Région de Kayes : Pas de Pénurie d’hydrocarbures

Kayes, 26 oct (AMAP) La Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, frontalier avec le Sénégal, ne connait pas de pénurie de carburant, a conclu la réunion hebdomadaire du Comité de gestion de crises et catastrophes tenue le 24 octobre 2025 dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du Général de brigade Moussa Soumaré, Gouverneur de la Région. Le Mali traverse une situation critique à Bamako, la capitale, et dans d’autres régions, à cause de la rareté des hydrocarbures. Globalement, la situation est stable au niveau de la 1ère région administrative du Mali car, les indicateurs sont au vert, d’après les statistiques fournis par la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Cette structure travaille, en collaboration avec les services compétents, notamment la douane, les forces de défense et de sécurité pour qu’il n’y ait pas de pénurie de carburant dans la 1ère région administrative du Mali. Dans cette partie, située à l’Ouest du pays, le prix du litre d’essence oscillait entre 675 Fcfa à Diamou et 775 Fcfa à Yélimané à la date du 23 octobre 2025. La ville de Yélimané est suivie des villes de Kéniéba (741,92) et de Kayes (723,39). S’agissant du gaz-oil, le litre varie entre 725 Fcfa à Yélimané et 663,46 Fcfa à Kéniéba. « Nous avons un rôle à jouer : suivre l’évolution de la situation des hydrocarbures (respect des prix, acheminement, approvisionnement, sécurisation des aires de stationnement, sécurisation des chauffeurs et citernes) », a dit le gouverneur. « La situation n’est pas alarmante mais, normale. Mais, nous déplorons la crise qui frappe les autres localités du pays », a ajouté le général de brigade Moussa Soumaré. Il a loué les efforts des chauffeurs qui, en dépit des conditions très difficiles, transportent ces hydrocarbures. Il a invité les acteurs à œuvrer davantage pour une gestion judicieuse des stocks dans les différents cercles de la région afin d’éviter tout rupture ou insuffisance. L’accent a été mis sur la sécurisation des aires de stationnement et des convois. Certains citoyens, notamment les ménagères craignent que cette pénurie n’entraîne une hausse de prix des condiments et autres denrées de première nécessité provenant d’autres régions, notamment celles de Sikasso. BMS/MD (AMAP)

Kangaba : pré consultation pour la mine de la Société Zendha Yi Yuan Mining Sarl

Kangaba, 24 oct (AMAP) Une rencontre d’information et de sensibilisation s’est tenue, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba (Ouest), ce vendredi 24 octobre 2025 dans le cadre de l’installation de la mine de la société Zendha Yi Yuan Mining Sarl, a constaté l’AMAP sur place. Cette rencontre, présidée par le préfet Abou Dao et qualifiée de pré consultation par le consultant du bureau Volontaire pour l’environnement, Mamadou Traoré, vise à expliquer aux participants le nouveau contexte de la mine. La société Zendha Yi Yuan Mining est propriétaire d’un permis qui s’étend sur 100 kilomètres carrés, à cheval sur la Commune rurale de Benkadi, la Commune rurale de Minidian et la Commune urbaine de Karan, dans le Cercle de Kangaba. Après les recherches, la Direction nationale de la géologie et des mines a attribué à Zendha Yi Yuan Mining un permis d’exploitation d’une petite mine, après l’obtention du permis environnemental et la licence d’exploitation. Au moment de commencer l’exploitation, un regard rétrospectif a montré que les réserves sont très importantes et sont estimées à plus de 50 tonnes d’or. C’est ainsi que l’Etat malien a autorisé l’installation d’une grande mine sur le permis. Ce qui conduit à changer le dossier pour avoir le permis environnemental et la licence d’exploitation pour une grande mine. Expliquant l’organisation de cette pré consultation qui a permis au consultant d’expliquer de fond en comble tout le processus. Traoré a invité le préfet à s’accorder, avec tous les acteurs, une date pour la tenue d’une consultation publique d’envergure afin de commencer les travaux. Le préfet, pour sa part, a invité les populations à l’entente « car l’installation de cette mine sera bénéfique (pour elles) et pour le pays tout entier. » Ont pris part à la rencontre, les chefs de village, les maires et la jeunesse des trois communes. SD/MD (AMAP)

