Mopti : Organisation de la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle

Mopti, 30 août (AMAP) La Commission régionale d’organisation de la Biennale a tenu sa première réunion de prise de contact et d’information, vendredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de Mopti (Centre), Mamadou Seydou Diarra, a constaté l’AMAP. Après l’organisation réussie de la phase locale dans la Région de Mopti, es autorités administratives et politiques de la région sont engagées à relever le défi de la phase régionale qui vise à soutenir la recherche et la création dans le domaine artistique et culturel et la détection de jeunes talents artistique et culturel, pour préparer la phase nationale. Dans son intervention de cadrage, M. Diarra, en présence du directeur régional de la culture de Mopti, Moussa Guindo. après avoir félicité les membres pour le choix porté sur eux pour cette mission, a expliqué le rôle et la responsabilité de chacun dans le processus. Il a rappelé que la Biennale artistique et culturelle et les différentes étapes d’organisation sont des occasions de « sursaut patriotique pour plus d’implication dans la construction et la consolidation de la 4ème République et. surtout. dans le processus de développement endogène et d’appropriation des valeurs et principes qui guident l’action publique au Mali. » Ces phases visent, aussi, « la sauvegarde de l’identité culturelle nationale d’où la nécessité d’une implication collective de tous a-t-il indiqué. Le directeur régional de la culture, Moussa Guindo a fait le point des préparatifs de la phase régionale qui se déroulera du 16 au 20 septembre à Mopti. Selon le responsable technique, le règlement intérieur des compétitions est élaboré, la proposition de nomination des membres du jury est à l’adoption et l’identification des structures d’acceuil des troupes effectué. Les questions de l’assistance sur la participation des quatre nouveaux cercles (Sofara, Konna Korientzé et Toguéré-Coumbé) qui n’ont pas pu organiser de phase locale et celles de compréhension ont été répondues. Des rencontres de restitution sur la repartition des tâches et le suivi du chronogramme sont planifiés pour éviter au maximum les disfonctionnements. Le Mali est dans le processus de l’organisation de la Biennale artistique et culturelle de 2025 à Tombouctou, dans le cadre de l’année de la Culture décretée par le president de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Cet espace national, qui favorise l’émergence d’une culture de paix et de citoyenneté, de cohésion sociale et d’unité nationale, se déroule en trois phases : locale, régionale et nationale mettant en compétition les formations artistiques, les artistes et créateurs des Communes, des Cercles et des Régions. DC/MD (AMAP)                      

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Koulikoro se prépare

Koulikoro 29 août (AMAP) La Commission d’organisation de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est réunie, vendredi, afin de faire la revue de l’édition précédente et de se fixer des objectifs pour l’échéance à venir, a constaté l’AMAP à Koulikoro. Sous la présidence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, cette rencontre sur les préparatifs a été une occasion pour la commission d’organisation de faire le point de la situation des phases locales et d’échanger sur l’organisation de la phase régionale le mois de septembre. Les participants ont largement discuté des initiatives en vue pour une participation. Comme le gouverneur de la région, ils ont insisté sur la nécessité de coordonner les actions pour le bon déroulement de l’événement. Le chef de l’exécutif régional a remercié les membres de la commission d’organisation pour leur détermination et leur engagement afin d’éviter le scénario de l’édition 2023, à Mopti (Centre,) lors de laquelle la Région de Koulikoro n’a remporté aucun trophée. Le colonel Lamine Kapory Sanogo a énuméré les efforts déployés par le gouvernorat pour « redynamiser à plusieurs niveaux » afin que sa région soit à la hauteur de l’événement. Il a exhorté les membres de la commission d’organisation et l’ensemble des populations de la région « à redoubler d’efforts pour que la Biennale 2025 soit une vraie réussite pour la région. » Il a appelé les Koulikorois « à l’action et à rester déterminés pour porter haut les couleurs de la Région lors de cette compétition à dimension nationale. » Les participants ont salué l’engagement de l’exécutif régional pour faire de cette rencontre culturelle à Tombouctou, une occasion d’honorer toute la Région de Koulikoro. Ils ont promis au gouverneur de faire tout leur possible « pour que la deuxième Région puisse revenir sur la scène culturelle au Mali. » Cette réunion a permis de répartir les tâches, en précisant les rôles et les responsabilités de chacun dans une synergie d’actions afin d’honorer la Région de Koulikoro. ALD/MD (AMAP)  

