Réunion avec le comité local de réinstallation du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources

Kangaba, 16 déc (AMAP) Les acteurs du projet minier de Kobada, ont rencontré, mardi, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba, le comité local de réinstallation du projet pour des échanges qui ont abouti à la présentation et à l’adoption de la matrice d’évaluation des prix ou matrice de compensation. Les échanges avec les représentants du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources et son bureau d’études ABCOM représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnementale du projet ont porté sur la validation du compte rendu de la réunion précédente. Mais, aussi, sur le cadre réglementaire, la conclusion des rendez-vous avec les services techniques des 11 et 12 décembre 2025 et la méthodologie de calcul des compensations, entre autres. En amont de cette réunion, les experts de la Toubani Ressources et les services techniques ont réalisé un travail pour harmoniser les prix, en respectant les données de l’Arrêté de 2014 et à la satisfaction des victimes de l’installation de la société minière. Ces efforts ont abouti à l’élaboration de la matrice de compensation et d’un plan d’action de réinstallation (PAR). La société minière Toubani Ressources a ainsi bouclé les deux étapes pour prétendre au permis environnemental : l’étude d’impact environnemental et l’élaboration du plan d’action de réinstallation. Les membres du comité local de réinstallation ont recommandé à la société minière de respecter les données du PAR. Ces derniers se sont appropriés le projet et ont déclaré avoir « cédé (leurs) terres pour le développement local et national. » Le comité est présidé par le préfet du Cercle. Il est composé des représentants de l’administration publique (préfet, services techniques), les Organisations de la société civile (jeunesse, femmes, chefferie traditionnelle). SD/MD (AMAP)

Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa

Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. ‎La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. ‎JD/MD (AMAP) ‎

Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali : Session du Comité de pilotage

Bamako, le 16 déc (AMAP) Le Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali (PDIRAAM) phase 2 dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à la production avicole et aquacole des petits exploitants, a tenu ce mardi la 3e session de son Comité d’orientation et de pilotage des volets aviculture et aquaculture. Le programme veut aussi accroitre l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant les femmes et les jeunes petits producteurs. Au cours des travaux, dont l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche Madi Matené Keïta, en présence du coordinateur du PDIRAAM, Sory Ibrahim Sidibé et de nombreux invités, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la dernière session du Comité de pilotage, Ils ont fait l’état de mise en œuvre des recommandations, ainsi que le bilan du rapport 2025 et le plan de travail 2026 et son budget afin de proposer des recommandations. Le Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2026 du PDIRAAM est de 5 642 645 030 Fcfa dont  2 330 958 100 Fcfa, pour les réalisations physiques,  1 669 313 430, Fcfa pour les conventions, les renforcements de capacité et autres  et 1 642 370 500 Fcfa  pour la micro finance, le fonctionnement, le suivi-évaluation, etc. Selon le coordinateur Sory Ibrahim Sidibé, au Mali, les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche, y compris l’aquaculture, « constituent un maillon clé de l’économie nationale » et sont pratiqués par plus de 85% de la population. Il a ajouté que le cheptel national est estimé à plus de 14 millions de bovins, 58 millions de petits ruminants 63 millions de volailles. La production halieutique du Mali, selon M. Sidibé, s’élève à 120 000 tonnes par an, y compris l’aquaculture dont la production est en plein essor économique, ces dernières années. « En matière de création de richesse et d’exportations nationales, l’élevage arrive en troisième position après l’or et le coton. Le sous-secteur de l’élevage et de la pêche sont la source de revenu d’environ 30% de la population et contribue à environ 19% du Produit interieur brut (PIB) national ». a précisé le coordinateur. Quant au secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, il a dit que l’objectif du PDIRAAM « sera atteint, grâce à l’amélioration de la résilience des systèmes avicoles et piscicoles, à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacole, ainsi qu’à un accès accru et une consommation équitable d’une alimentation nutritive. » A terme, selon Madi Matené Keita, « le financement doit permettre de produire 15 000 tonnes de poisson par an, 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulet par an, au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. En outre, le projet cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes. A rappeler que le PDIRAAM-2 qui est prévu pour une durée de 5 ans, est cofinancé par le gouvernement du Mali et la Banque islamique de développement (BID) pour un montant de plus de 15 milliards 300 millions de Fcfa, pour appuyer le développement des chaînes de valeur avicole et aquacole. BT/MD (AMAP)  

