Culture : Le musicien Adama Namakoro Fomba est décédé samedi à Doïla
Doïla, 14 janvier (AMAP) Le musicien Adama Namakoro Fomba, est décédé samedi dans sa ville natale de Doïla, à l’âge de 76 ans, dès suite d’une maladie, a appris l’AMAP de source officielle. L’artiste –musicien a fait son véritable exploit lors de la biennale de 1978 avec sa prestation « Konia Magni ». Namakoro Fomba, comme l’appelait ses fans a commencé ses premiers récits, dans sa ville natale avec l’orchestre « le Banico jazz » avant de migrer en 1979 en Côte d’Ivoire. Le 12 juillet 1994, il débarque à Bamako et prend contact avec Philippe Conrhate, le promoteur du studio Mali K7, sur recommandation du musicien talentueux du Kanaga de Mopti, Sory Bamba. L’année qui a suivi, il sort sa première cassette « Kolondiougou Yiri ». En 1995, il participe au Festival d’Angoulème avec le célèbre orchestre du Buffet Hôtel de la Gare, le Rail Band. Les obsèques du musicien se sont déroulées dimanche en présence de plusieurs personnalités, artistes, musiciens, notabilités, parents et amis, dans sa ville natale de Doïla, localité située à 160 km à l’Est de la Capitale. Il laisse derrière lui une épouse et six enfants. KM (AMAP)
Kati : Ouverture de la 1ère édition du festival « Bamanaya Kumbè »
Kati, 30 déc (AMAP) La 1ère édition du Festival Bamanaya kumbè a été ouverte, vendredi à la Maison des jeunes de Kati, sous le thème « Connaître le Bamanaya et faire de la langue Bambara le socle du développement du Mali », a constaté l’AMAP. Le représentant du ministre de la Culture, Cheick Diabaté, dans son discours d’ouverture a, au nom du chef du département, salué l’initiation de ce festival qui « va, sans nul doute, promouvoir la culture bamanan dans notre pays. » « Nous saluons ce festival dont l’objectif cadre bien avec la politique du département en matière de promotion de nos cultures. Le Bamanaya représente une culture riche et diverfiée et a longtemps servi de référence pour une vaste communauté ouest-africaine, bien avant l’émergence de l’empire du Mandé », a-t-il indiqué avant d’assurer le promoteur de l’accompagnement du ministère pour la pérennisation de l’évènement. Devant des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que les gardiens de la tradition venus de différentes régions du Mali, l’initiateur principal, Boubacar Traoré, ancien élu communal de Kati, a évoqué les motivations de ce Festival sur le Bamanaya. Dans son discours, il a fait savoir que « dans le passé, nos sociétés étaient bien structurées, où les coutumes et les valeurs étaient mises en avant, permettant ainsi aux individus de vivre en harmonie. » « Après la chute de l’empire du Mandé, le royaume Bambara de Ségou a vu les Bambaras se disperser à travers le monde, chaque communauté parvenant à préserver son identité et ses valeurs culturelles, connues sous le nom de Bamanaya », a-t-il rappelé. « Toutefois, à l’heure actuelle, nous constatons un déclin de nos valeurs sociétales. Le respect des aînés et des traditions s’estompe et nos cultures ancestrales sont en grande partie oubliées. Le concept de Bamanaya a pris des significations différentes et l’identité des Bambaras est en péril tandis que la langue bambara recule face à l’influence d’autres langues étrangères », a-t-il dit. De son avis, ce festival vise non seulement à célébrer le riche patrimoine culturel bamanan mais, également, à encourager son intégration dans les pratiques quotidiennes et dans le développement socio-économique du pays. « Ce Festival est un espace dédié à la valorisation du Bamanaya pour tous les Maliens vivant au pays ou à l’étranger ainsi que pour d’autres communautés bambara à travers le monde », a dit M. Traoré. Cet évènement culturel, qui réunira pendant 5 jours (du 27 au 31 décembre) les bambaras venus de plusieurs localités du Mali notamment la Région de Ségou (Centre) et Bélédougou (Ouest) sera marqué par plusieurs activités, entre autres des conférences-débat, des causeries avec des sages, des soirées de contes (Ziri), des nuits traditionnelles. bref tout ce qui est en lien avec la culture bamanan. AK/MD (AMAP)
