6è édition du Festival international du Wassulu (FIWA) : Rendez-vous le 3 mars à Yandolila

Bamako, 1er mar (AMAP) La 6è édition du Festival international du Wassulu (FIWA) se déroulera du 3 au 5 mars à Yanfolila, dans le Sud du Mali, sous le thème : «Le Mali dans toute sa diversité», a annoncé la diva du Wassulu, Oumou Sangaré, lors dune conférence de presse, lundi, à Bamako. « Plus de 400 000 festivaliers sont attendus au Wassulu », a dit la conférencière après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire des disparus et salué la population de Wassulu pour son implication dans la réussite des éditions précédentes. Oumou Sangaré a, aussi, en présence de la marraine de l’événement et présidente de l’Association solidarité femmes d’ici et d’ailleurs (ASFIA), Mme Fatoumata Mbarka Mint Hamoudy, et de l’artiste camerounais, Baba Sadou, expliqué les raisons de l’organisation de ce rendez-vous qui s’impose de plus en plus dans l’agenda culturel du Malis. « Ma motivation reste la promotion de la musique malienne, un créneau de développement, en offrant plus d’opportunités aux artistes, tant sur le plan national qu’international », a-t-elle soutenu. Et de poursuivre : « Nous avons apporté plusieurs innovations cette année comme la nuit dédiée à Ali Farka Touré et une autre aux jeunes artistes du Wassulu ». Le FIWA est un rendez-vous culturel né de l’initiative de l’artiste musicienne malienne, Oumou Sangaré, à la demande de la jeunesse du Wassulu. C’est également un événement socioculturel qui offre plusieurs opportunités aux jeunes de se lancer dans des projets de développement. Selon la conférencière, plusieurs personnalités de renommée internationale sont attendues à cette 6è édition du FIWA. Contrairement à beaucoup de festivals, le FIWA est gratuit et permettra aux jeunes artistes d’étoffer leurs carnets d’adresses sur le plan professionnel. Durant 3 jours, les festivaliers auront droit à une foire artisanale et commerciale, à des concerts géants dont les têtes d’affiches seront Oumou Sangaré, elle-même, Prince Diallo et autres. Il est, également, prévu des activités de sensibilisation et de plaidoyer pour la paix. L’initiatrice du FIWA a lancé un appel à tous pour célébrer la musique du Wassulu lors de cette édition. En termes de sécurité des festivaliers, elle a rassuré sur l’accompagnement du département en charge de la Sécurité. Enfin, elle a remercié les partenaires et le gouvernement pour leur soutien. La marraine de l’événement a rendu hommage à l’artiste pour la confiance placée en sa personne et exprimé tout son soutien pour les projets culturels. « En plus de nos interventions, relatives aux projets des femmes, nous soutenons aussi les initiatives culturelles, surtout celles portées par une femme battante », a dit Mme Fatoumata Mbarka Mint Hamoudy. AS/MD (AMAP)

28è édition du FESPACO : Le Malien Cheick Oumar Sissoko immortalisé par une statue géante

Bamako, 1er mar (AMAP) Une statue érigée, en hommage au cinéaste malien, Cheick Oumar Sissoko, dans l’allée des Étalons, avenue Monseigneur Joanny Thevenoud à Ouagadougou, a été inaugurée, mardi, par le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina, Jean Emmanuel Ouédraogo. « Cette statue est un hommage mérité à un monstre sacré du cinéma africain, qu’est le réalisateur Cheick Oumar Sissoko », a confié le ministre lors de cette cérémonie en marge des activités de la 28ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé la jeunesse africaine à s’inspirer du combat du cinéaste, afin que d’autres Cheick Oumar Sissoko « puissent continuer de faire vivre le cinéma africain. » Le cinéaste malien s’est dit honoré et comblé par cette réalisation, avant d’adresser ses remerciements aux autorités burkinabè et à l’ensemble de ses collaborateurs. La statue a été réalisée par le sculpteur burkinabè Siriki Ky. Elle est érigée aux côtés de grands noms du cinéma africain tels que Ousmane Sembène, Souleymane Cissé, Idrissa Ouédraogo, Gaston Kaboré… Cheick Oumar Sissoko a remporté deux fois l’étalon de Yennenga. La première en 1995 avec son film « Guimba le Tyran » et la seconde en 1998 avec son film « La Genèse ». Cheick Oumar Sissoko a, aussi, remporté plusieurs prix hors du continent. Homme politique, originaire de la Commune rurale de Mahina, dans le Cercle de Faloubabé, Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, Cheick Oumar Sissoko a été ministre de la Culture de 2002 à 2007. AT/MD (AMAP)  

