Salon international de l’entrepreneuriat – AES : La première édition prévue du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako (Ministre)
Bamako, le 06 nov (AMAP) La première édition du Salon international de l’entrepreneuriat – AES se tiendra du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako, a annoncé, ce jeudi, le ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, au cours d’une conférence de presse en son département, a constaté l’AMAP. « Pour cette première édition, quelque 5 000 participants sont attendus sur les quatre jours, à raison de plus de 1 500 personnes par jour », a indiqué la ministre. Les participants viendront du Mali, qui abrite l’événement et d’autres pays invités. « Nous aurons aussi la participation de plusieurs Partenaires techniques et financiers, d’organisations consulaires et professionnelles du secteur privé, de pays membres de l’AES, de chercheurs, d’universitaires et d’étudiants », a-t-elle ajouté. « La création de la Confédération de l’AES est intervenue dans un contexte de crises multiples, notamment sécuritaires, avec comme ambition de relever un certain nombre de défis en toute souveraineté et en comptant d’abord sur nos propres forces », a dit Mme le ministre qui avait à ses côtés le président de la Maison de la presse, Bandjougou Danté. « Les conséquences de ces crises affectent plusieurs secteurs dont celui de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat », a ajouté Mme la ministre en charge de l’Entrepreneuriat. Selon elle, « en organisant ce grand Salon de l’intégration axé sur le curseur de l’entrepreneuriat, le gouvernement du Mali, à travers le département de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, entend contribuer à l’atteinte de quatre objectifs majeurs qui touchent à tous les secteurs ». Il s’agit « de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’espace confédéral, offrir une plateforme régionale de valorisation de l’entrepreneuriat, notamment celui des jeunes et des femmes, mobiliser les partenaires techniques et les investissements privés autour de projets futurs, contribuer à la création d’emplois durables et de richesse. » Les participants échangeront sur le thème principal : « L’entrepreneuriat : facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération de l’AES », à travers plusieurs activités spécifiques. Il s’agit donc, selon elle, de conférences de haut niveau animées par des ministres du Burkina Faso, du Niger et du Mali, des experts du développement, de l’intégration et de l’entrepreneuriat, des panels sur l’entrepreneuriat, la problématique du financement, l’écosystème entrepreneurial dans les pays de l’AES, les obstacles au développement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que le partenariat public-privé. Le ministre en charge de l’Entrepreneuriat a ajouté qu’il y aura, également,« des expositions d’initiatives entrepreneuriales animées par des champions du secteur privé et des patrons d’entreprise des pays de l’AES et d’autres invités, notamment le Maroc, le Sénégal, le Togo ». Autres temps forts de ce Salon, a indiqué Oumou Sall Seck, ce sont « des ateliers thématiques qui permettront à chaque délégation invitée de partager ses expériences réussies en termes d’accompagnement à la création d’emplois, de grandes compétitions de plans d’affaires pour les jeunes et les femmes entrepreneures afin de découvrir les meilleures idées commerciales ». Il y aura « n programme de formation, spécialement dédié à la sensibilisation à l’entrepreneuriat, et des animations culturelles pour renforcer le brassage et l’intégration, surtout, dans le contexte de l’année de la Culture décrétée par les autorités du Mali, a précisé la cheffe du département en charge de l’Entrepreneuriat/ MMD/MD (AMAP)
Agriculture : La Charte nationale des banques de gènes et de semences communautaires au Mali soumise à adoption
