Transport aérien au Mali : La compagnie aérienne SkyMali officiellement lancée 

Bamako, 11 aout (AMAP) Les activités de la nouvelle compagnie aérienne nationale, SkyMali, ont été lancées, lundi, après-midi au cours d’une cérémonie présidée par le Secrétaire général du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, en présence de plusieurs personnalités dont le ministre sortant et l’ambassadeur du Mali aux Émirats Arabe Unis. Pour le Secrétaire général du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, Marc Dabou, les activités de la nouvelle compagnie aérienne vont, non seulement, contribuer à franchir un pas important dans le désenclavement intérieur et extérieur, mais elles vont, également, offrir une opportunité d’emplois pour nos concitoyens. Il a réitéré sa disponibilité à accompagner toute initiative allant dans le sens du désenchantement du pays. D’autres allocutions ont meublé la cérémonie de lancement dont celles du Directeur général de la compagnie aérienne SkyMali, du président du Conseil d’administration de la compagnie. AC/MD (AMAP)

Les Douanes saisissent à Bougouni des timbres fiscaux frauduleux d’une valeur de 200 millions de Fcfa

Bamako, 10 août (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) des douanes de ont découvert, mercredi dernier, à Bougouni (Sud) dans les soutes d’un bus de transport en commun, des paquets de timbres fiscaux, frauduleusement imprimés à l’étranger, d’une valeur de plus de 200 000 000 de Fcfa. Vers 19 heures, les agents des douanes en poste au PK7 de Bougouni ont reçu un car d’une compagnie de transport de la ligne Sikasso-Bamako. Le conducteur s’est présenté au poste pour les formalités de passage. Il a déclaré aux agents qu’il ne transporte à bord que des effets personnels et des passagers. Les agents des douanes ont douté de la déclaration du chauffeur. Ils ont, alors, décidé de fouiller les soutes à bagages ainsi que tous les endroits susceptibles de servir de cache aménagé du véhicule. Au bout de quelques minutes de fouille, un agent des douanes a découvert des colis bien emballés et soigneusement dissimulés au fond d’une soute. Le carton solidement scotché contenait des paquets de timbres fiscaux contrefaits. Après cette découverte, les agents des douanes ont constaté l’infraction en présence du chauffeur malgré les actes de provocation de certains témoins. Les agents des douanes qui n’ont pas répondu à ces agressions verbales sur instruction de la hiérarchie douanière se sont attelés à la sécurisation des produits saisis. Informé par le chef de la BMI, le directeur régional des Douanes a instruit de procéder au décompte des faux timbres fiscaux. Au total, il a été dénombré 83.200 unités de 2.500 Fcfa. Les enquêtes complémentaires sont en cours pour remonter le réseau mafieux à la base de ce trafic. Le directeur général des Douanes a félicité les agents pour leur vigilance et appelé les populations à une franche collaboration avec les services douaniers dans l’exercice de leur mission. AC/MD (AMAP)  