28è édition du FESPACO : Le Mali, invité d’honneur, entend faire honneur à son rang

Envoyé spécial Massa SIDIBÉ Ouagadougou, 27 fév (AMAP) la cérémonie d’ouverture de cet événement majeur Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et son homologue du Burkina Faso, Appolinaire Joachim Kyelem de Tambela, ont donné, samedi après-midi. le clap de lancement officiel de de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) dont le Mali est l’invité d’honneur La cérémonie d’ouverture de cet événement majeur dont le thème, cette année, est : «Cinémas d’Afrique et culture de la paix» s’est déroulée au Palais des sports de Ouagadougou qui abritait. C’était, en présence, outre des membres de la délégation du chef du gouvernement, de nombreux compatriotes. Pour Dr Choguel Kokalla Maïga, le Mali prend part à cette édition du FESPACO dans un esprit de fraternité agissante avec le peuple frère du Burkina Faso. « Autant le choix du Mali comme invité d’honneur honore notre pays, autant le choix du thème de cette édition n’est pas fortuit », a dit le chef du gouvernement. Il a soutenu que cette thématique « est de nature à renforcer notre capacité de résilience forgée par nos valeurs ancestrales, par notre vécu auxquels la production cinématographique n’est pas étrangère. » « Le Mali, le Burkina Faso et tant d’autres pays sont confrontés aujourd’hui aux mêmes défis sécuritaires. Notre combat pour la liberté, la paix, la dignité et la souveraineté de nos Etats est et demeure la priorité des présidents Assimi Goïta et Ibrahim Traoré et le substrat de leurs actions courageuses et déterminées », a poursuivi M. Maiga. « Ce thème appelle à une réflexion profonde dans un contexte géopolitique mouvant et incertain. Il sonne, également, comme une invite des professionnels du 7è Art à poser un regard critique sur le Sahel et ses défis multiformes, afin d’esquisser des pistes de solutions durables face à la crise sécuritaire », a ajouté Choguel Kokalla Maïga. « Des solutions qui tiennent compte des réalités endogènes et des solutions locales », a-t-il expliqué. S’exprimant au nom du Premier ministre du Faso, le ministre burkinabé en charge de la Culture, Jean Emmanuel Ouédraogo, a chaleureusement remercié les autorités maliennes pour avoir rehaussé l’éclat de cette fête du cinéma africain. « Le choix du Mali comme pays invité d’honneur amène les deux nations à davantage fraterniser et regarder dans le même viseur. L’évolution récente de l’histoire commune des deux Etats est soumise aux attaques terroristes »,a-t-il dit. «C’est pourquoi nous avons foi en cette fraternité avec le Mali qui a donné à l’Afrique la première Constitution au monde dite Charte du Mandé…», a relevé le ministre Ouédraogo. L’éclat de cette cérémonie a été rehaussé par une magnifique prestation de notre compatriote, l’artiste Sidiki Diabaté qui a exécuté, à la kora, les hymnes nationaux du Burkina Faso et du Mali. MS/MD (AMAP)

Rentrée littéraire du Mali : Le décloisonnement de l’Afrique au cœur des échanges