Crise du carburant : La mairie la Commune urbaine de Kati multiplie les efforts

Kati, 23 oct (AMAP) Une réunion d’information et de sensibilisation avec les gérants des stations-service, les forces de sécurité et la société civile sur la gestion de carburant dans la Commune urbaine de Kati, s’est tenue mercredi, à la mairie de Kati, a constaté l’AMAP. L’objectif de la rencontre, présidée par Zanga Dao, le secrétaire général de la mairie de Kati, chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune, était de trouver une solution pour l’approvisionnement équitable de la population en produits pétroliers, en ce moment de crise. Lors de la rencontre, occasion d’un débat direct et franc, M, Dao a informé les gérants des stations-service de Kati du contenu du communiqué du préfet du Cercle de Kati en date du mardi 21 octobre 2025. Pour mener à bien cette mission de gestion de la crise dans la Commune urbaine de Kati, il sera procédé à la délivrance d’autorisation d’achat pour le ravitaillement à partir des bidons auprès des stations-service et des points de vente de la ville. A cet effet, il est demandé aux gérants des stations-service et des points de vente de servir les usagers munis d’autorisations délivrées par le préfet du Cercle de Kati. Un recensement des détenteurs de groupes électrogènes et tous autres appareils à moteur est déjà en cours à la mairie de Kati. Par conséquent, tout approvisionnement à partir de bidons sans autorisation est interdit jusqu’à nouvel ordre. Le secrétaire général de la mairie a conclu, en invitant les gérants des station-service  de procéder à leur niveau « à la sensibilisation des revendeurs de carburant à venir se faire recenser à la mairie. » ALK/MD (AMAP)

La « Journée du Mali » au Parc de technologies et d’innovations 

Bamako, 23 oct (AMAP) La « Journée du Mali » au Parc de technologies et d’innovations agricoles (PTA), s’est ouverte, jeudi, au Centre régional de la recherche agronomique dans la cour de l’Institut d’économie rurale (IER) de Sotuba, à Bamako, sous le thème « Gestion intégrée des sols ». Cette journée, sous la présidence du ministre malien de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, en compagne de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA) 2025. Le ministre Kelema a indiqué que le MITA constitue une opportunité de rencontres entre la recherche, les secteurs privé et publie avec les utilisateurs potentiels des technologies et innovations. De ce fait, il crée une situation où des technologies éprouvées sont exposées à des « acheteurs potentiels » avec des espaces de rencontres et d’échanges, a dit M. Kelema. « Depuis sa création, le MITA a permis à plus d’une centaine de technologies, entre autres, des semences, des machines agricoles, des savoir-faire et pratiques agricoles de traverser les frontières et d’améliorer significativement les conditions de vie de milliers d’actrices et d’acteurs de la profession agricole », a-t-il fait savoir. Il a regretté que la dégradation des sols, accentuée par les effets du changement climatique, menace dangereusement la productivité de nos exploitations et la résilience de nos systèmes agricoles. « C’est pourquoi, la promotion de technologies climato-intelligentes de gestion intégrée de la fertilité des sols, sensibles au genre et aux besoins nutritionnels, s’impose comme une priorité absolue pour garantir des récoltes durables et assurer la sécurité alimentaire de nos populations », a-t-il dit. Avant d’ajouter que cette Journée du Mali sera marquée par le choix des meilleures innovations et technologies agricoles qui seront distinguées à travers le Prix de l’Innovation agricole du Mali. Le directeur exécutif du Centre ouest africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF), Moumini Savadogo a, pour sa part, exprimé, le « devoir pour (son) organisation d’accompagner la recherche et le développement agricoles dans les différents pays » En créant  « une bonne coordination » de cette recherche pour la cohérence au niveau régional, la complémentarité, l’efficacité « en réduisant les duplication et d’aider au renforcement de capacité ainsi qu’à la mise en ouvre des différents technologies », a souligné M. Savadogo. Après la cérémonie d’ouverture, les officielles ont visité les technologies de l’IER, du CORAF, des Institutions internationales de recherche partenaires mais, également, des acteurs du secteur privé malien, présents au PTA sur des parcelles de démonstration. ST/MD (AMAP)  

