Ségou City Tour : des circuits touristiques pour découvrir le patrimoine local

Ségou, 21 juil (AMAP) Les activités de la 3ème édition de « Ségou City Tour 2025 » ont démarré, ce weekend, à la place de l’Independence de Ségou pour six circuits touristiques conçus afin de permettre aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine de Ségou a constaté l’AMAP. L’itinéraires passera par le village historique de Sékoro, ancienne capitale du royaume Bamanan, le centre N’Domo, le village artisanal, la Comatex, l’usine M3, les 12 pavillons de l’Office du Niger, la carrière de Pelengana, le cimetière colonial, le barrage de Markala, le musée du centre Kôrè, les monuments dédiés au Roi de Ségou et à Yoro Barry ainsi que la visite aux trésors humains vivants (Yamoussa Coulibaly et Soumana Kané). Prenant la parole, le maire Nouhoum Diarra a déclaré que cette initiative, dont la présente édition se tiendra, chaque week-end, du 19 juillet au 28 septembre, vise à promouvoir la destination touristique de la région déjà très dynamique grâce aux efforts conjugués des différents acteurs. Selon Nouhoun Diarra, Ségou City Tour au-delà de son aspect touristique, représente une vitrine vivante de notre identité, un hommage à notre patrimoine historique et une opportunité économique pour nos jeunes entrepreneurs. Quant au préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, qui a procédé, au lancement, en présence du directeur régional du tourisme et de l’hôtellerie, Gaoussou Fofana, et de plusieurs personnalités, il a dit que l’objectif principal de Ségou City Tour est d’améliorer la fréquentation des sites et attraits touristiques de la ville. « Ce programme entend accompagner les agences de voyages dans la promotion et la commercialisation des circuits de visites sur les sites et attraits touristiques du Mali, d’améliorer l’accès à l’information sur les possibilités de visites et de découvertes des sites », a fait savoir Daouda Diarra. Parmi les personnes ciblées par cette activité, il a cité les jeunes scolaires et universitaires, les enfants en situation de handicap ou issus de milieux défavorisés, déscolarisés et ceux de nationalité étrangère ou dont les parents sont originaires du Mali. En plus de ces deux catégories, le programme est ouvert à d’autres segments comme les salariés des secteurs public et privé, la clientèle d’affaires en séjour à Bamako et à l’intérieur du pays ainsi que la diaspora. Par ailleurs, il a souligné que le programme City tour repose sur les 3 axes majeurs du projet Culture Mali 2025 qui vise à revitaliser la culture des territoires, valoriser et promouvoir le patrimoine culturel et l’image de marque du Mali. AP/MD (AMAP)

Goundam : Organisation de la semaine locale artistique et culturelle du 24 au 27 juillet 2025

Goundam, 20 juil (AMAP) Les six Communes du Cercle de Goundam (Nord) ont pris part à une réunion pour une organisation parfaite et une bonne réussite de la Semaine locale artistique et culturelle, du 24 au 27 juillet 2025, en prélude à la Biennale artistique et culturelle, en septembre prochain à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Le préfet Kabaou Dolo, avait adressé une première correspondance, il ya près de trois mois aux Commune urbaine de Goundam, la Commune rurale du Télé, la Commune rurale de Kanèye, la Commune rurale d’Essakane, la Commune rurale de Douekiré et la Commune Rurale de Kanèye Doukouria avec pour objet la tenue de la semaine locale artistique et culturelle qui prépare la Biennale artistique et culturelle A l’issue des échanges et propositions, des Commissions ont été mises en place pour une parfaite coordination de l’activité. Il s’agit des Commission technique, Commission des finances, Commission accueil, hébergement et organisation matérielle, Commission communication et sensibilisation et Communication Santé, Hygiène et Assainissement. Chacune de ces commissions s’est déjà mise à la tâche après la rencontre. Il faut noter la solidarité autour de la preparation de kevenement, à travers des contributions de plusieurs cadres et ressortissants du Cercle Le programme prévoit deux nuits de prestations. Trois Communes rivaliseront par nuit à travers différentes disciplines notamment le choeur, la danse traditionnelle, le solo de chant, le ballet, la pièce de théâtre, l’ensemble instrumental. Compte tenu de la situation sécuritaire, la Commission s’est proposée de fixer le début des compétitions de 16 heures à 22 heures ou de 19 h à minuit. Ces propositions qui sont en discussion par la grande Commission d’organisation. Actuellement toutes les Communes sont en pleine répétition pour remporter la couronne de la meilleure troupe à l’issue de la compétition. AAT/MD (AMAP)  

