Sikasso : 2e édition de la célébration de la culture bwa
Sikasso, 6 mai (AMAP) La 2ème édition de la culture bwa dont l’objectif était de « valoriser la culture malienne en général et celle des Bwa en particulier », initiée par l’Association des femmes bwa de Sikasso, a eu lieu dans la salle de spectacle Cicaara de Sikasso, la semaine passée. Lors de l’ouverture de la cérémonie, sous la présidence de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, le parrain de l’évènement Wèrin Florent Dena et la marraine Mme Marie Reine Dackouo ont exprimé leur joie pour la tenue de cette fête. Le parrain a salué et félicité les autorités administratives et politiques de la région pour « leur soutien indéfectible à la promotion de la culture, au partage des valeurs traditionnelles et aux initiatives pour la promotion de la paix et la cohésion sociale entre les populations. » Quant à la porte-parole des femmes bwa de Sikasso, Hélène Théra, elle s’est réjouie de la décision politique du président de la Transition de décréter 2025 comme année de la Culture. « En valorisant la culture bwa, ces femmes contribuent à préserver une pratique précieuse de l’histoire commune en affirmant avec fierté la diversité culturelle qui fait la richesse de la région », a déclaré la gouverneure avant d’ajouter que « la culture définit notre identité. » Elle a salué l’engagement des femmes en faveur de la culture, l’unité et le développement local. Les femmes, selon elle, sont les gardiennes des traditions et les piliers du développement. La cheffe de l’exécutif régional a, aussi, salué l’ensemble des organisatrices et toutes celles ou ceux qui ont contribué à faire de cet événement « un véritable hommage au patrimoine de notre culture ». Danses traditionnelles, chorégraphie sur la musique bwa et dégustation de plats traditionnels bwa ont été les temps forts de la cérémonie. Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, le directeur régional de la culture Sanoussy Traoré, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé, des bwa et plusieurs invités. MFD/MD (AMAP)
Diéma : le néguété bougouté, un trésor culinaire qui résiste au temps
Par Ouka BA Diéma, 5 mai (2025) À Diéma, le néguété bougouté, ces arachides grillées avec leur coque, reste un symbole de la culture soninké et un aliment incontournable. Croquant sous la dent des travailleurs des champs comme des écoliers, il rythme les pauses et les veillées. Malgré les influences culinaires modernes, cet amuse-gueule traditionnel conserve une place de choix dans le quotidien des habitants. Rencontre avec ceux qui font vivre cette tradition. Ici, le néguété bougouté, c’est bien plus qu’une simple arachide grillée. Selon une légende locale, son nom est né d’une mésaventure. « Une femme apportant le repas aux travailleurs des champs a renversé la nourriture en croyant voir une hyène. Elle leur a, alors, offert des arachides grillées. En les croquant, son beau-fils a nommé cet aliment ‘néguété bougouté’ à cause du bruit des dents », », raconte Madou Diarra, producteur agricole. Depuis, ce terme résonne dans tout le milieu soninké pour désigner ces arachides fraîches, légèrement grillées sous la braise et le sable, prêtes à calmer la faim. LEGENDE – Dans les champs, le néguété bougouté est un compagnon fidèle. Les femmes l’apportent aux cultivateurs qui, sous l’ombre des arbres, le croquent pour tromper la faim en attendant le couscous à la sauce d’arachide. « Si j’ai du néguété bougouté dans ma poche, je peux désherber mon champ sans souffrir de la faim », confie Madou Diarra. Mais cet amuse-gueule dépasse les champs. Les jeunes l’apprécient lors des veillées nocturnes, autour d’un thé. À midi, l’écolier Abdoulaye puise dans la réserve de sa grand-mère si le repas tarde. « C’est pratique et délicieux », dit-il avec un sourire. Même les voyageurs, comme Fousseny Kanté, forain, y trouvent leur compte : « Quand j’arrive tard et que les restaurants sont fermés, le néguété bougouté me sauve ! » TRADITION CULINAIRE MENACEE – Malgré sa popularité, le