Manque de carburant à Bamako : La population déterminée, malgré tout
Par Baya TRAORE Bamako, 23 oct (AMAP) La circulation bamakoise était assez fluide, ce mardi 22 octobre. De Kalaban Coura à Sabalibougou, en passant par Daoudabougou, sur la rive droite du fleuve Djoliba, pour rejoindre le centre-ville, sur la rive gauche, par le pont Fahd, aucune affluence sur le trajet. Alors que, généralement, c’est la croix et la bannière, aux heures de pointe sur ce tronçon. Cause de cette fluidité inhabituelle, la pénurie de carburant. En effet, la majeure partie des usagers de la circulation de la capitale malienne, Bamako, souffre de la rareté du liquide précieux et rare. Ces derniers jours, ce beau monde s’agglutine dans les stations-service où de longs rangs sont devenus le quotidien des automobilistes et motocyclistes. Certains se mettent en fille la veille. Dans une station d’essence situé à Kalaban coura, la file d’attente est interminable. Les automobilistes. les motocyclistes ainsi que les conducteurs de tricycles, très nombreux, s’impatientent dans un charivari indescriptible, nécessitant parfois la présence de la police pour mettre un peu d’ordre et régler la circulation. Habillée en robe rose et jaune assortie d’un grand foulard sur la tête, le bébé sur le dos, Oumou Dia, la trentaine révolue, comptable de son état, tenant sa moto, fait la queue. Il est 8h 50mn. Elle affirme être dans le rang depuis vers 7 heures du matin. Après d’une heure d’attente, elle demeure stoïquement patiente, attendant d’être servie. Selon elle, « il faut coûte que coûte, faire le plein. Ce, malgré le retard qu’elle accuse pour se présenter à son service. Pour la comptable, cette situation ne l’a pas découragée d’aller au travail car elle est convaincue que le Mali va sortir de cette épreuve. Elle trouve que cette situation n’est pas la fin du monde et que « c’est Dieu qui a voulu que notre pays passe par ces moments difficiles. » Malgré tout, notre interlocutrice dit avoir « toujours confiance en nos dirigeants » et appelle la population « à être sereine et confiante. » Un peu plus loin à Bamako Coura, nous rencontrons Ousmane Traoré, chef d’entreprise. Selon lui, à part le retard des travailleurs, son entreprise gère un peu mieux la situation, car il avait déjà installé des panneaux solaires depuis la construction de son entreprise. En plus, elle dispose d’un groupe électrogène. Mais face à cette situation, notre entrepreneur appelle la population « à l’unité nationale et à la patience » car selon lui, aucun pays n’a connu de bonheur sans passer par des moments de difficulté. Dans la cour de l’hôpital Gabriel Touré, Saran Touré, en blouse de nettoyage, un balai à la main droite et un seau à la main gauche. Elle nous explique que tous les jours, elle vient au travail à 4 heures du matin. Mais à cause de cette crise de carburant, elle vient en retard. Car d’habitude, elle vient en auto stop ou elle emprunte des Sotroma (véhicules de transport en commun). Mais avec cette crise, elle dit avoir passé ces derniers jours, des heures avant de trouver une voiture car selon elle, il y a peu de véhicules qui circulent. Enfin, notre interlocutrice soutient que le manque de carburant ne l’empêchera pas de venir travailler même si elle doit marcher, car selon elle, « si chacun reste à la maison et refuse de venir travailler, cela va aggraver la situation et fera plaisir à l’ennemi. » Saran Touré prie pour que nos autorités aient la force de gérer cette situation et appelle tout le monde au calme. Assis sur sa moto, en face de la route, en entendant des clients, Oumar Doumbia est conducteur de moto taxi. Il témoigne qu’il est parti chercher du carburant depuis 6 heures du matin et c’est à 11 heures qu’il a pu trouver de l’essence. Oumar Doumbia dit que malgré tout ce temps passé dans l’attente, il n’a pas pu avoir le plein d’essence pour sa moto. Selon lui, à cette allure, les prix de transport des mototaxis vont augmenter. Les transporteurs ne pourront pas faire beaucoup de courses. Notre interlocuteur poursuit, fataliste : « Seul Dieu peut aider notre pays à sortir de cette situation qui n’est ni bonne pour les autorités, ni pour la population elle-même ». Dans une autre station bondée au Quartier du fleuve, il est 11 heures. Dans la file des motocyclistes, habillé en jean noir et d’une chemise bleue, Sidy Gouanlé, commerçant tient sa moto, tout en sueur. Pour lui, cette situation est