Bamako : une exposition photo célèbre la richesse culturelle du Mali

Bamako, 19 juillet (AMAP) Une exposition photographique mettant en lumière la diversité culturelle et le patrimoine du Mali a été inaugurée ce samedi 19 juillet au musée du district de Bamako, dans le cadre du Bamako City Tour. « C’est l’exposition du Mali selon les photographes, permettant aux visiteurs de découvrir les patrimoines culturels, touristiques et traditionnels de toutes les régions du pays », a déclaré Ousmane Traoré, photographe et membre du collectif à l’origine de l’événement. « Cette exposition vise à réunir les photographes pour parler du Mali dans sa diversité culturelle à travers les photos », a expliqué Daniel Oron, photographe et réalisateur. Organisée par le Collectif des photographes du Mali, en collaboration avec Mali Tourisme, cette première initiative du genre réunit 23 photographes ayant exposé une soixantaine d’œuvres. Ces clichés, capturés à travers différentes régions, offrent un panorama visuel des monuments historiques, des traditions et des paysages maliens. « On a exposé des photos de toutes les régions pour que les gens, après le circuit touristique de Bamako, puissent venir ici et découvrir le Mali », a dit M. Traoré. « Vous retrouvez ici tout ce qui est en rapport avec le Mali, ses gens, ses lieux historiques », a souligné Aboubacrine Hashimi Haidara, étudiant et photographe membre du collectif. L’exposition, ouverte gratuitement au public jusqu’au 19 septembre, s’inscrit dans l’année de la Culture décrétée par les autorités maliennes. Soutenue par le ministère de la Culture, la Maison africaine de la photographie et Mali Tourisme, elle vise à promouvoir l’identité culturelle malienne. « Ces œuvres donnent un sens à notre identité et promeuvent une image positive du Mali », a souligné Sidi Keïta, directeur général de l’Agence de promotion touristique du Mali. Bien que les photos exposées ne soient pas à vendre, les photographes proposent des tirages sur demande. M. Traoré a noté toutefois des défis financiers : « Si on avait plus de moyens, d’autres photographes auraient pu participer. » Cette initiative, portée par de jeunes talents et appuyée par des aînés, ambitionne de se prolonger dans d’autres régions du Mali avec de nouvelles thématiques. OS/MD (AMAP)

Sikasso : Les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, phase locale vont bon train

