Crise des hydrocarbures : Vue de l’intérieur du Mali

De nos correspondants régionaux et locaux Bamako, 8 nov (AMAP) Depuis 11h, vendredi, il y a du carburant à Fougadougou à une vingtaine de kilomètres de Koulikoro en direction de Bamako. De 2 H du matin à 11 il y avait du carburant à la station Niantao à kayo dans la commune urbaine de Koulikoro. Il y a des camions citernes positionnées aux deux stations Yara. Ces stations-service n’ont pas d’abord commencé la distribution, mais il y a du monde. Tout comme à la sortie de Koulikoro vers Banamba, il y a du carburant dans un point de vente non loin du gouvernorat. A Kolondièba, dans le Sud, par où transite en ce moment le gros des camions citernes venant de la Côte d’Ivoire, la situation s’améliore. Depuis le 3 novembre, il y a du carburant dans plusieurs stations de la ville. Sur huit grandes stations-service, quatre sont en activité  SOTRAKA, Mali Sadio I et II, et Corridor). Les stations-service Kolondiè, Petro Sy, SONEF et Tadjiso sont dans l’attente. Ici, le litre d’essence se vend à 775 et 725 Fcfa celui de gaz oil . SOTRAKA livre de l’essence et du gaz oil. Par contre les trois  autres offrent uniquement de l’essence aux clients. À Dioila, 13e Région administrative du Mali, aucune station ne dispose de carburant pour l’instant.  Une rencontre d’information et d’échanges a été organisée par la gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, le mardi 04 novembre 2025 au gouvernorat sur le sujet. Lors des échanges, l’exécutif régional a expliqué » les efforts déployés par l’État » et a, par la suite, promis de l’arrivée prochaine du carburant sans préciser de date. Les populations ont apprécié la démarche et se montrent plus que jamais résilientes. Il faut, tout de même, préciser que cette pénurie d’hydrocarbures a rendu difficile les récoltes et leur acheminement vers les lieux de stockage parce que bon nombre de paysans ont abandonné les charrettes au profit des tricycles comme moyen de transport. Les détaillants, dans un commerce essentiellement informel, se livrent à toute sorte de spéculations. Le litre de carburant est vendu, dans des bouteilles, au prix oscillant entre 2 500 à 4 000 Fcfa. D’ici l’amélioration de la situation, les populations qui relèvent avec inquiétude que la reprise de l’école est prévue pour le lundi 10 novembre 2025, font preuve de résilience, en prenant leur mal en patience et en faisant confiance aux autorités. Dans la ville de San (Centre), le litre d’essence se vend au marché noir entre 2 750 et 3 000 Fcfa. Au niveau de certaines stations-service, le carburant est disponible mais jour les cas d’urgence, notamment la santé et la sécurité. A Ségou (Centre) il n’y a pas d’amélioration. Beaucoup de stations-services sont fermées. Au gouvernorat, une commission a été créée pour la gestion de la crise carburant. On espérait l’arrivée de citernes de carburant cette semaine mais jusqu’à ce jour, aucune nouvelle. Le litre se vend sur le marché noir entre 4 000 et 5 000 Fcfa. CRISE MULTIFORME – Le cercle de Bla, également au Centre du pays, dans la région de Ségou, traverse depuis plusieurs semaines une crise socio-sécuritaire et humanitaire d’une gravité inédite, provoquée par une pénurie quasi-totale de carburant. Ici, c’est une crise multiforme (de tout en un) de pénurie de carburant, de services vitaux paralysés et d’exode administratif Cette situation a entraîné l’arrêt complet des services publics essentiels et l’exode d’une partie des autorités administratives. La rupture des stocks d’hydrocarbures a mis à l’arrêt les deux principaux opérateurs publics de la ville : Énergie du Mali (EDM) et la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). La centrale locale d’EDM est totalement inactive, faute de carburant, plongeant la ville de Bla dans l’obscurité depuis plusieurs semaines. Sa sœur jumelle, la SOMAGEP, qui parvenait à maintenir un service minimal, a également cessé ses opérations. La population est contrainte de s’approvisionner exclusivement auprès des forages de quartier ou des puits domestiques. ​La pénurie d’hydrocarbures s’est étendue au secteur privé : les six stations-service de la ville sont à l’arrêt. Sur le marché noir, les prix du carburant ont flambé, atteignant 3 250 à 4 000 Fcfa le litre d’essence et 2 750 à 3 000 Fcfa le litre de gasoil. Cette flambée paralyse l’ensemble des activités économiques. Le secteur de la santé est le plus durement touché. L’absence de carburant rend impossible l’acheminement des produits pharmaceutiques vers les Centres de santé communautaires (CSCOM). ​Plus grave, les références et évacuations de malades vers les hôpitaux sont suspendues. Ce sont désormais les familles qui doivent « se débrouiller » pour trouver des moyens de transport de fortune pour les patients, mettant en péril la vie des personnes nécessitant des soins urgents. ​Face à la pénurie, la population utilise massivement les vélos, les charrettes, se déplacent à dos d’ânes ou de chevaux, témoignant d’un retour à des modes de vie anciens. Simultanément à cette crise logistique, le Cercle de Bla fait face à une insécurité grandissante et à de multiples menaces. Cette situation a poussé les autorités administratives à quitter leur poste : le préfet et les sous-préfets ont déserté les lieux. La majorité des maires des Communes ont également changé de domicile « par mesure de sécurité. » ​Les Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurent cependant mobilisées. Des patrouilles sont assurées en ville pour sécuriser la population. Une force spéciale a été récemment déployée dans le Cercle afin de renforcer les unités déjà sur place. ​La crise à Bla requiert une attention urgente des autorités nationales pour la mise en place d’un corridor logistique sécurisé afin de ravitailler la ville en carburant et de permettre le redémarrage des services vitaux. GESTION RATIONNELLE DIEMA – A ce jour, le cumul de carburant, disponible dans les Stations de la ville de Diéma, à savoir Sahel, SOTRAKA, SODIES, Total, SEBAF, SOMAYAF, se présente comme suit : essence 521 litres, au seuil d’alerte et 21 552 litres pour le gasoil. Cette ville carrefour n’a pas été ravitaillée en essence depuis