Manque de carburant à Bamako : La population déterminée, malgré tout

Par Baya TRAORE Bamako, 23 oct (AMAP) La circulation bamakoise était assez fluide, ce mardi 22 octobre. De Kalaban Coura à Sabalibougou, en passant par Daoudabougou, sur la rive droite du fleuve Djoliba, pour rejoindre le centre-ville, sur la rive gauche, par le pont Fahd, aucune affluence sur le trajet. Alors que, généralement, c’est la croix et la bannière, aux heures de pointe sur ce tronçon. Cause de cette fluidité inhabituelle, la pénurie de carburant. En effet, la majeure partie des usagers de la circulation de la capitale malienne, Bamako, souffre de la rareté du liquide précieux et rare. Ces derniers jours, ce beau monde s’agglutine dans les stations-service où de longs rangs sont devenus le quotidien des automobilistes et motocyclistes. Certains se mettent en fille la veille. Dans une station d’essence situé à Kalaban coura, la file d’attente est interminable. Les automobilistes. les motocyclistes ainsi que les conducteurs de tricycles, très nombreux, s’impatientent dans un charivari indescriptible, nécessitant parfois la présence de la police pour mettre un peu d’ordre et régler la circulation. Habillée en robe rose et jaune assortie d’un grand foulard sur la tête, le bébé sur le dos, Oumou Dia, la trentaine révolue, comptable de son état, tenant sa moto, fait la queue.  Il est 8h 50mn. Elle affirme être dans le rang depuis vers 7 heures du matin. Après d’une heure d’attente, elle demeure stoïquement patiente, attendant d’être servie. Selon elle, « il faut coûte que coûte, faire le plein.  Ce, malgré le retard qu’elle accuse pour se présenter à son service. Pour la comptable, cette situation ne l’a pas découragée d’aller au travail car elle est convaincue que le Mali va sortir de cette épreuve. Elle trouve que cette situation n’est pas la fin du monde et que « c’est Dieu qui a voulu que notre pays passe par ces moments difficiles. » Malgré tout, notre interlocutrice dit avoir « toujours confiance en nos dirigeants » et appelle la population « à être sereine et confiante. » Un peu plus loin à Bamako Coura, nous rencontrons Ousmane Traoré, chef d’entreprise. Selon lui, à part le retard des travailleurs, son entreprise gère un peu mieux la situation, car il avait déjà installé des panneaux solaires depuis la construction de son entreprise. En plus, elle dispose d’un groupe électrogène. Mais face à cette situation, notre entrepreneur appelle la population « à l’unité nationale et à la patience » car selon lui, aucun pays n’a connu de bonheur sans passer par des moments de difficulté. Dans la cour de l’hôpital Gabriel Touré, Saran Touré, en blouse de nettoyage, un balai à la main droite et un seau à la main gauche. Elle nous explique que tous les jours, elle vient au travail à 4 heures du matin. Mais à cause de cette crise de carburant, elle vient en retard. Car d’habitude, elle vient en auto stop ou elle emprunte des Sotroma (véhicules de transport en commun). Mais avec cette crise, elle