commune pour la promotion et la protection des données à caractères personnel, particulièrement dans le domaine de la commande public », a expliqué le président de l’APDP. Pour le président de l’ARMDS, le Dr Alassane Ba, il a dit que, pour ce faire, « les deux structures s’engagent à mener des actions conjointes d’information et de formation auprès des agents publics et des opérateurs économiques intervenant dans la commande publique. » « Ainsi, l’ARMDS développera des dispositifs de formation et procédera à la vulgarisation des contenus et outils pédagogiques produits par l’APDP », a déclaré le président de l’ARMDS. Ensuite, selon Dr Ba, l’APDP contribuera à définir, en commun, les thématiques prioritaires des dispositifs de formation. Ainsi l’APDP accompagnera l’ARMDS dans la mise en conformité de ses propres traitements de données à caractère personnel et l’aidera à accomplir ses formalités déclaratives. « L’APDP proposera, également, des normes ou recommandations visant le renforcement de la protection des données personnelles dans les contrats de marchés publics » a souligné le président de l’ARMDS. BT/MD (AMAP)
Contrôle inopiné des stations-service à Bamako pour assurer l’approvisionnement en carburant
Bamako, 9 oct (AMAP) Une mission de contrôle inopinée des stations-service a été menée ce jeudi à Bamako, ordonnée par le Premier ministre, à la suite d’une réunion du Comité interministériel chargé des crises et des catastrophes, vise à garantir l’approvisionnement en carburant et le respect des prix officiels, Cette opération a été menée par les services techniques de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), en collaboration avec la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), l’Office malien des produits pétroliers (OMAP) et la direction régionale de la police. Les stations Yara Oil, Yara Service et Shell, situées sur l’avenue Kwame N’krumah, ainsi que d’autres à Magnambougou, Faso Kanou et Sogoniko, ont été inspectées. À Yara Oil, sur une capacité de stockage de 50 000 litres, 18 000 litres d’essence et 6 500 litres de gasoil étaient disponibles. À Yara Service, à Sogoniko, 29 000 litres d’essence et 28 000 litres de gasoil ont été recensés sur une capacité de 35 000 litres pour chaque type de carburant. En revanche, à la station Shell de l’avenue Kwame N’krumah, seuls 7 400 litres de gasoil étaient disponibles, l’essence étant en rupture de stock. Selon Fousseyni Bamba, directeur de la DGCC du district de Bamako, l’objectif de cette mission est de contrôler les prix à la pompe, fixés à 775 Fcfa pour l’essence et 725 Fcfa pour le gasoil et d’éviter la rétention de stocks. « Toute infraction, qu’il s’agisse du non-respect des prix ou de la rétention de stocks, sera sévèrement sanctionnée, y compris par des poursuites judiciaires », a-t-il déclaré. Des équipes pluridisciplinaires, déployées dans chaque commune de Bamako, continueront de vérifier les prix et les stocks, tout en assurant l’ordre dans les stations pour faciliter l’approvisionnement des populations. La DGCC appelle la population à signaler tout manquement via les numéros verts 36 098 et 36 099, notamment en cas de refus de vente ou de non-respect des prix. M.Bamba a rassuré sur la disponibilité des stocks, saluant l’engagement des importateurs et transporteurs. « L’État met tout en œuvre pour éviter une pénurie, conformément aux instructions des plus hautes autorités », a-t-il ajouté. Cette opération s’inscrit dans une démarche de sécurisation des convois de ravitaillement, escortés par les forces armées maliennes, pour garantir une distribution équitable du carburant sur l’ensemble du territoire national. OS/MD (AMAP)
Hydrocarbures : le gouvernement rassure sur la disponibilité du carburant au Mali
Bamako, 7 oct (AMAP) Le Directeur général adjoint de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Soumaïla Djittéye, a affirmé, lundi à Bamako, au cours d’un point de presse, à la Primature, que le Mali dispose de quantités suffisantes de carburant pour approvisionner le pays dans les prochains jours, en attendant la mise en œuvre des mesures arrêtées par le gouvernement. « Les constats sur le terrain nous permettent d’affirmer, sans risque de nous tromper, qu’il existe actuellement des stocks suffisants pour approvisionner le pays pendant plusieurs jours », a déclaré M. Djitèye, à la suite d’une réunion interministérielle de crise consacrée à la situation des hydrocarbures. Selon lui, la DGCC a dépêché des missions sur l’ensemble du territoire pour évaluer la disponibilité des produits pétroliers. Ces missions ont porté sur le contrôle des grands dépôts d’hydrocarbures de Bamako Office national des produits pétroliers (ONAP), Sanké, Star Oil, l’évaluation des stocks physiques dans les stations-service, de Kayes à Kidal et le décompte des camions-citernes sur les quatre principaux corridors d’approvisionnement du pays. M. Djitèye a salué le patriotisme et la résilience des populations, ainsi que l’appui des forces de défense et de sécurité dans l’escorte des camions-citernes vers les zones de consommation. À l’issue de la réunion de crise, le gouvernement a décidé de renforcer la sécurisation du transport des hydrocarbures par l’organisation d’escortes pour les camions-citernes et de mettre en place des équipes mixtes composées de la DGCC et d’autres services techniques. Ces équipes seront chargées de veiller au respect des prix officiels à la pompe, de constater la disponibilité des stocks et de superviser la distribution pour un ravitaillement régulier du pays. Soumaïla Djitéye a également mis en garde contre les hausses illégales de prix constatées dans certaines stations-service. « Nos agents ont relevé des cas de vente à des prix supérieurs à ceux fixés par l’État. Des sanctions ont été prises, parfois même la fermeture temporaire de stations », a-t-il précisé, tout en appelant à éviter les spéculations dans un contexte de tension d’approvisionnement. Le Directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a, pour sa part, rappelé que les prix à la pompe demeurent inchangés : 775 Fcfa le litre de super et 725 le litre de gasoil, conformément aux tarifs fixés par le gouvernement. Une source à la Primature a indiqué à l’AMAP que 193 camions-citernes sont actuellement en route pour Bamako, où ils seront stationnés au niveau du bureau de douane de l’ONAP. M. Djittéye a, enfin, rassuré les populations que la situation est « passagère » et que les autorités suivent de près l’évolution de l’approvisionnement afin de garantir la stabilité du marché. OS/MD (AMAP)

