COMATEX : Marche des travailleurs pour la réouverture de l’usine
Ségou, 17 sept (AMAP) Plusieurs travailleurs de la société Compagnie malienne des textiles (COMATEX-SA) ont marché, mardi, sous une chaleur écrasante, à l’appel de l’Union régionale des travailleurs de Ségou (URTS), pour réclamer la réouverture de l’usine, a constaté l’AMAP. Les 1.300 salariés de la première usine textile du Mali, inaugurée en 1968, sont en chômage technique depuis le 03 août et ne perçoivent pas de salaires. La direction de la COMATEX justifie la fermeture du site par l’insuffisance de matières premières, des problèmes de trésorerie, l’absence d’exonération et l’électricité. Après d’âpres négociations, l’usine n’a toujours pas ouvert. Ce qui a suscité la colère des travailleurs. Tôt le matin, ils se sont d’abord massés à la place de l’Indépendance avant de se diriger vers le Gouvernorat de Ségou. Les marcheurs brandissaient des pancartes où on pouvait lire : «Nous, travailleurs de la COMATEX-SA demandons la reprise des activités sans délai». Avançant en rangs serrés, après plusieurs minutes de marche, les manifestants ont été reçus au gouvernorat par le directeur de cabinet, Siné Dembélé. Le secrétaire général de URTS, Issa Touré, a présenté le mémorandum. De façon générale, les revendications de l’URTS s’articulent autour du redémarrage, « sans délai », des activités d’usinage à la COMATEX-SA, le paiement « de manière rétroactive » des salaires de l’ensemble des travailleurs, la signature du nouvel accord d’établissement de l’Usine de sucre SUKALA-SA, sa mise en application « sans délai » par les entreprises parapubliques et sociétés anonymes implantées dans la Région. Les travailleurs réclament, également, les avantages salariaux obtenus, de 2014 à 2019, par l’Union national des travailleurs du Mali (UNTM), l’une des centrales syndicales du Mali, le respect de la liberté syndicale et, enfin, la réduction des taxes imposées sur les transporteurs par les mairies. « Si, toutefois, les revendications ne sont pas satisfaites », l’URTS observera un débrayage de 72 heures, allant du 23 au 25 septembre prochain, avec sit-in dans tous les lieux publics de la Région, afin de soutenir les travailleurs de la COMATEX-SA. En réponse, le directeur de cabinet du gouverneur de Ségou a rassuré les marcheurs que tout sera mis en œuvre afin de répondre à leurs préoccupations. Issa Touré a espéré que la direction de l’usine répondra positivement à la demande des travailleurs. MS/MD (AMAP)
Licenciement à l’hôtel de l’Amitié : La direction donne sa version
Bamako, 17 sept (AMAP) Les responsables de l’hôtel Laïco Amitié et l’avocat de l’établissement, Me Aliou Abdoulaye Touré, ont rencontré la presse, mercredi, pour donner la «vraie version» des faits relatifs au licenciement d’une partie du personnel par la direction de l’établissement de tourisme. Pour rappel, ce congédiement pour motif économique opéré par l’hôtel concerne 66 employés sur les 157 travailleurs que comptait l’entreprise. Tous étaient sous Contrat à durée indéterminée (CDI). Prenant la parole en premier, le directeur général de la société tunisienne «Granada», qui gère l’hôtel de l’Amitié, Karim Debbeche, a rappelé les conditions dans lesquelles son groupe a pris les commandes de l’entreprise. «Nous avons commencé officiellement nos activités au mois de mars 2020. Malheureusement, au bout de quelques semaines, est survenue la crise sanitaire de la Covid-19. Nous étions obligés d’y faire face. Il fallait envoyer certains employés en chômage technique. Et nous étions le dernier hôtel de la place à avoir procédé à la mise en chômage technique d’agents», a expliqué M. Debbeche. L’administrateur général a ajouté que cette décision imposée par la conjoncture a été prise « à contrecœur pour sauver l’entreprise et des emplois ». « Malheureusement, les représentants des travailleurs auprès de la direction n’ont pas collaboré », a-t-il regretté. «Nous avons adressé une liste de personnes licenciées aux délégués du personnel, avec des critères de licenciement tels que mentionné par l’article L48 du Code du travail, mais les délégués ont boycotté les réunions», a déploré le patron du groupe «Granada». « Lorsque la situation financière s’améliorera, le personnel licencié sera prioritaire lors du recrutement, cela conformément à la loi », a-t-il promis. Abondant le même sens, l’avocat de l’établissement hôtelier, Me Aliou Abdoulaye Touré, a insisté sur le fait que «le secteur de l’hôtellerie a été touché par la crise sanitaire ». « Malgré ce contexte difficile, l’hôtel Laïco Amitié a fait l’effort, en tentant de sauver ce qui peut l’être. Et c’est conformément à la réglementation en vigueur au Mali qu’il a été amené à faire de telle sorte que des employés soient mis en chômage temporaire», a défendu Me Touré. Selon