San : Faso Baro Kènè ouvre la jeunesse sur notre culture et notre société

San, 29 août (AMAP) L’étape de San de l’espace citoyen ‘Faso Baro Kènè’ s’est déroulé, vendredi, 29 août 2025, à la Maison des jeunes, entre 09 et 12 heures, sous le thème :  « Fasiya ni Bôkolo pour un Maliden Kura », a constaté l’AMAP sur place. Ces débats de culture et de société interviennent, dans les régions du Mali, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général Assimi Goïta,, visant à offrir à la jeunesse une culture du Mali Kura et à lui donner les valeurs sociétales, Ils sont organisés par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Selon les organisateurs, ce cadre d’échanges « met en lumière nos valeurs, nos traditions et les perspectives du Mali nouveau, dans une dynamique de vitalisation culturelle de nos terroirs. » Présidée par le gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, la session  a été  animée par Bourama Soumano et de Fadiala Keïta, communicateurs traditionnels ,  Aziz Traoré, leader d’opinion et modérée par Adama Jean Dembélé. Selon le gouverneur de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, le thème « vise à façonner un nouveau type de citoyen malien ( Maliden Kura) fondé sur des qualités de bâtisseur. » « Aujourd’hui, a-t-il souligné, l’évolution du monde avec les Nouvelles technologies et l’influence grandissante d’éléments exogènes d’autres sociétés provoquent l’effritement graduel de nos valeurs sociétales, avec une influence négative sur l’éducation des enfants et des adolescents dans notre pays. » Selon lui, « le Mali est riche de sa diversité, tant sur les plans culturel, religieux que politique. Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui, cette diversité est instrumentalisée avec son corollaire d’atteintes à l’unité nationale, à la cohésion sociale et à la paix. » Le chef de l’exécutif régional a affirmé que « la société malienne, historiquement, est fortement hiérarchisée et codifiée autour des valeurs sociétales basées sur nos traditions. » « Ces valeurs, a-t-il rappelé, peuvent être transversales à l’ensemble des groupes spécifiques. Elles constituent un socle régissant les rapports et comportement entre maliens, y compris les voies et moyens de gestion des conflits. » « Malheureusement, pense-t-il, le constat général qui se dégage est une méconnaissance criarde de ces valeurs et des déficits accrus dans leur mode de transmission mais, aussi, le manque d’orientation et de repère basé sur nos valeurs sociétales, le déficit de communication entre les parents et les enfants ou tout simplement l’effritement de l’autorité parentale, l’insuffisance dans l’encadrement et l’apprentissage à la base et la quasi disparition de l’éducation collective dans notre société. Dans son exposé, Bourama Soumano, griot et communicateur traditionnel, a fait remarquer   qu’il n’est pas à San « parce qu’il maîtrise la parole mais, parce que, tout simplement, la patrie exige à ce que chacun fasse son devoir dans sa construction. » Pour lui, s’acquitter convenablement de ce devoir ne peut aller sans aimer sa culture. Il a focalisé son intervention sur la culture de la société, les origines des peuls et les ethnies avec lesquels ils ont cohabité . Fadiala Dembélé, lui aussi, griot et communicateur traditionnel, a, surtout, développé certains aspects de la culture bwa, bambara, markadialan et minianka qui peuplent la Région de San. Quant à Aziz Traoré, leader d’opinion, il a fait ressortir l’importance de l’apprentissage de nos langues nationales, lesquelles « constituent le socle de la culture. » Il a pris l’exemple du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud, qui se sont développés en promouvant leurs langues. Le directeur national de l’artisanat, Daha Niasse, a abondé dans le même sens que le gouverneur de San mais a, surtout, insisté sur l’immatriculation des artisans au régime d’assurance volontaire de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Ce régime leur ouvre droit à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), aux allocations familiales et à la pension de retraite. Le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, en passant par le chef du village de San, Elhadj Fousseiny Traoré et le président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECIOTRAD), Lassine Kouyaté, ont, tour à tour, apprécié l’organisation de cet espace d’échanges et fait des bénédictions pour la paix et le vivre ensemble au Mali. L’évènement a regroupé les autorités administratives et politiques régionales, locales et communales, les directeurs nationaux de l’artisanat, du tourisme et de l’hôtellerie, les directeurs régionaux et subrégionaux des services techniques déconcentrés de l’État et assimilés, les autorités coutumières, les leaders d’opinion, les représentants des associations de jeunes et de femmes, les chefs de villages et ou de quartiers. Il y avait, également, les représentants de la presse ainsi que la troupe de Térékoungo, qui a émerveillé les participants par ses chants et danses traditionnels. NC/MD (AMAP)        