néguété bougouté fait face aux changements des habitudes alimentaires, influencées par des modèles occidentaux. Salif Doumbia, animateur d’une ONG, s’inquiète : « Nos traditions culinaires s’effritent. Si nous ne sensibilisons pas les populations, les générations futures perdront leurs repères. » Allumant une cigarette, il insiste : « Le néguété bougouté, c’est notre identité. Il faut le préserver à tout prix. » Pour Bourama Traoré, bourrelier, cet aliment reste une solution économique. « Quand j’en mange assez, je n’ai besoin que d’eau », explique-t-il, vantant sa capacité à rassasier. À Diéma, le processus de préparation – griller les arachides fraîches, les enfouir dans le sable chaud, puis les conserver jusqu’à l’hivernage – est un rituel qui unit les générations. Un croustillant indémodable Le néguété bougouté n’est pas près de disparaître. « C’est un croustillant ancré dans nos habitudes », affirme Madou Diarra. Que ce soit dans les champs, à l’école ou lors des veillées, il reste un symbole de convivialité et de résilience. À Diéma, cet aliment simple mais savoureux continue de rassembler, rappelant que les traditions soninké ont encore de beaux jours devant elles. OB/MD (AMAP)
2025, année de la Culture : Le parrain du mois d’avril, l’artiste peintre, Abdoulaye Konaté, donne sa 2e conférence
Bamako, 29 avr (AMAP) Le parrain du mois d’avril de l’année de la culture, l’artiste peintre, Abdoulaye Konaté, a animé une conférence de presse, mardi, au Mémorial Modibo Keita, sous le thème : « les étudiants et la culture africaine. » L’évènement, qui se situe dans le cadre des activités de 2025 année de la culture au Mali, décrété par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a été organisé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Selon le représentant du ministre chargé de la Culture, Abdoulaye Diombana, le thème de la conférence démontre tout l’intérêt des plus autorités « à bien former les enfants et les jeunes pour un avenir radieux pour notre pays. » Il a rappelé que le parrain et conférencier est un éminent cadre des arts et de la culture. « Il est un pionnier dans son domaine et l’un des plus grands des arts classiques sur le continent africain, lauréat de plusieurs grands prix », a-t-il dit. Il a fait savoir que l’apprenant universitaire doit être en mesure de renforcer l’identité culturelle avec des contenus qui résonne avec leur environnent. Il a, ce propos, paraphrasé le ministre Mamou Daffé qui a affirmé : « il n y a pas d’indépendance viable sans renaissance culturelle. » Le conférencier et parrain du mois d’avril de 2025, année de la culture au Mali, Abdoulaye Konaté a expliqué que la jeunesse est l’ossature future du pays. « Dans ce sens, il est important que vous preniez conscience de ce que vous êtes en termes de culture et en termes de connaissance de votre continent, de votre pays », a-t-il dit à l’endroit des jeunes. « Bien sûr, on a étudié d’autres cultures. Mais, le défi principal que nous avons est que nos cultures ne sont pas enseignées dans les universités. A un moment, époque où l’intelligence artificielle fait émergence au niveau de la jeunesse, dans le monde entier, il est important que les jeunes prennent conscience non seulement du rôle qu’ils doivent jouer dans la société mais aussi au niveau culturel. Ils sont différents des jeunes des autres continents. Il faut qu’ils prennent conscience de cela », a dit le conférencier. Il a également évoqué que le combat culturel est sans pitié aujourd’hui. « Tout le monde veut anéantir l’autre par sa culture. Aujourd’hui, on est inondé par les nouvelles technologies. Il faut que les jeunes que vous êtes, parviennent à prôner un compte unique à ces réseaux sociaux, en se basant sur vos cultures, sur nos réalités africaines », a-t-il conseillé. « Si ce n’est pas le cas, votre cerveau, vos raisonnements, votre esprit, votre économie tout ira de l’autre côté du monde. C’est pour cela, je pense que c’est important et urgent pour les jeunes de s’intéresser à nos format culturelle », a-t-il alerté. Cette conférence a enregistré la présence de nombreux étudiants du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté, l’Institut national des arts (INA) et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO). Ces jeunes ont dit avoir beaucoup appris et apprécié l’intervention du conférencier. ST/MD (AMAP)