difficile mais ce sont « les épreuves de la vie. » Selon le jeune commerçant, les autorités font de leur mieux pour la gestion de la crise. Pour cela, Sidy Gouanlé demande à la population d’être derrière les autorités, les soutenir car « elles se battent pour le bonheur de la population. » Il exhorte les Maliens à être forts et à rester soudés « car c’est le moment de montrer son patriotisme. » Devant une autre station d’essence, assis dans sa voiture, habillé en boubou marron, Moussa Touré, fonctionnaire de son état, fait la queue comme tout le monde depuis plus de 2 heures. Visiblement découragé, il nous a confié que sa journée est perdue, car il a laissé son travail pour venir chercher du carburant. Selon Moussa Touré, le travail ne doit pas s’arrêter malgré cette panne sinon, cela va jouer sur l’économie du pays. « Ce qui est encore plus pire », trouve-t-il. Face à cette situation, il pense que les gens doivent utiliser les moyens disponibles comme les transports en commun pour aller travailler et laisser les voitures à la maison pour gérer cette situation. Moussa Touré soutient que cela va alléger la situation au niveau des stations d’essence. Notre interlocuteur a ajouté que « les autorités doivent laisser les transporteurs gérer avec les groupes armés car, selon lui, c’est parce que l’armée escorte les camions citernes qu’il y a des attaques. » Aussi, propose-t-il que « les autorités trouvent une solution politique » pour gérer cette situation. Enfin Moussa Touré appelle la population à garder son calme et à être disciplinée dans les stations d’essence. BT/MD (AMAP)
Lancement du concept « Rencontres PME-Banques » pour faciliter l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes
Bamako, 22 oct (AMAP) Le concept « Les Rencontres PME-Banques » a été officiellement lancé, mercredi, à Bamako, en vue de favoriser un rapprochement entre les Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes et les institutions financières, d’améliorer l’accès au financement et de stimuler la création d’emplois, a constaté l’AMAP sur place. Financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas au Mali et porté par le cabinet NextP Consulting, ce programme « ambitieux vise à créer un espace de dialogue structuré entre les PME et les banques, pour surmonter la méfiance mutuelle et aligner l’offre et la demande en matière de financement. » L’événement a réuni une centaine d’acteurs de l’écosystème dont des représentants de banques, d’institutions de microfinance, de structures d’appui aux PME, d’incubateurs et de cabinets de conseil. La deuxième secrétaire de l’ambassade des Pays-Bas, Hannah Zevenbergen, en charge de l’emploi des jeunes, du développement du secteur privé et des affaires humanitaires, a souligné l’importance de ce projet : « Ce programme a un objectif simple mais, ambitieux : créer un espace de compréhension mutuelle entre les institutions financières et les PME, afin de mieux aligner l’offre et la demande en matière de financement. » « Il s’agit d’écouter, de dialoguer et, surtout, d’apprendre les uns des autres. Nous savons que les PME sont les moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois à valeur ajoutée. », a-t-il ajouté. « Toutefois, leur développement est souvent entravé par un accès limité au financement. De l’autre côté, les banques font face à des défis dans l’évaluation des risques liés aux PME. D’où l’importance d’un dialogue structuré et constructif », a expliqué Hannah Zevenbergen. Selon le consultant principal de NextP Consulting, Hamidou Dicko, « les PME peinent à accéder aux financements en raison d’une méconnaissance réciproque. » « D’une part, les PME ne comprennent pas bien les offres de financement des banques, les procédures et les conditions. D’autre part, les banques ont du mal à bien comprendre les réalités des PME. » « Il y a une sorte de méfiance entre les deux, et c’est un manque à gagner pour l’écosystème, surtout face au défi du chômage des jeunes que les PME pourraient absorber si elles accédaient plus facilement au financement », a expliqué M. Dicko. Le programme prévoit l’organisation de dix sessions mensuelles, de novembre 2025 à août 2026. À chaque rencontre, une dizaine de PME seront sélectionnées sur des critères (comme un chiffre d’affaires minimum initialement fixé à 20 millions de FCFA mais, potentiellement, abaissé à 10 millions suite aux recommandations des participants), et une ou deux