Kangaba : Les services techniques passent en revue les activités du troisième trimestre

Kangaba, 07 nov (AMAP) Le préfet Abou Dao a présidé vendredi 07 novembre 2025 dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba 9Ouest), une rencontre de revue des activités menées au 3e trimestre de l2025 avec les chefs de service technique. A l’ouverture de la rencontre, le préfet a salué la résilience des chefs de services techniques qui ne n’ont pas fait économie de leurs efforts « pour la bonne marche de leur structure malgré les maigres conditions de travail et, maintenant avec la pénurie de carburant. » Il a rappelé que le Décret No2015-0067/P-RM du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative, stipule en son article 26 que le préfet « est investi d’une mission permanente d’inspection et de contrôle des services et organismes publics installés dans le ressort territorial du cercle, à l’exception des services judiciaires et des forces armées. Les chefs de service ont, tour à tour, pris la parole pour présenter les activités menées au cours du troisième trimestre 2025. Ils ont, également, énuméré les difficultés rencontrées. Au nombre desquelles, l’insuffisance de personnel, le manque de moyens logistiques entre autres. Le médecin-chef est revenu sur le non-paiement des quotes-parts des communes pour la référence évacuation. La cheffe de service des Domaines, quant à elle, se plaint du non-paiement des taxes de la part des sociétés minières. Dans les divers, il a été question, surtout, de la crise du carburant qui affecte tout le monde. Le préfet a rappelé le contenu de la lettre No2025 – 00653/GRKK-CAB du 20 / 10 / 2025 de monsieur le gouverneur de la Région de Koulikoro dont l’objet est la régulation de la vente de carburant dans les bidons. Ainsi, le préfet a rendu public un communiqué qui informe les populations, les gérants des stations et les propriétaires de points de vente de carburant que seul le préfet est habilité à délivrer des autorisations exceptionnelles de vente de carburant dans les bidons au niveau des stations et les points de vente. Il a invité les participants au respect scrupuleux de ce communiqué. Il a, également, invité les responsables « à l’optimisme car l’Etat est en train de tout faire pour endiguer la crise le plus vite possible. » SD/MD (AMAP)

