Sénégal-Mali :  Audience du président Bassirou Diomaye Faye à Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre malien en charge des Transports

Bamako, 22 nov (AMAP) Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé, vendredi, après-midi, à Dakar, une audience à Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre malien des Transports et des Infrastructures, qui conduit une mission dans la capitale sénégalaise, du 17 au 21 novembre 2025, a annoncé la Radio télévision sénégalaise (RTS). Mme Dembélé a transmis au chef de l’État sénégalais « les remerciements du gouvernement et du peuple maliens à la suite des mesures prises par les autorités sénégalaises ayant permis de lever les obstacles liés aux conteneurs maliens au port de Dakar. » Cette démarche des deux pays illustre la solidité de leurs relations et « la volonté partagée de préserver une coopération fluide et fraternelle. » Composée de membres de son cabinet, des représentants des chargeurs maliens, des transporteurs et des opérateurs économiques, la délégation malienne a multiplié des rencontres avec les autorités et acteurs portuaires du Sénégal, a annoncé, vendredi, un communiqué de la Cellule de communication du ministère malien des Transports et des Infrastructures (MTI). Ce séjour sénégalais du ministre des Transports et des Infrastructures a commencé par la rencontre ministérielle conjointe sur les marchandises maliennes en souffrance au port de Dakar. Elle était animée par le ministre sénégalais des Pêches et de l’Economie maritime, Dr Fatou Diouf, et son homologue, Mme Dembélé Madina Sissoko. Dr Fatou Diouf a rappelé la profonde unité entre les deux pays, « Le Sénégal et le Mali sont un seul et même peuple, liés par l’histoire, la géographie et des familles qui se retrouvent de part et d’autre des frontières artificielles », a-t-elle déclaré. Au regard de ces « liens forts », le Sénégal et le Mali ont eu des échanges fructueux et constructifs. Les deux pays conviennent « de la mise en place d’un plan d’action pragmatique en deux volets pour désengorger le Port autonome de Dakar et fluidifier cet axe stratégique, car, près des deux tiers des échanges commerciaux maliens passent par le Sénégal. » La situation des 2 400 conteneurs maliens bloqués au port de Dakar a été largement évoquée. Bamako et Dakar ont insisté « sur la nécessité de trouver rapidement des solutions immédiates et durables. » Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, indiqué que les relations entre le Mali et le Sénégal « reposent sur une communauté de destin due à l’histoire et à la géographie, soutenue par la volonté populaire et entretenue par une coopération multiforme. » « Nos deux pays, a-t-elle poursuivi, sont absolument appelés à assumer, sans jamais fléchir, le destin de fraternité et de voisinage associés. » Rappelant que près de 60 % du commerce extérieur malien passe par le corridor Dakar-Bamako, Mme Dembélé a souligné que « cette artère vitale symbolise l’interdépendance des deux économies et doit devenir un modèle de coopération régionale ». Elle a, également, rendu hommage aux opérateurs économiques et chauffeurs des deux pays, tout en observant une minute de silence en mémoire des victimes de l’insécurité sur le corridor. Les deux parties ont placé ces échanges sous le leadership des deux chefs d’Etat, le général d’Armée Assimi Goita et Bassirou Diomaye Faye, visant « à instaurer une gouvernance partagée pour un corridor plus fluide, sécurisé et compétitif, au bénéfice des populations maliennes et sénégalaises » Les discussions se sont poursuivies avec les interventions des experts techniques et des représentants des deux délégations. OS/MD (AMAP)  