Bamako, 23 fév (AMAP) La 15è édition de la Rentrée littéraire du Mali, qui se tient cette année sous le thème : «Décloisonner l’Afrique», et où il sera question de frontières, de langues, de circulation des auteurs et de leurs livres, a démarré, mardi, à Bamako, a constaté l’AMAP. Cette année, une centaine de participants dont des écrivains venus de cinq continents, des universitaires et artistes maliens, seront réunis du 21 au 25 février. Ces acteurs de la culture partageront idées et expériences à travers des cafés littéraires, des lectures, des dédicaces, des tables rondes et des ateliers, y compris des spectacles (théâtres et musique). Ces journées seront couronnées par des remises de prix littéraires. Selon le directeur de la Rentrée littéraire du Mali, Ibrahima Aya, cette édition tient sa particularité de l’organisation du Forum des manifestations littéraires en Afrique. Ibrahima Aya a expliqué qu’il s’agit d’une rencontre professionnelle de mise en relation des manifestations littéraires en Afrique visant, notamment, à améliorer la circulation, la présence et la visibilité des auteurs édités sur le continent, ainsi que de leurs œuvres. Il a expliqué qu’une autre innovation portera sur la présence des lauréats des prix littéraires à ce rendez-vous à Bamako. La représentante des participants du Forum des manifestations littéraires, Lola Shoneyin, a salué la réussite de cette rencontre internationale. Selon elle, l’amitié, les échanges d’idées et le partage des connaissances qui prévalent à la Rentrée littéraire sont importants pour la consolidation de la paix. L’auteure nigériane a affirmé que l’Afrique doit pouvoir trouver les meilleurs moyens pour que nos populations accèdent facilement à notre histoire. «Nous devons employer ces récits comme un véhicule de développement et qui vont définir notre histoire, notre identité et notre avenir», a souhaité Lola Shoneyin. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme qui a solennellement lancé les activités de ce rendez-vous littéraire, a indiqué que les échanges sur le thème porteront sur la fabrication des frontières et de leur déconstruction. Selon lui, les langues sont autant de points de passage de personnes, de pensées et de sentiments. « Si elles sont traduites, a-t-il fait savoir, cela rendra possible la circulation des auteurs, leurs œuvres et leurs représentations du monde. » Andogoly Guindo a dit que cette rencontre s’impose aujourd’hui par la magie du temps « comme l’un des rendez-vous culturels les plus importants du continent africain mais, aussi, comme une vitrine de la diversité et du rayonnement international de la littérature. » Le ministre Guindo a assuré que l’accès au livre et à la lecture est une priorité du gouvernement, avant de déplorer le fait que l’industrie du livre au Mali soit confrontée a l’absence de financement et à la désaffection de la lecture, surtout chez les jeunes. « Afin de relever ces défis, a-t-il indiqué, mon département a enclenché le processus d’adoption de la Politique nationale du livre et de la lecture. » Il a signalé que l’adoption de ce document devrait intervenir d’ici la fin de l’année 2023. Le chef du département en charge de la Culture a annoncé que le prix Yambo Ouologuem d’une valeur de 2 millions de Fcfa sera décerné à la prochaine édition. Un autre fait marquant a été la prestation XXL du musicien Boubacar Traoré alias Kar Kar. Ces notes musicales ont émerveillé les participants. Le rendez-vous littéraire a ete lancé en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, de plusieurs anciens ministres, personnalités littéraires et artistiques. MDD/MD (|AMAP)  

