Résistance aux antimicrobiens : l’USTTB célèbre la première cohorte africaine du Master DELGEME Plus

Bamako, 5 juin (AMAP) Treize étudiants issus de sept pays africains ont reçu vendredi leurs diplômes de Master en résistance aux antimicrobiens. Cette formation internationale de deux ans est organisée dans le cadre du programme DELGEME Plus à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), a constaté l’AMAP. Cette première promotion regroupe des étudiants du Mali, du Cameroun, du Nigeria, du Kenya, de Madagascar, de la Tanzanie et du Gabon. Le programme est mis en œuvre par l’USTTB avec l’appui de la Science for Africa Foundation, le programme DELGEME Plus. Il vise à développer l’excellence en leadership scientifique et en génomique pour la lutte contre le paludisme et la résistance aux antimicrobiens en Afrique. Le coordonnateur du programme, le Pr Abdoulaye Djimdé, professeur agrégé de parasitologie-mycologie et directeur du Centre de recherche et de formation sur les parasites et les microbes (PMRTC), a souligné le caractère multidisciplinaire de la formation. Selon lui, une trentaine d’enseignants maliens et étrangers ont contribué à la formation des étudiants dans des domaines couvrant la biologie, la pharmacie, la médecine, la santé animale, l’environnement ainsi que les sciences sociales. Le responsable du programme a également relevé le défi particulier de dispenser un enseignement entièrement en anglais dans un environnement universitaire francophone afin de favoriser l’intégration académique d’étudiants venus de plusieurs pays africains. Major de la promotion, la Camerounaise Kelly Gemandze a exprimé sa fierté d’appartenir à cette première cohorte continentale, tout en réaffirmant son engagement à contribuer à la recherche de solutions contre la résistance aux antimicrobiens. Pour sa part, Samba Sacko, diplômé malien du programme, a insisté sur la nécessité d’une approche intégrée prenant en compte la santé humaine, animale et environnementale afin de lutter efficacement contre ce phénomène devenu un enjeu majeur de santé publique. Présidant la cérémonie, le ministre Bouréma Kansaye a salué l’émergence d’une nouvelle génération de spécialistes africains capables de répondre aux défis sanitaires du continent. «La résistance aux antimicrobiens constitue aujourd’hui l’une des menaces les plus préoccupantes pour la santé mondiale. Nos pays ont besoin de compétences de haut niveau capables de conduire des recherches de qualité et d’accompagner la prise de décision en matière de santé publique», a-t-il déclaré Le ministre Kansaye a invité les nouveaux diplômés à produire des résumés exécutifs de leurs travaux de recherche afin de mettre leurs résultats à la disposition des autorités pour éclairer les politiques publiques en matière de santé. Cette première cohorte marque une étape importante dans le renforcement des capacités africaines en recherche biomédicale et dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, considérée par les experts comme l’une des principales menaces sanitaires du XXIe siècle. KD/CMT (AMAP)

Forum panafricain des médias : Les professionnels plaident pour une refonte du modèle économique des médias africains