Nioro du Sahel : Une campagne agricole prometteuse à l’horizon

Par Moussa DIAKITE Nioro, 10 août (AMAP) La campagne agricole 2019-2020 se présente sous de très bons hospices a Nioro dui Sahel (Ouest, contrairement aux dix dernières années. Chose rare au Sahel, les pluies ont commencé à tomber depuis mi-juin et continuent à être toujours au rendez vous. Elles se sont aussi bien reparties dans le temps. Les paysans, à l’exception de ceux qui ont longtemps hésité, se sont vite rendus dans les champs pour les semis. Dans le Cercle, on cultive du sorgho, du petit mil, de l’arachide, du niébé et du mais par endroit. Dans les Communes de l’Est (Trougoumbé, Diarrah, Yéréré, Gogui, Diabigué, Baniré et Koréra), le sorgho est à l’état de montaison, l’arachide et le haricot (niébé) à l’état de fleuraison dans l’ensemble. Concernant les Communes du nord (Nioro, Tougouné et Gogui), les cultures ont accusé un léger retard mais se trouvent dans un état plus satisfaisant que l’année derrière, à la même période. A Youri, Gavinané et Diaye Coura, situées à l’Ouest du Cercle, le constat est le même. Les cultures sont dans un état satisfaisant nettement supérieur aux dernières années, à la même période. L’état des cultures est très satisfaisant dans les Communes du Sud (Simby et Sandaré) considérées comme les grandes zones de culture du Cercle de Nioro. Dans ces deux communes dénommées greniers du Cercle de Nioro, il pleut abondamment et les populations pratiquent à 90% l’agriculture. On y cultive du sorgho, du petit mil, du haricot, du mais, de l’arachide, de la pastèque, de la pomme de terre et, surtout, des cultures potagères comme l’oignon dont les grandes productrices sont les femmes. Ce dernier fait de Sandaré une zone stratégique qui ravitaille le Cercle de Nioro et toute la Région de Kayes, pendant un bon moment de l’année. Cette année, en ce début du mois d’août, dans le Cercle de Nioro, on peut dire que l’état des cultures est très satisfaisant dans l’ensemble, assurent les techniciens. Les pluies sont au rendez vous. La campagne agricole s’annonce prometteuse. L’état des pâturages est aussi bon. Il y a des herbes et des flaques d’eau partout. Les animaux donnent l’impression d’être dans un paradis. Pour le spécialiste Moussa Dembélé, chef de service de l’Agriculture, il n’y a, pour le moment, aucune menace d’insectes nuisibles sur les plantes. Selon lui, si les pluies continuent jusqu’en fin août et si les oiseaux granivores ne rendent pas la campagne difficile, le Cercle de Nioro battrait son record de production, cette année, et les récoltes pourront tripler « car, dit-il, le sol sahélien est très riche et rapide ». MD/MD (AMAP)

Douentza : Début normal de la campagne agricole 2020