Bafoulabé : Les enfants honorent les traditions du « Yogoro » et du « Salawalé »
Bafoulabé, 28 avr (AMAP) À Bafoulabé, les enfants perpétuent avec ferveur les traditions du « Yogoro » pour les garçons et du « Salawalé » pour les filles, des pratiques ancestrales qui incarnent la solidarité et le respect des coutumes maliennes, particulièrement à partir du 10e jour du Ramadan. Une éducation ancrée dans les valeurs traditionnelles, Dans la société malienne, l’éducation des enfants reposait sur trois piliers : la famille, la communauté et l’école. Organisés en classes d’âge, les enfants apprenaient la sagesse, l’honnêteté et le respect des traditions. Au 10e jour du Ramadan, ils se réunissaient pour collecter l’aumône, une pratique unissant riches et pauvres dans la joie du chant et de la danse. « Ces moments renforcent l’entraide et la cohésion sociale », souligne un ancien de Bafoulabé. Le 28 avril 2025, les enfants de Bafoulabé ont honoré cette tradition. Les garçons, dans le cadre du « Yogoro », ont préparé une ripaille collective avec les céréales collectées, tandis que les filles, qui ont fait le « Salawalé », ont offert leur première tartine à la reine du fleuve « Bafaro » en signe de gratitude. Ces gestes témoignent de la solidarité et de l’attachement des jeunes à leur héritage culturel. Alors que le « Yogoro » et le « Salawalé » tendent à disparaître dans certaines régions du Mali, sous l’effet des nouvelles technologies et d’une méconnaissance croissante, Bafoulabé reste un bastion de ces pratiques. « Nos enfants montrent l’exemple en valorisant notre identité culturelle », affirme un membre de la société civile locale. Face aux risques d’hybridation culturelle, les habitants de Bafoulabé appellent à préserver ces traditions. « La culture est notre identité. Protégeons-la pour les générations futures », insiste un responsable communautaire. BM/OS/MD (AMAP)
Madou Sidiki Diabaté : Le virtuose de la kora, trait d’union entre tradition et modernité
Bamako, 2 avr (AMAP) Dans l’univers de la musique mandingue, Madou Sidiki Diabaté brille comme une étoile. Né dans les années 80 à Bamako, ce djeli (griot) de la 71e génération perpétue une lignée de joueurs de kora, instrument emblématique d’Afrique de l’Ouest. Fils du légendaire Sidiki Diabaté, « roi de la kora », et de la griotte Mariam Kouyaté, Madou incarne un héritage millénaire qu’il enrichit d’une créativité audacieuse. Sur son site officiel, Madou est décrit comme un talent précoce. Dès l’âge de trois ans, la musique s’impose à lui comme une évidence. Madou accompagne sa mère aux cérémonies en jouant du tamani, un petit tambour traditionnel. Un an plus tard, à quatre ans, un ami de son père, Sounkalo, lui offre sa première kora. Sans maître ni contrainte, Madou apprend seul, laissant ses doigts danser sur les 21 cordes avec une aisance instinctive. « Pour moi, la kora est un don fait à ma famille, jouer est naturel », confie-t-il. Cette connexion profonde avec l’instrument se ressent dans chacune de ses notes, où se mêlent la puissance de la tradition et une inventivité résolument moderne. « La kora est un don à ma famille, jouer est naturel », confie-t-il. À cinq ans, il monte sur scène au Centre culturel français de Bobo-Dioulasso, aux côtés de ses parents. Enfant unique de sa mère et dernier fils de son père, Madou devient rapidement leur compagnon inséparable. À cinq ou six ans, il foule pour la première fois une scène, au Centre culturel français de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, aux côtés de ses parents. Ce baptême du feu marque le début d’une vie dédiée à la musique. En 1991, à tout juste dix ans, il traverse l’Atlantique pour son premier voyage en