« Faso Baro Kènè » : Koutiala célèbre ses valeurs culturelles pour le Mali Kura

Koutiala, 27 août (AMAP) L’ambiance était à la fois solennelle et conviviale, mercredi, au complexe Tara d’Or II de Koutiala (Sud), à l’ouverture de la session culturelle Faso Baro Kènè, placée sous le thème : « Fasiya ni Bokolo pour une culture du Mali Kura ». Autorités administratives, leaders traditionnels et religieux, responsables d’organisations de jeunes ainsi que des acteurs de la société civile se sont retrouvés pour cette rencontre dont l’objectif était de contribuer à façonner un nouveau type de citoyen malien (Maliden Kura) doté de qualités exceptionnelles de bâtisseur. La cérémonie, présidée par le Gouverneur de la région de Koutiala, le général de Division Abdoulaye Cissé, a rassemblé un parterre de personnalités, parmi lesquelles : le préfet de Koutiala, Kéou Nioumanta, le représentant du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamary Diarra, ainsi que plusieurs figures du monde culturel dont M. Bourama Soumano, communicateur traditionnel et président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRAD) du Mali.\ Souhaitant la bienvenue à l’assistance, le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Bah Dembélé, a exprimé sa reconnaissance au ministère chargé de la Culture pour cette initiative, Il a salué la présence du gouverneur et des invités, avant de rappeler le rôle fondamental de la culture. « La culture est un levier essentiel de cohésion sociale, de paix et de développement. Cet espace de dialogue et de transmission de savoirs et de valeurs traditionnelles vient à point nommé pour renforcer ces convictions partagées », a déclaré M. Dembélé. Le maire a, également, formulé le vœu que les travaux de la session se déroulent dans « la sérénité, l’esprit d’ouverture et de fraternité » et qu’ils contribuent au rayonnement du patrimoine culturel du Mali. À l’entame de son intervention, le gouverneur, le général Abdoulaye Cissé, a dit accomplir « un devoir sacré au nom des populations de Koutiala : celui de souhaiter la bienvenue à tous dans la capitale de « l’or blanc ». Il a salué les efforts du ministère chargé de la Culture, à travers ces sessions culturelles, qui instaurent un débat citoyen, d’échanges et de partage de connaissances sur la diversité des traditions du Mali et, particulièrement, celles de la région de Koutiala. Le Gouverneur a, ensuite, rappelé les défis auxquels la culture malienne est confrontée : sa méconnaissance par la jeune génération, l’influence des cultures exogènes, l’effritement des mœurs et la perte de repères, le faible niveau de conservation, de protection et de transmission du patrimoine. Selon lui, ces difficultés constituent, aujourd’hui, des obstacles à l’unité nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Il a cité la création, à travers la décision N°2025-0069/GR-KLA du 05 mars 2025, du Comité régional d’organisation du « Maaya ni Dambe Kènè » de Koutiala. « Ce cadre, a-t-il dit, permettra à la population de revisiter ses valeurs ancestrales. » « Nous sommes à une étape charnière de l’avancée de notre pays vers la paix, la sécurité et le développement et, cela passe par la valorisation de notre culture », a affirmé le général Cissé. Pour lui ces sessions contribueront au réveil patriotique des territoires à travers l’éducation civique, morale et culturelle des jeunes et des adultes, en vue d’une transformation sociale durable fondée sur les valeurs du Maaya : l’intégrité, la dignité, l’honneur, le respect du bien public, de la parole donnée, le partage et l’humanisme. Après l’ouverture officielle, un panel animé par trois figures nationales et locales a donné tout son relief à la journée, sous la modération de Tiécoura Coulibaly. Adama Kouyaté, président du RECOTRAD de Koutiala, a rappelé l’histoire des Myanka et les valeurs qu’ils incarnent, notamment la conduite et le respect mutuel. Aziz Traoré, leader d’opinion engagé dans la promotion des langues nationales, a insisté sur « la place des langues traditionnelles dans la souveraineté et le patriotisme. » Bourama Soumano, griot et communicateur traditionnel, a présenté la signification profonde du Fasiya et du Bokolo dans les sociétés traditionnelles, en soulignant leur rôle dans la préservation de l’identité et du vivre-ensemble. La rencontre s’est conclue par une séance de questions-réponses, au cours de laquelle les participants ont formulé des recommandations et la proposition de la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de Koutiala a particulièrement retenu l’attention : elle souhaite que le Festival “Nanpou” de Koutiala soit reconnu comme patrimoine culturel du Mali. Ce souhait, largement applaudi, illustre l’importance de ce cadre de dialogue pour valoriser les traditions locales et leur donner une place centrale dans la construction du Mali Kura. RDG/ID/MD (AMAP)      