Bamako, 6 nov (AMAP) Les responsables du Projet « portefeuilles variétaux pour la résilience des communautés du Sahel (PV-RCS) ont organisé, jeudi, au Centre de recherche agronomique de Sotuba, l’atelier de validation de la Charte des banques de gènes et de semences communautaires au Mali afin d’harmoniser les pratiques de gestion et de valorisation des ressources phytogénétiques locales. La coordinatrice du projet, Dr Safiatou Sangaré, a expliqué que le PV-RCS vise à proposer des solutions durables d’amélioration des systèmes de culture et des systèmes semenciers « afin de contribuer à la sécurité alimentaire dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). » « Ces trois pays, fortement touchés par les effets néfastes des changements climatiques, voient leurs systèmes agricoles, pilier de leur économie, affectés par la variabilité climatique, la dégradation des terres et la perte de biodiversité », a-t-elle dit, Selon elle, « dans ces contextes, les systèmes semenciers formels ne prennent que marginalement en compte les variétés locales qui représentent, pourtant, plus de 80% des semences utilisées par les agriculteurs ». « Ces variétés locales recèlent une diversité génétique précieuse et une forte résilience face aux conditions agro-climatiques difficiles », a fait savoir Dr Safiatou Sangaré. « Le projet PV-RCS adopte une démarche participative et holistique fondée sur l’étude et la caractérisation de la diversité du germoplasme local, la collecte des écotypes des espèces cibles, la sélection variétale participative, la production et la conservation de semences communautaires. » « Mais, aussi, la valorisation des savoirs paysans y compris ceux des femmes dans la gestion et la conservation des ressources phytogénétiques », a souligné la coordinatrice. Avant d’ajouter que l’un des résultats attendus du projet est la mise en place et la pérennisation des banques de gènes communautaires, « instruments clés pour la conservation in situ des ressources génétiques locales. » « Cet atelier marque une étape décisive dans notre engagement collectif pour la préservation durable des ressources génétiques, essentielles à la sécurité alimentaire et au développement agricole de notre Région », a expliqué Mme Traoré Fatoumata Coulibaly, conseiller technique chargée du genre au ministère de l’Agriculture. « Depuis plusieurs années, nos systèmes de production agricole sont confrontés à de profonds bouleversements dont la variabilité climatique, la dégradation des terres, et la perte progressive de biodiversité fragilisant la base même de notre sécurité alimentaire », a-t-elle alerté. Selon elle, « pour y remédier, les banques de gènes constituent la mémoire biologique de nos terroirs et offrent des solutions concrètes pour renforcer la résilience de nos systèmes agricoles ». Mme Traoré a invité les participants « à examiner attentivement le contenu de ce projet de Charte, à y apporter des appréciations et recommandations afin que le document final soit consensuel, opérationnel et durable. » ST/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Le Premier ministre salue l’engagement des chauffeurs routiers
Bamako, le 6 nov (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, en rencontrant, ce jeudi 6 novembre à la Primature, les quatre centrales syndicales des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, sur la crise du carburant, a déclaré que « les chauffeurs font plus que leur travail », a appris l’AMAP. Le Premier ministre Maïga, en compagnie de quatre ministres dont ceux en charge de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a salué et encouragé les chauffeurs et conducteurs routiers pour le travail abattu en cette période de crise du carburant. « Aucun chauffeur n’a choisi ce métier de conduire les camions sous les balles, dans des zones à risque où sévissent les terroristes…», a dit le Premier ministre, appréciant le patriotisme des conducteurs routiers dans la grande salle de conférences de la Primature pleine de chauffeurs dont certains blessés lors de l’attaque de leur véhicule par des terroristes. Après une brève genèse de la crise que le Mali traverse, depuis plus de 10 ans, le général de division Abdoulaye Maïga a appelé ses compatriotes « à se donner la main pour relever le défi, surtout que la lutte contre le terrorisme n’est pas chose aisée. » Il a également dénoncé, ce qu’il a qualifié d « intoxication médiatique » ou du moins, de « lynchage médiatique » orchestré contre le Mali depuis le déclenchement de cette crise des hydrocarbures que le pays traverse. Tout en réaffirmant sa reconnaissance « aux braves chauffeurs et conducteurs routiers », le Premier ministre les a appelés « à respecter les consignes sécuritaires lors de l’escorte des convois. » Selon lui, les Forces armées maliennes (FAMa) ne ménageront pas leurs efforts « pour mieux