lui, l’article 35 du Code du travail au Mali prévoit « la possibilité donnée à l’employeur, lorsqu’il traverse des moments difficiles, de procéder à la mise en chômage temporaire ». « A un moment donné de la crise, on était obligé de dépasser le stade du chômage technique pour aller véritablement au licenciement pour motif économique», a-t-il argumenté, ajoutant que son client a, scrupuleusement, respecté les procédures tout au long des deux procédures. Me Touré a déploré le comportement du personnel licencié qu’il accuse de proférer «des injures», sur des pancartes et des banderoles, à l’encontre de la direction de l’hôtel et à l’endroit des travailleurs dont les emplois ont été préservés. Tout en rappelant que l’hôtel est ouvert au dialogue, il a ajouté que « ces actes ne peuvent pas restés impunis dans un Etat de droit ». La conférence de presse a enregistré la présence du Président directeur général (PDG) de l’hôtel Laïco Amitié, Aldbea Imhamed. Babba B. COULIBALY
Filière anacarde : Les acteurs en conclave pour valider la Stratégie nationale de développement
Bamako, 16 sept (AMAP) Le ministère de l’Agriculture, à travers le Projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM), a organisé, mardi, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba un atelier de validation de la Stratégie nationale de développement de la filière anacarde au Mali. La rencontre était présidée par le conseiller technique du ministère de l’Agriculture, Yacouba Koné, en présence de la coordinatrice nationale du projet PAFAM, Mme Baba Kongo, du président de l’Interprofession de la filière anacarde au Mali (IPROFAM), Dr Ibrahim Togola, des partenaires techniques et financiers et de nombreux acteurs de la filière anacarde. Cet atelier de deux jours, vise à consolider et valider les travaux réalisés dans le cadre de l’élaboration du document de la Stratégie nationale de développement de la filière anacarde, ainsi que le plan d’action pour sa mise en œuvre avec la contribution de tous les acteurs impliqués. Mme Baba Kongo a souligné que cet atelier est d’une importance capitale pour la filière, car il réunit « tous les intervenants de la filière pour faire le diagnostic et donner des axes stratégiques pour assurer le développement de la filière avec un plan d’action sur 5 ans ». Selon elle, le point fort est l’organisation des acteurs de la filière pour assurer la production et la productivité de l’anacarde afin d’apporter de la valeur ajoutée. Le PAFAM cofinancé par l’Union européenne (UE) et par l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) à travers le «Fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique» a pour mission de valoriser la filière cajou au niveau national. L’objectif principal du projet est de contribuer à la lutte contre la pauvreté, au développement durable et à la réduction de l’émigration au Mali par la mise en valeur de la filière anacarde. La filière anacarde est, aujourd’hui, parmi les plus porteuses au Mali. Les bassins de productions sont situés dans les Régions de Sikasso, Kayes, Koulikoro, Ségou. L’anacarde constitue une source importante de revenu pour une bonne partie de la population de ces zones de production et demeure l’une des principales cultures de rente au Mali. Introduite au Mali depuis les années 60, la culture de l’anacarde connait un essor de développement sans précédent grâce aux appuis des partenaires techniques et la politique de développement sectorielle du gouvernement pour diversifier les produits d’exportation, afin d’équilibrer la balance commerciale. Selon Yacouba Koné, le Mali produisait environ 50.000 tonnes de noix brutes et plus du triple en pomme, et cette production a évolué pour atteindre 87.455 tonnes de nos jours. Elle emploie une frange importante de main d’œuvre surtout en milieu rural et occupe une place importante dans les produits d’exportation. Nonobstant cette place de choix des produits de cajou dans le tissu économique du Mali, la filière reste confrontée à des difficultés telles que, le faible niveau d’opérationnalisation et de coordination entre les maillons de production, de transformation et de commercialisation, l’insuffisance des infrastructures et technologies de transformation à grande échelle. Depuis 2007, un processus de structuration de la filière anacarde au Mali a été engagé. Dans cette dynamique, le PAFAM a commandité, une étude pour l’élaboration de la stratégie nationale de développement de la filière anacarde au Mali. Cette étude a pour but de corriger les insuffisances, disposer d’une vision globale de promotion de la filière, définir les principes d’intervention clairs, fixer les objectifs stratégiques et déterminer les axes de travail et actions concrètes en vue de booster la filière anacarde au Mali. MS/MD (AMAP)
