Mali : Fin des files d’attente annoncée « dans les tout prochains jours » après signature d’un protocole État-pétroliers

Bamako, 20 nov (AMAP) « Si les conditions posées sont réunies – et elles le seront –, je vous assure qu’il n’y aura plus de files d’attente dans les stations-service du Mali d’ici une semaine », a affirmé, jeudi, Ibrahim Touré, secrétaire permanent du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), à la sortie de la sixième réunion du cadre de concertation État-secteur privé. De son côté, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a déclaré : « Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin définitivement à ces files d’attente ». « Grâce au protocole qui sera signé demain, le délai de passage des camions-citernes au Bureau pétrole de la Douane sera limité à 24 heures maximum », a annoncé le ministre Diallo. Ce protocole d’accord, qui sera paraphé vendredi à 10 heures entre le gouvernement, le GMPP et le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), vise à éliminer le principal blocage administratif à la fluidité de la distribution. Les deux parties dressent un constat commun encourageant :  depuis un mois, aucune attaque terroriste n’a visé les convois de camions-citernes et le volume de produits pétroliers entrant au Mali est désormais supérieur aux niveaux d’avant la crise (116 millions de litres en octobre contre 103 millions en septembre). Pour le ministre Commerce et de l’Industrie et les pétroliers, la persistance des queues « s’explique essentiellement par la panique des consommateurs qui stockent massivement les carburants. » Avec la signature officielle demain, autorités et opérateurs s’engagent conjointement à tourner la page de la crise de distribution des hydrocarbures dans les tout prochains jours. OS/MD (AMAP)

Salon international de l’entrepreneuriat-AES : Panel sur l’entrepreneuriat, levier d’intégration et de développement des pays de la Confédération