Le 11ème Concours international de photojournalisme Stenine a débuté à Moscou
h ttps://fr.sputniknews.africa/20241222/le-11eme-concours-international-de-photojournalisme-stenine-a-debute-a-moscou–1069823687.html
Intronisation du nouveau chef de village, chef coutumier de Goundam (Nord)
Goundam, 27 déc (AMAP) Elhadj Ibrahim Touré, officier de police à la retraite, a été intronisé, en qualité de nouveau chef de village, chef coutumier de Goundam, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée, dimanche, sur la grande place de la mosquée de la ville. Cette cérémonie d’intronisation, placée sous le thème : » Paix et développement durable du cercle de Goundam » et sous la présidence du préfet du Cercle de Goundam, Kabaou Dolo, du maire de Goundam et de l’Association des Ressortissants de Goundam, consacre le remplacement du précédent chef coutumier de la ville, feu Raffi Amirou Touré. De nombreux parents, amis, proches, des autorités administratives et politiques, toutes les légitimités traditionnelles, jeunes et femmes, des représentants de légitimités traditionnelles des villages voisins de Goundam, une forte représentation des ressortissants de la diaspora au Sénégal, de l’Europe, ont pris part à cet important événement. Dans un cadre dressé pour recevoir les illustres invités, parfaitement décoré et des sièges bien ordonnés, les marabouts, à leur tête le grand Imam de la grande mosquée de Goundam, Amadou Almamy Cissé, ont procédé à la lecture du saint Coran. Les autorités installées en face ont suivi religieusement la mélodie des versets coraniques entonnée par les guides religieux. Des griots, qui se tenaient autour du nouveau chef coutumier ont chanté ses louanges. De l’autre côté de l’abris en bâche, les femmes ont chanté des oeuvres du terroir, exprimant ainsi toute leur joie au son de tam-tams et sur des pas de danse cadencés, accompagnés de cris stridents ou de « you-you ». Une ambiance chaleureuse et conviviale de grand jour de fête. S’en suivi la cérémonie traditionnelle proprement dite, la remise des symboles de la chefferie et la frappe du turban d’investiture. Plusieurs témoignages, notamment, d’amis d’enfance, de collaborateurs, de frères et sœurs et ceux de la diaspora. Tous ont, unanimement, rendu grâce à Dieu en ce « jour mémorable qui consacre officiellement M. Touré chef de village de la ville de Goundam » Ils ont exprimé des vœux de longévité, de santé, la foi, pour lui permettre d’accomplir « sa noble et exaltante mission. » A la fin de la cérémonie, le chef de village a été accompagné à son domicile au son du tam-tam et de danses par une foule enthousiaste et fière après le sacre de leur nouveau chef. AAT/MD (AMAP)
Début de la 2e édition de la Foire artisanale et agricole de Koutiala (Sud)
Koutiala, 24 déc (AMAP) La 2e édition de la Foire agricole, artisanale, commerciale et industrielle de Koutiala, du 19 au 29 décembre 2024, a ouvert ses portes, avec une centaine d’exposants et sous le signe de l’intégration et de la cohésion sociale. Organisée par la direction régionale de l’Artisanat, les Chambres consulaires et les partenaires au développement de la Région de Koutiala, cette édition a pour thème : « Artisanat : défis et perspectives pour le développement de la Région de Koutiala. » Instituée en 2023 par les autorités de la Région, « la foire » Mamaalaa chiaan n’Tanga » est devenue une réalité et mérite d’être soutenue par les filles et fils de la région, afin de lui imprimer une image de marque et une portée historique », selon le conseiller aux Affaires économiques er financières, Moussa Guindo, représentant le gouverneur de région. « Face à l’immensité de la situation dont souffre actuellement notre région sur le plan de l’artisanat, cette foire sera un espace idéal d’expression du savoir-faire artisanal mais, aussi, de transformation agricole et contribuera à l’approvisionnement des populations en produits de qualité à des prix promotionnels », a-t-il. Le conseiller au gouverneur a invité l’ensemble des partenaires techniques et financiers de la région « à plus de soutien en vue de favoriser l’émergence des entreprises du secteur de l’artisanat. » Ce secteur est reconnu comme un grand pourvoyeur d’emplois dans la région. Les organisateurs ont salué le général d’armée, Assimi Goita, Ppésident de la Transition, qui a mis à la disposition de la région un titre foncier au quartier Koko pour la construction du village artisanal. ID/MD (AMAP)