Produits de consommation : Les stocks peuvent couvrir plusieurs mois, selon la Direction nationale du commerce et de la consommation
Par Cheick M. TRAORE Bamako, 16 sept (AMAP) Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) font planer le risque de pénurie de certaines marchandises importées. Mais la Direction nationale du commerce et de la consommation (DGCC) rassure sur le niveau de nos réserves, Un mois après la démission du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, suite à l’intervention de l’Armée, le Mali reste sous embargo de la (CEDEAO). La tenue, les 10, 11 et 12 septembre, de la concertation nationale sur la transition n’a pas fait fléchir les chefs d’Etat de l’organisation ouest-africaine. Ces assises ont même étalé au grand jour les divergences de vue entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et une partie du Mouvement du 5juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui a rejeté la Charte de la transition. Ces désaccords assumés semblent être mis à profit par certains pour tenter de créer la panique au sein de la population, prédisant ainsi une rupture très prochaine des stocks en denrées de tout genre. Les Maliens doivent-ils craindre ce scénario professé par les individus aux intentions inavouées ? La disponibilité en denrées peut-elle couvrir les besoins essentiels avant la levée des sanctions ? Existe-t-il des alternatives crédibles d’approvisionnement en cas de prorogation ou d’alourdissement du blocus ? Cet embargo arrive au mauvais moment pour le Mali. Très vaste pays sans débouché sur la mer, le Mali vit depuis 2012 une crise sécuritaire, sociale et politique qui affecte, année après année, ses efforts de développement. La croissance de son Produit intérieur brut (PIB) a régresser de plus de 6% à un peu moins de 5% (2019) sur la même période. Ce taux est, selon le dernier rapport des services du Fonds monétaire international (FMI), estimé à 0,9% cette année, contre une projection initiale de 5%. Cette chute drastique est consécutive aux effets de la crise sanitaire. S’il faudrait y ajouter les effets néfastes de l’embargo, l’économie malienne tomberait en récession. Comme ce fut le cas après le coup d’Etat de 2012. Cette régression économique est à nouveau envisageable eu égard au volume des échanges entre le Mali et les autres pays membres de l’organisation sous régionale. Ceux-ci comptent pour environ 17% de nos recettes d’exportation dont 6.1% sur le Burkina Faso, 4,9% vers la Côte d’Ivoire, 4,7% en direction du Sénégal et 0,91% vers la Guinée. En direction de ces pays, le Mali exporte principalement le bétail, les noix de karité, les denrées agricoles (pomme de terre, mangue, etc.). En revanche, notre pays dépend en grande partie d’eux en matière d’importations. Le Sénégal vient en tête avec 21% du volume des produits importés dans la zone. Il est suivi par la Côte d’Ivoire avec 9.7%. Nos achats de biens dans les pays membres de la CEDEAO avoisinent 40% du total de nos importations. A titre illustratif, le Mali a, en 2018, importé pour 472 milliards de Fcfa auprès du Sénégal et 377 milliards de Fcfa auprès de la Côté d’Ivoire. La moyenne quotidienne est de 2,3 milliards de Fcfa de produits importés auprès de ces deux pays : 1,3 milliard de Fcfa en faveur du Sénégal et un milliard de Fcfa pour la Côte d’Ivoire. SOUVERAINETE ECONOMIQUE – “Les hydrocarbures constituent l’essentiel de nos produits d’importation (24%), suivis des machines (8,4%), des véhicules (6.9%), des équipements électroniques (6.6%)”, précise l’analyste Abdoul Karim Coulibaly. Selon lui, ces produits transitent ou sont revendus pour la plupart par ces pays. «C’est par exemple, ajoute le spécialiste, le cas des hydrocarbures dont le Mali s’approvisionne à travers le Sénégal. Bien que n’étant pas producteur de pétrole, le Sénégal arrive à exporter le pétrole en direction du Mali, bénéficiant ainsi dans les termes de l’échange». Il ajoute que d’autres produits tels que le poisson, la banane plantain, le ciment, le bois, sont directement produits par nos voisins de la CEDEAO. Une restriction sur les échanges n’est pas alors sans conséquence pour l’économie et sur la population maliennes. «Un embargo sera très ressenti par la population malienne, car il nous priverait de 40% de nos produits d’importation», analyse M. Coulibaly. Pour l’expert, ce ressenti se manifestera par un accroissement du prix des denrées et des produits manufacturés à cause de leur rareté sur le marché et une baisse des recettes de nos opérateurs économiques. Ces derniers verront leurs biens stockés au niveau des différents ports. « Cela peut avoir des contraintes de coûts de stockage, et même affecter certaines denrées périssables », déplore-t-il. Ces chiffres illustrent à suffisance que le Mali est loin de pouvoir se passer de ses voisins de la CEDEAO. L’économiste