Bamako, 5 juin (AMA) Les acteurs des médias et de la publicité africains, réunis à la faveur de la 3ème journée de la 1ère édition du Forum panafricain des médias, ont appelé ce vendredi à une transformation profonde du modèle économique de la presse afin de faire face aux mutations technologiques, à la baisse des revenus publicitaires et aux difficultés structurelles du secteur. Intervenant lors d’un panel consacré à l’économie des médias, le président du Groupement professionnel des agences-conseils en communication (GPAC) du Mali, Sidi Dagnoko, a estimé que le modèle traditionnel fondé sur les ventes, les abonnements, la publicité et les soutiens publics montre désormais ses limites. Selon lui, le secteur est confronté à trois principales fragilités : technologique, institutionnelle et commerciale. «Ce modèle a montré des fragilités», a-t-il déclaré, évoquant notamment l’impact de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle sur les modes de production et de diffusion de l’information. Le responsable a également souligné l’affaiblissement du rôle traditionnellement reconnu à la presse comme service d’intérêt public et acteur de la gouvernance démocratique. Il a estimé que cette évolution contribue à réduire le soutien institutionnel dont bénéficiait historiquement le secteur. Sur le plan commercial, Sidi Dagnoko indique qu’une part croissante des revenus publicitaires est désormais captée par les plateformes numériques mondiales, tandis que les budgets de communication se réorientent progressivement vers les actions de marketing opérationnel et les supports digitaux. Concernant le Mali, il rélève une contradiction entre la multiplication des médias et la stagnation, voire la baisse des recettes publicitaires disponibles. Selon lui, cette situation fragilise l’ensemble des acteurs du secteur dans un marché qu’il juge limité par la faible diversification de l’économie nationale. Face à ces défis, le président du GPAC recommande une évolution vers de véritables entreprises de presse structurées autour de modèles économiques viables, de plans d’affaires, d’investissements privés et d’une gestion professionnelle. Il a également plaidé pour une meilleure mutualisation des ressources, davantage de synergies entre médias, publicitaires, investisseurs et pouvoirs publics ainsi qu’une diversification des sources de revenus. «Ce n’est plus le journaliste talentueux fondateur qui fera le média de demain. C’est plutôt le modèle économique», a-t-il affirmé. Prenant la parole à la suite de cette intervention, le directeur général de la Maison de la presse du Sénégal, Sambou Biyagui, estime que les médias africains doivent réduire leur dépendance à l’aide extérieure et accélérer la diversification de leurs revenus à travers les abonnements, les événements, les contenus numériques, les podcasts et les documentaires. Il a également plaidé pour la création de fonds d’investissement dédiés aux médias africains, le développement d’aides publiques transparentes et un renforcement de la formation aux nouveaux métiers du numérique. Selon lui, «la réponse passe par la réinvention des modèles économiques et la reconnaissance du rôle stratégique des médias dans la société». Les deux intervenants ont enfin insisté sur la nécessité de valoriser les contenus locaux, de renforcer la coopération entre les acteurs du secteur et de développer des mécanismes collectifs permettant d’assurer la durabilité économique des médias africains. OS/CMT (AMAP)

Forum panafricain des Médias : Les maisons de la presse africaines appellent à renforcer la mutualisation des ressources médiatiques

Bamako, 5 juin (AMAP) Les responsables de plusieurs maisons et centres de presse africains ont plaidé pour un renforcement de la coopération, de la mutualisation des ressources et de la solidarité entre médias du continent, lors d’un panel consacré à la «Coopération médiatique : mutualisation et solidarité entre médias africains». Animée par le journaliste Martin Faye, la rencontre portait sur le sous-thème «Place et rôle des centres et maisons de presse». Les échanges ont mis en lumière les initiatives développées dans plusieurs pays africains pour soutenir les professionnels des médias et renforcer les capacités des rédactions. En ouverture, Martin Faye a souligné que les médias africains demeurent souvent isolés face aux défis de l’environnement numérique mondial. «La solidarité est notre propriété morale la mutualisation est notre bras armé technique», a-t-il déclaré, estimant que le partage des contenus, des infrastructures et des expertises est devenu indispensable. Les représentants de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Guinée et du Togo ont présenté les mécanismes mis en place dans leurs structures respectives. Ces dispositifs comprennent notamment des espaces de travail partagés, des salles de formation, des services de restauration, des bibliothèques, des centres de santé et des programmes de renforcement des capacités. Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de développer des passerelles entre rédactions africaines afin d’accroître la circulation de l’information produite sur le continent et de renforcer la résilience du secteur face aux difficultés économiques. Le panel s’est tenu dans le cadre du Forum Panafricain des médias organisé à Bamako. Il a réuni plusieurs responsables de maisons et centres de presse du continent venus partager leurs expériences en matière d’organisation, de solidarité professionnelle et de mutualisation des ressources. OS/CMT (AMAP)

Médias en période de crise : la MARN appelle à une communication responsable contre la désinformation

