Culture : Le Projet Culture Mali 2025 lancé
Bamako, 27fév (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie et du Tourisme, Mamou Daffé, a procédé, jeudi, au lancement du Projet Culture Mali 2025, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de refondation « Mali den Kura », le ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié ce projet intitulé : « Culture Mali 2025 ». Lors de la cérémonie, placée sous le parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et en présence de plusieurs de ses collègues, le ministre Daffé a indiqué que « ce projet n’a d’autre ambition que de faire de la culture un levier pour la transformation sociale et économique dans une dynamique de revitalisation de nos territoires. » Dans son intervention, Mamou Daffé a exprimé sa satisfaction de voir se concrétiser la vision du président de la Transition qui a décrété 2025 comme année de la culture lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre dernier. Donnant suite à cette décision, le département en charge de la Culture a initié le projet « Culture Mali 2025 » qui s’inscrit en droite ligne de la vision du Programme présidentiel de développement culturel Maliden Kura 2025-2027. Celui-ci vise à inculquer une culture du Mali Kura à la jeunesse, promouvoir les talents artistiques de manière accrue et repositionner durablement et positivement l’image du Mali sur la scène internationale. « Je peux dire, aujourd’hui, que, dans les semaines à venir, vous allez nous voir dans toutes les régions du Mali, de Kidal jusqu’à Kayes, pour travailler et mettre en lumière notre culture. » Il a remercié le président de la Transition, qui, par une décision historique, a mis la culture en priorité nationale pendant toute cette année 2025. « Ce décret présidentiel nous invite à mettre en lumière toute la beauté et la richesse de notre secteur de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. Il nous demande de célébrer ce riche patrimoine pour dire tout simplement que le Mali regorge de toutes les solutions d’une beauté légendaire », s’est enthousiasmé Mamou Daffé. « Aujourd’hui, nous sommes non seulement dans la renaissance culturelle du Mali, mais aussi dans celle des Etats du Sahel », a-t-il estimé, saluant les trois présidents, le général Abdourahamane Tiani du Niger, le capitaine, Ibrahim Traoré du Burkina Faso et le général d’Armée Assimi Goïta, du Mali « qui nous ont tracé une voie. » Il a assuré qu’avec 89 recommandations des États généraux de la culture, toutes les préoccupations des trois secteurs (Tourisme, Culture et Artisanat) sont traitées. « Et, si nous arrivons à mettre en œuvre ces 89 recommandations, je suis sûr que d’ici la fin de cette année de la Culture Mali 2025, nous allons régler beaucoup de nos problèmes », a dit le ministre. Le temps fort du lancement a été la présentation du Projet Culture Mali 2025 par le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Dagnoko, coordinateur du Projet Culture Mali 2025. Il a tout d’abord expliqué « le contexte de ce projet ambitieux qui marque un tournant majeur pour la relance de la culture malienne. » Selon lui, « l’objectif de ce projet est de faire de la culture un levier de transformation sociale et économique en repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale, tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissance culturelle » Il a ajouté que le projet se repose sur 5 axes à savoir l’Inclusion de l’Année de la Culture dans tous les grands événements culturels, la concrétisation de Maaya ni Dambé Kènè, la Revitalisation culturelle des territoires (RCT), le développement des industries culturelles et créatives (ICC) locales du patrimoine et le parrainage par des personnalités culturelles. Ces axes seront matérialisés par des activités qui se tiendront toute l’année en vue de donner un contenu riche et diversifié pour la renaissance culturelle. Il a rappelé que plusieurs actions sont déjà en cours avec Bamako Fugaba qui a vu le jour lors des Etats généraux de la culture. L’événement a été artistiquement magnifié par l’Ensemble instrumental du Mali sur un morceau intitulé « Duga », interprété par Bourama Soumano. SST/MD (AMAP)
Théâtre : Mystère entre la Femme et l’Homme, une création artistique à découvrir lors de la rentrée littéraire 2025