Crise des hydrocarbures : Pas de panne sèche ce week-end à Bamako

De nos reporters et correspondants Bamako, 07 nov (AMAP) Depuis de la crise d’hydrocarbures, imposée à notre pays, il faut admettre que Bamako n’a été autant ravitaillée en produits pétroliers que ce week-end. D’où la disponibilité du carburant dans de nombreuses stations-service où nous nous sommes rendus Sur quatorze points de vente de carburant dans certains quartiers des Communes III et IV, sept servent du carburant. Mieux, nous avons constaté moins d’attroupement dans certaines stations- service. Comme pour confirmer la disponibilité du liquide tant précieux, ce vendredi 07 novembre à Bamako. La joie se reflétait sur les visages, sur des motos, une centaine de jeunes garçons et filles se côtoient, à coup de plaisanteries et taquineries, ils tiennent le rang, se suivent en deux files sur la descente de la côte au quartier Samè, en Commune III du District de Bamako, sur la route de Kati. Ces files continuent jusqu’à la station-service au flanc de la colline, contigüe au bar appelé Peid de colline. Dans cette station Yara, un cordon de sécurité, bien établi et formé d’agents de police et de jeunes portant des gilets roses, les pompistes servent du gasoil depuis 11 heures du matin. Et le service de l’essence a commencé à 14 heures, à notre passage. DES FILES FLUIDES – « Aucun incident. Tout le monde est discipliné et suit notre dispositif de sécurité », dit le sergent de police Coulibaly, en maintien d’ordre avec d’autres collègues. Selon Issa Dembélé, président de la jeunesse du quartier de Samè, depuis le début de la crise du carburant, les membres sont déployés à cette station, chaque fois que le carburant disponible. Ces jeunes en gilets rose aident les policiers à maintenir l’ordre et faciliter en même temps la fluidité de la distribution. Et oui ! A croire que « Résilience est malienne. » Du moins, c’est ce que nous avons constaté lors de notre reportage. A la station- service SOMAYAF, au terrain de foot de la Commune III, où le ravitaillement est en cours, des populations ne sont pas stressées. « Nous n’allons jamais céder à n’importe quelle crise. Nous supportons la crise énergétique, plutôt de l’électricité … et nous resterons à jamais dernière ces autorités de Transition…», nous lance gaillardement Moussa Traoré, de son véhicule dans une file de plus de 500 mètres jusqu’à la pompe. Ici, aussi pas de tohu-bohu. Tout le monde respecte le cordon de sécurité. En tout cas pas de bousculade dans la station. La station Total non loin du monument Hippopotame (Maliba), le service avait commencé à notre arrivée. Le rang n’est pas aussi long comme celui de la première station que nous avons visitée. Mais la joie se lit sur les visages car chacun est confiant de ne pas passer une nuit blanche pour se faire servir du carburant. PAS D’ATTROUPEMENT – Non loin, à l’ex- usine IMACI, deux stations-service, SOMAYAF et SHELL, fonctionnent normalement. Pas d’attroupement. « C’est une question de patience. C’est vrai que nous avons souffert mais, nous sommes contents aujourd’hui », se réjoui Bintou Sissoko, très proche de la pompe à la SOMAYAF. Non loin, Aichata Diakité est sereine. « Toute difficulté a une fin », lâche-t-elle, philosophe. Sur le même trajet, en direction du quartier de Lafiabougou, deux points de vente sont opérationnels. SHELL, non loin du monument Éléphant (Samaba), où il y a moins de personnes dans la file. Le service est en cours. C’est toujours la même consigne de sécurité qui est de mise. Pas de couac. Tous la respectent. Vers le monument Cabral, à Lafiabougou, la queue est un peu longue, avons-nous constaté Par contre, de Yara Oil (au tournant de Bacodjicoroni-Golf) à Total (Djicoroni), aucune station en service ni de file de voitures ! OUELESSEBOUGOU RETROUVE SON SOUFFLE – La distribution de carburant connaît une nette évolution ce vendredi dans la ville de Ouélessébougou, à 80 kilomètres au sud de Bamako. Sur la dizaine de stations-service que compte la localité, quatre dont la Station SOTRAKA, les Stations KDF 1 et KDF 2 et la Station Dièna sont actuellement en mesure de distribuer de l’essence et du gasoil. Cette évolution de la situation a considérablement réduit l’affluence des véhicules et les attroupements habituels dans les routes principales ces derniers jours, grâce aussi à la bonne collaboration entre le Conseil communal de la jeunesse (CCJ) de Ouélessébougou et les forces de l’ordre. Cependant, la ville a retrouvé une mobilité notable ce vendredi, jour de grand marché. Malgré la disponibilité limitée du carburant, l’activité économique a repris permettant aux habitants de Djitoumou de vaquer à leurs occupations commerciales et sociales. Cette accalmie, bien que temporaire, est un soulagement pour une population qui espère une normalisation rapide de l’approvisionnement. Le contraste est frappant à Niono, dans le Centre du Mali : aucune station se ne dispose de carburant pour la vente. La crise du carburant, ici, aurait pu compromettre la campagne agricole (fauchage, transport, décorticage). Mais, avec l’ingéniosité des populations, un palliatif est trouvé. C’est l’huile de consommation désormais (les 05 litres et 20 litres) qui fait fonctionner les moteurs diesel. A Niafunke (Nord), où il n’y a pas pas de station service, juste des vendeurs ambulants, le prix du carburant n’a pas connu un grand changement. Le litre d’essence est à 1 200, 1 250 fcfa par endroit et le gasoil 800 à 900 fcfa, selon les lieux de vente. Jusque là,  les vendeurs n’ont pas signalé de crise malgré la forte demande due à la période de la campagne agricole où le riz en épiaison réclame plus d’eau donc plus de pompage au niveau des périmètres rizicoles OD/AC/AC/MS/SM/MD (AMAP)

Salon monétique national du Mali : Pour des échanges sur les défis liés au paiement électronique