dit avoir passé ces derniers jours, des heures avant de trouver une voiture car selon elle, il y a peu de véhicules qui circulent. Enfin, notre interlocutrice soutient que le manque de carburant ne l’empêchera pas de venir travailler même si elle doit marcher, car selon elle, « si chacun reste à la maison et refuse de venir travailler, cela va aggraver la situation et fera plaisir à l’ennemi. » Saran Touré prie pour que nos autorités aient la force de gérer cette situation et appelle tout le monde au calme. Assis sur sa moto, en face de la route, en entendant des clients, Oumar Doumbia est conducteur de moto taxi. Il témoigne qu’il est parti chercher du carburant depuis 6 heures du matin et c’est à 11 heures qu’il a pu trouver de l’essence. Oumar Doumbia dit que malgré tout ce temps passé dans l’attente, il n’a pas pu avoir le plein d’essence pour sa moto. Selon lui, à cette allure, les prix de transport des mototaxis vont augmenter. Les transporteurs ne pourront pas faire beaucoup de courses. Notre interlocuteur poursuit, fataliste : « Seul Dieu peut aider notre pays à sortir de cette situation qui n’est ni bonne pour les autorités, ni pour la population elle-même ». Dans une autre station bondée au Quartier du fleuve, il est 11 heures. Dans la file des motocyclistes, habillé en jean noir et d’une chemise bleue, Sidy Gouanlé, commerçant tient sa moto, tout en sueur. Pour lui, cette situation est difficile mais ce sont « les épreuves de la vie. » Selon le jeune commerçant, les autorités font de leur mieux pour la gestion de la crise. Pour cela, Sidy Gouanlé demande à la population d’être derrière les autorités, les soutenir car « elles se battent pour le bonheur de la population. » Il exhorte les Maliens à être forts et à rester soudés « car c’est le moment de montrer son patriotisme. » Devant une autre station d’essence, assis dans sa voiture, habillé en boubou marron, Moussa Touré, fonctionnaire de son état, fait la queue comme tout le monde depuis plus de 2 heures. Visiblement découragé, il nous a confié que sa journée est perdue, car il a laissé son travail pour venir chercher du carburant. Selon Moussa Touré, le travail ne doit pas s’arrêter malgré cette panne sinon, cela va jouer sur l’économie du pays. « Ce qui est encore plus pire », trouve-t-il. Face à cette situation, il pense que les gens doivent utiliser les moyens disponibles comme les transports en commun pour aller travailler et laisser les voitures à la maison pour gérer cette situation. Moussa Touré soutient que cela va alléger la situation au niveau des stations d’essence. Notre interlocuteur a ajouté que « les autorités doivent laisser les transporteurs gérer avec les groupes armés car, selon lui, c’est parce que l’armée escorte les camions citernes qu’il y a des attaques. » Aussi, propose-t-il que « les autorités trouvent une solution politique » pour gérer cette situation. Enfin Moussa Touré appelle la population à garder son calme et à être disciplinée dans les stations d’essence. BT/MD (AMAP)