Bamako, 20 fév (AMAP) Le danseur interprète malien Antoine Rolland Rached sera au rendez-vous de la 17ème édition de la rentrée littéraire dédiée à la jeunesse avec sa création « Mystère entre la Femme et l’Homme », créée vers fin 2023. « Mystère entre la Femme et l’Homme » est une pièce où le danseur Antoine Rolland Rached (porteur du projet) et la danseuse Elène Coulibaly décrivent les pratiques du mariage traditionnel. Ainsi que le lien entre mari et épouse, à travers leurs actions, difficultés, leurs passages des moments d’incompréhensions à la compréhension. Une véritable création artistique qui invite les spectateurs à la (ré)découverte des réalités du mariage en Afrique. Très heureux d’être mis à l’honneur dans cette 17ème édition de la rentrée littéraire au Mali, Antoine Rached que nous avons approché, accueille cet évènement comme « une opportunité précieuse qui permet de mettre en lumière ses talents et de partager sa vision artistique avec un public engagé. » Toute chose, selon lui, qui contribue à la richesse culturelle du Mali. « Pour un jeune artiste, ajoute-t-il, c’est aussi une occasion de se connecter à d’autres acteurs et de s’inscrire dans un mouvement collectif visant à faire avancer la scène artistique ; un moment de partage d’idées et de découvertes pour tous les participants. » Le public de la rentrée littéraire 2025 est invité à venir voir et comprendre à quel point la danse est plus qu’un moyen de divertissement. C’est un métier qui fait vivre et revivre chaque esprit à travers sa pratique, sa révélation, son éveil de conscience, sa mission de transmission de message sans pour autant offenser ou vexer. OS/MD (AMAP)
Disparition de Souleymane Cissé : Clap de fin brutal
Bamako, 20 fév (AMAP) Le grand réalisateur malien, Souleymane Cissé, s’est éteint à Bamako, mercredi, dans l’après-midi des suites d’un malaise à l’âge de 84 ans, à seulement 72 heures de l’ouverture de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso, où il devrait présider le jury de la catégorie de long métrage de fiction. Souleymane Cissé, tête couronnée du cinéma malien et africain, venait de présenter dans la matinée au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) les différentes distinctions qu’il avait obtenues en Gambie, au Canada et aux Etats-Unis d’Amérique en 2023 et 2025. Souleymane Cissé est le premier réalisateur à soulever deux fois le grand prix de l’étalon du Yennenga du FESPACO et le premier Africain à monter sur le podium du Festival du cinéma de Cannes (France) avec le prix spécial du jury en 1987. Entre autres récompenses d’importance internationale, il a reçu, en 2011, le Grand Prix Hommage au 7è Festival international du film Black de Montréal. Ce prix lui était décerné. pour l’ensemble de son Œuvre, pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie du cinéma en général et au secteur du cinéma indépendant et africain en particulier. Ce prix lui a été remis par le célèbre écrivain Dany Laferrière, qui a estimé à cette occasion que « Souleymane Cissé est un des témoins les plus raffinés et sensibles venant d’Afrique. Son esprit universel illumine notre époque. Et sa discrétion l’honore. » Ses films, Baara (Le Travail), et Finyé (Le Vent), tous deux récompensés par l’étalon de Yenenga au FESPACO seront mieux accueillis. Mais c’est Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987, qui l’a révélé, enfin, au grand public et qui est étudié au Baccalauréat français 2011-2013 par la section cinéma et audiovisuel. Souleymane Cissé a été membre de plusieurs jurys dont celui de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1983 et celui de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2006. Son film, Min Yè…, en 2009, a été présenté en sélection officielle au 62è Festival de Cannes en 2009. Le travail de Souleymane Cissé lui a permis d’être élevé au rang de Commandeur de l’Ordre National du Mali ; Officier de l’Ordre du Burkina Faso et Commandeur des Arts et des Lettres de France. Quand le réalisateur américain Martin Scorsese a découvert Yeelen, il le décrit comme l’une des plus belles expériences cinématographiques de sa vie. « Je n’avais pas réalisé qu’un si beau cinéma se faisait en Afrique. Notre culture devient plus riche en voyant ces films », a-t-il ajouté. Le 17 mai 2023, à Cannes lors de l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes au cours du Festival de cinéma de cette ville française, que Souleymane Cissé avait reçu la Carrosse d’or, cette distinction de ses pairs cinéastes pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Il devient ainsi le 2è africain à être élevé à un tel niveau de reconnaissance après le sénégalais Sembène Ousmane. Il fait partie des rares cinéastes, titulaire de l’étalon du