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 19 juil (AMAP) Sikasso organisera la phase locale ou encore la semaine locale et régionale, les 24 et 25 juillet prochain, dans la salle Lamissa Bengaly, en prélude à la Biennale artistique et culturelle 2025, prévue en décembre prochain à Tombouctou, la cité des 333 saints. à cette grande rencontre culturelle, il est prévu l’organisation de. L’équipe de reportage de l’AMAP s’est entretenu avec certains acteurs de la Commission locale d’organisation. « Je suis sûr et certain que ma troupe remportera le premier prix non seulement lors des différentes phases (locale et régionale) mais, aussi, lors de la Biennale artistique et culturelle à Tombouctou car on est fin prêt », a dit le responsable du chœur de la Commune urbaine de Sikasso, Mamadou Kouyaté. A notre passage, la troupe était en pleine répétition dans la salle de réunion de la mairie de la commune urbaine (aménagée pour l’occasion). De son côté, le président de la Commission jeunesse, sports et culture de la mairie de la Commune urbaine de Sikasso et, également, membre de la sous-commission communication et formation de la semaine locale, Oumar Goïta, explique le rôle crucial que joue la mairie dans les préparatifs. « C’est nous qui devrons accueillir l’ensemble des troupes du Cercle. C’est-à-dire les 15 communes qui seront en compétition. Nous sommes au four et au moulin. On fera de notre mieux pour que l’organisation soit parfaite… », affirme-t-il. Les préparatifs, selon lui, se passent très bien. Les répétitions se font chaque matin et soir. La troupe théâtrale se prépare près de la colline du Mamelon. La répétition de la danse traditionnelle, du ballet à thème, du solo et du chœur se fait dans la grande salle de la mairie, de 14h à 21h. « Nous, en tant que membres de la commission, sommes permanemment présents à leurs côtés. Il faut veiller à ce que tout se passe dans la sérénité », indique-t-il. Oumar Goïta invite toutes les bonnes volontés (opérateurs économiques de Sikasso, partenaires…) à contribuer à la mobilisation des ressources car on doit d’abord compter sur soi-même.  Selon lui, si chacun considère la biennale comme sa propre affaire, ce serait une belle réussite. La Commission d’organisation de la semaine locale n’est pas économe de ses efforts pour que l’activité soit à la hauteur des souhaits. De la salle de réunion de la mairie à celle de la préfecture, les membres de la commission multiplient les réunions afin de rehausser l’éclat de l’évènement. Selon le préfet du cercle de Sikasso, non moins, président de la Commission d’organisation locale, Amadou Gassambé, l’année 2025 étant décrétée celle de la Culture, la Biennale 2025 est placée sous le thème principal « la culture, socle pour l’ancrage de la 4e République ». Cette thématique se décline en plusieurs sous-thèmes comme la culture, levier de la refondation de l’Etat, la 4ème République, reflet du Mali multiculturel, la culture, facteur de paix et d’unité dans la 4ème République. Le préfet soutient que la présente édition mettra en valeur l’art et la culture malienne. Concernant la semaine locale, il a dit que chaque cercle doit organiser la biennale, en présentant les troupes des communes. « Suite à cela, la meilleure troupe sera sélectionnée pendant la Semaine régionale pour aller représenter sinon défendre les couleurs de la cité verte du Kénédougou à Tombouctou. » Pour le cas de Sikasso, le préfet a laissé entendre qu’ils ont créé une commission locale et plusieurs sous-commissions de travail pour faciliter la tâche. A savoir la commission locale chargée, entre autres, d’assurer l’accueil, l’hébergement, l’assistance sanitaire des troupes…, la sous-commission technique, artistique, culturelle et scientifique, la sous-commission communication et formation, la sous-commission santé, sécurité etc. Amadou Gassambé a précisé que les 15 communes en compétition sont : la Commune urbaine de Sikasso et les communes rurales de Zanférébougou, Kapolondougou, Farakala, Kapala, Kaboïla, Finkolo, Zangaradougou, Kafouziéla, Pimperna… Les disciplines retenues pour la phase locale de la Biennale artistique et culturelle sont notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre, la danse traditionnelle, le chœur, le ballet à thème et l’exposition des objets d’art. Le président de la Commission d’organisation de la phase locale de la biennale de Sikasso a attiré l’attention de la population de la ville sur l’importance de notre culture. « La culture, c’est le socle d’un Etat. Sans culture, il n’y a pas de développement. Il faut qu’on s’appuie sur notre culture pour développer », affirme-t-il avant d’inviter toute la population du Cercle à s’y mettre pour que l’activité soit une pleine réussite. MFD/MD (AMAP) Encadré Témoignage de Fousseyni Diabaté, ancien encadreur des ballets à thème de Sikasso de 1978 à 1990 L’ancien encadreur de la jeunesse/ancien directeur administratif du Kéné star et, également, ancien responsable du montage des ballets à thème des biennales de 1978 à 1990, Fousseyni Diabaté, exprime sa joie pour la tenue de la semaine locale. Notre interlocuteur a participé à l’organisation de plusieurs semaines locales tant à Sikasso que dans les cercles de Kadiolo et Konlondieba. Il se rappelle encore de l’engouement de la jeunesse de la cité verte du Kénédougou pour l’évènement. « La semaine locale était une aubaine pour les jeunes. Ces derniers faisaient tout, non seulement, pour se faire remarquer mais, surtout, pour que leur commune puisse occuper le premier rang dans toutes les disciplines », raconte-t-il, Selon lui, « participer à la semaine locale était un privilège qui n’était pas donné à tout le monde. Sous la IIe République, la participation d’un acteur sélectionné était obligatoire. A l’époque, se rappelle l’ancien encadreur, un père ne voulait pas que sa fille participe à la semaine. Il a envoyé sa fille à Bamako. Le père a été menacé par les autorités sur place : « Si jamais, il ne faisait pas revenir sa fille avant le début des activités, c’est lui qui ira danser à sa place ». C’est alors que le père fît venir sa fille de Bamako. Bref, M. Diabaté estime que c’était vraiment intéressant. « En gros, la Biennale artistique et culturelle est tout simplement extraordinaire. C’est un moyen de