Le Salon monétique national du Mali (SamonaM) s’est ouvert ce vendredi au mémorial Modibo Keita destiné à offrir une plateforme d’échanges, d’apprentissage et de collaboration pour relever les défis liés à la sécurité, à l’innovation et à la confiance dans le paiement électronique. Sous le thème « la Sécurisation des paiements électroniques :  enjeux et défis dans l’UEMOA » et présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, le SamonaM est organisé par l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers du Mali (APBEF) en partenariat avec le GIM UEMOA et le Comité monétique national du Mali. Selon le président du Comité monétique national du Mali, Papa Esaie Keita, « la monétique n’est plus un simple outil technique, elle est, aujourd’hui, un levier stratégique pour l’inclusion financières, la transparence des transactions et la compétitive de notre économie. » Ajoutant qu’aujourd’hui, grâce aux réformes engagées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et au soutien du GIM-UEMOA, « l’espace UEMOA est sur le point de réussir l’un des défis majeurs de la finance numérique : l’interopérabilité. » « L’interopérabilité, ce n’est pas seulement une question technique. C’est un enjeu économique, social et stratégique. Elle permet aux citoyens d’utiliser leur carte ou leur téléphone mobile, sur n’importe quel terminal ou guichet automatique, aux banques, aux fintechs et aux opérateurs de dialoguer sur une même infrastructure et aux acteurs économiques d’aller plus vite, plus loin ensemble », a-t-il expliqué. Pour le Directeur général du GIM-UEMOA, Minayegnan Coulibaly, le Mali présente aujourd’hui un profil prometteur et en construction. » Selon lui, « au 31 décembre 2024, le taux d’inclusion financière du Mali s’établit à 58% contre 71% en moyenne dans l’UEMOA. » « Sur plus de 10 millions de transactions par carte, 89% concernent encore le retrait d’espèces. Et sur 1,27 milliards de transactions Mobile money, près d’un tiers sont désormais des paiements, C’est un signe encourageant de transformation », a expliqué M. Coulibaly. Au Mali, on compte 537 Guichets automatiques de billet (GAB) et 611 Terminaux de paiement électronique (TPE) qui est l’appareil utilisé par les commerçants pour encaisser les paiements par carte bancaire, soit un taux d’accessibilité de 2,19 et 2,5 pour 100 000 habitants, au-delà des standards régionaux. Ces chiffres ne traduisent pas un retard mais une opportunité immense : celle de bâtir une économie numérique pus fluide, plus sûre et plus inclusive Quant à la présidente d’APBEF, Mme Sidibé Aissata Koné, « la digitalisation des services financiers est devenue une priorité pour les banques. » « Les cartes bancaires, les applications mobiles, les paiements en ligne, l’interopérabilité offrent des opportunités inédites pour l’inclusion financière et le confort financier des citoyens », a-telle ajouté Mais cette avancée s’accompagne d’un défi majeur : garantir la sécurité des transactions protéger les données et maintenir la confiance des usagers. « Notre ambition doit être claire : faire de l’espace UEMOA une zone de confiance numérique où chaque citoyen peut effectuer un paiement électronique avec sérénité transparence et simple. », a déclaré Mme Sidibé, « Il s’agit non seulement de sécuriser les flux financiers mais, aussi, de bâtir un environnement favorable à l’innovation, à l’intégration économique et à la compétitivité internationale de notre Région. Cette journée est donc une invitation à l’innovation au partage et à la collaboration », a-t-elle expliqué. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, « la transformation numérique du secteur financier n’est plus une option. Elle constitue, aujourd’hui, une nécessité économique et sociale. » « Dans un contexte international marqué par l’évolution rapide des technologies en matière de paiement, le Mali se doit de consolider son positionnement, en favorisant la digitalisation des services financiers, la sécurisation et la transparence des transactions, l’inclusion financière durable et l’efficacité des systèmes de paiement. » « A travers cette démarche, nous contribuons directement à l’amélioration du climat des affaires, au renforcement de la confiance des usagers et à la formation accrue de notre économie. Autant d’éléments essentiels au progrès national », a expliqué Alousseni Sanou. « Au demeurant, notre ambition est commune et claire pour faire que du Mali un acteur solide de l’écosystème monétique régional, performant, sécurisé et adapté aux besoins de nos populations et de nos entreprises. » « Le présent salon constitue une opportunité de participation de partage des meilleures pratiques et de renforcement de la collaboration publique-privé », a-t-il conclu. BT/MD (AMAP)

Salon international de l’entrepreneuriat – AES : La première édition prévue du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako (Ministre)