sécuriser les chauffeurs et conducteurs routiers dans les missions de ravitaillement. » Le Chef du gouvernement a adressé ses voeux de « prompt rétablissement aux blessés et (ses) condoléances à ceux qui ont perdu la vie. » Le secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (SYNACOR-Mali) a transmis le message de ses syndiqués : « Les chauffeurs disent que le Mali, c’est eux. Et eux sont le Mali », a déclaré Moussa Bagayako pour assurer de l’engagement des conducteurs à acheminer le carburant en cette période de crise. Pour sa part, le secrétaire général du Groupement des Syndicats des conducteurs routiers du Mali a soutenu qu’aucune difficulté n’est insurmontable. « Nous, les conducteurs routiers du Mali sont fiers d’être reçus par le Premier ministre…C’est une marque de reconnaissance qui nous va droit au cœur », s’est réjoui Dramane Koné. Le responsable du Syndicat des chauffeurs affilié à la Confédération des travailleurs du Mali (CDTM), Marafa Touré, a abordé dans ce sens, tout en appréciant les remerciements et l’appel du Chef du gouvernement. Quant à Souleymane Diallo, le secrétaire général du Syndicat affilié à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), il a appelé « à la retenue (ses) collègues qui se manifestent de façon négative sur les réseaux. » Enfin, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a promis à ses hôtes de « réagir dans une semaine, à travers les ministres des départements concernés », aux quelques revendications exprimes par les syndicalistes, lors de la rencontre. Parmi ces revendications, l’immatriculation des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). OD/MD (AMAP)
Le ministre malien des Affaires étrangères,Abdoulaye Diop, dénonce une pénurie « artificiellement créée » pour entrainer un soulèvement populaire
Bamako, 5 nov (AMAP) « C’est une situation qui est artificiellement créée pour justement obtenir un soulèvement de la population », a déclaré, mercredi, à Bamako le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. S’exprimant lors d’une rencontre avec le corps diplomatique, dans la salle Me Alioune Blondin Bèye du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) à Koulouba, consacrée aux défis sécuritaires et à la pénurie de carburant, M. Diop a salué « la bravoure des Forces de défense et de sécurité maliennes, qui maintiennent une pression constante sur les groupes armés malgré des circonstances complexes. » Il a rendu hommage aux victimes maliennes et étrangères tombées pour la stabilité du Mali, tout en soulignant la mutualisation des efforts au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’ouverture à une collaboration avec les pays voisins. Le ministre a dénoncé une évolution des stratégies terroristes qui ciblent, désormais l’économie, les infrastructures civiles, les chantiers routiers et les convois d’approvisionnement pour créer un soulèvement populaire. « Ces terroristes ne sont pas seuls, souvent sponsorisés et coachés de l’extérieur », a-t-il déclaré, assurant que le Mali s’adaptera pour protéger sa souveraineté et sa liberté. M. Diop a expliqué que la pénurie de produits pétroliers, qualifiée de « temporaire et artificielle », résulte d’attaques ciblées sur les couloirs logistiques, visant à contrer les succès militaires. Il a loué la résilience et la dignité des populations maliennes et étrangères, qui ont refusé la panique malgré les difficultés. Sous l’impulsion du chef de l’État, le général Assimi Goïta, un comité interministériel présidé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga suit la crise au quotidien. « Des mesures fortes sont prises : réorganisation des couloirs sécurisés, ratissages actifs par les Forces armées maliennes (FAMa), et renforcement de la souveraineté énergétique via des réserves stratégiques. » « Le carburant arrive progressivement à Bamako et dans les régions. Les effets se font déjà sentir », a-t-il assuré, appelant à la patience « le temps d’absorber le déficit. » Abdoulaye Diop a en appelé au sens des responsabilités des missions diplomatiques dans leur communication, afin d’éviter d’aggraver la situation par des messages non coordonnés. Il a plaidé pour une coopération accrue, une transparence et une concertation, tout en réaffirmant la responsabilité de l’État malien pour la sécurité des étrangers. De son côté, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Anatolievitch