Un quartier de la ville de Youwarou (Centre) menacé d’inondation

Youwarou 21 nov (AMAP) Un quartier de la ville de Youwarou (Centre) est menacé par la montée des eaux du fleuve Niger qui ont atteint le centre du quartier « Kokolel » où des concessions et des jardins maraîchers sont exposés au sinistre, en cette mi-novembre, a constaté l’AMAP, En 2024, à la même période, les sept communes du Cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou) étaient inondées. Des dégâts importants y ont été notés. 1 991 ménages ont été sinistrés, pour 43 000 victimes répertoriées, 3 000 hectares de cultures sous les eaux, des dégâts sur le cheptel, la volaille, des boutiques, les stocks de céréales et divers équipements ont été également notés par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire de Youwarou. Depuis le 28 juin 2025, une session de plaidoyer sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation a eu lieu au cercle à l’intention des membres du Comité de crises et de gestion des catastrophes et animée par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire car « mieux vaut prévenir que guérir. » En prévision de 2025, 85 villages sur les 182 que compte le Cercle de Youwarou sont à risque. « Une communication de masse s’avère nécessaire à travers les radios de proximité », a souligné le comité. En novembre 2020, en novembre 2022 et en novembre 2024, la ville de Youwarou a connu des inondations par les eaux du Niger avec des conséquences économiques importantes sur les communautés et sur la santé de la population en général. SC/MD (AMAP)

1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES : Cinq entreprises primées sur dix sélectionnées au concours de plans d’affaires

Bamako, 21 nov (AMAP) Le premier prix du concours de plans d’affaires de la 1ère    édition de Salon international de l’entreprenariat-AES, doté de 4 millions de Fcfa a été remporté par Mme Rokia Kanté, pour son business « Awn ka », lors d’une cérémonie sur sur le site du Salon, au stade du 26 Mars, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Elle intervient dans la « production et commercialisation de farine infantile localement enrichie sur la base de nos céréales locales sous la marque Rizolac destiné á lutter contre la malnutrition infantile », basé à Sikasso (Sud). Le deuxième prix, d’une valeur de 3 millions de Fcfa, a été remis à Fatoumata Moulaye Diallo, pour « Belle femme cosmétique » qui évolue dans la production et la commercialisation de savon à base de produits locaux comme le moringa. Quant au troisième prix (2 millions de Fcfa), il est revenu à Mme Aissata Sall et Abdoulaye Sall, dont le plan d’affaire, « Kodol », supporte la production du collier intelligent pour la gestion durable du bétail au Mali. Abbi Samba, avec son plan d’affaire, « Fida holding » intervenant dans la production de banane plantain.  Il a reçu 1 million de Fcfa Et enfin, le cinquième rang doté de cinq cent mille Fcfa, a été occupé par Mamadou Ouattara dont le plan d’affaire « Eco solution » est dans le domaine de la collecte, du tri, du recyclage et de la valorisation des déchets solides à Bamako. Ce concours de plans d’affaire, entre 208 postulants candidats, « m’encourage davantage à continuer la lutte que j’ai commencée, qui vise à valoriser nos produits locaux, lutter contre la malnutrition infantile, pour la création d’emplois et contribuer à la réduction de la malnutrition ici, au Mali », s’est réjouie Rokia Kanté, lauréate du 1er prix de ;a compétition entre plans d’affaires de la 1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES. ST/MD (AMAP)    

Salon international de l’entrepreneuriat – AES: Un bilan jugé satisfaisant par les organisateurs