Europe. Lors du festival Africolor à Paris, il assure en solo la première partie du concert de ses parents, captivant déjà le public par son talent précoce, marquant les débuts d’une carrière exceptionnelle La disparition de son père en 1996, après un ultime concert commun au Festival Printemps des Cordes à Dakar, est un tournant. Madou, alors adolescent, puise dans cet héritage pour tracer sa propre voie. Influencé par son défunt frère aîné Toumani Diabaté et son cousin Ballaké Sissoko, il se forme à l’Institut National des Arts de Bamako et devient assistant au Conservatoire Balla Fasséké. Il s’inspire de leurs œuvres sans jamais bénéficier d’un enseignement formel. « J’écoutais leurs cassettes, c’était mon école », raconte-t-il. TALENT PRECOCE, TRADITION, PIONNIER MODERNE Formé à l’Institut national des arts (INA) de Bamako, puis assistant de son frère Toumani au Conservatoire Balla Fasséké, Madou Sidiki Diabaté ne se contente pas de préserver la tradition : il la révolutionne. Premier à intégrer pédales d’effets, séquenceurs Yamaha QY et kora MIDI, il repousse les limites de son art. En 1999, ses collaborations avec Kandia Kouyaté et le Ballet malien lancent sa carrière solo. Son premier album éponyme (2006) assoit sa réputation, suivi d’œuvres marquantes comme Mali Latino (2010), suivi d’une discographie riche de plus de dix opus, dont Mali Latino (2010), enregistré chez Real World Studio de Peter Gabriel nominé aux Songlines Awards. Figure internationale, Madou Sidiki Diabaté n’est pas seulement un griot malien, il est une figure mondiale. Il a donné plus de 2 000 concerts et participé à 200 festivals, du Royal Albert Hall avec Damon Albarn ou London Stadium devant 80 000 spectateurs avec Burna Boy et Salif Keïta. Ses collaborations avec Amadou & Mariam, Tony Allen, Dee Dee Bridgewater ou Tiken Jah Fakoly transcendent genres et frontières. En 2010, il fonde Madou Sidiki & The Manding Griot Groove, un orchestre fusionnant instruments traditionnels (kora, djembé, sabar) et instruments modernes (guitare, basse, batterie), revisitant et réinventant le répertoire ancien du Manding avec des arrangements novateurs. « Je puise dans la musique de mes ancêtres pour inspirer les générations d’aujourd’hui », explique-t-il. Malgré son statut de star internationale, Madou reste fidèle à son rôle de griot. Médiateur lors de cérémonies sociales, il incarne une modernité qui n’oublie pas ses racines. Ambassadeur de la culture malienne, il accumule les distinctions : Chevalier des Arts et de la Culture en 2025, prix Kandjoura Coulibaly en 2023, ou encore une nomination aux Songlines Awards pour Griot Jazz (2022). À Bamako, où il vit toujours, Madou Sidiki Diabaté est une icône pour la nouvelle génération de joueurs de kora, qui s’inspirent de son style unique. Entre tradition et innovation, il continue d’écrire l’histoire d’un instrument millénaire, prouvant que le passé peut résonner avec une vitalité éclatante dans le présent et le monde entier et que l’héritage mandingue est d’une vitalité contemporaine avec Madou Sidiki Diabaté, entre tradition et innovation, OS/MD (AMAP)
Le Miankala célèbre sa Journée culturelle chez ses cousins sénoufo à Zégoua
Kadiolo, 27 avr (AMAP) Le premier cycle A de Zégoua a abrité ce dimanche 27 avril 2025 les festivités de la Journée culturelle du Miankala sous la présidence du préfet Bakary Dioman Diakité, a constaté l’AMAP sur place. Organisée par « Miankala ton Tchiproco de Kadiolo (MTCK) et Miankala ton wuyeco de Zégoua (MTWZ), l’objectif de cette journée était de magnifier la riche culture du Miankala et de renforcer le vivre ensemble entre les Mianka et leurs cousins Sénoufos. Les services techniques et de sécurité, légitimités traditionnelles, chefs de villages, leaders religieux, organisations de femmes et de jeunes du Cercle, ont tous répondu à l’appel. Les festivités se sont déroulées dans une liesse populaire et le cousinage à plaisanterie entre Sénoufo et Mianka, Des délégations venues de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso voisins étaient présentes à la cérémonie. La grande association Mianka le « Mamala » a enyoyé un représentant. Après les différents discours, émaillés de plaisanteries dans le cadre du cousinage, deux chiens ont été offerts aux Mianka. Les danses traditionnelles ont agrémenté la fête jusqu’au-delà de 18 heures. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition en 2026. NIO/MD (AMAP)