Gromyko, doyen du corps diplomatique, a exprimé la gratitude des diplomates « pour ces informations de première main. » Il a salué les efforts du gouvernement pour stabiliser l’approvisionnement en carburant, rationaliser les ressources et réduire les dépendances extérieures. Convaincu que le Mali surmontera ces épreuves grâce « à la sagesse de sa direction et à la résilience de son peuple », M. Gromyko a loué le courage des FAMa face au terrorisme. Au nom du corps diplomatique, il s’est dit « prêt à renforcer le dialogue, les relations bilatérales et multilatérales, ainsi que les actions conjointes pour la paix, la sécurité et la prospérité du peuple malien. » À l’issue de la partie ouverte à la presse, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Antonio Guillen Hidalgo, a qualifié la rencontre de « très positive » pour sa transparence et sa volonté de coopération. « C’est une situation vraiment difficile […] qui affecte d’une façon inhumaine la population la plus faible », a-t-il regretté, saluant les décisions du gouvernement. Il a assuré que l’Espagne maintient tous ses services à 100 %, y compris pour les Maliens en Espagne, et partage l’essence disponible avec ses collaborateurs pour soutenir la population. L’ambassadrice du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon, a félicité le peuple et le gouvernement maliens pour leur résilience. « Cette situation va passer Inch’Allah », a-t-elle dit, réaffirmant la solidarité des pays de l’AES et le destin commun des trois nations. OS/MD (AMAP)
Ex-travailleurs partants volontaires à la retraite : Signature d’un accord sur le payement de plus de 9 milliards de Fcfa de droits et d’indemnités
Bamako, 5 nov (AMAP) Le gouvernement, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et la Coordination des anciens travailleurs partants à la retraite ont signé, mardi, 04 novembre 2025, à Bamako, un protocole d’accord autorisant le paiement de plus de 9 milliards de francs CFA de droits et indemnités aux anciens travailleurs partants volontaires à la retraite. C’est un montant servira à indemniser les anciens fonctionnaires qui ont adhéré à un programme de départ volontaire à la retraite, dans le cadre du Programme d’ajustement structurel (PAS) auquel le Mali a souscrit, entre 1987 et 1993. Deux ans de dialogue et de négociation ont été nécessaires pour sceller cet accord qui va remettre dans leurs droits ces partants volontaires à la retraite, victimes du PAS. L’officialisation de l’accord dans la salle de conférence du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, (MTFPDS), a été présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alouseni Sanou, en présence du Secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé, et des représentants de la Coordination des associations des partants volontaires, victimes du Programme d’ajustement structurel (PAS). Dans une volonté d’améliorer le climat social, le gouvernement avait déjà collaboré avec l’UNTM et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM, aboutissant à un procès-verbal de conciliation le 5 février 2021. Une commission conjointe avait, ensuite, été mise en place pour étudier et traiter les revendications des partants volontaires. Ce dossier vieux de 30 ans, « résulte de la gestion du Programme d’ajustement structurel que notre pays a connu entre 1987 et 1993 », a rappelé le ministre en charge de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly. « Au niveau du point trois de ce procès-verbal, l’UNTM et le gouvernement ont convenu de la mise en place d’une commission afin de traiter ce dossier. Cette commission mise en place par mon département, sur instruction des autorités de la Transition, était composée par des membres du gouvernement et de l’UNTM », a encore rappelé M. Coulibaly. « Après plus de deux ans de travaux, a-t-il dit, la commission a déposé son rapport consacrant ainsi la fin du traitement du dossier en trois point, qui sont le traitement social du volet réinsertion, le remboursement de la part patronale des 8% et le maintien du droit à pension de 61 agents ayant conclu 15 ans de cotisation et qui ont demandé et obtenu le remboursement de leur cotisation », a expliqué le ministre Coulibaly. Selon lui, « dans ce protocole d’accord, le gouvernement et l’UNTM ont convenu des moratoires de paiement sur trois ans qui