Mutation des griots : Le grand écart entre tradition et quête de bien-être

Par Moussa M. DEMBELE À Bamako, comme dans beaucoup de villes de pays de cette tradition, en Afrique de l’Ouest, les griots, jadis mémoire collective et acteurs de médiation sociale, connaissent une mutation. Si certains continuent d’incarner la tradition, d’autres sont accusés d’avoir troqué leur rôle de conciliateur par appât du gain. Bamako, 14 juil (AMAP) La transmission orale, socle des sociétés africaines, a longtemps été assurée par les griots, dépositaires de l’histoire, des généalogies et de la parole sacrée. De génération en génération, ils ont su préserver les savoirs, jouer les médiateurs et animer la vie communautaire. Mais, aujourd’hui, certains estiment qu’ils ont délaissé leur mission au profit d’un confort personnel. Ce dimanche 18 mai, à Bamako, comme le chantait le duo du défunt Amadou et son veuve Mariam, « c’est le jour des mariages ». Au centre-ville, les cortèges s’enchaînent. Dans un quartier périphérique, l’arrivée d’un couple fraîchement marié attire les regards. La mariée, en robe blanche, est accompagnée d’un époux en boubou blanc. À leurs côtés, une griotte micro en main s’adresse au père de la jeune femme : « Les griots de Bamako ont faim. Nous demandons aux nobles hommes de nous donner à manger. Coulibaly, sois fier, car tout le monde n’a pas la chance de marier sa fille ». Un vieux griot renchérit, en s’égosillant : « C’est le respect de la parole donnée qui fait la différence entre les hommes. Et tu as toujours tenu tes promesses. Tu es un homme digne. Nous sommes tous ici pour l’argent. » DEVOIR MORAL OU QUETE D’ARGENT – Ce genre de discours agace certains observateurs. Pour Salimata Fomba, femme au foyer, les griots ont délaissé leur vocation. « Aujourd’hui, ils ne s’intéressent qu’aux personnes riches. Lors des mariages, j’ai peur qu’un griot parle de moi. Ils poussent les gens à aller au-delà de leurs moyens. Si vous ne casquez pas, vous n’aurez pas droit à des éloges », se désole-t-elle. Même constat chez Issiaka Dembélé, qui lie l’augmentation des divorces au changement des griots dans leur rôle traditionnel. « Avant, ils intervenaient pour réconcilier les époux. Aujourd’hui, ils ne sont présents que dans les cérémonies festives », dit-il. Adama Diabaté, griot à Bamako, se défend : « Nous n’avons pas d’autres métiers. J’informe les gens des cérémonies mais, souvent, je ne reçois rien. Nous méritons une récompense. » Le statut de griot ne s’acquiert pas, il se transmet. « On ne devient pas griot, on naît griot. Ce n’est pas une ethnie, mais une fonction héréditaire », explique Bourama Soumano. Il avance que la crise des griots s’inscrit dans un effritement général des repères sociaux. « Ce n’est pas que les griots qui ont failli. Les notables et les autorités aussi. Autrefois, notre parole était écoutée. Aujourd’hui, elle ne compte plus », regrette-t-il. Autre facteur de cette mutation est l’absence de cadre juridique. « L’État n’a prévu aucune loi reconnaissant notre rôle. Jadis, nous étions conseillers, éducateurs, animateurs. Toutes ces fonctions nous ont été arrachées », déplore Djeli Soumano. Dr El Hadji Ousmane Boré, historien à la Faculté d’histoire et géographie de Bamako, rappelle le rôle central des griots dans les sociétés anciennes. « Ils servaient de contre-pouvoir dans les régimes monarchiques. Un roi pouvait tout décider mais, seul le griot pouvait le faire réfléchir en invoquant ses ancêtres », argumente-t-il. Mais le professeur note une dérive : « Aujourd’hui, qui sont les vrais griots ? L’argent a tout corrompu. Ce métier noble est devenu une activité mercantile. » Pour lui, une solution existe. « Il faut créer une école pour griots, avec des formations en éthique, histoire et communication. Des associations existent mais, il faut une volonté politique pour encadrer cette pratique », propose-t-il. Kemoko Diabaté, étudiant -journaliste passionné d’histoire des griots et grio de naissance lui-même, déplore qu’autrefois, les griots ne mendiaient pas. « Ils avaient un vrai pouvoir : celui de la parole. Aujourd’hui, certains suivent les mariages dans la rue, demandent le nom des gens et improvisent des louanges. Ce n’est pas cela un griot », explique-t-il. Il retrace le déclin de la fonction, amorcé, selon lui, au XVIIe siècle. « Avec l’arrivée des colons et la disparition des souverains, les griots ont perdu leur place. Ils sont devenus tailleurs, commerçants ou griots ambulants », ajoute-t-il. Ajoutant que l’introduction de la guitare a transformé leur art. L’oralité est devenue un moyen de survie. « Aujourd’hui, rares sont ceux qui perpétuent les vraies valeurs », conclu-t-il. MMD/MD (AMAP)              