Bamako, le 06 nov (AMAP) La première édition du Salon international de l’entrepreneuriat – AES se tiendra du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako, a annoncé, ce jeudi, le ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, au cours d’une conférence de presse en son département, a constaté l’AMAP. « Pour cette première édition, quelque 5 000 participants sont attendus sur les quatre jours, à raison de plus de 1 500 personnes par jour », a indiqué la ministre. Les participants viendront du Mali, qui abrite l’événement et d’autres pays invités. « Nous aurons aussi la participation de plusieurs Partenaires techniques et financiers, d’organisations consulaires et professionnelles du secteur privé, de pays membres de l’AES, de chercheurs, d’universitaires et d’étudiants », a-t-elle ajouté. « La création de la Confédération de l’AES est intervenue dans un contexte de crises multiples, notamment sécuritaires, avec comme ambition de relever un certain nombre de défis en toute souveraineté et en comptant d’abord sur nos propres forces », a dit Mme le ministre qui avait à ses côtés le président de la Maison de la presse, Bandjougou Danté. « Les conséquences de ces crises affectent plusieurs secteurs dont celui de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat », a ajouté Mme la ministre en charge de l’Entrepreneuriat. Selon elle, « en organisant ce grand Salon de l’intégration axé sur le curseur de l’entrepreneuriat, le gouvernement du Mali, à travers le département de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, entend contribuer à l’atteinte de quatre objectifs majeurs qui touchent à tous les secteurs ». Il s’agit « de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’espace confédéral, offrir une plateforme régionale de valorisation de l’entrepreneuriat, notamment celui des jeunes et des femmes, mobiliser les partenaires techniques et les investissements privés autour de projets futurs, contribuer à la création d’emplois durables et de richesse. » Les participants échangeront sur le thème principal : « L’entrepreneuriat : facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération de l’AES », à travers plusieurs activités spécifiques. Il s’agit donc, selon elle, de conférences de haut niveau animées par des ministres du Burkina Faso, du Niger et du Mali, des experts du développement, de l’intégration et de l’entrepreneuriat, des panels sur l’entrepreneuriat, la problématique du financement, l’écosystème entrepreneurial dans les pays de l’AES, les obstacles au développement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que le partenariat public-privé. Le ministre en charge de l’Entrepreneuriat a ajouté qu’il y aura, également,« des expositions d’initiatives entrepreneuriales animées par des champions du secteur privé et des patrons d’entreprise des pays de l’AES et d’autres invités, notamment le Maroc, le Sénégal, le Togo ». Autres temps forts de ce Salon, a indiqué Oumou Sall Seck, ce sont « des ateliers thématiques qui permettront à chaque délégation invitée de partager ses expériences réussies en termes d’accompagnement à la création d’emplois, de grandes compétitions de plans d’affaires pour les jeunes et les femmes entrepreneures afin de découvrir les meilleures idées commerciales ». Il y aura « n programme de formation, spécialement dédié à la sensibilisation à l’entrepreneuriat, et des animations culturelles pour renforcer le brassage et l’intégration, surtout, dans le contexte de l’année de la Culture décrétée par les autorités du Mali, a précisé la cheffe du département en charge de l’Entrepreneuriat/ MMD/MD (AMAP)

Agriculture : La Charte nationale des banques de gènes et de semences communautaires au Mali soumise à adoption

Bamako, 6 nov (AMAP) Les responsables du Projet « portefeuilles variétaux pour la résilience des communautés du Sahel (PV-RCS) ont organisé, jeudi, au Centre de recherche agronomique de Sotuba, l’atelier de validation de la Charte des banques de gènes et de semences communautaires au Mali afin d’harmoniser les pratiques de gestion et de valorisation des ressources phytogénétiques locales. La coordinatrice du projet, Dr Safiatou Sangaré, a expliqué que le PV-RCS vise à proposer des solutions durables d’amélioration des systèmes de culture et des systèmes semenciers « afin de contribuer à la sécurité alimentaire dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). » « Ces trois pays, fortement touchés par les effets néfastes des changements climatiques, voient leurs systèmes agricoles, pilier de leur économie, affectés par la variabilité climatique, la dégradation des terres et la perte de biodiversité », a-t-elle dit, Selon elle, « dans ces contextes, les systèmes semenciers formels ne prennent que marginalement en compte les variétés locales qui représentent, pourtant, plus de 80% des semences utilisées par les agriculteurs ». « Ces variétés locales recèlent une diversité génétique précieuse et une forte résilience face aux conditions agro-climatiques difficiles », a fait savoir Dr Safiatou Sangaré. « Le projet PV-RCS adopte une démarche participative et holistique fondée sur l’étude et la caractérisation de la diversité du germoplasme local, la collecte des écotypes des espèces cibles, la sélection variétale participative, la production et la conservation de semences communautaires. » « Mais, aussi, la valorisation des savoirs paysans y compris ceux des femmes dans la gestion et la conservation des ressources phytogénétiques », a souligné la coordinatrice. Avant d’ajouter que l’un des résultats attendus du projet est la mise en place et la pérennisation des banques de gènes communautaires, « instruments clés pour la conservation in situ des ressources génétiques locales. » « Cet atelier marque une étape décisive dans notre engagement collectif pour la préservation durable des ressources génétiques, essentielles à la sécurité alimentaire et au développement agricole de notre Région », a expliqué Mme Traoré Fatoumata Coulibaly, conseiller technique chargée du genre au ministère de l’Agriculture. « Depuis plusieurs années, nos systèmes de production agricole sont confrontés à de profonds bouleversements dont la variabilité climatique, la dégradation des terres, et la perte progressive de biodiversité fragilisant la base même de notre sécurité alimentaire », a-t-elle alerté. Selon elle, « pour y remédier, les banques de gènes constituent la mémoire biologique de nos terroirs et offrent des solutions concrètes pour renforcer la résilience de nos systèmes agricoles ». Mme Traoré a invité les participants « à examiner attentivement le contenu de ce projet de Charte, à y apporter des appréciations et recommandations afin que le document final soit consensuel, opérationnel et durable. » ST/MD (AMAP)  

Crise des hydrocarbures : Le Premier ministre salue l’engagement des chauffeurs routiers  