sera fait sur les comptes individuels de chaque partant », a précisé le ministre. « C’est avec une profonde émotion et un sentiment d’accomplissement que je m’exprime à cette occasion solennelle, marquant la conclusion d’un long processus de concertation et de dialogue entre le gouvernement et UNTM », s’est réjoui le Secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé. Il a souligné que « parmi les points majeurs de doléances syndicales, figurait la question douloureuse du paiement des avantages des partants volontaires à la retraite », a précisé M. Katilé. « Ces travailleurs, qui ont accepté de quitter volontairement la Fonction publique dans un contexte économique difficile, portaient depuis plus de 30 ans le poids d’une injustice administrative et humaine », a-t-il fait savoir. « Aujourd’hui, par la signature de cet accord, nous posons un acte de réparation moral et social, de justice à l’endroit de ces anciens travailleurs qui ont contribué par leur sueur et leur loyauté à la construction du Mali », a indiqué le secrétaire général de l’UNTM. ST/MD (AMAP)
Inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali à N’Galana, Bougouni sud : Les jalons d’un partenariat entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni.
Par Baba Harber TOURE Bougouni, 4 nov (AMAP) Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), un investissement de trente-cinq millions de dollars américains, inauguré lundi 3 novembre 2025, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, sont la deuxième mine de lithium du Mali, mise en exploitation par LMLB SA dans cette région, dans le Sud du Mali, Les autorités maliennes veulent réaliser une vision cohérente qui se traduit par un développement harmonieux du pays dans lequel « le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. » C’est en ce sens que le projet des Mines de Lithium de Bougouni SA, dans lequel Bamako détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique de notre pays dans le cercle fermé des pays producteurs de lithium, indéniablement une substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transition écologique. En effet, en combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux et ce nombre atteindra 800 au démarrage de la seconde phase. Les Mines de Lithium de Bougouni, c’est un montant total d’environ 24 031 063 987 de Francs CFA d’achat de biens et de services auprès d’entreprises nationales. Pendant la durée de la mine, ce montant pourra être atteindre plus de 100 milliards de Fcfa dont déjà 317 millions d’investissement dans les actions de développement communautaire. LES MINES DE L’ESPOIR – « Le secteur minier est appelé à jouer le rôle de pilier de notre souveraineté économique, conformément à la vision « Mali kura taasira ka ben san 2063 ma », a déclaré le ministre des Mines, Pr Amadou Keita. « Ce peuple a tracé la voie pour une gestion rigoureuse du secteur minier, une meilleure redistribution de ses revenus et une transparence à toute épreuve dans le processus d’attribution et de contrôle des titres miniers », a fait remarquer M. Keita Après les mots de bienvenue du maire de la commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, et des légitimités traditionnelles, le ministre des Mines a mis l’accent sur l’aspect partenarial. « La structure partenariale de ce projet est un modèle d’exploitation en co-entreprise qui commence à porter ses fruits dans notre pays. Kodals Minerals UK, détenue par l’entreprise chinoise Xinmao Investment et Kodal Minerals Plc du Royaume-Uni, opérera la mine, en respectant les principes et règles édictés par l’administration minière », a expliqué le Pr Amadou Keita. Il a exprimé ses remerciements au président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK et Directeur général de Hainan Mining, Teng David LEI, qui a réaffirmé « la communauté de vision entre le Mali, la Chine et le Royaume Uni autour de ce projet conçu comme une contribution active à la croissance économique du Mali. » « Je voudrais le rassurer sur le fait que, pour notre part, l’émergence d’une industrie du lithium compétitive et durable, avec l’apport de LMLB SA est une motivation de tous les instants de notre administration ». Place fut ensuite donnée à la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique de taille et la visite des installations par le chef de l’état qui avait à ses côtés