Par Awoi DICKO Douentza, 10 août (AMAP) Contrairement à la campagne agricole 2019, celle de 2020 dans le Cercle de Douentza a débuté au mois de juillet pendant lequel, le Cercle a enregistré ses premières pluies. Les paysans avertis n’ont pas attendu le début des pluies pour commencer les semis. Depuis fin mai et début juin, certains ont déjà commencé les semis à sec. Par ailleurs, d’autres paysans ont attendu la tombée des pluies pour commencer les semis. Sur l’ensemble du Cercle de Douentza, les semis sont faits. Les champs ont bien poussé à cause de la bonne répartition des pluies, bien qu’elles ne soient pas très régulières dans le temps et l’espace. Les sols restent très humides. On s’attend, pour le moment, à un bon début d’hivernage dans le cercle de Douentza. « Les ré-semis sont d’actualité », nous confie le gérant de la Coopérative des producteurs de la semence de mil Tabi, Hamidou Boureïma. Le mil de Tabi, une variété précoce qui a un cycle de deux mois dont la teneur en fer est élevée et adaptée au conditions et au changement climatique. Selon lui, « chaque jour, il reçoit des paysans qui achètent la variété pour les semis et ré-semis ». La majorité des paysans sont dans le premier labour mais dans certaines zones qui pratiquent les semis à sec, les paysans ont déjà commencé le deuxième labour. Sur l’ensemble du Cercle, toutes les spéculations semées ont quasiment bien poussé et ne souffrent pas de manque de pluie. Ce qui maintient les plants en forme et en bonne santé. Les pluies ont suffisamment arrosé les champs, alimenté les cours d’eaux (mares et rivières), les producteurs du riz pluvial sont à pied d’œuvre, les champs de riz sont au stade de tallage et montaison. Les producteurs du riz à Douentza font face, cette année, à un niveau élevé d’eau dans les champs et au défi du désherbage. C’est pourquoi, la plupart d’entre eux font recourt aux herbicides pour désherber les champs. Dans le Cercle de Douentza, les spéculations semées par les paysans sont, entre autres, le petit mil pour la majorité, le riz, le niébé, l’arachide, le fonio. Ce début de campagne agricole, dans le Cercle de Douentza, a été également marqué par des inondations par endroit. Le 10 juillet 2020, suite à une pluie qui a fait déborder le canal, communément appelé Gorel, une inondation a fait des milliers de victimes et d’importants dégâts matériels qui se chiffre à des millions dans les quartiers de Fatoré et une partie du l’ancien quartier Saré, dans la Commune urbaine de Douentza. Le seul problème auquel les paysans de Douentza sont réellement confrontés et qui constitue un obstacle à leurs activités agricoles est l’insécurité qui règne dans tout le Cercle. En ce début d’hivernage, la ville de Douentza a enregistré des déplacés du village de Koira-Bréri, un village réputé agricole dans la zone et qui compte plus de 3000 âmes. Dans le village de Petaka, à une vingtaine de kilomètre de Douentza, plusieurs fois, des paysans ont été attaqués dans leur champ par des individus non identifiés, faisant plusieurs victimes du côté des paysans et des assaillants. Il est fréquent de rencontrer, à tout moment, les paysans qui reviennent des champs plutôt que prévu, à cause des tirs entendus en brousse ou après avoir eu écho d’attaque contre les paysans. Du fait de l’insécurité et de peur de perdre leur vie, certains paysans du Cercle de Douentza ont dû renoncer à la culture de certains de leurs champs. D’autres ont même abandonné les travaux champêtres pour choisir l’aventure, afin de subvenir aux besoins quotidiens de leur famille. AD/MD (AMAP)