Bamako, 19 nov (AMAP) Le thème de l’« Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération » a fait l’objet du troisième panel du Salon international de l’entrepreneuriat – AES (SIE), mercredi 19 novembre, sur l’Esplanade du stade 26 Mars, a constaté l’AMAP. Le ministre malien de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, président du Comité de développement de la Confédération AES, a fait remarquer, lors de sa leçon inaugurale au SIE, que les trois Etats de la Confédération de l’AES conservent une position géographique et stratégique et d’énormes potentialités économiques ainsi que des ressources humaines et naturelles. Il a ajouté : « L’Alliance des États du Sahel (AES) occupe une superficie de plus de deux millions de km², avec une population d’environ 69 millions d’habitants. Cette population est composée plus de 60% de jeunes qui doivent protégés afin qu’ils puissent entreprendre. » Le thème du SIE qui porte « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et développement économique des pays de l’AES », « est d’une pertinence indiscutable », selon le ministre Sanou, « car la création de richesse, d’emplois, de revenus et l’innovation du développement social sont les résultats de l’intelligence créatrice des acteurs économiques et des entrepreneurs de la Confédération de l’AE ». Il a précisé que « la vision de nos chefs d’État, en créant l’AES, est d’assurer la souveraineté de nos États sur le plan sécuritaire, économique, alimentaire, énergétique, pharmaceutique et digital, pour faire profiter nos braves populations de nos énormes potentialités. » « Aujourd’hui, dans un monde de repositionnement, l’AES doit se renforcer avec des projets ambitieux. L’entrepreneuriat est au cœur de cette stratégie qui doit permettre de libérer l’esprit créatif et créer un cadre juridique, fiscal », a estimé, Alousséni Sanou. Selon lui, « les politiques relatives à la diversification économique et au développement des industries de transformation des matières ainsi qu’à la valorisation des ressources locales à travers le développement des chaînes de valeur, auront un sens plus impactant. » L’entrepreneuriat devient, ainsi, le moteur de notre industrialisation, de la transformation structurelle de nos économies avec comme secteur de base l’agro-business et les mines. « Le rôle de la Confédération et des Etats devient crucial en matière d’orientation, de surveillance, de contrôle et de création de cadre favorable à cette expansion de l’entrepreneuriat », a-t-il soutenu. Il a, également, fait le tour des réalisations de la Confédération AES, depuis sa création, tendant à améliorer le cadre de vie des entreprises et des populations, en matière de sécurité, d’infrastructures, d’harmonisation des politiques et de financement. Notamment dans plusieurs domaines comme l’agriculture, la justice, l’économie, l’éducation et la formation professionnelle. Après cette leçon inaugurale, des panélistes ont donné des éclaircissements sur la thématique et proposer des pistes de solutions « pour révolutionner le domaine de l’entrepreneuriat » dans l’espace confédéral. Modéré par le ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali, Alassane Moussa Diallo, ce troisième panel, a été animé par les ministres en charge de l’Entrepreneuriat du Mali, Mme Oumou Sall Seck, du Commerce et de l’Industrie du Niger, Abdoulaye Seydou, de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle du Burkina Faso, Boubacar Savadogo et Sa Majesté Royale Drolor Bosso Adamtey, Roi du peuple Shai du Ghana, membre du Conseil d’État du Ghana. Ouvrant le panel, Mme Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national et de la Formation professionnelle du Mali, a souligné que l’entrepreneuriat constitue l’une des missions phares du ministère de l’Emploi. Elle a insisté sur « le lien indissociable entre entrepreneuriat et formation professionnelle », citant en exemple l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) comme structures d’appui aux jeunes diplômés. Son ambition est claire : faire sortir l’économie malienne de l’informel pour la structurer dans le formel. Elle a évoqué les enjeux majeurs auxquels font face les entrepreneurs, notamment les difficultés de commercialisation, l’accès limité aux marchés et la nécessité de promouvoir le contenu local. Mme la ministre a, également, annoncé la réhabilitation de sept Centres de formation professionnelle au Mali, et salué la signature d’un protocole d’accord dans le cadre de l’intégration régionale AES. Pour elle, l’entrepreneuriat est un véritable vecteur d’intégration et d’emplois. Ce salon doit permettre, selon elle, de « définir ensemble une feuille de route commune. »= Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie du Niger, a mis en avant l’originalité de l’AES qu’il qualifie d’« instrument du peuple », contrairement à d’autres organisations. Il a salué l’engagement des leaders de l’AES pour la souveraineté des États membres, notamment sur les plans économique et éducatif. À travers la devise de l’AES, l’entrepreneuriat prend tout son sens. Il a plaidé pour une réforme du système éducatif afin d’enseigner l’esprit entrepreneurial dès les classes primaires. « Il faut apprendre aux jeunes à innover », a-t-il affirmé, en insistant sur les principes d’unité, de solidarité et de complémentarité. Il a appelé à la mutualisation des politiques publiques pour relever les défis communs. Le ministre burkinabè, Boubacar Savadogo, a identifié trois éléments clés pour assurer le rayonnement de l’entrepreneuriat dans l’espace AES. « Je pense que nos entrepreneurs doivent être performants dans chaque pays, conquérir des marchés internationaux et reussir l’implication de la jeunesse dans les grands chantiers nationaux. » Il a évoqué des projets structurants comme la construction de la voie ferroviaire entre le Burkina Faso et le Mali, ainsi que l’implantation d’une usine de fabrication de tenues pour les agents de l’État. Il a, également, souligné le déséquilibre dans le système éducatif : seulement 5% des enseignants sont dans le secteur technique et professionnel, contre 75 % dans l’enseignement général. Pour propulser l’entrepreneuriat, il a appelé « à la création de financements communautaires et à un changement de mentalité chez les jeunes. » Il a conclu en plaidant pour une Confédération des institutions de formation. Quant à Sa Majesté Royale, Drolor Bosso Adamtey, Roi du peuple Shai du Ghana, dans une intervention empreinte de sagesse, il a salué l’intérêt croissant des jeunes pour l’entrepreneuriat. Il a affirmé que l’avenir de l’Afrique doit se construire sur le continent, et

Salon international de l’entrepreneuriat – AES : Premier panel sur les obstacles à l’entrepreneuriat