le président du CNT (Conseil national de transition), Diaw, plusieurs membres du gouvernement et le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Le chef de l’état a, ensuite, tenu une rencontre avec les communautés. Ce fut une occasion pour lui de s’exprimer à cœur ouvert sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise d’hydrocarbure et la sauvegarde de notre souveraineté. Dans son intervention avant celle du chef de l’Etat, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, a félicité le corps préfectoral régional (conseillers du gouverneur, préfets et sous-préfets), les acteurs des 52 communes de la Région, les légitimités traditionnelles, la jeunesse, les femmes, « pour l’accueil réservé au chef de l’état et sa forte délégation. » Il a, ensuite, assuré le chef de l’Etat du « soutien total des populations de la Région de Bougouni dans l’atteinte des objectifs de sa mission régalienne », tout en dressant le bilan de ses deux ans d’activités de gouvernance à la tête de la région de Bougouni, depuis le 1er novembre 2023. Pour l’occasion, les populations venues des dix Cercles de la Région de Bougouni (Sud) ont réservé un accueil des grands jours au chef de l’Etat, et aux autres hôtes de la région. Chants, danses traditionnelles et animations diverses avec la cantatrice de la musique malienne, fille du terroir, Nahawa Doumbia, expression du folklore du Bani mono tié ont occupé la scène dès les premières heures de cette journée. En moins d’un an, les populations d’ici ont eu honneur de recevoir trois fois le chef de l’Etat dans la Région de Bougouni. L’ouverture d’une mine s’accompagne de beaucoup d’espoirs pour les investisseurs, les travailleurs, les autorités locales, les communautés et naturellement pour les finances publiques. Ici, on a bon espoir que ces attentes ne sauront être comblées qu’avec une détermination commune de tous les instants de respecter le cadre juridique et de préserver les intérêts de toutes les parties. BHT/MD (AMAP)
Kangaba : La société minière australienne Toubani Resources veut relancer le projet Kobada
Kangaba, 04 nov (AMAP) Le comité local de réinstallation du projet minier Kobada, désormais détenu par la société minière australienne Toubani Resources, a tenu, lundi, à Kangaba, une réunion de prise de contact et pour expliquer le rôle de ses membres, a constaté l’AMAP sur place. Toubani Resources souhaite relancer le projet Kobada, situé sur la rive droite du fleuve Niger et construire une grande mine sur ce permis, initialement détenu, tout comme le permis d’exploitation, par la Société minière African Gold Group (AGG) qui y a mené des recherches, pendant plusieurs années. La société minière australienne, qui dispose d’assez de moyens, doit, pour réaliser le projet minier à son compte, renouveler le permis environnemental qui a expiré après trois ans d’existence. D’où cette réunion du comité, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Le comité a été mis en place par décision du préfet du Cercle de Kangaba portant mise en place de la commission technique locale d’évaluation des impacts dans le cadre de la préparation du Plan d’action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le projet minier de Kobada de la société Toubani Resources. Selon le directeur du Bureau d’études Africa Business Consulting Mali (ABCOM), Fousseyni Traoré, représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnemental du projet minier de Kobada, le comité local joue un rôle très important. « Il est, non seulement, l’interface entre la mine et les autorités locales, mais, aussi, le premier interlocuteur des communautés, notamment les personnes qui seront affectées par le projet minier », a-t-il expliqué. Cette rencontre, aux allures de pré consultation, sera suivie d’autres jusqu’à la tenue d’une consultation publique afin d’obtenir le nouveau permis environnemental. Le 1er adjoint au préfet a invité les membres du comité « à travailler correctement avec la nouvelle société minière qui est dans la légalité » et a appelé la société minière à « travailler dans la transparence avec les membres du comité. » L’installation de cette deuxième grande mine individuelle ferait du Cercle de Kangaba, dans quelques années, une zone aurifère industrielle par excellence. SD/MD (AMAP)
Dans le Sud du Mali, le président de la Transition, Assimi Goita inaugure la deuxième mine de lithium du pays