Campagne agricole 2020 : La Région de Koulikoro attend impatiemment l’engrais subventionné

Par Amadou MAÏGA Koulikoro, 10 août (AMAP) Dans la Région de Koulikoro, beaucoup de cultures sont à la levée mais le maïs est à la montaison et se trouve à l’état où il besoin de fertilisation. « Cette spéculation a ce besoin, à un moment précis, sinon le paysan le sentira sur son rendement », s’inquiète le chef secteur agriculture, Fouceni Koné. Selon M. Koné, le visage de la campagne agricole 2020 n’est pas différent de celui de 2019 dans le cercle de Koulikoro. « La seule différence entre les deux campagnes, signale le chef de secteur agriculture de Koulikoro, c’est le retard des activités de la fertilisation ». « En 2019, les champs avaient été fertilisés et présentaient un meilleur aspect par rapport à 2020 », soutient le technicien. Certains paysans, interrogés dans la Commune de Dinandougou et dans un village de la Commune de Baguineda, dans le Cercle de Kati, proche de Koulikoro, partagent les mêmes préoccupations. De l’avis de Sidiki Coulibali, du village de Gossi, dans la Commune de Dinandougou, le démarrage des travaux champêtres a été difficile avec l’irrégularité des pluies, mais, à présent, il pleut et nous avons fini avec les semis de maïs et de mil. L’heure est au désherbage. « Notre seule préoccupation demeure la non disponibilité des engrais subventionnés », dit M. Coulibaly. Un souci que partage Daouda Traoré de Baguineda. Pour ce dernier les semis sont en cours dans sa localité et il y a insuffisance de pluies. « Pour augmenter les rendements de maïs, on a créé des associations et coopératives pour encourager les paysans à cultiver cette spéculation grâce à la subvention d’engrais, malheureusement, jusqu’à cette première décade d’août, les engrais subventionnés ne sont pas encore disponibles. Or, les premiers semis de maïs sont à la peine faute d’engrais », regrette Youssouf Diarra, représentant de l’inter profession maïs à Koulikoro. « Si le problème n’est pas résolu à temps, cela risque de compromettre la campagne car les rendements en maïs vont fortement chuter », s’alarme M. Diarra avant de solliciter l’appui urgent de l’Etat pour résoudre rapidement ce problème d’engrais subventionnés. Le visage des campagnes agricoles 2019 et 2020 n’est pas différent de celui de 2019 dans le cercle de Koulikoro et « le niveau des emblavures est semblable à la même période », a expliqué le chef secteur agriculture de la localité. « Mais le constat majeur, c’est le retard dans le démarrage de la campagne agricole, ces dix dernières années, dû en grande partie aux effets des changements climatiques », a-t-il souligné. Selon M. Koné, l’irrégularité des pluies et leur répartition dans l’espace sont des aléas qui retardent la campagne. « Cette situation fait que nous conseillons aux paysans d’utiliser les variétés précoces. Parmi celles-ci, des variétés qu’on sème en juillet réussissent à 99% », assure Fouceni Koné qui fait remarquer que l’évolution des pluies est normale. Ce qui permet d’espérer une bonne campagne. BONNE PLUVIOMETRIE – Les quantités de pluies recueillies du 1er mai au 31 juillet 2020, aux différents postes pluviométriques, sont généralement supérieures à celles de l’année dernière, à la même période. A Koulikoro, par exemple, au 31 juillet 2020, 331,5 mm de pluies ont été enregistrés en 28 jours contre 298,6, en 24 jours, à la même date en 2019, 495 mm en 23 jours à Sirakorola, en 2020, contre 322mm en 19 jours en 2019, à Dinandougou 394 mm en 21 jours contre 306 mm en 17 jours. Cependant, les niveaux ont été inférieurs à Koula avec 201 mm, en 21 jours, en 2020 contre 298 mm en 16 jours en 2019, à Nyamina, 322 mm en 26 jours en 2020 contre 327,5 mm en 22 jours en 2019, à Tienfala 313 mm en 24 jours en 2020 contre 344 mm en 20 jours en 2019. En termes de réalisations d’emblavures, à la date du 31 juillet, 28.854 ha de mil ont été réalisés sur une prévision de 35.000 ha, 29.571 ha de sorgho sur une prévision de 31.187 ha, 18.592 ha de maïs sur une prévision de 24.150 ha, 3019 ha de riz pluvial sur une prévision de 35.000 ha, en riz bas fond 3.447 ha ont été réalisés sur une prévision de 35.000 ha. AM/MD (AMAP)  