Bamako, le 6 nov (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, en rencontrant, ce jeudi 6 novembre à la Primature, les quatre centrales syndicales des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, sur la crise du carburant, a déclaré que « les chauffeurs font plus que leur travail », a appris l’AMAP. Le Premier ministre Maïga, en compagnie de quatre ministres dont ceux en charge de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a salué et encouragé les chauffeurs et conducteurs routiers pour le travail abattu en cette période de crise du carburant. « Aucun chauffeur n’a choisi ce métier de conduire les camions sous les balles, dans des zones à risque où sévissent les terroristes…», a dit le Premier ministre, appréciant le patriotisme des conducteurs routiers dans la grande salle de conférences de la Primature pleine de chauffeurs dont  certains blessés lors de l’attaque de leur véhicule par des terroristes. Après une brève genèse de la crise que le Mali traverse, depuis plus de 10 ans, le général de division Abdoulaye Maïga a appelé ses compatriotes « à se donner la main pour relever le défi, surtout que la lutte contre le terrorisme n’est pas chose aisée. » Il a également dénoncé, ce qu’il a qualifié d « intoxication médiatique » ou du moins, de « lynchage médiatique » orchestré contre le Mali depuis le déclenchement de cette crise des hydrocarbures que le pays traverse. Tout en réaffirmant sa reconnaissance « aux braves chauffeurs et conducteurs routiers », le Premier ministre les a appelés « à respecter les consignes sécuritaires lors de l’escorte des convois. » Selon lui, les Forces armées maliennes (FAMa) ne ménageront pas leurs efforts « pour mieux sécuriser les chauffeurs et conducteurs routiers dans les missions de ravitaillement. » Le  Chef du gouvernement a adressé ses voeux de « prompt rétablissement aux blessés et (ses) condoléances à ceux qui ont perdu la vie. » Le secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (SYNACOR-Mali) a transmis le message de ses syndiqués : « Les chauffeurs disent que le Mali, c’est eux. Et eux sont le Mali », a déclaré Moussa Bagayako pour assurer de l’engagement des conducteurs à acheminer le carburant en cette période de crise. Pour sa part, le secrétaire général du Groupement des Syndicats des conducteurs routiers du Mali a soutenu qu’aucune difficulté n’est insurmontable. « Nous, les conducteurs routiers du Mali sont fiers d’être reçus par le Premier ministre…C’est une marque de reconnaissance qui nous va droit au cœur », s’est réjoui Dramane Koné. Le responsable du Syndicat des chauffeurs affilié à la Confédération des travailleurs du Mali (CDTM), Marafa Touré, a abordé dans ce sens, tout en appréciant les remerciements et l’appel du Chef du gouvernement. Quant à Souleymane Diallo, le secrétaire général du Syndicat affilié à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), il a appelé « à la retenue (ses) collègues qui se manifestent de façon négative sur les réseaux. » Enfin, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a promis à ses hôtes de « réagir dans une semaine, à travers les ministres des départements concernés », aux quelques revendications exprimes par les syndicalistes, lors de la rencontre. Parmi ces revendications, l’immatriculation des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). OD/MD (AMAP)

Le ministre malien des Affaires étrangères,Abdoulaye Diop, dénonce une pénurie « artificiellement créée » pour entrainer un soulèvement populaire