Bamako, 19 nov (AMAP) Le premier panel du Salon international de l’entrepreneuriat – AES a porté sur la thématique : « Aperçu de l’écosystème entrepreneurial dans les pays de la confédération AES », a constaté l’AMAP. Ce panel a aussi abordé la question d’un meilleur renforcement par la prise en charge des aspects non financiers : formation, qualification, renforcement des capacités et des compétences, expertise et appropriation des processus, choix des équipements et des outils technologiques, services après-vente, maintenance. » Au cours de leur intervention, les panélistes ont proposé, pour la réussite dans l’entrepreneuriat, une formation adaptée, un soutien technique et financier des jeunes et une maintenance. Selon ces spécialistes du domaine, le problème de l’entrepreneuriat dans l’espace confédéral AES n’est pas lié au problème financier, mais plutôt à une mentalité. « Aucun pays ne peut se développer sans valoriser l’entrepreneuriat. Ce n’est pas seulement lié au problème de financement, mais il faut une compétence qualifiée pour gérer l’entreprise », a estimé Modibo Kadjoké, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il a expliqué que l’entrepreneuriat est un enjeu vital. « Je pense que ce n’est pas une nécessité économique mais un manque de stratégie. C’est le seul moteur pour générer une croissance » « Il réduit la pauvreté et renforce la cohésion sociale. Des innovations viennent généralement des entrepreneurs à l’endroit de l’État. L’entrepreneuriat est un instrument de souveraineté, un outil de reconstruction post-conflit », a ajouté M. Kadjoké Pour Mme Kadidiatou Tao, cheffe d’entreprise dans le secteur du génie électrique au Burkina Faso, être entrepreneur est une lutte perpétuelle. « Cette question d’entrepreneuriat, je vais l’aborder sous l’aspect de la jeunesse. C’est une attitude qu’on saisit pour créer de la richesse, pour transformer une situation. C’est également vaincre tous les problèmes rencontrés et laisser un héritage après ta mort », avance-t-elle. « Lorsqu’on parle d’entrepreneuriat, les gens pensent directement à l’argent, alors qu’il faut prioriser la vision, l’opportunité et l’esprit de créativité. Les obstacles sont au niveau individuel à cause de notre mauvaise perception de l’entrepreneuriat. Pour évoluer dans le domaine de l’entrepreneuriat, il faut de la patience et de l’audace », ajoute l’entrepreneure burkinabè. Oudou Bengaly, Directeur général d’Agri-Vision Sahel, Mali, dans son exposé, a souligné que « l’agriculture est un secteur pourvoyeur d’emplois. Aujourd’hui, dans l’espace de l’AES, 80 % des personnes exercent des métiers qui ont des liens avec l’agriculture. Il faut des formations adaptées dès l’apprentissage. Sans la capacité de gestion financière, une entreprise ne peut pas avancer ». Il a invité les jeunes entrepreneurs à se lancer davantage dans le domaine de l’agriculture afin de minimiser l’insécurité alimentaire. Selon lui, c’est l’agro-business qui peut réduire le chômage. « Avoir une entreprise n’est plus une actualité mais comment apporter des innovations ? », s’interroge Mamadou Sidibé, Président de Mali Start-up. Selon cet ingénieur en informatique, à l’ère d numérique, il faut des formations adaptées. Les entreprises doivent être digitalisées avec des innovations. Pour la réussite des jeunes entrepreneurs, il faut un soutien constant. « Nous devons valoriser le consommer local. » Des participants, notamment des étudiants et jeunes entrepreneurs, ont déploré le manque de soutien technique et financier de la part des autorités de la Confédération de l’AES, afin de concrétiser leur idée. MMD/MD (AMAP)

Région de Kayes : Huit camions interceptés à Kéniéba pour livraison illégale d’hydrocarbures