Bilan du BAMEX’25 et perspectives de l’édition 2026

Bamako, 15 déc (AMAP) Une rencontre de débriefing de la première édition du Salon d’exposition de la défense et de la sécurité de Bamako (BAMEX’25) s’est tenue, ce lundi, dans au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Présidant la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a indiqué que cette rencontre visait « à évaluer les acquis de la première édition du BAMEX et à recentrer les échanges autour de l’agenda diplomatique du Mali, en perspective de la prochaine session du Salon international de la défense et de la sécurité. » À ce propos, il a annoncé que, dans un souci de prévisibilité et de programmation budgétaire, le Mali envisage l’organisation de la deuxième édition du BAMEX en novembre 2026. Selon lui, cette anticipation permettra d’engager dès à présent les préparatifs et d’élargir la base des partenariats, tout en capitalisant sur le succès enregistré lors de la première édition. Intervenant à son tour, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a souligné que l’édition 2026 s’annonce « plus ambitieuse, plus ouverte et plus inclusive, dans un contexte mondial marqué par des défis sécuritaires de plus en plus complexes. » Il a précisé que la volonté qui sous-tend le BAMEX’26, au-delà de la seule exposition technologique, « est d’offrir au continent africain et à ses partenaires une véritable tribune d’échanges sur les défis communs liés à la défense, à la sécurité, au terrorisme, aux trafics illicites et aux menaces transnationales. » Pour conclure, le ministre de la Sécurité a insisté sur l’importance de faire du BAMEX « un espace de coopération et de synergies, capable de répondre, de manière collective et coordonnée, aux enjeux sécuritaires du monde contemporain. » Mme Dembélé Juliette Sanon, ambassadeur du Burkina Faso au Mali, a salué l’initiative, estimant que ce genre de rencontre « permet de mettre tous les acteurs au même niveau d’information. » AC/MD (AMAP)

Bamako : Un symposium national pour analyser le cadre de l’emploi et de l’employabilité

Bamako, 15 déc (AMAP) Un symposium national, regroupant plus de cent cinquante acteurs et visant à analyser le cadre de l’emploi et de l’employabilité afin d’identifier les défis structurels et conjoncturels du marché de l’emploi au Mali, s’est ouvert, ce lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Ce symposium de trois jours, sous le thème : « Accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Une approche intégrée par la gouvernance locale, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’innovation », se veut un cadre de réflexion, de dialogue et de propositions concrètes. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation, Oumou Sall Seck, a indiqué que le thème choisi « est en parfaite cohérence avec la Politique nationale de l’emploi, la Stratégie nationale pour l’émergence 2024-2033 ainsi que les priorités de la Transition. » Selon le ministre en charge de l’Emploi, « les stratégies convergent vers un objectif central : faire de l’emploi décent et productif un moteur de transformation économique et sociale. » Ajoutant qu’ « il ne saurait y avoir d’emploi durable sans compétences solides et adaptées. » Pour ce faire, le ministre en charge de l’emploi dira que la formation professionnelle demeure un axe structurant de son département.  L’entreprenariat, quant à lui,  constitue un levier majeur de création d’emplois. Dans cette perspective, renseigne-t-elle, l’Etat œuvre à bâtir un écosystème favorable à l’initiative privée et à l’innovation. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, représentant le Premier ministre, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a expliqué que ce symposium permettra « à tous les acteurs concernés par la question de l’emploi et la formation professionnelle, de réfléchir aux stratégies opérationnelles à mettre en place au niveau local, régional et national dans le but d’améliorer les résultats des politiques publiques. » Il s’agit notamment de la Politique nationale de l’emploi, de la Politique nationale de la formation professionnelle, de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et des schémas directeurs régionaux. Le ministre en charge de la Justice a révélé que le taux de sous-emploi a atteint 30% de la population active et le secteur éducatif présente encore des inadéquations avec les besoins réels du marché du travail et le taux de chômage des jeunes des 15 à 24 ans est de 13,6%   contre 10% dans la tranche d’âge de 15 à 35%. Les mêmes études indiquent qu’a environ 30% de cette population n’a ni emploi ni éducation ni formation. Au-delà de ces chiffres, les défis majeurs demeurent. « Il s’agit, selon lui, du poids du secteur informel, la croissance démographique, les insuffisances en matière de protection sociale, l’exode rural ainsi que le manque d’accès aux ressources et aux services d’accompagnement. BT/MD (AMAP)