Étienne Fakaba Sissoko, lui, rappelle, à juste titre, notre dépendance économique. «Savez-vous qu’aujourd’hui, l’ensemble du patrimoine (argent, liquidité) du Mali est dans un compte unique à la BCEAO ? Avec l’embargo de la CEDEAO, on n’y a plus accès. Aujourd’hui, nous fonctionnons sans caisse régulièrement alimentée, donc exclusivement avec les nouvelles entrées de recettes et la liquidité existante au Trésor», a-t-il écrit dans un récent post. Toutefois, le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Boukadary Doumbia, intervenant sur une radio, invite les consommateurs à la sérénité. « Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, le ministère en charge du Commerce, à travers la DGCC, avait pris des mesures pour faciliter l’importation des denrées de première nécessité », rappelle M. Doumbia. «Toutes les provisions n’ont pas été utilisées. A ce jour, les stocks que nous avons dans les magasins peuvent couvrir plusieurs mois. Et n’y a pas de raison d’augmenter les prix, comme le font certains commerçants en cas de crise», rassure le DGCC. Menaçant de sanction les contrevenants, il précise que son service a décidé de ne plus donner d’autorisations pour l’exportation des produits de base maliens dans les pays de la CEDEAO. Cela jusqu’à la levée de l’embargo. Rappelons aussi que les produits alimentaires, pharmaceutiques, les hydrocarbures, sont exclus des sanctions de la CEDEAO. ALTERNATIVES – Afin de renforcer notre capacité de résilience, Boukadary Doumbia propose de tout mettre en œuvre
Contribution : Le secteur coton : Première victime de la Covid-19 et de l’instabilité au Mali
Bamako, 15 sept (AMAP) La transition politique du Mali, quelles que soient sa forme et sa durée ne pourra pas faire l’économie des urgences économiques, dont celle relative au secteur coton. La baisse des surfaces en coton de près de 80% est due aux conséquences de la Covid-19, mais aussi, et surtout à l’impertinence des choix politiques. La relance de la culture du coton, seul secteur d’activité contribuant significativement à la croissance économique du Mali et dont les revenus et capitaux appartiennent majoritairement aux Maliens, ne pourra pas attendre la fin de la transition. La fixation du prix au producteur à 200 Fcfa, contre 275 Fcfa la campagne précédente, a suscité de virulentes protestations des agriculteurs à la base alors que leurs faîtières nationales avaient acté cette baisse. L’instabilité politique qui a finalement occasionné un changement de régime bien qu’étant une des causes de la gestion chaotique de la campagne cotonnière 2020 peut avoir des effets négatifs sur les campagnes prochaines si des mesures correctives ne sont pas prises. Les producteurs de coton risquent d’être les victimes oubliées de la crise de la Covid-19 et de la transition politique qui s’annonce alors que ce secteur est vital pour les exploitations agricoles, mais aussi la sécurité alimentaire et la stabilité sociale pour tout le pays. Importance du coton – Au Mali, le coton est cultivé par plus de 200 000 exploitations agricoles familiales dans la partie sud du pays. La zone est organisée en quatre filiales, 41 secteurs d’encadrement et 520 zones de production agricole regroupant plus de 4.000 villages. L’encadrement de la production, la commercialisation du coton-graine, l’égrainage et la vente de la fibre sont assurés par la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) en partenariat avec la Confédération des sociétés-coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) et l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN). On parle plus souvent de système coton grâce au caractère intégré de la culture. Cette intégration se fait dans la rotation entre le coton et les céréales (maïs, mil et sorgho) et entre les productions végétale et animale grâce à l’intégration agriculture-élevage. La production de 2019 était de 723 mille tonnes de coton-graine et environ 2,5 millions de céréales. Chaque habitant de la zone cotonnière, en plus de ses propres besoins, peut assurer la sécurité alimentaire pour un Malien supplémentaire sur la base de la norme de 190 kg de céréale par personne et par an fixée par le Comité inter-états de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). Ainsi, le coton qui fait vivre près de 5 millions de Maliens, a apporté un revenu monétaire net d’environ 100 milliards de liquidités aux producteurs en 2018 et 271 milliards de recettes d’exportation au Mali en 2019. La fixation du prix au producteur – Depuis la fin des années 1980, le prix d’achat du coton-graine auprès des producteurs est indexé au prix sur le marché mondial. Seulement 2% de la production sont consommés par l’industrie et l’artisanat textiles, le reste est exporté. Ceci crée naturellement une dépendance vis-à-vis du prix sur le marché