Kangaba se prépare pour la phase locale de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025

Kangaba, 10 juil (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao, a réuni, mercredi 9 juillet 2025, les maires des huit Communes du Cercle pour organiser la phase locale de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, a constaté l’AMAP. « Cette rencontre vise à garantir une bonne préparation de la phase locale, qui se tiendra du 24 au 26 juillet 2025 », a déclaré le préfet Dao. Les discussions ont principalement porté sur le règlement de cette phase locale, avec la fixation des dates d’ouverture et de clôture, respectivement prévues pour le jeudi 24 juillet et le samedi 26 juillet 2025. Les troupes des huit communes s’affronteront dans cinq disciplines : l’Ensemble instrumental traditionnel, le ballet à thème, la danse traditionnelle, le chœur et le solo de chant. Placée sous le thème « la Culture, socle pour l’ancrage de la 4e République », la Biennale de Tombouctou 2025 met l’accent sur des sous-thèmes comme la culture comme levier de la refondation de l’État, le reflet du Mali multiculturel dans la 4e République et son rôle en faveur de la paix et de l’unité. Le chef de service local de l’Action culturelle, Christophe Pépé Loua, a détaillé le règlement, insistant sur l’importance de ces thématiques pour la réussite de l’événement. Le préfet a exprimé sa satisfaction quant à l’engagement des maires, tous expérimentés dans l’organisation de semaines locales et les a exhortés « à mobiliser leurs communes pour assurer le succès de la phase locale, condition essentielle pour une bonne performance à la phase régionale. » Les maires ont pleinement adhéré à l’initiative et se sont donné rendez-vous le 24 juillet à Kangaba. SD/OS/MD (AMAP)  

Confection locale et vente des perles : Source de revenus et vecteur d’émancipation pour les femmes