Bamako, 21 nov (AMAP) La 1ère édition du Salon international de l’entrepreneuriat-AES destiné à promouvoir l’entrepreneuriat comme levier de développement et d’intégration économique au sein de la Confédération, a pris fin ce vendredi, à l’esplanade du Stade du 26 Mars, sur des recommandations sur la mise en place de projets communs, a constaté l’AMAP. Les échanges entre entrepreneurs, universitaires et autres invités, pendant quatre jours, afin de trouver des pistes de solutions pour l’entrepreneuriat ont aussi recommandé la mutualisation des fonds de la Confédération, la création d’une commission de suivi pour les jeunes entrepreneurs de l’espace AES, une formation adaptée face au repositionnement du monde et, surtout, l’apport d’innovations majeures. Selon Amadou Bamba, conseiller technique du ministère en charge de l’Entrepreneuriat, rapporteur, d’autres recommandations ont été formulées pour les prochaines éditions, notamment l’organisation d’un concours entre les entreprises afin de permettre à un plus grand nombre d’entrepreneurs d’y participer. Il s’agit, d’après M. Bamba, de « mettre en place un dispositif de suivi individuel pour les lauréats et les finalistes non retenus afin de renforcer leurs capacités à mettre en œuvre leur plan d’affaires, intégrer les candidats sélectionnés dans un réseau d’entrepreneuriat AES permettant les échanges d’expériences, valoriser les meilleurs projets par une stratégie de visibilité ». Le thème retenu pour cette 1ère édition est « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération AES ». Amadou Bamba, a rappelé que « les activités déroulées pendant ces quatre jours sont, entre autres, la visite de dispositifs de formation professionnelle, des panels, un concours de plan d’affaires de jeunes entrepreneurs et des ateliers. » Mme Oumou Sall Seck, ministre en charge de l’Entrepreneuriat et de la Formation professionnelle du Mali, dont le département est le maître d’œuvre du Salon, a exprimé sa satisfaction avant d’inviter les jeunes entrepreneurs à se donner la main. « Le grand bilan, c’est que nous avons osé et nous avons réussi grâce à la mobilisation de tous les participants venant du Mali et d’ailleurs. Nous avons été orientés, accompagnés et soutenus par nos trois chefs d’État de la Confédération. Ce salon a, également, permis aux jeunes entrepreneurs de créer un réseau entre eux que nous allons entretenir », s’est réjoui Mme la ministre. Le ministre burkinabè de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Boubakar Sawadogo, a ajouté : « Nous avons vu beaucoup d’entrepreneurs au sein de notre espace confédéral et d’ailleurs venus exposer leur savoir-faire. Il y a eu beaucoup d’innovations à travers ce salon. » « Nos trois chefs d’Etat se battent pour que nous puissions transformer notre écosystème pour le bien-être des populations. En le transformant, nous impulsons une dynamique autour de l’Afrique. Ce que nous faisons, c’est pour l’ensemble des Africains du monde entier. » Il a également invité les jeunes « à se mettre à l’œuvre pour concrétiser les idéaux des trois chefs d’État de l’AES. » MMD/MD (AMAP)

Approvisionnement en carburant :  Dioïla réceptionne 10 000 litres d’essence

Dioïla, 21 nov (AMAP) La ville de Dioïla a réceptionné, ce vendredi, 10 000 litres d’essence, où, depuis plus d’un mois, les stations-services n’avaient pas reçu une goutte de carburant, a constaté l’AMAP sur place. Tôt le matin, la station Petro-Or de Dioïla, a été prise d’assaut par les motocyclistes et les conducteurs de voitures à la recherche du liquide précieux pour leurs engins. L’opération de distribution était dirigée par le Directeur régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DRCCC), Fousseynou Koné. Il était épaulé par les Forces de défense et de sécurité et la jeunesse de la région du Banico Selon le DRCCC « la distribution se fait de façon rationnelle » : les motos Jakarta 2 000 Fcfa d’essence, les grosses motos 5 000 Fcfa et les voitures 10 000 à 15 000 Fcfa d’essence. Il s’agit de permettre à chaque propriétaire d’engin de se procurer un minimum de carburant afin de faciliter sa mobilité. Cette initiative du Gouverneur, Mme Mariam Coulibaly, a été saluée par les populations de Dioïla. L’arrivée de l’essence donne un coup de frein aux activités des vendeurs informels de carburant qui livraient le litre entre 2 000 et 3 000 Fcfa. DF/MD (AMAP)  

Crise des hydrocarbures : Gouvernement et opérateurs signent un protocole pour accélérer l’approvisionnement