La radio et les jeunes : internet, passage obligé

Par Fadi CISSÉ Bamako, 13 fév (AMAP) Oumar Ballo est un tailleur installé au quartier Samanko II, Commune du Mandé, dans la capitale malienne, Bamako. À fond sur sa machine à coudre, téléphone en main, le jeune homme déroule le fil d’actualités de sa page Facebook. Histoire d’avoir les dernières nouvelles du Mali et d’ailleurs. Ce jeune diplômé qui n’a pas trouvé de travail conforme à ses compétences, est séduit par l’instantanéité des infos sur cette plateforme : «Toutes les informations tombent à chaud sur les réseaux sociaux surtout sur Facebook, même les petites annonces de recrutement », s’émerveille-t-il. Pourquoi ne pas écouter la radio plutôt? «Je n’ai jamais aimé écouter la radio. En plus, je n’ai même pas ce temps-là», indique Ballo. Précisant son point de vue, il estime que la radio, «c’est pour les personnes du troisième âge » et, d’ailleurs, selon lui, les stations privées ne diffusent pas l’information en temps réel, préférant la musique toute la journée sur les ondes. «Rien que pour ces raisons, je n’aime pas la radio», conclut le trentenaire. Un ami qui lui tient compagnie, en ce mardi soir du mois de janvier, note que, par contre, dans son village, le seul moyen de s’informer est la radio, surtout lorsque sévissait le Covid-19. «Chez nous à Dala, dans la Région de Ségou (Centre), ce n’est pas tout le monde qui peut s’offrir l’internet ou la télé pour s’informer. En plus, la majorité de la population est analphabète, seule la radio nous fournit l’information en temps réel. Pour en profiter, il suffit juste d’acheter des piles et le tour est joué», dit-il en rigolant. Ces deux témoignages illustrent la divergence croissante entre villes et campagnes dans la manière de s’informer. La radio, médium pratique et bon marché, reste bien présente dans le paysage citadin mais elle perd du terrain auprès des jeunes qui constituent pourtant un de ses cœurs de cible. Il est vrai que la nouvelle génération a adopté d’autres modes de consommation de l’info liés à Internet et aux réseaux sociaux mais les radios sont, elles aussi, présentes sur internet. La désaffection qui les frappe dans la frange jeune est donc aussi imputable à d’autres facteurs, notamment, une offre inadaptée en matière de programmes. Visiblement, de nombreux auditeurs jeunes ne sont pas «accrochés» par la programmation erratique proposée par pas mal de stations. FIDÉLISER – L’enjeu est, pourtant, de taille pour toutes les radios de fidéliser les générations montantes en jouant sur la simplicité d’utilisation et la (presque) gratuité du média et, surtout, en traitant de sujets qui parlent d’elles et qui leur parlent. Par exemple, des émissions de débats et d’actualités à travers une grille de programmes stable. C’est ce que s’efforce de faire Radio Kledu, soutien son directeur général, Abdoulaye Handane Djiteye, qui assure que, depuis 30 ans aujourd’hui, son antenne diffuse un programme riche et varié. «Nous sommes la seule radio qui a une programmation spécifique connue avec de grandes émissions et différentes rubriques. On y trouve les débats politiques, le club de la presse, le reportage et la diffusion de tous les grands évènements sur le plan national et sur le sport. », énumère-t-il. « Pour accrocher plus d’auditeurs, notamment des jeunes, souligne-t-il, Kledu s’adresse à son public en seulement deux langues : le bamanankan qui est la langue la plus parlée dans notre pays et le français. » «Nous avons une programmation en direction des intellectuels, des couches populaires et surtout de la jeunesse. On a créé des émissions thématiques traitant de santé, de politique, d’économie, de questions juridiques. On s’efforce de coller à l’actualité, de susciter l’interactivité des jeunes et de donner la parole aux auditeurs», détaille celui qui est surnommé «koroboro bamanakan fola» («le Sonraï qui parle Bamanan) et qui possède un bel atout radiophonique : une voix forte et séduisante. Soucieux de ses contenus, Klédu l’est tout autant des «astuces» pour rallier un maximum de public. « Ainsi, indique Abdoulaye Handane Djiteye, la radio a investi les plateformes digitales des réseaux sociaux. Elle est présente sur Facebook et YouTube et possède une application Kledu, autant de canaux à travers lesquels l’auditeur retrouve, à sa guise, les émissions les plus écoutées de la radio. » PLATEFORMES DIGITALES – Confronté au même défi, le promoteur de Ouley FM, Lamine Sylla, table sur la création de rendez-vous attractifs. «On invite souvent des chefs de ‘’grin’’ de différents quartiers autour d’une table pour discuter d’éducation et de divers sujets qui peuvent les toucher. On diffuse de la musique de jeunes, surtout du rap, et l’antenne est libre pour eux afin qu’ils puissent s’exprimer. Toutes ces émissions sont diffusées à des heures bien spécifiées. Le programme est établi de tel sorte qu’on est à cheval pour faire plaisir à tout le monde», raconte le fondateur de la radio Ouley qui a vu le jour voilà juste deux ans. Face au même enjeu, chacun à sa recette qui est visiblement fonction de ses moyens. Acteur impliqué, Bandiougou Dante, le président de l’Union des radiodiffusions et télévisions libres du Mali (URTEL), et, aussi, de la Maison de la presse, a son analyse d’un problème qui concerne tous ses mandants. «Aujourd’hui, les jeunes sont plus intéressés par l’image. La radio classique doit donc aller à leur recherche sur les plateformes digitales. Elle a longtemps résisté aux évolutions mais, aujourd’hui, elle doit obligatoirement s’adapter pour ne pas disparaître », dit M. Danté. « Cette adaptation est particulièrement cruciale à Bamako, zone de forte concentration de radios », souligne Bandiougou Dante. En effet, si on dénombre au Mali près de 500 radios dont une trentaine à Bamako, la réalité radiophonique de la capitale est très éloignée des données officielles, selon le président de l’URTEL qui estime à «près d’une centaine», les radios opérant à «Bamako et alentours». Selon ses explications, de nombreuses stations ne respectant pas leur zone d’implantation, leur rayon de diffusion et même la fréquence qui leur est attribuée, les ondes bamakoises sont victimes d’un embouteillage permanent. Ces difficultés existentielles pourraient facilement faire oublier à nos radios