BAMAKO, 4 juin (AMAP)– Les médias doivent privilégier une communication responsable et respectueuse des principes éthiques afin de lutter contre la désinformation et les manipulations en période de crise, a déclaré Mariam Walet Mohamed Lehbi, experte à la Mission d’Appui à la Réconciliation Nationale (MARN). Intervenant en marge d’un forum consacré aux médias et aux défis informationnels, Mme Lehbi a souligné que le rôle des médias consiste avant tout à diffuser une information fiable et à sensibiliser les communautés ainsi que l’opinion internationale sur les réalités du terrain. «Le rôle des médias en période de crise, c’est d’abord de pouvoir communiquer de manière responsable, de garder une ligne éthique dans la diffusion de l’information et de sensibiliser la communauté ainsi que l’espace international sur ce qui se passe réellement afin d’éviter la désinformation et la manipulation du grand public», a-t-elle déclaré. L’experte a également mis en avant les initiatives visant à renforcer la contribution des médias à la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Selon elle, le forum en cours constitue un cadre de concertation permettant aux professionnels des médias d’échanger sur les attitudes et approches à adopter face aux nouvelles formes de conflits informationnels. Mme Lehbi a par ailleurs présenté les actions menées par le ministère chargé de la Réconciliation nationale pour favoriser une communication responsable. Elle a indiqué que les projets de relèvement et les actions de réconciliation accordent une place centrale aux acteurs locaux. Dans ce cadre, des équipes régionales d’appui à la réconciliation ont été mises en place dans les différentes régions. Composées de membres de la société civile, elles regroupent notamment des jeunes, des femmes, des leaders communautaires ainsi que des acteurs de la communication et des médias. Le rôle des médias dans la prévention des conflits, la lutte contre la désinformation et la promotion de la cohésion sociale figure parmi les thèmes abordés lors des réflexions en cours sur les défis informationnels contemporains. Les échanges portent notamment sur l’adaptation des pratiques médiatiques face aux nouvelles formes de guerre hybride et aux risques de manipulation de l’information. OS/CMT (AMAP)

FOPAME : Repenser le rôle des médias d’État, réécrire les fondements du journalisme

Bamako, 4 juin (AMAP) Le journaliste et expert des médias Martin Faye a plaidé, mercredi à Bamako, pour une transformation profonde du paysage médiatique africain, invitant les médias publics à devenir des acteurs de la refondation des États et appelant à une relecture africaine des grands textes fondateurs du journalisme, notamment la Déclaration de Munich de 1971, en marge de la cérémonie d’ouverture de la 1ère édition du Forum panafricain des Médias (FOPAME) au CICB de Bamako, a constaté l’AMAP. Sa leçon inaugurale du Forum panafricain des Médias (FOPAME) a été consacré, mercredi, à la souveraineté informationnelle à l’ère du numérique. Au cours de laquelle, Martin Faye a soutenu que les médias du continent ne peuvent plus se limiter à un rôle de diffusion de l’information, mais doivent contribuer à la construction des sociétés africaines dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, politiques et informationnels. Prenant l’exemple du Mali, il est revenu sur une déclaration du ministre malien de la Communication affirmant que «la refondation du Mali commence par l’ORTM», une formule qu’il estime insuffisamment exploitée par les rédactions nationales. «Cette petite phrase choc est ce qu’il y avait à retenir. Elle fut ignorée. Pas un titre. Pas un papier pour expliquer, contextualiser et approfondir», a-t-il regretté devant les participants. Selon lui, cette affirmation traduit une nouvelle vision du média public, appelé à devenir «le socle symbolique et pédagogique de la transition» plutôt qu’un simple relais institutionnel. Martin Faye a ainsi préconisé une «refondation éditoriale» fondée sur le journalisme explicatif, permettant de rendre accessibles aux populations les grandes réformes en cours. «Au lieu de simplement lire des communiqués, l’ORTM doit décoder les réformes en langues nationales afin qu’elles soient appropriées par chaque Malien», a-t-il déclaré. Il a également invité les médias publics à investir pleinement les plateformes numériques fréquentées par les jeunes générations. «Si la refondation commence par l’ORTM, elle doit toucher la jeunesse qui ne regarde plus forcément la télévision classique», a-t-il souligné. Estimant que les contenus des médias d’État doivent être adaptés aux formats courts diffusés sur TikTok, Facebook ou WhatsApp afin de lutter plus efficacement contre la désinformation. Au-delà de la transformation des médias publics, l’intervenant a défendu le concept de «souveraineté narrative», qu’il définit comme la capacité des sociétés africaines à raconter elles-mêmes leur histoire et à puiser dans leurs références culturelles pour construire leur avenir. Évoquant l’histoire de l’Empire du Mali, il a appelé les médias à valoriser les mécanismes traditionnels de gouvernance, de médiation sociale et de cohésion nationale. «Les clés de notre unité nationale ne sont pas dans les manuels de droit constitutionnel, mais dans notre propre code génétique politique», a-t-il affirmé. Dans la dernière partie de son intervention, Martin Faye a invité les professionnels des médias à engager une réflexion sur l’actualisation des principes du journalisme à l’aune des réalités africaines contemporaines. S’appuyant sur la Déclaration de Munich, texte de référence définissant les droits et devoirs des journalistes, il a estimé qu’une adaptation était devenue nécessaire face aux nouveaux défis liés à la manipulation de l’information, aux algorithmes et à la dépendance technologique. «La Déclaration de Munich nous dit que le journaliste a le devoir de respecter la vérité. Nous ajoutons que, dans nos contextes, il a le devoir de protéger la vérité», a-t-il déclaré. Selon lui, la liberté de la presse ne peut être pleinement garantie sans souveraineté informationnelle. « Il ne peut y avoir de liberté de la presse si nos récits sont hébergés sur des serveurs qui ne nous appartiennent pas et si nos esprits sont colonisés par des schémas de pensée qui ignorent nos réalités socioculturelles », a-t-il soutenu. Appelant les participants à faire du Forum de Bamako un point de départ pour une nouvelle dynamique de coopération entre médias africains, Martin Faye a plaidé pour le développement d’infrastructures numériques propres au continent et pour la création d’outils médiatiques régionaux capables de renforcer l’autonomie informationnelle africaine. «Le panafricanisme des discours a assez duré. Passons au panafricanisme des serveurs et des rédactions», a-t-il lancé. KD/CMT (AMAP)