mondial. Chaque année, entre avril et mai, les acteurs de la filière coton (CMDT, OHVN et C-SCPC) fixent, en accord avec le gouvernement, le prix d’achat du coton graine. La garantie d’un prix d’achat intéressant dès le début de la campagne est encourageante pour les producteurs. Ce prix est fixé sur la base des critères de rémunération des efforts des producteurs, d’équilibre financier de la CMDT et du prix du coton sur le marché mondial. En plus, au même titre que les autres productions agricoles, le coton bénéficie de la subvention des engrais de 50%. Mais en 2020, dans le cadre des accords avec la Banque mondiale, le gouvernement a décidé de suspendre la subvention des engrais. C’est sur la base de ces considérations que le prix du coton a été fixé d’abord à 200 F/kg puis à 250 Fcfa. Le prix du kg de fibre de coton est passé de 924 Fcfa à 557 Fcfa, soit une perte de 367 Fcfa par kg entre avril 2019 et avril 2020. Les conséquences de la baisse du prix au producteur La baisse du prix au producteur annoncée en mai 2020 (de 275 à 200 Fcfa) était d’une ampleur inégalée jusque-là : une perte de 75 F au kg d’une campagne sur l’autre, soit une baisse de 27% entre 2019 et 2020. En brut, cette baisse devrait occasionner une perte de 54 milliards sur la base d’un objectif de production de 720 000 tonnes de coton-graine. Au niveau des agriculteurs et de leurs familles, sur la base d’un taux d’endettement de 48%, la chute allait se traduire par une perte nette de 28 milliards de francs CFA de revenu liquide. Quel secteur peut compenser une perte de revenu de cette ampleur dans les zones sud du Mali ? Pour soutenir les producteurs, l’État avait proposé un soutien de 10 milliards sous forme d’un complément de prix de 15 Fcfa par kg, mais en contrepartie, il allait supprimer la subvention des engrais. En somme, par simple jeu arithmétique, on enlève de la main gauche ce qu’on met dans la main droite. Des efforts louables, mais pas suffisants – Après moult péripéties, le gouvernement a revu le prix à 250 Fcfa le kg et maintenu la subvention de 50% des engrais sur le coton un dimanche 7 juin dans l’après-midi. Il a agi plus sous la pression des agriculteurs et de la contestation politique qu’en raison d’une politique volontariste de développement économique pourtant nécessaire si on observe bien l’apport du secteur coton à l’économie malienne. Les responsables de la filière misent sur un gain de productivité grâce à l’augmentation du rendement à l’hectare pour équilibrer les comptes d’exploitation des producteurs. C’est un choix classique en cas de baisse de prix, mais sauf que les marges de gain sont limitées. En effet, depuis les années 2000 où on a constaté la baisse des rendements en coton, les efforts pour l’amélioration des itinéraires techniques n’ont pas permis
Cernage: Une solution pour la survie des arbres de karité
Par Maïmouna SOW Bamako, 13 sept (AMAP) L’exploitation de karité passera du stade de survie au niveau d’opulence dans un avenir proche grâce à la technique du cernage. Elle consiste à tailler le tour du tronc l’arbre à 10 cm du sol, et à couper le gui du haut de karité avant qu’il ne fleurisse. Les agriculteurs de certaines zones sont décidés à renverser la tendance. Ainsi, 500 pieds d’arbres ont fait l’objet de cernage dans le village de Diorila. La même quantité est cernée à Kandian, localité située dans la Commune de Dialakoroba. Sétou Doumbia est l’une des épouses de la famille Doumbia. Elle est la seule femme du village de Diorila à suivre une formation de cernage. Depuis lors, elle a mis cette technique en œuvre sur tous les karités de la forêt et ceux qui ont poussé dans le champ familial. Mais elle a pris soin d’ajouter sa marque. Dans les différents villages de la commune, Sétou est heureuse de partager son savoir. Mariée et mère de 5 enfants, cette mince dame de 40 ans jouit de l’estime de la population. Ce matin, elle nous accueille, dans sa cour, souriante et entourée de ses voisins. Elle exprime sa satisfaction et sa reconnaissance aux formateurs. « Moi, je suis fière d’être la voix de l’espoir dans ma communauté. Depuis quelques mois, nous avons commencé à pratiquer la technique du cernage, après un jour de formation. Aujourd’hui, tous les arbres de karité concernés ont fleuri comme jamais. C’est notre première fois de pratiquer cette méthode. Le résultat est spectaculaire », dit-elle. La transformation du karité est une activité pénible. Le rendement est faible. Surtout pour les femmes qui n’ont pas d’autres sources de revenu et qui doivent vivre de leur production. Notre interlocutrice travaille en collaboration avec quatre autres épouses de la maison. Cette union fait augmenter leur profit tiré de cette activité pour assurer la popote. D’après les explications de Sétou, le village produit deux qualités de