Douanes : 2oo recrues à la leçon inaugurale de formation de six mois

Bamako, 12 déc (AMAP Quelque 200 nouveaux agents des douaniers dont 150 agents de constatation et 50 contrôleurs. Ces nouveaux douaniers de la promotion 2O25 ont suivi, vendredi, à la leçon inaugurale de formation de six mois sur le thème : « Mission des douanes : Dimension sécuritaire et défis de modernisation », a constaté l’AMAP. Lors de cette formation, dont la cérémonie de lancement a eu lieu au bloc pédagogique de l’Ecole nationale d’administration (ENA), les recrues seront initiées aux valeurs, vision et missions de la douane malienne de la formation. Le thème de la rentrée de cette promotion 2025 a été succinctement exposé, par le directeur général sortant de la douane, Amadou Konaté, en trois grandes parties : une administration moderne au service de l’Etat, un dispositif de surveillance spécifique adapté à la dimension sécuritaire, des orientations stratégiques et des réformes au niveau de la direction générale de la douane et, enfin, des engagements professionnels. Avant l’exposé du thème, l’inspecteur général des douanes Konaté a, dans son discours d’ouverture, a signalé que « cet événement marque, non seulement, le début de la formation pour les nouvelles recrues mais, aussi, permet de les familiariser avec les enjeux actuels essentiels à l’exercice de leurs futures fonctions. » Selon Amadou Konaté, « cette activité s’inscrit dans le plan d’action du Centre de formation et de perfectionnement dans la rubrique des conférences de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). » « Vous faites un choix fort : celui de servir dans l’un des piliers stratégiques de l’Etat. Vous ne venez pas simplement occuper un poste, vous vous engagez à devenir les gardiens des frontières économiques, les sentinelles du patrimoine national et les premières lignes de défense contre les trafics qui menacent notre sécurité collective et, enfin, à contribuer à alimenter le budget de l’Etat », a lancé aux recrues, le directeur général sortant des douanes du Mali. « Votre présence à cette formation n’est ni un hasard ni une faveur. Elle est la conséquence d’un choix : celui de rejoindre une administration d’exigence, de discipline et de rigueur. Chez nous, l’uniforme n’est pas un décor, Il impose une conduite irréprochable », a poursuivi le chef sortant des Douanes du Mali « L’autorité que vous incarnerez, exige intégrité, loyauté, courage et sens du devoir. Vous serez jugés non seulement sur votre compétence mais, d’abord, sur votre moralité, votre honnêteté et votre solidité face à la tentation », a-t-il averti « Les défis qui vous attendent sont immenses. Les trafics se complexifient du fait de l’évolution du commerce international, conséquemment les menaces, elles aussi, évoluent. Les attentes du peuple malien grandissent. Face à ces mutations, nous devons être une douane plus moderne, plus professionnelle, plus efficace, une douane qui inspire confiance parce qu’elle incarne l’exemplarité. Je souhaite que vous soyez cette génération qui relève le niveau, qui refuse la facilité, qui choisit l’honneur », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Vous entrez aujourd’hui dans une famille, mais une famille d’exigences. Ici, on ne se contente pas de faire, on fait bien. On ne se contente pas d’être présent, on s’engage. On ne se contente pas d’obéir, on comprend, on maîtrise, on performe, on propose. » « Les instructeurs vous accompagneront, mais la réussite dépendra de votre volonté. Que cette formation soit pour vous le début d’un parcours marqué par l’effort, la discipline et la grandeur du service public », a-t-il conclu. ST/MD (AMAP)      

Journées du poisson : Le Mali mise sur la pisciculture pour renforcer la résilience climatique