Sikasso : Le Festival international triangle du balafon se prépare

Sikasso, 25 août (AMAP) La 9e édition du Festival international triangle du balafon sera lancée, vendredi 29 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) de Bamako et se tiendra, effectivement, du 9 au 11 octobre prochain, à Sikasso (Sud), appris l’AMAP, vendredi, de source officielle. « La cérémonie d’ouverture se tiendra dans la salle de spectacle Lamissa Bengaly… », a déclaré le chef de la Mission nationale d’organisation du festival et directeur national de l’action culturelle, Alamouta Dagnoko, lors d’une rencontre d’échanges sur les préparatifs du festival au gouvernorat de Sikasso. Alamouta Dagnoko a indiqué que les préparatifs de ce grand rendez-vous du balafon se passent bien. « Le processus continue très bien et nous sommes optimistes », a-t-il affirmé. Parmi les trois groupes qui représenteront le Mali, deux viendront de Bamako et un de Sikasso. Selon lui, l’organisation administrative se poursuit à travers l’élaboration des documents administratifs. A savoir les Termes de référence (TdR), le chronogramme de travail, les lettres d’information et d’invitation des pays participants, des partenaires et des sponsors. M. Dagnoko a précisé que les TdR ont été adressés au Burkina Faso, à la Côte d’Ivoire, à la Guinée Conakry et au Niger (dans le cadre de la solidarité confédérale). « Très prochainement, nous devrons être en mesure d’identifier les hôtels qui vont accueillir nos invités de marque et les sites devant abriter les différents spectacles », a-t-il indiqué. Sur le même registre, il a, également, évoqué les autres aspects logistiques (restauration, sécurité, santé) auxquels, il faut ajouter, la mise en place de la logistique indispensable à une prestation de qualité. Auparavant, le directeur national de l’action culturelle a salué l’engagement de l’administration régionale, des membres de la commission régionale et, surtout, « la solidarité agissante » de la population de Sikasso pour la réussite du festival. Quant au directeur régional par intérim de la culture, Souleymane Sanogo, il a procédé à la lecture du protocole d’accord signé entre le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme et le président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba. Ce document fixe les responsabilités des deux parties qui s’engagent à en respecter les clauses afin d’assurer la réussite de l’organisation du festival. Également, M. Sanogo a lu le contenu de la décision portant création de la commission d’organisation régionale. Au cours de la rencontre, le balafoniste Souleymane Traoré « Nèba Solo » a émis le vœu de jouer une symphonie « bien coordonnée » avec plus d’une dizaine d’autres balafonistes lors du festival. L’artiste a, également, attiré l’attention des « futurs membres du jury du festival » sur la prise en compte de l’originalité sinon l’authenticité du balafon lors de la compétition. Le festival triangle du balafon entend, entre autres, contribuer à la consolidation de l’intégration et de la paix entre les populations frontalières du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Mali, promouvoir le balafon en tant que forme et moyen d’expression culturelle, à faire de Sikasso, la capitale sous régionale du balafon mais, aussi, à stimuler l’économie régionale sous toutes ses formes. Cette rencontre était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Amadou Soumaré. Il a enregistré la présence de plusieurs autorités régionales et des acteurs culturels de Sikasso. MFD/MD (AMAP)        