Salon du livre de Ségou : Inciter les jeunes à lire
Ségou, 23 déc (AMAP) La 5ème édition du Salon du livre de Ségou (SALISE), s’est tenue du 19 au 22 décembre, à l’Université de la ville avec comme thème : « Investir dans les métiers du livre au Mali », a constaté l’AMAP sur place. Ce salon avait pour objectifs de mettre en lumière les professionnels du livre tels que l’éditeur, le bibliothécaire, le libraire, l’écrivain, le documentaliste, l’archiviste, et l’imprimeur, d’inviter les uns et les autres à investir dans ce secteur, de créer le goût de la lecture chez les Maliens, d’inciter les élèves et étudiants à lire et de faire connaître la culture du Mali ainsi que ses valeurs sociétales. Justifiant l’organisation de ce salon, le commissaire général du SALISE, Mamadou Macalou, a déclaré que l’évènement est né du constat que « dans nos milieux scolaires et universitaires, le goût de la lecture a tendance à disparaître, surtout avec l’invasion des nouvelles technologies de l’information et de la communication. » Pour M. Macalou, le fait que les élèves et les étudiants ne lisent pas assez, est une grosse lacune qu’il faut résoudre par le biais de la lecture et de la recherche. « Nous voulons à travers ce salon non seulement pousser les Maliens à la lecture mais, aussi, les inciter à investir dans ce secteur. C’est un créneau porteur de richesse et créateur d’emploi », a-t-il indiqué. De son côté, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et du Tourisme, Adama Koné, qui a présidé la cérémonie de lancement, s’est apesanti sur le thème de cette année, qui est non seulement pertinent, mais aussi porteur d’espoir pour un secteur clé de notre développement. «Il nous invite à réfléchir sur les nombreux défis auxquels fait face notre chaîne du livre, tout en explorant les opportunités qu’elle recèle pour notre développement culturel, social et économique», a souligné M. Koné. Les conférences thématiques, au menu du programme, ont porté, notamment, sur « L’industrie du livre au Mali : enjeux et perspectives » et « Comment valoriser les métiers du livre au Mali ». D’après le représentant du ministre de la Culture, elles ont permis d’échanger des idées novatrices et de tracer les contours d’un avenir prometteur pour le secteur du livre. Pour sa part, le recteur de l’Université de Ségou, Dr Esaii Daou, a dit que les organisateurs ont fait le bon choix du site, « parce que Ségou est une ville de tradition orale par excellence et l’Université un lieu de formation et d’apprentissage. » Partant du principe que la lecture est la base de tout apprentissage et l’éducation, le socle de tout développement, Dr Daou a invité les enseignants et, surtout, les étudiants « à trouver du temps pour la lecture, » en complément des modules développés et enseignés à l’Université. MS/MD (AMAP)
Littérature : « Mariage à distance », une histoire émouvante et captivante de l’écrivaine Aoua Sylla
Kayes, 22 déc (AMAP) Dans son roman, « Mariage à distance », notre consœur Aoua Sylla raconte la vie tourmentée de Aïcha qui vivait loin de Seydou, un Soninké vivant en France. Ne pouvant plus supporter les complots ourdis par certains membres de sa belle-famille, l’héroïne du livre a refait sa vie au moment même où son ex-époux s’est suicidé, après son rapatriement. Edité en Novembre 2024 par Prostyle Editions, une maison d’édition basée à Bamako, ce livre de 86 pages est un mélange d’œuvres littéraire et journalistique. Aoua Sylla use de ses qualités de journaliste bien inspirée pour nous faire visiter l’univers des migrants, en racontant la vie tourmentée de Aïcha, une femme sonrhaï, dont le mari Seydou, de l’ethnie soninké, a