beurre. La première est préparée avec les fruits frais ramassés dans les champs et dans la forêt, pendant la saison pluvieuse. Les fruits sont consommés et la noix séchée. Les écales seront conservées dans un environnement sain. L’étape de la production débute après la saison. Les intempéries ne détérioreront pas le produit, surtout que la première qualité est fabriquée avec cet extrait. La seconde qualité n’a pas besoin d’autant de soin. Les noix sont ramassées dans la forêt, après la saison des pluies. Ils sont séchés, pilés et subissent la procédure de transformation en beurre qui sera vendue sur nos marchés. Sétou précise que l’exploitation du karité s’étend sur toute l’année. La collecte et la production couvrent la saison des pluies. La vente est organisée après l’hivernage. Le travail dure toute la semaine pour un mince profit. Néanmoins, les villageoises se frottent les mains, après la vente d’une partie de leur récolte d’amandes à la coopérative Sinsibéré de Safi Bougoula. Cette organisation dont elles sont membres achète à chacune de ses adhérentes 30 kg des meilleures amandes, à 150 Fcfa le kg. Notre interlocutrice garde jalousement son lot d’amandes dans un sac en plastique. Ce trésor est déposé dans un coin de la case qui sert de magasin. Les graines rapportent 4.500 Fcfa de profit. En milieu rural, la richesse se mesure en terme de têtes de moutons, de chèvres, de vaches ou même de poulets. Sétou rêve d’entrer dans ce cercle. Mais c’est difficile d’économiser sur un bénéfice de moins de 5000 Fcfa par an. Les poules pourraient se multiplier. Elles pourraient assurer l’avenir des enfants. « Mais, je ne désespère pas. La technique du cernage fait fleurir le karité dans des proportions inimaginables. Nous oublierons vite ces années de souffrance », espère-t-elle. Le cernage suscite l’espoir dans la Commune de Dialakoroba. « Aujourd’hui plus de 500 pieds d’arbre ont été traités », affirme Setou. La population de cette Commune a vite fait d’adopter la technique. Dans cette communauté dont les membres sont près du seuil pauvreté, cette innovation dans l’histoire de l’exploitation de karité est la bienvenue. Les hommes comme les femmes attendent, avec beaucoup d’espoir une bonne récolte dans les mois à venir. Les villageois de Kandian ne disent pas le contraire. Kiatou Komakara est actrice de protection de l’environnement de la Commune et membre de la coopérative Sinsibéré. Elle a été formée à la technique de cernage des arbres de karité. Cette mère et les siennes ont accepté de nous conduire en forêt pour constater l’état prometteur des arbres. Leur commentaire est sans appel : « vous avez vu comment ils fleurissent, même ceux qui ne donnaient pas de fruits, des années durant, ne font pas exception. Nous n’avons jamais été aussi rassurées dans l’exploitation de karité », assure la paysanne avec un large sourire aux lèvres. Cette cinquantenaire n’a jamais exercé d’autres métiers que cultiver son champ et produire le beurre de karité. Elle ne cache pas sa satisfaction d’avoir adopté cette innovante technique de soin des arbres. Le karité donne des fruits une année sur deux. Certains peuvent rester deux ou quatre ans, sans donner de fruit. Ce rythme, constituait une menace pour la survie des arbres de karité dans l’avenir. La situation inquiétaitles exploitants du secteur. Les trois communes voisines (Sanankoroba, Dialakoroba et Safi Bougoula) ont conjugué leurs efforts pour interdire la coupe de bois, la vente du charbon afin de préserver la nature. Le village de Kandian ne vit que de l’exploitation de karité et la culture de l’arachide. L’organisation non gouvernementale (ONG) « Mali Folkecenter » est l’organisatrice de la formation de cernage. Cette ONG a pour mission de protéger l’environnement. En collaboration avec la population, « Mali Folkecenter » œuvre pour la protection de la forêt et lutte contre la déforestation. Aujourd’hui les populations de la Commune de Dialakoroba Sanakoroba et Safi Bougoula fondent beaucoup d’espoir pour l’avenir du karité dans ces zones. MS/MD (AMAP)
Mali : Une merveille de la nature qui s’appelle gombo frais