Kayes, 18 nov (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Kayes (Ouest) a intercepté, du 15 au 16 novembre 2025, dans la ville de Kéniéba au moins huit camions citernes de gas-oil détournées au profit des ressortissants étrangers. Le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, et son équipe ont déjoué cette tentative de détournement de carburant destiné à des stations-service du Cercle de Kéniéba, dans la partie australe de la 1ère région administrative du Mali. Les camions citernes se dirigeraient vers les sites d’orpaillage où opèrent des étrangers. « Il ne s’agit pas d’interdire la vente des produits pétroliers aux sociétés formellement installées. Mais, les entreprises qui évoluent dans l’informel doivent se conformer aux dispositions légales en la matière. Le souci est de satisfaire la population d’abord », a précisé Robo Bayo. Selon lui, certaines bennes ont été transformées en citernes, souvent d’une capacité de 35 000 litres, pour l’acheminement des hydrocarbures vers les zones d’accès difficile. Dans le cadre du suivi de l’approvisionnement du marché en hydrocarbures, la direction régionale a, d’après M. Bayo, reçu des recommandations de sa hiérarchie pour le suivi des prix, de la disponibilité du stock et le respect des formalités administratives par rapport aux citernes qui transportent des hydrocarbures. « Nous avons mis en place des brigades à Kéniéba et à Kayes pour mener des missions sur le terrain. Ces missions ont constaté que des transporteurs livrent du carburant à des personnes étrangères dans le Cercle de Kéniéba », a souligné le DRCCC. « Le propriétaire de la station n’était même pas au courant de cette transaction commerciale », explique Robo Bayo. Quand l’opérateur économique a eu vent de la nouvelle, il a aussitôt ordonné aux autres citernes d’approvisionner la station-service. Des actes de cette nature alimente la spéculation sur les prix, voire créer une rupture de stock, dans cette partie ouest du Mali. Comme c’est le cas dans le Cercle de Kéniéba où le le gas-oil est cher. Alors que cette zone accueille les plus grandes mines d’or du pays. BMS/MD (AMAP)

Salon international de l’entrepreneuriat-AES : La 1ère édition a commencé mardi à Bamako

Bamako, 18 nov (AMAP) La 1er édition du Salon de l’entrepreneuriat a débuté, ce mardi, au stade du 26 Mars de Bamako, sous la présidence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, sur le thème : « Entrepreneuriat : Facteur d’intégration et de développement économique des pays de la confédération AES ». a constaté l’AMAP. Cette première édition dont l’objectif est de « promouvoir l’entrepreneuriat comme levier de développement et d’intégration économique au sein de l’AES se distingue par la mobilisation exceptionnelle de jeunes entrepreneurs venus de toutes les Régions du Mali, de porteurs de projets innovants et ambitieux et d’un secteur privé national engagé dans une dynamique de croissance et d’investissement », a déclaré le ministre en charge de l’entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck. Elle a ajouté : « Le Mali accueille aujourd’hui avec honneur, d’importantes délégations d’experts, d’entrepreneurs, d’investisseurs et d’opérateurs économiques conduites par mes homologues du Burkina Faso et du Niger, venues participer activement aux travaux, témoignant de la vitalité, de la solidarité et de la cohésion qui animent l’espace AES. » La ministre a rappelé que « notre tissu entrepreneurial fait face à plusieurs défis ». Notamment « l’accès au financement, les contraintes énergétiques, la pression de la concurrence extérieure déjà largement défavorable au regard du statut d’hinterland des Etats de l’AES. » « Ce Salon contribuera, sans nul doute à cette ambition en offrant des formations spécialisées, des panels de haut niveau, des concours d’idées innovantes, des rencontres B2B et un espace dédié au contenu local, pierre angulaire de l’émergence des entreprises nationales », a fait savoir la ministre de l’Entrepreneuriat. « Le Salon international de l’entrepreneuriat AES s’inscrit dans ce cadre et constitue une initiative stratégique au service de la souveraineté économique, de la coopération régionale et du développement inclusif », a souligné le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Ce rendez-vous a pour objectifs, selon le chef du gouvernement malien, « de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’espace confédéral, d’offrir une plateforme régionale de valorisation de l’initiative privée, de mobiliser les partenaires techniques et les investissements privés autour de projets structurants, de contribuer à la création d’emplois durables et de richesses. » Les quatre jours du Salon seront une opportunité de faire le diagnostic de la création et du développement des entreprises, de renforcer les capacités des jeunes et des femmes en entrepreneuriat et de proposer des mesures palliatives adaptées à notre contexte en privilégiant l’innovation et le réseautage. Des panels seront organisés sur des thématiques majeures en lien avec la promotion de l’entrepreneuriat national. Ils permettront d’animer des discussions et des échanges d’idées entre les parties prenantes sur les thématiques retenues pour en tirer des enseignements et des recommandations. Étaient présent à la cérémonie d’ouverture, Sa Majesté Royale, Drolor Bosso Adamtey, Roi du peuple Shai du Ghana, les ministres en charge de l’entrepreneuriat du Burkina Faso et du Niger,  le président du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’Armée, Malick Diaw, des membres du gouvernement, des acteurs institutionnels et des entrepreneurs. MMD/MD (AMAP)