La campagne agricole à Diéma : d’un bon pied

Par Ouka BA Diéma, 09 août (AMAP) La campagne agricole 2020-2021 a bien démarré dans le Cercle de Diéma où, cette année, elle est survenue un peu tôt. Les premières pluies ont été enregistrées vers mi-juin. Ici en terre du Kaarta, l’hivernage commence véritablement à partir du 15 juillet. A la date du 6 août 2020, la quantité de pluie recueillie est de 341,2 mm en 19 jours, contre 196,8 mm en 18 jours, l’année dernière, à la même période. Les pluies sont équitablement réparties dans le temps et dans l’espace. Le stade phénoménologique des cultures se présente comme suit : le mil est en début tallage, début montaison pour le sorgho et le maïs, l’arachide au stade de ramification ou début floraison, le woandzou et le niébé sont au stade ramification. L’évolution des cultures est satisfaisante dans l’ensemble. Toutefois, il faut signaler des dégâts légers constatés sur certaines spéculations, mil, sorgho et maïs, causés par des  déprédateurs, oiseaux granivores, sautériaux et chenilles. On assiste au remplissage progressif des cours d’eau et des mares, facilitant ainsi l’abreuvement quotidien des animaux. Les pâturages sont abondants. Les animaux ont retrouvé leur embonpoint. Les mouvements du cheptel sont réguliers, ils s’effectuent du sud vers le nord. Les marchés à bétail sont bien approvisionnés. Après la fête de tabaski, les prix des animaux ont chuté. Ce producteur et planteur de Dioumara-Koussata, en quête de carte d’identité,  rapporte que dans plusieurs parties de son champ de mil, qui renferment suffisamment de fumier, les tiges ont follement poussé, et peuvent dépasser la taille d’un chien. Il était obligé de ressemer le mil, car tous ses semis ont été dévorés par une espèce d’oiseaux, à long bec, appelé n’tolé. Il n’a pas voulu cultiver de la pastèque à cause du faible rendement l’année dernière de cette culture de rente. « Aujourd’hui, je devais semer du niébé, explique-t-il, mais j’étais obligé de venir à Diéma pour une commission ». Il dispose d’un hectare et demi de plantation d’eucalyptus et de manguiers, « mais malheureusement, regrette l’homme en pinçant les lèvres, ces derniers sont tous morts à cause des termites blanches qui se sont attaquées à leurs racines ». Il affirme être en rupture d’engrain. Il a partagé avec quelques voisins le seul sac qu’il conservait. Quant à la question de savoir si la campagne réussira, notre interlocuteur demeure optimiste, mais il émet des réserves. « Il faut, déclare-t-il,  avec insistance, que les pluies continuent de tomber jusqu’à la fin du mois d’octobre ». « Ainsi, mes frères et moi, nous allions remplir nos greniers », dit-il en démarrant sa moto. Bakary Dia, est notable à Nianka, Commune rurale de Diéoura. L’une des techniques culturales de ce producteur consiste à semer tôt dans la terre sèche, avant même les premières pluies, appelées pluies des manques, qui sont supposées « laver les mangues » avant de les consommer. « Quand on a près de quarante bouches à nourrir, déclare-t-il, on n’a pas le droit de badiner avec la  terre. Il faut travailler afin de ne pas vivre au crochet des autres », déclare-t-il. Quand l’hivernage arrive, il abandonne ses activités comme marabout, pour prendre la direction du champ, accompagné de ses enfants. Il apprécie la fertilité des sols constitués, en grande partie, d’argile. Le seul problème de ce genre de terre, c’est que s’il pleut, il faut la laisser assécher un peu, deux à trois jours, avant de semer ou désherber. « Nous, on ne connaît pas d’engrain. Rares sont ceux qui en utilisent dans leur champ, à cause de la bonne qualité des terres’, explique-t-il. Il estime sa production annuelle à plusieurs centaines de ’moudes’ de céréales (un moude est l’équivalent de 3 kg). Ce producteur agricole natif de Diéma a été désigné en 2005, ‘Paysan pilote’. Il a reçu, à l’époque, des mains de l’ex premier Ministre Issoufi Maiga, en visite dans la localité, un tracteur, sur cale actuellement. Mahamadou Koita, marié et père d’une nombreuse famille, dispose d’un champ d’une dimension de 8 hectares. Ses cultures semblent un peu en retard, la taille de son mil  pouvant cacher seulement un poulet. Le seul conseil que retient cet homme, qui ambitionne d’apporter sa « modeste contribution au développement du secteur rural », c’est de suivre correctement le calendrier agricole. BONS PRESAGES – Sékou Sissako, notable à Diéma, se fie aux signes précurseurs pour se décider. Cette année, en début d’hivernage, un vent poussiéreux et opaque réduisant la visibilité, a soufflé du sud, du côté de Kita (Ouest). « Indiscutablement, poursuit l’homme, la campagne sera excellente, mais s’il (Ndlr, le vent) était venu du nord, vers Nioro, ce serait catastrophique : la disette allait s’installer. L’un des signes sur lequel il fait ses calculs, pour dire que l’hivernage sera propice, est un groupuscule d’étoiles entassées dans le ciel, qui apparait à l’est, à partir du 7ème mois. On les appelle ‘Gnougougnougou’. Il existe d’autres bons présages. Par exemple, si au cours du 6ème mois, la  première pluie tombe, les propriétaires de maisons en banco, commencent la réparation de leurs abris, en utilisant parfois les flaques d’eau. Daouda Sacko, un jeune originaire de Tinkaré, situé à 5 km de Diéma, soutient que la campagne a réussi. Mais il craint surtout l’apparition des déprédateurs qui causent d’importants dégâts aux cultures. Le petit champ d’arachide de Diatou, situé sur le versant de l’affluent d’une mare, est immergé en ce moment. La dame attend le retrait des eaux pour pouvoir faire l’entretien de sa superficie. Salifou fait partie des personnes qui ne croient pas à la réussite de la campagne cette année. « Avec l’apparition précoce des cantharides, soutient-il, l’hivernage tire vers sa fin. Généralement, ses insectes sortent quand le maïs entre dans sa maturation », analyse-t-il. Une femme d’ajouter que cette période de ‘tiotiokalo’ (période de pertes averses),  signale la fin des pluies. MESURES DE SECURITE – Pour des raisons de sécurité, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a pris des mesures drastiques pour interdire la pratique des hautes cultures telles que le mil, le sorgho et le maïs, dans les concessions et aux alentours. On