Bamako, 5 nov (AMAP) « C’est une situation qui est artificiellement créée pour justement obtenir un soulèvement de la population », a déclaré, mercredi, à Bamako le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. S’exprimant lors d’une rencontre avec le corps diplomatique, dans  la salle Me Alioune Blondin Bèye du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) à Koulouba, consacrée aux défis sécuritaires et à la pénurie de carburant, M. Diop a salué « la bravoure des Forces de défense et de sécurité maliennes, qui maintiennent une pression constante sur les groupes armés malgré des circonstances complexes. » Il a rendu hommage aux victimes maliennes et étrangères tombées pour la stabilité du Mali, tout en soulignant la mutualisation des efforts au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’ouverture à une collaboration avec les pays voisins. Le ministre a dénoncé une évolution des stratégies terroristes qui ciblent, désormais l’économie, les infrastructures civiles, les chantiers routiers et les convois d’approvisionnement pour créer un soulèvement populaire. « Ces terroristes ne sont pas seuls, souvent sponsorisés et coachés de l’extérieur », a-t-il déclaré, assurant que le Mali s’adaptera pour protéger sa souveraineté et sa liberté. M. Diop a expliqué que la pénurie de produits pétroliers, qualifiée de « temporaire et artificielle », résulte d’attaques ciblées sur les couloirs logistiques, visant à contrer les succès militaires. Il a loué la résilience et la dignité des populations maliennes et étrangères, qui ont refusé la panique malgré les difficultés. Sous l’impulsion du chef de l’État, le général Assimi Goïta, un comité interministériel présidé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga suit la crise au quotidien. « Des mesures fortes sont prises : réorganisation des couloirs sécurisés, ratissages actifs par les Forces armées maliennes (FAMa), et renforcement de la souveraineté énergétique via des réserves stratégiques. » « Le carburant arrive progressivement à Bamako et dans les régions. Les effets se font déjà sentir », a-t-il assuré, appelant à la patience « le temps d’absorber le déficit. » Abdoulaye Diop a en appelé au sens des responsabilités des missions diplomatiques dans leur communication, afin d’éviter d’aggraver la situation par des messages non coordonnés. Il a plaidé pour une coopération accrue, une transparence et une concertation, tout en réaffirmant la responsabilité de l’État malien pour la sécurité des étrangers. De son côté, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Anatolievitch Gromyko, doyen du corps diplomatique, a exprimé la gratitude des diplomates « pour ces informations de première main. » Il a salué les efforts du gouvernement pour stabiliser l’approvisionnement en carburant, rationaliser les ressources et réduire les dépendances extérieures. Convaincu que le Mali surmontera ces épreuves grâce « à la sagesse de sa direction et à la résilience de son peuple », M. Gromyko a loué le courage des FAMa face au terrorisme. Au nom du corps diplomatique, il s’est dit « prêt à renforcer le dialogue, les relations bilatérales et multilatérales, ainsi que les actions conjointes pour la paix, la sécurité et la prospérité du peuple malien. » À l’issue de la partie ouverte à la presse, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Antonio Guillen Hidalgo, a qualifié la rencontre de « très positive » pour sa transparence et sa volonté de coopération. « C’est une situation vraiment difficile […] qui affecte d’une façon inhumaine la population la plus faible », a-t-il regretté, saluant les décisions du gouvernement. Il a assuré que l’Espagne maintient tous ses services à 100 %, y compris pour les Maliens en Espagne, et partage l’essence disponible avec ses collaborateurs pour soutenir la population. L’ambassadrice du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon, a félicité le peuple et le gouvernement maliens pour leur résilience. « Cette situation va passer Inch’Allah », a-t-elle dit, réaffirmant la solidarité des pays de l’AES et le destin commun des trois nations. OS/MD (AMAP)

Ex-travailleurs partants volontaires à la retraite :  Signature d’un accord sur le payement de plus de 9 milliards de Fcfa de droits et d’indemnités 

Bamako, 5 nov (AMAP) Le gouvernement, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et la Coordination des anciens travailleurs partants à la retraite ont signé, mardi, 04 novembre 2025, à Bamako, un protocole d’accord autorisant le paiement de plus de 9 milliards de francs CFA de droits et indemnités aux anciens travailleurs partants volontaires à la retraite. C’est un montant servira à indemniser les anciens fonctionnaires qui ont adhéré à un programme de départ volontaire à la retraite, dans le cadre du Programme d’ajustement structurel (PAS) auquel le Mali a souscrit, entre 1987 et 1993. Deux ans de dialogue et de négociation ont été nécessaires pour sceller cet accord qui va remettre dans leurs droits ces partants volontaires à la retraite, victimes du PAS. L’officialisation de l’accord dans la salle de conférence du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, (MTFPDS), a été présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alouseni Sanou, en présence du Secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé, et des représentants de la Coordination des associations des partants volontaires, victimes du Programme d’ajustement structurel (PAS). Dans une volonté d’améliorer le climat social, le gouvernement avait déjà collaboré avec l’UNTM et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM, aboutissant à un procès-verbal de conciliation le 5 février 2021. Une commission conjointe avait, ensuite, été mise en place pour étudier et traiter les revendications des partants volontaires. Ce dossier vieux de 30 ans, « résulte de la gestion du Programme d’ajustement structurel que notre pays a connu entre 1987 et 1993 », a rappelé le ministre en charge de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly. « Au niveau du point trois de ce procès-verbal, l’UNTM et le gouvernement ont convenu de la mise en place d’une commission afin de traiter ce dossier. Cette commission mise en place par mon département, sur instruction des autorités de la Transition, était composée par des membres du gouvernement et de l’UNTM », a encore rappelé M.  Coulibaly. « Après plus de deux ans de travaux, a-t-il dit, la commission a déposé son rapport consacrant ainsi la fin du traitement du dossier en trois point, qui sont le traitement social du volet réinsertion, le remboursement de la part patronale des 8% et le maintien du droit à pension de 61 agents ayant conclu 15 ans de cotisation et qui ont demandé et obtenu le remboursement de leur cotisation », a expliqué le ministre Coulibaly. Selon lui, « dans ce protocole d’accord, le gouvernement et l’UNTM ont convenu des moratoires de paiement sur trois ans qui sera fait sur les comptes individuels de chaque partant », a précisé le ministre. « C’est avec une profonde émotion et un sentiment d’accomplissement que je m’exprime à cette occasion solennelle, marquant la conclusion d’un long processus de concertation et de dialogue entre le gouvernement et UNTM », s’est réjoui le Secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé. Il a souligné que « parmi les points majeurs de doléances syndicales, figurait la question douloureuse du paiement des avantages des partants volontaires à la retraite », a précisé M. Katilé. « Ces travailleurs, qui ont accepté de quitter volontairement la Fonction publique dans un contexte économique difficile, portaient depuis plus de 30 ans le poids d’une injustice administrative et humaine », a-t-il fait savoir. « Aujourd’hui, par la signature de cet accord, nous posons un acte de réparation moral et social, de justice à l’endroit de ces anciens travailleurs qui ont contribué par leur sueur et leur loyauté à la construction du Mali », a indiqué le secrétaire général de l’UNTM. ST/MD (AMAP)    

Inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali à N’Galana, Bougouni sud : Les jalons d’un partenariat entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni.