Cinéma : La série télévisée « le Pacte colonial » présentée au public

Bamako, 22 août (AMAP) Le président de la Maison fédérale du cinéma et de l’audiovisuel au Mali (MFCAM), Boubacar Sidibé, a, officiellement, présenté, vendredi 22 août 2025, la série télévisée, intitulé « le Pacte colonial », au Centre international de conférence de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. La production de 33 épisodes est principalement axée sur « la souveraineté retrouvée » des pays membres de la Confédération des Etas du Sahel (AES). Selon le président de MFCAM, qui est intervenu lors d’une sobre cérémonie, dans la salle Wa Kamissoko, ce film est un « miroir tendu vers notre passé ». « La série ‘Le Pacte colonial’ se veut une réflexion sur l’histoire des nations africaines. L’œuvre ne se contente pas de raconter le passé mais, cherche aussi à donner aux peuples la force de choisir leur avenir », a dit Boubacar Sidibé. « Nous remettons solennellement les 33 épisodes de cette série aux autorités de la Confédération de l’AES, Ce n’est pas un simple don, c’est une contribution symbolique. C’est le témoignage que notre culture. Notre cinéma, est au service de la souveraineté et de l’unité », a dit M. Sidibé. Selon lui, ce don est un pacte, non pas de soumission, mais de liberté. « Un pacte entre nos peuples, nos artistes, nos créateurs, pour construire un récit commun, un récit de dignité et de résilience. Ensemble, au sein de l’AES, nous nous affranchissons des chaînes du passé pour bâtir un avenir où la souveraineté de nos nations est inébranlable et où l’unité de nos peuples est notre plus grande force », a fait savoir le président de MFCAM. Et, d’ajouter que ce geste symbolique est considéré par la MFCAM comme une contribution essentielle pour mettre la culture et le cinéma au service de la souveraineté et de l’unité. Des copies du film ont été remises au ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie, ainsi qu’à de l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon et à la 2e conseillère de l’ambassade du Niger au Mali, Mme Koso Mariama Almone. « Nous sommes très contents de recevoir ces trois exemplaires au nom de l’AES, des mains de notre grand créateur et réalisateur. Au nom des autorités du Mali et de l’AES, j’adresse mes chaleureuses félicitations et mes encouragement au réalisateur, Boubacar Sidibé, pour ce beau travail », a déclaré Mamou Daffé. ST/MD (AMAP)                

Mali-Burkina Faso :  Le Premier ministre burkinabè visite deux structures culturelles à Bamako