Bamako, 21 nov (AMAP) Le gouvernement du Mali et les deux principaux groupements de professionnels du pétrole ont signé, vendredi, à Bamako un protocole d’accord destiné à résorber la crise des hydrocarbures, a constaté l’AMAP dans la capitale malienne. « Ce protocole d’accord a pour objet de ramener de 72 heures à 24 heures le délai d’attente des citernes au niveau du Bureau des produits pétroliers », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. Le texte engage les opérateurs à déposer systématiquement les déclarations de mise à la consommation dès la levée du document de transit T1 à la frontière. Les parties conviennent également d’informer et de sensibiliser les acteurs sur les clauses du protocole, de faciliter les démarches administratives et de gérer les éventuels litiges à l’amiable. Le gouvernement accorde, par ailleurs, un délai global de 40 jours, dont 10 après la fermeture des émissions des droits et taxes, pour le traitement des opérations. « Nous sommes venus, aujourd’hui, pour finaliser ce processus par la signature de ce protocole d’accord », a affirmé Ibrahim Touré, secrétaire général du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP). Il a indiqué que, malgré quelques « réserves » qui seront réglées lors de la mise en œuvre, le groupement adhère entièrement au texte et espère une sortie de crise « d’ici jeudi prochain ». De son côté, Bourahima Guindo, secrétaire général du Groupement professionnel des pétroliers (GPP), a salué un document « formalisé » pour parvenir à une « solution définitive ». « Nous espérons que d’ici une semaine, tout ce que nous avons vécu comme souffrances sera du passé », a-t-il déclaré, assurant que les opérateurs « iront jusqu’au bout » pour stabiliser l’approvisionnement. Le ministre Diallo a, pour sa part, souligné que les volumes hebdomadaires de citernes entrant dans le pays sont désormais supérieurs à ceux observés avant la crise. Il a indiqué que les difficultés relèvent davantage de la « gestion » et du « pilotage » du système. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à « apporter les réponses les mieux appropriées » pour garantir l’accès régulier aux carburants, tout en alertant sur les impacts économiques potentiels du blocage. La signature du protocole, applicable sur toute l’étendue du territoire et pour toute la durée de la crise, s’est déroulée en présence des ministres de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que des secrétaires généraux du GMPP et du GPP. Les parties ont annoncé une visite conjointe, dès lundi, au Bureau des produits pétroliers pour constater la mise en application des nouvelles mesures. OS/MD (AMAP)

Mali : Fin des files d’attente annoncée « dans les tout prochains jours » après signature d’un protocole État-pétroliers

Bamako, 20 nov (AMAP) « Si les conditions posées sont réunies – et elles le seront –, je vous assure qu’il n’y aura plus de files d’attente dans les stations-service du Mali d’ici une semaine », a affirmé, jeudi, Ibrahim Touré, secrétaire permanent du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), à la sortie de la sixième réunion du cadre de concertation État-secteur privé. De son côté, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a déclaré : « Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin définitivement à ces files d’attente ». « Grâce au protocole qui sera signé demain, le délai de passage des camions-citernes au Bureau pétrole de la Douane sera limité à 24 heures maximum », a annoncé le ministre Diallo. Ce protocole d’accord, qui sera paraphé vendredi à 10 heures entre le gouvernement, le GMPP et le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), vise à éliminer le principal blocage administratif à la fluidité de la distribution. Les deux parties dressent un constat commun encourageant :  depuis un mois, aucune attaque terroriste n’a visé les convois de camions-citernes et le volume de produits pétroliers entrant au Mali est désormais supérieur aux niveaux d’avant la crise (116 millions de litres en octobre contre 103 millions en septembre). Pour le ministre Commerce et de l’Industrie et les pétroliers, la persistance des queues « s’explique essentiellement par la panique des consommateurs qui stockent massivement les carburants. » Avec la signature officielle demain, autorités et opérateurs s’engagent conjointement à tourner la page de la crise de distribution des hydrocarbures dans les tout prochains jours. OS/MD (AMAP)

Salon international de l’entrepreneuriat-AES : Panel sur l’entrepreneuriat, levier d’intégration et de développement des pays de la Confédération