Le PCA d’Orange Mali chez le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga reçoit 

Bamako, 18 nov (AMAP) Le Président du conseil d’administration (PCA) d’Orange Mali, Brelotte Bâ, qui a pris fonction en août 2025, a rendu une visite de courtoisie, lundi, au Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, ce lundi 17 novembre 2025, afin de recueillir ses conseils et orientations, rapportent les services de communication de la Primature. M. Bâ, qui était accompagné de la Direction d’Orange Mali, a remercié les autorités de la Transition pour leur appui à l‘entreprise dans le cadre de sa mission d’opérateur de télécommunications, notamment pour le soutien apporté à la facilité de son déploiement et à sa sécurisation. Le PCA s’est réjoui du travail de son équipe-pays « pour la bonne mise en œuvre de la politique de responsabilité sociale au Mali, notamment à travers l’accompagnement et le mécénat. » Il a présenté au Chef du gouvernement le projet du nouveau siège d’Orange, un investissement de 30 milliards de Fcfa. Pour conclure, le PCA d’Orange a réitéré son engagement auprès des autorités de la Transition et sa volonté de continuer à servir ses clients. Le Premier ministre a accueilli favorablement cette visite, « remplie de symboles. » Il a félicité l’équipe-pays d’Orange pour sa disponibilité et a félicité le PCA pour le projet de siège qui, a-t-il ajouté, « offrira un meilleur cadre de travail aux compatriotes employés chez Orange. » OS/MD (AMAP)

Approvisionnement en hydrocarbures : La Région de Kayes est toujours à l’abri de la pénurie