Par Aminata SOUMAH Bamako, 9 juillet (AMAP) Les perles ne sont pas seulement des objets de beauté, mais aussi un symbole du savoir-faire de l’artisanat féminin et de l’émancipation des femmes dans diverses sociétés.   Dans notre pays, elles occupent une place importante dans diverses cultures féminines à travers l’histoire. Au fil du temps, la valorisation de la perle s’est étendu sur diverses variétés de parures. Pour sa confection locale, la créativité implique souvent des compétences et de savoir-faire des génies locaux. Mme Ballo Assitan Soumaoro est la gérante de l’atelier firdaous qui a pour objectifs de former les femmes dans la confection des perles et d’autres activités génératrices de revenues. Dans son atelier, on transforme des perles en sacs à main, pots de fleur, porteclés, colliers, chaussures, etc. Avec des couleurs au souhait des clients, parfois, le drapeau national est mis en valeur à travers ses tricolores. Madame Ballo explique que les perles sont des objets valeureux qui représente la gente féminine, avec des styles attrayants surtout dans la tradition africaine. Par sa créativité, elle a su aller au-delà des anciens styles qui se limitaient aux atours des femmes. Ses œuvres qui servent à d’autres maquillages se vendent dans son atelier ou dans les marchés, les foires et à l’extérieur du pays. La gérante de firdaous fait savoir que la formation est purement pratique chez elle. Cela, pour promouvoir le travail des femmes, pour leur autonomisation et leur émancipation. En 3 semaines de formation, beaucoup d’entre les apprenantes peuvent commencer à faire leur propre création de styles. Elle dira que les graines de perles sont achetées au grand marché de Bamako, qui sont ensuite transformés à des différentes variétés de produits séduisants par son atelier avant de les exposer au marché. Mme Ballo Assitan Soumaoro affirme que la vente est bénéfique. Les produits fabriqués par l’atelier firdaous sont vendus de 500 à 1000 FCFA pour les portes clés, de 3000, 4000, voire 5000 Fcfa pour les sacs. Y existent  aussi des produits de 15000 à 25000 Fcfa. Ils varient selon la taille et la qualité des objets. En dehors des parures féminines,  de nombreuses personnes l’utilisent pour accessoires d’instrument musical. Ousmane Diallo en témoigne. Confectionneur de « yabara ou tchichara », un instrument de musique local, cet artiste pratique ce metier depuis plus de 20 ans. Il le fabrique à l’aide des graines de perles tissées avec des cordons au tour de petites calebasses non ouverte. Ousmane Diallo dit que ses œuvres d’art sont beaucoup convoités par les artistes musiciens, des choristes et des griots.  Les prix varient selon les qualités, de 3000f et plus. « Nous les mettons à la disposition des clients à tout moment pour satisfaire leurs demandes. Dans la cour de l’artisanat, Ousmane Diawara fabrique un modèle de perle « Agade noire » très convoité par les hommes. Le jeune homme explique que les femmes aussi en trouvent leur compte. Ce métier, dira-t-il, lui a permis de participer à des foires nationales et internationales pour faire des expositions de ses produits, surtout dans les pays arabes et Asie. Depuis plus de 10 ans, Oumou Traore évolue dans la vente des perles. Rencontrée ce mercredi 18 juin 2025 au grand marché de Bamako, elle déambule entre les coins et recoins du marché. Soudain, elle s’arrête pour présenter son étale de perles à un présumé client. Cette marchande ambulante révèle que grâce à cette vente, elle arrive à satisfaire ses besoins quotidiens. Selon Oumou Traoré, le marché est actuellement morose, car elle ne vend que souvent 10.000 Fcfa par jour. Ses marchandises sont des bracelets, colliers, et autres commodités de parures pour enfants et adultes. La vendeuse avoue que l’industrie de la perle est non seulement une source de revenus pour des nombreuses femmes, mais c’est aussi vecteur d’émancipation. Baïni Coulibaly confectionne et vend ses perles depuis belle lurette. Elle le fait selon la préférence des acheteurs. Parmis ses objets, on trouve des perles argentées, en plastiques, des lumineux qui font la différence par leurs éclats pendant la nuit, etc. « Nous vendons nos perles en détail et en gros, selon ce que veut le client. La douzaine de certaines est cédée de 750 Fcfa, 1000 Fcfa à 4000 Fcfa » précise-t-elle. Chez Korotoumou Kanitao, vendeuse de perles à l’artisanat dans le grand marché de Bamako, on trouve des perles traditionnelles comme « mândja, mɔrɔmɔrɔ », les clous de girofle en perles. La vielle vendeuse qui a 60 ans d’expérience en la matière affirme que le prix de certains de ses produits s’élève de 30.000 Fcfa à 50.000 Fcfa. Les gens viennent acheter les perles en gros pour les exporter en Europe et dans des différentes foires d’expositions. Aminata Fofana, cliente croisée sur les lieux, fait savoir qu’elle peut porter une dizaine de perles dans la semaine pour séduire son conjoint. «Certains de mes ports sont de protection contre les mauvais yeux», affirme Aminata. La confection locale des perle constitue une véritable industrie qui rayonne de nos jours dans notre pays et permet à des artisans de tirer leur épingle du jeu. AS/KM (AMAP)

