La Commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali a recouvré 761 milliards Fcfa (Communiqué)
Bamako, 1er déc (AMAP) La commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a recouvré 761 milliards Fcfa sur un objectif de 400 milliards Fcfa, a annoncé, lundi, Mamou Touré, expert et membre de la commission, indique un communiqué de la présidence malienne. M. Touré, qui a présenté au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, son rapport de fin des travaux de la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali, a ajouté que « toutes les sociétés minières ont été assujetties au Code minier de 2023, « augmentant ainsi les recettes publiques de 585,7 milliards de Fcfa par an pour les sociétés auditées. » Dans son intervention, M. Touré a aussi indiqué que le montant total des frais engagés pour la mission, pendant ces trois ans, s’élève à deux milliards huit cent soixante-dix millions Fcfa. Après avoir reçu le rapport, le Président de la Transition, a exprimé sa « profonde gratitude » aux membres de la commission de négociation et de renégociation « pour la qualité du travail accompli » Étaient présents à la cérémonie de présentation plusieurs membres du Gouvernement, dont celui en charge des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. L’audit des mines d’or en exploitation est une recommandation forte des Assises nationales de la réfondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021. MD (AMAP)
Macina : La crise du carburant plombe le transport et la récolte en zone Office du Niger
Macina, 28 nov (AMAP) La crise des hydrocarbures a touché le transport et les récoltes en zone office du Niger, notamment le transport entre Macina-Ségou-Bamako, en aller et retour. La pénurie de carburant a fait monter le tarif Macina-Ségou qui était de 2 500 à 3 000 Fcfa est revu à la hausse entre 3 500 et 4 000 Fcfa. L ‘axe Macina-Bamako, qui était de 6 000 Fcfa a atteint 7 000 à 7 500 Fcfa. A la suite de la même crise, toutes ces compagnies qui affrétaient 2 à 3 cars par jour ne peuvent en faire voyager qu’un seul actuellement. Le transport à Macina est assuré par trois grandes compagnies de transport, les mini-cars, les camions de transport de marchandises. Ils assurent le trafic durant toute la journée jusqu’à 20h en respect des mesures sécuritaires. La crise a touché les récoltes en zone Office du Niger où toutes les machines (motoculteurs, batteuses, moissonneuses, décortiqueuses) fonctionnent au gaz oil. Les frais des prestations ont aussi augmenté. Le litre de gaz oil qui était de 650 à 700 Fcfa est actuellement à 2 009 Fcfa et se fait rare. Face à la crise, certains conducteurs ont expérimenté un mélange d’huile de ménage avec 5 à 2 ou 3 litres de gaz oil pour effectuer les prestations. DG/MD (AMAP)
6è Session du comité de pilotage du PDZSTA-KB pour valider le budget 2026
Bamako, 28 nov (AMAP) La 6ᵉ session du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA-KB), qui s’est tenue, ce vendredi dans au ministère de l’Agriculture, a permis aux participants de faire le bilan des activités écoulées et de valider le budget 2026, a constaté l’AMAP. « Le projet de budget 2026 soumis à votre examen et validation est évalué à 4 493 754 100 Fcfa. Il s’agira d’apprécier le niveau d’exécution physique et financière des activités validées lors de la session tenue le 31 juillet 2025, ainsi que l’état de mise en œuvre des recommandations formulées au cours de ladite session, d’examiner et de valider le Plan de travail et le budget annuel (PTBA) de l’année 2026 », a déclaré le secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, Garantigui Traoré. La mise en œuvre des activités prioritaires identifiées dans le PTBA 2026 permettra de « rehausser à 43,6 % le taux de décaissement du programme et à plus de 77 % son taux d’engagement, avec comme point de mire le démarrage des travaux d’aménagement du Parc agro-industriel de Bancoumana », a-t-il précisé. D’une durée de cinq ans, le PDZSTA-KB s’articule autour de quatre composantes : l’appui à la gouvernance et aux mesures incitatives ; le développement des infrastructures d’appui à la transformation agricole ; l’appui aux acteurs-clés des filières porteuses ; ainsi que la gestion et la coordination du programme. La mise en œuvre efficace du programme vise à renforcer la résilience