institutions financières (banques ou microfinances) présenteront leurs offres, conditions et procédures. Au total, une centaine de PME bénéficieront de contacts directs et 50 d’entre elles recevront un accompagnement individuel pour renforcer leur structuration administrative, organisationnelle et financière, afin de mieux répondre aux exigences bancaires. Sidi Sidibé, représentant de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBF Mali) et de la Banque atlantique, a insisté sur le rôle éducatif de l’initiative : « Cette rencontre va permettre aux entreprises de comprendre les mécanismes de fonctionnement des banques et les conditions pour être éligibles à un crédit. Les banques accompagnent déjà les PME mais, l’informel reste un handicap majeur. Nous profitons de cette initiative pour encourager les entreprises à se formaliser, tandis que les banques créent des services dédiés aux PME et TPE, avec des produits adaptés », a expliqué Sidi Sidibé. Les initiateurs soulignent que ce programme s’inscrit dans un engagement plus large pour soutenir l’écosystème entrepreneurial malien, en vue d’un développement inclusif et résilient. Bien que n’étant pas une solution miracle à tous les problèmes de financement, il est perçu comme un élan pour renforcer la communication et la confiance entre les acteurs. OS/MD (AMAP)
A Macina, face à la crise de l’essence, les vélos et charrettes réapparaissent
Macina, 22 oct (AMAP) Les populations de Macina (Centre) commencent à reprendre, comme moyen de déplacement, leur vélos et charrettes, lesquels n’ont évidemment pas besoin d’essence ni de gaz-oil. La ville est aussi frappée par la crise du carburant, comme un peu partout dans le Mali, avec les effets sur le ralentissement des activités économiques et sociales, le renchérissement du prix de l’essence qui atteint 2 250 francs CFA le litre. Les agents de contrôle sont désormais plus regardants sur ces véhicules longtemps négligés mais aussi utilisés par les Groupes armés terroristes (GAT). Ce qui explique le plus de vigilance des Forces de défense et de sécurité qui multiplient les contrôles sur les vélos et charrettes. C’est la mairie qui se réjouit des rentrées de taxes, à raison de 1 000 francs CFA par vélo/charrette. Imaginez le nombre de vélos et charrettes dans la commune. Dans le temps, le contrôle ne portait que sur les motos dont presque tous les conducteurs ont déjà leur vignettes 2025. Ce contrôle de routine est diversement apprécié par les populations. Certains pensent qu’on devait observer un moment de sensibilisation et d’information, d’autres disent ne pas comprendre qu’on attende cette crise du carburant pour commencer le contrôle. Quand un troisième groupe pense que « la loi, une fois prise et votée est applicable à tout moment sans état d’âme. » DG/MD (AMAP)
Crise du carburant à Koutiala : Le Comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes
Koutiala, 21 oct (AMAP) Les membres du Comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes de Koutiala se sont réunis, lundi, et ont recommandé de garantir aux pétroliers possédant une licence d’importation de carburants la sécurité par les Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de mettre du carburant à la disposition des populations de la Région, a constaté l’AMAP sur place. Au terme de cette rencontre dont l’ordre du jour portait: échanges sur l’approvisionnement de la région de Koutiala en produits de première nécessité et la gestion de la crise des hydrocarbures (approvisionnement et stock), le Comité a recommandé à la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DRCC) et à la police une mission, aujourd’hui mardi, pour jauger les stations-service. La séance présidée par le conseiller aux Affaires financières du gouvernorat de Koutiala a débuté à 9 heures précises a eu lieu la rencontre des membres du comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes dans la salle de conférence du Gouvernorat de Koutiala. Cette rencontre avait pour objectif de faire la situation de l’approvisionnement et du stock de carburants à Koutiala. Le dernier point du stock a été donné par la DRCC. Le dispositif a consisté à faire le tour des marchés de la ville pour constater qu’il n’y a, pour le moment, pas de rupture en produits de première nécessité et que les prix sont stables. La ville a réceptionné, la semaine dernière, six citernes, (cinq en essence et une en gasoil). Le maire chargé de l’éducation et de la santé a confirmé qu’il n’y a plus de carburant à cette date. « D’ailleurs, pour l’approvisionnement normal de Koutiala, il nous faut 15 citernes par mois », a-t-il dit. IB/MD (AMAP)