décidé de migrer en France, quelques semaines après la célébration de leur mariage. Dans ce roman à la fois fictif et réel qui a été préfacé par le correspondant de l’AMAP a Kayes, Bandé Moussa Sissoko, Aoua décrit avec humour et franchise l’histoire d’une jeune fille qui s’était mariée à un émigré résidant en France. Après le départ de celui-ci pour l’Hexagone qui, comme tant d’autres pays, est perçu comme l’eldorado pour les membres de l’ethnie Soninké, l’héroïne du roman a vécu une vie de couple à distance, marquée par des soubresauts. Avant de s’engager dans cette union sacrée, Aïcha pouvait penser à tout sauf à une rupture brutale et tragique de leur union sacrée, compte tenu de ses rapports intimes avec son mari. Mais, c’était sans compter avec les multiples complots et coups bas qui lui ont contraint à quitter son foyer. L’ex-épouse de Seydou méditera longtemps sur la méchanceté de sa belle-mère, le cynisme et la jalousie de sa belle-sœur. Le couple a divorcé lorsque la belle-sœur a annoncé aux membres de leur famille qu’elle a surpris Aicha, dans un hôtel de Kayes, en train de faire des jeux d’amour avec son ami d’enfance. Lors de la cérémonie de présentation, le 15 décembre 2024, dans la salle de conférence du gouvernorat de Kayes, la journaliste écrivaine a sollicité le soutien des pouvoirs publics et des projets ou ONG pour la réalisation d’un film tiré de son roman. Certains intervenants ont même suggéré la réalisation d’une pièce de théâtre en langue officielle bamanan afin que le maximum de gens puisse découvrir le livre. Une semaine avant cette cérémonie de lancement, la commission d’organisation avait même organisé une conférence de presse pour présenter le livre aux médias. Toujours dans le cadre de la vulgarisation du roman « Mariage à distance », l’ Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocrati (AJCAD) a organisé le 21 décembre 2024 l’AGORA scientifique pour permettre à l’écrivaine d’expliquer le contenu de son œuvre. Cela a été, aussi, une occasion pour l’assistance de poser des questions sur les sujets (migration, culture, mœurs et tradition des ethnies Soninké et Sonrhaï) et de faire de contributions et observations. BMS/MD (AMAP)
Biennale africaine de la photographie : Coup d’envoi de la 14ème édition des Rencontres de Bamako
Bamako, 18 novembre (AMAP) Le coup d’envoi de la Biennale africaine de la photographie ayant pour thème « Kuma », a été donné samedi au Musée National par le Premier, Choguel Kokalla Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, des membres du Conseil national de Transition (CNT) et des représentants du corps diplomatique. On notait aussi la participation du ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture du Niger, le colonel major Abdourahamane Amadou, du directeur de cabinet du ministre d’État, ministre chargé de la Communication du Burkina Faso, Mamadou Dembélé, du représentant du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication du Maroc (pays invité d’honneur), Mohamed Benyaacoub, et d’autres invités de marque. Après de nombreuses péripéties dans l’organisation de la Biennale africaine photographie, beaucoup de nos compatriotes ne croyaient plus à la capacité de notre pays de financer sur ressources propres ce rendez-vous culturel. C’était sans compter sur la détermination des autorités à relever le défi et à inscrire l’évènement dans la refondation du Mali Kura. À l’ouverture, le Premier ministre a rappelé la traditionnelle « diatiguiya» ou hospitalité malienne et exprimé sa satisfaction de voir cette édition se tenir dans de meilleures conditions. Il n’a pas manqué de souligner l’engagement du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui reste le premier soutien de la Biennale africaine de la photographie. « Ce rendez-vous marque la résilience de l’événement qui a connu plusieurs crises et l’occasion est opportune pour saluer ceux qui ont fait l’effort de venir à Bamako malgré les difficultés », a déclaré le chef du gouvernement. Et de rappeler que la présence de ces photographes, plasticiens et