des communautés bénéficiaires et à réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, à travers l’augmentation de la production et de la productivité agricoles, ainsi que du niveau de transformation des produits agricoles. M. Traoré a rappelé que « la Banque africaine de développement (BAD) a déjà mobilisé 16,26 millions d’Unités de compte (UC), soit environ 13 milliards de Fcfa, pour soutenir la mise en œuvre de ce programme. À cela s’ajoute la contribution remarquable du gouvernement du Mali à hauteur de 2,08 millions d’UC, soit environ 1,7 milliard de Fcfa ». Le secrétaire général a exhorté les participants « à un examen minutieux des documents qui vous sont soumis et à formuler des recommandations objectives et pertinentes pouvant contribuer à accélérer sa mise en œuvre dans toutes ses composantes ». Le coordinateur du projet, Demba Sidibé, a souligné : « Nous sommes actuellement à la phase de mise en œuvre d’un projet pilote très spécifique, dans la mesure où nous allons construire 35 usines de transformation à Bancoumana. Il faut aller vers la transformation de nos produits agricoles, afin que le pays puisse se développer ». MMD/MD (AMAP)
Ansongo : Les autorités se rendent sur un présumé site minier
Ansongo, 28 nov (AMAP) Une mission conduite par le préfet intérimaire du Cercle d’Ansongo (Nord), le sous-préfet Mohamed Ag Alwali, s’est rendue, jeudi 27 novembre 2025 sur un site récemment découvert et supposé contenir un gisement minier, a constaté l’AMAP. Sur les lieux, au nord-est de la ville d’Ansongo couvrant une superficie estimée à plus d’un hectare, les autorités ont constaté des traces de présence humaine, laissant penser à une première découverte par les habitants. A ce stade, aucune étude technique n’a été encore menée pour confirmer les informations relatives à une éventuelle ressource minière. Cette mission intervient 24 heures après une alerte donnée par les populations locales. Dès l’annonce de la découverte, le préfet intérimaire a diffusé un communiqué sur les radios locales pour interdisant l’accès au site, afin de prévenir toute exploitation artisanale non contrôlée. Il a, également, indiqué que d’autres mesures sont en cours « pour vérifier la nature du gisement et sécuriser entièrement la zone. » MHM/MD (AMAP)
5ème édition du SIAMA : Plus de 5 000 visiteurs attendus au Parc des expositions de Bamako
Bamako, 27 nov (AMAP) Le 5e Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), qui attend plus de 5 000 visiteurs au Parc des expositions de Bamako, a ouvert ses portes, ce jeudi, lors d’une cérémonie que le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidée, a constaté l’AMAP. Sous le thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle », ses objectifs sont, entre autres, valoriser les savoir-faire locaux, promouvoir l’émergence de jeunes talents, susciter et encourager la consommation locale des produits artisanaux, revaloriser notre identité culturelle. Pendant dix jours (27 novembre au 7 décembre 2025), des artisanats maliens et de 16 pays dont le Burkina Faso et le Niger dans le cadre de la confédération-AES vont montrer leur savoir-faire artisanal. Après son discours d’ouverture, le Chef du gouvernement le général Abdoulaye Maiga a procédé à la couture symbolique du ruban et visité quelques stands sur plus de 600. Il a rappelé que ce salon est placé sous la haute présidence du général d’Armée, Assimi Goita, , qui a décrété 2025, « l’année de la Culture », « incluant aussi notre artisanat où réside le savoir-faire spécifique de nos braves populations.» Abdoulaye Maiga a souligné que l’artisanat joue un rôle important dans la vie socio-économique et culturelle du Mali Il contribue à hauteur de 24,2% du Produit intérieur brut (PIB) et emploie plus de 40% de la population active. « Il contribue à asseoir la paix et la cohésion durable dans nos communautés », a précisé le Premier ministre. Selon lui, « le SIAMA se veut un espace de promotion du consommer local, un cadre d’échanges et de compétitivité pour les artisans du Mali, de l’espace AES, de l’Afrique et du reste du monde. A l’instar du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou au Burkina Faso et le Salon international pour la femme au Niger, le SIAMA s’inscrit dans la dynamique de la stratégie commune de développement de l’artisanat au sein de la Confédération-AES, Cette stratégie validée par les ministres des trois pays, en février 2025, à la faveur de la Semaine de la fraternité de la Confédération-AES, à Ségou, « en vue de renforcer la coopération entre les artisans de notre espace commun », a fait savoir le chef du gouvernement malien. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, des délégations du Niger et du Burkina Faso, pays invités d’honneur, dont le ministre burkinabè en charge de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda. Ainsi que le Maroc, pays invité spécial. Il faut rappeler que le SIAMA se tient à chaque deux ans. ST/MD (AMAP)