Marché des innovations et technologies agricoles 2025 : faciliter l’accès aux solutions de gestion intégrée des sols
Bamako, 20 oct (AMAP) La 5ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), organisée par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement dgricole (CORAF), a débuté lundi à Bamako, sous le thème : « Les technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des sols », a constaté l’AMAP. Présidée par le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, cette rencontre internationale réunit plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pendant cinq jours. Son objectif est de permettre aux acteurs de l’agriculture de faciliter l’accès aux technologies et innovations agricoles intégrées des sols. « Le MITA se veut un cadre d’échanges, de partage et de diffusion des innovations et technologies agricoles éprouvées, qui répondent aux besoins réels des producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré le président du Conseil d’administration du CORAF, Dr Kalifa Traoré. Depuis sa création en 1987, le CORAF, dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), mis en œuvre entre 2007 et 2019, « a fait ses preuves. » En effet, « plus d’une centaine de technologies et innovations agricoles ont traversé les frontières de nos pays, transformant concrètement la vie de milliers d’agriculteurs », a fait savoir Dr Traoré. Aujourd’hui, le MITA s’est imposé comme un événement majeur d’interface entre la recherche agricole, les pourvoyeurs de technologies et d’innovations, les acteurs des chaînes de valeur agricoles et les utilisateurs finaux. « Il constitue une plateforme unique où des technologies éprouvées sont exposées à des acheteurs potentiels, à travers des espaces de rencontre B2B, des forums de discussion et des sessions parallèles thématiques », a-t-il expliqué. Sur le thème de cette édition, Dr Traoré a indiqué que « ce choix n’est pas fortuit, car il figure parmi les objectifs du CORAF qui visent à promouvoir l’adoption massive des technologies climato-intelligentes de gestion intégrée des sols et de l’eau. » « Ces technologies doivent renforcer la résilience de nos systèmes agricoles, améliorer la productivité et contribuer à la lutte contre la pauvreté chronique et le chômage des jeunes », a-t-il ajouté. Quant au chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, il a rappelé qu’au Mali, l’agriculture occupe une place stratégique dans l’économie. « Elle constitue une source vitale de revenus pour la population et demeure un levier essentiel de développement économique et de lutte contre la pauvreté », a-t-il souligné. « L’agriculture contribue pour 40% au Produit intérieur brut, emploie plus de 70% de la population active, représente la principale source de revenus pour 80% des populations rurales et génère près de 30% des recettes d’exportation », a précisé le Premier ministre. Concernant le Mali, Abdoulaye Maïga a indiqué que plusieurs actions concrètes ont été engagées, notamment la promotion des techniques de conservation des eaux et des sols, la restauration de plus de 100 000 hectares de terres dégradées, la promotion des biofertilisants et amendements organiques, la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques, ainsi que l’aménagement de bas-fonds et de petits périmètres irrigués. Il a, également, évoqué le Prix de l’innovation agricole Abdoulaye Touré, institué par le CORAF en collaboration avec la Banque mondiale, ainsi que le Prix de l’innovation agricole du Mali. Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, était accompagné du ministre en charge de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Les ministres en charge de l’Agriculture du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo animeront des panels au cours des travaux. MMD/MD (AMAP)
Le ministre des Mines, en visite de travail sur les sites de la Société lithium du Mali SA de Goulamina et des mines de lithium de Bougouni (Sud)