Sikasso : La 10ème édition du Festival international du Sinankouya a vécu
Sikasso, 27 avr (AMAP) La 10ème édition du Festival international du sinankouya, qui s’est déroulée, la semaine dernière, à la place de la tribune du Mamelon de la cité verte du Kénédougou, Sikasso, dans le Sud du Mali, entendait promouvoir le cousinage à plaisanterie à travers le monde. La gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités a félicité les organisateurs pour la « persévérance et la passion de la culture malienne qui leur ont permis de faire vivre ce festival pendant une décennie », après avoir souhaité la bienvenue aux invités. Elle a indiqué que le « sinankouya » ou encore le cousinage à plaisanterie est bien plus qu’une tradition orale. « Il constitue un ciment social, un mécanisme ancestral de cohésion, de tolérance et de gestion pacifique de tensions entre les communautés », a dit la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé la « responsabilité collective de réhabiliter, de valoriser et de transmettre les valeurs qui ont su, depuis des siècles, préserver l’équilibre et l’harmonie de la société. » De son côté le président de l’Association malienne pour la promotion du sinankouya (AMPS) Sékou S. Diarra, a mis un accent particulier sur l’importance du cousinage à plaisanterie dans la société malienne. Selon lui, « la pratique permet de fructifier l’entente entre les différentes ethnies… » Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, la représentante du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, dle représentant des notabilités de Sikasso, Yacouba Traoré, celui du chef des griots, Boubacar Diabaté. Plusieurs acteurs de la culture à Sikasso ont pris part à l’évènement dont les temps forts ont été les prestations des artistes et des korèdugaw. MFD/MD (AMAP)
Lancement de l’Assurance volontaire pour la culture : Un pas majeur pour les artistes maliens
Bamako, 23 avr (AMAP) L’Assurance volontaire pour la culture (AVOC), visant à offrir une couverture sociale aux artistes, artisans et professionnels du secteur culturel malien, a été lancée, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté par l’AMAP. « La première brique de la sécurisation des artistes et artisans est posée », a déclaré M. Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie officielle de lancement, en présence de ses collègues de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, et de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Le ministre en charge de la Culture a souligné que l’AVOC s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la Culture 2025, décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Ce programme offrira aux adhérents une couverture médicale (AMO), une pension de retraite, des allocations familiales et des modalités de paiement flexibles, notamment via mobile. « Ce programme ouvre une nouvelle ère de reconnaissance, d’inclusion et de dignité pour les forces vives de la culture malienne », a-t-il ajouté. Portée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en collaboration avec l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), l’AVOC répond aux besoins des acteurs culturels, souvent exclus des dispositifs classiques de sécurité sociale. Le médecin-colonel Assa Badiallo Touré a salué cette initiative comme un « véritable tremplin » pour les travailleurs indépendants du secteur culturel. « Malgré une couverture sociale limitée à 5 % dans le secteur informel, ce dispositif souple et digitalisé offrira une couverture digne, adaptée aux réalités des bénéficiaires », a-t-elle affirmé. Un chèque géant de 30 millions de FCFA, représentant la première tranche de la subvention annuelle pour les cotisations des assurés, a été remis lors de la cérémonie. De nombreux artistes, représentant les faitières culturelles, se sont enrôlés sur place, saluant cette initiative comme un tournant historique pour le secteur. OS/MD (AMAP)