Litiges commerciaux : Journée de sensibilisation sur l’arbitrage et la médiation
Bamako, 27 nov (AMAP) La Chambre de commerce et d’industrie du Mali, en partenariat avec le Centre de conciliation et d’arbitrage du Mali (CCAM), a organisé, ce jeudi, un atelier pour « sensibiliser les industriels et opérateurs économiques sur l’importance des modes alternatifs pour le règlement des conflits (MARC) dans la résolution des litiges commerciaux ». Pendant une journée, cet atelier est destiné à « renforcer la compréhension et l’adhésion des industriels, opérateurs économiques, conseillers juridiques d’entreprise aux modes alternatifs de règlement des différends afin de favoriser un climat des affaires serein et compétitif au Mali », a précisé le directeur du CCAM, Demba Dianka. « C’est un réel plaisir pour moi de voir la réalisation de ce projet. Quand j’étais président, nous avons pris l’initiative de créer un cadre d’arbitrage. Ce n’est pas une innovation mais plutôt un devoir, parce qu’il est inscrit dans nos textes de création de mettre en place un centre d’arbitrage obligatoire », a déclaré le 2ᵉ vice-président de la CCIM du Mali, Mamadou Tiéni Konaté. « Dans un tel contexte, ce n’est pas important de s’adresser aux tribunaux classiques, mais plutôt de faire recours à la médiation, la conciliation et l’arbitrage qui peuvent mettre fin à tout genre de conflits. Beaucoup savent que l’arbitrage existe mais ne connaissent pas son intérêt intrinsèque et stratégique dans toutes nos affaires, son efficacité à résoudre un conflit. Il faut commencer la résolution par les petits conflits », a-t-il ajouté, avant d’inviter les participants à relayer l’information dans leurs entreprises respectives. Le président de l’Organisation patronale des industriels du Mali (OPI), Mamadou Yatassaye, dans son intervention, a indiqué que « la médiation et l’arbitrage ne sont pas de simples concepts théoriques. » « Ils représentent des solutions concrètes, adaptées et pacifiques pour prévenir et résoudre les litiges, tout en préservant les relations d’affaires et en soutenant l’essor de notre économie », a-t-il relevé. Il a rappelé que le règlement alternatif des différends, l’une des missions de la CCIM parmi tant d’autres, a été institué par la Chambre dans son texte de création, en son article 7, qui stipule qu’« elle peut être amenée à désigner des arbitres pour trancher les litiges d’ordre contractuel dans les domaines du commerce, de l’industrie et des services. » MMD/MD (AMAP)
Lancement à Bamako du Programme mini-réseaux en Afrique
Bamako, 25 nov (AMAP) Le Programme mini-réseaux en Afrique, Africa Minigrids Program, (AMP) qui bénéficie de l’appui financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pour environ 1,25 milliard de Fcfa, pour une durée d’exécution de quatre ans, a été lancé jeudi à Bamako. Le programme couvre 21 pays africains et offre une plateforme d’échanges et de partage d’expériences à l’échelle régionale pour booster le développement des mini-réseaux solaires, Pour le Représentant résident adjoint du (PNUD), Roland Sery, ce projet va contribuer « à réaliser l’ambition du gouvernement malien, d’accélérer l’accès universel à une énergie propre, fiable et abordable, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique et à la transformation socio-économique des communautés rurales. » Pour la ministre de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, « l’urgence climatique constitue un impératif dans toute action de développement et de gestion des ressources naturelles, en particulier dans les terroirs arides et semi-arides de la zone sahélo-saharienne. » La résilience économique et sociale, principal défi des pays