FESPACO 2023 : Le Mali désigné invité d’honneur

Bamako, 08 fév (AMAP) Le Mali a été désigné Invité d’honneur de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) par le Comité national d’organisation (CNO) lors de son installation, le jeudi 2 février. Selon le président du CNO, Fidèle Tamini, le choix porté sur le Mali, se justifie à plusieurs titres. « Au regard des réalités des deux pays, de la vision du moment, le Mali était le meilleur partenaire pour être pays invité d’honneur de ce FESPACO », a-t-il expliqué. De même, « c’est un pays de cinéma, suffisamment représenté dans cette 28e édition », a-t-il ajouté. En effet, 10 œuvres cinématographiques maliennes dont des courts métrages, des documentaires, des séries et des films d’écoles ont été sélectionnés pour les différentes compétitions. Le Mali, choisi par les autorités burkinabés, pour l’édition 2023, prévue du 25 février au 4 mars, succède au Sénégal en 2021, le Rwanda en 2019 et la Côte d’Ivoire en 2017. Le remplace, au pied levé, le Togo qui était désigné comme pays invité d’honneur de cette célébration. Le Mali a remporté trois fois le prestigieux Étalon du Yennenga, deux fois avec Souleymane Cissé grâce à ses films « Baara » en 1979 et « Finyè » en 1983 et une fois avec Cheick Oumar Sissoko pour son film « Guimba » en 1995. D’autres réalisateurs comme Adama Drabo, Abdoulaye Ascofaré, Salif Traoré, Momo Cissé, Moussa Ouane, Ibrahima Touré, Léopold Togo entre autres…ont participé au FESPACO. Sur 1 142 films inscrits au total, 170 ont été retenus en sélection officielle pour cette 28e édition dans une dizaine de catégories, notamment les fictions, documentaires, séries, films d’animation, des écoles… Cette édition du plus grand festival panafricain du cinéma dont la première édition date de 1969, est dédiée aux « cinémas d’Afrique et la culture de la paix », avec comme affiche l’image de Sarraounia (la légendaire reine nigérienne, symbole de la résistance contre la colonisation). Dans un monde où le climat sociopolitique reste tendu dans plusieurs pays, cette édition 2023 du FESPACO vise à réfléchir sur comment le cinéma peut contribuer à la culture de la paix, à la réconciliation entre les peuples du monde. Le 28e FESPACO, l’une des plus grandes manifestations cinématographiques du continent africain, organise notamment des projections cinématographiques en zones rurales.     Youssouf DOUMBIA