Lancement du concept « Rencontres PME-Banques » pour faciliter l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes

Bamako, 22 oct (AMAP) Le concept « Les Rencontres PME-Banques » a été officiellement lancé, mercredi, à Bamako, en vue de favoriser un rapprochement entre les Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes et les institutions financières, d’améliorer l’accès au financement et de stimuler la création d’emplois, a constaté l’AMAP sur place. Financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas au Mali et porté par le cabinet NextP Consulting, ce programme « ambitieux vise à créer un espace de dialogue structuré entre les PME et les banques, pour surmonter la méfiance mutuelle et aligner l’offre et la demande en matière de financement. » L’événement a réuni une centaine d’acteurs de l’écosystème dont des représentants de banques, d’institutions de microfinance, de structures d’appui aux PME, d’incubateurs et de cabinets de conseil. La deuxième secrétaire de l’ambassade des Pays-Bas, Hannah Zevenbergen, en charge de l’emploi des jeunes, du développement du secteur privé et des affaires humanitaires, a souligné l’importance de ce projet : « Ce programme a un objectif simple mais, ambitieux : créer un espace de compréhension mutuelle entre les institutions financières et les PME, afin de mieux aligner l’offre et la demande en matière de financement. » « Il s’agit d’écouter, de dialoguer et, surtout, d’apprendre les uns des autres. Nous savons que les PME sont les moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois à valeur ajoutée. », a-t-il ajouté. « Toutefois, leur développement est souvent entravé par un accès limité au financement. De l’autre côté, les banques font face à des défis dans l’évaluation des risques liés aux PME. D’où l’importance d’un dialogue structuré et constructif », a expliqué Hannah Zevenbergen. Selon le consultant principal de NextP Consulting, Hamidou Dicko, « les PME peinent à accéder aux financements en raison d’une méconnaissance réciproque. » « D’une part, les PME ne comprennent pas bien les offres de financement des banques, les procédures et les conditions. D’autre part, les banques ont du mal à bien comprendre les réalités des PME. » « Il y a une sorte de méfiance entre les deux, et c’est un manque à gagner pour l’écosystème, surtout face au défi du chômage des jeunes que les PME pourraient absorber si elles accédaient plus facilement au financement », a expliqué M. Dicko. Le programme prévoit l’organisation de dix sessions mensuelles, de novembre 2025 à août 2026. À chaque rencontre, une dizaine de PME seront sélectionnées sur des critères (comme un chiffre d’affaires minimum initialement fixé à 20 millions de FCFA mais, potentiellement, abaissé à 10 millions suite aux recommandations des participants), et une ou deux institutions financières (banques ou microfinances) présenteront leurs offres, conditions et procédures. Au total, une centaine de PME bénéficieront de contacts directs et 50 d’entre elles recevront un accompagnement individuel pour renforcer leur structuration administrative, organisationnelle et financière, afin de mieux répondre aux exigences bancaires. Sidi Sidibé, représentant de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBF Mali) et de la Banque atlantique, a insisté sur le rôle éducatif de l’initiative : « Cette rencontre va permettre aux entreprises de comprendre les mécanismes de fonctionnement des banques et les conditions pour être éligibles à un crédit. Les banques accompagnent déjà les PME mais, l’informel reste un handicap majeur. Nous profitons de cette initiative pour encourager les entreprises à se formaliser, tandis que les banques créent des services dédiés aux PME et TPE, avec des produits adaptés », a expliqué Sidi Sidibé. Les initiateurs soulignent que ce programme s’inscrit dans un engagement plus large pour soutenir l’écosystème entrepreneurial malien, en vue d’un développement inclusif et résilient. Bien que n’étant pas une solution miracle à tous les problèmes de financement, il est perçu comme un élan pour renforcer la communication et la confiance entre les acteurs. OS/MD (AMAP)

A Macina, face à la crise de l’essence, les vélos et charrettes réapparaissent 

Macina, 22 oct (AMAP) Les populations de Macina (Centre) commencent à reprendre, comme moyen de déplacement, leur vélos et charrettes, lesquels n’ont évidemment pas besoin d’essence ni de gaz-oil. La ville est aussi frappée par la crise du carburant, comme un peu partout dans le Mali, avec les effets sur le ralentissement des activités économiques et sociales, le renchérissement du prix de l’essence qui atteint 2 250 francs CFA le litre. Les agents de contrôle sont désormais plus regardants sur ces véhicules longtemps négligés mais aussi utilisés par les Groupes armés terroristes (GAT). Ce qui explique le plus de vigilance des Forces de défense et de sécurité qui multiplient les contrôles sur les vélos et charrettes. C’est la mairie qui se réjouit des rentrées de taxes, à raison de 1 000 francs CFA par vélo/charrette. Imaginez le nombre de vélos et charrettes dans la commune. Dans le temps, le contrôle ne portait que sur les motos dont presque tous les conducteurs ont déjà leur vignettes 2025. Ce contrôle de routine est diversement apprécié par les populations. Certains pensent qu’on devait observer un moment de sensibilisation et d’information, d’autres disent ne pas comprendre qu’on attende cette crise du carburant pour commencer le contrôle. Quand un troisième groupe pense que « la loi, une fois prise et votée est applicable à tout moment sans état d’âme. » DG/MD (AMAP)

Crise du carburant à Koutiala : Le Comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes

Koutiala, 21 oct (AMAP) Les membres du Comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes de Koutiala se sont réunis, lundi, et ont recommandé de garantir aux pétroliers possédant une licence d’importation de carburants la sécurité par les Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de mettre du carburant à la disposition des populations de la Région, a constaté l’AMAP sur place. Au terme de cette rencontre dont l’ordre du jour portait: échanges sur l’approvisionnement de la région de Koutiala en produits de première nécessité et la gestion de la crise des hydrocarbures (approvisionnement et stock), le Comité a recommandé à la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DRCC) et à la police une mission, aujourd’hui mardi, pour  jauger les stations-service. La séance présidée par le conseiller aux Affaires financières du gouvernorat de Koutiala a débuté à 9 heures précises a eu lieu la rencontre des membres du comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes dans la salle de conférence du Gouvernorat de Koutiala. Cette rencontre avait pour objectif de faire la situation de l’approvisionnement et du stock de carburants à Koutiala. Le dernier point du stock a été donné par la DRCC. Le dispositif a consisté à faire le tour des marchés de la ville pour constater qu’il n’y a, pour le moment, pas de rupture en produits de première nécessité et que les prix sont stables. La ville a réceptionné, la semaine dernière, six citernes, (cinq en essence et une en gasoil). Le maire chargé de l’éducation et de la santé a confirmé qu’il n’y a plus de carburant à cette date.  « D’ailleurs, pour l’approvisionnement normal de Koutiala, il nous faut 15 citernes par mois », a-t-il dit. IB/MD (AMAP)  

Marché des innovations et technologies agricoles 2025 : faciliter l’accès aux solutions de gestion intégrée des sols

Bamako, 20 oct (AMAP) La 5ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), organisée par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement dgricole (CORAF), a débuté lundi à Bamako, sous le thème : « Les technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des sols », a constaté l’AMAP. Présidée par le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, cette rencontre internationale réunit plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pendant cinq jours. Son objectif est de permettre aux acteurs de l’agriculture de faciliter l’accès aux technologies et innovations agricoles intégrées des sols. « Le MITA se veut un cadre d’échanges, de partage et de diffusion des innovations et technologies agricoles éprouvées, qui répondent aux besoins réels des producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré le président du Conseil d’administration du CORAF, Dr Kalifa Traoré. Depuis sa création en 1987, le CORAF, dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), mis en œuvre entre 2007 et 2019, « a fait ses preuves. » En effet, « plus d’une centaine de technologies et innovations agricoles ont traversé les frontières de nos pays, transformant concrètement la vie de milliers d’agriculteurs », a fait savoir Dr Traoré. Aujourd’hui, le MITA s’est imposé comme un événement majeur d’interface entre la recherche agricole, les pourvoyeurs de technologies et d’innovations, les acteurs des chaînes de valeur agricoles et les utilisateurs finaux. « Il constitue une plateforme unique où des technologies éprouvées sont exposées à des acheteurs potentiels, à travers des espaces de rencontre B2B, des forums de discussion et des sessions parallèles thématiques », a-t-il expliqué. Sur le thème de cette édition, Dr Traoré a indiqué que « ce choix n’est pas fortuit, car il figure parmi les objectifs du CORAF qui visent à promouvoir l’adoption massive des technologies climato-intelligentes de gestion intégrée des sols et de l’eau. » « Ces technologies doivent renforcer la résilience de nos systèmes agricoles, améliorer la productivité et contribuer à la lutte contre la pauvreté chronique et le chômage des jeunes », a-t-il ajouté. Quant au chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, il a rappelé qu’au Mali, l’agriculture occupe une place stratégique dans l’économie. « Elle constitue une source vitale de revenus pour la population et demeure un levier essentiel de développement économique et de lutte contre la pauvreté », a-t-il souligné. « L’agriculture contribue pour 40% au Produit intérieur brut, emploie plus de 70% de la population active, représente la principale source de revenus pour 80% des populations rurales et génère près de 30% des recettes d’exportation », a précisé le Premier ministre. Concernant le Mali, Abdoulaye Maïga a indiqué que plusieurs actions concrètes ont été engagées, notamment la promotion des techniques de conservation des eaux et des sols, la restauration de plus de 100 000 hectares de terres dégradées, la promotion des biofertilisants et amendements organiques, la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques, ainsi que l’aménagement de bas-fonds et de petits périmètres irrigués. Il a, également, évoqué le Prix de l’innovation agricole Abdoulaye Touré, institué par le CORAF en collaboration avec la Banque mondiale, ainsi que le Prix de l’innovation agricole du Mali. Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, était accompagné du ministre en charge de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Les ministres en charge de l’Agriculture du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo animeront des panels au cours des travaux. MMD/MD (AMAP)    