Bamako, 19 nov (AMAP) Le thème de l’« Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération » a fait l’objet du troisième panel du Salon international de l’entrepreneuriat – AES (SIE), mercredi 19 novembre, sur l’Esplanade du stade 26 Mars, a constaté l’AMAP. Le ministre malien de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, président du Comité de développement de la Confédération AES, a fait remarquer, lors de sa leçon inaugurale au SIE, que les trois Etats de la Confédération de l’AES conservent une position géographique et stratégique et d’énormes potentialités économiques ainsi que des ressources humaines et naturelles. Il a ajouté : « L’Alliance des États du Sahel (AES) occupe une superficie de plus de deux millions de km², avec une population d’environ 69 millions d’habitants. Cette population est composée plus de 60% de jeunes qui doivent protégés afin qu’ils puissent entreprendre. » Le thème du SIE qui porte « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et développement économique des pays de l’AES », « est d’une pertinence indiscutable », selon le ministre Sanou, « car la création de richesse, d’emplois, de revenus et l’innovation du développement social sont les résultats de l’intelligence créatrice des acteurs économiques et des entrepreneurs de la Confédération de l’AE ». Il a précisé que « la vision de nos chefs d’État, en créant l’AES, est d’assurer la souveraineté de nos États sur le plan sécuritaire, économique, alimentaire, énergétique, pharmaceutique et digital, pour faire profiter nos braves populations de nos énormes potentialités. » « Aujourd’hui, dans un monde de repositionnement, l’AES doit se renforcer avec des projets ambitieux. L’entrepreneuriat est au cœur de cette stratégie qui doit permettre de libérer l’esprit créatif et créer un cadre juridique, fiscal », a estimé, Alousséni Sanou. Selon lui, « les politiques relatives à la diversification économique et au développement des industries de transformation des matières ainsi qu’à la valorisation des ressources locales à travers le développement des chaînes de valeur, auront un sens plus impactant. » L’entrepreneuriat devient, ainsi, le moteur de notre industrialisation, de la transformation structurelle de nos économies avec comme secteur de base l’agro-business et les mines. « Le rôle de la Confédération et des Etats devient crucial en matière d’orientation, de surveillance, de contrôle et de création de cadre favorable à cette expansion de l’entrepreneuriat », a-t-il soutenu. Il a, également, fait le tour des réalisations de la Confédération AES, depuis sa création, tendant à améliorer le cadre de vie des entreprises et des populations, en matière de sécurité, d’infrastructures, d’harmonisation des politiques et de financement. Notamment dans plusieurs domaines comme l’agriculture, la justice, l’économie, l’éducation et la formation professionnelle. Après cette leçon inaugurale, des panélistes ont donné des éclaircissements sur la thématique et proposer des pistes de solutions « pour révolutionner le domaine de l’entrepreneuriat » dans l’espace confédéral. Modéré par le ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali, Alassane Moussa Diallo, ce troisième panel, a été animé par les ministres en charge de l’Entrepreneuriat du Mali, Mme Oumou Sall Seck, du Commerce et de l’Industrie du Niger, Abdoulaye Seydou, de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle du Burkina Faso, Boubacar Savadogo et Sa Majesté Royale Drolor Bosso Adamtey, Roi du peuple Shai du Ghana, membre du Conseil d’État du Ghana. Ouvrant le panel, Mme Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national et de la Formation professionnelle du Mali, a souligné que l’entrepreneuriat constitue l’une des missions phares du ministère de l’Emploi. Elle a insisté sur « le lien indissociable entre entrepreneuriat et formation professionnelle », citant en exemple l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) comme structures d’appui aux jeunes diplômés. Son ambition est claire : faire sortir l’économie malienne de l’informel pour la structurer dans le formel. Elle a évoqué les enjeux majeurs auxquels font face les entrepreneurs, notamment les difficultés de commercialisation, l’accès limité aux marchés et la nécessité de promouvoir le contenu local. Mme la ministre a, également, annoncé la réhabilitation de sept Centres de formation professionnelle au Mali, et salué la signature d’un protocole d’accord dans le cadre de l’intégration régionale AES. Pour elle, l’entrepreneuriat est un véritable vecteur d’intégration et d’emplois. Ce salon doit permettre, selon elle, de « définir ensemble une feuille de route commune. »= Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie du Niger, a mis en avant l’originalité de l’AES qu’il qualifie d’« instrument du peuple », contrairement à d’autres organisations. Il a salué l’engagement des leaders de l’AES pour la souveraineté des États membres, notamment sur les plans économique et éducatif. À travers la devise de l’AES, l’entrepreneuriat prend tout son sens. Il a plaidé pour une réforme du système éducatif afin d’enseigner l’esprit entrepreneurial dès les classes primaires. « Il faut apprendre aux jeunes à innover », a-t-il affirmé, en insistant sur les principes d’unité, de solidarité et de complémentarité. Il a appelé à la mutualisation des politiques publiques pour relever les défis communs. Le ministre burkinabè, Boubacar Savadogo, a identifié trois éléments clés pour assurer le rayonnement de l’entrepreneuriat dans l’espace AES. « Je pense que nos entrepreneurs doivent être performants dans chaque pays, conquérir des marchés internationaux et reussir l’implication de la jeunesse dans les grands chantiers nationaux. » Il a évoqué des projets structurants comme la construction de la voie ferroviaire entre le Burkina Faso et le Mali, ainsi que l’implantation d’une usine de fabrication de tenues pour les agents de l’État. Il a, également, souligné le déséquilibre dans le système éducatif : seulement 5% des enseignants sont dans le secteur technique et professionnel, contre 75 % dans l’enseignement général. Pour propulser l’entrepreneuriat, il a appelé « à la création de financements communautaires et à un changement de mentalité chez les jeunes. » Il a conclu en plaidant pour une Confédération des institutions de formation. Quant à Sa Majesté Royale, Drolor Bosso Adamtey, Roi du peuple Shai du Ghana, dans une intervention empreinte de sagesse, il a salué l’intérêt croissant des jeunes pour l’entrepreneuriat. Il a affirmé que l’avenir de l’Afrique doit se construire sur le continent, et