Ségou’Art Festival sur le Niger : Une édition pleine

Par Youssouf DOUMBIA Ségou, 08 fév (AMAP) Expositions d’art, concerts, foire, conférences-débats, la 19è édition de Ségou’Art Festival sur le Niger clôturée, dimanche dernier, a tenu toutes ses promesses. L’une des grandes attractions était les expositions d’art visuel. Plus de 10 expositions ont permis d’étaler toute la créativité des artistes du Mali, d’Afrique et d’Amérique latine. La principale exposition était celle dénommé «Bi Mali» ou le Mali contemporain. Une vingtaine d’artistes, de peintres, photographes, sculpteurs et vidéastes y ont exposé leurs œuvres. Le jury était composé de professionnels comme Abdoulaye Konaté, Ky Siriki, Bathélemy Togue, Ousseynou Wade et le Pr Yacouba Konaté. Après délibération, le jury dans lequel figurent quelques-unes des 50 personnalités les plus importantes du monde de la culture, a porté son choix sur les œuvres de trois artistes. Le 1er prix est allé à Mohamed Bomboly Keita (sculpteur). Il a empoché 1 million de Fcfa. Sidiki Haidara (photographe) a remporté le 2è prix et le 3è prix est revenu à Dramane Toloba (artiste-peintre). Ceux derniers ont remporté, respectivement, 750.000 et 500.000 Fcfa. Pour le président du jury, loin de démériter, les autres artistes ont fait un travail remarquable. SONORITÉS ENVOUTANTES – Concernant la musique, le premier concert géant, sur la grande scène du village de Festival, dénommée Soirée nomade, a eu lieu, dans la nuit du vendredi 3 février. Abdoulaye Diarra, Hawa Maïga, le Groupe Amar de Kidal, Bassékou Kouyaté et Abdoulaye Diabaté ont fait danser des milliers de spectateurs venus célébrer la musique sous toutes ses couleurs. Drapé dans un boubou blanc trois pièces, Bassékou Kouyaté a émerveillé le public. Le son magique se son N’goni (guitare traditionnelle), entremêlé à ceux du Tamani, de la calebasse et d’autres instruments traditionnels, donnait une sonorité époustouflante. Ces instruments étaient accompagnés de la voix grave de la chanteuse Ami Sacko. Ce mélange harmonieux perçait les flots du Djoliba pour se réfugier dans les cœurs des amoureux de la musique malienne. Sous les sonorités du Bamanan djourou  (rythme musical bambara), le public et les artistes chantaient en chœur. De nombreux thèmes ont été débattus lors du colloque. C’est celui sur la mobilité des professionnels de l’art et de la culture qui a retenu l’attention. En effet, l’idée de regroupement des grands festivals pour traiter des problèmes liés aux questions de culture est une des fortes recommandations de la table ronde tenue lors de cette édition de Ségou’Art Festival sur le Niger. Il portait sur le thème : «Mobilité des artistes et de leurs œuvres». Un problème qui hante les artistes africains avant, pendant et après la Covid-19. L’insécurité qui sévit dans la région ouest africaine est venue s’ajouter au lot de problèmes. La mobilité des artistes et de leurs œuvres est devenue un casse-tête. Qu’est ce qui «bloque» les artistes et leurs œuvres ? Quels sont les impacts et quelles solutions ou pistes de solutions proposées ? Ce sont entre autres questions qui ont été soulevées. DIFFICULTÉS DES ARTISTES – Le célèbre plasticien malien, Abdoulaye Konaté, membre fondateur du Fonds africain pour la culture et Luc Mayintoukou, musicien et expert culturel, deux spécialistes des questions de culture, étaient les panélistes d’une table ronde tenue au Centre korè à Ségou. Ils ont parlé des contraintes et difficultés de la mobilité des artistes et de leurs œuvres. Selon les deux conférenciers, ces difficultés ont pour noms, contraintes administratives pour obtenir le visa, le problème de financement, de transports, l’insécurité, la Covid-19, la méconnaissance des textes et conventions nationaux et internationaux par la douane, la mauvaise organisation des professionnels de la culture. Les panélistes ont, aussi, évoqué les problèmes de formation, les échanges entre professionnels, les partages, la participation aux festivals et autres rencontres. Outre le problème de délivrance de visa, Abdoulaye Konaté a mis l’accent sur celui du transport. Selon lui, lorsque l’artiste parvient à décrocher son visa, c’est le transport de ses œuvres qui pose problème. « Le transport coûte extrêmement cher », a-t-il fait remarquer. Un autre gros problème soulevé par l’artiste-peintre a trait à la rétention des œuvres par la douane. À l’en croire, certains douaniers bloquent les œuvres à l’aéroport de Bamako parfois par méconnaissance des textes. Sur les difficultés d’accès aux financements, le plasticien a reconnu que les artistes ont du mal à y accéder. « Toute chose qui a motivé la création du Fonds africain pour a culture », renchérit-il. « Le Fonds permet aux jeunes de recevoir des aides des plus anciens qui le financent, en donnant une ou deux œuvres », a indiqué Abdoulaye Konaté. Pour maintenir et encourager une diversité culturelle plus que jamais nécessaire, il a été proposé un traitement des demandes de visas spécialement adapté aux usages professionnels propres à la filière culturelle. Puisque la mobilité des œuvres est une question de réglementation dans certains pays, les participants ont formulé des recommandations, entre autres, un plaidoyer sur les textes et accords bilatéraux entre les Etats (à faire de manière spécifique), la formation des douaniers sur les questions de mobilité, l’idée de regroupement des grands festivals pour traiter les problèmes liés aux questions de culture. À la faveur de ses études, l’ONG Art mov africa (AMA) a contribué au développement de connaissances, d’initiatives et de politiques ayant pour objectif de soutenir la mobilité en Afrique. De fait, les statistiques de AMA témoignent du renforcement de la mobilité en Afrique de l’Est et du Centre, suite à la publication des études axées sur ces régions YD/MD (AMAP)