Yennenga a avoir son statut grandeur nature sur le « Boulevard du cinéma » en plein cœur de la capital burkinabé. Né le 21 avril 1940 à Bamako, Souleymane Cissé a fréquenté l’école fondamentale de Bozola, puis le lycée de Bamako. En 1964, il s’envola pour Moscou (ex-URSS) et l’Institut des hautes études supérieures de la cinématographie de Moscou (VGIK). Il est revenu au Mali en 1969 avec son diplôme de réalisateur en poche. Le Service ciné-matographique du ministère de l’Information du Mali (SCINFOMA) l’a récupéré comme cameraman-reporter. En l’absence d’une télévision nationale, le SCINFOMA filmait toute l’actualité officielle des autorités et faisait le tour du Mali pour des projections publiques. Ses films ont inspiré le monde entier par leur dimension internationale, il a donné ses lettres d’or au cinéma malien et africain. Le cinéaste nous a raconté récemment ceci : « Ma vie, c’est le cinéma, mon père est né en 1894, année de la création du cinéma, ma mère est née en 1900, année du cinéma moderne et moi-même je suis né en 1946, année de l’arrivée du cinéma en Afrique». Il a expliqué avoir compris dès sa tendre enfance que tout ce qu’il pouvait apporter à l’œuvre de construction nationale devait se faire à travers le 7è art. YD/MD (AMAP)
La Rentrée littéraire du Mali 2025 : La jeunesse africaine à l’honneur
Bamako, 19 fév (AMAP) La Rentrée littéraire du Mali, dans sa 17ème édition, ouverte mardi, se déroule du 18 au 22 février 2025, à Bamako, la capitale malienne sous le thème « L’Afrique des jeunes », a constaté l’AMAP sur place. « L’Afrique, elle-même, est un continent très jeune au regard de sa population. D’ici 2030, sa population de moins de 18 ans devra atteindre 750 millions de personnes. En 2050, la moitié de sa population de 2,5 milliards sera âgée seulement de 25 ans. Les défis sont énormes. Vertigineux simplement, au regard de l’état de notre monde », affirme Ibrahima Aya, directeur exécutif du comité d’organisation de la Rentrée littéraire du Mali. Selon le directeur du bureau de la coopération suisse et porte-parole des partenaires de la Rentrée littéraire, Patrick Etienne s’est dit « particulièrement heureux que 2025 soit déclaré Année de la Culture par les autorités maliennes. » « J’ai beaucoup d’admiration pour le secteur de la culture au Mali. Nous savons à quel point le secteur de la culture est très résilient au Mali. Dans ces temps troublés, nous avons tous besoin d’échanger entre nous et qui de mieux que les articles pour penser à un monde plus résilient », a-t-il ajouté. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a salué les organisateurs pour la constance dans l’organisation de cet évènement. « Nous voulons que l’âge d’or du Mali revienne, le Mali des bibliothèques, des manuscrits, du savoir et de l’intellect », a-t-il dit. Et de poursuivre « La Rentrée littéraire, c’est le festival des livres et de la connaissance. Cette année, une centaine d’auteurs du Mali et du monde sont présents. Nous allons nous battre pour soutenir le monde de la Culture », a renchéri M. Daffé. Plusieurs tables rondes et débats viendront nourrir la réflexion. Le mercredi 19 février par exemple, « De quelle jeunesse parlons-nous ? » sera la question en débat. Il s’agira, notamment, de clarifier les choses, tant la notion de « jeunesse » peut parfois semble vague. L’un des buts sera de montrer à quel point les parcours et les aspirations des jeunes africains sont divers. Intitulé « Osons leur faire confiance », un autre débat ,qui se tiendra le même jour, tentera d’aborder la question de l’accès des jeunes aux sphères de décisions. Au rang des thématiques sociopolitique, la démocratie, le souverainisme, la migration, l’intelligence artificielle ou encore les réseaux sociaux seront analysés sous l’angle du rôle et de l’impact de la jeunesse. L’objectif est d’offrir à cette génération une voix et un espace de débat, là où elle est trop souvent reléguée au second plan. « Tout en étant à l’écoute des défis du Monde, la Rentrée littéraire est d’abord un rendez-vous pour célébrer la création littéraire et intellectuelle sur le continent africain, promouvoir les auteurs qui y vivent, débattre du monde à partir de l’Afrique, dans un dialogue enrichissant avec des auteurs des autres continents. Notre souci est de partager avec un public particulièrement jeune la pluralité et la diversité des voix que ce choix porte », précise Ibrahima Aya. OS/MD (AMAP)
Livres: La 17e édition de la Rentrée littéraire se déroulera du 18 au 22 février à Bamako