Souveraineté numérique en Afrique : martin faye plaide pour des solutions adaptées aux réalités locales

Bamako, 3 juin (AMAP)– Le journaliste Martin Faye a appelé, mercredi dans sa conférence inaugurale du FOPAME au CICB de Bamako, à une transformation profonde du modèle économique et éditorial des médias africains, en insistant sur la nécessité de renforcer leur souveraineté numérique, a constaté l’AMAP. Selon lui, l’enjeu central réside dans la capacité des médias africains à «rapatrier leur audience» et à construire des plateformes qu’ils contrôlent entièrement. «L’indépendance, c’est ramener le lecteur à la maison», a-t-il affirmé, estimant que les réseaux sociaux ne doivent rester que des vitrines d’audience. Martin Faye a plaidé pour la création de bases de données locales et de centres de données africains afin de réduire la dépendance aux infrastructures étrangères. «Si l’information malienne est stockée au Mali, elle est protégée par les lois maliennes et non par celles d’un pays tiers», a-t-il expliqué, appelant les États à investir dans des data centers régionaux. Sur le plan économique, il a alerté sur la fragilité des médias locaux face aux plateformes numériques mondiales. «Les revenus publicitaires traditionnels sont captés à plus de 70% par les géants du web[Les GAFAM, ndlr]», a-t-il souligné, estimant que les médias africains ne reçoivent aujourd’hui que des «miettes» du marché publicitaire. Pour répondre à cette situation, il a recommandé la diversification des modèles économiques, notamment par la création de communautés directes via newsletters, SMS et applications mobiles. «Il faut convertir nos audiences en abonnés directs», a-t-il insisté. Sur la question de l’innovation, Martin Faye a encouragé les médias africains à adopter des solutions adaptées aux réalités locales. «Innover ne signifie pas copier la Silicon Valley, mais adapter les technologies les plus pointues à nos réalités sociales et linguistiques», a-t-il déclaré. Il a mis en avant le potentiel de l’intelligence artificielle dans les rédactions africaines, citant la transcription automatique et la traduction multilingue comme leviers de productivité. «L’intelligence artificielle ne remplacera jamais le cœur du journalisme, mais elle nous donne des super-pouvoirs», a-t-il affirmé. Sur le plan éditorial, il a insisté sur la nécessité pour les médias africains de reprendre le contrôle de leurs récits. «Un média souverain ne réagit pas à une actualité dictée par les agences internationales ; il définit sa propre hiérarchie de l’information», a-t-il soutenu. Il a conclu par une dénonciation de la dépendance des rédactions africaines aux contenus étrangers, estimant qu’il s’agit d’une forme de «sous-traitance de la souveraineté mentale», et appelant à renforcer la production locale de l’information. Pour Martin Faye, la souveraineté numérique des médias africains repose sur trois piliers : la propriété des plateformes, la maîtrise des données et la formation des journalistes. «Le premier logiciel de souveraineté, c’est la formation», a-t-il conclu. KD/CMT (AMAP)

