Démarrage de la Semaine nationale de lutte contre la corruption : Faire de la jeunesse le fer de lance du combat
Bamako, 9 déc (AMAP) La Semaine nationale de lutte contre la corruption a débuté, ce mardi, sous le thème : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain », lors d’une cérémonie dans les locaux du ministère de la Justice, a constaté l’AMAP. « La lutte contre la corruption nécessite l’implication de toutes et de tous, dans une démarche cohérente, coordonnée et soutenue, afin d’agir sur tous les segments du phénomène ainsi que sur les canaux et réseaux par lesquels il se perpétue », a déclaré le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, à l’ouverture qu’il a présidée, en présence de son collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré Le ministre Kassogué a rappelé que, comme chaque année, la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption « est une occasion de sensibiliser davantage sur l’ampleur de ce fléau. » Le thème de cette année, qui est celui de l’édition précédente reconduit, met l’accent sur l’importance d’impliquer la jeunesse dans la construction d’une culture d’intégrité. Le ministre a, également, souligné que cette célébration intervient dans un contexte de refondation de l’État, nécessitant une rupture et un changement de paradigme dans la gestion des affaires publiques Il a appelé « à l’émergence d’un nouveau type de citoyen, porteur de valeurs d’intégrité, de probité, de loyauté, de patriotisme et de citoyenneté, pour bâtir une nation forte et prospère. » De son côté, le ministre Bakary Traoré a rappelé que la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été instituée, il y a 15 ans, dans le cadre de la mobilisation nationale contre ce fléau. Célébrée chaque année à partir du 9 décembre, elle vise à informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Il a salué l’engagement des autorités de la Transition, soutenues par les Organisations de la société civile, qui ont permis de faire de cette lutte une réalité. La cérémonie a réuni de nombreux acteurs du secteur judiciaire, des représentants de la société civile ainsi que d’autres invités de marque. MMD/MD (AMAP)
Loi de finances 2026 : Les recettes augmentent de 15% et les dépenses de 11%, selon le ministre de l’Économie et des Finances ,Alousséni Sanou
Bamako, le 8 déc (AMAP) Les recettes budgétaires augmentent de 15% par rapport aux précédentes et les dépenses sont en hausse de 11% par rapport au budget de 2025, a déclaré, lundi, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, devant le Conseil national de Transition (CNT). Alousséni Sanou défendait la deuxième partie du projet de Loi de finances 2026 qui a été voté, à l’unanimité, par le CNT, après l’adoption, jeudi dernier, de la première. Il a, également, fait noter que le déficit budgétaire diminue de 10% par rapport à 2025. « Ce budget a été voté par le Parlement compte tenu des tendances à la hausse des indicateurs dont le taux de croissance qui s’élève à 6,3% contre un taux de croissance réalisé de 6,1% en 2025. Le taux de déficit budgétaire s’établie à -2,2 contre 2,7 en 2025. Le taux d’inflation reste également maîtrisé », a commenté M, Sanou. Il a assuré que les critères de convergence sont en train d’être améliorés. Il a, aussi, rappelé que c’est un budget orienté vers la souveraineté du développement économique. Des secteurs comme la sécurité, la défense, la santé, l’éducation ont, à cet effet, une place importante. Le ministre a souligné que ce budget qui « fait référence, tient compte et s’engage à mettre en oeuvre les réformes en cours dans notre pays. » Le projet de Loi de finances 2026, adopté jeudi dernier, est arrêté en recettes budgétaires de l’Etat de 3 057 milliards 792 millions 44 milles Fcfa contre des dépenses budgétaires évaluées à 3 578 milliards 216 millions 683 milles Fcfa. Soit un solde budgétaire négatif de 520 milliards 424 millions 639 milles Fcfa. OD/MD (AMAP)
Systèmes financiers décentralisés : Les cadres de la microfinance se forment à l’outil CAMELI