Bougouni, 17 oct (AMAP) Le ministre des mines, le Pr Amadou Keïta, a effectué, jeudi, une visite de travail et de suivi des travaux sur les sites miniers de la société lithium du Mali SA de Goulamina (LMSA) et de la Société les mines de lithium de Bougouni (LMLB-SA), deux grandes compagnies minières de lithium du Mali dans la Région de Bougouni (Sud) Le ministre Keita, accompagné du gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et d’une forte délégation, a été accueilli par le Directeur général de LMSA, Seydou Séméga et à la Société les mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA Ainsi après l’inauguration de la société lithium du Mali SA de Goulamina, le dimanche 15 décembre 2024 par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, cette visite est un suivi des engagements. Le chef du département des Mines est venu s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de la mine, de la production à l’exportation, et s’imprégner des difficultés rencontrées ainsi que les bonnes perspectives économiques pour le Mali. Des échanges, de près de trois heures, ont permis des explications, des éclairages et des éclaircissements sur les grands axes de cette mission ministérielle avec la participation des membres des délégations nationale et régionale. Les responsables techniques de la mine ont procédé à une présentation du mode de fonctionnement quantitatif et qualitatif de la mine, du produit brut au produit fini dont l’exportation a déjà démarré. Ils ont également passé en revue les mesures de sécurité individuelle et collective au sein de la mine pour amoindrir les risques d’accident de travail. La délégation ministérielle s’est, ensuite, rendue sur le site de la société LMLB SA). Ici les échanges ont porté sur les points saillants des préparatifs dans le cadre de l’inauguration de la mine, dans les tous prochains mois, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Le ministre a fait le point de la feuille de route établi, avec les responsables de mine, lors de sa dernière visite de travail, le jeudi 31 juillet 2025 dernier, en présence du gouverneur de la Région de Bougouni. Le Pr Keita a instruit aux responsables de la mine « de tout mettre en œuvre afin que l’inauguration ait lieu, en respectant tous les aspects techniques et organisationnels avec une participation effective des communautés. » L’objectif de cette mission, pour son second volet sur le site des mines de lithium de Bougouni SA, a-t-il rappelé, est de profiler le calendrier de l’inauguration afin que le ministre fasse un compte rendu fidèle de la cérémonie d’inauguration au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Le gouverneur de la Région de Bougouni a, aussi, rappelé aux responsables des mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA) que toutes les dispositions seront prises au niveau régional comme cela l’a été lors de l’inauguration de la Société Lithium Mali SA de Goulamina LMSA. Le général de Brigade Ousmane Wélé était accompagné de son conseiller aux Affaires économiques et financières, Arouna Dembelé, de son conseiller à la Sécurité, le colonel Bassirou Diarra, du préfet du Cercle de Bougouni, Hamadoun Tamboura, de plusieurs Directeurs régionaux et des Forces de défense et de sécurité. La délégation a été accueillie sur le site des mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA) par les responsables techniques de la mine, le maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, les responsables administratifs et politiques locaux. BHT/MD (AMAP)
Macina : Le préfet discute avec les opérateurs de la crise du carburant
Macina, 17 oct (AMAP) Le préfet de Macina, lieutenant-colonel Albaraka Ag Amarizac a rencontré, jeudi, les opérateurs stations-service à Macina les vendeurs afin d’assurer la disponibilité du carburant et de prendre les dispositions pour le ravitaillement des populations « J’ai été approché par la Société civile pour m’impliquer auprès de vous et voir ce qui est possible pour atténuer la crise de carburant », a dit le préfet à ses interlocuteurs présents dans son bureau, en présence de la Société civile et du coordinateur des Forces armées maliennes (FAMa). En réponse, les vendeurs de carburants ont tous annoncé que les réserves sont basses. Un seul a indiqué que son chef lui a recommandé « de garder un peu de carburant pour les cas d’urgence. » Tous affirment qu’ils sont en quête de carburant à Ségou, Bamako, Tombouctou ou ailleurs. Le chef de village intérimaire et le maire les a invités « à prendre des décisions utiles afin de sauver cette campagne agricole car toutes les machines fonctionnent avec du gaz-oil A l’issue des échanges un consensus a été trouvé de mettre en place un comité chargé de vérifier les réserves de carburant disponible dans chaque station. Et de rechercher les petits revendeurs qui font de la spéculation sur le prix du litre. Enfin, les dispositions pour le ravitaillement doivent prises dans les plus brefs délais et la sécurisation des camions citernes assurée par les FAMa. DG/MD (AMAP)