Médias africains à l’ère du numérique : le plaidoyer de Martin Faye pour l’indépendance et la souveraineté narrative

Bamako, 3 juin (AMAP) Le journaliste et formateur Martin Faye a appelé mercredi les professionnels des médias africains à renforcer leur indépendance, à accélérer leur adaptation aux mutations numériques et à reprendre la maîtrise des récits sur l’Afrique, lors de sa conférence inaugurale consacrée au thème : «Médias africains à l’ère du numérique : indépendance, innovation et souveraineté narrative» au Centre international de Conférence de Bamako (CICB) à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Forum panafricain des Médias (FOPAME) qui se déroule du 3 au 6 juin 2026, a constaté l’AMAP. S’exprimant dans ce cadre, M. Faye a estimé que les médias africains connaissaient une transformation «profonde» qui dépasse le simple cadre technologique. Selon lui, le numérique a bouleversé le modèle traditionnel de production et de diffusion de l’information en permettant à tout citoyen équipé d’un téléphone portable de publier et de partager des contenus en temps réel. «Le journalisme ne peut plus se contenter d’être le seul porteur de la nouvelle ; il doit redevenir l’indicateur fiable, le filtre critique qui permet de distinguer l’information vérifiée du bruit», a-t-il déclaré. Face à la rapidité imposée par les réseaux sociaux, il a insisté sur la nécessité pour les médias de préserver les exigences de vérification et de rigueur professionnelle. Abordant la question de l’indépendance, Martin Faye a mis en garde contre la dépendance croissante des médias africains aux grandes plateformes numériques, notamment les GAFAM. Il souligne que les modifications d’algorithmes ou de politiques de diffusion peuvent fragiliser des audiences construites sur plusieurs années. «Pour préserver notre liberté, il nous faut diversifier nos sources de revenus, contrôler nos canaux de diffusion et protéger nos données d’audience», a-t-il indiqué. L’intervenant a également présenté l’innovation comme une condition essentielle de la survie et de la compétitivité des médias. Il a plaidé pour le renforcement des compétences numériques des journalistes, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la production multimédia, de la vérification des contenus en ligne et de la lutte contre la désinformation. Le journaliste Faye a défendu le concept de «souveraineté narrative», estimant que les Africains doivent davantage raconter eux-mêmes leurs réalités et leurs trajectoires de développement. «Il nous appartient de produire des récits pluriels, ancrés dans nos contextes, qui mettent en valeur nos dynamiques, nos voix et nos solutions», a-t-il affirmé. Pour l’expert, l’avenir des médias africains dépendra de leur capacité à conjuguer innovation, indépendance et crédibilité afin de conserver la confiance du public et de contribuer au débat démocratique sur le continent. KD/CMT (AMAP)

Dioïla : Lancement des épreuves du DEF

Dioïla, 1er juin (AMAP)– Les épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2026 ont été lancées, lundi, au centre d’examen Siguina Ballo I de Dioïla par le conseiller aux affaires administratives et juridiques, Djinemoussa Diakité. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de l’Académie d’enseignement de Dioïla, Birama Daou, du directeur du Centre d’animation pédagogique de Dioïla, Mamadou Lamine Diarra, du premier adjoint au maire de Kaladougou, Salif N. Sidibé, ainsi que des partenaires de l’éducation et des agents de sécurité, a constaté l’AMAP. Dans la salle de lancement, le conseiller au gouverneur a invité les candidats à lire attentivement les sujets, à se concentrer et à éviter la fraude, avant d’ouvrir à 8h00 l’enveloppe scellée contenant les sujets de rédaction. La délégation de supervision s’est ensuite rendue à l’école fondamentale Siguina Ballo II puis à l’école fondamentale Soliba Sangaré afin de s’assurer du bon démarrage des épreuves. Pour l’année académique 2025-2026, l’Académie d’enseignement de Dioïla compte 9.551 candidats, dont 4.638 filles et 4.913 garçons, toutes options confondues. Les autorités éducatives du Banico ont également redéployé les centres d’examen des écoles fermées pour cause d’insécurité vers des localités sécurisées. Selon les responsables, les épreuves ont démarré dans de très bonnes conditions à Dioïla, sans incident, avec l’ensemble du personnel mobilisé. DF (AMAP)