Bamako 20 août (AMAP) Le Premier ministre burkinabé, Ouédraogo, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, qui séjourne à Bamako, a visité, ce mercredi, le Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasseké Kouyaté et le Musée national, afin de découvrir les savoir-faire du Conservatoire et la belle histoire du Musée du Mali, a constaté l’AMAP. La délégation du Premier ministre du Burkina Faso est arrivée, aux environs de 10 heures, au Conservatoire Balla Fasseké Kouyaté. Il a été accueilli par le directeur général de l’école, Oumar Kamara.  La visite a concerné des oeuvres réalisées par des étudiants, la salle de pratique et de chorégraphie, afin de s’imprégner davantage de l’apprentissage des étudiants. Au Musée national, le directeur Daouda Keita a guidé la visite. Le Premier ministre burkinabé et sa délégation ont fait le tour, notamment de la salle du Mali millénaire, des chef-d’oeuvres d’arts rituels et la salle des textiles du Mali. Après sa visite, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo s’est dit satisfait. « En marge de ce séjour à Bamako. Nous avons eu l’opportunité de visiter ces deux grandes structures. Il s’agit du Conservatoire Balla Fasseké et du Musée national où nous avons découvert que des jeunes hommes et femmes sont très déterminés dans l’apprentissage des différents métiers des Arts et de la Culture », a-t-il dit. « Nous avons été impressionné par des étudiants qui font de l’art plastique, de la danse et la musique. Nous avons, aussi, découvert des encadreurs très passionnés dans la transmission des connaissances. Il est très important de disposer de ce type de structure de formation, afin de professionnaliser des filières artistiques et culturelles », a ajouté le chef du gouvernement burkinabè. Parlant du Musée national, M. Ouédraogo a dit : « Nous avons, également, découvert avec beaucoup d’intérêt la Belle histoire, surtout la diversité des expressions culturelles. C’est un voyage initiatique. Chaque pièce du musée est un témoin de la profondeur de la richesse des savoir-faire des différentes communautés. » Il a fait remarquer que « quand on lit entre les lignes, on trouve pratiquement les mêmes savoir-faire au-delà des frontières artificielles que le colon nous a laissées. » Le Premier ministre burkinabè a encouragé toute l’équipe du Conservatoire Balla Fasseké, du Musée national ainsi que du ministère de la Culture. « Je les engage à travailler en synergie d’action avec les structures du même type des trois de l’AES, afin de faire de la Confédération, un espace harmonieux de création, de diffusion et de consommation des produits de la culture », a-t-il conclu. Le Premier ministre du Burkina Faso était accompagné d’une forte délégation dont l’ambassadeur du de son pays au Mali, Mme Dembélé, Julienne Sanon et le secrétaire général du ministère de la Culture, Mahamadou Diarra dit Kombouna. Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo est arrivé mardi, à Bamako, pour une visite d’amitié et de travail de quatre jours, à l’invitation de son homologue malien, le général de Division Abdoulaye Maïga. MMD/MD (AMAP)

Journée mondiale de la photographie : la MAP et l’AMAP signent une convention de partenariat

B amako, 19 août (AMAP) La Maison africaine de la photographie (MAP) et l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) ont signé, mardi à Bamako, une convention de partenariat destinée à renforcer leurs relations et à promouvoir la production, la conservation et la diffusion des œuvres photographiques au Mali« Ce partenariat vise à consolider les bonnes collaborations déjà existantes entre nos deux structures et à créer une véritable synergie d’action pour le développement du secteur de la photographie », a expliqué le directeur général de la MAP, Tidiane Sangaré, lors de la cérémonie organisée en marge de la Journée mondiale de la photographie. Le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, a rappelé que « les deux institutions œuvrent depuis longtemps pour la préservation de la mémoire collective du pays » et que cette convention permettra de conjuguer « leurs efforts pour la promotion, la production et la conservation des fonds photographiques. » La cérémonie a été, également, marquée par le vernissage de l’exposition « Yèrèya Sira », qui présente 70 œuvres issues d’un concours national sur le thème « Nos identités comptent. » Ces créations mettent en valeur les pratiques culturelles, les traditions et les savoir-faire endogènes maliens. Représentant le ministre de la Culture, le conseiller technique Djibril Niaré a rappelé que la Journée mondiale de la photographie commémore l’invention du daguerréotype en 1839 et constitue une occasion de « partager avec le monde les visions et les expériences des photographes ». Il a souligné que cette exposition, couplée à un master class sur la conception et le montage de projets photographiques, s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, Assimi Goïta. « Ces œuvres traduisent la substance des valeurs culturelles qui forgent notre identité et nous ouvrent la voie vers le Mali Kura », a affirmé M. Niaré, avant de féliciter la MAP et les artistes participants pour leur contribution à la promotion du patrimoine culturel national. OS/MD (AMAP)

L’AMAP et la Maison africaine de la photographie signent une convention de collaboration