Salon international de l’entrepreneuriat – AES : Premier panel sur les obstacles à l’entrepreneuriat

Bamako, 19 nov (AMAP) Le premier panel du Salon international de l’entrepreneuriat – AES a porté sur la thématique : « Aperçu de l’écosystème entrepreneurial dans les pays de la confédération AES », a constaté l’AMAP. Ce panel a aussi abordé la question d’un meilleur renforcement par la prise en charge des aspects non financiers : formation, qualification, renforcement des capacités et des compétences, expertise et appropriation des processus, choix des équipements et des outils technologiques, services après-vente, maintenance. » Au cours de leur intervention, les panélistes ont proposé, pour la réussite dans l’entrepreneuriat, une formation adaptée, un soutien technique et financier des jeunes et une maintenance. Selon ces spécialistes du domaine, le problème de l’entrepreneuriat dans l’espace confédéral AES n’est pas lié au problème financier, mais plutôt à une mentalité. « Aucun pays ne peut se développer sans valoriser l’entrepreneuriat. Ce n’est pas seulement lié au problème de financement, mais il faut une compétence qualifiée pour gérer l’entreprise », a estimé Modibo Kadjoké, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il a expliqué que l’entrepreneuriat est un enjeu vital. « Je pense que ce n’est pas une nécessité économique mais un manque de stratégie. C’est le seul moteur pour générer une croissance » « Il réduit la pauvreté et renforce la cohésion sociale. Des innovations viennent généralement des entrepreneurs à l’endroit de l’État. L’entrepreneuriat est un instrument de souveraineté, un outil de reconstruction post-conflit », a ajouté M. Kadjoké Pour Mme Kadidiatou Tao, cheffe d’entreprise dans le secteur du génie électrique au Burkina Faso, être entrepreneur est une lutte perpétuelle. « Cette question d’entrepreneuriat, je vais l’aborder sous l’aspect de la jeunesse. C’est une attitude qu’on saisit pour créer de la richesse, pour transformer une situation. C’est également vaincre tous les problèmes rencontrés et laisser un héritage après ta mort », avance-t-elle. « Lorsqu’on parle d’entrepreneuriat, les gens pensent directement à l’argent, alors qu’il faut prioriser la vision, l’opportunité et l’esprit de créativité. Les obstacles sont au niveau individuel à cause de notre mauvaise perception de l’entrepreneuriat. Pour évoluer dans le domaine de l’entrepreneuriat, il faut de la patience et de l’audace », ajoute l’entrepreneure burkinabè. Oudou Bengaly, Directeur général d’Agri-Vision Sahel, Mali, dans son exposé, a souligné que « l’agriculture est un secteur pourvoyeur d’emplois. Aujourd’hui, dans l’espace de l’AES, 80 % des personnes exercent des métiers qui ont des liens avec l’agriculture. Il faut des formations adaptées dès l’apprentissage. Sans la capacité de gestion financière, une entreprise ne peut pas avancer ». Il a invité les jeunes entrepreneurs à se lancer davantage dans le domaine de l’agriculture afin de minimiser l’insécurité alimentaire. Selon lui, c’est l’agro-business qui peut réduire le chômage. « Avoir une entreprise n’est plus une actualité mais comment apporter des innovations ? », s’interroge Mamadou Sidibé, Président de Mali Start-up. Selon cet ingénieur en informatique, à l’ère d numérique, il faut des formations adaptées. Les entreprises doivent être digitalisées avec des innovations. Pour la réussite des jeunes entrepreneurs, il faut un soutien constant. « Nous devons valoriser le consommer local. » Des participants, notamment des étudiants et jeunes entrepreneurs, ont déploré le manque de soutien technique et financier de la part des autorités de la Confédération de l’AES, afin de concrétiser leur idée. MMD/MD (AMAP)