Bougouni, 3 nov (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a inauguré, lundi, la deuxième mine de lithium du Mali de la société Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB), à N’Galana, Bougouni sud, d’un investissement de 35 millions de dollars américains, a constaté l’AMAP sur place. En combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet lithium des LMLB), à N’Galana, que le Chef de l’Etat a inauguré, ce lundi, et dans lequel le Mali détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique du pays dans le cercle des pays producteurs de lithium, substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transformation écologique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux qui atteindront un nombre de 800 emplois au démarrage de la seconde phase. Le Mali a fait le choix stratégique d’une vision cohérente et d’une gestion souveraine des ressources naturelles du pays « qui se traduit par un développement harmonieux dans lequel, le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. » Après la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique et la visite des installations, le chef de l’Etat a tenu une rencontre avec les communautés. Il s’est exprimé sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, « le terrorisme en général auquel fait face le Mali, la crise des hydrocarbures et la sauvegarde de notre souveraineté. » Lors de cette rencontre, Assimi Goita, qui effectue sa troisième visite dans la Région de Bougouni en moins d’un an, a tenu un discours destiné à sceller le rendez-vous de l’Armée malienne avec l’histoire, « dans sa mission régalienne de défense de l’intégrité du territoire national. » Les populations de Bougouni sont sorties massivement, lundi 3 novembre 2025 pour réserver un accueil des grands jours au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, arrivé à Bougouni, le même jour, pour inaugurer la deuxième mine de lithium du Mali. Au-delà de cette mobilisation massive des populations des 52 Communes de la Région de Bougouni, des légitimités traditionnelles, de la jeunesse, des femmes, on a aussi noté la présence de tous les préfets et sous-préfets de la Région, à leur tête, le Gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé. BHT/MD (AMAP)
Kolondiéba : L’Armée neutralise plus d’une dizaine de terroristes (Etat-major)
Bamako, le 03 nov (AMAP) Plus d’une dizaine de terroristes ont été neutralisés lors de frappes aériennes sur une base terroriste, dans la journée du 2 novembre 2025, à l’ouest de Sirakoro, Cercle de Kolondiéba, dans la Région de Bougouni (Sud), a annoncé l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa). « Divers équipements calcinés, des motos et quelques armes ainsi que du matériel de communication récupérés », ajoute le bilan que donne un communiqué officiel. La base, cible de la frappe aérienne est présentée comme « servant à la planification d’attaques contre les convois de citernes de carburant. » Les observations aériennes ont permis de localiser la base « neutralisant plusieurs combattants terroristes et causant un immense dégât matériel. Les unités terrestres ont pris ensuite d’assaut la position frappée pour faire un ratissage minutieux », précise le communiqué. L’état-major général des armées s’est félicité de « la prompte réaction des unités aérienne et terrestre pour la réussite de cette opération qui, sans nul doute, aura des répercussions significatives sur l’approvisionnement en hydrocarbures des différentes localités ». MMD/MD (AMAP)
Inauguration de la mine de lithium de N’Ganala : Le ministre des Mines est arrivé ce matin à Bougouni (Sud)
Bougouni, 2 nov (AMAP) Le ministre des Mines, le Pr Amadou Keita, est arrivé, ce dimanche matin, à Bougouni (Sud) pour faire les dernières mises au point techniques de la cérémonie d’inauguration des Mines de lithium à N’Ganala, à quelques kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali. Il a été accueilli par le gouverneur de la région de Bougouni le général de brigade Ousmane Wélé qui avait à ses côtés le chef d’état-major général des armées, le général de division Oumar Diarra et les forces de défense et de sécurité. La société Les Mines de lithium de Bougouni S.A, sera officiellement inaugurée, lundi, sous la haute présidence du Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. BHT/MD (AMAP)