Bamako, 8 déc (AMAP) Les cadres de la Direction de la microfinance participent, depuis ce lundi 8 jusqu’au vendredi 12 décembre 2025, à un atelier de formation à Bamako, axé sur la maîtrise de l’outil de notation « CAMELI », afin de renforcer les capacités techniques des agents chargés de la supervision des Systèmes financiers décentralisés (SFD), a constaté l’AMAP. Cet atelier de mise à niveau, afin de permettre aux participants d’entamer la notation des caisses de base, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Projet de Promotion de l’accès au financement de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), qui vise à promouvoir une inclusion financière durable et à développer les fintechs. « Plus précisément, il s’agit de renforcer la supervision et la performance du secteur de la microfinance », a précisé Mme Touré Fatoumata Coulibaly, coordinatrice du PAFEEM. Elle a ajouté qu’il est « indispensable de doter les superviseurs des SFD des compétences nécessaires pour comprendre, appliquer et intégrer les techniques de notation CAMELI dans leurs pratiques quotidiennes. » Selon El Hadji Moustapha A. Doumbia, directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, « CAMELI est un outil de notation de la conformité prudentielle, fondé sur six piliers de risques : la capitalisation, les acteurs, le management, l’organisation et le contrôle, l’équilibre financier, la liquidité et la gestion actif-passif, ainsi que l’information. » Cet outil, selon M. Doumbia, « permet d’évaluer les forces et faiblesses d’une institution de microfinance (IMF) en matière de conformité prudentielle. » Il fournit, ainsi, une évaluation par type de risque, une notation globale et des recommandations adaptées. Le directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique a ajouté que « CAMELI constitue, également, un instrument moderne de supervision, « capable de détecter, classifier et cartographier les risques. » « Cette cartographie permet ensuite de mener des contrôles thématiques pour anticiper les menaces pesant sur les institutions et, plus largement, sur l’ensemble du secteur de la microfinance », a-t-il expliqué. L’atelier est organisé par le PAFEEM. en partenariat avec la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. MMD/MD (AMAP)
Le Conseil national de Transition adopte à l’unanimité la première partie du projet de loi de finances 2026
Bamako, 4 déc (AMAP) « Pour l’exercice 2026, nous avons une prévision de recettes budgétaire de l’Etat de 3 057 milliards 792 millions 44 milles francs Cfa contre des dépenses budgétaires évaluées à 3 578 milliards 216 millions 683 milles francs Cfa », a annoncé, jeudi, le président de la Commission des Finances du CNT, Mamadou Touré, M. Touré, qui intervenait après que le Conseil national de Transition (CNT), a adopté, à l’unanimité, la première partie du projet de loi de finances pour l’exercice 2026, a expliqué que « la loi de finances est déclinée en deux parties dont la première qui traite de l’équilibre générale du budget et la deuxième qui consacre la mise en oeuvre des politiques publiques à travers les programmes budgétaires. » Ainsi, selon lui, « c’est le rapprochement de ces deux agrégats qui fait ressortir un solde budgétaire négatif de 520 milliards 424 millions 639 milles francs CFA. » «En effet, cette adoption confère à l’autorité financière toute la latitude de chercher et de trouver les voies et moyens pour combler le déficit qui vient d’être dégagé», a-t-il dit. Avant d’assurer qu’il n’y aura pas « de mal à boucler ce budget. » Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, c’est « un budget qui permet d’améliorer la performance budgétaire de l’État au regard de l’évolution de croissance et du processus budgétaire. » Il est également question « de maintenir la souveraineté de l’État, en mettant l’accent sur la sécurité, la défense, surtout les réformes qui sont en train d’être mises en œuvre », entre autres. OD/MD (AMAP)
Rumeurs de crise d’hydrocarbures : Le gouvernement met en garde contre les spéculations et les fausses informations