autres artistes à Bamako est un signe encourageant à poursuivre la Biennale africaine de la photographie qui se tient tous les deux ans à Bamako depuis 1994. Pour sa part, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, expliquera que les Rencontres de Bamako se sont imposées dans l’agenda des rencontres photographiques à l’échelle du continent. Elles représentent un évènement culturel majeur bien apprécié de la diaspora africaine au même titre que le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) et le Dak’art. Il faut rappeler qu’en 30 ans d’existence, la Biennale africaine de la photographie a révélé des artistes talentueux tels Seydou Keïta et Malick Sidibé pour le Mali, Paul Kodjo et Ananias Léki Dago de la Côte d’Ivoire, Philiphe Kondjina du Bénin, AKinBiyi Akibode du Nigéria et Samuel Fosso du Cameroun. Pour cette édition, 30 artistes sont retenus pour l’expostion internationale dont quatre photographes maliens à savoir Kani Sissoko, John Kalapo, Mariam Niaré et Seyba Keïta. Elle durera jusqu’au16 janvier prochain. AS/KM (AMAP)
Biennale de la photographie : du 16 novembre prochain au 16 janvier 2025
Bamako, 7 oct (AMAP) Le Mali accueillera la 14è édition des Rencontres de Bamako ou la Biennale de la photographie qui se déroulera du 16 novembre prochain au 16 janvier 2025 dans la capitale malienne sous le thème : «Kuma», la parole ou le discours. La cérémonie officielle du lancement de ce grand rendez-vous culturel, vieux de 30 années s’est déroulée, vendredi dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo. C’était en présence de certains de ses collègues du gouvernement, des représentants du Conseil national de Transition (CNT), des membres du corps diplomatique, notamment l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, dont le pays est invité d’honneur, et plusieurs partenaires techniques et financiers. Egalement le directeur artistique des Rencontres de Bamako, Lassana Igo Diarra, et un beau parterre d’artistes photographes et hommes de culture. Le thème de cette édition invite les artistes à faire entendre la voix du continent et à donner la parole aux libres penseurs et créateurs. Le ministre Guindo a exprimé « l’engagement des autorités à poursuivre les Rencontres de Bamako et en faire un évènement incontournable dans l’agenda ce des grands événements culturels. » Il a également dit l’engagement du Maroc à accompagner l’évènement et . a salué l’ambassadeur de ce pays et la compagnie Royal air Maroc, qui reste depuis plusieurs années, maintenant le partenaire officiel des Rencontres de Bamako. Il a souligné le patriotisme de l’artiste Salif Keïta qui a aussi accepté de parrainer l’édition de cette année. Nées en 1994 de la vision des autorités d’alors, les Rencontres de Bamako sont aujourd’hui la principale manifestation artistique dans le domaine de la photographie en Afrique. Elles se sont imposées dans l’agenda des rencontres photographiques à l’échelle continentale. Elles sont un évènement culturel majeur apprécié de la diaspora africaine, au même titre que le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Dak’art (manifestation d’art contemporain africain) et le Marché des arts et du spectacle d’Abidjan (MASA). « La Biennale de la photographie, c’est aussi trente ans de tissage de liens, de brassage d’idées et de rencontres d’esprits », a dit le ministre Guindo. « Malgré les crises multiformes que notre pays a connues, l’événement reste constant et résiliant. Et nous célébrons cette année les 30 ans de son existence comme une panafricaine de la photographie », a-t-il ajouté. Selon Andogoly Guindo, « une image vaut mille mots ». Pour cette édition, 30 artistes photographes ont été retenus sur 500 candidatures d’artistes africains et de la diaspora. Parmi eux figurent quatre photographes maliens dont deux femmes. (Kanni Sissoko, John Kalapo, Mariam Niaré et Seyba Keïta). Le ministre a aussi annoncé que plus de 300 professionnels et une centaine d’hommes de médias sont attendus pour cette 14è édition des Rencontres de Bamako. Lassana Igo Diarra a expliqué largement la thématique « Kuma » qui est inspirée de la chanson du célébré artiste-chanteur et compositeur Salif Keïta. Il a souligné que les expositions seront reparties entre le Musée national, le Musée du district de Bamako, le Palais de la culture Amadou Hampâté Ba et d’autres sites dans le District de Bamako. Il a salué le travail remarquable de l’équipe de curatelles. La projection d’un film documentaire sur les 30 ans des Rencontres de Bamako et la prestation de l’artiste conteur Salif Berthé ont aussi émerveillé les invités. AS/MD (AMAP)