Bamako, 12 février (AMAP) La 17e édition de La Rentrée littéraire du Mali se déroule du 18 au 22 février à Bamako, sous le thème « L’Afrique des jeunes », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Cette édition, organisée en collaboration avec Binthily Communication, va regrouper une trentaine d’auteur(e)s, de responsables de festival, des éditeurs et des libraires venant de 16 pays et de notre pays, avec de jeunes auteurs maliens qui seront sous les projecteurs. L’objectif de la rencontre est de contribuer à la structuration et à l’intégration de la filière du livre en Afrique en général, et au Mali en particulier, en portant un éclairage fort sur la production éditoriale africaine. Il s’agit également de faire de Bamako un lieu de référence pour les créateurs et intellectuels du continent. Il est prévu des tables-rondes et cafés littéraires dans les lieux culturels partenaires et dans les universités de Bamako, des spectacles, projections de films, expositions, ateliers, et la remise de prix littéraires. Les lycées de Bamako reçoivent également chaque jour les auteurs de la Rentrée pour des rencontres-dédicaces très appréciées du public scolaire. Pour rappel, en 2024 a été lancée pour la première fois la Librairie de la Rentrée littéraire, offrant un espace dédié pendant la durée du festival aux éditeurs et libraires, et où de nombreuses manifestations autour du livre sont accueillies. La « librairie éphémère » de La Rentrée littéraire du Mali, lancée en 2024, est une nouveauté du festival. Sa deuxième édition se tiendra cette année encore au Musée Muso Kunda. En 2023, la Rentrée littéraire a organisé le premier Forum africain des manifestations littéraires, regroupant les représentants de 20 salons du livre et rencontres littéraires dans les différentes aires géographiques, culturelles et linguistiques du continent. A la suite de l’initiative, un Réseau Africain des Manifestations Littéraires (RAMALI) a vu le jour. OS/KM (AMAP)
Culture : Le Festival international du Wassulu prévu du 20 au 22 février 2025
Bamako 12 février (AMAP) La 8ème édition du Festival international du Wassulu, se déroulera du 20 au 22 février 2025 à Yanfolila, sous le thème « la valorisation de la culture de wassulu », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. L’annonce a été faite mercredi par la diva Malienne, Oumou Sangaré, promotrice et initiatrice du festival international du wassulu (FIWA) au cours d’une conférence de presse à l’hôtel la résidence wassulu, à Kalaban-coro, en commune V du district de Bamako. L’objectif de cet évènement dont le budget s’élève à plus de 70 millions, est de promouvoir la culture, l’art et le développement du wassulu. Il est prévu des prestations des artistes de renommée nationale et internationale, des balades de Tourisme dans le Wassulu, des manifestations des Bozo et somono, notamment la course de pirogue. La diva Oumou Sangaré a saisi l’occasion pour lancer un appel aux maliens et maliennes que tout le monde se lève de faire ce qu’il sait faire pour la liberté totale de nous tous. « Et, cela ne peut pas se faire sans l’implication de chacun de nous », a-t-elle soutenu. Avant de remercier les autorités de la Transition et le peuple malien pour la distinction qui lui a été donné. Elle a également fait comprendre que la culture est très importante dans un pays, car, elle fait vivre des centaines de familles et milliers de personnes. À ce propos, la promotrice du FIWA a remercié le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goita pour sa décision de dédié l’année 2025 comme l’année de la culture. « Cette décision du Chef de l’État nous a beaucoup touché. On est très reconnaissant envers lui. Cette action montre déjà qu’il considère la culture. Et, c’est une lourde tâche pour nous et de tous faire pour ne pas décevoir le Président de la Transition », a conclu, Oumou Sangaré. Le représentant de la marraine de l’édition, la présidente du Mouvement Anbiko, Batouly Niané, Lassana Cissé, directeur général de l’entreprise Touly’s et coordinateur des activités du mouvement An-Biko, a salué la perspicacité de la diva Oumou Sangaré. Il a souligné que l’amitié qui existe entre sa présidente et Oumou Sangaré est une histoire qui va au-delà de ce que « nous voyons, je dirai un partenariat de longue date, et nous ménagerons aucun effort pour la réussite totale du FIWA », a-t-il dit. ST/KM (AMAP)
Reprise des travaux d’aménagement des voies d’accès à la ville de Tenenkou