Multiplication de contenus haineux sur leurs plateformes numériques : les médias publics burkinabè appellent à la responsabilité

Bamako, 22 mai (AMAP)– La Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB), les Éditions Sidwaya et l’Agence d’Information du Burkina (AIB) ont appelé vendredi les internautes à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des réseaux sociaux, face à la multiplication de contenus haineux sur leurs plateformes numériques, a appris l’AMAP de sources officielles. Les trois médias publics burkinabè disent constater «avec regret et préoccupation» une hausse des commentaires injurieux et des discours de haine sous certaines publications diffusées sur leurs espaces digitaux. Dans leur déclaration, les responsables des médias publics estiment que l’espace numérique «n’est pas une zone de non-droit» et rappellent que chaque publication, commentaire, partage ou réaction engage la responsabilité pénale de son auteur. Le communiqué précise que les plateformes numériques des médias publics doivent rester des espaces d’échanges constructifs et de dialogue respectueux, et ne sauraient servir de vecteurs de division, de diffamation ou de haine. Les signataires annoncent qu’à compter de la publication du communiqué, tout internaute diffusant des contenus jugés malveillants, injurieux ou contraires à la cohésion sociale verra son compte systématiquement banni, sans exclure d’éventuelles poursuites judiciaires. Les responsables des médias publics ont également invité les internautes à privilégier une communication responsable fondée sur les valeurs de respect, de tolérance, de solidarité et de dignité. KD/CMT (AMAP)

Niafunké : écoles et CGS unissent leurs efforts pour booster la réussite au DEF et au BAC 2026

Niafunké, 21 mai (AMAP)– À quelques semaines des examens de fin d’année, les responsables scolaires de Niafunké ont décidé de mettre les bouchées doubles pour améliorer les conditions des candidats au DEF et au BAC 2026. Réunis mercredi lors de la rencontre préparatoire des examens, les directeurs des seconds cycles de la ville et leurs Comités de gestion scolaire (CGS) ont annoncé une série de mesures destinées à permettre aux élèves de composer dans de meilleures conditions malgré la forte canicule qui frappe la localité, a constaté l’AMAP. Au total, 243 candidats, dont 120 filles et 16 candidats libres, prendront part aux épreuves du DEF dans deux centres d’examen. Les organisateurs ont décidé de garder sur place les candidats qui le souhaitent durant les journées d’examen. Repas et eau seront distribués afin d’éviter les déplacements entre les épreuves et réduire les risques d’accidents liés aux allers-retours précipités à moto. Cette initiative, financée par les directeurs d’écoles et les CGS à hauteur de près d’un million de FCFA, vise également à renforcer la concentration des candidats dans une zone où les repas de midi sont souvent servis tardivement. Les responsables scolaires ont aussi pris des dispositions sécuritaires avec l’appui des Forces de défense et de sécurité, des surveillants et des superviseurs. Ils ont rassuré les autorités que tous les candidats disposent déjà de leurs pièces scolaires ou d’identité. Les collectivités locales, saluant cette première initiative dans le cercle, ont décidé d’apporter leur contribution pour assurer la bonne tenue des sessions du DEF et du BAC. La rencontre était présidée par le 2e adjoint au préfet de Niafunké, Abdoulaye Ousmane Konaré, en présence de l’ensemble des acteurs scolaires du cercle. Pour les participants, cette mobilisation collective représente une véritable lueur d’espoir pour la réussite des examens dans le Cercle de Niafunké. SAM/CMT (AMAP)