Préparatifs de la Biennale : Diéma à pied d’oeuvre

Diéma, 08 juil (AMAP) Une réunion préparatoire de la Biennale artistique et culturelle 2025 s’est tenue ce mardi 8 juillet 2025 à la préfecture de Diéma, sous la présidence du préfet Hamadou Yacouba Diallo,a constaté l’AMAP sur place Le préfet Diallo a remercié les participants pour leur présence, malgré les conditions climatiques parfois rudes en cette période d’hivernage. Il a indiqué l’importance qu’accorde le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à la culture qui en a fait « un levier incontournable dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale. » Ainsi que ses efforts « pour la revalorisation de nos cultures et traditions pour une meilleure sauvegarde de nos identités culturelles, d’où la volonté du chef suprême des armées de renouer avec la biennale artistique et culturelle. » Le chef de l’exécutif local n’a pas été avare en mots pour exhorter les acteurs, « chacun en ce qui le concerne, à jouer pleinement sa partition pour gagner le pari. » Il a invité les acteurs à mettre les bouchées doubles afin que le Cercle de Diéma soit apprécié de tous lors de la Semaine régionale à Nioro. Compte tenu du temps relativement court, il a demandé aux maires de préparer leurs troupes dès leur retour dans leurs communes respectives pour leur permettre de valablement compétir à la Semaine locale, qui se déroulera à Diéma, du 25 au 31 juillet 2025. Aussi, toutes les stratégies seront développées pour faciliter le séjour des troupes qui feront le déplacement. Le chef du service de la jeunesse et des sports, Oumar Niafo, a évoqué les aspects techniques des préparatifs. Il a énuméré les cinq disciplines retenues, à savoir : la pièce de théâtre, la danse traditionnelle, l’ensemble instrumental, le solo de chant et la musique d’orchestre. Pour la bonne organisation de cet événement, il a été convenu de mettre en place une grande commission mixte qui comportera à son sein, des sous-commissions chargées des aspects organisationnels. Le programme détaillé des activités devrait parvenir au gouvernorat de Nioro dans un délai requis. Comme principale doléance, les élus ont sollicité le renforcement de la sécurité pour permettre à leurs troupes de faire des séances de répétition en toute quiétude. Tous les contours des préparatifs ayant été minutieusement examinés, des éclaircissements ont été apportés aux questions subsidiaires. Par rapport à la prise en charge des troupes durant leur séjour, et autres dépenses obligatoires, un budget sera élaboré et soumis aux différents maires pour financement. Au terme des débats, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a adressé ses remerciements aux participants pour leurs contributions aux échanges avant de demander « humblement (aux maires) de ne pas traîner les pieds. » Le préfet avait également à ses côtés le 2e adjoint Attayoub Ould Mohamed, le sous-préfet de Dioumara, les maires des cinq communes que compte désormais le Cercle de Diéma (Diéma, Madiga Sacko, Dianguirdé, Dioumara, Gomitradougou) et plusieurs autres responsables impliqués. OB/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Tenenkou prépare la phase locale