Par Allaye SARE Ténenkou, 10 fév (AMAP) Les travaux d’aménagement des voies d’accès à la ville de Ténenkou (Centre), après une pause liée aux travaux champêtres ont repris ce lundi, sous la présidence du préfet du Cercle, Mamadou Dao, qui s’est rendu sur les sites pour relancer les travaux. Le chef de l’exécutif local s’est réjoui de la reprise des travaux et s’est félicité « des résultats engrangés et encourageants lors de la dernière campagne hivernale. » Il a, aussi, invité les membres du Comité communal d’évacuation des eaux dont il a salué, au passage « les immenses sacrifices consentis » et « les populations à redoubler d’efforts afin de boucler ces travaux d’aménagement avant l’hivernage. » Toute chose qui permettra d’améliorer et de faciliter non seulement l’évacuation des eaux mais, aussi, la circulation à l’intérieur de la ville de Ténenkou quelles que soient les hauteurs de pluies recueillies. Il a, également, rappelé que « les changements climatiques sont des phénomènes qui échappent certes au contrôle de l’homme » mais qu’«il est important de trouver des alternatives afin de minimiser les conséquences néfastes de ce phénomène naturel. » En souhaitant plein succès à ces activités, il a donné les premiers coups de pelle relançant officiellement le redémarrage des travaux d’aménagement des voies d’accès à la ville. Il était accompagné d’une forte délégation composée des sous-préfets des arrondissements de Tenenkou et Diondiori, le lieutenant Boubacar Sissoko et le capitaine Madou Dao, du deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine, du chef de peloton de la Garde nationale, de l’adjoint au Commandant de la brigade territoriale de Gendarmerie, du représentant du chef de détachement militaire. Ont également assisté à cette cérémonie, les représentants des services techniques, les chefs de quartiers, le coordinateur local des, ONG, les présidents du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRAD), de la jeunesse, du Syndicat des transporteurs et les membres du comité Communal d’évacuation des eaux. La ville de Ténenkou, à l’instar de plusieurs localités du Mali. a subi de plein fouet les effets néfastes du changement climatique marqués par des pluies torrentielles et une forte crue. Une situation qui a semé désolation et tristesse dans plusieurs endroits du pays. A Ténenkou, la résilience des communautés, l’engagement des autorités administratives et communales, la détermination du Comité communal d’évacuation des eaux et le soutien matériel et financier de nombreux donateurs ont permis de limiter les dégâts. La digue de ceinture, maillon essentiel dans la protection de la ville de Tenenkou, était sous surveillance permanente du Comité communal d’évacuation des eaux. Pendant plusieurs semaines, elle a hanté les esprits, pas seulement des membres du Comité mais de toute la population riveraine et bien au-delà. Cette digue de ceinture construite depuis plus d’un demi-siècle et réhabilitée en 2019 est dans un état délabré pour ne pas dire critique. Face à la montée des eaux, il est important que des actions urgentes soient entreprises pour éviter le pire et ne pas vivre le cauchemar. AS/MD (AMAP)
Culture : La 4ème édition des journées culturelles des ressortissants de la commune de Fakola a vécu
Kolondiéba, 10 fév (AMAP) La 4ème édition des Journées culturelles des ressortissants de la Commune de Fakola (Sud) s’est tenue du 7 au 8 février dans le village de Dontréké, organisées en partenariat entre les ressortissant de la commune et l’Association des jeunes pour le développement de la Commune de Fakola (AJDCF). Le représentant du préfet de Fakola, le sous-préfet de la Commune de Farako, Sidi Cissé, qui a présidé la cérémonie, a salué « l’association pour son geste louable qui permet, selon lui, de valoriser la culture locale mais, aussi, d’échanger avec les parents sur l’avenir et le développement de leur localité. » Quant au représentant du maire, le premier adjoint au maire de Fakola, Karim Koné, il a invité les organisateurs et toute la population à se donner la main pour pérenniser cette activité. Pendant ces deux jours de festivités culturelles, plusieurs activités dont des consultations gratuites accompagnées de distributions de médicaments, de remises d’attestation de reconnaissance, entre autres. Les autorités ont profité de l’occasion pour saluer les organisateurs ainsi que tous les participants. Elles diront, en somme, que cette rencontre est un facteur de brassage de la jeunesse et de la cohésion sociale. Des prestations d’artistes de la localité, la visite guidée d’un nouveau local de santé financé par l’AJDCF et un match de football, ont été entre autres, les temps forts de l’évènement. Le sous-préfet de la Commune de Farako, Sidi Cissé avait, également à ses côtés, le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kolondièba, Tidiani Doukara, Plusieurs habitants des villages voisins étaient aussi présents. NK/BT/MD (AMAP)