Bamako, 4 déc (AMAP) Le gouvernement malien, à travers le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), a démenti, jeudi, une « prétendue pénurie qui commence à refaire surface dans plusieurs stations et des files d’attente déjà observées. » Dans un communiqué, daté du même jour, le CECOGEC, a qualifié d’intox portés par « des personnes mal intentionnées qui diffusent sur les réseaux sociaux de fausses informations… de nature à semer la panique » poussant « la population à aller réformer inutilement des files devant les stations-service. Selon l’organisme public, tout ceci tend « à saper les efforts consentis par le gouvernement. » Le CECOGEC assure que « les convois de citernes sont régulièrement réceptionnés au Bureau du pétrole des douanes grâce à la détermination des Forces armées maliennes ( FAMa) et le ravitaillement des stations-service se poursuit normalement. » « Le stock disponible à ce jour à Bamako couvre largement la demande », ajoute le communiqué. « Par conséquent, les autorités mettent en garde les auteurs de ces fausses informations, appellent la population à la vigilance et à ne pas céder à la psychose savamment orchestrée par des individus mal intentionnés. » OD/MD (AMAP)
Tominian : La centrale EDM reçoit un camion-citerne de carburant pour atténuer la crise énergétique
Tominian, 3 déc (AMAP) La ville de Tominian (Centre) a réceptionné, mercredi, un camion-citerne de carburant destinée à la centrale d’Energie du Mali (EDM), officiellement remis aux autorités administratives et locales, a constaté l’AMAP sur place. Ce ravitaillement, très attendu, doit permettre de relancer partiellement le fonctionnement de la centrale de production d’électricité, totalement à l’arrêt depuis plusieurs semaines faute de carburant, plongeant la ville dans l’obscurité et aggravant la crise sociale et économique. Depuis plus d’un mois, Tominian souffre d’un cumul de crises : pénurie aiguë de carburant, avec le litre d’essence vendu à plus de 3 000 Fcfa, dans le circuit informel, l’arrêt prolongé d’EDM, laissant des quartiers entiers sans électricité, la fourniture irrégulière de l’eau par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), entraînant des coupures longues et répétées, la faiblesse du réseau téléphonique rendant les communications presque impossibles. La réception du carburant constitue un pas important vers la stabilisation de l’approvisionnement en énergie. Selon les responsables de la centrale EDM, le carburant acheminé permettra de remettre en marche certaines installations essentielles, en attendant un ravitaillement plus durable. Le préfet du Cercle de Mandiakuy, qui assure l’intérim du préfet du Cercle de Tominian et les responsables locaux ont exprimé leur soulagement, tout en rappelant l’urgence d’un soutien plus structurel pour mettre fin à la précarité énergétique chronique de la région. Les habitants espèrent que cette opération marque le début d’un retour progressif à la normale. La cérémonie s’est tenue en présence du 2ᵉ adjoint au maire, Esdras Keïta, du chef de village Pobanou Diassana, du président du Conseil communal de la jeunesse, Sonou Diassana, ainsi que du chef de service de la centrale EDM locale, Yoro Diallo. Et aussi le chef de mission de la Compagnie d’intervention rapide (CIR). ST/MD (AMAP)
Report du Forum de l’investissement de l’OCI en Afrique initialement prévu à Bamako (Communiqué)
Bamako, 02 nov (AMAP) Le Forum de l’investissement de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) en Afrique, initialement prévu du 02 au 04 décembre à Bamako, est reporté à une date ultérieure, indique un communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce non daté. Selon la même source, cette décision, « prise en concertation avec les parties prenantes, notamment le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), s’inscrit dans une dynamique d’organisation optimale de cet événement d’envergure internationale. » « Le Mali, engagé dans la consolidation économique et le renforcement de l’attractivité des investissements, souhaite offrir un cadre à la hauteur des ambitions communes », soutient le ministère de l’Industrie et du Commerce. Il ajoute que « ce délai supplémentaire permettra d’accueillir le Forum dans les meilleures conditions, avec une participation élargie, des panels renforcés et des opportunités d’affaires mieux structurées. » La nouvelle date fera l’objet d’un communiqué ultérieur. AC/MD (AMAP)
Un convoi de huit citernes d’hydrocarbures est arrivé à San