sahélo-sahariens, passe nécessairement par des actions d’adaptation et de réduction des effets néfastes du changement climatique, en vue d’assurer un développement résilient et durable dans les terroirs, selon la ministre. C’est dans ce contexte que la Stratégie nationale Grande Muraille Verte de notre pays, alignée sur le Plan d’investissement prioritaire décennal (PIPD 2021-2030) de la Grande Muraille Verte, prévoit, entre autres, la promotion et le développement de pratiques et techniques climato-intelligentes à faible empreinte carbone pour asseoir la transition écologique, l’économie verte et le développement durable à terme. Pour le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, qui a présidé la cérémonie de lancement, la réalisation de ce projet pilote permettra la mise en service directe d’au moins 309 kilowatts de puissance solaire photovoltaïque installée et 754 kilowattheures de capacité de stockage sur batteries. Il faut, également ,noter la réduction des émissions de Gaz à effet de serre (GES) sur la durée de vie des activités du projet, estimée à 16 929 tonnes d’équivalent CO₂ (direct) et 631 697 tonnes de CO₂eq (indirect). Le nombre de bénéficiaires directs est estimé à 8 665 personnes, dont 50 % de femmes, grâce à 1 752 nouveaux raccordements aux mini-réseaux. Le projet sera mis en œuvre conjointement par l’Agence nationale des Énergies Renouvelables et des Bioénergies (ANEB), la Direction nationale de l’énergie (DNE), l’Agence malienne de développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER) et l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV) AC/MD (AMAP)
Le gouvernement et les importateurs saluent la fin des longues files d’attente dans les stations-service
Bamako, 27 nov (AMAP) Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, s’est réjoui, ce jeudi, de l’amélioration significative de la situation de l’approvisionnement en hydrocarbures, à l’issue de la 7ᵉ réunion du cadre de concertation avec les importateurs de produits pétroliers qui s’est tenue à Bamako,. « À l’unanimité, il a été constaté que les mesures prises ont porté leurs fruits : l’objectif de faire disparaître les longues files d’attente a été atteint dans les délais impartis », a déclaré le ministre. M. Diallo a rappelé la signature, le 21 novembre dernier, d’un protocole d’accord entre le gouvernement, le Groupement malien des pétroliers (GMP) et le Groupement professionnel des pétroliers du Mali (GPPM). Ce document engage les parties à résorber les files en une semaine et à réduire le délai de traitement douanier de 72 à 24 heures. Selon lui, les premières évaluations démontrent une amélioration visible dans la plupart des stations-service du pays. Le ministre a également exprimé la reconnaissance des autorités de la Transition aux importateurs pour leur « sens des responsabilités » et leur « accompagnement constant ». Il a toutefois appelé à la vigilance et à la poursuite des efforts afin d’éviter toute nouvelle crise d’ampleur similaire. Les régions de Ménaka, Taoudéni, Kidal, Nara et Douentza feront l’objet d’un ravitaillement prioritaire d’ici mardi prochain, a-t-il assuré. De son côté, le secrétaire général du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim Touré, s’est félicité des progrès accomplis. « Nous avons promis et nous avons tenu… Je ne suis pas très prétentieux pour dire qu’il n’y a plus de files d’attente, mais je peux dire que ça s’est nettement amélioré », a-t-il affirmé. M. Touré a salué la contribution de « tous les acteurs du secteur », des importateurs aux chauffeurs en passant par les agents des douanes, qui ont travaillé « contre vents et marées » pour assurer la continuité de l’approvisionnement. Il a réaffirmé l’engagement du groupement à maintenir la dynamique actuelle et à éviter le retour des files d’attente. Abordant la question du ravitaillement des régions de l’intérieur, le responsable du GMPP a demandé un meilleur accompagnement des forces armées, notamment pour la disponibilité des escortes permettant aux camions-citernes d’atteindre leurs destinations. Les délais d’attente prolongés créent « des pertes financières importantes » pour les opérateurs, a-t-il expliqué. Répondant aux préoccupations relatives au détournement de stocks, M. Touré a rejeté toute implication des importateurs : « Le détournement, ce n’est pas les professionnels, ce n’est pas nous les importateurs. » Le gouvernement et les opérateurs ont réaffirmé leur volonté commune de lutter contre la rétention frauduleuse, la spéculation et toutes les pratiques perturbant l’approvisionnement, afin de consolider durablement le retour à la normale. OS/MD (AMAP)