Festival sur le Niger : La 20è édition de la Foire artisanale et agricole en marge du spectacle
Envoyé spécial Youssouf DOUMBIA Ségou, 02 fév (AMAP) La 20è édition de la Foire artisanale et agricole, en marge du Festival sur le Niger, a commencé mercredi sur le quai de Ségou, dans le Centre du Mali, avec cette année, 400 artisans, ouvriers agricoles et entreprises venant d’environ 30 pays. Cette activité commerciale et de promotion est initiée par la Fondation Festival sur le Niger dans le but de donner une visibilité aux artisans et aux producteurs agricoles pendant le festival. Elle demeure une opportunité d’affaires et de promotion des différents produits agricoles et artisanaux. Selon le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhou Diarra, cette Foire contribue énormément à l’économie locale, car elle est une plateforme de nombreux échanges. La cérémonie a donné un avant-goût de la 20è édition du Festival sur le Niger, à travers la mobilisation populaire et les nombreuses prestations d’artistes de Ségou et de Mopti. Il faut préciser que Mopti est la ville invitée d’honneur de cette édition. L’orchestre régional, le Kanaga de Mopti, l’Ensemble instrumental national et les deux célèbres guitaristes Mama Diabaté du Biton de Ségou et Sékou Bembeya de l’orchestre guinéen éponyme ont émerveillé le public par leur belle prestation. « La Foire artisanale et agricole de Ségou attire d’année en année de nombreux exposants. Ils sont au total 400 artisans, ouvriers agricoles ou entreprises venant d’environ 30 pays à y participer cette année », a indiqué le coordinateur du Festival sur le Niger, Djibril Guissé. Le chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Yamoussa Fané, fait remarquer que « depuis 20 ans, cette foire, organisée dans le cadre de Ségou Art-Festival sur le Niger, est inscrite dans les annales des manifestations culturelles dans notre pays». Malgré les crises multiformes vécues par le Mali, ces dernières années, cet événement culturel est resté constant et résiliant. «Depuis plusieurs années, notre pays traverse des épreuves particulièrement dures pour le secteur de l’artisanat et du tourisme du fait de la crise sécuritaire. Dans un tel contexte, organiser un évènement d’une telle ampleur est un challenge, une victoire sur la crise. Cela ne surprend guère, car au Mali, nous avons toujours cette force, celle de résister, cette capacité de résilience qui tire en partie sa sève de nos valeurs du maya et du danbé», a déclaré Yamoussa Fané. La Foire agricole et artisanale de Ségou consiste à créer un marché à travers l’organisation d’une exposition vente, la valorisation et la promotion des produits de l’artisanat d’art et des produits agroalimentaires au bénéfice des acteurs économiques et des populations. C’est un espace d’échanges, de partage d’expériences, de promotion et de valorisation des produits locaux. Selon Yamoussa Fané, la Foire agricole et artisanale de Ségou s’impose aujourd’hui comme un évènement majeur de la sous-région ouest africaine, un moteur du développement, un facteur de croissance et de création de richesses et d’emplois. « Cet événement joue et continue de jouer un rôle important dans la restauration de l’image du Mali en dépit des crises multiformes que notre pays connaît », a-t-il dit, avant de réaffirmer l’engagement de son département de continuer à accompagner la Fondation festival sur le Niger et ses partenaires pour leur combat pour le développement du Mali et de l’Afrique tout entière. YD/MD (AMAP)