Bamako, 20 août (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et la Maison africaine de la photographie (MAP) ont signé, mardi, au siège de la MAP, une convention de partenariat, en marge de la célébration de la Journée mondiale de la photographie, a constaté l’AMAP. Cette convention vise à créer un cadre formel de collaboration et d’échanges entre les deux structures pour le développement du secteur de la photographie. Il permettra, aussi, à chaque partie d’apporter un appui technique à l’autre dans l’atteinte de leurs objectifs respectifs, notamment l’exploitation et la valorisation des fonds photographiques, à travers la co-production d’activités, de services et de biens, la favorisation des échanges d’expériences, tout en facilitant l’accès aux prestations et divers services. Le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane et son homologue de la MAP, Tidiane Sangaré, ont apposé leurs signatures au bas du document, en présence du conseiller technique au ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, et beaucoup d’autres invités. Cet accord intervient à un moment où l’AMAP est engagée dans l’exécution de son Plan stratégique triennal qui porte sur 5 axes majeurs, notamment l’excellence éditoriale, la performance financière, la diversification des produits, l’amélioration de la gouvernance financière et la transformation digitale. Se prononçant sur les motivations qui sous-tendent ce partenariat, le directeur général de la MAP a indiqué que ce partenariat permet de consolider les relations de bonne collaboration qui existent déjà entre les deux structures « et faire en sorte qu’elles se donnent la main, dans  une synergie d’actions. » Selon lui, « c’est un élément qui propulse le développement du secteur de la photographie, surtout pour ce qui concerne la production, la conservation et la diffusion des œuvres photographiques. » Pour sa part, Alassane Souleymane a tout d’abord exprimé sa satisfaction pour cette vision partagée autour de la restauration des archives photographiques. Il a fait un rappel historique de la création de L’Essor bien avant l’indépendance qui lui a permis de constituer la mémoire photographique du Mali. « La création de la MAP qui remonte à 2004 vient renforcer ce dispositif que notre pays avait déjà dans le cadre de la préservation de la mémoire », a-t-il dit. « Nous avons jugé nécessaire de signer cette convention de manière à ce qu’il y ait cette complémentarité continue entre nos deux structures », a-t-il ajouté. « La MAP est née justement de la volonté de nos autorités de mettre la photo au devant pour en faire véritablement un élément d’hommage de notre pays. Je pense qu’elle fait beaucoup de choses à travers la Biennale photographique de Bamako et en termes d’activités pour regrouper, justement les artistes et les artisans de la photo », a estimé le DG de l’AMAP. Et de renchérir : « Quand on parle de presse, quand on parle de journal, il faut forcément parler de photos à travers L’Essor. » Désormais les deux structures mèneront ensemble des activités, soit de promotion, soit de production ou de conservation des fonds photographiques que nous disposons. AS/MD (AMAP)  

Mali : Pré-lancement de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025

Bamako, 19 août (AMAP) Le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a organisé, mardi 19 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), un point de presse de pré-lancement de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025, dans le cadre des préparatifs pour la réussite de l’évènement, a constaté AMAP. La Région de Tombouctou (Nord) accueillera la Biennale artistique et culturelle 2025, en décembre prochain, après la Région de Mopti en 2023. Le gouverneur de Tombouctou, Bakoum Kanté a remercié les autorités nationales pour le choix de sa région et l’accompagnement pour la réussite de l’évènement.  « Il y a des défis notamment sécuritaires contre lesquels chacun de nous doit se mobiliser pour la bonne réussite de la Biennale à Tombouctou », a souligné le gouverneur Kanté. Il a invité les ressortissants de Tombouctou « à s’engager pour le retour de la paix dans la région et au Mali ». Avant de remercier le ministère en charge de la Culture et les ressortissants de Tombouctou pour la mobilisation en cours. « Nous avons un cadre de concertation pour travailler ensemble avec la Région de Tombouctou pour la réussite de la Biennale », a dit le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Il a salué le dynamisme du gouverneur de la Région de Tombouctou. « La Biennale a pour but de rassembler les fils et les filles du Mali. Donc, cette édition va être un moment unique pour ressembler davantage le peuple du Mali. Un moment au cours duquel nous allons célébrer le retour de la paix définitive au Mali », a-t-il dit. « Vous savez, Tombouctou dans l’histoire du Mali millénaire est un trésor. Il est un carrefour de civilisations, de l’âge d’or du Mali », a dit le ministre Daffé « Au IVe siècle, dans les universités de Tombouctou dont Sankoré, il y avait plus de 25 000 étudiants qui venaient du monde entier. En ces moments, il n’y avait pas d’université dans le monde, c’était la toute première université », a rappelé Mamou Daffé, en présence de membres du gouvernement, des gouverneurs des Régions, de ressortissants de la région de Tombouctou, d’artistes et d’acteurs culturels ainsi que des partenaires stratégiques du ministère de la Culture. ST/MD (AMAP)