Mois du consommer local : Pour promouvoir les produits du cru
Bamako, 16 oct (AMAP) La Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), a organisé, ce jeudi, dans ses locaux, un panel sur la thématique « De 2019 à nos jours : bilan, défis et perspectives » dont les échanges ont essentiellement porté sur la promotion, la consommation des produits locaux et la sensibilisation des acteurs concernés, a constaté l’AMAP. Ce panel, organisé dans le cadre de la célébration du Mois d’octobre, celui du consommer local, a été animé par le secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo, du directeur général du Commerce et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, et le représentant-résident de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Mis en place depuis 2019, selon les panélistes, l’objectif de ce mois consommer local, est de permettre aux producteurs et consommateurs d’intégrer l’initiative, au Mali, en particulier et dans l’espace l’UEMOA, en général eu de faire des sensibilisations et communications. « Si nous voulons maintenir les unités industrielles, il faut définir des critères sévères pour empêcher la délocalisation des multinationales. Consommer local, ce sont des produits non-transformés qui sont disponibles sur notre territoire national et des produits industriels qui bénéficient de la qualité de produit d’origine nationale selon des critères définies », a expliqué Mahamadou Sanogo. Dans l’espace de l’UEMOA, depuis son adoption en 2019, le consommer local est défini comme « l’ensemble des produits matériels ou immatériels, industrialisés. » « Il s’agit de consommer des produits faits à partir de l’espace UEMOA. Cette organisation a pour but de promouvoir nos propres produits, à la satisfaction de nos population », a rappelé son représentant au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Faisant le bilan, les panélistes ont estimé qu’il y a une amélioration tant au niveau national qu’au niveau de l’espace UEMOA. Ils ont cité, entre autres, des activités de sensibilisation et de communication sur le consommer local sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui a permis, également, aux acteurs de comprendre et d’adhérer au concept du consommer local. « Au début, beaucoup d’acteurs n’adhéraient pas à l’initiative mais, aujourd’hui, ils ont compris le système du consommer local. Il faut renforcer le système de production et de consommation Nous avons pu les impliquer dans l’organisation de toutes les activités du Mois du consommer local », s’est réjoui le secrétaire général de la CCIM Quant au représentant de l’UEMOA au Mali, il a dig que cette initiative a été mise en place pour l’ensemble des ressortissants de l’UEMOA « afin de faciliter la consommation des produits locaux entre populations de la zone. » « C’est un laboratoire d’idées qui a permis d’améliorer la perception avec l’ensemble des faitières pour qu’elles puissent donner des idées à l’UEMOA. Des propositions qui nous ont permis de connaître les besoins des consommateurs ainsi que des producteurs », a dit M. Vieira. Le directeur général du Commerce et de la Concurrence, Zédion Dembélé, a ajouté que « le consommer local est une priorité du gouvernement. » « C’est pour cette raison que les Assises nationales pour la refondation (ANR) ont pris en compte cette préoccupation de la population ». Des participants ont suggéré aux autorités d’investir davantage dans la construction d’usines, afin de concrétiser l’initiative du consommer local. MMD/MD (AMAP)
Tombouctou accueille avec ferveur le Premier ministre Abdoulaye Maiga