Tenenkou, 08 juil (AMAP) Une rencontre d’échanges sur l’organisation de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est tenue, ce mardi, dans la salle Weltaré de la préfecture du Cercle de Tenenkou, a constaté l’AMAP sur place. L’ordre du jour portait sur l’état d’avancement des préparatifs de la phase locale de la biennale et la mobilisation pour la réussite de ce grand événement. Elle a été présidée par le 2è adjoint au préfet, sous-préfet de l’arrondissement central, représentant le préfet du cercle Tenenkou. Dans son intervention, le représentant du chef de l’exécutif local s’est félicité de l’organisation de cette rencontre qui est l’occasion d’échanger sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle à Tenenkou. Il a rappelé que l’organisation de cette Biennale artistique et culturelle, en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition est motivée par plusieurs raisons. Il a aussi rappelé que l’objectif recherché est de faire de la culture un facteur d’unité nationale, de promotion de la paix, de cohésion sociale et du vivre-ensemble pour un sursaut patriotique basé sur les valeurs sociétales du Mali afin de contribuer à l’avènement du Malikura. Il a, aussi, indiqué que cette Biennale artistique et culturelle peut contribuer à la sauvegarde de l’identité culturelle nationale, à promouvoir la richesse et la diversité du patrimoine culturel et artistique du Mali et de contribuer au rayonnement de la culture malienne entre autres. Il a également invité les principaux acteurs à accélérer la cadence afin de relever le défi de l’organisation. Enfin, il a sollicité la mobilisation des forces vives locales afin de relever le défi de l’organisation. Pour le représentant du service local de la jeunesse, Adama Traoré, les préparatifs vont bon train dans les différents quartiers. Il a assuré que toutes les personnes ressources seront mises à contribution pour la réussite de cet évènement phare de l’année culturelle 2025. Au cours des échanges, les participants ont été imprégnés de l’état des préparatifs de la phase locale dans les différents quartiers qui devront compétir, du 21 au 28 juillet 2025, en solo, danse traditionnelle et théâtre. Les leaders communautaires se sont engagés à jouer pleinement leur partition pour que Tenenkou gagne le pari de l’organisation. Les représentants des commerçants, transporteurs et des éleveurs ont également promis d’apporter leur pierre à l’édifice. A la fin de la rencontre, le deuxième adjoint au préfet s’est félicité de la qualité des échanges, avant d’inviter les principaux acteurs « à maintenir la dynamique afin que cette phase locale de la biennale soit non seulement un moment de succès mais, aussi, un moment de cohésion, de fraternité, de vivre- ensemble et faire ensemble dans le cercle de Tenenkou. » Ont pris part à cette rencontre le secrétaire général de la mairie représentant le maire, le chef du détachement militaire, le représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, le représentant du chef de peloton, le représentant du service local de la jeunesse et les représentants des autorités coutumières et des organisations de la Société civile. AS/MD (AMAP)

Festival des chorales de la paroisse de Yasso, près de Tominian (Centre)

Mandiakuy, 07 juil (AMAP) Toutes les chorales du diocèse de San ont convergé vers la paroisse de Yasso, du 04 au 06 juillet 2025, où s’est déroulé la 9 ème édition du Festival des chorales dont le thème a porté sur « Apport des jeunes dans le processus de la construction d’une paix sociale pour le vivre ensemble » Pendant trois jours, les paroisses, sauf celle de Mandiakuy, et en plus des chorales de l’église catholique et deux chorales des églises protestante évangéliques de Sanékuy et de Yasso, ont bénéficié des interventions du conférencier, l’abbé Kalifa Albert Dena, curé de la paroisse de San. L’abbé Dena a enseigné aux jeunes la construction de la paix sociale et du vivre ensemble. Il a demandé aux jeunes d’être « des catalys eurs de la paix, c’est à dire des acteurs de la paix. » Selon lui, « la jeunesse doit incarner certaines valeurs comme les dix commandements, la dignité et le respect. » « Pourmaintenir la paix, il faut la communication : se parler, se comprendre », a-t-il professé. La chorale de San, qui était l’invitée d’honneur de cette édition, a été largement représentée. Après cette conférence, les différentes chorales (catholique et protestante) ont magnifiée toute la nuit du samedi par des chants de louange, d’adoration, surtout de paix et de soumission. Dimanche, à la messe de clôture du festival, le curé de Yasso ainsi que le vicaire de la paroisse de San ont formulé des voeux « de bonheur, de paix et de bénédictions à l’endroit des 362 participants et de nombreux fidèles ainsi qu’à la nation Mali ». Rendez-vous est pris pour la 10 édition. JD/MD (AMAP)