Bamako, 11 déc (AMAP) La 4ᵉ édition des Journées du poisson a s’est ouverte, ce jeudi 11 décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, de Bamako, sous la présidence du Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a ouvert les travaux placés sous le thème de la valorisation de la production piscicole face aux impacts du changement climatique. Prévue du 11 au 13 décembre 2025, l’initiative vise à promouvoir la pêche et l’aquaculture, conformément à la vision stratégique du gouvernement. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, ces Journées « offriront un espace d’échanges entre acteurs et permettront de présenter une large gamme de produits halieutiques, tout en sensibilisant sur la dégradation des écosystèmes aquatiques. » Le Mali dispose d’un important potentiel hydrographique, mais les sécheresses, le changement climatique et les pratiques illégales comme le dragage ont fortement réduit les captures. Pour y faire face, le gouvernement a engagé plusieurs programmes, évalués à plus d’un milliard de F CFA, et des investissements supplémentaires sont prévus. La production a atteint 120 382 tonnes en novembre 2025, incluant 7 039 tonnes issues de la pisciculture. Des infrastructures comme des unités de fabrication de glace et des appuis en aliments poissons ont également été mises en place. Pour sa part, le Premier ministre a salué l’organisation de ces Journées et remercié les partenaires, notamment la Banque mondiale. Le général de Division Abdoulaye Maïga a rappelé que la filière représente 4 % du Produit intérieur brut (PIB), mais reste en deçà des besoins nationaux estimés à 300 000 tonnes par an. Le chef du gouvernement a appelé les investisseurs à renforcer leur engagement pour réduire le chômage et consolider la sécurité alimentaire. De son côté, le président de l’Interprofession, Cheick Oumar Diaouré Maïga, a salué les avancées enregistrées et exhorté à une plus grande implication des acteurs, tout en remerciant les autorités pour les mesures contre les pratiques illégales. SS/MD (AMAP)

Le Premier ministre du Niger à Bamako pour l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale de l‘AES

Bamako, 11 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine, est arrivé, ce jeudi matin aux environs de 9h10, à Bamako, où il a participé à l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) Cette Assemblée générale constitutive, dans le cadre de l’opérationnalisation de la Banque confédérale, permettra de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, de valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens. La rencontre ministérielle de Bamako marque un jalon historique dans la marche collective et symbolise la volonté des États de la Confédération de renforcer la coopération économique et financière Le Premier ministre nigérien, accompagné d’une forte délégation, a été chaleureusement accueilli, sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keita, par son homologue malien, le général de division Abdoulaye Maïga. Le chef du gouvernement malien, était entouré de plusieurs membres du gouvernement et des représentants nigériens en poste au Mali. Après la revue des troupes, sous un vent frais et un soleil déjà haut, Ali Mahaman Lamine Zeine a salué les différentes délégations présentes. Le protocole d’accueil terminé, les deux Premiers ministres se sont entretenus en tête-à-tête dans le Salon officiel. À l’issue de cet échange, le Premier ministre nigérien a quitté l’aéroport pour regagner son hôtel. SS/BC/MD (AMAP)  

Emploi et de la formation professionnelle : Les acteurs planchent sur les compétences transférées de l’Etat  aux collectivités territoriales

Bamako, le 9 déc (AMAP) Les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle participent, depuis mardi, à l’atelier de partage et d’appropriation des textes régissant l’emploi et la formation professionnelle qui se tient à l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), a constaté l’AMAP. Au cœur des discussion lors de cette rencontre dont l’ouverture des travaux était présidée  par le  ministre l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, , Oumou Sall  Seck, le décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat  aux collectivités territoriales avec une attention  particulières porté à la dimension genre . Cette session se veut un cadre d’échange, de partage et d’appropriation des textes. Elle permettra aux participants de formuler des propositions concrètes, d’enrichir la mise en œuvre des politiques et de veiller à l’intégration effective de la dimension genre, conformément à la Politique nationale genre ainsi que la Loi 052-2015 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour la promotion du genre. En effet, cet atelier d’appropriation se tient dans un contexte marqué par des acquis significatifs dans la mise en œuvre de la décentralisation territoriale. Selon le ministre de tutelle la Politique nationale de l’emploi aspire « à augmenter les opportunités d’emplois décents, en les intégrant dans toutes les politiques sectorielles et transversales. » Quant à la Politique nationale de la formation professionnelle, elle met l’accent sur la formation comme levier de productivité, d’insertion socio-économique et d’employabilité. « Ces reformes, selon Oumou Sall Seck, exigent de tous. acteurs étatiques, collectivités et société civile, une appropriation lucide, une capacité d’adaptation au changement et une anticipation des défis. » L’adoption du décret fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales conférées à ces dernières joue un rôle central dans l’identification des créneaux porteurs d’emploi et des besoins de formation adaptés aux réalités locales, pour Mme le ministre. Certaines compétences et ressources ont déjà été transférées, « marquant un pas concret dans la lutte contre la pauvreté et le développement local. », a poursuivi le ministre. Pour que ces instruments soient réellement efficaces, il est, selon la cheffe du département de tutelle, indispensable de penser à des mécanismes de financement innovants, garantissant la pérennité des actions aux niveaux locaux. Oumou Sall Seck a, par la même occasion, indiqué que « les collectivités territoriales représentent des bassins d’emplois considérables, encore largement sous-exploités. » Selon elle, celles-ci sont essentielles pour valoriser les filières économiques locales et assurer un développement territorial équilibré. BT/MD (AMAP)