Kayes, 16 nov (AMAP) L’approvisionnement des populations de la Région de Kayes en carburant (essence et gas-oil) est normal, en dépit de certaines difficultés d’ordre technique, a constaté l’équipe de reportage de l’AMAP. Dans la journée du 8 novembre 2025, à l’approche d’une grande station située au cœur de la Cité des rails, d’un signe de main, le pompiste nous a signalé qu’il n’y avait pas d’essence. D’après des clients rencontrés à cette station, il s’agissait d’une rupture temporaire. « Ce genre de situation arrive souvent, même en temps normal. En cas de rupture de stock, les pompistes demandent à leurs clients d’attendre quelques heures ou réorientent ceux qui sont pressés vers d’autres stations », disent certains conducteurs d’engins. Au même moment, beaucoup de stations et de points de vente continuaient à vendre du carburant, Contrairement à Bamako, il n’y a pas de grands attroupements, à plus forte raison, de file indienne aux stations-service et autres points de vente de Kayes. Souvent, dix clients peuvent se retrouver à un même point de vente et sont vite servis sans bousculade. Généralement, ce sont les conducteurs de motos ou de tricycles (katakatani) et moto-taxis qui forment le rang aux stations-services aux grands carrefours de la ville. En d’autres endroits, les pompistes attendent désespérément les clients. Qui viennent au compte-goutte. Des scènes aux antipodes des rumeurs d’éventuelle pénurie d’essence dans la cCté des rails. Surtout que des transporteurs refusent de servir certaines stations pour non-paiement d’arriérés. Cependant, la situation est moins reluisante dans les zones à risques, comme les Cercles de Yélimané et d’Oussoubidiagna, à cause de l’insécurité et de la gestion des autorisations pour l’acheminement des hydrocarbures et l’approvisionnement des stations-service et points de vente. Les autorités, appuyées par les Forces de défense et de sécurité, veillent au respect des procédures et des consignes afin que les marchandises puissent arriver dans cette partie Ouest du Mali. Des agents de sécurité ont récemment arrêté sur la route du Cercle d’Aourou (Nord de Kayes) un véhicule qui transportait un stock de carburant destiné à Sadiola (Sud de Kayes). Hormis ces problèmes, la situation demeure moins alarmante dans la Région de Kayes où des quantités suffisantes d’essence et de gas-oil. D’après le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. A la date du 13 novembre 2025, le prix moyen du litre d’essence était de 774,46 Fcfa et celui du gas-oil de 724,64 Fcfa. Dans capitale régionale, Kayes, le litre d’essence coûte moins (770,16 Fcfa) tandis que dans les Cercles de Kéniéba, Bafoulabé, Yélimané, Ambidédi, Sadiola, Diamou, Ségala et autres stations/points de vente, le litre est vendu au prix plafond (775 Fcfa). Le gas-oil est entre 721,72 Fcfa à Kayes et 725 Fcfa pour les autres localités. Dans la région, le stock d’essence est estimé à 1 622 066 litres contre 1 227 168 litres (précédents statistiques) soit une hausse de 394 898 (32,17%). La quantité de gas-oil est évaluée à 900 742 litres contre 539 623 litres (situation antérieure) soit une hausse de 361 119 litres de plus par rapport à la situation précédente et une augmentation de 66,92%. Les autorités impliquées dans la gestion des hydrocarbures sont en train de prendre des dispositions pour approvisionner l’ensemble des Cercles de la région et pour faire respecter les prix. Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a, lors de la réunion hebdomadaire du Comité de gestion de crises et catastrophes sur l’approvisionnement de la région en hydrocarbures, tenue le 14 novembre 2025, au gouvernorat, a appelé les populations à faire preuve de vigilance. « C’est vrai qu’il y a des difficultés. Il faut que les conducteurs de citernes acceptent de collaborer avec d’autres stations-service. Nous sommes dans une situation particulière marquée par la crise sécuritaire », a-t-il dit. Il y a aussi les cas de certaines aires de stationnement et certaines compagnies qui profitent de la situation pour remplir d’important nombre de bidons destinés à d’autres fins. BMS/MD (AMAP)  

Tominian : Pénurie de carburant, difficultés d’accès à l’eau et au téléphone

Par Sadraac TIÉNOU Tominian, 14 nov (AMAP) A Tominian, les populations traversent depuis plusieurs semaines une situation difficile marquée par une pénurie de carburant et une dégradation notable des conditions d’accès à l’eau potable, dans la ville où les crises se multiplient, perturbent le quotidien des ménages et paralysent plusieurs secteurs d’activités. Le carburant se fait rare dans la localité et ses environs. Aux points de vente informels, le litre d’essence est cédé à 3 000 Fcfa, inabordable pour la majorité des ménages. La seule station-service de Tominian, fermée depuis longtemps, n’assure plus un approvisionnement régulier. Face à cette situation, de nombreux véhicules et motos restent garés, faute de carburant. Les habitants, pour se déplacer, n’ont souvent d’autre choix que de marcher de longues distances pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. À cette pénurie de carburant, s’ajoute une autre préoccupation majeure : l’accès difficile à l’eau potable. Le service de fourniture de l’eau par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) est devenu rare, alternant des coupures prolongées et une disponibilité très limitée dans plusieurs quartiers. Ces dernières semaines, les populations se sont tournées alors vers les pompes à motricité humaine implantées dans les écoles. Mais la forte fréquence de pompage rend l’eau tirée de plus en plus troub le. Certains puits traditionnels donnent également une eau d’une qualité similaire, suscitant des inquiétudes. Malgré ces difficultés, la population de Tominian prend son mal en patience, espérant un rétablissement rapide de l’approvisionnement en carburant et un retour à une fourniture régulière de l’eau par la SOMAGEP. Energie du Mali (EDM), le fournisseur public d’électricité ne fonctionne pas depuis plus d’un mois, le signal des réseaux de téléphonies mobile se font rares Contre cette situation, à laquelle font face commerçants, transporteurs, ménagères, élèves, agriculteurs, agents d’ONG, de nombreuses personnes ont donné de la voix mais, sans suite. Les habitants continuent de faire face avec courage à la crise qui pèse lourdement sur leur quotidien. ST/MD (AMAP)