Mali : Le Port de Dakar annule les indemnités et frais de magasinage pour les marchandises maliennes en souffrance
Bamako, 26 nov (AMAP) Le Conseil malien des chargeurs (CMC) a annoncé, ce mercredi, que des dérogations exceptionnelles ont été accordées aux marchandises maliennes en souffrance au port de Dakar, a appris l’AMAP de source officielle. « Le Port Autonome de Dakar a demandé aux compagnies maritimes et manutentionnaires de procéder à l’annulation intégrale des frais de surestarie, de magasinage et de détention » concernant les marchandises en question, précise un communiqué officiel du CMC. Cette mesure, découlant d’une réunion ministérielle conjointe Mali-Sénégal tenue du 18 au 20 novembre 2025, concerne « exclusivement les marchandises en transit vers le Mali ayant dépassé la période de franchise à la date de la circulaire. » Elle est limitée à une durée de trois mois pour permettre l’évacuation complète des conteneurs concernés. Le président du CMC, Kissima dit Bakissima Sylla, appelle les exportateurs, importateurs et transitaires à « prendre les dispositions urgentes pour l’enlèvement desdits conteneurs » et à accélérer également l’évacuation de ceux dont les délais de franchise ne sont pas encore expirés, afin d’éviter de nouvelles pénalités. Le communiqué insiste sur le caractère définitif de cette décision indiquant que le délai de trois mois est « incompressif » et qu’ aucune autre dérogation ne sera accordée à son expiration. OS/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Les autorités en visite de terrain pour constater les conditions de distribution du carburant
Ouélessébougou, 26 nov (AMAP) Les autorités locales du Cercle de Ouélessébougou ont effectué une visite de terrain, ce mercredi, à la station-service Sotraka, actuellement le seul point de vente approvisionné en carburant dans la ville à ce jour. Ce déplacement de l’autorité est destiné à constater les conditions de distribution et de s’assurer du bon déroulement des opérations, intervient dans un contexte où le Mali est affecté par une crise de carburant qui connait un apaisement dans la capitale, Bamako. Sur place, la délégation a pu observer l’organisation mise en place pour gérer le flux important d’usagers, la longue file d’attente et le respect du prix à la pompe : 775 Fcfa et 725 Fcfa, respectivement pour le super et le gasoil. Le préfet Moussa A. Sagara, qui a conduit la délégation, a salué l’engagement et la mobilisation de toutes les parties prenantes. Il a exprimé sa « profonde gratitude » aux gérants de la station Sotraka pour leurs efforts en cette période difficile. Il a, également, adressé des remerciements appuyés au Conseil communal de la jeunesse et aux forces de l’ordre et de sécurité. « Grâce à votre vigilance, votre sens civique remarquable et au professionnalisme des forces de sécurité, nous parvenons à éviter les attroupements massifs sur les artères principales de la ville et à maintenir l’ordre », a déclaré le chef de l’exécutif local. Il a mis un accent particulier sur « la lutte contre la spéculation et le trafic de carburant » lors des opérations, tout en invitant la jeunesse et les forces de l’ordre à la vigilance face à tout cas de vol ou détournement. « J’invite tous au strict respect des mesures éditées concernant la vente et l’achat du carburant. Ces règles, bien que contraignantes, sont nécessaires pour traverser cette période ensemble », a souligné le préfet. Toutefois, il a salué les énormes efforts déployés par les autorités nationales dont l’impact positif se constate déjà dans plusieurs localités du pays. Pour sa part, le gérant de la station-service, Mohamed Traoré, a évoqué une difficulté majeure notamment, la présence quotidienne de mêmes clients qui reviennent, après avoir vidé leurs réservoirs à la maison. Cette visite a permis aux autorités de noter une opération de distribution mieux organisée et apaisée, dans l’attente d’un retour à la normale sur le marché des hydrocarbures. AC/MD (AMAP)