Par Baba Harber TOURE Bougouni, 4 nov (AMAP) Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), un investissement de trente-cinq millions de dollars américains, inauguré lundi 3 novembre 2025, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, sont la deuxième mine de lithium du Mali, mise en exploitation par LMLB SA dans cette région, dans le Sud du Mali, Les autorités maliennes veulent réaliser une vision cohérente qui se traduit par un développement harmonieux du pays dans lequel « le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. »  C’est en ce sens que le projet des Mines de Lithium de Bougouni SA, dans lequel Bamako détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique de notre pays dans le cercle fermé des pays producteurs de lithium, indéniablement une substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transition écologique. En effet, en combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux et ce nombre atteindra 800 au démarrage de la seconde phase. Les Mines de Lithium de Bougouni, c’est un montant total d’environ 24 031 063 987 de Francs CFA d’achat de biens et de services auprès d’entreprises nationales. Pendant la durée de la mine, ce montant pourra être atteindre plus de 100 milliards de Fcfa dont déjà 317 millions d’investissement dans les actions de développement communautaire. LES MINES DE L’ESPOIR – « Le secteur minier est appelé à jouer le rôle de pilier de notre souveraineté économique, conformément à la vision « Mali kura taasira ka ben san 2063 ma », a déclaré le ministre des Mines, Pr Amadou Keita. « Ce peuple a tracé la voie pour une gestion rigoureuse du secteur minier, une meilleure redistribution de ses revenus et une transparence à toute épreuve dans le processus d’attribution et de contrôle des titres miniers », a fait remarquer M. Keita Après les mots de bienvenue du maire de la commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, et des légitimités traditionnelles, le ministre des Mines a mis l’accent sur l’aspect partenarial. « La structure partenariale de ce projet est un modèle d’exploitation en co-entreprise qui commence à porter ses fruits dans notre pays. Kodals Minerals UK, détenue par l’entreprise chinoise Xinmao Investment et Kodal Minerals Plc du Royaume-Uni, opérera la mine, en respectant les principes et règles édictés par l’administration minière », a expliqué le Pr Amadou Keita. Il a exprimé ses remerciements au président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK et Directeur général de Hainan Mining, Teng David LEI,  qui a réaffirmé « la communauté de vision entre le Mali, la Chine et le Royaume Uni autour de ce projet conçu comme une contribution active à la croissance économique du Mali. » « Je voudrais le rassurer sur le fait que, pour notre part, l’émergence d’une industrie du lithium compétitive et durable, avec l’apport de LMLB SA est une motivation de tous les instants de notre administration ». Place fut ensuite donnée à la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique de taille et la visite des installations par le chef de l’état qui avait à ses côtés le président du CNT (Conseil national de transition), Diaw, plusieurs membres du gouvernement et le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Le chef de l’état a, ensuite, tenu une rencontre avec les communautés. Ce fut une occasion pour lui de s’exprimer à cœur ouvert sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise d’hydrocarbure et la sauvegarde de notre souveraineté. Dans son intervention avant celle du chef de l’Etat, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, a félicité le corps préfectoral régional (conseillers du gouverneur, préfets et sous-préfets), les acteurs des 52 communes de la Région, les légitimités traditionnelles, la jeunesse, les femmes, « pour l’accueil réservé au chef de l’état et sa forte délégation. » Il a, ensuite, assuré le chef de l’Etat du « soutien total des populations de la Région de Bougouni dans l’atteinte des objectifs de sa mission régalienne », tout en dressant le bilan de ses deux ans d’activités de gouvernance à la tête de la région de Bougouni, depuis le 1er novembre 2023. Pour l’occasion, les populations venues des dix Cercles de la Région de Bougouni  (Sud) ont réservé un accueil des grands jours au chef de l’Etat, et aux autres hôtes de la région. Chants, danses traditionnelles et animations diverses avec la cantatrice de la musique malienne, fille du terroir, Nahawa Doumbia, expression du folklore du Bani mono tié ont occupé la scène dès les premières heures de cette journée. En moins d’un an, les populations d’ici ont eu honneur de recevoir trois fois le chef de l’Etat dans la Région de Bougouni. L’ouverture d’une mine s’accompagne de beaucoup d’espoirs pour les investisseurs, les travailleurs, les autorités locales, les communautés et naturellement pour les finances publiques. Ici, on a bon espoir que ces attentes ne sauront être comblées qu’avec une détermination commune de tous les instants de respecter le cadre juridique et de préserver les intérêts de toutes les parties. BHT/MD (AMAP)