Kita : Les chasseurs du Mali célèbrent le fétiche de Noumoutènè Alou Keita pour la paix et la solidarité
Kita, 24 avr (AMAP) La confrérie des chasseurs du Mali s’est réunie, mercredi, à Kita pour la célébration annuelle du fétiche de Noumoutènè Alou Keita, un rendez-vous culturel majeur marqué par des sacrifices, des prières pour la paix et le bien-être du pays. L’événement, organisé au domicile de Noumoutènè Alou Keita, a rassemblé les autorités régionales, le Directeur régional des affaires religieuses, du culte et des coutumes, ainsi que des chasseurs venus de tout le Mali. Ce rituel, qui se tient une fois par an, permet à Noumoutènè Alou Keita, grand chasseur pratiquant depuis plus de 30 ans, de présenter le bilan de ses actions et de formuler des vœux pour la nation. « À mes débuts, je ne pouvais immoler qu’une chèvre. Aujourd’hui, grâce à Dieu, j’arrive à égorger plusieurs bœufs », a déclaré Keita, vêtu de son habit traditionnel de chasseur coiffé d’une chéchia rouge. Il a insisté sur la vocation de sa pratique : « Elle vise le bien-être, l’amour, la solidarité et le vivre ensemble, loin de toute interprétation malveillante. » Les sacrifices et incantations réalisés lors de cette cérémonie visent à exprimer la reconnaissance et à projeter un avenir de paix et de prospérité pour le Mali. Le Secrétaire général de la Fédération nationale des chasseurs du Mali, Boureima Fotigui Coulibaly, a souligné l’importance de cet événement : « Cette pratique prône l’amour, la guérison, la solidarité et l’entraide. Nous bénissons les autorités, notamment le président de la Transition, Assimi Goïta, pour avoir décrété 2025 comme l’Année de la Culture. Nous les honorons à notre manière pour leurs efforts en faveur de la paix. » Le représentant du gouverneur de la région, Mahamadou Hama Maïga, a salué l’événement comme une opportunité de prier pour le Mali dans un contexte difficile. « Les autorités misent sur la culture pour développer et pacifier le pays. On peut tout perdre, sauf notre culture », a-t-il affirmé, invitant les chasseurs à contribuer à la reconstruction nationale. L’événement, animé pendant 48 heures par le groupe Sekoubani, a attiré des chasseurs de tout le pays, renforçant l’unité et la ferveur autour de cette tradition. JMF/OS/MD (AMAP)
FESMAMAS 2025 : Le ministre Mamou Daffé lance les festivités à Markala pour célébrer le Sogobo
Bamako, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a parrainé l’édition 2025 du Festival des masques et marionnettes de Markala (FESMAMAS) qui s’est tenue à Markala samedi, Accueilli chaleureusement par les autorités politiques, administratives et coutumières, ainsi que par le directeur du complexe culturel BlonBa, Alioune Ifra N’Diaye, les membres du Club de Markala et de nombreux festivaliers, le ministre a donné le coup d’envoi des festivités. Placé sous le thème « Quelle identité pour le Mali du 21e siècle ? », le FESMAMAS 2025 s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Après l’exécution de l’hymne national, le ministre Daffé a assisté à la course de pirogues, un temps fort du festival. Cette activité, accompagnée des chants de la cantatrice Mamou Thiero, met en lumière les pratiques ancestrales de la pêche de la communauté bozo, un pilier du patrimoine culturel régional. Le ministre Daffé a salué l’élan novateur du FESMAMAS, qui renforce son statut d’événement culturel majeur. « Cette nouvelle dynamique contribue au rayonnement de notre patrimoine », a-t-il déclaré, félicitant Alioune Ifra N’Diaye, le Club de Markala et la mairie pour l’organisation de cette édition. Il a également souligné l’importance de préserver et de valoriser les traditions maliennes pour répondre aux enjeux identitaires du 21e siècle. OS/MD (AMAP)