Tabaski : Les tickets de voyage à prix d’or

Par Oumar DIAKITE Bamako, 03 août (AMAP) Les tickets de voyage, à veille de la fête de l’Eid El Kébir ou Tabaski, ont coûté des yeux de la tête à ceux qui ont voulu se rendre dans leur village ou ville de l’intérieur pour cette fête familiale des musulmans. La plupart des compagnies de transport, évoluant dans le secteur informel, ont fait leur loi. Elles ont augmenté leurs tarifs à leur guise, sous prétexte que le voyage ne serait pas rentable si la compagnie maintenait le prix normal. Selon un convoyeur à la gare de Sogoniko, (Ndlr, la plus grande de la capitale malienne) les véhicules partent déposer les voyageurs et retournent à Bamako vides. « Si on n’augmente pas le prix du ticket de départ, notre voyage n’aurait servi a rien économiquement », justifie-t-il. Pour se rendre de Bamako à Yanfolila, un trajet qui devrait en temps normal coûter 2500 Fcfa. il a fallu débourser entre 4000 et 5000 Fcfa. Il est fraîchement 06 heures. Le même convoyeur nous présente l’autocar qui amènera ses clients à destination. Un vieux véhicule à la carrosserie délabrée et abimée par la rouille, comme s’il sortait d’un garage, après une réparation tant bien que mal réussie. Devant l’engin, deux jeunes garçons, au look et au verbe empruntés aux rappeurs, grognent contre le prix du ticket. « Ce n’est pas normal. Il faut qu’on achète une caisse (voiture) », se plaignent-ils quand le convoyeur leur demande de payer 5000 au lieu de 3000 Fcfa pour aller à Gulala, dans le Cercle de Yanfolila (Sud). Un autre jeune en boubou blanc tâché de boue pense que le jeu en vaut la chandelle. « Même s’ils disent 5000 Fcfa, nous allons payer parce c’est la fête », dit-il signalant que seuls les voyageurs qui sont à leur premier voyage montrent leur mécontentement. A l’intérieur de l’autocar, il y a trois types de passagers en fonction de leur arrivée. Ceux qui occupent les sièges, la deuxième classe concerne ceux qui sont assis sur des tabourets et des bidons, dans l’allée centrale, et le troisième est constitué de ceux qui sont débout. Pour une compagnie sérieuse, il est interdit que l’allée soit occupée par les bagages. Des agents de sécurité au niveau du poste de Sénou, sur la Route nationale (RN7), qui ont la lourde responsabilité d’empêcher un acte aussi périlleux, préfèrent vendre leur âme au diable. Mohamed Ouédraogo est sur le point d’embarquer pour Sélingué. Ce voyage lui coûtera 2000 Fcfa au lieu de 1500 Fcfa, en temps normal. Selon lui, les policiers sont bien au courant mais ils ne s’intéressent qu’à leur rançon. Notre convoyeur ne dira pas le contraire. « Les agents de sécurité au poste nous prennent 10000 Fcfa, sans même s’intéresser aux documents relatifs au car. C’est pourquoi, nous prenons le maximum de passagers sans tenir compte du surcharge dans le but de rattraper les bénéfices perdus », dit-il sans gêne. Sur la route de Ségou, le problème est le même. Coumaré doit se rendre dans son village, dans la Commune de Tamani, cercle de Baraouli (Centre). Cette destination coûtera 3000 Fcfa en période normale. Pour la fête de Tabaski, il est obligé de s’acquitter de 5000 Fcfa pour rejoindre les siens et partager la viande du mouton immolé. OD/MD (AMAP)  

Campagne agricole normale à Yélimané, dans l’Ouest du Mali

Yélimané, 22 juillet (AMAP) La campagne agricole 2020 à Yélimané, dans l’Ouest du Mali, évolue normalement et les activités en cours sont les labours et les semis tandis que certaines superficies sont en début de germination, indiquent les services techniques de l’Agriculture. A la date du 19 juillet, les quantités de pluies reçues sont suffisantes, avec une bonne répartition dans le temps et dans l’espace. En comparaison avec l’année précédente l’hivernage est en avance, selon Chacka dit Gana Traoré, technicien au service local de l’agriculture de Yélimané. Le seul bémol est le problème des inondations en cours qui peuvent endommager les cultures hivernales quoique favorables aux cultures de contre saison. La spéculation la plus adoptée est le maïs plus résistant à l’agression des oiseaux granivores. « Cela est également conforme aux recommandations de la politique agricole de l’État malien qui encourage la culture de maïs par rapport à la durée de plus en plus courte de l’hivernage », ajoute la même source. D’ailleurs, les réalisations de la campagne précédente ont dépassé les prévisions des services techniques, ce qui est favorable à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, selon M. Traoré, Technicien. Pour le moment, la réalisation de superficie sur l’ensemble du cercle est de 8368,5 ha, toutes spéculations comprises (sorgho, maïs, niébé, riz, arachide). AS/MD (AMAP)  