Culture : la 12e édition du Festival international du « Didadi » à Bougouni
Bougouni, 25 mai (AMAP) La 12e édition du Festival international du « Didadi », placée sous le thème : « Traditions et cultures dans la consolidation du Mali Kura », a été lancée vendredi, à Bougouni (Sud), par le conseiller aux Affaireséconomiques et financières du gouverneur, Arouna Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. « Ce festival installé dans l’agenda culturel du Mali et celle de Bougouni en particulier se donne pour objectif, depuis plus d’une décennie, de promouvoir le développement socio-économique, culturel et touristique de la Région de Bougouni », a rappelé le représentant du maire, Bani Touré a dans son intervention. Pour le directeur du festival, Seydou Coulibaly, le thème de cette année est évocateur et « cadre parfaitement avec la vision des autorités de notre pays. D’autant plus qu’elles ont décrété 2025 Année de la culture. » Il a ensuite dit merci à l’ensemble de la presse nationale audiovisuelle et écrite sans oublier la presse privée et en ligne pour leur « accompagnement inestimable. » M. Coulibaly a ensuite remercié les autorités administratives et politiques, les partenaires, parrain et marraine, le ministère de tutelle de la culture pour leur « accompagnement qui n’a jamais fait défaut. » Quant au Directeur régional de la Culture de Bougouni, M. N’Faly Diallo, il a appelé l’ensemble des acteurs de la Région « à s’approprier ce festival qui est un vrai outil de valorisation de la culture de la Région de Bougouni. » Dans son discours de lancement, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur a dit : « Le Festival Didadi n’est pas seulement une fête, c’est un espace de réflexion, de transmission et de créativité. C’est une tribune qui rassemble des hommes et des femmes de tous horizons pour célébrer l’unité dans la diversité. » Selon Arouna Dembélé, l’évènement « est, également, un outil de rayonnement culturel et économique pour la Région de Bougouni, contribuant au développement local et à la promotion de notre patrimoine à l’échelle internationale. » C’est pourquoi, il a vivement appelé « toutes les forces vives de notre Nation, autorités, partenaires, acteurs culturels et citoyens à s’investir davantage dans la sauvegarde de notre héritage commun. » Les organisateurs ont répondu à quelques questions pour édifier les acteurs culturels et les invités sur les grandes innovations de cette 12e édition. Le Directeur du festival monsieur Seydou Coulibaly a annoncé « l’arrivée de plusieurs grands artistes de notre pays et à l’international et une foire marchande qui offrira aux festivaliers des articles et produits de notre culture authentique. » On a noté la présence du préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des autorités administratives et politiques et des démembrements de la société civile. BHT/MD (AMAP)
Le général d’Armée Assimi Goïta pose la première pierre de la Maison des légitimités traditionnelles à Koulikoro
Koulikoro, 15 janvi (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a posé ce mercredi matin la première pierre de la Maison des légitimités traditionnelles de Koulikoro, au quartier Koulikoroba qui comprendra un vestibule, un bâtiment abritant une salle de réunion et des bureaux, a constaté l’AMAP. Le général d’Armée Assimi Goïta, dans son engagement à offrir à chacune des Régions administratives du Mali une Maison des légitimités traditionnelles, entend ainsi accorder de l’audience et du crédit nécessaires à l’avis des légitimités traditionnelles dans la prise de décisions sur les questions de développement. Il entend, surtout, s’appuyer sur leur système de gouvernance avec lequel elles parviennent à gérer, traiter, solutionner des problèmes ou des différends pour amorcer une véritable refondation de l’Etat. Le « Blon », vestibule, qui se veut le symbole de la représentation des légitimités traditionnelles, est le lieu des rencontres, des débats, de la gestion des questions de la cité, des Réconciliations, des jugements, de prise de décisions concernant la communauté entière et un facteur d’union. OD/MD (AMAP)