San, 2 déc (AMAP) La ville de San (Centre) a joyeusement réceptionné, lundi, un convoi de 08 camions citernes d’hydrocarbures dont sept à gaz-oil et une à essence, en présence des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales et les populations de la ville de San. L’arrivée de ces camions citernes, sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa) dans la région de San, a suscité beaucoup d’espoir chez les populations qui sont sorties massivement pour acclamer le convoi, bénir et chanter les louanges à la gloire du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta et son gouvernement. La maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a salué l’action des autorités maliennes « pour avoir géré avec détermination la crise des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire national. » le Directeur de Cabinet du gouverneur de la Région de San, Massa Sangaré, au nom du gouverneur a salué les efforts des FAMa pour la sécurisation des convois et des lieux d’approvisionnement. L’administrateur civil et membre du corps préfectoral a apprécié « la résilience des populations » et a magnifié « le soutien constant de celles-ci aux actions de développement économique, social et culturel » que réalisent les autorités du Mali dans tout le pays. Etaient aussi présents a l’accueil le préfet de Cercle de San, Souleymane Tembély, et le sous-préfet de l’arrondissement de Téné, Madiou Ascofaré NC/MD (AMAP)
La Commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali a recouvré 761 milliards Fcfa (Communiqué)
Bamako, 1er déc (AMAP) La commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a recouvré 761 milliards Fcfa sur un objectif de 400 milliards Fcfa, a annoncé, lundi, Mamou Touré, expert et membre de la commission, indique un communiqué de la présidence malienne. M. Touré, qui a présenté au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, son rapport de fin des travaux de la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali, a ajouté que « toutes les sociétés minières ont été assujetties au Code minier de 2023, « augmentant ainsi les recettes publiques de 585,7 milliards de Fcfa par an pour les sociétés auditées. » Dans son intervention, M. Touré a aussi indiqué que le montant total des frais engagés pour la mission, pendant ces trois ans, s’élève à deux milliards huit cent soixante-dix millions Fcfa. Après avoir reçu le rapport, le Président de la Transition, a exprimé sa « profonde gratitude » aux membres de la commission de négociation et de renégociation « pour la qualité du travail accompli » Étaient présents à la cérémonie de présentation plusieurs membres du Gouvernement, dont celui en charge des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. L’audit des mines d’or en exploitation est une recommandation forte des Assises nationales de la réfondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021. MD (AMAP)
Macina : La crise du carburant plombe le transport et la récolte en zone Office du Niger
Macina, 28 nov (AMAP) La crise des hydrocarbures a touché le transport et les récoltes en zone office du Niger, notamment le transport entre Macina-Ségou-Bamako, en aller et retour. La pénurie de carburant a fait monter le tarif Macina-Ségou qui était de 2 500 à 3 000 Fcfa est revu à la hausse entre 3 500 et 4 000 Fcfa. L ‘axe Macina-Bamako, qui était de 6 000 Fcfa a atteint 7 000 à 7 500 Fcfa. A la suite de la même crise, toutes ces compagnies qui affrétaient 2 à 3 cars par jour ne peuvent en faire voyager qu’un seul actuellement. Le transport à Macina est assuré par trois grandes compagnies de transport, les mini-cars, les camions de transport de marchandises. Ils assurent le trafic durant toute la journée jusqu’à 20h en respect des mesures sécuritaires. La crise a touché les récoltes en zone Office du Niger où toutes les machines (motoculteurs, batteuses, moissonneuses, décortiqueuses) fonctionnent au gaz oil. Les frais des prestations ont aussi augmenté. Le litre de gaz oil qui était de 650 à 700 Fcfa est actuellement à 2 009 Fcfa et se fait rare. Face à la crise, certains conducteurs ont expérimenté un mélange d’huile de ménage avec 5 à 2 ou 3 litres de gaz oil pour effectuer les prestations. DG/MD (AMAP)