Soulagement à Ségou : « Essenci nana, essenci nana » : le carburant est arrivé

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 10 nov (AMAP) La ville de Ségou (Centre) a réceptionné 17 camions citernes d’hydrocarbures arrivés ce lundi aux environs de 11h35 mn dans la Région dont le gouverneur, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, à la tête d’une forte délégation a accueilli le convoi au poste de contrôle. C’est par une chaleureuse poignée de main et d’expression de reconnaissance que le chef de l’exécutif de la région a salué les chauffeurs des camons citernes, leur témoignant son estime pour leur sens du devoir et leur engagement patriotique. « Le voyage s’est très bien passé, sans la moindre anicroche grâce à nos FAMa. Nous les remercions et nous rendons grâce à Dieu » a confié B.G, l’un des transporteurs. « Essenci nana, essenci nana », « le carburant est arrivé ». C’est sous des acclamations, dans la liesse que des populations de Ségou ont réservé un accueil particulièrement chaleureux aus citernes du soulagement. Au même moment des vendeuses installées aux abords du poste entonnaient des chants et exécutaient des pas de danses de réjouissance. « Nous manquons de mots pour manifester la joie que nous ressentons actuellement. Merci à nos autorités, merci à nos Ftorces de défense et de sécurité, merci à nos chauffeurs » a indiqué l’une d’elles. C’est dans cette ambiance que le convoi a mis le cap sur la direction régionale de la douane où les camion citernes ont été acheminées. La ville de Ségou peut désormais souffler après plusieurs semaines de pénurie. Se réjouissant, le gouverneur a adressé ses « vifs remerciements aux chauffeurs pour leur engagement patriotique. » Il a salué l’engagement constant des FAMa dont « l’escorte a permis le bon déroulement du transport ainsi que la résilience et la patience exemplaire de la population qui a fait preuve de patriotisme de civisme. » Si cette étape marque un tournoi très important dans la stabilisation de la situation, le gouverneur, Soulaïmane Traoré a appelé « la population à continuer à faire preuve de responsabilité de solidarité et de discipline. » Il a mis en garde contre toute forme de spéculation, de détournement où de stockage illicite de carburant qui ne seront en aucun cas tolérés. Le gouverneur a assuré que « les efforts se poursuivront en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de garantir un approvisionnement régulier et durable de la Région. » Dans la foulée de cette arrivée, une réunion urgente de la Commission régionale ad-hoc chargée de la réglementation et de la distribution des hydrocarbures dans Région Ségou s’est tenue dans l’après-midi dans la salle de conférence du gouvernorat. Pendant que la ville vibrait encore au rythme de la joie et de l’espoir retrouvés. ADS/MD (AMAP)