Bandiagara : Les activités socio-économiques tournent au ralenti

Bandiagara, 22 juillet (AMAP) La crise sécuritaire, dans le Centre du Mali a ralenti voire freiné les activités socio-économiques qui tournent autour de l’agriculture, l’élevage, le tourisme, l’artisanat et le commerce. En dépit de cette crise, les populations s’adaptent au contexte et continuent leur petit bonhomme de chemin. C’est ainsi que les lundi et vendredi sont les jours de foire de la ville de Bandiagara, dont le baromètre est la fréquentation et le niveau d’affluence sur le marché de la ville. Les populations, tant bien que mal, essaient d’écouler leur produit pour subvenir à leurs besoins. Et cela malgré l’insécurité ambiante. Antandou Nantoumé est venu à la foire du lundi 20 juillet 2020, pour vendeur des petits ruminants. Pour lui, on ne doit pas s’asseoir et croiser les bras, sous le prétexte de l’insécurité. « Il faut garder son sang-froid pour mener ses activités », dit-il. « A l’approche de la fête de Tabaski, je viens à la foire pour proposer à la vente mes animaux, Dieu merci, tout va bien. Les clients sont satisfaits et je m’en sort », affirme-t-il. Pour Mme Ouologuem Aissa, vendeuse légumes, « contrairement aux mois précédents, à l’approche de la fête, nos produits s’écoulent plus vite. La difficulté que nous avons, c’est l’insécurité grandissante qui ne nous permet pas de circuler librement ». Au cours de notre promenade dans le marché de Bandiagara, nous avons fait un tour à la boucherie. Sur place, un jeune boucher pense qu’ « aujourd’hui, il est temps que l’Etat considère le cas du pays dogon dont les populations souffrent énormément à cause du conflit ». « Il est même difficile de trouver des animaux », en dépit des efforts des forces de sécurité et des groupes d’autodéfense. OG/MD (AMAP)

Dioila: Réunion sur la gestion de la subvention des intrants pour la campagne agricole 2020-2021

Dioila, 08 juillet (AMAP) Une rencontre entre agriculteurs et techniciens, sur la gestion de la subvention des intrants alloués à la Région de Dioila, pour la campagne agricole 2020-2021, s’est tenue, mercredi, dans les locaux du service d’agriculture de la ville. Le directeur régional de l’Agriculture, Niamakolo Diabaté, a indiqué que les 2.865 tonnes d’intrants alloués à Dioila étant insuffisantes par rapport aux besoins, il revient aux agriculteurs d’être compréhensifs et tenir en compte que les moyens de l’État sont limités. Quant au directeur national adjoint de l’Agriculture, Amady Cheick Traoré, il a insisté sur la bonne gestion du quota mis à la disposition de la Région de Dioila. Et a appelé à une gestion rationnelle. Le premier adjoint au préfet, Adama Togola, qui a présidé la rencontre, a remercié les participants avant de d’insister sur la place qu’occupe l’agriculture dans l’économie malienne. Au terme de la rencontre, les participants (chefs des sous secteurs d’agriculture, président de la Chambre d’agriculture, représentante des femmes rurales, représentants des fournisseurs d’intrants, encadrement technique et représentant de la jeunesse) se sont dits satisfaits des informations données et ont promis de faire une gestion judicieuse des intrants. Les élus présents à la rencontre et les paysans ont, à plusieurs reprises, dénoncé les tracasseries policières lors du transport de ces intrants. En réponse à ces plaintes, le représentant du préfet a rappelé que les forces de défense et de sécurité ont e u pour mission de contrôler la vente des intrants subventionnés par l’État. Adama Togola, a demandé aux transporteurs de le saisir en cas de tracasserie des forces se sécurité et de défense, sur les routes. DF/MD (AMAP)