Le ministre des Mines, en visite de travail sur les sites de la Société lithium du Mali SA de Goulamina et des mines de lithium de Bougouni (Sud)

Bougouni, 17 oct (AMAP) Le ministre des mines, le Pr Amadou Keïta, a effectué, jeudi, une visite de travail et de suivi des travaux sur les sites miniers de la société lithium du Mali SA de Goulamina (LMSA) et de la Société les mines de lithium de Bougouni (LMLB-SA), deux grandes compagnies minières de lithium du Mali dans la Région de Bougouni (Sud) Le ministre Keita, accompagné du gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et d’une forte délégation, a été accueilli par le Directeur général de LMSA, Seydou Séméga et à la Société les mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA Ainsi après l’inauguration de la société lithium du Mali SA de Goulamina, le dimanche 15 décembre 2024 par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, cette visite est un suivi des engagements. Le chef du département des Mines est venu s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de la mine, de la production à l’exportation, et s’imprégner des difficultés rencontrées ainsi que les bonnes perspectives économiques pour le Mali. Des échanges, de près de trois heures, ont permis des explications, des éclairages et des éclaircissements sur les grands axes de cette mission ministérielle avec la participation des membres des délégations nationale et régionale. Les responsables techniques de la mine ont procédé à une présentation du mode de fonctionnement quantitatif et qualitatif de la mine, du produit brut au produit fini dont l’exportation a déjà démarré. Ils ont également passé en revue les mesures de sécurité individuelle et collective au sein de la mine pour amoindrir les risques d’accident de travail. La délégation ministérielle s’est, ensuite, rendue sur le site de la société LMLB SA). Ici les échanges ont porté sur les points saillants des préparatifs dans le cadre de l’inauguration de la mine, dans les tous prochains mois, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Le ministre a fait le point de la feuille de route établi, avec les responsables de mine, lors de sa dernière visite de travail, le jeudi 31 juillet 2025 dernier, en présence du gouverneur de la Région de Bougouni. Le Pr Keita a instruit aux responsables de la mine « de tout mettre en œuvre afin que l’inauguration ait lieu, en respectant tous les aspects techniques et organisationnels avec une participation effective des communautés. » L’objectif de cette mission, pour son second volet sur le site des mines de lithium de Bougouni SA, a-t-il rappelé, est de profiler le calendrier de l’inauguration afin que le ministre fasse un compte rendu fidèle de la cérémonie d’inauguration au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Le gouverneur de la Région de Bougouni a, aussi, rappelé aux responsables des mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA) que toutes les dispositions seront prises au niveau régional comme cela l’a été lors de l’inauguration de la Société Lithium Mali SA de Goulamina LMSA. Le général de Brigade Ousmane Wélé était accompagné de son conseiller aux Affaires économiques et financières, Arouna Dembelé, de son conseiller à la Sécurité, le colonel Bassirou Diarra, du préfet du Cercle de Bougouni, Hamadoun Tamboura, de plusieurs Directeurs régionaux et des Forces de défense et de sécurité. La délégation a été accueillie sur le site des mines de lithium de Bougouni SA (LMLB SA) par les responsables techniques de la mine, le maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, les responsables administratifs et politiques locaux. BHT/MD (AMAP)