Festival Ogobagna : Sous le signe de la résilience des communautés

Bamako, 26 janv (AMAP) La 8è édition du Festival Ogobagna sous le thème : «Les cultures locales à l’épreuve de la mondialisation : les formes de résilience des communautés» a démarré, lundi, à Bamako pour un rendez-vous culturel qui est, aussi, un espace d’expressions, de communication orale, de formation pour les jeunes, les professionnels et les enseignants-chercheurs. Initié par l’Association Ginna Dogon, le festival inscrit ses activités dans le cadre du renforcement de la résilience des communautés maliennes et se propose d’ouvrir un débat sur cette question qui revêt une importance capitale pour la société malienne. À travers l’organisation du Festival Ogobagna, Ginna Dogon ambitionne d’asseoir un concept événementiel mobilisateur des communautés culturelles autour de la thématique de la contribution des cultures maliennes pour le renforcement de la résilience. C’est pourquoi la communauté invitée d’honneur de cette 8è édition est celle des Kel Tamasheq. L’initiative met l’accent sur le rôle des communautés dans le renforcement de la résilience, de la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Plus spécifiquement, les activités feront ressortir la place de la femme dans nos sociétés traditionnelles, conformément au thème central du Festival. Au programme de cette 8è édition, il y aura la sortie des masques dogon appelés «Emna» (un groupe de masque du pays dogon), apportant des messages de paix et de cohésion sociale. Emna est toujours perçue comme le moment le plus important et le plus solennel dans les événements de la culture dogon. Il est prévu aussi la musique traditionnelle dogon, bambara, malinké, kel-tamasheq, arabe, bozo, peul, bwa, soninké, sonrhaï, mamala… Tout comme les foires-expositions des produits artisanaux du Mali et de la sous-région avec près de 200 stands, permettant une pérennisation du savoir-faire des artisans mais, aussi, de leur donner une autonomisation. Des concerts géants avec des artistes nationaux modernes et internationaux se tiendront sur un grand podium sur les berges du fleuve Niger. Un défilé de mode en tenues traditionnelles pour la mise en valeur du circuit artisanal de la cotonnade et de la teinture locale. Enfin, il y aura un tournoi de lutte traditionnelle avec des jeunes pour pérenniser la lutte comme valeur sportive et culturelle. Une course de pirogues pour réhabiliter ce sport qui suscite tellement d’engouement et renforce la cohésion sociale. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo a insisté sur la capacité de résilience du Mali à travers sa culture. «À travers la tenue de ce festival, le peuple malien en général et le peuple dogon en particulier donnent la preuve que le Mali est une puissance culturelle mondiale résistante, résiliente et dynamique», a dit M. Guindo. « Une terre d’accueil et un pays ouvert qui ne cèdera pas face aux chantages, aux intimidations et à l’obscurantisme qui menaçaient d’oblitération la paix, le vivre ensemble, l’unité et l’intégrité du territoire national du Mali », a-t-il poursuivi. Le ministre en Culture a, aussi, tenu à saluer la commission d’organisation du festival pour la pertinence et l’originalité du thème de cette 8è édition. Le président de l’Association Ginna Dogon, Nouhoum Tapily, a insité sur l’apport de cette rencontre culturelle à la recherche de la paix. Il a, ensuite, mis l’accent sur les conférences-débats sur des thématiques d’actualité en lien avec le thème central du festival qui se veut, également, un espace d’expressions plurielles. Quant à Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre, s’exprimant au nom de la communauté Kel Tamasheq, il a remercié ses cousins à plaisanterie, les Dogons, pour leur esprit de partage. YD/MD (AMAP)  