Tombouctou, 16 oct (AMAP) C’est dans une ferveur populaire que les populations de Tombouctou (Nord) et de Kabara ont accueilli le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, arrivé, ce jeudi matin, pour faire démarrer certains chantiers d’intérêt public ayant une importance capitale pour la ville et toute la région, a constaté l’AMAP sur place. Le président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou, Yéhia Tandina, a au nom des populations adressé des remerciements au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, au Premier ministre et les membres du gouvernement qui l’accompagnent « pour ces actions qui améliorons le quotidien de la Région. » Avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le chef du gouvernement a exprimé ses remerciements aux populations pour cette grande mobilisation. Selon lui, les constructions, dans toutes les régions, s’inscrivent dans la vision du gouvernement de la Transition « conformément aux orientations et instructions du président de la Transition. » « Elles visent à revaloriser le rôle et le statut des autorités et légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, reconnaitre le rôle éminent des autorités et légitimités traditionnelle dans le maintien de la cohésion sociale et la médiation communautaires. » Dans ce cadre, le gouvernement a engagé des actions fortes. Il s’agit de la consécration des autorités et légitimités traditionnelles traduisant la volonté nationale de leur conférer une place institutionnelle « en tant que pilier de notre identité et gardien de nos mœurs. » Cette orientation a été consolidée par l’adoption de la loi N°2024-034 du 24 décembre 2024 relative aux différentes catégories d’autorités et de légitimités traditionnelle, à leurs rôles ainsi qu’aux modalités de leurs interventions. « Cette loi marque une étape décisive dans la formalisation de leurs statuts et la reconnaissance de leurs contributions à la stabilité et la paix sociale »,. C’est après ces propos que le Premier ministre a procédé à la pose de la première du vestibule à Tombouctou. Il a, ensuite, visité le chantier de rénovation et d’extension de l’hôpital dont le coût des travaux s’élève à trois milliards six cent millions de francs CFA pour une durée d’exécution de 24 mois. L’équipement coûtera un milliard de francs CFA. Les travaux qui ont démarrés sont à 20% d’exécution. Du chantier de l’hôpital, la délégation s’est rendue à Kabara pour le lancement du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou. Ce projet financé par le gouvernement malien et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) coûtera huit milliard de francs CFA. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire dans la région. Pour la représentante de la BOAD, ces équipements et installations doivent être utilisés de façon efficiente pour le bonheur des exploitants. Elle a, aussi insisté sur la formation et le suivi des exploitants. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au nom du Premier ministre, a remercié les différentes coopératives pour la grande mobilisation qui « prouve à suffisance l’adhésion des communautés au projet salvateur. » Ce projet multisectoriel cadre parfaitement avec les orientations de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) avec un accent particulier sur la création d’emplois, la transformation structurelle de l’économie, la croissance et la promotion de la femme. Selo le ministre, à travers ce projet, il s’agit de renforcer et mettre en place une plateforme d’innovation par rapport aux filières riz, ognons, charlotte, pomme de terre bâti sur une approche multi-acteurs pour répondre aux exigences du marché. Le 1er ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités. Il s’est, ensuite, rendu au camp Cheick Sidi Bekkaye de Tombouctou. Avant de rencontrer les forces vives de Tombouctou dans la salle de conférence de la Chambre régionale du commerce et d’industrie. MS/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, est arrivé à Tombouctou (Nord)
Bamako, 16 oct (AMAP) Le Premier ministre malien, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga est arrivé ce jeudi matin 16 octobre 2025 à Tombouctou, dans le Nord du pays, annonce le même jour le Centre d’information du gouvernement du Mali (CIGMA). A son arrivée dans la cité des 333 Saints, le chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives et communales. Il « procédera au lancement des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital de Tombouctou, la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le lancement du Projet de mise valeur des plaines rizicoles de Tombouctou », indique la même source. Le général de Division Abdoulaye Maiga, accompagné par le ministre de l’Agriculture et celui de la Santé et du Développement social, « aura un cadre d’échanges avec les forces vives de Tombouctou sur la vie de la Nation et les préoccupations régionales. » MD (AMAP)