Ministère des Transports et des Infrastructures : 51e réunion annuelle des services des routes

Bamako, 9 déc (AMAP) La 51e édition de la réunion annuelle des services des routes, qui se déroule les 9 et 10 décembre, s’est ouverte, mardi, à la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), sous le thème : « Des infrastructures routières résilientes pour soutenir le développement et promouvoir la mobilité. » Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Abdoulaye Imirane Touré qui assurait l’intérim de son collègue des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, en mission à l’étranger, a indiqué que le thème reflète les préoccupations actuelles pour la sauvegarde et la durabilité du patrimoine routier. Il a ajouté que cette réunion, inscrite définitivement dans le calendrier institutionnel. « représente un moment privilégié d’échange, d’évaluation et de projection pour l’ensemble des acteurs engagés dans la construction, l’entretien, la modernisation et la préservation du réseau routier. » La réunion « permet à la grande famille des Travaux publics de dresser le bilan des activités de l’année écoulée, de relever et d’analyser les difficultés soulevées et de proposer pour l’année prochaine des solutions aux problèmes rencontrés », a également précisé Abdoulaye Imirane Touré. Le ministre a énuméré des travaux de construction, sur financement national, avec le  concours des institutions financières africaines et internationales, dont l’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati de la RR9, de la bretelle d’accès au point G, de voirie à Kati et de la section Rond-point-GMS-Samé-Kati, la réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord, ; Et aussi l’aménagement en 2×2 voies de la section Sévaré-Mopti de la RN6, l’aménagement de la voirie à Mopti et à Sévaré, ainsi que la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo, l’aménagement et l’élargissement du tronçon urbain de la Route nationale n°27 (Bamako-Koulikoro) à Bamako. Il a. cependant, signalé la suspension, pour cause d’insécurité, des travaux de construction et de bitumage de la route Kwala-Mourdiah-Nara, Section 1 : Kwala-Wolokoro-Kaloumba et Section 2  : Kaloumba-Nara, de la route Macina-Diafarabé-Tenenkou : Lot 1 Macina-Diafarabé, la construction et le bitumage de la route Banankoro-Dioro. En matière d’entretien périodique et d’entretien courant des routes, « les programmes en cours de réalisation sont : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Nioro, Kita, Dioila, Bougouni, Koutiala, San, Bandiagara, sur un linéaire total de 2 370 km de routes revêtues, pour un montant de 3 000 000 000 Fcfa, et des travaux d’urgence dans le District de Bamako, pour un montant de 3 500 000 000 Fcfa, sur financement du Fonds d’entretien routier du Mali », a souligné l’intérimaire du ministre des Transports et des Infrastructures. A propos du Programme des travaux d’urgence sur les infrastructures routières endommagées par les inondations de 2024 de la composante 6, Intervention d’urgence contingente s’élève à un montant de 9 163 444 605 Fcfa financé par la Banque mondiale, a également souligné le ministre Touré. En perspectives, a-t-il dit, le département des Transports et des Infrastructures s’inscrit, pour l’année 2026, dans la réhabilitation de 137, 668 km de la section Diéma-Sandaré du corridor Bamako-Dakar par le Nord, y compris la traversée en 2x2z voies de Diéma et Sandaré, l’aménagement de 11 km de voirie urbaine dans les villes de Diéma et Sandaré, le démarrage des travaux d’aménagement de 200 km de pistes rurales assorti de réalisations connexes, l’exécution du Programme de corridor routier économique régional Bamako-Dakar par le Nord, phase 1 (PCRER-BDN1), réhabilitation de la section Didiéni-Diéma (180 km), la poursuite des travaux et les interventions d’urgence dans les zones d’insécurité et notamment à Sandaré-Kayes, avec le concours des forces armées maliennes. Le Ministère des Transports et des Infrastructures se réjouit l’accompagnement de la Banque africaine de Développement et de la Banque mondiale, et se félicite de la qualité de la solidarité gouvernementale.  Il a espéré que les recommandations de la rencontre inspireront des décisions de gestion et de politiques publiques. Une minute de silence a été observée en mémoire des chauffeurs et conducteurs de véhicules de transport d’hydrocarbures et victimes civiles et militaires qui ont consenti le sacrifice ultime pour Mali. ST/MD (AMAP)