Macina, au Centre du Mali, renoue avec le poisson

Par Demba GAKOU Macina, 8 nov (AMAP) La pêche occupe une place de choix dans l’économie de la commune de Macina (Centre) et mobilise beaucoup de personnes dont les Bozos kelingas et autres personnes venant d’ailleurs pour la circonstance. Ils sont des centaines à exercer cette activité et beaucoup se sont installés le long du fleuve Niger sur près de 2km, chacun avec sa pirogue munie de moteur. Fin octobre c’est la décrue et les pêcheurs s’en réjouissent, la pêche a commencé. En cette période, le long du fleuve est très animée. Des piroguiers s’en vont à la pêche, d’autres en reviennent, Des femmes, des enfants ramassent le poisson de différentes variétés dont les sardinelles, les carpes, les silures… Ces pêcheurs, qu’ils soient Bozos kelingas ou autres, pour la plupart, ont appris le métier de père en fils, « dans la famille », comme l’explique Adama Keita. Il est né « dans la pêche », celle de son époque « est différente » de celle d’aujourd‘hui. TEMPS ANCIEN, TEMPS PRESENT – « Autrefois, les pêcheurs se contentaient d’une petite pirogue munie de perche et de pagaie pour pêcher. Les outils de pêche ne coûtaient pas aussi chers. Il n’y avait pas de surpeuplement de pêcheurs », se remémore-t-il. « Après deux ou trois mois ici, on pouvait aller dans le Massina profond pour y passer trois à quatre mois. Là, profitant du séjour, on avait l’opportunité d’amasser une importante réserve de poissons que l’on pouvait conserver et qui était destinée à la commercialisation », se souvient notre interlocuteur, un brin nostalgique. Aujourd’hui ce temps est révolu, « la pêche se fait sur de grandes pirogues poussées de puissants moteurs. Le matériel de pêche coûte les yeux de la tête. Ne parlons pas du carburant, aujourd’hui introuvable ». « A cause de l’insécurité, on ne peut plus rejoindre les coins reculés. Les Bozos traversent des moments difficiles. Ils ne sont pas prêts à dire combien ils gagnent exactement par jour., se contentant de lâcher : « Les prises varient et dépendent de beaucoup de facteurs. » DIVISION DU TRAVAIL – La conservation pour la commercialisation est, aussi, l’affaire des pêcheurs qui utilisent les techniques du séchage, du fumage, du brûlis et de congélation avec une unité de production de barres de glace installée sur place. Point de magasins de stockage. Juste un hangar moderne. La commercialisation passe par les mareyeurs venus de Ségou, Bamako où d’ailleurs. La pêche est autorisée à tout détenteur de permis de pêche délivré par le chef service local de la pêche. Le permis, s’il est de catégorie A, concerne les grands filets de barrage et coûte 15 000 Fcfa, La catégorie B concerne les éperviers, les filets maillants dérivant et dormants. La catégorie C, les nasses appâtées et les filets à deux mains 3 000f Fcfa. Quant à la catégorie D, ce sont les permis sportifs pour ceux qui pêchent à la ligne pour 1 500 Fcfa. Tout contrevenant s’exposerait à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. PERCEE DE LA PISCICULTURE – Avec la rareté du poisson, consécutive au changement climatique, les services techniques en charge de la pêche, en partenariat avec le Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT), ont initié la pisciculture qui consiste à élever les poissons dans un espace contrôlé. Pour sa réussite dans les étangs et les cages flottantes, d’après un praticien, « il faut tenir compte de l’aliment poisson de qualité qui coûte cher, choisir les alevins de qualité à partir de la production artificielle surtout pour les clarias. » La pisciculture, depuis plus d’une décennie, a fait de grands pas dans la filière pêche, à Macina. La Coopérative des pisciculteurs de Macina dont le bureau est installé depuis 2007 est présidée par le vieux Kokè Haidara, La pisciculture, en dépit de ses exigences est plus rentable que la pêche traditionnelle, d’après un praticien De février à mars, la pêche collective appelée «Yaya » qui remonte loin dans l’histoire de la contrée occupe tous les pêcheurs, qu’ils soient de Macina où d’ailleurs. Elle peut durer un à deux mois et commence à Myon, village à l’ouest de Kolongotomo jusqu’à Komara, dernier village à l’est de Macina. Ces mares, regorgent de poissons en quantité et en qualité. Après la crue, la pêche se poursuit dans les retenues d’eau, les mares, les canaux d’irrigation de l’Office du Niger mais les prises sont faibles. A côté de la pêche certains pêcheurs font de la riziculture, d’autres de petits métiers, du commerce. DM/MD (AMAP)