Par Maimouna SOW Bamako, 13 sept (AMAP) Sept femmes maraîchères, sœurs, belles sœurs, filles, belles-filles. Elles sont d’une même famille. Elles n’ont pas que le sang et les liens du mariage en commun. Elles sont unies par un grand amour de la terre. Elles tirent leur subsistance, depuis plus de cinq ans, de la culture du gombo sur une parcelle de 2,5 hectares, à Sirakoro, dans la périphérie de Bamako, la capitale malienne. Ce quartier compte de nombreuses parcelles inoccupées. Le jardin des sept maraîchères est situé à 300m de la route bitumée. En cette période d’hivernage, la culture du gombo constitue une source de revenus pour ces femmes et d’autres du Mali, dans le cadre de l’agriculture de proximité, une opportunité économique pour des millions de femmes en Afrique. Cet après-midi de mardi, c’est l’heure de la récolte pour nos maraichères. Après de pénibles efforts pendant des semaines de travaux champêtres, le moment de réconfort. Trois grands paniers de gombo frais sont prêts. Ils seront acheminés sur le marché. Cet effort requiert une pause qu’elles observent en compagnie de leurs enfants, sous un grand arbre, au bord du champ. Les bambins jouent à la course poursuite. Les mères plaisantent entre elles. Une jeune maman est couchée à même le sol sur un bout de pagne et allaite son bébé. Tout le monde attend le repas. « En temps normal, ces paniers nous apportent 35.000 Fcfa. Mais le prix a chuté cette année. L’offre dépasse la demande parce que les gombos de Sikasso et de Bougouni et ceux de Bamako sont récoltés en même temps », rapporte Mme Camara Fatoumata Traoré. Les années passées, les grossistes venaient jusqu’à elles pour s’approvisionner. Cette année, ce sont les détaillants qui sont au rendez-vous. Les femmes du quartier sont leurs premières clientes. Elles se procurent du gombo frais auprès d’elles, avant d’aller faire le marché. Après la détente, le travail reprend jusqu’au coucher du soleil pour remplir d’autres paniers. Pour arriver à ce résultat, les productrices, dès la tombée des premières pluies, prennent d’assaut le champ. Elles partagent les 2,5 hectares en 7 parts égales. Les courageuses maraichères cultivent, en plus du gombo, le haricot, l’arachide et du maïs pour la consommation familiale. Selon Mme Camara, elles ont choisi le gombo parce qu’il s’écoule vite et est rentable. Les tiges se reproduisent après chaque pluie. La récolte a lieu tous les trois jours. Compte tenu de sa courte taille, la culture du gombo ne permet pas de faire le nid des bandits. Les plants ne dépassent pas plus d’un mètre. Au moment où beaucoup de citadines se détournent des travaux champêtres, les sept amies natives de Bamako, expriment leur vocation pour le maraichage. « Nous vivons de la culture de gombo frais», soutient Fatoumata, un large sourire sur les lèvres. Leurs parents faisaient ce travail. Elles ont appris les ficelles du métier auprès d’eux. Aussi loin qu’elles remontent dans leur mémoire, les sept maraîchères ne se souviennent pas avoir acheté des céréales. Aujourd’hui, les terres des parents ont été vendues entraînant leur inactivité. « Notre groupe, ajoute Fatoumata, est reconnaissant envers le propriétaire de ce lot. Nous le connaissons bien. Il a eu confiance en nous. Il nous a confié sa terre sans rien nous demander en échange ». « Depuis cinq ans, nous tirons de ces parcelles de quoi couvrir toutes nos dépenses. Nous avons même une caisse que nous alimentons avec les recettes, pour parer aux situations d’urgences », indique-t-elle Il est fréquent, dans ce secteur, de voir des femmes cultiver le gombo dans une partie de la cour de leur maison. Aminata est l’une d’elles. Alors que les autres se dirigent vers le marché, pour vendre leur produit, elle fait le porte-à-porte pour liquider sa récolte. Muni d’un grand seau de gombo et d’un couteau, elle vend le tas à 50 Fcfa. En réalité, la jeune dame n’a pas de mesure arrêtée, elle les distribue selon ses affinités. Une vieille achète pour 200 Fcfa et se sert elle-même, à volonté, sous le regard amical d’Aminata qui ne l’arrête pas. Amitié oblige. C’est pourquoi, la vendeuse ne sait pas si elle fait des profits ou des pertes « moi, quand on achète, j’augmente selon le lien à la personne. Peu importe si je gagne, l’essentiel c’est de vendre ». Bougounida est une partie du marché de Ouolofobougou où les sacs de gombo sont déchargés en nombre. Il est 8 heures, Awa Sacko, grossiste, est assise entre les paniers de citrons et discute avec ses voisines commerçantes. En fait, elle a déjà fini la principale tâche de la journée. Elle quitte chaque jour sa maison, tôt le matin, pour venir distribuer le sac de gombo frais à ses clients. Elle affirme : « A mon arrivée, je trouve beaucoup de gens ici ». Tous les marchands de Bamako s’y retrouvent, même ceux de Kati. On décharge, les gombos, les goyaves, les citrons, tous les fruits et légumes selon les saisons». Awa explique qu’elle et d’autres commerçants ont des partenariats avec les cultivateurs de la Région de Sikasso (Sud). Les cultivateurs leur envoient leurs récoltes pour être vendues en gros. Notre interlocutrice vend tous les jours des gombos à raison de 10.000 Fcfa, le sac. « Un prix qui varie selon le marché », dit-elle. Elle fait un bénéfice de 500 Fcfa sur chaque sac. « A partir de 7 heures, tous les poids lourds quittent le marché et laissent la place aux détaillants de différents légumes », déclare-t-elle. La sauce au gombo est une sauce très appréciée des Maliens. C’est pourquoi il se trouve dans tous les paniers en ce moment. Fifi vient de faire le marché avec dans son seau à condiment le fameux produit. Elle indique : « Je veux préparer la soupe «kandja» avec de l’huile de palme », avant d’ajouter qu’il y a deux jours, elle en ai fait avec la pâte d’arachide. « Cette sauce est très prisée par les membres de ma famille. La sauce au gombo coûte moins cher, nécessite peu condiment, et on la réussit facilement. ». Au même moment, Oumou, la quarantaine, nous dépasse