Région de Kayes : Huit camions interceptés à Kéniéba pour livraison illégale d’hydrocarbures

Kayes, 18 nov (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Kayes (Ouest) a intercepté, du 15 au 16 novembre 2025, dans la ville de Kéniéba au moins huit camions citernes de gas-oil détournées au profit des ressortissants étrangers. Le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, et son équipe ont déjoué cette tentative de détournement de carburant destiné à des stations-service du Cercle de Kéniéba, dans la partie australe de la 1ère région administrative du Mali. Les camions citernes se dirigeraient vers les sites d’orpaillage où opèrent des étrangers. « Il ne s’agit pas d’interdire la vente des produits pétroliers aux sociétés formellement installées. Mais, les entreprises qui évoluent dans l’informel doivent se conformer aux dispositions légales en la matière. Le souci est de satisfaire la population d’abord », a précisé Robo Bayo. Selon lui, certaines bennes ont été transformées en citernes, souvent d’une capacité de 35 000 litres, pour l’acheminement des hydrocarbures vers les zones d’accès difficile. Dans le cadre du suivi de l’approvisionnement du marché en hydrocarbures, la direction régionale a, d’après M. Bayo, reçu des recommandations de sa hiérarchie pour le suivi des prix, de la disponibilité du stock et le respect des formalités administratives par rapport aux citernes qui transportent des hydrocarbures. « Nous avons mis en place des brigades à Kéniéba et à Kayes pour mener des missions sur le terrain. Ces missions ont constaté que des transporteurs livrent du carburant à des personnes étrangères dans le Cercle de Kéniéba », a souligné le DRCCC. « Le propriétaire de la station n’était même pas au courant de cette transaction commerciale », explique Robo Bayo. Quand l’opérateur économique a eu vent de la nouvelle, il a aussitôt ordonné aux autres citernes d’approvisionner la station-service. Des actes de cette nature alimente la spéculation sur les prix, voire créer une rupture de stock, dans cette partie ouest du Mali. Comme c’est le cas dans le Cercle de Kéniéba où le le gas-oil est cher. Alors que cette zone accueille les plus grandes mines d’or du pays. BMS/MD (AMAP)