Festival : Ségou’Art 2023 retrouve son format habituel

Bamako, 18 janv (AMAP) La 19è édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger, qui se déroulera du 31 janvier au 5 février 2023, à Ségou (Centre), sous le thème : «Patrimoine et créativité», sera marquée par le retour des concerts sur la berge du fleuve Niger, a annoncé son coordinateur, Ataher Maïga, samedi, au cours d’une conférence de presse au siège de la Fondation qui porte le nom de l’évènement. En outre, pour l’édition de cette année, placée sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’entrée sera payante pour les deux grands spectacles de vendredi et samedi avec les deux têtes d’affiche Abdoulaye Diabaté et Salif Keïta. Le colloque de Ségou, un espace international d’échanges autour des grands thèmes et enjeux de notre société, fera aussi son retour sous format ancien. Il accueillera des chercheurs, créateurs, professionnels de l’art et décideurs de pays 30 pays d’Afrique et du monde. L’innovation de cette année réside dans l’initiation d’une plateforme créative d’échanges et de partage d’expériences qui consiste à organiser des séries de conversations avec des personnes ressources et des tables rondes sur différentes thématiques. Pour l’édition 2023, les conversations et les tables rondes s’articuleront autour du thème : «Arts, culture et changements climatiques : enjeux et perspectives et la circulation des œuvres et la mobilité des artistes, quelles stratégies pour mettre en réseau les opérateurs d’Afrique de l’Ouest ?» Il y aura aussi le Korê Fab Lab, conçu comme un espace de promotion et de collaboration créative pour les jeunes entrepreneurs, porteurs de projets, qui sont dans le domaine de l’innovation technologique, le design, les industries culturelles et créatives… Il occupera une place importante dans les activités. LA CRÉATIVITÉ EN LUMIÈRE – La rencontre se veut aussi un espace de promotion de l’art contemporain africain. Cette année, plusieurs activités ont été programmées. Il s’agit, entre autres, de l’exposition «Bi Mali» (le Mali contemporain) avec des artistes émergents du pays, l’exposition internationale des artistes confirmés d’Afrique et d’ailleurs et d’autres en off, à travers la ville de Ségou et un atelier d’art plastique pour les enfants avec Souleymane Ouologuem. Au menu, il y aura aussi l’exposition des galeries d’art du Mali, le mur de marionnettes de Yaya Coulibaly et la foire internationale. L’équipe d’organisation a décidé d’initier à partir de cette édition, la Foire de l’art contemporain (FLAC) afin de mettre la lumière sur la créativité des artistes maliens et leur permettre de vendre leurs œuvres. En effet, la FLAC, selon les organisateurs est une occasion pour les créateurs de rencontrer des collectionneurs, amateurs et des articles locaux. Pour ce qui concerne l’exposition «Bi Mali», c’est un espace de visibilité et de promotion pour la génération montante des artistes visuels du Mali. «Cette exposition est exclusivement dédiée aux artistes maliens pour montrer leur savoir-faire», indique le communiqué de presse qui annonce l’évènement. Cette édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger sera l’occasion pour le « maaya bulon », le nom donné à une pièce spécifique de l’architecture malienne, un espace multifonctionnel qui est le siège du pouvoir familial, clanique ou villageois, de la tradition d’hospitalité, lieu de conservation d’objets protecteurs, des esprits. «Lieu des grandes décisions du pouvoir collectivement exercé en prenant à témoin les forces ancestrales et les divinités pour que la maisonnée, la communauté villageoise, continue de garder son unité, sa cohésion, mais surtout fonctionner et prospérer», développe le communiqué. Le présente « maaya bulon » est présenté comme un lieu où se pratique l’hospitalité (accueil, discussions, échanges avec l’hôte), une notion centrale dans la culture malienne. Ségou’Art, Festival sur le Niger, c’est aussi la caravane culturelle pour la paix, un projet Sahélo-transsaharien créatif et conscient soutenant la paix, la tolérance et la solidarité au Sahara et dans la Région du Sahel. YD/MD (AMAP)    

28è FESPACO : sept  films maliens sélectionnés

Bamako, 18 janv (AMAP) Sept œuvres cinématographiques du Mali ont été retenues parmi les 170 films sélectionnés sur 1.200 proposés et qui seront projetés, du 25 février au 4 mars, 2023, lors de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), a annoncé, vendredi dernier, dans la capitale burkinabè, le comité d’organisation dirigé par Moussa Alex Sawadogo. Cette biennale du 7e art africain, d’un coût d’environ 2 milliards de Fcfa, se tiendra sous le thème : «Cinémas d’Afrique et culture de la paix». Dans la catégorie des courts métrages, «Les cavaliers de Tonka», un documentaire de 11 minutes du cinéaste Mohamed Dayfour Diawara, sera en lice. Pour les films d’animation,  4 productions : «Fadi, le village de transformer», une œuvre de Cheick Ouattara qui dure 8 minutes, «L’affront de Nèguèba Traoré (3mn), «En surface» de Fan Sissoko (4mn) et «Paya et Koulou», un film de 15 mn réalisé par Dramane Minta, représenteront le Mali. «Fanga ou le pouvoir» de Fousseyni Maïga (26mn X 3) sera en compétition dans la catégorie des séries. Enfin dans le panorama, Bouba Touré défendra les couleurs maliennes avec un documentaire de 120 mn intitulé : «Xaraasi Xanne, Les Voix croisées». Quelques 15 films vont concourir pour l’Etalon d’or de Yennenga. Le délégué général du Festival, Moussa Alex Sawadogo, a indiqué que les films sélectionnés sont répartis dans onze sélections. Le film d’ouverture est «Bravo, Burkina», une œuvre cinématographique du Burkinabè-Nigérian de la diaspora, Oyéjidé Walé. « Dans la catégorie des longs métrages, il y a 14 films qui ont plu au comité de sélection, parmi lesquels deux œuvres burkinabè », a relevé Moussa Alex Sawadogo. YD/MD (AMAP)