Une campagne agricole très prometteuse à Yélimané (Ouest)
Yélimané, 12 sept (AMAP) Une campagne agricole prolifique est attendue à Yélimané, avec la très bonne pluviométrie de cette année, selon les constats des services techniques de l’agriculture et des agriculteurs. Ils font ressortir des taux de réalisation très satisfaisants de la campagne agricole 2020-202, avec des hauteurs de pluies suffisantes au 11septembre. Les spéculations adoptées cette année sont surtout le mil, le sorgho, le maïs, le riz, le niébé, l’arachide. Le développement de toutes ces spéculations est normal. Les quantités réalisées par hectare sont de 20 pour le mil, 23.929 pour le sorgho, 127 pour le maïs, 5 pour le riz, 6.939 pour le niébé et 7.645 pour l’arachide. Le Cercle Yélimané a enregistré une quantité suffisante de pluies et même exceptionnelle, soit 492,5 mm depuis le début de l’hivernage. Toutefois, 1.087 ha de culture ont été perdus à cause des inondations survenues entre le 16 et le 17 juillet. Selon Siaka Coulibaly, chargé de suivi-évaluation au service local de l’agriculture, « la campagne donne des espoirs surtout si les pluies continent jusqu’en fin septembre ». « L’abondance de pluies a favorisé le bon développement des pâturages ce qui est salutaire pour Yélimané qui est une zone d’agriculture par excellence », selon Mamady Traoré, un agriculteur de Yélimané. AS/MD (AMAP)
Kadiolo : Le directeur régional de la CMDT en visite de terrain
Kadiolo, 9 sept (AMAP) Le directeur régional de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) de Sikasso, Abdoulaye Diarra, a effectué, mercedi, une visite de terrain dans le secteur cotonnier de Kadiolo pour observer l’état des cultures, recenser les diffrents problèmes rencontrés par les producteurs, a constaté l’AMAP. Accompagné du chef service production agricole et conseil, Kabaou Dolo, le directeur régional a visité des champs dans les villages de Lofiné, Gouéné et Watialy. Partout où il a passé, il s’est dit satisfait de l’état général des cultures. Le secteur de Kadiolo, à l’instar des autres localités, suite au boycott de la culture du cotton, a vu ses superficies de cette speculation, diminuer cette année. En 2019, le Cercle de Kadiolo a cultivé 23.600 hectares contre seulement 17.710 hectares, cette année. Cette baisse de la production du coton va affecter la production de céréales car c’est grâce au coton que le paysan obtient l’engrais subventionné pour les céréales. Depuis près d’une semaine, des pluies diluviennes tombent, quotidiennent, dans le secteur de Kadiolo. Elles risquent d’impacter la production du cotton, dans la mesure où des champs sont déjà à la fruitaison. La chenille légionnaire a fait son apparition dans certains champs. La mise en place de l’engrais subventionné a connu du retard. Le service de l’agriculture a commencé la distribution, il y a moins d’une semaine. Avant de quitter Kadiolo, le directeur régional a demandé aux producteurs de suivre, avec grand intérê,t les conseils de l’encadrement . NIO/MD (AMAP)
L’agence BDM de Banamba rouvre ses portes
Banamba, du 10 sept (AMAP) L’agence de la Banque de développement du Mali (BDM), vandalisée en 2016 par des bandits provoquant sa fermeture, a rouvert ses portes, lundi dernier, avec un dispositif de sécurité renforcé à la grande joie des populations. Le préfet de Banamba, Sékou Touré, a pu le constater, lors d’une visite qu’il a effectuée à la banque. À son arrivée dans les locaux de la banque, le préfet a été accueilli par le directeur de l’agence, Yacouba Konaté. A l’intérieur de la banque, il y avait quelques clients qui ont salué la réouverture de l’agence. Les locaux de l’établissement ont été rénovés et le préfet Sékou Touré s’est réjoui des nouvelles conditions de travail des agents. Le chef de l’agence, Yacouba Konaté a remercié le préfet de cette visite qui, a-t-il dit, « est une marque d’estime et de considération des autorités locales ». Le premier responsable de l’agence a indiqué que la date de la cérémonie officielle de réouverture sera fixée ultérieurement. Mais dores et déjà, les guichets de l’agence sont ouverts et recevront la clientèle tous les jours ouvrables. Depuis lundi, les populations de Banamba n’ont plus besoin d’aller à Koulikoro ou à Bamako pour effectuer leurs opérations. Ils pourront les faire sur place. AMT/MD (AMAP)

